Mille et une questions et réponses (vidéos)

Pourquoi faire l'école à la maison ? la réponse est ici.

Toutes vos questions sur l'école à la maison et les réponses sont ici. D'autres vidéos intéressantes autour du sujet sont ici.

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Les témoignages sur l'école à la maison. Si vous faites déjà l'école à la maison, vos questions-réponses sont ici.

Et enfin sur nous.

Mille questions et réponses en vidéos

Ici, nous mettons toutes les vidéos publiées sur la page fan Facebook:

1 L'école à la maison est-elle légale?


2 On naît intelligent ?


3 L'enfant peut-il rattraper le niveau ?


4 L'enfant est-il toujours concentré ?
Dans cette vidéo, les deux enfants sont hyper-concentrés. Mais un adulte dirait que l'un des deux est "ailleurs". Regardez à quel point au contraire il observe et ne rate pas une miette de ce qui l'intéresse.


5 Comment passer un bon moment, une minute avec mon enfant ?


13 Peut-on réinventer l'éducation ?


14 Que va-t-il se passer au moment du retour de l'enfant à l'école ?


15 Faire le propre dans votre tête


16 L'utilité des matières et pourquoi le unschooling est à éviter


17 Les devoirs du soir


19 Je n'y arrive pas


20 Pourquoi l'école n'y arrive pas


21 La majorité des gens ne peuvent pas vous aider car il n'y a pas d'intelligence collective


22 Il y a des gens qui font l'école à la maison comme ça 😉


23 Dyslexie et mauvaises méthodes


24 L'école à la maison "désocialise" ?


25 La présence du parent


26 Le système "Education nationale"


27 Le niveau à l'école


28 Le bégaiement en question (voir réactions *)


29 La liberté retrouvée des parents


30 Rester seul: une erreur


31 Le point de vue de l'inspecteur académique


32 Phobie scolaire ? ou pensée inversée.


Nous faisons des vidéos au fur et à mesure que vous nous posez des questions qui méritent ce type d'illustration. La majorité des questions sont traitées sous forme de textes. Suivez les liens en haut de page.

Bégaiement* :

Gilles nous écrit pour nous dire ceci:

Bonsoir Rémy,

J'ai acheté le livre "How to Really Love Your Child" (ou "Comment vraiment aimer votre enfan"t), que vous recommandiez sur cet article: https://l-ecole-a-la-maison.com/les-livres-que-nous-recommandons
Je n'en suis qu'à la moitié, mais les premiers chapitres sont poignants et me laissent sans voix ! Il est de la trempe de ses rares livres qu'un fois lus, je voudrais offrir à tous les parents de la terre (tout comme "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent"). Et la plupart des parents - dont moi - ignorent en toute bonne foi des choses qui sont d'une importance capitale pour nous enfants.

Je ne vais pouvoir vous donner qu'un avant-goût du livre, car le contenu est bien trop dense pour pouvoir tout vous résumer. Mais je vous suggère vraiment de faire passer ce livre en priorité dans votre liste. Cela me paraît crucial pour l'enseignement que vous distribuez avec tant de dévotion.

Dr Campbell explique que les enfants ont un "réservoir émotionnel" que les parents doivent s'efforcer de garder remplit, faute de quoi l'enfant développera divers troubles comportementaux et pourra être marqué à vie dans son fonctionnement. Certains enfants (le filles surtout) paraîtrons extérieurement bien, mais les soucis commenceront à l'adolescence. D'autre part, un enfant ne donnera le meilleur de lui-même (dans l'apprentissage entre autre) que lorsque sont réservoir sera gardé plein.

Afin de remplir ce réservoir, Dr. Campell décrit les 3 points à appliquer continuellement, avec de nombreuse études à l'appui de son propos. Ces 3 points sont: le contact visuel, le contact physique, et l'attention dédiée.

J'en viens maintenant au point qui me mets en désaccord avec votre enseignement, à savoir le contact visuel. J'en avais déjà l'intuition il y a quelques année quand j'avais réagis sur votre vidéo sur le bégaiement (pardonnez-moi, je devrais aussi prendre le temps de réagir positivement sur la plupart de vos article qui sont très éclairants et bons). Mais celui-ci était en désaccord complet avec toutes les études d’orthophonie, qui disaient qu'il faut travailler à garder le contact visuel, car cela rassure l'enfant et l'apaise.
Par la suite je vous ai entendu répéter ce propos - de ne pas trop regarder les enfants dans les yeux - lorsque vous décrivez une "juste distance". C'est là que je voudrais vous mettre en garde, et vous supplie de lire ne serait-ce que le premier chapitre de ce livre. L'auteur y décrit les ravages que produit le manque de contact visuel chez l'enfant, et comment toute sa personnalité et ses relations sociale peuvent en être affectés à vie.

Il cite une étude menée dans des hôpitaux, qui montre que les enfants malade qui donnent le plus de contact visuel sont aussi les plus visités par les infirmières et bénévoles qui, inconsciemment, trouvent les autres renfermés et pensent qu'ils ne sont pas content de les voir. Alors que ces enfants ne font que reproduire ce que leur parents leur ont donné. Un enfant qui reçoit beaucoup de contact visuel est non seulement mieux dans sa peau et sans angoisses, mais il est aussi plus avenant, curieux, communiquant et social.

Ces traits de caractère, c'est ce que nous essayons tous d'apporter à nos enfant en faisant l'école à la maison. Mais il est désormais prouvé que réduire le contact visuel intentionnellement - en sachant que la plupart des parents qui l'ignore n'en donnent déjà pas assez - va faire l'effet inverse et de gros dégâts.

Je me sens très peu capable de correctement résumer le message de ce livre. Aussi je m'en remet à votre bonne volonté et honnêteté intellectuelle - que j'admire - pour vous demander de vous intéresser de près à ce livre. Il en va du bien des nombreux enfants de toutes les familles que vous accompagnez.

Bien cordialement, Gilles

Notre réponse:

Merci beaucoup, Gilles, de ce beau message.

Ah ! vous nous avez donc mal lu. Nous avons un contact visuel très fort et profond avec nos enfants. Nous recommandons d'ailleurs de penser "je t'aime" quand on regarde l'enfant, d'avoir des pensées précises.

Bien sûr que nous le regardons. Le regard est la voie par où passent beaucoup de choses. Ce que dit le Dr Campbell est pour nous si évident que nous n'y insistons pas !

Nous disons juste - et c'est fondamental - que ce regard ne doit pas être intrusif. Point trop n'en faut.

Car les spécialistes l'ignorent peut-être mais il y a plusieurs raisons pour lesquelles l'enfant ne regardera "pas bien en face": 1 - il est intimidé et on a tort de lui imposer un regard yeux dans les yeux à ce moment-là. 2 - il cherche ses idées, et comme tout un chacun il a besoin de laisser son regard gambader en suivant sa pensée. 3 - il a quelque chose à se réserver et il ne faut pas aller le lui arracher.

Comme tout, il faut savoir doser.

Nous connaissons bien plus de parents qui insistent trop sur les "yeux dans les yeux" que de parents qui ne regardent pas l'enfant. Néanmoins, évidemment, il faut le regarder, il faut ce minimum qui, pour nous, va sans dire. Vous remarquez que nous ne disons nulle part sur le site qu'il faut saluer l'enfant au réveil et lui demander de le faire: c'est le b-a-BA. en matière de politesse et de respect.

Mais sans doute que vous êtes au contact de gens qui ne regardent pas l'enfant, ni même les adultes, qui ont un regard vide. Vous avez raison, c'est fréquent. Mais si vous voulez, c'est si évident pour nous qu'il faut un regard aimant que nous disons plutôt: "Attention, n'en faites pas trop."

Vous dites: "toutes les études d’orthophonie, qui disaient qu'il faut travailler à garder le contact visuel, car cela rassure l'enfant et l'apaise." En ce cas, ces études sont biaisées. Nous avons connu de nombreux cas où le bégaiement était provoqué précisément par des regards trop insistants. D'où notre appel à discerner: du regard, mais pas de l'envahissement, de l'intrusion, de la pression.

"Un enfant qui reçoit beaucoup de contact visuel est non seulement mieux dans sa peau et sans angoisses, mais il est aussi plus avenant, curieux, communiquant et social."

Justement, attention là aussi. Il n'est pas souhaitable que l'enfant soit excessivement avenant et social ! les entreprises américaines sont pleines de ces gosses communiquants et sociaux: résultat il y a du vide, du conformisme, un manque de quant-à-soi et de pudeur, un manque d'imagination et de sens critique constructif pour finir.

Nous n'avons jamais cherché à avoir des enfants trop avenants ou trop "sociaux": c'est le règne de la démocratie où tout le monde il est beau, mais où, en réalité, le manque de distance juste crée la confusion, le relativisme, l'approximation morale. Le groupe n'est pas garant de la moralité.

J'ai envie de vous dire qu'au sujet des infirmières qui visitent davantage les enfants, c'est un argument qui a tendance à nous convaincre de nos raisons: les infirmières sont pour la plupart à éviter, avec leurs listes de médicaments obligatoires, leur intrusion, leur tutoiement, leur manières cavalières. Quand j'étais enfant, j'évitais justement d'être trop en contact avec elles, sachant instinctivement ce dont elles étaient capables.

Donc, non, nous ne croyons pas tellement à cette tendance très américaine d'une certaine "bienveillance" un peu militante où tout est rose et communiquant. Les Américains, spécialement dans ce monde y compris dans le coaching, sont d'une immaturité qui frappe les Européens. Il y a du bon à prendre car c'est évidemment mieux que la distance brutale, les mauvais traitements ou le mépris, mais nous sommes donc toujours vigilants à guider vers un discernement.

Connaissant bien les USA et ce qu'il y a derrière ces discours pour partie juste, nous en connaissons les limites. Et, croyez-le, le monde européen traditionnel n'a pas attendu ces travaux. Nos ancêtres ont été très au-dessus sur le plan humain, sur le plan de l'épanouissement, car ils avaient un sens chevaleresque et un discernement où le tact et la délicatesse avaient une part immense. De ce fait, ils se méfiaient de leurs propres penchants et du danger de l'intrusion. Le sentiment est noble, il peut être un poison mortel.

C'est à nous Européens de donner ce discernement qui manque complètement aux USA, toujours pressés de "nouvelles méthodes" et de "trucs". Nous avons un fond de civilisation qui tempère les enthousiasmes un peu naïfs du nouveau continent.

Merci de toute façon pour cette contribution, elle nous a donné l'occasion à la fois de vous donner raison et en même temps de mieux expliquer ce que nous voulions dire.

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43 thoughts to “Mille et une questions et réponses (vidéos)”

  1. Bonsoir,

    Merci pour le temps que vous prenez pour répondre aux questions que nous nous posons en tant que parents qui veulent mieux que ce qu’offre l’école a leurs enfants.
    Me retrouver seule pour réfléchir j’en rêve depuis longtemps, mais…..
    Merci pour les conseils judicieux et si évidents.
    Bonne continuation dans votre dévouement à cette belle cause : faire des enfants des futurs hommes et des femmes accomplis et acteurs de leurs vies.

  2. Bonsoir je n ai pas le niveau pour donner moi même des cours a domicile qu’elles solutions s offrent a moi…merci.

    1. Bonjour, vous n’avez pas besoin d’avoir un niveau pour faire l’école à la maison, vous ne serez que répétitrice. Nous vous expliquons tout, inscrivez-vous bien.

  3. Vidéos très intéressantes, avec lesquelles je suis « presque » entièrement d’accord et qui me convaincs davantage de tenter l’école à la maison. Pour mon fils de 14 ans, l’école à la maison apparaît comme étant la seule solution envisageable aujourd’hui car il vit très mal la scolarisation depuis la maternelle et a , au cours des années, perdu toute joie, humour, envie. Il n’a pas d’amis, n’arrive pas à se concentrer, à être attentif, il a développé des tics et une très forte angoisse. Il a développé également « phobie et grande fragilité psychique », certainement car nous ne l’avons pas soutenu et avons laissé la main et l’autorité aux « directeurs, professeurs, psychologues… ». Difficile d’être un fort soutien pour nos enfants quand soi-même et son conjoint, manquons terriblement de confiance en nous et sommes incapables d’être un soutien l’un pour l’autre. Je ne veux plus voir mon fils dans cet état et veux l’aider de toutes mes forces. Mais comment faire l’école à la maison de façon efficace quand on travaille et qu’on ne peut pas se permettre d’être sans salaire, aujourd’hui, moins que jamais (séparation). Depuis plus de 2 ans mon fils a de très nombreuses absences au collèges, parfois convenu avec corps enseignants et psy (car en grande souffrance et développe troubles psychiques) mais il est dans ce cas seul à la maison et reste de plus en plus souvent sur internet. Par ailleurs, j’ai un autre enfant de 11 ans dont je dois m’occuper en rentrant du travail également (scolarisé, cela va bien pour lui). Je ne vois pas comment je pourrai mener à bien « l’école à la maison » en 1 ou 2 H en fin de journée et en le laissant seul le reste du temps. J’envisage passer à 80%, mais ne peux pas moins sans me retrouver dans une solution délicate financièrement. Donc, y a t il des personnes confrontées à ces mêmes problèmes qui peuvent témoigner, me conseiller? des associations ou intervenants pour ne pas rester isolés ? Par ailleurs, je doute de ma capacité à être un bon professeur, pas tant au niveau du « savoir » que de la capacité à transmettre et surtout à la patience nécessaire car mon fils souffre de forts troubles d’attention et à pris l’habitude d’envoyer tout balader. J’arrive parfois à faire preuve de patience et de pédagogie et nous sommes alors tous deux très « fiers et heureux au final » mais avec la fatigue, la tension et le stress, mes mots dépassent parfois ma pensée et j’ai peur de faire plus de mal que de bien si je n’arrive pas à contrôler mon impulsivité. Merci de vos conseils et remarques à ce sujet…

    1. Chère Carole,
      Les conseils sont délicats car chaque situation est particulière. Mon post est un message parmi d’autres, pour alimenter votre propre conversation intérieure et éclairer vos choix. La protection efficace de votre enfant est une priorité en soi. Cela peut passer par de lourds aménagements et sacrifices. Peut-être est-il en danger grave suite à harcèlements divers de la part des autres élèves? C’est un cas fréquent, même quand le silence de chacun (et pire) couvre tout. Lisez des livres sur le harcèlement à l’école, certains ensemble avec votre enfant, cela change vite votre regard : montre l’urgence, aide à sortir de l’engrenage. Vous pouvez essayer de le changer de structure pédagogique, même plusieurs fois. Partir aussi en vacances avec lui pour des moments privilégiés afin de créer une rupture psychologique utile. Renouer avec les amis et famille éloignée, changer d’horizon, vous faire de nouveaux copains et relations dans des clubs d’activités. Aimez-le, montrez que vous essayez de comprendre et que sa sécurité physique et psychologique est votre priorité, ouvrez-lui d’autres perspectives.
      A un moment, après trois établissements différents, c’est mon gamin qui a demandé à être « instruit en famille » et s’est senti le courage d’affronter le travail d’apprentissage quotidien dans ce cadre. Il fait son boulot honnêtement (avec un présentiel constant de ma part…) et s’épanouit dans ses projets annexes. Surtout il a retrouvé la joie de vivre et un recul utile. J’ai dû déménager pour un petit deux-pièces, faire un crédit bancaire et familial – et les relations avec le père remarié se sont améliorées aussi. Je n’ai peur de rien. Si vous êtes salariée, le droit vous protège (arrêt sans salaire pour raison familiale… à vérifier en détail).
      Prenez des moments à vous pour faire le point des détails de la stratégie (nuit seule, marche longue…). Tâtonnez un peu, c’est inévitable, mais l’urgence, c’est maintenant: votre fils va mal, il a besoin d’aide, la vôtre, quelle que soit sa forme. Tout cauchemar a une fin. Sachez juste l’étrangler à temps, ce cauchemar. Vous avez déjà le souci de votre fils, passez à l'(/de nouvelles) action(s) et montrez-lui que vous cherchez les solutions les meilleures, que l’avenir est possible, et ne le lâchez pas! Vite! Dans la bagarre vous trouverez de nouvelles forces.

  4. bonjour,
    je suis attentivement vos vidéos, aujourd’hui je fais l’école à la maison avec les (CX2) à mon fils de 11 ans, mais j’éprouve quelques difficultées, mon fils n’est pas très motivé, n’arrive pas à ce mettre au travail, je n’es aucune relation avec ses professeurs que par mails, les cours ne sont pas toujours complets, j’ai dépense beaucoup d’argent, n’ayant déjà pas les moyens. Pouvez-vous me donner des exemples de devoirs pour comparer le niveau demander par ses cours. Merci de votre compréhension

    1. Chère Christelle, ce site aide certainement pour les questions de motivation, lisez régulièrement ici et ailleurs pour vous remotiver vous-même, votre propre motivation mérite aussi d’être alimentée et aiguillonnée ! Les idées pédagogiques sont utiles aussi. a lire et relire. Tenez les enjeux, les horaires. Soyez directive si nécessaire (à 11 ans, si le gamin n’a pas la motivation intrinsèque, vous pouvez la porter au quotidien pour lui, et aviser en route via vos lectures sur la meilleure façon de la lui transmettre ici et là, un peu, beaucoup, de plus en plus souvent… Soyez patiente, endurante). Essayez d’avoir des activités, même hors programme, où votre enfant peut exceller et s’épanouir, – et de ce fait trouver excitation motivation et confiance en lui, même si cela n’apparaît pas de suite comme transférable. Bon courage!

  5. Vidéo 25 (je n’ai pas le temps de commenter ceux que j’ai vu vite fait)

    VOUS AVEZ RAISON SUR TOUUUUUTE LA LIGNE REMY

    Merci Rémy encore et encore

    Que Dieu vous bénisse!!

  6. Bonjour,
    je suis heureuse de vous avoir « trouvée ».
    En effet, mon fils n’est pas heureux à l’école, car il est un peu « différent » des autres enfants, (tout en étant tout à fait normal), et comme vous le dîtes, l’école est incapable de s’adapter à lui. Il a donc des difficultés d’apprentissage; relationnel avec la maîtresse, qui ne voit qu’un manque de volonté de la part de mon fils; et du coup il commence à avoir du « retard ». Il est en CM1.
    Je supporte de pus en plus mal cette situation, et lui aussi.
    Est-il possible de démarrer l’école à la maison en cours d’année ??
    Merci pour votre réponse.

  7. Bonjour,

    Nous découvrons vos vidéos avec mon épouse, car nous commençons l’école à la maison.
    Je vous en remercie, car elles nous aident beaucoup et nous rassurent dans notre choix.

    Je voudrais juste revenir sur votre vidéo sur le bégaiement qui, à mon sens, manque un peu de connaissance sur la question.
    Tout d’abord, il est prouvé qu’il y a un facteur génétique dans le bégaiement.
    Ensuite, il est important de garder un contact visuel avec l’enfant, contrairement à ce que vous dites. En effet, il a besoin de ce contact pour se rassurer, et communiquer. Un enfant qui bégaie a tendance à détourner le regard. Récupérer ce regard est un travail que nous apprennent les orthophonistes pour le rassurer dans ces moments, pour qu’il se sente compris, et sache que nous avons tout notre temps pour l’écouter.

    Je vous invite à lire ce PDF rédigé par l’association parole-bégaiement, pour en apprendre plus:
    http://www.begaiement.org/IMG/pdf/1_L_ENFANT_ET_LE_BEGAIEMENT.pdf

    Bien cordialement.
    Merci encore.

    Gilles

    1. Bonjour Gilles, merci pour ce document que nous mettrons dans l’article et qui n’est pas mal.
      Nous n’approuvons pas toujours ce que disent les spécialistes et les associations sur ce sujet. Les associations bénéficient de subventions, elles s’alignent donc sur la doxa ambiante, l’institution médicale dont les postulats sont faux. On doit donc a priori être prudent avec elles. Voilà ce qu’il faut commencer par dire. Maintenant, cette association dit elle-même qu’on ne dit pas à l’enfant « regarde-moi ».
      La génétique est présente partout, même dans votre façon de conduire. Affirmer qu’elle est reconnue dans le bégaiement est hâtif: on a des soupçons, aucune certitude. On est incapable de dire formellement comment ça se passe dans le cerveau, voilà le fait et un neuroscientifique qui viendrait nous dire: « le bégaiement, c’est là et c’est génétique » ne serait pas pris au sérieux. Il n’y a d’ailleurs pas réellement de « zonage » dans le cerveau tel qu’on l’a cru longtemps (et on le croit encore chez les médecins qui n’ont pas suivi de formation depuis 2000). On s’avance beaucoup. Jusqu’ici, la science s’est d’abord essentiellement trompée sur le cerveau, elle reste dans des supposés qui se contredisent d’un pays à l’autre. Bref, la génétique est présente. Mais à un taux si infime qu’il n’y a pas lieu d’en tenir compte. Ce n’est pas la génétique qui va faire que l’enfant bégaiera, elle ne sera qu’un terreau, dans le meilleur des cas. C’est une prédisposition. Et cela pour une raison évidente: le cerveau s’adapte aux sollicitations. Par conséquent, à 2 ans, le cerveau est essentiellement le résultat de sollicitations. Des parents aimants, exigeants, brillants, peuvent typiquement avoir un enfant qui bégaye. On apprend alors à modifier sa manière d’être avec lui.
      Outre la génétique, il y a l’alimentation et toutes sortes d’événements, notamment intra-utérins, qui entrent en compte. Mais on n’a aucune prise là-dessus. Le bégaiement est naturel à l’enfant qui apprend à parler; tous les enfants bégaient avant de faire des phrases de plus de 20 mots, d’ailleurs la plupart des adultes bégaient.
      Pour vaincre cet inconvénient, l’enfant n’a pas besoin d’un contact visuel qui peut ne faire qu’aggraver les choses dans la mesure où il fait pression. Il a besoin de confiance, voilà le point essentiel, et cela vient par la pratique et la fréquentation d’une réussite. Par conséquent, il faut éviter la pression et l’excellence exigée, il faut repartir de plus bas, avec moins d’exigence.

  8. Je me sentais démunie. .face à mon ado de 14ans. ..qui ne voulais plus aller au collège. . Et bien sûr n avait plus envie de travailler ..des pleurs des maux de ventre…et. .je ne voulais plus le laisser comme ça. .. être mal et gâché sa scolarité e. .j ai décidé de prendre les choses en main..Et de prendre des cours par correspondance …n ayant moi même pas un niveau scolaire élevé j avais un peu peur de me lancer …mais en regardant vos vidéos ..cela me rassure beaucoup et M aiguille…merci pour tout ..vos vidéos M aide énormément.

  9. Bj, j ai adore les commentaires donnés et j aimerai recevoir les livres de cours. Seulement, livrez-vous ceux-ci en Belgique et pour les examens ? ceux -ci se passeront-ils dans mon pays?

    1. On peut recevoir les cours partout dans le monde. Les examens pour les Français se passent au consulat.

  10. Bonjour Rémy,

    Je découvre votre site et vos vidéos,vraiment géniales.Merci pour votre sympathie et toutes vos merveilleuses paroles qui me rassurent dans mon raisonnement que J’avais depuis longtemps sur le système scolaire inadapté à mon enfant.
    Mon enfant a eu de sérieux problèmes dans l’école qu’il fréquentait:violences des élèves,harcèlement moral de 2 enseignantes et surtout de la directrice!!!!!!!et ce depuis son ce 1.
    Je vous précise que mon enfant est EIP mais que ces 3 personnes n’ont jamais voulu en entendre parler et ont continué d’ignorer les caractéristiques de ces enfants.Je souhaite vous préciser que mon enfant est sociable,jovial,a beaucoup d’humour, altruiste et qu’il est très apprécié dans toutes ses activités extra-scolaires (multisports,échecs, sorties diverses,entourage…et l’on me complimente de son attitude respectueuse et mâture, de sa politesse et de sa gentillesse).
    Seules 3 enseignantes se sont vraiment occupé de mon enfant et ces années se sont déroulées à merveille mais là,en cm1 et l’année de ce1 c’etait violent à tout niveau.Les résultats scolaires sont toujours excellents mais dès que mon enfant se défend la faute est portée sur lui.
    J’ai eu des discussions avec cette directrice mais cela se terminait toujours par des reproches et ne se remettait jamais en question.Pour elle,mon fils est un menteur,elle m’a également insultée
    de menteuse et a terminé le dernier entretien par:’’vous êtes comme votre fils et si vous n’êtes pas contents allez voir ailleurs’’!!!!!!!!!!!!J’ai demandé à l’enseignante de me ramener mon fils afin de quitter cette école psychorigide.
    Mon enfant a vu des pedopsychiatres et ont conclu qu’il est parfaitement équilibré et l’un d’eux ma même reproché de l’avoir inscrit dans cette école !!!!!!!!
    Fin mai,je me suis rendue à l’inspection académique pour porter plainte contre cette directrice et quelques jours après l’inspectrice,courtoise,agréable et vraiment à l’écoute m’a appelé mais malheureusement elle ne peut rien faire contre cette directrice puisque c’est une école privée!!!!!
    Cette dernière me harcèle avec ses courriers(doubles envoyés au Dasen,à l’inspection….)
    Mon enfant est inscrit dans une école alternative pour enfants précoces mais à partir de septembre avec un autre saut de classe.
    J’aimerai savoir si je peux inscrire mon enfant aux cpc et ce que je peux faire contre ces attaques de cette directrice.Suis-je en tort de n’avoir pas inscrit mon enfant dans une autre école pour 1 mois et de lui assurer moi-même son instruction scolaire?
    Merci de me permettre de m’exprimer.
    Cordialement.

    1. Bonjour Chadia,
      vous pouvez retirer votre enfant d’une école quand vous le voulez et sans autorisation, du jour au lendemain. C’est votre liberté de donner à votre enfant l’éducation et l’instruction que vous voulez. De ce côté-là donc, pas de problème, ignorez l’école.
      Ensuite, abonnez-vous sur le site si vous envisagez de prendre un CPC. Il y en a de bons, et des moins bons. Nous vous recommanderons dès le premier jour une liste de cours que nous recommandons. Ensuite, nous vous montrerons tout ce qu’il faut, vous serez formée. Il s’agit déjà de ne pas vous mettre en situation compliquée du point de vue légal.
      Amitié

    2. Votre enfant est précoce. Bon, c’est le mot Français. Ailleurs on parle de Haut potentiel. La précocité cela laisse penser qu’adulte on cesse d’être autre et cela est totalement FAUX. Votre enfant a un HAUT POTENTIEL qu’il faut l’aider à épanouir. Certains cours haut de gamme disposent de programmes spécifiques et dédidés de grande qualité.

      Oubliez la directrice, je vous assure que ce n’est pas le problème.

      Non, la question est plutôt au sein de la famille y-a-t-il une ou deux personnes parents ou personnes très proches prêtes à réformer totalement leur vie pour conduire à bien ce grand défi. Le « saut de classe « , j’ai pratiqué évite l’ennui mais n’assure pas une progression optimisée. Votre enfant « sait » plus vite soit, il faut donc un programme qui le suive dans SA progression. OUI, les CPC sont une bonne solution mais supposent une organisation lourde il ne faut pas le nier, pour accompagner votre zèbre.

      Pour lui, il semble que ce serait un soulagement. Mais nous ne sommes pas TOUS en mesure de conduire ce grand projet (temps, profession etc). Même si ce n’est pas l’idéal il existe des internats d’excellence où votre zèbre peut trouver enfin des « pros » pour être au final tou ce qu’il est capable de devenir. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est mieux que la souffrance qui sera la sienne en mileu standard.

      Si vous optez pour les CPC (CX6) possède un programme excellent pour les enfants comme lui. MAIS un CPC est un cadre qui vous guide (très bien) mais l’acteur principal reste la personne qui est répétiteur. Parlez beaucoup avec vos proches et AVEC votre enfant. Des solutions existent, ensemble, avec l’aide de Rémy et Cécile et en vous informant sur les solution plus « Hard » qui me plaisent à moitié type internat d’excellence, l’avenir peut luui sourire.

      Quoi qu’il en soit votre enfant à besoin de vous. Ne le laissez pas tomber !

      Bon courage

      Très amicalement – Albane

  11. Bonjour,

    Marie et père de deux enfants, je suis intéresse par le principe de l’école à la maison et le support que vous proposez. Toutefois je souhaite que l’éducation de mes enfants soit réalisée par un tiers, car mon épouse et moi même ne sommes pas disponible pour des raisons professionnelles. Pensez vous que votre formule soit adaptée à la situation ?

    1. Oui, il s’agira alors que le répétiteur ou la répétitrice suive la formation, vous la regarderiez également en parallèle.

    2. En France, un « précepteur qualifié » suppose une aisance financière que peu peuvent atteindre. Si c’est votre cas, les CPC restent nécessaires car ils utilisent des méthodes éprouvées pour certains d’entre eux. Si votre enfant est de caractère calme, une personne de l’entourage proche papy, mamie (assez jeunes et TRES déterminés) peuvent être le répétiteur. Attention, c’est un enjeux considérable et tout de même beaucoup de travail. De plus, « un peu de vous’ reste le principe de ce tête à tête (peut-être pas tout le temps dans toutes les disciplines) mais régulièrement

      Autrement, il existe des pensions, dont une en Bretagne je crois, dont on ne peut nier la qualité d’enseignement mais qui n’a RIEN à voir avec le lien tissé dans l’école à la maison. Si votre priorité est surtout que votre enfant reçoive une véritable formation de qualité et en fonction de votre situation géographique, les cours (CX6) ont une école située il me semble « Rue de Londres à Paris ». Mais ce n’est PAS du TOUT la même démarche.

      SURTOUT ne vous lancez pas avec un tiers quelconque dans une aventure d’école à la maison qui exige un grand sérieux, de la ténacité mais aussi une dose immense d’amour dans la transmission du savoir. Vous devrez vous investir de façon MASSIVE quoi qu’il en soit même si vous ne pouvez être présents tout le temps.

      Bon courage à vous

      Amicalement ; Albane

  12. Bonjour,

    Je pense sérieusement à faire l’école à mes enfants, deux garçons de 3 et 5 ans. Ils sont pour l’instant dans une petit école privée, ambiance très familiale et méthode montessori, cela se passe bien, mais cette école ne fait que la maternelle. .. De temps en temps mon plus jeune ne veut pas y aller, et il m’a dit de lui même, sans que je ne lui en parle: « je veux rester avec maman faire l’école à la maison ». Comment savoir si c’est vraiment ce qu’il veut ou si c’est juste l’effet de la fatigue accumulée? Car tout se passe apparemment bien à l’école, il est même très avancé par rapport à ses petits camarades.(pourtant il est très jeune, il est entré à l’école à moins de deux ans et demi)
    Lorsqu’il m’a dit cela, j’ai demandé à son grand frère ce qu’il en pensait, il m’a répondu qu’il voulait lui aussi rester à la maison faire l’école avec moi… Mais considérant leur jeune âge je ne sais pas si je dois prendre cela vraiment au sérieux, surtout qu’il aime l’école, les copains etc… je pense qu’il s’ imagine qu’on ne travaillera pas à la maison…
    Qu’en pensez-vous?

    1. C’est à bien discerner, seule vous pouvez le savoir, cela dépend du degré de désir et de besoin qu’ils ont. Est-ce très motivé ? Qu’est-ce qui pourrait le justifier ?

  13. J’adore la vidéo « phobie scolaire et pensée inversée ». J’ai l’impression d’entendre parler mon moi profond qui me souffle à l’oreille depuis le début des problèmes de mon fils que c’est la méthode d’enseignement qui n’est pas la bonne. Et depuis tout ce temps aussi, j’ai ma pensée formatée qui me dit : ce n’est pas normal qu’il n’aille pas à l’école, c’est lui qui n’est pas bien ! Aujourd’hui 14 novembre, la balance a cessé d’osciller ! C’est donc bien l’école qui ne va pas, ou plus et non pas mon fils qui ne va pas. La vie est belle !

    1. je suis tout à fait d’accord !
      nous avons vécu la même chose avec notre fils aîné : le médecin voulait le mettre sous risperdal ! comme ça, je cite « il pourra aller à l’école, rester assis et être content »
      j’ai refusé, en expliquant de l’environnement qui ne lui convenait pas et que malheureusement, le fait d’avoir donné des antidépresseurs ou des antipsychotiques aux employés dépressifs d’EDF, ne les avait pas tous empêchés de se suicider.
      nous avons donc déscolarisés notre fils pour la deuxième fois, achat demande, et au bout de quelques semaines, il avait retrouvé le sourire, sa joie de vivre, s’etait remis à grandir et à prendre du poids !
      ils étaient contre la déscolarisation mais sont revenus sur leur jugement quand ils ont vu les bienfaits sur mon fils…

      1. désolée pour les fautes d’orthographe et bizarreries au niveau de la syntaxe,j’ai dicté sur ma tablette je n’ai pas relu avant de poster

  14. J’aine beaucoup vos vidéo, je suis d’accord avec vous au sujet de la dyslexie.
    Mon fils a été diagnostiqué dyslexique sévère , avec dyspraxie visio spatial et dysorthographie.
    Vous vous doutez bien sur, qu’il n’a jamais appris la méthode syllabique à l’école, mais la méthode globale.
    La dyslexie n’est pas une maladie en effet, ce sont des troubles d’apprentissages créer par les mauvaises méthodes, que l’on enseigne dans les écoles.
    Mon autre fils, a appris par la méthode syllabique, il est bon à l’école.
    J’ai du coup appris moi même la méthode syllabiques, comme je l’ai apprise étant petite , à mon fils.
    Sa dyslexie est toujours présente, bien sur mais on voit un progrès constant.
    Au sujet des cours pas correspondance, vous dites qu’il est souhaitable qu’il y soit inscrit.
    Pour avoir le moins d’ennuie avec les inspecteurs académique, je comprend.
    Mais vérifie t-il si l’on suit bien les cours et envoie les évaluations à faire corriger?
    F.

      1. Merci pour votre réponse.
        Dans ce cas quel intérêt de s’inscrire à un CPC,
        J’avais inscrit mon fils au CNED pour avoir un modèle, mais finalement avec ses difficultés et son retard, les cours sont trop dur pour lui, ce qui freine sa progression.
        J’ai donc du installer moi même un programme adapté, je prend appuie sur des sites internet et des manuels scolaires adapté à son cas. Il m’arrive aussi de regarder les manuels du CNED mais je dois à chaque fois les adapter.
        Et il y arrive beaucoup mieux.
        Du coup, je n’envoie aucun contrôle, et il ne suit pas les cours du CNED.
        L’inspecteur préfère que l’enfant soit inscrit en CPC, mais ne regarde pas si il suis bien leur cours? J’ai du mal à comprendre, leur raisonnement.
        Amicalement.
        F;

        1. Comme expliqué dans l’article consacré à ce sujet, l’inscription vous protège d’une procédure. Regardez bien ce que nous en disons sur l’article « Inspection ».

          1. Mon fils est inscrit au CNED, mais je n’est pas suivis la procédure que vous conseillez. C’est à dire, envoyer une déclaration disant qu’il est inscrit dans tel établissement à distance, et d’envoyer avec l’attestation d’inscription.
            J’ai bien envoyer une déclaration mais « type » disant instruire mon fils en famille.
            Du coup, cela va t-il nous pénaliser?
            Amicalement.
            F.

        2. Il faudra expliquer que votre enfant est bien inscrit dans un établissement. Il n’est pas déscolarisé, administrativement.

  15. Ca fait plusieurs années que j’y songeais, mais mes enfants aiment l’école. Elles sont attachées au rythme, aux récrés avec les copines…
    Je leur ai annoncé le projet, elles ne sont pas emballées.

    1. Je pense que si vos demoiselles vont bien c’est un point très positif.

      Il convient alors peut-être de vous demander ce qui vous attire dans une démarche qui, a priori n’est pas « contrainte ».

      Est-ce le niveau de vos enfants qui vous semble insatisfaisant ? Est-ce l’état d’esprit dans lequel elles baignent qui vous semble toxique ? Que désirez vous leur apporter en plus et est-ce incompatible avec l’école.

      Comme le dis Rémy tout dépend aussi comment vous décrivez l’aventure. Si vous suggérez à des enfants vivants et en belle santé « d’infuser » tout la journée à la maison sans voir leurs amies AVEC le contrôle de l’adulte « tout le temps sur le dos », pensez vous que cela donne envie ?

      Faire l’école à la maison de façon réussie suppose de faire plus qu’apprendre. Il y a bien sur la « routine » si nécessaire de la dictée tous les jours, et des apprentissages liés à la classe suivie mais c’est à peine le moitié de ce que vous allez pouvoir offrir.

      Ce qui marche (j’ai rencontré ce jeu là pendant les vacances avec les enfants des voisins) Si vous avez plusieurs enfant ils peuvent le faire entre eux. Choisissez une pièce avec des dialogues (basez vous sur le moins « dégourdi » tout le monde doit s’amuser). Donnez leur à voir comment déclamer (même avec excès), se répondre, faire tourner la langue entre eux. Au bout d’un temps incroyablement réduit votre ‘troupe » de fortune vous réclamera sur l’esplanade ou le pré où se déroulent les répétitions.

      Gaëtane actuellement « joue » avec Aurélien 16 ans arrière petit fils des voisins, Maéva17 ans et sa sœur Romane qui viennent EXPRES voir leurs arrières grands parents pour jouer le Cid dans la salle communale que nous prête avec plaisir Monsieur le Maire.
      Même Aurélien qui disposait d’un puis de connaissances inutiles car il connaissait toutes les marques et puissances de toutes les voitures commerciales écoute avec attention des répliques qu’il a appris a comprendre. Et il a découvert qu’il avait de la mémoire (ce que je savais, mais pas lui).

      L’assistante sociale qui suit le gamin (qui a fait quelques bêtises) en est ébahie. Nous allons donner comme l’année dernière avec les fourberies de Scapin une représentation le 24 décembre au soir (avant la messe). Grâce à cette activité Aurélien a échappé à quelques ennuis judiciaires et pourtant il ne jouait pas dans ce but.

      Que vous organisiez cela ou autre chose, peu importe, ce qui compte c’est de faire vivre quelque chose de nouveau à votre enfant et cela ne signifie en rien que vous allez pour cela le couper du reste de la planète !

      Quoique je fasse, en été, ma maison est le centre de vie des tous les enfants. Pourquoi ? Parce qu’ils y trouvent une écoute, une place, un intérêt, une considération. Pourtant on y « travaille » toujours quelque chose.

      Ainsi mon entente avec ma belle fille, devenue aujourd’hui monteuse pour le cinéma et scénariste pour la télévision a bien mal commencé. Pensez J’avais 20 ans de moins que son papa, elle avait 16 ans. Pourtant, j’ai été la seule à entendre cette ado anorexique qui hurlait dans le désert rationnel et raisonnable de ses parents. Passer le bac, faire des études supérieures (la maman sage-femme, le papa entrepreneur). Oups, la jeune demoiselle, qui avait oublié d’être sotte en même temps que d’être aimable (avec moi) se trouvait dans un lycée public en ZEP de la région parisienne, s’opposant à s’inscrire dans le privé même sous contrat. Elle n’était pas dans la bonne filière M pour ce type de BTS et refusait d’abandonner son rêve. Elle m’a TOUT appris sur la façon de filmer des « grands », sur ce qui distingue un bon film d’un médiocre elle m’a appris tout ce que je n’avais pas besoin de savoir. A force j’ai entendu. Elle a accepté des cours de rattrapage en math TOUS les dimanches pendant deux ans avec « SON » horrible belle mère » et a réussi à entrer dans la filière souhaitée. Elle travaille aujourd’hui à la télévision avec un CDI et rayonne de bonheur.

      Et moi, eh bien moi, je me sers de ce qu’elle m’a montrer pour expliquer l’image à ma propre fille. En observant elle sait décoder l’époque du tournage, le plus souvent le lieu de tournage (ils conduisent à gauche maman !), « l’image est trop propre c’est Allemand plutôt qu’américain ». Elle a souhaité et j’ai accepté car je la savais prête voir Therminator mais aussi la série des ALIENS. Le fim le plus impressionnant restant pour elle 1984 qui ne bénéficie d’aucun effet spécial pourtant ! Gaëtane ne suivra pas Gaëlle ma belle fille dans le monde du cinéma. Mais elle disposera toujours d’une culture qui lui permettra d’apprécier et de comprendre les documents ou les films qu’elle regarde.

      L’école ne permet pas d’approcher ce patrimoine pourtant d’une importance première (comme les pièces de théâtres, les Opéras et même la Chanson populaire).

      L’école s’est trompé de modernité en désorganisant ce qui fonctionnait relativement bien depuis longtemps et en ignorant l’entrée dans le monde de la culture d’une grande partie des textes ou des films modernes. Comme on étudie le CID, il faut aussi faire lire 1984, le meilleur des mondes etc… C’est notre patrimoine, ce sont des auteurs visionnaires pour certains qui comme la fresque « Les Misérables » de Victor HUGO dépeignent des sociétés qui sont à nos portes, parfois.

      Apprendre à son enfant va bien au delà du « programme » qu’il faut observer avec sérieux, bien entendu. C’est un voyage qu’il faut préparer avec tout le sérieux recquis. Vous ne ferez pas ‘la meilleure des écoles à la maison » peut-être, mais quand vous verrez l’extase, la joie, l’émerveillement se peindre sur le visage de votre enfant, vous saurez que vous lui avec « offert » quelque chose de plus.

      Cela étant, cela suppose beaucoup d’application, de ténacité de détermination. Ce n’est pas « facile » mais ce n’est pas insurmontable non plus.

      Cela étant vous avez des enfants heureuses, c’est déjà une chose positive entre toutes. Après posez vous les bonnes questions.

      Courage !

      Amicalement

      Albane

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