Contestation de l’enfant. Démolir l’égo, démolir le jugement

La contestation est dans la culture maladive de la société française (et occidentale): au lieu que l'enfant soit mis au travail, il parle, il discute, il se regarde lui-même, il juge son travail, son apprentissage. On l'a amené à tout repenser. A parler, au lieu de faire.

Alors, en préalable, disons qu'il est excellent et nécessaire que l'enfant s'exprime. Un petit enfant qui conteste a des choses à dire.

Mais pour autant qu'il ne s'agisse pas d'un déni.

Il ne faut pas confondre discussion et contestation. Distinguez. Il en va de la santé intérieure de votre enfant. Freud arrive dans la société occidentale après la première Guerre mondiale et c'est à partir de là qu'on a le suicide de masse. Certes, il y a d'autres facteurs. Mais la révolte intérieure, la perte d'une sagesse naturelle, d'un équilibre tranquille, y sont pour quelque chose.

Obtenir de votre enfant est devenu une torture. Pour vous mais pour lui aussi. Parce que vous passez par la case mentale "validation" ce qui devrait être naturel. On arrête l'enfant dans son élan lorsqu'on parle de ce qu'on est en train de faire. Faisons sans débattre.

Nous avons amené l'enfant dans le monde fou de Freud. L'enfant psychotte. Et nous avec lui.

enfant-conteste contestation http://l-ecole-a-la-maison.com

Quand cela a-t-il commencé ? En disant qu'il a un problème, vous avez jugé votre enfant. Ce n'est pas votre faute, c'est dans la culture. En Occident, on est beaucoup trop dans l'égo, le regard sur les gens, sur soi.

Les bons maîtres de karaté, jadis, ne permettaient jamais qu'on discute. Ils imposaient. On exécutait mille fois et ensuite, éventuellement, dans les vestiaires, on pouvait causer 1 minute ou deux. Mais le reste du temps: au boulot et en silence ! Pas un mot sur le tatami.

Au lieu d'exécuter simplement et sans contestation préalable, il y a débats, négociations, justifications. On commet cette erreur dramatique de confier à l'enfant le choix. Il le porte sur lui et ça l'écrase. Et naturellement, il s'oriente vers la facilité dans 99% des cas.

Les adultes font la même chose. Ils vont plus facilement faire un procès à leur employeur que d'aller le trouver une fois, deux fois, trois fois, pour essayer de s'entendre, pour essayer de lui pardonner; trop dur pour eux. Ils vont plutôt se retrouver dans un procès qui leur coûtera 5 ans de vie et 15.000€. On choisit une voie de facilité qui en fait complique tout.

La vraie facilité, c'est l'effort. C'est lui qui va vous libérer. L'effort ne coûte que quelques instants. Regardez l'image de l'accouchement. Vous préféreriez que l'accouchement dure un an, avec des douleurs plus étalées, ou qu'il ait lieu en quelques instants et qu'on en finisse ?

Eh ! bien, les contestations et les remises en cause ne font que reporter le problème, diluer mais sans rien arranger. Ce serait bien plus simple de faire les choses en se déconnectant. Quand vous passez l'aspirateur, ne vous dites pas "je passe l'aspirateur et je déteste ça", déconnectez-vous en faisant les choses tranquillement. Sans essayer d'aller vite.

De même, déconnectez l'enfant. Qu'il ait totalement l'habitude de s'y mettre.  Discuter bousille tout.

Les petits Chinois ou les petits Japonais ne connaissent pas ça. Ils apprennent cent fois ce que les petits Occidentaux apprennent sans se poser de question. Ils sont dispos, leur cerveau est dispo, ils reçoivent comme des vases. Nous, on a des enfants bouchés. On a des petits syndicalistes à la maison. On leur a appris à "penser" et ils ne font plus.

Tous passe par le mental. Au lieu de dessaisir, de lâcher prise, on implique son mental, sa fierté, son bon-vouloir. C'est là que ça devient la guerre. Pourquoi l'Occident est-il belliqueux et fait-il la guerre à tout le monde ? Parce qu'on commence par le bon-vouloir des bambins. Il a un choix là où il ne devrait pas forcément l'avoir. Non pas que la discussion ou le choix soient néfastes en eux-mêmes, ils le sont au mauvais endroit: on discute de "comment vais-je étudier l'Histoire de Marie Curie" et non de "vais-je étudier Marie Curie ?" Il y a des questions qui ne se posent pas. De même qu'on ne discute pas gentiment de "est-ce que je vais essayer la cocaïne ?" Il y a des choses irrémédiables.

Où admettre la contestation ?

Il peut y avoir une contestation au sujet de la présentation d'un problème ou d'un interprétation historique: cela n'en enrichit que plus l'enseignement. Mais pas sur le fait d'enseigner ou d'apprendre. Ou de suivre des consignes.

Les discussions ne peuvent donc exister que dans l'acceptation initiale: oui, je me dois de travailler, d'apprendre, d'avancer, de découvrir. Et cette acceptation ne doit pas recommencer chaque matin. C'est ancré, c'est acquis. Le parent doit le considérer comme totalement acquis. C'est dès la racine du mal, dès que l'enfant tente une esquisse d'essai de brouillon de schéma de semblant de remise en cause, que vous devez être là et dire: "Non !" N'attendez pas qu'il ait dit les mots fatals: "Je ne veux pas travailler !"

Alors, s'il en est là, sans doute savez-vous aussi que votre méthode n'est plus adaptée. Nous en parlons par ailleurs.

Mais nous en sommes maintenant à un stade avancé où vous devez être à un bon niveau et où il n'y a plus de remise en cause, de révolte totale. Il peut ne pas être très en forme ou rechigner, mais tout remettre en cause, non.

Imaginez que vous êtes partis en famille en haut de la montagne. Il est normal, une fois arrivés à 20 mètres du sommet, que l'enfant dise: "Je n'en peux plus, on fait une pause" mais il serait anormal qu'il dise "Je ne veux pas faire cette ballade !" Voyez-vous ?

6-famille enfants crop nulle contestation

Imposez ! Soyez le capitaine du navire et non pas le délégué syndicaliste qui amène la division à la maison avec des bons sentiments. Les bons sentiments amènent le conflit, nous vous le disons souvent. Il vaut mieux être net que gentil. La vraie bonté n'est pas gentille. On n'est pas là pour juger et sentimentaliser ce qu'on fait mais pour faire. L'enfant a besoin d'avancer. La pratique, c'est la main, pas la bouche.

Imposez avec joie et plaisir, bien sûr, mais imposez. Nous vous montrons comment faire tout au long de l'accompagnement. Comme l'enfant en vient à apprendre vraiment et avec plaisir.

Vous allez faire du propre. Chasser tout ce qui est psy et autocontemplation. Chasser les bavardages et les négociations.

Que de blabla en Occident !

On préfère le blabla à la discipline, les classes sont des champs de bataille, hors de question de faire de la discipline ! Mieux vaut que tel bambin se fasse harceler que d'intervenir. S'il se suicide, pas grave, personne ne sera inquiété, les encadrants ne sont jamais responsables (incroyable tout de même de leur confier nos enfants, non ?). On a évacué l'ordre, l'autorité, le respect, les règles, et donc très vite la grammaire, l'orthographe (c'est si douloureux, vous comprenez...) et tout le reste. Les Chinois et les Japonais apprennent des dizaines de milliers de cas particuliers mais nos enfants, après en avoir appris 10, les pauvres, ils ont besoin de vacances. Surtout ne rien demander de trop.

Et même dans le monde de l'éducation alternative, on s'y met: ne plus rien imposer, se laisser bercer par le plaisir de l'autosatisfaction de n'être plus un maître, le plaisir de ne rien imposer: c'est de l'orgueil. L'enfant ne compte plus, on se fait plaisir avec ces méthodes, en réalité. Beaucoup d'éducations dites alternatives ne sont que de l'autopromotion égoïste de méthodes dites nouvelles (en fait éculées depuis les années 60) où l'on ne demande plus rien à l'enfant pour satisfaire un libéralisme total et stérile. Il y a là une influence américaine, une fois de plus.

Comme le dit cette maman, vous croyez que la maman lionne fait douze fois le tour de la savane pour expliquer pourquoi on croque les gazelles à ses petits, et comment on le fait ? Ou qu'elle leur dit: "Les pauvres, c'est malheureux, mais on est bien obligé !" ou "Débrouille-toi ! Quand tu auras faim, ça te viendra tout seul." Eh bien ! non, figurez-vous, elle emmène les petits et attrape la gazelle devant eux. Elle fait. Elle exécute. Et ils s'y mettent dare-dare sans causer. Ils font leur boulot. Faites votre boulot. Apprenez à l'enfant à faire son boulot. La causette, ce sera la récompense.

Que fait l'école, royaume du blabla et du désastre éducatif ? Du blabla. On a établi le blabla du consensus hypocrite et, bien sûr, les diagnostics, qui sont encore et toujours du blabla. L'enfant ne sait pas la conjugaison ? C'est qu'il est dys. Voilà comment on sauve les apparences.

Voilà la réalité de 99.99% du système scolaire. Une imposture.

Nous nous occupons d'enfants qui ont des 16 et des 17 à l'école et qui ne savent absolument RIEN ! Rien de rien.

La faute à qui ? Ils sont dans une culture de l'autocontemplation, de l'autosuggestion, de la critique, de la révolution, de la psychanalyse totalement infertile. Tout ça appartient au même monde: c'est un poison qui vient de la politique et du monde médical. Le monde politique psy a amené la frigidité générale.

Moi, je. Moi, je ! On demande aux enfants de venir à l'école, d'être là, et de "communiquer". Pas de savoir quoi que ce soit ou d'accomplir une vraie tâche, ni de faire quoi que ce soit de sérieux. Du moment qu'ils parlent, tout va bien.

Et vous faites pareil !

Mon fils est ci, ma fille est ça. Mon fils n'arrive pas à faire ceci et ma fille n'arrive pas à faire cela.

Stop ! Comment le pourraient-ils ? Qui le leur a appris ? Nous voulons dire: sérieusement appris ? On juge en permanence. Mon enfant a telle maladie. Vous direz que votre enfant est dysorthographique quand il aura fait 500 dictées. Combien en a-t-il fait ? 12. Peut-être 20. Ne dites pas qu'il en a fait 500, c'est inexact. Alors, ne dites pas qu'il est dysorthographique. D'ailleurs, voyez ceci:

Dyslexie dysorthographie et autres dys, la réalité (vidéo)

Et on dit: "Il est dysorthographique." C'est du jugement. Vous faites comme la police politique. Vous le psychiatrisez.

Ne plus arrêter à un instant T

Diagnostiquer, c'est juger. On arrête tout à un instant T et on observe. Non ! Vous n'avez pas à arrêter. La vie, c'est un déroulement, c'est une série de réussites et d'échecs. Vous n'avez pas à arrêter l'enfant et à le juger. Regardez-le en mouvement, en perspective, voyez ses progrès. Ne le disséquez pas.

On juge. Or, il est dit: "Tu ne jugeras point." Et pourquoi donc le Christ dit-il ça ? C'est parce qu'il ne faudrait pas avoir ce regard accusateur sur l'autre, dit le judaïsme hébraïque qui limite tout. Non. Cela n'a rien à voir avec le problème, ou si peu ! Le problème, c'est qu'on regarde l'être pour ce qu'il est et non pour ce qu'il fait, pour ce qu'il donne et donnera, pour ce qu'il produit et produira. On arrête le temps, comme Dieu, on se pose en juge supérieur, on se veut Dieu en disant: "Qui es-tu ?" C'est la question que Pilate pose. Question que seuls peuvent se permettre les héros de l'Olympe.

Or, on est d'abord par ce qu'on fait. On juge l'arbre aux fruits. Et pas aux fruits verts. Aux fruits de la maturité.

Comment l'école ose-t-elle juger les enfants ? Comment ose-t-elle, elle qui refuse qu'on la juge ?

"Pas de l'avoir mais de l'être ?" Même pas !

Les philosophes humanistes ne cessent de clamer "Vous jugez à l'avoir, jugez à l'être !"

Non plus ! Jugez aux œuvres plutôt et fichez la paix aux êtres. Sentimentalistes béats, autosatisfaits, égocentriques maladifs ! Vous êtes dans le culte de vous-mêmes. Cessez de leur fouiller les entrailles, de les sonder, de regarder le bout de leur nez, de les dévêtir à la manière de Freud, ce grand malade mental dont Jung disait qu'il se comportait comme un enfant de 3 ans.

On l'a dit, mais il faut cesser de se concentrer sur l'être. L'être n'a en fait aucune importance. Il y a des milliards de gens et il en vient d'autres milliards. Arrêtez de vous regarder le nombril. Les œuvres seules comptent. Est-ce que votre grand-mère vous jugeait ainsi ? Passait-elle son temps dans les officines des "spécialistes" ?

Ainsi, vous voudriez juger l'enfant. Mais il n'a encore rien fait ! Aussi, nous disons aux mères: cessez de juger l'enfant à sa maladie et la couleur de son eczéma: l'enfant guérit de tout par l'envie de ce qu'il va faire. Quelle envie lui donnez-vous ? Que lui proposez-vous de faire ? Pouvez-vous cesser de tout arrêter à l'instant présent ? Laissez la vie continuer ! Pouvez-vous faire cesser cette auto-contemplation suicidaire ? Cette auto-contemplation dont l'enfant se fout, parce qu'il a des rêves. L'enfant ne se sauve que par ce qu'il va faire.

Envoyez promener vos jugements, donnez du projet, parlez de demain et ne vous arrêtez que le jour où il y a un pleur. Une minute ou deux. Vous, seul avec lui. Et personne d'autre. Ensuite, reprenez le chemin. Parce qu'on guérit de tout, oui, de tout, si l'on veut bien laisser faire la nature qui recommence tout, qui panse tout, qui rebâtit tout (exactement comme elle recoud la plaie faite à la main).

Démolissez vos jugements et vos égos.

Ne laissez pas l'égo posséder votre enfant en l'habituant au jugement. Soyez bon: fichez-lui la paix, gardez vos distances, envoyez paître les psys, éloignez les médecins et tous les polluants à deux pattes.

Donnez à faire et à accomplir.

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17 Responses to Contestation de l’enfant. Démolir l’égo, démolir le jugement

  1. RD says:

    Entièrement d’accord,
    Dans notre culture, « psychotter », contester à tout bout de champ c’est très tendance, ça semble même devenir un signe « d’intello ». Voilà pourquoi, peut-être, de nombreux parents laissent et sont fiers même de voir leurs enfants, dès leur très jeune âge parfois, répondre à tout et pour tout, et « retourner », « renverser » l’ordre établi dans le foyer, à l’école, dans la société même. Et on s’étonne de voir tant de chaos?
    On juge un enfant très très tôt, que ce soit pour le bien ou pour le mauvais, mais c’est le prédisposer au bien ou au mal, sans le laisser vivre. Nous sommes, inconsciemment ou non, en train de « créer » la société de demain.
    Nous n’avons pas le droit de VOLER LEUR ENFANCE. Ce serait compromettre leur AVENIR.
    J’ai bien aimé ce sujet Rémy.

    PS: on ne peut plus mettre d’étoile?

  2. Héloïse Rémy says:

    Merci pour cet article à la fois rassurant et déroutant.
    Je ne suis pas adepte de la psychanalyse non plus.
    J’essaie de rester loin de la médecine allopathe aussi.
    Mais que faire lorsqu’un enfant sort vraiment du cadre ?
    Vers qui se tourner lorsqu’on n’y arrive pas seul(e) ?
    L’école à la maison résout nombre de mes réticences face à l’école classique, mais pas tout.
    Faire plutôt que de penser, voilà une belle source d’inspiration à méditer.

  3. Aïcha TRAD says:

    « l’enfant guérit de tout par l’envie » …. Cette affirmation est tellement vraie !!
    J’ai emmené mon fils de trois mois chez l’ostéopathe suite aux conseils d’une puéricultrice car il ne dormait que par tranche de demie heure et jamais plus de deux heures de suite, des coliques…Tout mon entourage m’a conseillé de tester l’ostéopathie.
    Il s’avère que la séance s’est très mal finie, mon fils a fini aux urgences pediatriques. Suite à la séance, son visage à doublé de volume, des hématomes et des pétéchies sur tout le visage et les épaules, ces yeux avaient disparus tellement son visage était gonflé.
    Aux urgences on a de suite pensé à un enfant battu tellement c’était à la fois spectaculaire et improbable de telles conséquences. Mon médecin de famille à dû intervenir pour supprimer ce doute !! Mon fils a été mis en surveillance, des prises de sang, échographie, mesure de la tension et d’autres facteurs toutes les deux heures pendant 24 heures.
    C’était un cauchemar, une terrible épreuve, les médecins ont finalement conclu que l’ostéopathe à exercé une trop grande pression, mon fils a été en apnée. Toute la nuit, nous avons prié pour éviter l’hémorragie cérébrale.
    LOUANGES à Dieu, mon fils va bien, Dieu l’a protégé du pire. Il a encore quelques analyses à faire.

    Je vous fais part de cette horrible expérience qui a eu lieu le mois dernier, c’est pour rejoindre et confirmer cet article. Mon fils a miraculeusement guérit de ces hématomes et pétéchies en une semaine !
    Pendant toutes ces heures de surveillance aux urgences, je n’ai pas pensé aux éventuelles complications, j’ai pensé très fort qu’il allait s’en sortir , et je chuchotais à l’oreille de mon fils, qu’il allait grandir, devenir fort, qu’il avait encore pleins de belles choses à vivre…. Les paroles et les sentiments jouent effectivement un grand rôle dans la guérison.
    L’enfant a une capacité extraordinaire à se battre contre les mauvaises expériences de la vie, ce sont les parents qui affaiblissent trop souvent l’enfant avec « ce jugement, ces questions » dont parle cet article.
    Aidons nos enfants à cultiver ce don de Dieu qui les rend si forts, et au lieu de les juger, remettons nous en question.
    Voilà mon humble expérience

  4. Christine says:

    Merci pour ce bel article qui émeut tant il semble aller au coeur des choses et des êtres. ‘Non in sermone Regnum Dei, sed in virtute’. …. Celui qui gouverne sa langue est un homme parfait … ‘ Dans un profond silence’ dit la Liturgie, Il est venu sur terre, et c’est alors que les Anges sont apparus en chantant.
    Nous croyons conjurer les peines et les difficultés de la vie par nos incantations aux enfants, au lieu de nous charger du joug et du fardeau qui deviendront suaves et légers si nous les portons à la suite de Notre Seigneur, pour guider nos enfants par son Autorité …
    Le cardinal Pie avait prophétisé : ‘Si Jésus Christ ne règne pas sur les sociétés par les bienfaits attachés à sa Présence, il règnera par toutes les calamités inséparables de son absence.’
    Les premières victimes en sont les enfants … Notre premier recours est la prière !

  5. Girol says:

    J’aime tout ce que vous dîtes dans cet article. Merci Cher Rémy, merci pour toute l’aide que vous nous apportez pour l’école à la maison et pour tout le reste. Vous avez changé le cours de notre vie par vos conseils et vos lumières. C’est du travail de vous suivre mais quel plénitude ensuite.

    • Rémy et Cécile says:

      Je dois être une sorte de prédicateur, finalement… espérons que je finisse bien. Bravo à vous de vos réussites, de votre ténacité ! Amitié.

  6. Marc says:

    Merci de votre compréhension. Je vais me procurer l’ouvrage que vous indiquez, et , je pense , le faire passer à quelques uns de mes amis aussi éberlués que moi devant leurs jeunes en révolte. (Epreuve loin d’être dramatique, mais parfois épuisante. En fait nos ados nous font réfléchir, avancer…,petits ils voulaient surtout nous faire plaisir)

  7. Ivan NOTE says:

    excellent article. Les enfants sans une autorité sur laquelle prendre « appui » pour construire leur identité deviennent anxieux. L’absence de limites et de marques d’autorité représente en fait une menace, car l’enfant qui sait n’avoir pas tous les moyens et les connaissances à sa disposition est au bout du compte effrayé d’être laissé à lui-même, avec la permission de tout décider, refuser, nier, il ne sait plus ce qu’il faut considérer comme bon ou mauvais, bref, le manque d’autorité représente un manque de repères, dont les conséquence à l’âge adulte peuvent être la crainte de ne jamais pouvoir contrôler sa vie. L’autorité des parents n’est pas non plus quelque chose qui montrerait la force de papa et maman. Elle a une autre signification. Elle est « clanique », elle permet de transmettre les valeurs de la famille , ce n’est pas qu’une question de « psychologie », c’est aussi quelquechose qui véhicule l’éthique à laquelle on va tous adhérer, qui va inspirer nos conduites, et c’est toujours une autorité qui s’inscrit dans une histoire et dans la grande histoire de notre civilisation. Les règles que cette autorité signalent s’appliquent d’ailleurs autant aux parents qu’aux enfants ( c’est en cela qu’elle est clanique), et là , nous sommes tous « embarqués », parents et enfants, dans la même aventure qui est … combat. Quand un skipper donne des ordres à l’équipage dans le gros temps, on ne discute pas , on exécute.

    • Rémy et Cécile says:

      Oui Ivan. C’est exactement ça. Finalement, la limite est aussi un lien. Nous en reparlerons dans notre vision des « cercles de l’éducation. »

  8. David R says:

    Bonjour Rémy et Cécile,

    Que pensez-vous de l’école démocratique, la classez-vous aussi dans les solutions vouées à l’échec ? (exemple : http://www.ecole-dynamique.org/)

    Au fait le site http://www.workingaway.com n’existe pas ! Que contenait-il ?

    Cordialement

    DavidR

    • Rémy et Cécile says:

      Exact, c’était workaway.com. Pour cette école, il s’en crée chaque année une quantité, chacune affirmant que « jusqu’ici on n’écoutait pas l’enfant », c’est la grande mode des initiatives dites démocratiques, mais pour l’instant, nous ne voyons aucune émarger en haut de l’affiche. Il ne suffit pas d’avoir de belles intentions. Nous avons des échos de tas d’écoles, y compris des Montessori, qui sont des naufrages. La plupart des gens sans expérience sont persuadés qu’avec leur coeur gros comme ça et leur écoute,; ils y arriveront. Or, l’être humain est plus compliqué que ça. La « bienveillance » seule ne marche pas.

    • Yonnet says:

      C workaway.com

      • Rémy et Cécile says:

        Yes miss. La promenade est toujours agréable ou vous êtes entre les mains de Tchétchènes psychédéliques ?

  9. Marc says:

    Vous avez cent fois raison !
    Je suis dans la panade, avec mes quatre ados, ayant cru bien faire en faisant confiance, en suivant l’ambiance où on n’apprend surtout pas à construire, à réfléchir, mais à consommer, où on agite des abstractions sans en avoir saisi le sens : liberté, droit, en dévalorisant les notions d’effort, de réciprocité. Voulant être compréhensifs, nous avons deviné avant qu’ils l’expriment les désirs de nos enfants… et nous avons pu les satisfaire. Cependant nous voilà contraints d’entendre leurs récriminations, leurs critiques, de subir leur opposition, leurs refus, d’assister impuissants à leurs démotivations. C’est la crise de l’adolescence parait-il, leur révolte est nécessaire à leur construction mais ça me crève, je ne les supporte plus ! Ils deviennent provocants, injustes, ingrats, idiots ! Je pense que j’ai trop tardé à réagir. Maintenant comment résister ? Tout d’un coup ? Progressivement ? Comment échapper au conditionnement bien encré, éviter ces habituelles confrontations ? Est-ce un savoir faire réservé à quelques bons éducateurs super formés ? J’ai trop discuté avec mes enfants, je me suis fait plaisir voulant être compréhensif.
    Mais quel modèle leur donner ? Pour quoi se battre ? Pour quel espoir ? Leur bonheur c’est de rester allongés avec leur smartphone, à communiquer avec d’autres allongés. Nous devons les martyriser pour les tirer de là, donner des limites « arbitraires, nulles, démentes ». Satanés écrans qui emprisonnent !Mais je n’accuse pas que ces appareils, nous avons été trop confiants et n’avons rien vu venir. Je m’étais contenté jusque là de leurs bons résultats scolaires, de leurs performances sportives, musicales, d’élèves raisonnables… de leurs QI de surdoués… Mais le bonheur n’est pas là me disent-ils !
    Vous avez cent fois raison, c’est l’action qui peut nous faire avancer, pas le blablabla, ni l’agitation.
    L’immobilité est aussi une force.
    Commencer par ne plus rien leur dire pourrait être une bonne chose, plus aucune exigence. (Ils peuvent rester couchés jusqu’au soir, regarder leur écran toute la nuit, ne pas aller au collège, ni au lycée… s’ils n’en ont plus envie… Pour manger nous leur ferons des pommes de terre midi, soir, tous les jours.) Ne plus rien leur demander. Dur à tenir , dangereux ? C’est peut-être mieux que toutes les discussions et les menaces inutiles. Sauront-ils trouver leur bonheur, se lever, aller de l’avant ?
    Mais comment font les familles où tout roule bien ?
    Merci pour votre article très éclairant.

    • Rémy et Cécile says:

      Cher ami lecteur, lire « La Pierre et le Sabre ». La puissance du silence est une clé. La faim et la soif également, personne n’oblige le parent à faire la cuisine à un révolté. L’expatriation en situation de responsabilité (workingaway.com). Et puis, diverses autres choses que nous voyons sur ce site, si vous vous souvenez.

      • Guy david says:

        Ce livre culte ( la pierre et le sabre), fut mon compagnon une bonne partie de mon existence, aujourd`hui (sur Sumatra actuellement), j ai découvert `Sapiens`de Yuval Noah Harari… de nouveau un bel ouvrage, je vous le recommande.
        amicalement David.

        • Rémy et Cécile says:

          Merci David, nous allons chercher ce livre. Et de votre côté, jetez un œil au livre de Rémy alias Max.

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