Niveau de l’école: comment faire pour l’évaluer

Pour évaluer le niveau de l'école, vous avez aujourd'hui un outil extrêmement pratique: ce site. Et plus précisément cette page.

Pour savoir quel est le niveau de l'établissement, voici comment vous y prendre.

Vous verrez, vous n'avez besoin d'aucun outil et cela sera instantané. N'est-ce pas formidable ?

Niveau de l'école

Le bonnet d'âne a changé de têtes : maintenant, c'est les profs !

Mais pourquoi évaluer le niveau de l'école ?

Parce que c'est mon enfant et que je ne veux pas qu'il perde un an de sa vie à ne rien apprendre. Et comme la Constitution me fait l'obligation d'assurer une instruction à mon enfant...

La méthode éprouvée

Pas besoin d'avoir de trucs ni de faire de stage. Il y a un truc simple.

Vous êtes prêt ? Alors voilà: demandez tout simplement à l'enseignant... ce qu'il compte faire le prochain trimestre avec ses élèves.

Il ne s'y attendait pas ! Question redoutable qui risque de le faire chanceler. Ne restez pas trop près de lui, il y a risque de chute.

Voyons maintenant les réactions.

Réactions à la question du niveau: Les différents cas

Commençons par CE1, CE2, CM1 et CM2.Ce qu'on appelait il y a peu le primaire.

Si l'enseignant vous fait une réponse floue, c'est que le niveau est quasi-proche de zéro. En effet, ce qui ne se sait pas s'énonce en langage flou, approximatif et semi-incompréhensible tandis que ce qui est su s'énonce en langage clair (et cela, ce n'est pas nous qui l'inventons, c'est un sieur qui s'appelait Boileau dont la célèbre phrase traduite en anglais donne : "Whatever is well conceived is clearly said, And the words to say it flow with ease").

L'enseignant sort des choses qui vous feraient penser que vous n'y connaissez rien. Vous pourriez passer pour un(e) ignare si vous ne saviez pas que ce jargon inintelligible n'était le fait d'une imposture: l'Education nationale compense l'incompétence par un discours compliqué.

En ce cas, l'enseignant(e) parlera d'acquisitions, de pédagogie et de diverses choses avec des mots peu clairs: le fameux jargon Education nationale. N'ayez aucune crainte: si c'est impressionnant, ce n'en est pas moins totalement inoffensif.

Plus agaçant, il peut aussi arborer un sourire un tantinet impertinent, comme si c'était lui votre patron, et non le contraire. Vous percevez dans ce sourire quelque chose qui ressemble à : "Ma brave petite dame / mon petit monsieur, ici, c'est moi qui sait, pas vous."

Vous mettrez un holà et lui demanderez sans ambage si l'enfant saura lire, s'il fera des rédactions, des dictées, s'il apprendra des poèmes, s'il fera les opérations mathématiques (et lesquelles), s'il verra l'Histoire et quelles périodes.

Si l'enseignant répond un peu à côté de la plaque en vous disant: "Bien sûr, mais nous ne disons pas les choses comme ça, nous voyons l'Histoire de manière thématique et nous abordons blabla...", c'est que l'enfant n'apprendra rien ou presque. C'est, pour le dire en mots simples, du pipeau !

En revanche, s'il semble intéressé soudain et vous avoue à mi-voix que c'est exactement ce qu'il veut faire, voir les matières réellement et non le programme, alors vous tenez peut-être un bon enseignant. Le cas se présente mais ne préjuge de rien: encore faut-il que l'EN le laisse faire.

S'il s'agit du secondaire, même question, même traitement : discours clair ou discours confus à base de jargon typique de l'Education nationale. Si c'est clair, vous avez peut-être un bon enseignant, sinon c'est un très classique imposteur, formé à l'IUFM ou dans une "Espé".

Si toutefois vous avez encore un doute, vous pouvez poser une question plus directe: "comment accorde-t-on le participe passé" ou "qui était Bismarck". Si l'enseignant sait, vous le verrez tout de suite. S'il évite de répondre, c'est qu'il ne sait pas.

Vous voyez que les choses sont devenues extrêmement simples !

En résumé et ce qu'il faut retenir: A programme clair, discours clair. A programme proche de zéro, discours zéro.

Voilà comment les temps modernes sont devenus pratiques et vous permettent de gagner du temps 😉

PS: l'enseignant qui refuse de répondre (sur le mode "madame, je n'ai pas à subir à interrogatoire") a, pourtant, la même manière de choisir son garagiste ou son boulanger, n'ayez donc aucun scrupule, il fait pareil. Et de toute façon, il s'agit de votre enfant. Qui plus est, il ne se gênera pas lui-même pour faire subir des tas d'interrogatoires à votre enfant dans l'année. En ce cas, soyez simple et dites: "Je vois que vous n'êtes pas compétent, merci de m'avoir renseigné(e)" et vous vous préparez à faire l'école à la maison.

D'ailleurs, nous savons comment faire pour élever le niveau.

niveau de l'école: sachez tirer un scud

Scud au décollage

PPS: il est fréquent que l'enseignant soit très sympathique. Ce n'est pas un critère à prendre en compte. Toute la gentillesse du monde ne fait pas une compétence. Certains très bons profs ne sont pas aimables. Ce n'est donc pas le critère à retenir. Notre expérience montre que les meilleurs enseignants sont parfois maladroits avec les adultes tout en étant excellents avec les enfants.

Pour mieux comprendre pourquoi cet article, nous vous livrons ce courrier édifiant, émané de SOS Education:

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Chère amie, cher ami,

Lors du déjeuner de Noël que nous avons organisé à SOS Éducation, un invité a lancé cette curieuse et intéressante question :

« Quand le naufrage de l'école a-t-il précisément commencé ? »

Autour de la table, nous n'étions pas tous du même avis.

Certains considéraient que c'est en mai 68, avec la remise en cause complète de l'idée d'autorité, qu'on a commencé à saper la possibilité même de la transmission.

D'autres soulignaient les effets délétères de la Loi Haby sur le collège unique, en 1975, pour les enseignements disciplinaires.

Pour ma part, j'ai vraiment vu les choses changer... à partir de 1989.

Cette année-là, en effet, des idéologues connus sous le nom de pédagogistes ont réussi à s'emparer des Écoles normales d’instituteurs pour les transformer en Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), inspirés par le modèle des camps de rééducation communistes.

Lionel Jospin, qui était alors ministre, a en effet promulgué une Loi d’orientation sur l’école qui leur a permis de verrouiller dans ces IUFM l’accès à l’Éducation nationale, et de s’assurer que tous les nouveaux enseignants seraient désormais soumis à leur idéologie.

On appelle maintenant ces IUFM des ESPÉ (pour École supérieure du professorat et de l'éducation), mais le principe est resté exactement le même : leur but est que si certains étudiants se montrent indociles, critiques, ou même simplement dubitatifs vis-à-vis des dogmes pédagogistes, on puisse les éliminer avant leur titularisation.

Dans ces ESPÉ, les futurs professeurs ne sont plus formés à la discipline qu’ils se préparent à enseigner, mais conditionnés suivant les principes des « sciences de l’éducation ».

Les « sciences de l’éducation » se divisent en deux parties.

La première partie rassemble toutes les théories politiques et sociologiques qui justifient le bouleversement de l’école organisé par les pédagogistes. Il s’agit donc d’un endoctrinement idéologique.

La seconde partie des « sciences de l’éducation » concerne les activités que l’enseignant doit animer en classe avec ses élèves au lieu de faire cours, car selon les pédagogistes, il faut que les élèves « construisent eux-mêmes leurs savoirs ».

Puisque l’enseignant n’est plus là pour transmettre des connaissances, il ne sert à rien qu’il connaisse sa discipline. En revanche, il est nécessaire qu’il sache pourquoi il ne doit plus faire cours, et comment il doit occuper ses élèves pendant qu’il sont avec lui.

Comme tous les camps de rééducation, les ESPÉ sont organisés pour briser la personnalité des étudiants, puis les façonner en fonction des besoins de l’institution. Une fois accomplie cette besogne, on vérifie que le futur professeur est bien formaté en lui demandant d’écrire un mémoire, dont le but est de mesurer sa capacité à reformuler dans ses propres termes les dogmes du pédagogisme.

De nombreux ouvrages ont décrit les exercices absurdes et humiliants auxquels les étudiants des ESPÉ doivent se plier. Par exemple, on demande à de futurs professeurs de littérature de mélanger les mots d'une scène de tragédie classique, puis de la reproduire avec des Playmobiles dans une boîte à chaussures.

La formation en ESPÉ joue aussi sur les privations de sommeil, par le système des stages, choisis par l'administration de manière à imposer le maximum de trajets aux étudiants.

Les étudiants d’ESPÉ témoignent souvent du dogmatisme exceptionnel de leurs formateurs. Bien que la plupart n’aient plus vu un élève depuis des années, parfois même des dizaines d’années, ils ont une foi aveugle dans leurs théories éducatives, qui s’accompagne toujours d’un mépris complet des professeurs du terrain.

La baisse dramatique du niveau des nouveaux enseignants, qui sont maintenant recrutés avec 4/20 de moyenne au concours, est largement amplifiée par cette formation délirante.

Or une étude menée par la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis a démontré que le niveau des élèves dépend avant tout du niveau du professeur. Ni le diplôme des parents, ni leur niveau de revenu, ni le lieu d’habitation, ni aucun facteur socio-culturel ne pèse autant dans la balance que le niveau du professeur.

C’est une évidence pour les connaissances de base, comme la lecture, l’écriture. Si l’instituteur ignore l’orthographe et la grammaire, s’il fait des fautes à chaque ligne et forme mal ses lettres, comment apprendra-t-il aux enfants à lire et à écrire ?

Mais le problème est tout aussi grave dans les classes supérieures : un professeur d’histoire qui ne fait que proposer à ses élèves des comparaisons de documents choisis pour leur degré de repentance mémorielle ne suscitera pas l’intérêt. Son « cours » ne s’inscrivant pas dans un ensemble vivant et concret pour lui-même, il paraîtra d’autant plus abstrait et terne aux enfants.

Cette évidence est contestée par les pédagogistes. Selon eux, les grands savants sont presque toujours perdus dans les hautes sphères de la pensée. Comme le Professeur Tournesol, ils seraient bien incapables d’enseigner quoi que ce soit à des enfants. Les enseignants, eux, n’ont pas besoin d’en savoir trop. De cette manière, il ne risquent pas de se couper de leur public.

Mais, toujours selon les pédagogistes, le problème de l’Éducation nationale est que la plupart de ses professeurs sont d’anciens « bons élèves ». Ils ne peuvent pas comprendre les difficultés des mauvais élèves, puisqu’ils ne les ont jamais vécues eux-mêmes. De là leur volonté - personne n’avait eu cette audace avant eux - de chercher à recruter les futurs professeurs parmi les mauvais élèves, car ils seront plus proches des élèves en difficulté.

Proches par leur niveau intellectuel, leurs goûts, leurs habitudes de travail.

Ainsi les pédagogistes espèrent-ils arriver enfin à créer la classe idéale : une classe où le professeur ne serait plus au-dessus des élèves. Il serait au milieu d’eux, il collaborerait avec eux pour élaborer des solutions et inventer des réponses à leurs questions. Le professeur doit se persuader qu’il a autant de choses à apprendre de ses élèves que l’inverse. Il doit se mettre à leur écoute. C’est la condition pour que la classe devienne un lieu de collaboration, un laboratoire où les élèves et l’enseignant-médiateur découvrent le « vivre-ensemble ».

Qu'une poignée de fanatiques puissent souhaiter ça pour leurs enfants, on peut le déplorer, on ne peut malheureusement pas l’empêcher (et encore faut-il voir où les pédagogistes scolarisent leurs enfants).

Mais qu’un pays évolué comme le nôtre se laisse dicter une politique aussi délirante de recrutement et de formation de ses professeurs, ça, non, c’est impensable.

C'est la raison pour laquelle de nombreux professeurs, parents et grands-parents d'élèves ont rejoint les rangs de SOS Éducation.

Nous militons pour que les professeurs soient recrutés à un haut niveau d'exigence académique, et pour qu'ils soient bien formés, avec des méthodes éprouvées.

Nous militons également pour que l'on remette la transmission des savoirs au cœur de la mission de l'école.

Et nous formons nous-mêmes, dans nos ateliers, plusieurs centaines de professeurs tous les ans.

Cette année, par exemple, nous avons proposé les formations suivantes :

* Enseigner la graphie et l'écriture au CP * Apprendre à compter avec un boulier * L'apport des neurosciences pour les apprentissages * Gérer les intelligences multiples * Apprendre à l'enfant à se concentrer * Enseigner les mathématiques avec la méthode de Singapour...

Et bien d'autres !

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

PS. Dans son excellent ouvrage Les Déshérités, un jeune professeur de philosophie, François-Xavier Bellamy, raconte que ses formateurs en IUFM ne lui répétaient qu'une seule chose : « Vous n'avez rien à transmettre. » Il montre ainsi comment l'Éducation nationale produit, par le conditionnement de ses nouveaux enseignants, une nouvelle sorte de nihilisme qui est le terreau fertile de toutes les propagandes et de tous les fanatismes. Si nous continuons sur cette lancée, nous allons tout droit vers l'effondrement économique et culturel de notre pays, et peut-être même vers la guerre civile

niveau de l'école

  • Ahelya dit :

    Bonsoir,

    Ahahha! Méthode testée et approuvée, réponses consternantes, parents anesthésiés à chaque réunion.
    C’était simple, dès le début de l’année, réunion parents-profs, les enseignants se couvraient dès le départ en annonçant la couleur. On sent qu’ils font ce qu’ils peuvent.

    À ma question au prof de français 6ème « Qu’allez-vous proposer en lecture cette année? » : « Heu ben, déjà je vais voir le niveau des élèves, à part quelques uns c’est très faible, donc je ne peux pas vous dire. » Le reste de l’anne a été à l’image de la réponse : que dalle.
    Hummm OK, OK. Les autres matières? Rhaaa la la la madame, mais c’est des révisions de CM2 donc rien de nouveau madame.
    Sinon en histoire-géographie? Ah ben voici mon email, je vous répondrai rapidement. J’attends encore…

    En primaire c’était : « les enfants sont intenables, les acquis sont très fragiles, on ne finira pas le programme mais c’est pas grave hein, ils feront l’année prochaine. Quoi l’anglais madame? Ah ben désolé, je ne suis pas formée, on a une seule collègue mais elle a déjà sa classe donc bon, tant pis. Sinon on part à la neige en février. Voilà, voilà des questions? »
    Et même discours l’année suivante, tête penchée sur le côté ou expression faciale annonçant la dépression à venir sous trois semaines.

    D’ailleurs notre contrôle du 15/12 dernier n’a pas porté sur les connaissances mais sur le programme (CX10) qui ne colle pas avec les nouveautés grand cru 2016 de Wonder Najat.
    Sur la manière dont les enfants contactaient leurs copains (?! Voui, voui, s’ils chacun avait son téléphone portable et un accès au réseaux sociaux.), s’ils regardaient les infos pour avoir d’autres sons de cloche (j’ai ri évidemment, la veille débat sur la liberté d’expression et l’avortement!).
    Comme si la guerre de 14-18 avait pas changé de date ou les révolutions russes…enfin bref.

    Tout cela n’a fait que prouver l’imposture à nos yeux. Nous en parlons autour de nous mais le réveil est difficile.

    • Rémy et Cécile dit :

      Consternant ces inspecteurs… Et pendant ce temps-là, les pontes de la Silicon Valley retirent tout écran à leurs enfants.

      • Ahelya BANCE dit :

        Exactement.
        Ils n’avaient rien à dire de particulier, instruction donnée, CPC suivis preuves à l’appui, une partie de leurs cours assurée en anglais en Sciences, philo, rédaction, histoire, géographie etc. Il fallait bien meubler.
        Le tout s’est fini sur la comparaison des écritures des garçons, l’aîné écrivant en cursive « hiéroglyphes fâchés » et le cadet en imprimerie « toujours nickel ».

        Toute l’hypocrisie des contrôles des familles en CPC révélée en quarante minutes…

        (Désolé pour les fautes, écrire sur clavier de smartphone pas si smart est une plaie en ce qui me concerne)

        • Rémy et Cécile dit :

          Réussir ce texte avec un smartphone, c’est quand même pas mal ! la question, c’est: en combien de temps ? 😉

  • Chemin31 dit :

    Chers amis, réfléchissons au Péché d’Orgueil!
    D’abord, sommes nous donc ,tous, des parents si exemplaires, si instruits?
    Puis, pouvons-nous, tous, aller interroger les enseignants et leur faire passer un contrôle de connaissances? Bismarck? Combien de temps faut-il, combien de lectures pour avoir une idée claire sur son action? Et si je ne suis pas moi même féru d’histoire, de politique, quelle motivation me poussera à cette étude? Et si je sais moi même, à peine écrire? Pour être franc avec vous, je ressens votre idée comme une humiliation.

    A part ça, oui, que les parents compétents instruisent nos futurs artisans, paysans…etc. dont notre société a besoin, des intellectuels aussi bien sûr! Et qu’ils aient pitié de nous, ceux qui n’avons pas appris grand chose, enseignants ou pas. Un grand merci à eux!

    • Rémy et Cécile dit :

      Ah ! oui, nous pouvons interroger l’instit, bien sûr. On interroge bien son garagiste ou son avocat afin de savoir s’il sera compétent. Pourquoi l’instituteur devrait-il bénéficier du mutisme du parent ? « ceux qui n’avons pas appris grand chose, enseignants ou pas » Mais, les enseignants sont censés maîtriser leur métier, et enseigner, savoir. C’est la base même de leur métier.

      • Chemin31 dit :

        Les enseignants de l’école primaire ne font-ils plus de réunion d’information dans leurs classes en début d’année? Ils y parlent du règlement de l’école et des apprentissages du cours en principe me semblait-il. Et chaque élève ne reçoit-il pas les livres de classe correspondant au cours suivi ce qui permet aux parents de prendre connaissance des notions abordées dans les différentes matières?
        Si ce n’est plus le cas en effet les parents ont le droit de savoir!(sans vouloir poser des colles aux enseignants, même si les accords du participe passé nous concernent tous, un jour ou l’autre!)
        Ne croyez pas ,malgré ce questionnement, que je n’apprécie pas votre blog, bien au contraire. Et permettez encore que je pose une autre question: est-ce que l’on doit apprendre aux élèves à chercher de l’information sur un ordinateur, à se servir de celui-ci intelligemment? Doit-on privilégier les livres? le cours magistral?
        Est-ce si sûr cette histoire édifiante des pontes de la Silicon Valley? Comment auraient-il pu soustraire leurs jeunes à cette invention qui met la culture à la portée de chacun? Nos enfants savent bien que tout ce que nous voulons savoir est dans l’ordinateur. Nous voient-ils consulter des livres à longueur de journée?

        • Rémy et Cécile dit :

          Nous savons bien, chère Sonia, que vous appréciez notre travail et nous ne voulons pas non plus vous heurter. Nous débattons ici. Le fait est qu’aujourd’hui, on engage des gens qui sont illettrés. On est titularisé avec un 4/20. Nous recevons sans cesse des témoignages de gens se plaignant d’une hauteur de ton de la part d’enseignants qui, pourtant, sont loin d’avoir une formation minimale ! Des enseignants qui corrigent en rouge et 3 points d’exclamation une opération mathématique… juste ! (6×5=25, note rageusement le prof) – à des parents très intimidés et très peu revendicatifs, moins que nous ne le souhaiterions pour tout dire, car il serait temps que « l’ignare » parent apprenne au « savant » prof comment on parle, écrit, et mieux encore considère la personne. C’est le devoir du parent de parler, il faut libérer la parole. Il y a des gens à fiche à la porte. Ils feront autre chose ailleurs… L’humilité manque beaucoup et rien n’est pardonnable à quiconque manque d’humilité. Qu’on soit nul, soit. mais qu’au moins, on n’en fasse pas son cheval de bataille. Soyons nets: on n’a pas à faire du bon sentiment avec l’enseignant. On n’est pas là pour le cajoler. Il est compétent ou il s’en va. Et cela, c’est vrai dans tous les métiers. S’il est compétent, il faut le protéger, l’aider, le défendre, le payer, lui donner des vacances, le soutenir en un mot: c’est évident.
          Oui, il y a bien une réunion d’information où l’on expose vaguement ce qui va être fait, on n’a là aucun contenu, on ne sait pas ce que sera ce contenu: scandale. Les enseignants refusent de parler, ils ont « leur » contenu et il faut l’accepter tel quel. Avec un peu de sens, on sait déjà que l’on est dans le bien-pensant, l’étude biolight, l’amusement de surface, l’activité sociale en fait. Certainement pas dans l’instruction. C’est d’ailleurs un mot tabou. Il n’est point question d’instruction. Il n’est pas question de lire, écrire ou compter, ce sont des notions réactionnaires ou, au mieux, désuètes, sans intérêt. On fera « mieux que ça ». On fera tellement bien qu’à la fin de l’année, l’enfant est toujours au même niveau. Il n’a fait que grandir et il a appris de la cour de récré ou de son foyer.
          Oui, il faut privilégier le livre et oui, l’écran est banni des meilleures institutions – du moins en pahse d’apprentissage et de concentration. L’écran est bon, comme nous l’expliquons, pour l’illustration. L’EN se fourvoie donc magistralement. On sait tout sur à ce sujet, on a suffisamment d’études portant sur le cerveau.
          « Nos enfants savent bien que tout ce que nous voulons savoir est dans l’ordinateur. » Certes pas, chère amie ! On n’y trouve que très peu de choses, pas le milliardième de ce qui se passe dans un cerveau, même d’enfant.
          « Nous voient-ils consulter des livres à longueur de journée? » Voilà le hic en effet. Parents, lisez ! Nous les encourageons à lire devant l’enfant et essayons nous-même de lire devant eux. A table, une lecture… très bon.

          • Chemin31 dit :

            Tout ce que vous dites est vrai, je le sais, des enseignants eux même m’ont dit des choses plus graves encore, mais il faut admettre aussi que les parents qui sont en relation avec ce site ont eu affaire surtout avec ces incompétents ! Faut-il généraliser? Ma voix est là en sourdine pour respecter dans cette profession « impraticable », des plus difficiles de nos jours, les bonnes volontés qui restent.
            Dans ma famille, dans mes activités je fréquente des enseignants. Ils ne demandent qu’à sortir de cet enfer.(enfer des programmes, des directives, des paperasses, des parents déficients par rapport à l’éducation , perdus dans le consumérisme, émules de « Barbe à papa » (qui pouvait tout faire pour satisfaire le moindre désir….)
            Mais c’est vrai aussi qu’ils rencontrent des parents admirables, aidants, des enfants polis, courageux, créatifs, et d’autres moins axés sur le travail scolaire mais ouverts sur le monde, sur la nature….
            Ces enseignants se méfient de l’ordinateur, mais ils vont y chercher de l’information plusieurs fois par jour.
            Nous vivons dans de constantes contradictions. Tout n’est pas noir, rien n’est blanc. Il faut se méfier.Quelqu’un de ma famille a voulu me monter le summum de la bêtise l’autre jour. C’était sur YouTube, une adolescente qui expliquait qu’il y avait plusieurs lunes et des dinosaures cachés quelque part. Et bien moi, cette adolescente je l’ai trouvée touchante, courageuse, créative…
            De qui doit-on se méfier ? De ceux qui savent?
            Je sais cher Rémy que vous non plus vous ne vous moqueriez pas de cette adolescente. Comment apprendre et rester libre dans sa tête?
            Ces élucubrations ne peuvent rien apporter ici, c’est entre vous et moi! Effacez!

  • AlineSarah dit :

    Je fais l’école a la maison pour ma grande ( à cause de violence à l’école ).
    Ma deuxième est dans une école alternative en maternelle et je ne sais pas quoi en penser. Je souhaitais la garder l’année prochaine en CP. Mais suite à votre article, je vais prendre le temps d’envoyer un e-mail à la maîtresse : se qui lui permettra de prendre son temps pour réfléchir et me répondre. ( il n’y aura donc aucun piège ) j’aviserais en conséquence avec la certitude de faire le meilleur pour mon enfant.

    Merci encore pour votre travail ! Vous nous êtes d’un grand secour.

    • Rémy et Cécile dit :

      Merci Alinesarah, soyez prudente tout de même en écrivant à l’école. Vous avez bien vu ce que nous disons à ce sujet ?

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