Pourquoi mon enfant est lent et ce que je peux y faire


La lenteur, crainte de bien des parents

La rapidité n'est pas forcément un signe d'intelligence, aussi surprenant que cela puisse paraître. L'enfant et la lenteur vont parfois bien ensemble, spécialement lorsque l'enfant ne comprend plus ou cherche à s'appliquer.

Voir aussi

L'enfant et la lenteur la LENTEURL'allégorie de la Fontaine du lièvre et de la tortue reste présente à nos mémoires, se concluant par cette morale simple :

"Rien ne sert de courir, il faut partir à point".

Et pourtant, cette maxime reste incomprise. La Fontaine ne parlait pas seulement de course à pieds ! Des parents s'inquiètent encore et toujours de la lenteur de leur enfant. Il est assez ancré dans notre esprit que l'intelligence serait rapide.

Le cinéma présente des héros qui réagissent vite, répondent instantanément, sont des bolides. Notre société donne la prime à ceux qui vont vite. D'ailleurs, la vitesse est une valeur en soi. Du moins, on le pense. Il faut être le premier informé, la première à être tendance...

Mais si la rapidité peut être un atout, elle n'est pas incontournable et elle n'est pas une preuve d'intelligence. Elle peut en être un facteur... comme la lenteur !

Et si la rapidité est exigée à l'école, qu'elle devient une exigence qui déboussole l'enfant, alors il faut songer à une scolarité alternative.

De grands scientifiques, des prix Nobel, des stratèges, des écrivains illustres ont été lents. Lents, mais sûrs, ou précis, ou méticuleux, ou prudents, ou tout ça à la fois. Les parents (qui ne sont d'ailleurs pas toujours d'accord) doivent savoir que (...) la suite et la vidéo sont à découvrir dans votre accompagnement (cliquez ici) (membre accompagné, connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).

Bonjour, je suis Oriane

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  • C’est une question de tonus. On hérite de lui à la naissance et on peut essayer d’y remédier.
    La précipitation se contrôle et vous allez sans doute dire aux parents comment.
    Celui qui m’a parlé un jour le premier de ce tonus et d’un accord tonique entre des personnes est un danseur de tango argentin qui nous prenait en charge (un groupe d’adultes) pour nous initier à cet art. Il nous a regardé bouger un moment puis il nous a mis en couple. En effet ça marchait bien.
    Un petit bébé très tonique peut se sentir mal à l’aise dans les bras d’une maman bien moins tonique que lui.
    Certains maître énervent les enfants sans le savoir par leur précipitation , leur anxiété.
    Personnellement, plus les gens sont lents à côté de moi plus je vais vite! Aussi je respire et en reprenant un souffle calme ça va mieux.
    Les psychomotriciens ont parfois à traiter un problème de lenteur en écriture. Intervient souvent le mode d’apprentissage qu’a subi l’enfant, et le moment. Il y a eu une perte d’assurance, un manque de confiance en soi. Pour la ‘mauvaise’ écriture aussi.
    Avec une attention bienveillante et des exercices on peut atténuer,
    Et puis il faut de tout pour faire un monde!
    Pour reprendre cet exemple de l’écriture lente, un psychomotricien qui s’occupait d’un enfant à l’écriture lente s’est aperçu qu’en jouant à dessiner des croix, des ronds, des carrés l’enfant allait plus vite que lui. C’était l’écriture qui le bloquait. Il a fallu dédramatiser cette activité et la mettre au service d’un travail motivant.

  • Ma voisine ,enseignante en maternelle me disait que certains enfants sont très adroits: ils manient ciseaux et colle et pliages avec facilité et rapidité et d’autres sont lents, désarmés, devant un découpage ou un autre petit travail manuel. Qu’il faut leur apprendre avec patience.
    Nous naîtrions donc différents devant une paire de ciseaux?
    Et je voudrais demander à Paul quelle est la part de l’inné et de l’acquis dans l’apprentissage du tango argentin. car moi j’en suis toujours à me le demander!

  • Très bon article qui trouve un écho formidable chez nous.

    Je suis bien d’accord avec le fait qu’un enfant doit apprendre les échéances et la réaction dans l’urgence quand cela est nécessaire.

    Mais a contrario, il faut bien admettre qu’on en oublie effectivement, dans notre culture de la vitesse, que la lenteur est simplement autorisée. Pas forcément bonne ou mauvaise, mais simplement autorisée.

    Par exemple, chez nous, les enfants savent que notre objectif est de renvoyer un devoir par semaine à leur cours par correspondance. Ils ont donc une échéance.
    Mais ils savent aussi que s’ils ne respectent pas cette échéance parce qu’ils ont coincé sur un sujet, parce qu’ils ont eu une baisse de forme sur une journée, ou toute autre raison, ils ne seront pas pénalisés. Il faut connaître la notion d’échéance, il faut aussi connaître la conséquence du non-respect de l’échéance et être en mesure d’évaluer sa gravité.

    Pour reprendre l’exemple de Rémy, si je suis en retard pour aller chercher mon enfant à son cours de musique, alors il m’attend et je gêne l’organisation de l’encadrant. Donc je suis toujours à l’heure quand je vais chercher mon enfant. C’est une simple question de respect de chacun.
    Si je dois terminer un article sur mon site internet avant la fin de la semaine alors que personne ne l’attend particulièrement, c’est une échéance qui doit être traitée différemment car il n’y a que moi qui suis concerné.

    Cosme est un enfant qui a besoin de concentration. Et quand il est concentré, il va parfois vite, parfois lentement. Ce qui l’importe, c’est que le résultat soit agréable ou correct par rapport à ce qu’on lui a demandé (et je me souviendrai longtemps de ce jour où, à 5 ans, il a levé les yeux vers moi et m’a dit : “papa, j’ai compris ce qu’il faut faire mais si tu continues à me parler, je n’arriverai pas à le faire”. Nos enfants aussi ont des choses à nous apprendre sur notre façon d’être avec eux).
    Mais quand on lui dit d’aller mettre ses chaussures parce qu’on doit partir, il ne rêvasse pas pendant des heures.
    Et enfin, quand sa grande soeur est tombée dans les escaliers, le sprint qu’il a piqué pour aller prévenir sa maman aurait fait pâlir d’envie un champion du 100 mètres.

    A l’inverse, Aliénor ne sait pas prendre son temps. Nous travaillons donc avec elle pour qu’elle se rende compte que parfois, la satisfaction qu’on éprouve devant une chose que l’on a réalisée est plus grande simplement parce que le temps qu’on y a consacré a permis d’y apporter plus de soin. Mais ce travail se fait aussi en respectant sa personnalité qui, à l’évidence, est centrée avant tout sur la performance et la vitesse.

    Notre société et notre culture ne comptent effectivement que sur la vitesse pour traiter tous les sujets. Alors que prendre son temps, c’est non seulement agréable mais également nécessaire et utile.

    Ce qui est très bien dit dans cet article, c’est que rapidité et lenteur ont tous deux leurs apports et leurs limites. Ce qui est dommage est simplement de se priver des apports de la lenteur, et se trouver ainsi dans une impasse quand l’on atteint les limites d’une démarche axée uniquement sur la rapidité.

  • Je suis d’accord avec vous Eric.
    Nous devons éviter,en les précipitant,que les enfants bâclent leur travail à la maison et à l’école et en même temps respecter une exigence.
    En cela les contrôles en temps limité sont difficiles à construire s’ils s’adressent à un grand groupe.Les enfants ont leur propre notion du temps. Ils vivent très fort le présent et ont du mal à évaluer le temps qu’il leur reste.
    Ainsi ils vivent mal une attente. Qui ne leur a pas entendu demander:”une heure, c’est long?”
    Et d’autres qui vont fissa fissa car ils ont l’impression de vivre la dernière minute.(Nous en avons une ainsi à la maison “qui a fini avant d’avoir commencé!.”Cela se calme petit à petit mais le tempo reste. Hérédité?)

  • J’ai une fille ,qui, vers huit ans se dépêchait , renversait tout, comme si elle était poursuivie, sans doute comme la vôtre Paul. Elle se faisait gronder et était malheureuse.
    Nous avons consulté un psychologue avec qui elle a eu une très bonne relation . Il nous a expliqué qu’elle avait peur de la mort, mais qu’elle pensait que nous allions essayer de la consoler et lui mentir!
    Après quelques rencontres avec ce Monsieur elle nous a parlé de la mort . et de la vie!
    C’est vrai comme vous dites que “le tempo” est toujours rapide, mais elle peut faire attention et elle n’est plus grondée autant. (j’essaye de ne rien dire.) Tous les enfants trop rapides ont d’autres raisons , je ne dis pas que c’est pour tous pareil.

  • Sans penser à mal nous faisons souvent subir une pression énorme sur nos enfants. Mon fils de 6 ans est très très rêveur et cela a tendance à m’agacer (peut être la peur de mon propre passé). Du coup je m’énerve très vite. Votre article fait du bien car il explique bien que nos enfants ont des rythmes différents et que c’est à nous d’y être vigilants. Je suis une maman angoissée et forcément à un moment je le transmet par une inquiétude exacerbée. A moi de relativiser. Mais c’est pas facile…

  • Rien que le titre m’a remémoré ma scolarité, tout ma scolarité!!! Un cauchemar, car j’ai longtemps cru que lenteur = stupidité! J’étais bête, et silencieuse car répondre aux mêmes questions en boucle, aucun intérêt.

    Et à chaque trimestre, mêmes remarques de l’équipe pédagogique, même désespoir chez moi.
    Heureusement mes parents n’en faisaient pas une maladie, ils me connaissaient…ils ont même été convoqués par une institutrice car je traçais des traits de travers sous la date…
    Malgré cela j’ai fait des études supérieures, aucun redoublement et je continue d’apprendre des tas de choses.

    Mon aîné a eu droit à seulement 8 jours de la rentrée en petite section de la part de son enseignante, donc à peine 3 ans à : “qu’est-ce qu’il est leeeeeeent!!! Enfin c’est normal vu ses origines.” Sous-entendant que parce-qu’il est noir, c’est normal…
    De plus étant très clair de peau, il devait forcément avoir une maladie car nous ses parents étions plus foncés…Ces personnes existent, je vous assure, il ne s’agit pas d’une mauvaise blague mais bel et bien de la mentalité de certains employés de l’Education Nationale auxquels nous confions nos enfants…

    J’ai pris le parti d’observer mes enfants, et d’agir en fonction de leurs caractéristiques propres plutôt que d’imposer un moule unique dans lequel il ne rentre pas.
    Quatre enfants, quatre profils uniques!

    Ahahaha! j’ai aussi fait du japonais au lycée et à la fac 😀

    • “qu’est-ce qu’il est leeeeeeent!!! Enfin c’est normal vu ses origines.” Il y a des instits très lents à comprendre, visiblement…
      “silencieuse car répondre aux mêmes questions en boucle, aucun intérêt” Vous soulevez là un point très intéressant: la répétition pour dépassionner, qui est le contraire de la répétition pour apprendre. Toute phase de répétition doit absolument être présentée comme un entraînement. Nous en parlerons. Merci Ahelya !

  • Cet article me rappel un de mes eleves en segpa, il etait tres lent et ne parvenait jamais a terminer de copier une lecon ou finir ses interros.. C’etait le tableau depeint par mes collegues quand j’ai recupere cette classe. J’ai donc observe et je me suis rendu compte que cet eleve avait une ecriture magnifique!! Ces lettres etaient d’une beaute irreprochables!! Evidemment qu’il prenait son temps il fallait qu’il puisse former ses lettres de maniere satisfaisante pour lui ( il avait un de ces stylo a gomme.. Il ecrivait puis effacait et rebelotte jusqu’a satisfaction. Loin de le stresser, je l’ai feliciter pour une si belle ecriture et toute cette concentration mis en oeuvre pour atteindre ses objectifs.. ( il etait qualifier d’hyperactif???)
    Pour ne pas deranger ses habitudes j’ai donc decider de lui donner les tests des son arrive en cour et pour les lecons je l’encourageais a les noter des son arrivee.. Et aussi surprenant qu’il y parait la concentration qu’il fournissait lui permettait d’entendre la lecon sans parasite pendant qu’il la copiait.. Et en resultat il est le meilleur eleve de ma classe de 6eme.
    J’ai partager mes observations avec mes collegues qui ont juger que cela representait trop de travail de s’adapter a tous les rhytmes des eleves.. ( legitime direz vous) moi cela ne me coutait rien et lui il a pris confiance en ses capacites. Tant pis pour les collegues.

    • Merci Cynthia,
      si tous les enseignants étaient comme toi, les échecs scolaires n’existeraient probablement pas.

  • Bonjour,
    J’ai 69 ans et je commence enfin à comprendre pourquoi j’ai échoué dans mes études. Ma lenteur pour tout, c-à-d penser, réfléchir, écrire (troubles graphomoteur), étudier, a fait de moi un cancre malgré des efforts énormes qui m’ont permis de décrocher un pauvre petit diplôme qui m’a permis de survivre. A la sortie des études primaires j’avais un Q.I. prometteur qui ne m’a pas aidé à réussir. Néanmoins j’ai toujours eu un esprit curieux qui cherche toujours à comprendre et apprendre. L’esprit curieux était lié à l’esprit inventif qui m’a permis de comprendre des problèmes et a en trouver la solution. J’ai réussi là où un ingénieur civil a échoué. Je travaillais alors dans un laboratoire de mesures de bas niveaux dans le domaine de la radioactivité, mais le fruit de mon travail a été pillé, volé à des fins de publications par des universitaires fainéants, incapables et incompétents. L’enseignement classique ne m’a pas réussi et était plus pour moi un enfer avec des échecs à répétition. J’ai vécu mon adolescence dans une pénibilité sans en comprendre les causes. Mes parents étaient fatalistes et attribuaient ma situation “à pas de chances”. Il y avait un fossé entre mon père et moi car étant médecin et professeur d’université, il était brillant et naviguait dans les sphères de l’élitisme. L’enseignement classique ne tient compte que de 2 formes d’intelligences: l’intelligence Logico-Mathématique et l’intelligence Verbo-Linguistique parmi les 8 formes d’intelligence alors qu’il en existe encore 6 autres. J’ai fini par réaliser que je ne me situais dans aucune de ces deux intelligences précitées, mais bien plutôt dans la troisième: l’intelligence Spatiale. Maintenant j’ai enfin compris ce que mes aînés auraient du comprendre il y a 60 ans. Je sais maintenant que c’était eux les ignorants et les cancres qui ont laissé ma situation scolaire se dégrader et partir à vau l’eau. Il faut vraiment peu de choses pour faire la différence entre l’échec et la réussite chez un être humain.

    • Bonsoir,

      Je suis bien contente de vous lire.
      Mon fils de 5 ans est très porté sur l’imaginaire, la compréhension des choses et est très minutieux.
      Ma question : quelle alternative scolaire ,; je pense à une école “Fresney”, utiliser les points forts des enfants pour les faire avancer (travailler les matières qui plaise le plus)
      Mon fils est en train de refaire mon parcours (j’ai 41 ans), j’aimerais q’il ai d’autres possibilités…avez vous des idées ?

    • Les idées, c’est ce dont nous manquons le moins. Inscrivez-vous sur le site, nous vous en enverrons quelques-unes 🙂

  • La nature étant équilibrée, si l’on considère qu’une faiblesse masque toujours aptitude hors norme qui vient la contrebalancer. La question serait de savoir qu’est ce que votre enfant fait de mieux que les autres et qui le ferait se faire remarquer de ses professeurs autant que sa lenteur ? A une lenteur d’exécution je dirais peu être une rapidité de conception.

    • merci

      son père me dit toujours ça:” il est lent a s’ exprimé mais rapide pour réceptionner” avec lui on n’a pas besoin de répéter deux fois …

  • La nature étant équilibrée, si l’on considère qu’une faiblesse masque toujours une aptitude hors norme qui vient la contrebalancer. La question serait de savoir qu’est ce que votre enfant fait de mieux que les autres et qui le ferait se faire remarquer de ses professeurs autant que sa lenteur ? A une lenteur d’exécution, je dirai peu être une rapidité de conception.

  • Bonjour
    Merci pour cet article, il me réconforte beaucoup car ma fille est lente, elle met du temps pour s’habiller, pour colorier, pour ranger ses jouets… lorsque les gens lui posent une question même si elle connaît la réponse, elle prendra son temps pour répondre.
    Effectivement, en lisant votre article, je comprends que c’est plutôt de la précision, un travail bien fait qu’elle recherche lorsqu’elle est lente.
    Ce n’est qu’une enfant, je lui laisse le temps de trouver son rythme, je pense que les parents se doivent d’être des accompagnants même sur ce point.

  • La lenteur peut être synonyme d’application, de réflexion, de profondeur et d’excellence, dans la mesure où elle ne fige pas la personne.
    La rapidité est souvent reliée à la précipitation, au travail vite fait, bâclé. Mais elle peut être utile et importante dans certaines circonstances.
    Je suis plutôt lente dans tout ce que je fais et dans mon travail j’aime aller doucement à pas de géant. Ainsi, j’applique la morale de Lafontaine.
    Il est vrai que des tempéraments trop différents en termes de rythme, peuvent mal coexister.
    A nous d’accepter nos enfants tels qu’ils sont et de les accompagner pour que leurs caractéristiques soient des forces.
    Merci pour ce sujet omniprésent,
    Héloïse

  • Petite, j’étais une vraie flèche, et j’entendais toujours “comme tu es rapide”, “elle comprend vite”, ou encore “pas besoin de lui expliquer deux fois”…
    et du coup, j’ai acquis une tendance certaine à abandonner tout ce pour quoi je n’avais pas de facilités. Si je n’étais pas instantanément douée dans un domaine, s’il m’aurait demandé du temps, de la patience et de l’application, j’abandonnais.
    parce que jamais on ne m’a appris à prendre mon temps, à ralentir, ni la satisfaction de la réussite après les efforts et la répétition.
    et cela me poursuit encore !
    mais la lenteur s’apprend, pour ses côtés lumineux.
    nous essayons aujourd’hui de ne pas reproduire les mêmes attitudes avec notre petite flèche (se serait donc héréditaire ?!) et allons de ce pas construire une tour, brique par brique ^^

    Merci Rémy et Cécile.

  • Bonjour,
    Merci pour cette page de partage.
    Mon fils aura 8 ans, il est en CE1. Il est lent pour tous: le matin au réveil, dans la douche et à l’école.
    En maternelle les institutrices disaient qu’il été lent car il s’appliquait dans les tâches données.
    Sa continue toujours mais le souci en ce moment en plus de sa lenteur, c’est qu’il est souvent “dans un autre planète” ailleurs…
    Un exemple: l’institutrice explique à mon fils une consigne et lui demande s’il a compris et donc de réexpliquer. Mon fils réponds: je ne sais pas…
    Je pense voir un psychologue ou un thérapeute, quand pensez-vous?
    Merci pour votre aide.

    • Bonjour Emjy, allez-vous voir des psychologues pour vous-même ? L’enfant est le reflet de la manière qu’on lui a apprise de faire les choses. Un psy ne vous servira à rien si ce n’est à vous inquiéter. Nous vous montrerons comment faire en sorte qu’un enfant avance mieux. Tapez “concentration” dans la fenêtre de recherche à droite.

    • Bonjour Madame,
      Actuellement enseignante dans une école Montessori hors-contrat, je peux vous assurer que la méthode Vittoz (latéra-pédagogie) est excellente. L’idéale -mais plus onéreuse- est évidemment la méthode Tomatis. Je vous livre juste ces informations, à vous de faire votre propre idée. La deuxième fait des miracles sur les enfants car c’est une rééducation en profondeur.
      Bonne recherche et bon été,
      Caroline.

  • Le mien n’aime pas écrire du tout. Il rechigne la plupart du temps. Il préfère dessiner. Comment le motiver?

    • Cela va de pair avec votre autre message. Plus de rigueur diminue souvent la motivation de l’enfant si l’on n’introduit pas cela sous forme de challenge. Aller voir ce mot dans la fenêtre de recherche. Il faut aussi que l’enfant sache qu’il y a des choses moins drôles à faire. Et remporter une victoire sur la difficulté. Sa satisfaction viendra de cette victoire. La motivation basique, le seul plaisir de faire les choses, ne suffit plus à une certaine étape; il faut du défi. On peut lui dire alors “je sais que tu ne vas pas y arriver parce que tu es trop petit, mais voici…”

  • La lenteur,
    Je ne sais ce que cela donnait à l’école. c’est notre 1ere année d’EM. ma fille est en CM2.
    Je crois que la lenteur chez ma fille est en fait du à un inimaginable retard en francais.
    Son niveau d’orthographe est terrible, sa compréhension des textes et des questions insuffisante; ou y a t-il de la paresse?
    Nous passons trop longtemps, parfois l’équivalent d’1 journée (à cause du retravaille nécessaire, voir plus bas) sur 1 leçon qui contient un texte, c’est à dire, tout sauf le calcul.
    peu importe la leçon, la faire répondre correctement aux questions est épuisant. Je dois lui tirer l’information petit à petit, il est arrivé parfois pratiquement mot par mot.
    et elle ne va pas au travail en boudant!
    Elle va répondre de manière superficielle ou à coté alors que la réponse est écrite noir sur blanc dans le texte. Nous ne parlons pas ici de questions demandant à réfléchir, juste de l’extraction simple d’information.
    Alors pour aider à répondre à 1 question du cours; je pose des questions, il en faut bien plusieurs, qui la fassent se rapprocher de la réponse et la prompte plusieurs fois de relire le texte où elle pourrait trouver le nécessaire.
    En bref, je me rends compte par cet exercice qu’une foule de choses n’est pas comprise.
    Après 2 semaines de travaille avec le CPC, je pense vraiment qu’elle a besoin du double de temps pour un travail correct qui lui permette ensuite de pouvoir avancer, car pour le moment, nous travaillons probablement plus d’heures qu’elle en passait à l’école et à la maison réunis, et nous sommes en période de vacances!
    Elle est au cours CX11, et je trouve les cours bien ciblés, simples et contenus mais j’en pense à prendre des livres d’histoire pour plus petits et commencer la compréhension de texte avec ça, ou la mettre dans une classe inférieure.. je ne sais pas.

    De plus, ma fille est d’une distraction exaspérante (j’en suis là). En dehors des nombreuses fautes d’orthographe que j’accepte comme étant un point à travailler, il y a les choses comme, un mot que l’on dicte, ou une consigne simple à exécuter dans l’immédiat , du style, sauter une ligne, ne pas commencer un exercice sur une feuille neuve si la feuille précédente est à moité vide (répété plusieurs fois avant), d’écrire au crayon de papier, que sais-je), ou une décision venant d’elle de souligner 2 mots se trouvant sur une même ligne, et où elle finit allègrement par souligner la ligne entière et dire “zut!)

    Franchement, je m’inquiète car il y a les devoirs à rendre chaque semaine et l’exaspération a le meilleur de moi.
    Mon mari qui n’était pas pour la garder à la maison veut qu’elle retourne à l’école mais je ne veux pas car elle est sensée rentrer en 6eme l’année prochaine et qu’est ce que cela pourrait donner sans surpasser ces difficultés. Elle est intelligente et comprend vite beaucoup de choses mais il y a tant à récupérer!

    Pour couronner tout cela, vu les conditions de travail, je n’ai pas le temps de m’occuper de la dernière qui est en CP en EM et pour laquelle je me concentre sur le français et le calcul.
    En effet, quand je laisse travailler seule la grande, le travail est à refaire et donc tout ce temps de rattrapage est autant que je n’ai pas avec la petite.

    Auriez-vous quelques conseils s’il vous plaît?
    Merci d’avance,

    • “Alors pour aider à répondre à 1 question du cours; je pose des questions, il en faut bien plusieurs, qui la fassent se rapprocher de la réponse et la prompte plusieurs fois de relire le texte où elle pourrait trouver le nécessaire.”
      Voilà déjà une très bonne piste.
      Tout d’abord, patience et longueur de temps. Il faut pratiquer sans se lasser. Nous vous en parlerons avec des trucs. C’est le temps qui fera tout.
      ” je pense vraiment qu’elle a besoin du double de temps pour un travail correct”
      C’est possible mais nous allons vous donner des trucs qui vont accélérer.
      Néanmoins, reprenez les apprentissages, repartez en arrière autant qu’il le faudra. Repartez parfois à zéro.
      “la mettre dans une classe inférieure”
      En effet, vous allez savoir quel est son niveau en peu de temps et alors, vous changerez le niveau s’il le faut.
      Regardez “à quel niveau commencer”.
      “Franchement, je m’inquiète car il y a les devoirs à rendre chaque semaine et l’exaspération a le meilleur de moi.”
      Pour les devoirs ce n’est pas grave, mettez en pause ou prenez du retard, expliquez au cours que vous cherchez son niveau (à votre fille).
      “Elle est intelligente et comprend vite beaucoup de choses mais il y a tant à récupérer!”
      Donc, en reprenant méthodiquement depuis le début, elle va aller de plus en plus vite.
      A la fin de l’année, elle aura rattrapé.
      “Mon mari qui n’était pas pour la garder à la maison veut qu’elle retourne à l’école”
      Pour qu’elle devienne illettrée ?
      “Pour couronner tout cela, vu les conditions de travail, je n’ai pas le temps de m’occuper de la dernière qui est en CP en EM et pour laquelle je me concentre sur le français et le calcul.
      En effet, quand je laisse travailler seule la grande, le travail est à refaire et donc tout ce temps de rattrapage est autant que je n’ai pas avec la petite.”
      Regardez “plusieurs niveaux”.

  • Merci pour l’article et les divers témoignages…
    Marre de culpabiliser et de se poser 10 000 questions pour rien finalement… juste à cause de tristes stéréotypes, faux qui plus est… On se sent encouragé et plus fort en vous lisant… ;o)

  • On va y remédier progressivement Lisa en lui donnant des choses qu’il aime et qui vont façonner sa capacité à accélérer un peu, suffisamment pour que les choses soient faites dans les temps. Inscrivez-vous sur ce site en page d’accueil.

  • Bonjour,
    En tant que maman de deux filles avec des tempéraments forts différents, j’ai remarqué que ma seconde, Athéna, a toujours été plus lente que sa grande sœur et ce, dans tous les domaines.
    Lors d’un travail de guérison familial, nous avons pu faire le lien entre cette lenteur et sa naissance. En effet, le rythme de sa naissance n’ayant pas été totalement respecté (malgré un accouchement à domicile) cela créa une sorte de réactivité inconsciente chez elle qui la maintenait dans un rythme très très lent, un peu comme si elle disait avec tout son être : “puisque vous m’avez pressée de sortir, ben maintenant, je vais prendre tout mon temps”… Après cette séance, ce tempérament s’était nettement amélioré. Ceci dit, Athéna apprécie toujours de prendre son temps.
    Voilà, ce petit témoignage pour dire aussi que notre naissance a beaucoup d’influence sur notre rythme intérieur et notre vitesse d’action à l’extérieur. Et j’en ai pour preuve, plusieurs exemples de personnes qui n’arrivent jamais à l’heure et qui ont été forcés de sortir d’urgence du ventre de leur mère à l’aide d’outils métalliques… A méditer.

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