Les résultats de l’école-maison « dans la vie »


On a vu ici que « l’école-maison » a de meilleurs résultats scolaires que l’école classique.

On voit ici les résultats extra-scolaires: carrière, sociabilisation, intégration dans la société etc.

L’école à la maison fait mieux que l’école ? Oui, des études poussées sont affirmatives, telles que celle que nous vous offrons ici.

Mais il y a d’autres éléments probants.

Socialisation

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, un certain nombre d’études tentent d’évaluer les conséquences de la scolarisation à la maison sur la « sociabilité » des enfants. Les résultats sont en général extrêmement positifs.

Certains auteurs, comme Robert Epstein, ex-rédacteur en chef de Psychology Today, considèrent que le prolongement de la scolarisation obligatoire et le fait de « parquer » les adolescents entre eux les infantilisent, alors que l’enseignement personnalisé en contact plus rapproché avec des adultes, comme l’instruction à la maison, permet une maturation plus rapide et d’éviter la crise de l’adolescence. Crise qui est en grande partie une conséquence de cette longue scolarité obligatoire pendant laquelle les adolescents sont traités comme des enfants et n’ont comme modèles et compagnons que d’autres adolescents.

Études supérieures

Enfin, les critiques portent sur les difficultés d’adaptation au système scolaire dans les études supérieures.

Toujours selon les défenseurs du système, il n’en est rien dans les faits. Ils citent, à l’appui de cette thèse une étude française sur les familles non scolarisées menée par Jennifer Fandard, selon laquelle la meilleure disponibilité en temps permet d’élargir les contacts, facilite l’adaptation à toute sorte de milieux et situations y compris les situations universitaires.

En Amérique du Nord, plus particulièrement anglophone, de nombreux établissements d’enseignement supérieur (y compris Harvard) accueillent des élèves ayant été éduqués à la maison. Universités « sympathiques » envers les enfants éduqués à la maison. Selon Inge Cannon, directeur général d’Éducation Plus : « Un grand nombre de ces établissements recherchent particulièrement cette clientèle en raison de sa maturité, de sa capacité de réflexion personnelle, de sa créativité et de sa solide formation scolaire. » » (source Wikipedia)

Car comme vous le verrez ci-dessous, ces enfants sont également mieux sociabilisés.

Le Centre canadien pour l’école à la maison démontre que dans pratiquement tous les domaines importants de la vie, les diplômés de l’école à la maison réussissent, à court et long terme, mieux que leurs homologues des écoles conventionnelles.

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Un niveau plus élevé d’études

D’abord, c’est sans surprise qu’on constate que les enfants qui font l’école-maison font aussi de meilleures études. Or, et c’est un point à souligner, faire de meilleures études, c’est aussi être mieux inséré socialement. Voilà qui fait tomber d’un bloc l’argument fallacieux de la « désocialisation ».

Des revenus meilleurs

On constate également (nous l’avions déjà dit ici) que les revenus moyens des anciens élèves de l’école à la maison sont supérieurs. Non, ce n’est pas un objectif en soi, mais cela répond aussi à un argument, celui que ça coûte cher.

Les enfants et le mariage

Chose très surprenante, les gens qui ont fait l’école-maison sont plus souvent mariés que les autres.

Les métiers

Ils sont également moins souvent dans le domaine de la vente. Serait-ce que les parents qui font faire l’école-maison intéressent moins leurs enfants au commerce ?

Engagement communautaire

Mais l’argument qui va définitivement enterrer l’argument de la désocialisation, c’est celui de l’engagement communautaire. Les enfants qui sortent de l’école-maison sont plus engagés, notamment sur les plans associatif, religieux, sportif et culturel.

L’article est à lire ici.

On se reportera à cette page pour ce qui concerne le problème financier.

Un autre éclairage vient conforter ces résultats dans un article disant: « ces enfants vous déclasseront. »

 

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La suite se trouve ici.

L’étude fondamentale se trouve ici.


Il a arrêté l’école à 16 ans, il prépare aujourd’hui un doctorat en droit

Roderick n’a jamais passé son brevet [à 16 ans] ni été au lycée [fin du secondaire + cégep au Québec]. Après avoir travaillé quelques années, il a passé une capacité en droit en cours du soir, puis réussi licence et maîtrise à La Sorbonne.

« Les échecs font (aussi) partie de la réussite, car sans mes échecs, je ne serai jamais parvenu où j’en suis maintenant.

J’ai arrêté l’école à 16 ans après un parcours scolaire catastrophique. J’ai toujours été le dernier de ma classe. J’ai connu de nombreuses exclusions, convocations chez le juge pour enfant, en conseil de discipline, au rectorat. Au collège, j’ai redoublé deux fois — sixième et troisième — et j’en suis parti sans le brevet. Je n’ai donc jamais mis un pied au lycée.

Je suis alors entré dans l’armée, sans conviction ni patriotisme, mais il s’agissait à l’époque du seul employeur susceptible de me nourrir et de me loger, et qui recrutait sans formation. Passé cette expérience, j’ai enchaîné des petits boulots : livraison de pizzas, distribution de publicités dans le métro, petits chantiers au noir. J’ai aussi tenté une formation de paysagiste dans une école à Vincennes [Val-de-Marne]. Mais, pic de la crise oblige — nous étions en 2010 — aucune entreprise ne recrutait. J’ai donc quitté cette formation pour retourner à mes petits boulots alimentaires. »

Une passion pour le droit

« En septembre 2011, j’ai croisé un ami du collège, qui était rentré en fac de droit. Il m’a parlé d’une équivalence au bac, une capacité en droit, une formation gratuite en cours du soir en deux ans qui me permettrait soit d’entrer en fac (et pas seulement en droit), soit de passer les concours de la fonction publique.

Je me suis lancé dans cette formation, à La Sorbonne (la suite ici)


Trouvé sur ce blog: Impacts à long terme de l’école à la maison sur la socialisation

Est ce que l’école à la maison pourrait causer des préjudices au niveau de l’employabilité et de la socialisation des jeunes éduqués à la maison une fois adulte? Voici ce qu’en disent les recherches (recherches réalisées aux États-Unis puisqu’il existe peu de recherches ayant été fait au Canada) :

Les résultats de l’étude de Webb (1989) révèlent que les enfants éduqués à domicile se sont bien intégrés à la société en atteignant généralement de hauts niveaux d’éducation et d’emplois. Celle-ci conclut sa recherche en disant qu’il n’y a aucune évidence montrant que l’éducation à domicile cause des préjudices en ce qui a trait à l’employabilité et à la socialisation des jeunes éduqués à domicile. Elle ajoute qu’ils sont peut-être même mieux préparés socialement que certains de leurs pairs qui ont fréquenté des établissements scolaires traditionnels.

Knowles et Muchmore (1995) ont eux aussi trouvé aucune évidence montrant que les adultes ayant été éduqués à domicile avaient été désavantagés d’une manière ou d’une autre. Deux tiers de ces adultes seraient mariés, ce qui correspond à la norme pour les adultes de leur âge. De plus, aucun d’eux (les participants à la recherche) ne seraient sans emploi et/ou bénéficiaire d’une assistance sociale quelconque. 40% auraient atteint le collège et 15% auraient un diplôme d’études supérieures, ce qui est largement supérieur à la moyenne. Également, presque deux tiers des adultes ayant été éduqués à domicile seraient des travailleurs autonomes. Il mentionne que le fait que plusieurs adultes ayant été éduqués à domicile sont des travailleurs autonomes supporte l’idée que ce sont des personnes qui tendent à être indépendantes.

Les résultats de l’étude de Ray (2004) montrent que 74% des adultes (18 à 24 ans) ayant été éduqués à domicile ont pris des cours au collège, alors que c’est le cas pour 46% de la population générale aux États-Unis. De plus, les données de sa recherche révèlent que 71% s’engagent dans des activités de services à la communauté (entraîner des équipes de sports, bénévole dans une école…)  comparée à 37% des adultes d’âge similaire aux États-Unis. Finalement, 76% des adultes ayant reçu une éducation à domicile qui ont entre 18 et 24 ans ont voté dans les cinq dernières années comparées à seulement 29% pour le même groupe d’âge dans la population des États-Unis. L’auteur en conclut donc que l’éducation à domicile fournit des adultes activement impliqués dans leur communauté, même plus que la moyenne des adultes aux États-Unis. Celui-ci rapporte aussi une étude faite par Smith et Sikkink (1999, dans Ray, 2004) disant que les enfants issus de l’école privée et de l’éducation à domicile sont considérablement plus impliqués civilement dans la sphère publique que les élèves de l’école traditionnelle publique même quand les effets des différences dans le niveau d’éducation, de revenu ou autres facteurs reliés sont contrôlés.

Références :

Knowles, J.G. et Muchmore, J.A. (1995). Yep! We’re grown-up, home schooled kids—and we’re doing just fine, thank you! Journal of Research on Christian Education, 4 (1), 35-56.

Ray, B.D. (2004). Home educated and now adults: Their community and civic involvement, view about homeschooling and other traits. Salem: National Home Education Research Institute.

Webb, J. (1989). The outcomes of home-based education: Employment and other issues. Educational Review, 41 (2), 121-133.


 

RESUME D’ETUDES ETRANGERES SUR LA DESCOLARISATION

De nombreuses études ont été menées aux USA, au Canada, au Royaume Uni, en Australie et en Nouvelle Zélande sur les enfants déscolarisés. En Europe, par contre, très peu d’études ont été faites. On peut citer une étude autrichienne (références plus loin) et un mémoire suisse étudiant les approches éducatives de quelques familles suisses et françaises éduquant leurs enfants à domicile: Instruire ses enfants à la maison, une utopie? Cyril Erni, Genève, 1998. Aucune étude ne semble avoir été faite en France.

Les études sont de plusieurs types: elles portent sur les connaissances scolaires des enfants instruits hors école, mais également sur leur équilibre social et émotionnel.

 

LES ETUDES PORTANT SUR LES CONNAISSANCES SCOLAIRES

Les études faites dans différents états démontrent que les enfants non scolarisés ayant passé des tests standardisés donnés habituellement aux enfants scolarisés ont eu des scores élevés par rapport à la moyenne nationale. (RAY 1990, Wartes 1989, Etat de Tennessee, Etat d’Oregon).

Un test cité dans ces études était le « Stanford Achievement Test »–Un article de Newsweek (oct. 1998) sur la non scolarisation aux USA indique que le résultat moyen d’un enfant non scolarisé en 1998 sur un autre test standardisé (qui s’appelle ACT) était de 23/36 alors que la moyenne nationale d’un enfant scolarisé était de 21/36.

Les tests passés au Canada par des groupes de non scolarisés ont donné des résultats comparables. (Francombe Place Research Associates, Canada, 1994: recherche faite à partir des réponses des Ministères de l’Education provinciaux et 30 associations canadiennes de « homeschoolers »)

Il semble que les enfants ont les parents ont un niveau scolaire « peu élévé » tirent particulierement avantages de leur non scolarisation et que leur resultats sont encore plus nettement « supérieurs » au groupe de scolarisés correspondant.

A l’inverse les « leaders » traditionnels dans les circuits scolaires, ceux dont les parents sont enseignants n’ont pas de meilleurs resultats aux tests que les autres. (Joan Havens, étude américaine 1994).

 

La conclusion d’une de ces études était que les facteurs environnementaux suivants ne semblent pas avoir d’influence sur les résultats des non scolarisés aux tests de connaissances standardisés: revenus modestes de la famille, niveau modeste d’instruction des parents, absence de formation spécialisée des parents (ie. ayant la qualité d’instit ou de prof), origine « éthnique » ou culturelle de l’enfant, absence d’accès à l’informatique à la maison, usage peu fréquent des bibliothèques, début tardif d’études formelles , temps réduit passé dans des activités scolaires, nombre de frères et soeurs. (ex. étude de Terry Russel, Home School Researcher, Volume 10, Number 1, 1994).

ETUDES SUR LA SOCIALISATION ET L’EQUILIBRE EMOTIONNEL

Les études de divers universitaires ont conclu que les enfants non scolarisés ont une meilleure image d’eux-mêmes que les groupes d’enfants scolarisés étudiés, qu’ils participent à autant d’activités « extra-scolaires » et autres activités développant des qualités de « leadership », et qu’ils ont moins de problèmes de comportement en groupe que les scolarisés étudiés. (voir par ex. Larry Shyers, Thomas Smedley, Home School Researcher, Volume 8, n° 3). Une étude autrichienne comparant un groupe d’enfants scolarisés et un groupe d’enfants éduqués dans des écoles alternatives ou à la maison a donné des résultats similaires. (Bildungsforschung des Bundesministeriums für Unterricht und Kunst. Kinder an Alternativ-une Regelschulen. Ein Vergleich. Vienne, 1993– Etude menée par le Ministère de l’éducation et l’Institut des recherches interdisciplinaires.)

Les adultes ayant été éduqués à la maison considèrent, à plus de 3/4, que leur éducation hors école les a aidés dans leurs rapports avec des personnes de tous niveaux de la société. 96% de ces adultes ne regrettent pas d’avoir été éduqués hors école. (Gary Knowles, 1993, USA; étude UK de Julie Webb, 1990 présente des conclusions similaires).

QUELQUES EXEMPLES DE TECHNIQUES DE RECHERCHE

Aux USA, de nombreuses recherches sont fondées sur une analyse systématique d’enquêtes (systematic survey analysis)–(Roland Meighen, The Next Learning System: and why home-schoolers are trailblazers, p. 5) Les résultats sont publiés dans une revue intitulée Home School Researcher. Des détails d’études peuvent aussi être trouvés sur le site web https://www.nheri.org/, site du National Home Education Research Institute, dirigé par Brian Ray.

Au Royaume Uni, les techniques de recherche peuvent comprendre:

– l’exploitation d’ informations résultant de questionnaires envoyés aux membres des associations de « home educators »

– entretiens avec des familles éduquant leurs enfants hors école: Alan Thomas, chercheur anglais, a interviewé une centaine de familles en Angleterre et en Nouvelle Zélande et en Australie, et a publié les résultats de ses recherches dans un livre intitulé « Educating Children At Home », (1998).

 

– entretiens par téléphone;

– collecte d’information lors de rencontres entre membres d’associations de « home educators »;

– articles de journaux, reportages télés, radio;

– études de dossiers juridiques préparés par des avocats défendant des familles non scolarisantes.

(Informations tirées de « The Next Learning System, Roland Meighan, p. 15, 16)

Les techniques de recherche aux USA et au Royaume Uni sont complémentaires et les résultats de ces recherches sont presque identiques. (« The Next Learning System, p.5).


Trouvé sur le net (site disparu) : Intégration aux études supérieures

Dans mon billet précédent, j’ai présenté quelques études qui semblent démontrer que les jeunes éduqués à domicile n’ont pas de problème de socialisation une fois adulte. En effet, ils sont impliqués dans leur communauté et ont acquis de bonnes habiletés sociales. De plus, ils semblent bien s’intégrer sur le marché du travail. Qu’en est-il de la transition au collège pour ces jeunes qui n’ont jamais ou peu fréquenté l’école (publique ou privée) ? Ont-ils acquis les habiletés sociales nécessaires pour vivre une bonne transition et un bon ajustement au collège ?

Les résultats de l’étude de Lattibeaudiere (2000) révèlent que les étudiants (collèges et universités) ont vécu des expériences positives en faisant l’éducation à domicile qui ont contribué à leur transition et leur ajustement au collège. L’éducation à domicile ne semble pas avoir limité les opportunités de socialisation de ces étudiants puisqu’ils ont mentionné avoir participé en moyenne à quatre ou cinq activités en dehors de la maison avant d’entrer au collège ou à l’université. De plus, une des raisons pour lesquelles les parents choisissent d’éduquer leurs enfants à domicile est pour protéger leurs enfants de l’influence négative de la pression par les pairs. Cette étude révèle que l’éducation à domicile a fourni à ces jeunes un environnement émotionnel sécuritaire qui leur a permis de se développer en tant qu’individu unique sans avoir à vivre les pressions pour se conformer aux normes et standards projetés par la société et les pairs. De plus, ces étudiants apparaissent bien adaptés sur les plans interpersonnel, social et émotionnel à l’expérience de la vie au collégial. Cette étude a également révélé que ces jeunes ont appris à interagir efficacement et à communiquer avec des individus de tous les groupes d’âge, et non pas seulement avec leurs pairs. Ceci peut expliquer le niveau de confort qu’ont ces jeunes à communiquer et négocier avec les professeurs et les membres de leurs campus. Finalement, l’étude de Lattibeaudiere (2000) mentionne que les gens sont souvent surpris lorsqu’ils rencontrent des jeunes ayant été éduqués à domicile parce que ceux-ci ne cadrent pas avec les stéréotypes typiques du jeune éduqué à domicile (exemple : gêné, renfermé, etc.).

 Une autre étude a été conduite afin d’étudier l’ajustement des jeunes éduqués à domicile au collège (White, Williford, Brower, Collins, Merry et Washington, 2007). Ces chercheurs mentionnent en introduction que l’habileté des jeunes éduqués à domicile à s’ajuster avec succès à la vie collégiale est un critère important pour démontrer les résultats positifs de l’éducation à domicile. Les auteurs de cette étude ont comparé les résultats au College Adjustment Scale (CAS) de 36 étudiants de première année au collège (18 ayant été éduqués à domicile et 18 autres d’âge, de race et de genre équivalent ayant été éduqués à l’école traditionnelle). Aucune différence significative n’a été trouvée entre les deux groupes sur 8 des 9 échelles du CAS. Les différences entre les groupes se situant à l’échelle anxiété. En effet, les jeunes ayant été éduqués à domicile rapportent significativement moins de symptômes d’anxiété que leurs homologues éduqués à l’école traditionnelle. Cette étude supporte l’idée que les jeunes ayant été éduqués à domicile ne rencontrent pas plus de problèmes dans leurs relations interpersonnelles que les jeunes ayant été éduqués à l’école traditionnelle. Ce qui suggère que les jeunes ayant été éduqués à domicile sont ajustés à la vie collégiale aussi bien que les jeunes collégiens en général.

L’étude Holder (2001) en arrive également à la conclusion que les jeunes ayant été éduqués à domicile sont bien préparés pour la transition au collège. En entrevue, les jeunes ont mentionné que le support parental et leurs conseils pour leur développement social sont des aspects clés de leur socialisation. La plupart des jeunes de l’échantillon ont mentionné que la transition sociale vers le collège n’a pas été une expérience difficile. Bien que les participants ont mentionné avoir eu un ajustement à faire pour être dans un large groupe de pairs, plusieurs sentent que leur expérience de l’éducation à domicile interagissant avec des gens d’âge différents a été une aide pour leur adaptation à l’environnement social du collège.

 Finalement, une autre étude très récente a été conduite afin d’examiner la relation entre l’éducation à domicile et les traits de personnalité d’étudiants du collège (White, Moore, Squires, 2009). Ces traits de personnalité sont : l’Ouverture à l’expérience, la Conscience, l’Extraversion, l’Agréabilité et le Névrotisme. Ces traits de personnalité ont été mesurés en utilisant le NEO Five Factor Inventory (NEO-FFI) Form S (âge collégial) avec un groupe de 51 étudiants du collège ayant été éduqués à domicile auparavant. Cette étude révèle que les jeunes ayant été éduqués à domicile obtiennent des résultats significativement supérieurs à la norme nationale de leurs pairs d’âge collégial sur les échelles d’Agréabilité, de Conscience et d’Ouverture à l’expérience. Un résultat élevé à l’échelle Agréabilité révèle des caractéristiques telles que : ouverture aux autres, digne de confiance, altruiste, modeste et avoir une orientation plus prosociale envers les autres. Un résultat élevé à l’échelle Consciences révèle que se sont des individus bien organisés, avec une auto-discipline, orientée vers la tâche et le but, capables de retarder les gratifications et avec une tendance à suivre les codes et normes morales. Un résultat élevé à l’échelle Ouverture à l’expérience montre une tendance à être ouvert à de nouvelles expériences, de nouvelles idées et de nouvelles valeurs. Ce dernier résultat va à l’encontre des critiques qui expriment que l’éducation à domicile peut produire des individus fermés d’esprit (Wright, 1988). Au contraire, ce résultat révèle que les jeunes ayant été éduqués à domicile sont plus indépendants et plus créatifs que les jeunes ayant été éduqués à l’école traditionnelle. Aucune différence significative n’a été trouvée entre les jeunes ayant été éduqués à domicile et les normes nationales pour les échelles Névrotisme et Extraversion. Ce dernier résultat montre également que les inquiétudes à propos du fait que l’isolement social des jeunes éduqués à domicile pourrait les rendre excessivement introvertis ne sont pas supportées par les données de cette étude. Cette étude apporte donc un support à la croyance que les pratiques uniques de socialisation des familles faisant l’éducation à domicile peuvent avoir un impact positif sur le développement de la personnalité de ces jeunes. Finalement, cette étude n’apporte aucun support aux critiques qui croient que l’éducation à domicile auraient un impact négatif sur l’ouverture aux idées des autres dans la société ou avoir un impact négatif sur les dimensions émotionnelles et sociales de la personnalité des jeunes ayant été éduqués à domicile.      

Quel sera le sujet de mon prochain billet recherche??? Si vous avez des questionnements, je pourrais peut-être trouver réponse dans mes nombreuses recherches, donc n’hésitez pas. J’aime bien me replonger dans mon essai. 🙂

Références :

Holder, M.A. (2001). Academic achievement and socialization of college students who were home schooled. Thèse de doctorat, The University of Memphis, Memphis.

Lattibeaudiere, V.H. (2000). An exploratory study of the transition and adjustment of former home schooled students to college life. Thèse de doctorat, The University of Tennessee, Knoxville.

White, S., Moore, M. et Squires, J. (2009). Examination or proviously homeschooled college students with the Big Five Model of personality. Home School Researcher, 25 (1), 1-7.

White, S., Williford, E., Brower, J., Collins, T., Merry, R. et Washington, M. (2007). Emotional, social and academic adjustment to college: A comparison between Christian home schooled and traditionally schooled college freshmen. Home School Researcher, 17 (4), 1-7.

Wright, C. (1988). Home school research: Critique and suggestions for the future. Education and Urban Society, 21, 96-113.


Ce qu’en disent les recherches

J’ai pensé y inclure à l’occasion quelques conclusions de recherches sur l’éducation à domicile. Ayant consulté la littérature en long et en large afin de réaliser mon essai de maîtrise, je suis assez documentée de ce côté! Dans mon essai, j’ai fait une présentation du phénomène en passant par les lois, la prévalence, l’historique du phénomène, les raisons principales des familles ayant fait ce choix ainsi que le profil de ces familles. Par la suite, j’ai fait une synthèse des recherches sur l’impact de l’éducation à domicile sur le rendement académique et sur la socialisation. J’en ai lu des articles scientifiques! Bref, après avoir fait tout ce travail pour l’obtention de mon diplôme de 2e cycle universitaire, je me suis dis ‘pourquoi ne pas faire profiter les autres de tout ce travail?’

Voici donc pour cette fois, en vrac, quelques conclusions des recherches ayant porté sur les habiletés sociales puisque c’est souvent la question qui revient le plus fréquemment lorsque l’on mentionne aux gens que nous faisons l’école à la maison.

1. L’étude de Maarse Delahooke, (1986) a permis de découvrir que les enfants éduqués à domicile sont aussi bien ajustés socialement et émotionnellement que le groupe de comparaison composé de jeunes de deux écoles privées. Par contre, des différences sont évidentes en ce qui concerne les relations sociales. Il a été découvert que le groupe de l’école privée était plus influencé par leurs pairs que le groupe de jeunes éduqués à domicile. De plus, les jeunes du groupe ayant été éduqués à domicile percevraient plus souvent leurs parents comme étant les figures principales d’autorité que les jeunes éduqués à l’école privée.

2. Les résultats de la recherche de Taylor (1986) démontrent que les enfants éduqués à domicile ont un concept de soi significativement plus élevé que la population générale d’enfants allant à l’école traditionnelle. Taylor mentionne aussi que ces résultats concernant les enfants éduqués à domicile sont peut-être dus au plus au niveau d’intérêt parental et de communication, à leur indépendance envers leurs pairs, à leur sens des responsabilités et au plus bas niveau d’anxiété. Il conclut que dans la mesure où le concept de soi est un indicateur de la socialisation, il apparaît que peu d’enfants qui reçoivent un enseignement à domicile sont socialement désavantagés.

  1.  Les résultats de l’étude de Shyers (1992) ont dévoilé que les enfants de l’école traditionnelle avaient huit fois plus de problèmes de comportement que les enfants éduqués à domicile. Ces enfants ont été décrits comme étant agressifs, bruyants et compétitifs. De leur côté, les enfants éduqués à domicile avaient peu de problèmes de comportement et étaient décrits comme ayant une attitude plus amicale, positive et coopérative. Shyers fût lui-même surpris de ces résultats et conclu que les enfants éduqués à domicile semblent généralement mieux ajustés socialement que les enfants issus de l’école traditionnelle. Shyers a suggéré qu’une des raisons pouvant expliquer les différences observées entre les deux groupes est le fait que les enfants imitent les comportements des gens qu’ils observent le plus souvent. Les enfants de l’école traditionnelle passent beaucoup plus de temps en présence d’autres enfants et peu en présence d’adultes, alors que c’est le contraire pour les enfants éduqués à domicile. Les enfants de l’école traditionnelle modèleraient alors leurs comportements sur les autres enfants qu’ils fréquentent tous les jours de la semaine, alors que les enfants éduqués à domicile modèleraient davantage leurs comportements sur celui de leurs parents.
  1. Les résultats de l’étude de Francis et Keith (2004) indiquent que les enfants éduqués à domicile ont obtenu des résultats plus élevés aux échelles d’habiletés sociales que ceux de l’école traditionnelle. Les auteurs concluent que cela suggère que l’éducation à domicile a un effet positif statistiquement significatif sur les habiletés sociales de ces jeunes. Les chercheurs mentionnent qu’une variable pouvant expliquer les plus hauts résultats aux habiletés sociales chez les jeunes éduqués à domicile peut être le plus bas ratio professeur-élève qui permet un contact parent-enfant plus étroit. Ainsi, cela augmente l’opportunité de rétroaction parentale pour les comportements sociaux appropriés et inappropriés.
  1. Medlin (2006) conclut sa recherche en mentionnant que les jeunes éduqués à domicile étaient plus coopératifs, affirmatifs, empathiques et ayant un bon contrôle de soi, et ce, davantage que les jeunes éduqués à l’école publique.
  1. Brady (2003), dans sa revue de littérature, relate que les jeunes éduqués à l’école traditionnelle sont plus influencés et plus préoccupés par leurs pairs que leurs homologues éduqués à domicile. L’auteur conclut alors que l’interaction avec les pairs peut être un important facteur de succès du développement de la personnalité, mais la qualité de ces interactions est également importante. Les jeunes qui vivent dans une culture dominée par l’influence des pairs sont plus exposés aux influences négatives de ceux-ci, tels le rejet et l’entraînement à la déviance. De plus, il mentionne que les recherches ont démontré que l’augmentation du contrôle parental peut augmenter le succès de la socialisation et du développement de la personnalité. Il explique que l’augmentation de comportements sociaux positifs peut être due, en partie, à la supervision et à la régulation de l’adhésion à un groupe de pairs et à des activités avec des pairs par les adultes ou les figures parentales. En effet, la dynamique et l’adhésion à des groupes de pairs éventuels sont contrôlées par les adultes ou les figures parentales. Ceci pourrait diminuer l’orientation des jeunes vers des comportements déviants en diminuant leur implication à l’intérieur de groupe de pairs délinquants. Brady (2003) mentionne que le modèle de l’éducation à domicile pourrait justement accomplir une augmentation du contrôle parental et une augmentation de la supervision des pairs. En effet, les jeunes éduqués à domicile, de par la nature de leur éducation, sont élevés dans un environnement « parent dominant » (parent-dominant) comparé à la dominance des pairs qui est retrouvé dans les environnements des écoles traditionnelles. Ceci donne aux jeunes éduqués à domicile beaucoup moins d’opportunités dans s’engager et d’être influencés par des discours déviants.
  1. les résultats de l’enquête de Scheer (2006) indiquent que les parents qui éduquent leurs enfants à domicile enseignent les habiletés de socialisation en utilisant des situations de la « vraie vie » comme des activités de groupe, des clubs, des réunions de famille, des activités sportives, des interactions avec des adultes, le modelage des parents, l’église et des discussions sur les habiletés. Peu de ces parents utiliseraient un programme spécifique pour enseigner ces habiletés. De leur côté, les écoles publiques enseigneraient les habiletés sociales en utilisant un programme et un élève moniteur durant les heures d’école pour déterminer à quel point chaque habileté a été apprise.

Voilà très rapidement quelques résultats d’études! Il y en a bien sûr d’autres! La prochaine fois, je pourrais vous présenter les recherches qui ont porté sur les répercussions à long terme de l’éducation à domicile sur la socialisation. Éventuellement, je pourrais aborder l’impact de l’éducation à domicile sur le rendement académique. Les études démontrent souvent que les enfants éduqués à domicile obtiennent un rendement académique supérieur ou égal à ceux des enfants fréquentant l’école traditionnelle. Mais, y aurait-il des variables susceptibles d’expliquées ces résultats et qu’en est-il de leur performance lorsqu’ils arrivent aux études supérieures? À suivre…

Références :

Brady, M.S. (2003). Social development in traditionally schooled and home educated children: A case for increased parental monitoring and decreased peer interaction. Home School Researcher, 15 (4), 11-18.

Francis, D.J. et Keith, T.Z. (2004). Social skills of home schooled and conventionally schooled children: A comparison study. Home School Researcher, 16 (1), 15-24.

Maarse Delahooke, M. (1986). Home educated children’s social/emotional adjustement and academic achievement: A Comparative study. Thèse de doctorat, California School of Professional Psychology, Los Angeles.

Medlin, R.G. (2006). Homeschooled children’s social skills. Home School Researcher, 17 (1), 1-8.

Scheer, L.D. (2006). Academic achievement and socialization skill development of North Dakota home schooled children. Thèse de doctorat, University of North Dakota, North Dakota.

Shyers, L.E. (1992). A comparison of social adjustment between home and traditionally schooled students. Home School Researcher, 8 (3), 1-8.

Taylor, J.W. (1986). Self-Concept in home-schooling children.

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