Ce n’est pas en faisant faire de l’informatique aux enfants qu’on fait de bons informaticiens


Voici le message stupéfiant que nous recevons:

Madame, Monsieur,

Nous vous proposons une approche exclusive d’initiation à la programmation informatique pour vos primaires, basée sur les neurosciences et qui vise en même temps à stimuler l’aptitude au raisonnement et les fonctions cognitives de tous vos élèves, tout particulièrement ceux précoces ou ayant des troubles neurodéveloppementaux.

Nos programmes, mis au point par des chercheurs du CNRS et de l’Institut Neurosciences de la Timone, sont conformes à ceux de l’Education Nationale et s’intègrent dans le programme scolaire (cycles 2, 3 et 4) comme périscolaire.

Nos animateurs apportent avec eux tablettes, drones et robots, aussi aucun équipement de votre part n’est nécessaire.

Nous travaillons déjà avec une trentaine d’établissements scolaires sur toute la France. Nous pouvons également vous proposez un programme 100% en ligne avec des outils adapté à votre activité.

Nous pouvons si vous le souhaitez mettre en place en test d’ici la fin de cette année.

Pouvons-nous convenir d’un rdv pour que je vous explique plus en détail notre approche ?

Je tiens à votre disposition une plaquette pour tout renseignement complémentaire.

Bien à vous,

Julien D., société X

Nous répondons:

Bonjour,

vous dites: « Nous vous proposons une approche exclusive d’initiation à la programmation informatique pour vos primaires, basée sur les neurosciences »

Pour commencer, nous déconseillons l’informatique aux primaires, comme tous les patrons de la Silicon Valley d’ailleurs. Les travaux sur le sujet sont formels: écrire à la main et lire des supports papier développent bien mieux le cerveau, la mémorisation, le raisonnement, la logique, la chronologie etc.

On sait que chaque heure passée devant un écran est plutôt nuisible au cerveau.

Nous nous servons de l’informatique, certes, mais de manière ordonnée. Au compte-gouttes. Puisque nous savons tout le danger qu’il représente.

Que vous l’ignoriez ne laisse pas que de nous surprendre car, sur ce site, c’est l’un des tout premiers éléments abordés, c’est un peu, si vous voulez, le niveau débutant de la question de l’instruction. Alors certes, beaucoup de choses que nous disons au niveau débutant sont des sommets pour beaucoup d’acteurs de l’éducation, qui par ailleurs n’imaginent même pas les étapes suivantes et leur font penser que nos propositions sont carrément déraisonnables, voire folles.

Cependant, c’est sur la base de véritables observations, d’une expérience assez vaste et des études complètes que nous avançons ce que nous disons.

Et nous dions que proposer à l’enfant de la programmation informatique, alors que son cerveau n’en est qu’au démarrage de l’activité cognitive, qu’il a besoin de toutes sortes de choses avant ces savoirs spécifiques, est une aberration. L’enfant a besoin, voyez-vous, de poésie, de subjectivité, de sens critique, de Beau, de Bien, de Vrai. Ce n’est pas à cet âge qu’on commence à faire du spécialiste, sauf à vouloir en faire un robot-consommateur. Ces enseignements, la programmation en particulier, ne peuvent intervenir qu’une fois que l’enfant est établi en lui-même, comme tous les apprentissages professionnels et semi-pros.

Un telle démarche est en fait ne rien savoir de l’enfance.

L’enfance a besoin de très nombreuses choses avant de se consacrer à une activité spécieuse, de même qu’on a toujours évité à l’enfance des travaux d’ingénieurs ou de techniciens avancés.

Mais il est certain que vous êtes dans la mode ambiante et surfez sur un marché. Pendant que Bill Gates et ses camarades génocideurs interdisent les écrans et l’informatique à leurs enfants, ils l’imposent aux autres.

C’est en fait exactement ce que nous redoutons pour l’avenir de l’enfance.

Vous dites: « Nos programmes, mis au point par des chercheurs du CNRS et de l’Institut Neurosciences de la Timone, sont conformes à ceux de l’Education Nationale et s’intègrent dans le programme scolaire (cycles 2, 3 et 4) comme périscolaire. »

C’est tout sauf rassurant ! Les programmes de l’Education étant ce qu’il y a de pis en matière d’instruction, le CNRS étant un centre de type soviétique dépassé et archaïque, et l’hôpital public étant l’endroit où l’on détruit la santé de l’individu (avec en nombre de tués l’équivalent de 30 Bataclans par an), vous ne risquez ni de nous impressionner, ni de nous convaincre. Le fait que vous ayez du succès avec l’Education nationale devrait vous allumer les « warnings » et déclencher l’alerte au feu ! Ces gens sont de véritables entrepreneurs de l’analpabétisme et du lavage de cerveau, les promoteurs de l’inversion et de la masturbation infantile (suivant les recommandations de la très sulfureuse OMS). Vous êtes sûr que c’est à eux que vous faites référence ? Sans doute êtes-vous sorti vous-même de l’une de leurs « écoles », pour croire en ces gens.

Mieux vaudrait dire, pour votre pub : « Ce que nous faisons contredit tout ce que peut raconter le CNRS et l’hôpital public, et est absolument incompatible avec la destruction universelle industrialisé à l’Education nationale, gigantesque centre de la subversion et de production de désocialisation, de chômage et de médiocrité publique. »

Vous dites aussi: « stimuler l’aptitude au raisonnement et les fonctions cognitives de tous vos élèves, tout particulièrement ceux précoces ou ayant des troubles neurodéveloppementaux. »

« Tous nos élèves » ? Promesse bien légère. Quant à ceux qui seraient précoces selon vous, ou qui souffriraient de « troubles neurodéveloppementaux » (qu’il resterait à définir), ils sont surtout ces enfants à qui on fait subir de mauvais enseignements puisque la quasi-totalité des cas sont le résultat d’incompétences de l’enseignant et de l’institution, et non un mal surgi mystérieusement de l’enfant. Les troubles viennent dans la quasi-totalité des cas, répétons-le, de la fréquentation de l’école publique et n’apparaissent pour ainsi dire jamais (ô miracle) dans les écoles hors-contrat catholiques de la Tradition ni à l’école en famille.

L’enfant risque ces troubles en suivant les méthodes de l’EN ou les vôtres, en réalité.

On sait que l’informatique est un monde particulièrement asocial. Si nous obtenons d’excellents résultats avec nos étudiants en informatique, c’est parce qu’ils n’y ont eu accès que de manière extrêmement réservée et qu’ils ont reçu tous les éléments qui n’en relèvent pas.

Ce n’est pas en faisant faire de l’informatique aux enfants qu’on fait de bons informaticiens

Ce n’est pas en faisant faire de l’informatique aux enfants qu’on fait de bons informaticiens, au contraire ! Encore faudrait-il savoir ce qu’est un bon informaticien. Si vous cherchez à lancer dans la vie du robot sans aucune perspective, un « tapeur de programme », un bien-pensant, un ingé sans aucune imagination, incapable de concevoir autre chose que ce qu’il aura connu – c’est-à-dire rien en l’occurrence -, n’ayant que peu de référence historique, peu de méthode, peu de raisonnement, alors oui, employez cette méthode, collez l’enfant devant des écrans et vous aurez rapidement ce merveilleux résultat qui pullule dans les académies: du directeur d’école ou de l’inspecteur formaté, persécuteur, délateur, portant maque et se faisant vacciner.

Votre raisonnement fallacieux nous permet de dire formellement qu’en aucun cas vous ne pouvez être à même de répondre à la mission. C’est une allégation publicitaire, sans doute, mais pas une propagande en faveur de l’enfant.

Vous osez enfin avancer: « Nos animateurs apportent avec eux tablettes, drones et robots, aussi aucun équipement de votre part n’est nécessaire. »

Parce qu’en plus vous souhaiteriez mettre entre les mains de nos enfants des éléments dont nous n’avons pas connaissance ? C’est hors de question.

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