Apprendre à se battre ? S’endurcir ? Le vrai et le faux.

Apprendre à se battre

Il est très fréquent qu'une maman nous écrive pour nous dire que sa famille trouve normal que l'enfant pleure ou ne soit pas très heureux à l'école à cause des pressions, des rapports de force et des violences plus ou moins élevés à l'école. "Il faut bien apprendre à se battre", disent-ils.

Apprendre à se battre, s'endurcir : oui, mais...

"Ma famille me dit que cela fait mal mais il faut qu'il apprenne à se défendre et que se n'est pas à la maison qu'il saura et que je vais le détruire", nous écrit aujourd'hui cette maman qui ne se sent pas totalement d'accord.

Plus récemment: "Le plus difficile pour moi va être de convaincre mon mari car il me dit que l'école a quand même des points positifs, comme devoir faire des choses que l'on a pas envie......que la vie n'est pas toute rose et qu'il doit se forger !"

Apprendre à se battre sur l-ecole-a-la-maison.com

C'est très classique comme propos.

Dire "il faut qu'il prenne des coups, il faut qu'il s'endurcisse", c'est ne pas avoir réfléchi suffisamment à la question.

Ce qui ne veut pas dire que nous allons "cocooner" l'enfant.

D'abord, un détecteur

Vous avez un détecteur: si votre cœur est déchiré à cause de la manière dont votre enfant supporte les choses, alors nous vous demandons instamment d'arrêter maintenant ce mode de vie pour votre enfant. Vous sentez quelque chose.

Faut-il ou non apprendre à se battre ?

Oui, l'enfant doit apprendre à se battre. On attend de l'enfant qu'il soit capable de se défendre, pour lui-même d'abord, ensuite pour les autres. Il sera un adulte: il devra protéger ses enfants.

Cela veut-il dire qu'il faut que l'enfant encaisse tout ?

Non.

Apprendre à se battre crash-test l-ecole-a-la-maison.comAvez-vous appris à conduire en faisant des accidents de voiture ?

Vous n'avez pas appris à conduire en faisant des tonneaux, des têtes-à-queue ou des crashs-tests ?

C'est le même chose pour les enfants: on ne leur apprend pas en les plongeant directement dans le bain.


En commentaire d'un article, Sabrina écrit:

Récemment une mère m’a fait remarqué que les difficultés que les enfants rencontrent à l’école sont bénéfiques car c’est pour eux, une "école de la vie".
Mais à mon sens, l’école de la vie est vraisemblablement celle décrite dans ce présent article.


La violence, dans les relations humaines, est normalement rare et on doit y être préparé. Du moins, suffisamment. Mais pas forcément comme un authentique gangster. Et si l'on est une fille, juste de manière à se tirer d'affaire au cas où un mauvais type voudrait abuser de vous et pouvoir s'enfuir en le laissant sur place.

Ce qui veut dire qu'il y a un besoin d'un apprentissage préalable, mais sans violence. Tous les experts authentiques savent que la maîtrise s'atteint progressivement et non brutalement. C'est en ce sens que rares sont les bizutages intelligents: ils traumatisent plus souvent qu'ils édifient (contrairement à ce qui se faisait de manière rituelle et intelligente il y a encore 70 ans).

D. nous dit:

Notre (garçon) A. est toujours au roller hockey, discipline qu'il a choisi en début d'année avec joie. Malheureusement, il n'est pas doué là dedans. Le coach est un"gagneur"  et ne pense qu'à ses scores, et du coup A. nous raconte des maltraitance dont il est le sujet( type, les autres n'ont arrosé que lui avec leurs gourdes, ou lui ont fait des croches pattes) et que le coach ne voit pas ou refuse de voir.Il y va maintenant à reculons.  Jusqu'à présent, l'argumentaire du papa d'A. était d'endurcir notre fils, de lui apprendre à serrer les dents face aux contrariétés. Votre article va nous permettre de prendre une décision peut-être plus éclairée quand à la fin de l'année.
Notre réponse:
C'est heureux. Nous pensons que les activités où l'on va à reculons ne sont pas favorables à l'endurcissement mais au ramollissement et à la soumission. On est fort quand on se bat pour ce qu'on croit et aime. Un enfant se renforce en ayant de la réussite, pas de l'échec. Il peut très bien en baver et réussir mais dans l'humiliation, le rejet, il n'y a aucun gain, aucune virilité à acquérir pour lui, à cet âge. L'homme qui est vainqueur de ses ennemis n'est d'ailleurs pas forcément plus viril. La virilité est (entre autres) une capacité à maîtriser les situations; on ne maîtrise pas le rejet.

Virilité et rejet

On entend souvent des papas préconiser que l'enfant se durcisse. On entend souvent des mamans préconiser l'échec, parce qu'il faut savoir les accepter. Oui, mais jamais pour commencer. L'échec se trouve sur la voie de celui qui va quand même dans la bonne direction. L'échec n'est initiatique que dans la mesure où il alimente la voie. Pas s'il en détourne.

Vous ne ferez pas un garçon viril ou une fille forte sans leur donner d'abord et essentiellement de la réussite réelle face à l'adversité, mesurée en fonction de ce qu'ils sont.

Regardez les stages de survie de la Légion étrangère, parmi les plus durs: ils se font dans le cadre d'une réussite de groupe. Les stagiaires ne sont pas là pour affronter le rejet ou l'humiliation des autres.

Le rejet et l'humiliation ne grandissent pas l'enfant. Ils ne grandissent que l'adulte qui a déjà éprouvé la réussite et connaît sa valeur. Ne prenez pas le risque du mépris de soi-même avec un être humain qui n'a aucun certitude sur sa propre valeur.

Le rite de l'âge de raison

Chez nous, les enfants passent par les épreuves de 7 ans. Arrivé à cet âge, nos enfants ont tous dû passer des épreuves qui leur faisaient plutôt peur. Sous la surveillance de papa et des frères et sœurs aînés. Maman pendant ce temps, si elle ne veut pas y participer, prépare un bon chocolat chaud pour son bambin qui va revenir crotté et transi de froid...

Quelles sont ces épreuves ? Aller toucher tous les arbres du parc en moins de 2 minutes. Aller au-milieu du champ du voisin toucher l'épouvantail et revenir tandis qu'il y a peut-être, sait-on jamais, un taureau furieux dans le coin (il n'y en a évidemment pas): à l'enfant de surveiller, y aller à sa vitesse et revenir... sain et sauf (maximum 7mn). Se plonger dans la fontaine glacée ou jusqu'à la taille dans l'étang / la rivière / le fleuve (comme on a déménagé, on a expérimenté les divers cas), avec ou sans les chaussures (en fonction du fond, attention aux éventuels hameçons, bris de bouteilles...). C'est en général cette épreuve qui pose le plus problème car le froid, le petit n'aime pas beaucoup ça et il a peur des bêtes (serpents d'eau, anguilles, oursins (!) dont parlent les plus grands en grossissant le danger et, au bout d'un moment, en le moquant un peu. Mais ça peut être aussi aller à la ferme avec 5€ et ramener du lait, sans aide, demander l'heure à un inconnu si l'enfant est très timide, ramener une boule de gui d'un arbre etc. Vous improvisez en fonction de votre décor. Et enfin retour à la maison au trot en criant "hourra ! bien joué ! tu es avec nous maintenant !"

Evidemment, le papa connaît le terrain et assure à 100%, il est là quand l'enfant descend dans le fleuve et il n'y a strictement aucun risque. Il sait ce qu'il fait. Un bobo peut arriver, tout est possible. En ce cas, la maman ne va pas s'écrier en rentrant: "Je te l'avais bien dit que c'était idiot cette histoire d'âge de raison, je te jure !" Ces épreuves doivent rappeler à chacun qu'elles reflètent la vie et qu'il y a aussi des accidents imprévisibles dans la vie. Ce n'est pas en tentant de les éviter qu'on les évite, au contraire, les hôpitaux et les Ephad sont pleins de gens qui ne se sont jamais confrontés à des risques.Ce sont la plupart du temps de petits bobos, éraflures, dont on rigole.

La situation est parfaitement encadrée et sûre grâce au papas mais attention, l'enfant ne doit pas le savoir, on ne le rassure pas spécialement, au contraire, on lui dit - en fonction de sa peur - qu'il y a un risque plus ou moins important. On ajuste la tension en fonction de son courage. S'il est faraud et prêt à tout faire, on insiste sur le fait que c'est risqué, on rajoute des risques (imaginaires ou révélés en fonction de vos observations). S'il est mort de trouille, on le rassure plutôt. On ajuste. Le papa s'adresse à son fils ou sa fille d'une voix calme, rassurante quand il le faut, en général après que l'enfant refuse, peine à commencer, mais ne le couve pas du tout, il est implacable sur un point : "Tu dois réussir ces épreuves, tu n'as le choix. Ce n'est pas optionnel. Vas-y tranquillement, ça se passera très bien, je suis là de toute façon." Sans ça, l'enfant ne sera pas admis dans le cercle de l'âge de raison.

Il s'agit que l'enfant réussisse quelque chose d'assez dur, qu'il vainc sa peur, qu'il se fasse un peu mal s'il le faut ou du moins que musculairement il en bave un peu. Le papa arrête au bon moment, en général ça ne dure pas plus d'une heure et demie.

Plus tard, on peut dire à l'enfant: "Maintenant que tu as passé les épreuves de l'âge de raison, tu es un homme, on peut te confier ceci ou cela."

Vous voyez, ce n'est pas compliqué, mais l'alchimie va fonctionner.

Et naturellement, vous êtes encouragé à emmener l'enfant faire du camping ou réitérer d'autres exploits le dimanche en forêt, à la campagne, en ville... C'est en faisant des choses que l'enfant devient fort, pas en y pensant.

Ce type d'épreuve rappelle les anciens rites de passage à l'âge dit de raison, chez les Amérindiens (Amérique centrale, du Nord et du Sud), les Romains (qui offraient à ce moment la toge prétexte), les Spartiates, presque tous les peuples africains, les Japonais et bien d'autres. Vous imaginez bien que s'ils l'ont fait, ce n'est pas pour rien.

Apprendre à se battre passe donc par des phases très progressives et bien encadrées

On ne jette pas un jeune pompier dans un brasier le 15 août en plein maquis de la Drôme: il commence par éteindre un feu de palettes bien circonscrit. On n’envoie pas une jeune recrue en Afghanistan, on lui fait faire des exercices sans tirs réels. Il n'y a que l’Éducation nationale, qui n'a strictement aucun sens de ce que peut être l'éducation, pour envoyer de jeunes profs dans les quartiers violents. C'est très révélateur d'une manière de penser. On ne s'étonne pas que certains instits disent ensuite que l'enfant doive lui aussi subir le choc : "ça passe ou ça casse", "il faut l'endurcir", "la vie n'est pas comme ça, madame", et toutes ces sortes de réflexions stupides, qui tiennent davantage de vengeances personnelles que du conseil avisé. D'ailleurs, combien parmi eux seraient capables d'assumer une vraie bagarre à mains nues sans aller ensuite pleurnicher au commissariat ? Ils sont bons, pour pousser l'enfant à la bagarre, mais pas très forts pour s'y risquer.

C'est parce que ces profs le payent qu'ils entendent le faire payer; hélas, ça retombe sur les enfants, les êtres au monde les moins prêts pour ça. On n'envoie pas une jeune stagiaire présenter le bilan comptable de l'année, on n'envoie pas un mousse faire un quart sur un chalutier dans le canal trans-Manche.

En fait, retenons ceci: pas de traumatisme.

Or, le fait d'être exposé à une situation grave qui n'a pas été vécue et maîtrisée est traumatisante.

Qu'est-ce qu'un traumatisme ? C'est l'état de ce qui subit une sollicitation excessive sans préparation. Ce n'est donc pas forcément violent dans sa manifestation. Il n'y a pas besoin de sang pour être traumatisé.

Un coup de poing dans l'épaule d'un boxeur aguerri en guise de bonjour n'est pas un traumatisme. Dans l'épaule d'une jeune maman fluette et enceinte, ça le sera.

Le spectacle d'un accident de voiture mortel sera un traumatisme pour des personnes qui n'ont jamais vu cela, ce ne sera pas un traumatisme pour le pompier professionnel.

Par conséquent, une fois de plus, tout passe par la fréquentation des choses, autrement dit par la pratique. Cela, vous le savez. C'est vrai aussi dans ce domaine.

Un enfant qui n'est pas préparé aux joutes verbales, et au combat physique ne doit PAS être exposé aux insultes et aux coups à l'école. C'est aussi simple que ça.

apprendre à sa battre chez les Aztèques

Les exercices pratiques, même les plus rudes, jouent un très grand rôle dans la formation militaire des jeunes Aztèques.

Un apprentissage raté, c'est une souffrance

Envoyer son enfant au feu, sans qu'il ait appris, c'est le faire souffrir. Ce n'est pas ce que vous voulez.

On se rappelle qu'il y a des âges. Un âge pour chaque apprentissage. Donc, on n'apprend pas le combat au couteau à un enfant de 4 ans. Si c'est vrai dans le combat physique, c'est vrai aussi sur le plan moral et intellectuel: on n'expose pas un petit à une humiliation, une insulte permanente, un rejet même ! Un petit enfant ne doit pas être exposé au rejet d'une partie de sa classe. C'est traumatisant. Pour un adulte, ce n'est rien, ce qui lui permet d’ânonner : "Il faut qu'il s’aguerrisse", mais je lui dis aussitôt: "Êtes-vous prêt à prendre un couteau et m'affronter ?" Car le degré est le même. Une humiliation ou un rejet pour un petit, c'est comme un terrible procès ou un combat au couteau pour un adulte.

Le degré n'est pas le même: l'enfant a une sensibilité plus élevée, très élevée. Il ne s'agit pas de raboter cette sensibilité mais de la mettre à l'abri d'une âme et d'un corps solides.

Apprendre à se battre progressivement

C'est pourquoi, puisqu'on ne veut pas que cette sensibilité lui coûte, on la préserve en lui apprenant progressivement (seconde notion qui nous est chère) à se battre, dans des joutes qui respecte des règles.

Nous avons déjà raconté que nous organisons à la maison des combats rituels quand les enfants se disputent; ça aguerrit intelligemment, ça amuse aussi et le jeu permet d'intégrer une violence maîtrisée; ça crée une émulation, une assurance, une fierté, mais aussi une cohésion entre enfants. C'est ce que font toutes les espèces du règne animal : les lionceaux, les chatons, les chiots etc.

Il faut les faire, et donc la maman doit comprendre que la bagarre, c'est très utile. Mais les faire bien. Qu'il y ait des bobos n'a pas d'importance, il en faut ! Mais dans le bon cadre psychologique.

Quand nous étions petits, nous avons découvert ça avec un ami rugbyman qui nous a esbaudis, nous les garçons d'une famille plutôt protégée, après que l'un d'entre nous se soit pris un coup à la figure, en nous disant: "Quand on prend un point dans la figure, on rigole !" Notre culture a complètement changé et nous sommes devenus plus hardis.

Il va falloir réapprendre à ne pas trop protéger l'enfant et même à ne pas trop s'en occuper, d'arrêter d'être sur son dos. Notre filleul circule de manière assez ridicule en vélo avec casque, genouillères, coudières et pantalons épais parce que sa mère est épouvantée à l'idée qu'il fasse une chute; des parents surveillent et accompagnent leurs enfants partout, il leur paraît absolument scandaleux et digne de peine de prison de laisser un enfant dans une voiture plus de 5mn.

Attention à un matriarcat castrateur. La douceur, la compréhension, le dialogue, le consensus peuvent être tout aussi extrêmes que la loi du pus fort. Les maladies mentales, les frustrations, les injustices et les tranquillisants sont le résultat inévitables d'une absence de virilité et de franchise, de faits assumés, sans excuse facile, d'honneur et de résolution immédiate avec ou sans sourire. Mieux vaut un jugement de Salomon que 12 ans de procès. De tout ce ramollissement naît un excès, il y a un abus qui risque d'étouffer l'enfant et en faire un être veule et même servile.

Ne soyons pas sans cesse sur son dos à le brosser dans le sens du poil. Respectons sa vie privée.

Mais attention aussi à un patriarcat suicidaire qui emmène l'enfant sur la pente dangereuse du risque inutile, du trauma, de l'incident qui auront le même effet.

Sachons ne pas nous en occuper !

On ne voit plus d'enfant aller acheter seul du pain à la boulangerie, on n'en voit plus qui chasse seul les moineaux ou les belettes en forêt, on n'en voit plus beaucoup qui se fasse de cabane seul. L'article du Monde dit: "une étude britannique citée par le Guardian vient de révéler que les trois quarts des enfants anglais passent moins d’une heure par jour dehors, soit la durée de promenade recommandée par l’ONU pour… les détenus." « Laisser ses enfants sans surveillance deviendra bientôt légalement impossible… », s’inquiète Lenore Skenazy. Et, ce qui est très vrai: "Nous confions des enfants à un baby-sitter à l’âge où, autrefois, c’était eux qui gardaient les petits voisins." On ne risque pas d'avoir, à ce train-là, de grands aventuriers...

Disons de même que la génération des Sébastien Loeb ne reviendra pas, avec les limitations de vitesse et l'obligation de conduire comme des retraités de l'Urssaf...

Les combats pour la justice

Les enfants qui se disputent fréquemment sont des enfants qui ne sont pas en cohésion parce qu'ils n'ont pas "souffert" ensemble, c'est-à-dire peiné ensemble; apprendre à se battre ensemble est alors primordial. Le combat rituel, organisé, et les tâches en commun, sont en cela de bons vecteurs (rappelons qu'il est bon que la génération des enfants se voit d'une certaine manière liée entre elle par rapport à la précédente, donc au lieu de nager dans une fausse communion inter-générationnelle qui ne peut survenir qu'à l'âge adulte, vous faites en sorte que les enfants s'entraident face à vous - il ne s'agit bien sûr pas de les maltraiter, mais vous userez d'une justice qui n'a pas toujours besoin de savoir le détail des choses; nous en avons déjà parlé).

Les gens qui ont été traumatisés dans leur enfance, brutalisés à l'école, rabotés dans leur sensibilité à l'école ne font pas de bons combattants. Ils font des gens conformistes, craintifs, soumis, fuyards (et leurs opinions politiques y sont associées). La violence contre l'enfance fait une société de la soumission.
La société d'autrefois était plus virile parce que les enfances étaient plus douces et plus éducatrices en même temps.

Les bons combattants ont été élevés à l'abri des grands traumatismes d'enfance et ils ont reçu une grande certitude en eux, par l'amour donné des parents. Cela, nous l'avons vérifié au karaté partout dans le monde, à la guerre, dans les armées, dans l'Histoire, dans la rue, dans les joutes verbales et intellectuelles.

Les pseudos champions violents et dominateurs que sont les gosses battus jouant les caïds, sont de très mauvais guerriers. Ce sont des petites terreurs mais lorsqu'une personne décidée s'oppose à eux, c'est la débandade rapide, en moyenne survenue avant la troisième rencontre. La petite terreur est douée pour le premier choc, c'est son élément, mais ce prédateur naturel est incapable de penser une quatrième épreuve. Il n'y a pas de structure, il n'y a que du spontané, et généralement sans maîtrise, avec juste de bons réflexes. Nous vous disons cela si vous êtes confronté à l'un de ces voyous.

Apprendre à se battre intelligemment

C'est ce qui explique que l'Occident a été pendant longtemps le plus fort: ses enfants étaient élevés solidement et sans traumatisme. Les armées de traumatisés sont dispersées à chaque fois ou presque. Le rapport de force est proportionnel au niveau d'instruction mais plus encore d'éducation dans la prime enfance.

Il s'agit donc de donner à l'enfant des combats dans des conditions favorables. Voilà pourquoi l'enfant, avec sa maman à la maison et des copains choisis, suffisamment doux et énergiques, sera plus tard un bien meilleur combattant.

Il en découle que, dans les faits, non, on n'envoie pas l'enfant à l'école "pour qu'il s'endurcisse"; la réalité étant qu'à l'école, il se ramollit. Les défaites et les traumatismes dévirilisent le garçon et "dé-féminise" la fille.

Indifférenciation, territoire

Nous en avons déjà parlé dans l'article sus-cité, mais pour rappel, outre les traumas, l'enfant à l'école va être déboussolé par deux facteurs: l'indifférenciation, l'un des plus sûrs destructeurs d'âme (autrement dit la barbarie) et le problème du territoire.

L'enfant a besoin de reconnaissance existentielle, de ne pas être dans l'indifférenciation, d'être reconnu, avec ses compétences (plutôt qu'avec son être, parce que ça ne veut rien dire: comment fait-on pour reconnaître un être, on lui dit : "je te reconnais pour ce que tu es ?" La belle affaire, et ensuite ?).

En outre, il n'est pas chez lui à l'école et cela perturbe son apprentissage. C'est pour cette raison, entre autres, que les apprentissages se faisaient en lieux sacrés: dojo, temple... On est chez soi quand on est dans un site universel, divin. Une bonne école sera donc contrainte de rétablir un sentiment de confiance en créant un décor très rassurant, pratique, lumineux et si possible chargé de sens, de façon à donner à l'enfant le sentiment qu'il est en territoire ami. Il bon d'établir des signes de sacralité, et qu'une loi ad hoc soit adoptée. De cette manière, plutôt qu'une jungle agressive, l'enfant sera en zone paisible et fertile répondant à une loi qui dépasse les lois humaines subjectives: il n'y a pas de maître absolu en ce monde donc personne n'a à exercer "sa loi". Apprendre à se battre dans ces conditions est valable.

Ne pas aguerrir est aussi contre-indiqué

Vous ne pouvez pas non plus cocooner l'enfant, l'élever dans du coton et vous le sentez instinctivement si vous êtes une femme: vous savez que la capacité à se défendre et à défendre les autres est vitale, c'est ce que vous aimez en l'homme idéal. Si l'enfant, fille ou garçon, n'a pas du tout appris à se battre, il se trouvera tôt ou tard en situation d'être traumatisé. C'est pourquoi vous ne devez pas surprotéger l'enfant. Il doit apprendre. Les enfants des familles nombreuses apprennent naturellement; ce n'est pas suffisant. Vous pouvez le faire vous-même, ce qui vous évitera les conflits. L'être établi en lui-même doit l'être solidement.

Éventuellement mais franchement sans obligation, un forum en parle: https://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20101112010110AAZoVuS

  • BANCE Ahelya dit :

    Bonjour!

    Voici un article qui remet en cause beaucoup de choses, touche au problème de fond, à commencer par notre propre positionnement par rapport aux autres, nos craintes, notre peur du rejet.

    Difficile quand la génération de parents actuels a déjà été rabotée par l’école, la destruction de la famille, le féminisme meurtrier.
    Les hommes ne défendent plus leurs épouses, ni leurs enfants.
    Et afin de ne pas poser le véritable constat, on aura vite fait de croire que le problème vient du plus fragile et du plus petit qui ne sait pas s’adapter à la classe, à l’entreprise, à la société.

    Les conséquences? Une recrudescence, pour ne pas dire une explosion des cas de maltraitance tous azimuts.
    Les adultes sont devenus faibles et se retrouvent très facilement dans les filets de manipulateurs qui s’en donnent à cœur joie!
    Comment un parent psychologiquement émasculé pourrait-il apprendre à son enfant à ne pas avoir peur, l’aider à se forger, se défendre quand pour lui-même il n’y arrive pas?

    • minois dit :

      ce que vous dîtes me parles, le père fuit ses responsabilités , l’enfant a pris la place. Et c’est ce modèle que mon fils va suivre?

      • Rémy et Cécile dit :

        Il suivra le modèle que vous lui proposerez. L’enfant suit ce qu’on lui a montré et s’il est bien enseigné, vous n’avez rien à craindre.

    • Emma dit :

      Parfaitement d’accord Avec la maltraitance tout azimut et de surcroît, on laisse faire, on est obligé de sortir du système pour y échapper !

  • brehal dit :

    Un grand merci pour cet article. Apres un an d’école à la maison, notre fils a enfin parlé des vexations qu’il subissait par les autres enfants l’année dernière . Brimades, pas forcement méchantes mais moqueuses et qui déstabilisait profondément notre fils qui ne peut comprendre que l’on soit méchant gratuitement (je ne dis pas que c’est un ange !). Mais notre fils est candide, un peu hors du temps (il n’a jamais aimé les voitures “cars”, il préférait les vieux tracteurs ou des trains). Il a un grand sens du bien et du mal, de la justice, des règles à respecter (meme s’ils ne les respectent pas toutes !). il n’est pas “à la mode” et lorsque ses amis de classe lui demandaient le prénom de son amoureuse, il en restait pantois.
    Son retard scolaire était une grande source de raillerie de la part de ses camarades, en particulier concernant son écriture.

    Ce matin, j’ai eu une psychologue au téléphone lui disant que nous avions refusé de faire un bilan affectif pour notre fils destiné à comprendre sa grande anxiété observé l’an passé. Cette dernière a justifié ce bilan par la possibilité d’avoir des outils pour l’aider. Mais madame, lui ai-je répliqué nous avons eliminé l’unique source d’angoisse de notre fils ! Je reste sensible toutefois à la bonne volonté des thérapeutes de nous aider, en reconnaissant qu’enseigner à la maison est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre. Notre fils a presque rattrapé son retard scolaire. Les résultats sont bons puisque je reçois régulièrement les encouragements de la logopède qui le suit.

    Lorsqu’on me demande quand est ce que je remettrai mon fils en classe, je réponds, lorsqu’il sera prêt, lorsqu’il sera armé pour se battre. Pour l’instant, je le laisse grandir dans toutes les acceptions du terme.

    • Rémy et Cécile dit :

      Très bonne réponse à la psy.
      Voilà un exemple de ce que l’enfant ne peut être en permanence comparé, confronté aux autres. Il ne s’y retrouve plus.

    • marie P dit :

      J’aime bien votre commentaire à la psy.Ce serait bien de pouvoir vous contacter,j’ai l’intuition que vous avez un fils unique comme le mien.Bon le mien rentre en cm1 il a 9 ans il va à l’école .Mais dans l’ecole où il rentre s’il est dans un mal être, je le retire tout de suite j’arrête de me poser 1000 questions

  • Caroline dit :

    Bonjour,

    Aujourd’hui les conditions à l’école sont complètement favorables à la violence. Comment voulez vous qu’une maitresse gère 28 élèves en moyenne. Même en maternelle. La violence s’installe obligatoirement. On met depuis 2, 3 ans le harcèlement scolaire car ils tuent des enfants un véritable problème, idem pour les jeux style la tomate, etc.. Quand un enfant est victime de violence, les parents pensent à 2 solutions : soit on change l’enfant d’école et pour le public il faut une dérogation ou on le change de classe quand c’est possible. Et la 3ème solution pourquoi on organiserais un système d’école à domicile ? Avec le corps enseignants vous viendrais chercher les cours que votre enfant travaillerais chez lui etc… le temps de terminer son année tranquillement chez lui en sécurité. Jamais cette solution est proposée pour protéger l’enfant de ses boureaux. Les boureaux sont excus et encore si papa ne sont ni politiciens, ni profs, niavocats, ni donateurs de fonds à l’école, durant 2 semaines, 2 semaines de plus de vacances pour l’enfant. Aura-t-il compris ? NON. Même la justice condamne rarement la violence scolaire engendrant un suicide chez l’enfant victime. Et pourtant c’est de l’homicide, cela devrait être du pénal donc de la cours d’assises et au meilleure des cas cela va au correctionnel est encore… La violence scolaire tue d’une manière ou d’une autre, et il faut savoir protéger nos enfants à temps !

  • Fathia KHANFOUSS dit :

    Merci beaucoup pour cet article. nous, nous faisons des batailles de cousins et de la lutte afin de décharger les tensions

    • Rémy et Cécile dit :

      Bonne technique ! ou avec les oreillers.

      • minois dit :

        nous faisons de longues joutes verbales, ce qui a le don d’énerver les maîtresses qui n’ont plus grand chose à apprendre aux enfants: au moins ils ont de bonnes appréciations pour leur élocution!!!

  • hanae dit :

    Bonjour, très bon article qui m’a permis de constater que je n’étais pas folle de trouver anormal le fait que ma fille revenait en pleurs de l’école à cause des enfants qui l’embêtaient dans la cour de récréation. Effectivement, elle ne sait pas se défendre et garde tout dans son cœur jusqu’à en pleurer. Merci pour cet article car il m’apporte des réponses concrètes. Y a t-il d’autres façons de préparer son enfant, à part le combat rituel?

  • nadia dit :

    Merci ! excellent article, un point très important.

  • Nathalie dit :

    Merci, très bon article.
    Comment ne pas imaginer que ce n’est pas une volonté délibérée de nuire??

    Le: “il faut savoir se battre”, en voilà un terme qui m’a toujours raisonné comme “anormal”, petite fille, je ne comprenais pas….. et je ne comprends toujours pas…..

  • cynthia josephine-francois dit :

    J’avoue que j’ai souvent entendu ces remarques” si il ne va pas a l’ecole il ne saura pas se defendre” et j’avoue aussi me sentir demunie suand mon fils revient de ses activites exterieures et qu’il se plaind des moqueries ou que untel la pousse et s’est moque, choses que ces enfants font ts les jours a l’ecole. Je ne sais pas trop comment lui apprendre a se defendre ni physiquement ni verbalement car comme dit dans l’article j’ai un pount de vue adulte et je ne peut pas me mettre dans ses baskets, pour moi ce qu’il me raconte c’est parfois minime, mais pour lui c’est une vrai souffrance. Je ne sais pas vraiment comment m’y prendre. Quand vous parlez de preparation pas a pas je ne comprend pas trop, pourriez vous me donner des exemples de preparations a la violence exterieur? Pour le coup apres la lecture j’ai plus de questions que de reponse… Si je comprend bien il lui faudrait un training ( formation) en apprentissage de defense ok mais je fais sa comment ? On joue a se battre physiquement avec des oreillers? Mais encore.. Il existe des reponses un peu moins physique comme repondre aux moqueries ou railleries .. Dois je le taquiner ? Et s’il ne saisie pas le deuxieme degre?
    Erf!! Ca c’est vraiment le sujet qui me fait douter de ma capacite a le preparer au monde de dehors.
    Il est tres doux et gentil et je voudrais parfois qu’il soit plus ferme plus arme fasse aux pti bullies qui agressent sans raison..
    J’ai bien penser aux arts martiaux ou sports de combats mzis il est trop petit ( 6 ans) je voudrai trouver des idees, trucs et astuces pour le preparer en attendant qu’il ait l’age de rentre en club.
    Je sais que trop bien que le monde exterieur n’est pas le monde des bisounours..
    Help?

    • Rémy et Cécile dit :

      Oui, vous pouvez l’armer, mentalement déjà, en lui lançant des défis. On en reparlera spécifiquement. Les challenges peuvent être physiques, chronométrés etc. Rangement des courses en 2mn, par exemple, avec lui. Petits bras de fer, yeux dans les yeux etc.

  • rollande dit :

    Excellent article qui vient renforcer ce que je savais : un enfant n’a pas a apprendre à se battre pour s’en sortir. L’école doit être un lieu d’instruction et non un ring pour s’en sortir. Dans le collège de mes garçons c’est à devenir fou. Les enfants se battent dans les salles de cours et l’enseignant reste assis à sa place en attendant que les enfants s’arrêtent de se battre d’eux même. c’est inouïe !

  • Mélanie dit :

    Je ne me suis pas fait intimider à l’école, je crois que le fait que mon père m’a toujours dit; si quelqu’un te fais du trouble, ne te laisse jamais faire, parle lui et si cela ne suffi pas, défend toi, je serai toujours là pour toi et je vais te défendre si tu as une punition du directeur de l’école.
    Je jouais souvent à la lutte avec mon père. J’ai toujours senti qu’il me faisait confiance, il m’encourageait et remplissait bien son rôle de me protéger. Mon conjoint prend des court de karaté, il transmet ses connaissances à nos trois filles et ils font de la lutte ensemble, nos filles adorent ces moments. Je leurs dit ce que mon père me disait, ne te laisse jamais faire, je suis là pour te soutenir. Il y a beaucoup d’intimidation à l’école que mes filles fréquentent, elles ne se sont jamais fait harcelé. Alors je crois que cela découle de tout ce que l’on fait ressentir à nos enfants la confiance et estime.

  • paris myriam dit :

    bjr ma fille de 6 ans et timide et une maman ma dit que ma fille et gentille.et pas rapport a d autre enfants elle et assez préservait et elle n osent pas simposer .et en plus c est une enfant fragile .elle a eux bcp de probleme de santé et plusieur h opilaliser suite a des bronchite athmatique et une forte concipation et ext elle et bcp suveilez pas les medecin
    .elle une un rejet a l ecole a couse de sa .elle a eux du mal a s en remettre .en ce momment elle a du mal a apprendre a lire .c est ma fille je veuut que sont bonheur pour elle .et elle a une envie c est de devenier gendarme et pompier .j ai peur que certaine embéche ma fille de c est réve .parce que elle a du mal a lire .je fait appel a vous en hugence pour ma fille que j aime de tout mon cœur .sa maman

  • minois dit :

    BRAS DE FER yeux dans les yeux, j’ai une question que faire avec l’enfant s’il ne fixe pas votre regard?

    • Rémy et Cécile dit :

      Ne forcez pas la pudeur d’un enfant, préservez-le de votre regard, qui doit être exact: d’une juste intensité au juste moment.

  • Sabrina Thibaut dit :

    Combien de fois j’ai entendu ce discours malheureux… “les violences à l’école c’est incontournable, c’est formateur, c’est l’école de la vie, ça endurci l’enfant….” “vouloir échapper aux brimades des enfants, c’est se voiler la face…. c’est le lot des parents trop protecteurs qui ne veulent pas confronter leurs enfants au monde réel….”

    Ohhh oui ! Qu’est ce que je l’ai entendu ce discours ! Et quand vous contre argumentez ce discours …. on vous donne le sentiment d’être un extra terrestre….
    Donc ravie de lire que cette perception des choses soient aussi largement partagée.

    L’école à la maison c’est aussi redoubler d’effort pour préparer nos enfants aux violences futures (psychologiques, physiques, émotionnelles)… alors que parfois nous même n’y sommes pas toujours bien préparé.

    Parents ! faisons pour le mieux avec les moyens dont nous disposons puisque nous avons déjà cerner le problème…. au grand bonheur de nos enfants.

    Salutation, et bon courage à toutes et à tous.

  • stephan sanchez dit :

    Un SUPER!! article à lire et mettre en pratique pour notre développement personnel et après pour les autres.

    BRAVO!!!! Rémy et Cecilie

  • alexandra alonso dit :

    Merci pour cette article qui vient directement valider mes intuitions.
    Mes deux filles ont grandi en Afrique ou les enfants etaient doux, aimants et respectueux d’un ordre intrinseque bien different de celui de l’Europe. En arrivant ici, ce fut le choc et la non comprehension totale des comportements des enfants europeens… sarcasmes, jalousie, competition… et tout cela dans une ecole privee alternative soit disant a l’ecoute des enfants et de leurs besoins… Apres deux ans ou je me suis fais violence et aussi a mes enfants, pour leur donner le temps de s’adapter… je realise que tres naturellement elles ne veulent pas s’adapter car ces comportements sont depourvus de bon sens selon leur appreciation… et j’en suis fiere!
    Vive l’ecole a la maison et les enfants aimes et aimants 🙂
    Encore merci Remy et Cecile!

  • Raita dit :

    Entièrement d’accord!

    Une personne travaillant pour l’Education nationale (IEN) m’expliquait avec une certaine fierté (d’un air de supériorité): “il faut que votre enfant apprenne à se défendre, à se battre, c’est comme ça chez les animaux, il y a un dominant et des dominés. Un enfant doit donc apprendre à se faire une place, défendre ses idées etc”

    Une personne travaillant pour l’Education nationale (enseignante) disait à une jeune maman comment elle s’y prenait pour que son enfant cesse de donner des coups aux autres enfants: “je demande à celui qui a reçu le coup de lui ramener la pareille” “Tu le tapes aussi”

    Honnêtement, à l’échelle ADULTE, ne sont-ce pas là des actes répréhensibles?

    Ceux qui encouragent de telles pratiques au sein des écoles sont en réalité des personnes en souffrance affective, et devraient d’urgence se faire SOIGNER.

    Les parents devraient comprendre ça. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas!

    Merci Rémy et Cécile pour cet excellent article.

  • Christine CREPILLON dit :

    Encore un article excellent, qui nous donne des arguments sensés à rétorquer à tous ces sans-cœurs qui trouvent tout à fait normal que l’enfant subisse brimades, coups et vexations à l’école !
    L’humiliation n’est jamais une bonne école, elle donne des adultes apeurés et déséquilibrés.
    Je trouve très intéressante cette idée de joutes verbales, mais je ne vois pas du tout comment en organiser.
    Je comprends mieux pourquoi mes deux fils aiment s’affronter de temps en temps par du chahut qui ressemble à un simulacre de catch, mais en appartement cela me vaut régulièrement des ennuis avec des voisines adeptes de l’enfant sage comme une image qui viennent me menacer de se plaindre au gardien et me considèrent comme une mère laxiste !

    • Rémy et Cécile dit :

      Sans doute qu’elles n’ont pas d’enfants…
      La vie passe avant tout. Elles s’y habitueront et regretteront un jour le temps où l’on entendait des enfants.

      • Christine CREPILLON dit :

        Le pire est qu’elles ont des enfants, qui ne doivent pas broncher et être totalement soumis à leur mère, et uniquement dans l’excellence à l’école. Je n’ai jamais eu envie d’avoir des enfants incolores pour ma
        part !

  • katia olivier dit :

    bonjour j’ai honte mais avant de retirer ma fille de ce cercle infernal ,je pensait plus ou moins se genre de réflexion ,pour moi l’école était un mode de vie a subir c’est dingue quand j’y pense ayant moi-meme subit des choses terribles a l’école et bien non vas -y ma fille c’est normal l’école de la vie ,mon dieu ,mais bon plus de regrets elle entame sa 4 eme a la maison ,plus de pressions pour la rentrée prochaine un vrai soulagement ,merci a vous Rémy et Cécile vous avez été d’une grande aide dailleurs je suis abonnée chez vous pour cet année donc j’aurais certainement plusieurs conseils a vous demander

  • Hug & Helo dit :

    Merci pour cet article qui sait mettre le doigt là où il faut. Ce système est vraiment mensonger et ne vise pas à construire des êtres épanouis et forts… car ceux-ci seraient moins manipulables et moins commerciables. Avec toute la connaissance acquise par l’homme aujourd’hui, le monde aurait la capacité de développer des sociétés fortes, stables et épanouissantes. Mais pour cela, il lui faudrait également la vraie intelligence qui mène à la vie, à ce dont nous avons vitalement besoin et ce que nous sommes réellement. Cependant, le monde dans lequel nous évoluons et survivons, n’a pas cette intelligence, c’est certain. A tous ceux qui se posent toutes sortes de questions et qui cherchent vraiment le sens d’une telle existence, en affirmant et assumant les choix qu’ils prennent (bien sûr à contre courant), prenez courage et continuez prudemment et certainement, car la prise de conscience initiale qui vous a permise d’en être là aujourd’hui n’est pas un hasard.

  • carole dit :

    Bravo pour cet article. Cela correspond à ce que je pense et à ce que j’ai tjs pensé mais,devant le discours des profs/directrice/et même directrice de crèche(!), j’ai bien tenu ce genre de discours mais n’ai pas été entendu. Et pire, après, face à mes enfants, j’ai même tenu le même discours qu’eux pour justifier le fait de les remettre à l’école, jour après jour, mois après mois, année après année. Et encore… Parce qu’au fond de moi, je me sens démunie, et effectivement, faible par les raisons que vous donnez. Je ne crois pas que l’on en guérisse comme cela même avec les meilleures intentions du monde mais on peut essayer et j’essaie. La prise de conscience est le 1er pas mais il est encore plus dure de s’assumer et de se faire confiance quand on connait ses “défauts/faiblesses” depuis plusieurs années et qu’on échoue encore très/trop souvent à s’affirmer et à se maîtriser. Merci pour votre discours et message.

  • Marion dit :

    Encore une étude avec du bon sens!
    Merci pour tout ces encouragements
    A l’heure d’aujourd’hui beaucoup de traumatismes détruisent l’identité des enfants..réagissons vite!

  • pascal laumailler dit :

    Encore une superbe étude!
    Merci pour tout ces encouragements
    Trop de traumatismes scolaires détruisent l’identité des enfants..réagissons vite!

  • chalopin dit :

    Bonsoir, Remy, Cécile, j’approuve vos dire, et qu il est important, de protégé nos enfants, de l’enfer qui vivent à l’école, j’aurais connue ce style d’apprentissage des années, en arrière, mes aîné, en aurais profité, et ne serait pas dans un état de mal être, et de manque de confiance, demain je suis convoqué avec ma fille au Juge, concernant le changement d’école, je trouve ça in or mâle d’être obligé de ce justifier à l’égard de nos propre enfants, elle est belle la loi

  • Gwendoline Noël dit :

    Voilà un article qui me déculpabilise enfin car c’est comme cela que je pense. Or pour tout mon entourage “l’enfant doit être confronté à des situations de lutte à l’école “!!!! Dur dur de se aire entendre et comprendre mais qu’importe le principal est le mieux être de mes loulous!

  • Bénédicte dit :

    super article, merci de mettre en ordre et en mots nos “ressentis”, très valables, de mamans.
    J’ ignore pourquoi c’est si dur de les analyser nous mêmes et de les expliquer mais, ça aide de les lire écrits par d’ autres 🙂
    Les ayant lus, je suis certaine que je pourrai retenir les arguments.

  • rojdi dit :

    totalement d accord avec vous !
    article très intéressant .
    merci

  • NOTE IVAN dit :

    Les discussions sur ce genre de thème sont extrêmement difficiles. Si je dis: ” filles comme garçons, il faut que nos enfants soient des guerriers”. Je sais que je vais susciter immédiatement de nombreuses réactions. Qui seront différentes les unes et les autres. En fait la difficulté vient des définitions personnelles que nous donnons au mot “guerrier”. Chacun en lisant le message ne va pas réagir au message lui-même mais aux significations personnelles que ce message suscite en lui. Les réponses ne sont donc pas des réponses au message mais au discours intérieur déclenché par le message. Donc avant de donner un avis personnel, il serait bon de 1/ prendre conscience des pensées qui ont traversé notre esprit au moment où nous avons pris connaissance du message, 2/ revenir sur le mot « guerrier » et convenir de ce que cela peut signifier pour chacun.. Les mots de la langue ont une signification consensuelle commune globale, mais ont surtout une signification très précise, personnelle, intime, qui implique notre histoire, notre culture, nos propres standards, nos valeurs. Qu’est ce que ça veut dire guerrier ? On n’ a pas fini d’en parler ! mais il faut commencer par définir les termes avant de discuter.
    C’est ce qui permettra d’échanger des points de vue de façon constructive et acceptable
    je ,ne fais que rappeler là tout ce qui concerna la médiation cognitive : entre nous-même et le monde, il y a nos pensées. Entre nous-mêmes et nous-mêmes, il y a nos pensées. Tout passe par nos pensées.

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