“Tout va mal, l’homme est mauvais…”


"L'histoire a été dénuée de discernement et abreuvée d'intolérance et de profits, de suprématie de l'homme envers l'homme", dit ce papa fataliste.

Un peu de musique pour lire cet article ! deux odes qui anéantissent cette vision trop simple :

"L'homme est mauvais"

C'est le discours répandu partout. On oublie le bien et on ne retient le mal, comme un corps malade qui ne sait plus s'autoguérir et produit des métastases sans s'arrêter.

Pourtant, l'Histoire a surtout été une aventure extraordinaire, certes parfois gâchée. On a oublié qu'il y a eu l'art de la fugue, la sainte Chapelle ou Kheops, de grandes compositions musicales ou de grands livres. On oublie mille ans d'assèchement des marais, trois cents ans d'églises bâties, on oublie ces milliers d'architectes heureux, de paysans prospères, de gendarmes en paix.

Cette vision noire est distillée par un système qui tient absolument à ce que vous détestiez l'Homme.

L'homme et la femme pourtant sont des êtres extraordinaires qui ont fait et font encore des biens fous, bien plus puissants que le mal !

Rendez-vous compte que vous-même, en voulant sauver votre enfant, vous faites cette chose incommensurable que vous voulez aller vous battre contre un système ! Et ça va marcher, vous serez David face à Goliath.

On se rassure en voyant tout en noir

Oui, car c'est moins fatiguant que de devoir se battre. On se rassure aussi en se croyant meilleur. Cela évite l'introspection. Si les colons étaient tous d'affreux pillards, je suis quelqu'un de bien ! Fadaises.

Notre époque paresseuse ne veut pas étudier, elle aime entendre les sirènes du catastrophisme et de l'horrible pour se rassurer sur une modernité qui, elle, est en effet la plus abominable chose qui ait jamais été.

Pourquoi devons-nous dire autre chose, donner de belles choses ?

Parce que les belles choses changent les personnes.

Et les personnes changent le monde en l'observant.

Mécanique quantique

La beauté, la vérité, la grandeur sont ferments de beauté, de vérité et de grandeur.

Notre regard change l'objet observé. Votre enfant sera tel que vous le solliciterez. Donnez-lui de mauvaises choses et il fera un monstre. Donnez-lui de bonnes choses et il sera un saint, ou du moins un brave homme, une femme droite. On devient ce qu'on fait, comme nous le disions dans un article crucial. Si vous décidez d'emblée que l'objet observé est mauvais, ignoble, alors il le sera de plus en plus, et c'est bien ce regard qui triomphe en Occident, suicidaire. Mais si vous observez l'Histoire ou l'Homme de manière bienveillante, alors vous changez l'objet et vous créez de la bienveillance. Encore que la bienveillance ne suffise pas !

L'objet observé change en fonction de l'observateur. Voilà ce que révèle la mécanique quantique.

Ou du moins révèle à nouveau car nous l'avons toujours su, l’Égypte déjà disait quel était notre pouvoir. Voici une infirmière souriante, dévouée, patiente, qui entre dans la pièce des infirmes et des blessés de guerre. Rien qu'étant telle, elle sauve et améliore les patients. Une autre intervient, irascible, méchante, et il y a davantage de morts. On a conduit des expériences semblables sur de simples plantes. Les résultats sont édifiants. Donc: amenez des louanges et des bienfaits, dites quelles merveilles l'Homme a pu accomplir contre les fatalistes et les accablés, et vous changerez ce monde. Car les pouvoirs néfastes souhaitent, eux, que le discours de mort se répande. Allez-vous leur donner raison ?

On a oublié le bonheur

Il y a aussi ce fait évident qu'on a oublié de penser au bonheur. Dommage, car si on savait ce que c'est, on y travaillerait beaucoup mieux !

"Je pense que tout va mal, que l'Humanité est mauvaise"

Oh ! que non. Il y a quelques fous dans un masse de gens raisonnables, quelques spéculateurs parmi des foules assez sages, des financiers malades et eugénistes dans des peuples qui vivent très loin de leurs calculs monstrueux.

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont des témoignages beaucoup plus isolés qu'on le pense.

Beaucoup de gens croient que le monde entier est pourri.

C'est faux.

Lorsqu'on voyage, on s'aperçoit que c'est le contraire: les braves gens sont la très grosse majorité. Même au Pakistan, en Iran ou aux USA !

Pourtant, demandez autour de vous: iriez-vous au Pakistan où les chrétiens sont assassinés dans la rue ? Jamais de la vie, disent-ils. Or, le Pakistan est plein de gens formidables et vous risquez moins votre vie que dans les rues de Paris...

Quand vous dites que le monde est pourri, vous signez votre reddition, vous dites que votre ennemi a vaincu car c'est ce qu'il veut que vous pensiez. Qui va gagner, vous, ou lui ?

Je termine enfin avec ce dialogue entre Reinhardt et Mao Tse-toung, dans Reinhardt Tarkand, de Max Montgomery:

"— L’homme voit en lui-même des choses noires. Il ne peut jurer de sa propre sainteté. De là vient qu’il admet le mal. Mais un jour il voit un bien qui se trouve en l’autre. L’homme ne connaît pas autrui complètement, mais il voit parfois quelque chose en l’autre qu’il aime en lui-même. Ce qu’il aime en l’autre et en lui-même, c’est une valeur très sûre, éternelle, une chose dont il est sûr. Si son esprit est élevé convenablement, s’il est vertueux, ce que l’homme aime au plus profond d’autrui est éternel. C’est pourquoi l’éducation est l’une des clés de l’accomplissement de l’homme. Pourtant, même l’homme sans éducation reçoit un jour la grâce qui vaut toutes les éducations. L’homme vertueux qui s’accroche opiniâtrement à ce qu’il aime en autrui commence à se sentir moins seul, apprend à se connaître, connaître ses limites et mise sur ce qui se trouve de plus solide au monde : ce qu’il aime en autrui. L’immédiateté de l’homme est en lui-même, l’éternité de l’homme est en l’autre.

— Eh bien, on dirait que cela s’ignore… L’homme nie tellement ce qu’il y a de bon en autrui qu’il le détruit, et il détruit jusqu’au monde.

— Ne te fais aucun souci pour le monde. Le monde, les arbres, les fleurs et les prairies seront toujours sauvés, parce que le bien de la grâce d’une seule personne l’emporte sur le bien naturel de tout l’univers et le reconstruit sans cesse."

Voir aussi :

L'homme est mauvais

  • Exactement ! En même temps que la distillation de ce mal, de cette vague de désespoir… Nous assistons aussi à l’émergence de tous ce monde qui, au courant de cet ennemi, offre tout autre chose. Comme en faisant l’école à la maison (ou en école à l’école mais en étant très attentifs), ces journalistes de la lettre santé qui se renseignent pour nous auprès de médecins, herboristes, etc. Mais aussi, ces historiens (et historiennes) qui se posent les bonnes questions pour rétablir notre passé, pas si noir où finalement on s’aperçoit que ce sont toujours “les mêmes” qui s’efforcent de nous faire peur. Oui ceux-là arrivent à nous faire peur en se servant du mal et du moche (qui les rongent), à nous de choisir si on veut que cette fameuse peur nous paralyse ou l’écraser à coup de bon et de beau !

  • En voyant tout ce mal et ces malheurs que l’homme afflige à ses semblables, on ne peut en effet que désespérer s’il n’y avait cette lumière d’espoir et d’apaisement que procure la foi.

  • Le monde est pourri intrinsèquement et il ne changera pas. L’homme y est en exil. Il doit retrouver sa patrie. Louis Cattiaux, auteur de “Le Message Retrouvé” en a connu la porte d’entrée. Lisez-le.

    • C’est une vision à laquelle nous ne pouvons souscrire: le monde est le reflet des hommes, ils trouvent ce qu’ils cherchent. Il est à conquérir. Il n’est pas un constat mais un champ de bataille extraordinaire et le lieu d’une sanctification. Il est ce que nous en faisons. Personne n’est obligé de rester toute sa vie dans cette décomposition.

    • Nous connaissons Cattiaux, qui est sympathique, pensant assez bien, mais qui n’est pas suffisant et qui, par ailleurs, s’échappe en choses vaines.
      Nous avons quelques livres fondamentaux qui, nous paraît-il, suffisent à maintenir dans la voie juste, et il n’y a que fort peu de discours complémentaires qui soient réellement utiles. Les auteurs qui manipulent les concepts fondamentaux doivent être sûrs et ils ne peuvent acquérir cette fiabilité que dans l’agir authentique. Cattiaux n’est pas dans ce cas. Les écrits surgis des villes ne peuvent presque jamais, par nature, toucher à l’essentiel, surtout s’ils sont le fait d’intellectuels; ils peuvent cependant impressionner par l’art de la pensée spéculative. Cela éblouit, sans doute. C’est cependant toujours du discours, aussi bien tourné soit-il, et non de l’accomplissement. Est-ce semence ? Rarement. Est-ce révélé ? Non. Cattiaux arase des tables et affirme qu’il apporte du nouveau, ce qu’il n’a pas fait. Il syncrétise allègrement, en s’éloignant de l’intuition alchimique font il n’a pas saisi l’essence. Une phrase telle que ” Nous avons pris l’habit de charlatan, car le mépris désintéressé du monde est moins dur à supporter que son admiration intéressée” est typique d’une fausseté de jugement et d’un plaisir des mots, qui appartient au monde. N’échappe pas aux mondanités qui veut.
      Il suffit d’avoir du talent pour éblouir, par des formules habiles. C’est à la portée des talentueux.
      L’hermétisme de l’Egypte ancienne est tout sauf un ensemble spéculatif, ce qu’il est hélas largement devenu dans les villes occidentales.
      Préférez ce qu’embrassent Gustave Thibon ou Schwaller de Lubicz. C’est à mille lieues de là.

  • Oui, il y a de belles choses dans le monde. Il suffit d’éteindre la télévision, la radio et tous ces médias de malheurs qui sont comme des charognards se jetant sur ce qui est mort (même si dans la nature, les charognards sont très utiles !). Ils sont même pires, car ils déforment souvent la vérité, et mentent très souvent…

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