fbpx

Ecole alternative, école démocratique: les autres catastrophes…

L'école alternative présente apparemment énormément d'avantages par rapport à l'école classique. C'est avant tout le "respect de l'enfant" qui semble avoir la cote.

De plus, le niveau de l'école classique est extrêmement bas, on se tourne donc souvent vers des écoles alternatives pour cette raison. Mais on se tourne vers elles bien plus encore parce qu'on rejette le "formatage", le "moule".

L'argument le plus fréquent pour les parents qui s'orientent vers une école alternative consiste à dire que l'école classique ne correspond pas à leur enfant. Que l'enfant ait une sensibilité spécifique, que sa concentration ne s'adapte pas aux exigences scolaires, il y a de nombreuses raisons.

Il y aurait beaucoup à dire dans un sens comme dans l'autre, en faveur ou contre ces affirmations. L'idée par exemple du "respect de l'enfant" est ô combien sujet à méprise.

Il y a aussi les problèmes liés à l'enseignant: le nombre d'enseignants incompétents est absolument effroyable, nous pouvons en témoigner. Parmi les messages que nous recevons de la part des parents, une part énorme évoque des comportements dont nous disons qu'ils sont inacceptables.

Vient ensuite l'insécurité, la violence, la drogue, les relations entre enfants, ce qui se passe sur la cour de récréation, à la sortie de l’école ou même en classe.

Tous les parents pratiquement demandent à ce que leur enfant s'épanouisse, en exprimant des arguments que vous retrouvez sur cette page.

Néanmoins, méfiance !

Car bon nombre de ces écoles, certaines célèbres, sont des paniers de crabe.

 

  • Votre article que je trouve excellent me fait bondir. Nous avions inscrit nos enfants dans une « école » dite à « pédagogie de la bienveillance » et pourtant après quelques mois mes enfants n’ont jamais été autant perturbés : il était « normal » pour un enfant de 4 ans de dire d’énormes gros mots, de laisser un enfant se faire harceler par des camarades, de laisser les enfants libres de s’adonner à des jeux de bataille de « Roi et d’esclaves ». La violence devenait ordinaire et banale entre les enfants. La réponse de la responsable devant nos interrogations et le manque d’encadrement était que : « Ce ne sont que des jeux d’enfants et quelles étaient mes peurs ?» D’ailleurs, les encadrants qu’on appelle sur place « les voltigeurs » n’interviennent pas, et ce volontairement, au nom de la Liberté de l’enfant. J’ai dû me remettre bien en question ; apprendre de cette expérience et j’oserais écrire : que nous avons, en tant qu’adulte-parent des responsabilités colossales : celles d’élever nos enfants au-delà, certainement de ces jeux de pouvoir. Notre mission est plus que difficile, qu’on apprend en se mettant au travail, et qu’il n’existe pas de formules clé sur porte. Que c’est la plus belle aventure qu’il me soit donnée, et qu’au final on n’est pas seul. L’expérience des autres peuvent nous enrichir et nous guider, merci pour votre générosité et votre courage (Anita).
  • Il a intégré une école démocratique en septembre 2016, mais là ce système ne lui convient plus...il s'y ennuie bcp et aimerait trouver un sens à "l'école", et reprendre quelques cours (à la carte). En effet, depuis 2 ans il fréquente cette école alternative, mon fils n'a pas suivi un seul cours (pas d'écriture ni de lecture d'un seul cours) depuis son inscription (Morgane).
  • Je vous transferts pour information le mail, que nous avons reçu de la Ferme des Enfants. Un mail qui défend la bienveillance et l’intérêt central de l’enfant dans le projet, mais notre expérience a été tout autre. Peut-être qu’il vous intéressera, affectueusement, Laurence.
    Dans le mail qui lui a été adressé, on lit:
    "Tandis qu’elle s’apprête à fêter ses 20 ans, l’association a connu la plus importante crise de son existence. Nous mettrons cela sur le compte de la maturité… (-: En effet, cet automne, en raison de dissensions liées à l’intrication entre les différents projets, nous avons bien failli perdre l’école. Les causes de cela ne sont pas matérielles, mais plutôt structurelles, et surtout relationnelles. (...) Nous devons à présent remonter la pente pour pouvoir continuer dans des conditions soutenables. (...) Nous entendons également, partout, les mêmes difficultés pour s’entendre et œuvrer ensemble [il faut ici souligner que toutes ces écoles sorties de bonnes volontés mal charpentées peuvent aussi être des usines à soucis]. Nous devons comprendre ce qui nous divise. C’est une condition sine qua non pour aboutir au changement espéré. Ces constats ne font que confirmer l’importance centrale du travail qui se déploie ici, auprès des enfants [il s'agirait peut-être de commencer à s'entendre entre parents, avec une autorité responsable, et non dans le cafouillage d'un consensus impossible entre gens qui n'assument pas la réalité des responsabilités: le démocratisme, ça ne marche pas !]. Car notre incapacité à coopérer et vivre en paix n’est-elle pas la conséquence directe de notre éducation ? [sic !] Il m’est venue cette analogie : lorsque nous donnons des protéines animales à des herbivores, les vaches deviennent folles ; lorsque nous infligeons de la violence éducative à des enfants, c’est l’humanité qui est folle [la rédactrice de ces mot est quelqu'un d'assez violent avec les parents, qui s'en plaignent. Comment elle-même, élevée par son père, célèbre gourou de la cause bio, a pu en arriver à cette violence relationnelle ?]. Rappelons que la violence éducative est multiforme, et se déploie dans les arcanes relationnelles de la famille, de l’école, de la société [et que dire des associations sulfureuses où règne la loi du désordre ?]. Il s’agit de réformer notre culture pour remplacer  la domination et le pouvoir qui prédominent par l’empathie et le caregiving (en anglais : donner des soins) qui nous sont essentiels. La violence éducative émane de l’incompréhension des besoins humains et de l’oubli dans lequel nous plonge notre conditionnement [et beaucoup plus de notre incapacité à s'élever à la hauteur des responsabilités, que donnent des vocations véritables]. N’allons pas la chercher bien loin. Menacer, gronder, punir, obliger, soumettre, juger, récompenser, frapper, secouer, humilier, ignorer, brusquer, nier, évaluer, condamner, manipuler [eh! oui ! chère madame, ce qui semble l'une de vos habitudes], contraindre sont des violences auxquels parents, enseignants et citoyens comme vous et moi participons, tant que nous ne les aurons pas éradiquées totalement de nos comportements. Le changement de paradigme dont il est question ici fait peur. Car, en effet, comment faire autrement, avec les enfants, sans nous remettre entièrement en question, faire « reset » sur notre disque dur interne, et remettre en question nos modes de vie et nos institutions qui ne sont pas toujours adaptés à servir un changement authentique et manifeste ? [ce sont moins ici les institutions, qui ont bon dos, qui sont en question, que les comportements personnels: n'accusons pas les institutions à tort...]

L'auteur de cette lettre édifiante a au moins raison sur un point: elle aurait lieu de se remettre en question avec son institution, où les enfants sont maltraités et les parents méprisés s'ils ne sont pas d'accord, à cause d'idées éducatives elles-mêmes fausses, et issues d'une éducation passable...

Voir aussi

s2Member®
>