Votre droit à dire non

n'est pas obligatoireSi l'administration vous a raconté des histoires, vous le saurez en allant ici. C'est un article qui remet les pendules à l'heure. Car l'administration

  • parfois se trompe
  • parfois ment (!)
  • presque toujours ignore la loi

Légalement, vous pouvez dire non à l'école ! Vous avez le droit de déscolariser l'enfant et de lui faire faire l'école à domicile. Et sans avoir à obtenir une autorisation, que ce soit du Dasen, de l'académie, du rectorat ou de qui que ce soit ! Ne laissez pas une administration vous mentir.

Parfois, l'administration tente de contraindre des familles. L'article L131-2 du Code de l'Education : « L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix. » Nous vous enverrons bientôt, si vous vous êtes inscrit sur ce blog, un article qui expose les "bobards" de l'administration, c'est-à-dire tout ce qu'elle dit qui est faux.

Vous n'avez besoin d'aucune autorisation de la part de l'administration. Nous vous montrerons comment faire les démarches (en vous inscrivant en bas de page dans le formulaire). Les académies vous mentent quand elles vous disent qu'elles doivent étudier votre demande, car vous faites l'école à la maison si vous le voulez et quand vous le voulez. Nous vous montrerons les deux lettres à faire (une lettre-type que vous n'aurez qu'à recopier), rien de compliqué. Donc, premier point: vous n'avez pas à demander le droit de faire l'école à la maison.

Le choix de l'instruction à donner à vos enfants est aussi inscrit au paragraphe 3 de l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Mais il y a mieux: du fait qu'il y a des enseignants qui ne savent ni lire ni écrire, la Constitution et les Droits de l'Homme vous font un devoir d'enseigner vous-même votre enfant ! Il y a une obligation d'instruire l'enfant et si l'enseignant n'est pas capable de le faire, cela vous revient.

C'est votre droit à dire non. "Non au mauvais niveau scolaire" ou "non, mon enfant n'est pas fait pour l'école" par exemple (les deux réponses qui arrivent en tête de notre sondage) ou mieux: "je veux que mon enfant soit instruit donc je ne le mets plus à l'école" !

Et nous allons vous épater: comme le soulève très judicieusement Eric de l'Ecole des Herbes Folles, non seulement l'école n'est pas obligatoire mais l'instruction n'est pas obligatoire non plus !*

Ensuite, l'administration contrôle. Là aussi, nous vous montrons comment ça va se passer et comment réagir. Il n'y a aucune difficulté. Il n'y a que 0.4% des cas qui sont contraints de rescolariser l'enfant. Lesquels ? Certainement pas vous, et nous vous expliquerons pourquoi. Suivez pour cela nos trucs et astuces en vous abonnant. Vous ne refuserez pas le contrôle, vous aurez une vie équilibrée et responsable. Si vous suivez nos conseils, vous ne risquez pour ainsi dire rien car pour se faire retirer son enfant, il faut vraiment le faire exprès.

Déscolariser complètement et sans cours par correspondance (CPC), c'est le choix qu'ont fait Delphine et Eric (que nous avons entretemps interviewés chez nous) pour leur fille Aliénor. Dans un article de la Nouvelle République, il est raconté l'histoire de leur combat contre l'Education nationale, décidée selon elle à empêcher d'instruire leur fille à la maison, autrement dit de faire l'école à la maison.

En 2004, Delphine et Eric ont choisi l'école à la maison pour leur fille après en être venus à s'interroger sur « la capacité du système scolaire » à répondre aux exigences qu'il nourrit pour les enfants, notamment en terme de rythmes d'apprentissage, d'éveil et de prise en compte de la personnalité de l'élève. Alors qu'à l'origine, pour eux parents, la question ne se posait pas: leur fille irait à l'école. Ils ont donc pris cette décision après mûre réflexion et ont fait ce choix qui était aussi leur droit.

Comment l'Education nationale pousse à lui dire non

Seulement voilà: après une ou deux séances passables, Delphine et Eric finissent par ne plus goûter aux inspections annuelles de l'inspecteur envoyé par l'académie.
Les parents qui instruisent leur enfant à domicile doivent accepter, selon la loi, la visite annuelle d'un inspecteur qui contrôle que l'enfant est en sécurité et réellement instruit, et non laissé à l'abandon ou victime d'une secte.

L'auteur de l'article mentionne que l'inspecteur qui a fait le contrôle outrepasse sa mission: "Etant donné son âge, le petit frère d'Aliénor n'est pas concerné par l'instruction obligatoire et donc encore moins par ces contrôles. Il est pourtant mentionné dans les comptes rendus de l'inspecteur." Mentionner un enfant qui n'est pas en âge d'être scolarisé, chapeau ! Il y a effectivement abus.

Les parents mentionnent à juste titre que toute remarque personnelle ne peut être consignée dans le rapport que si les parents l'acceptent. Ce qui, là aussi, mérite d'être noté.

dire non à l'école, c'est une possibilité légale présentée par http://l-ecole-a-la-maison.com

On notera au passage, chose cocasse, que "les contrôles n'ont pas pour objet de valider un quelconque niveau scolaire, auquel d'ailleurs ils ne doivent pas faire référence ». C'est une chose qui ne devrait pas non plus tomber dans les oreilles de sourds... Mais attention, car l'inspecteur évalue tout de même si votre enfant possède certaines notions. Même si la loi dit une chose, l'inspection d'académie, comme toujours, interprètera à sa manière.

Delphine et Eric concluent à des attitudes « autoritaristes » et synonymes de « mise sous pression des enfants ». Ils soupçonnent l'administration de vouloir « décourager les familles et faire en sorte que leurs enfants intègrent le système dit classique ».

Sur le fond, c'est évident, l'administration n'aime pas l'école à la maison. Mais ça n'est pas très grave en réalité parce qu'une fois que vous aurez franchi le pas, vous n'en entendrez plus parler qu'une fois de l'an.

Un contrôle "annuel" qui a eu lieu une fois... en dix ans

Et encore ! Pour notre part, nous avons été contrôlés qu'une fois. Et ça s'est très bien passé. L'inspecteur a beaucoup apprécié ce qu'il a trouvé chez nous, nous avons laissé libre cours à sa mission sans aucune réserve, moyennant le respect de la loi (il n'a pas eu le droit de visiter la maison, de parler seul à l'enfant etc.) et il nous a dressé le plus bel éloge qu'on puisse imaginer.

Dans les faits donc, voici ce qui se passe: si vous inscrivez votre enfant à un cours par correspondance autorisé (nous donnons quelques bonnes adresses ici), vous n'entendrez probablement pas parler d'inspection avant des années. C'est le cours auquel vous aurez inscrit votre enfant qui justifiera de la scolarité de votre enfant. L'administration est en principe obligée de vous contrôler dès le départ mais... l'administration de "l'Education nationale" est ce qu'elle est, et "le surcroit de travail" ne lui laisse pas le loisir de s'occuper tout de suite de vous. Il y a des chances pour qu'elle songe à vous inspecter alors que votre enfant sera reparti à l'école.

Sauf si vous faites un peu trop de publicité à l'école à la maison dans votre village ou quartier: cela attire rapidement la hargne de républicains farouches, qui s'empressent d'appeler l'académie. Ou vous vous attirez les foudres du conseil municipal local, et celui-ci s'arrange pour signaler votre cas, ce qui accélère les choses.

Donc, pour nous résumer: en cas de cours par correspondance dans un cours agréé et si vous ne faites pas trop de vagues, vous n'aurez pas d'inspection tout de suite.

En revanche, si vous n'inscrivez votre enfant nulle part, attendez-vous à une réaction immédiate. Comme vous aurez obligatoirement déclaré à la mairie cette déscolarisation, l'administration cherchera à savoir où l'enfant est inscrit et là, patatras, votre enfant ne sera inscrit nulle part, ce qui ne rentre pas dans le moule.

A ce moment-là, un dossier sera constitué en urgence sur votre cas et vous verrez très vite arriver le courrier annonçant le contrôle.

Détendez-vous, les inspecteurs ne vont pas non plus vous passer les menottes, même si la lettre qu'ils vous envoient comporte cette phrase : « Le fait, par les parents d'un enfant ou toute personne exerçant à son égard l'autorité parentale ou une autorité de fait de façon continue, de ne pas l'inscrire dans un établissement d'enseignement, sans excuse valable, en dépit d'une mise en demeure de l'inspecteur d'académie, est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. (...) ».

C'est en fait tiré de l'Article 227-17-1. Un article qui n'a jamais permis aucune condamnation réelle. Et ça ne dit rien d'autre ! Le courrier ne vous cite pas l'article que nous avons cité tout-à-l'heure en commençant ce texte. Personne n'est jamais allé encore en prison, mais le texte sur la prison et l'amende fait son effet sur beaucoup de parents qui parfois renoncent. La France, sur ce point, fait partie des pays en retard et menaçants. Comme l'Allemagne d'ailleurs où l'école à la maison a été interdite par Adolphe Hitler, chancelier du IIIème Reich, et jamais rétablie depuis. Ne vous inquiétez pas, c'est une menace de pure forme, juste pour dire que l'administration vous a envoyé son message.

Quand l'inspection a lieu, quelle attitude ?

Comme nous le recommandons dans notre guide, quand l'inspection a lieu, inscrit ou non à un cours, que faire ? Restez "zen", connaissez vos droits et... n'en parlez pas d'emblée, ne les citez que si l'inspecteur en vient à vous faire des remarques dépassant ses prérogatives. Il y a des milliers d'enfants déscolarisés en France, les inspecteurs ne vont pas chercher à créer une fronde, ils vont chercher à faire le moins de vagues possibles. Mais ils peuvent vous notifier des points de droit pur et s'ils sont dans leur rôle, ne les contestez pas, prenez simplement note de ce qu'on vous dit. Présentez le travail de votre enfant, restez ouvert et calme, souriez.

Pour ou contre les inspections ?

Selon nous, Delphine et Eric ne devraient pas contester ces contrôles. Ils ont raison de refuser les dérapages tels que ces mentions d'un enfant qui ne fait pas l'école à la maison. Mais en-dehors de ça, le contrôle ne présente que DES AVANTAGES.

- D'abord, il va vous faire réfléchir et c'est toujours bon de réfléchir, le cerveau en a besoin ;-)

- Ensuite, il va vous offrir l'opportunité de mettre à plat ce que vous faites avec votre enfant.

- Il vous offre l'opportunité d'une bonne conversation avec votre mari ou votre conjoint, et celui-ci va intérioriser des questions qu'il avait peut-être tendance à vous confier exclusivement.

- L'inspecteur va vous faire des suggestions qui souvent sont très intéressantes, ouvrant des perspectives.

- Il va dresser un avis basé sur son analyse de votre manière de faire, autrement dit un diagnostic gratuit (c'est toujours bon à prendre).

- Il va prendre conscience qu'il existe une liberté de l'enseignement, d'autres voies que les schémas imposés par la République. Ce qui le conduira à être plus tolérant vis-à-vis des autres familles (on note que les contrôles se passent de mieux en mieux).

- Il va emmener avec lui une vision d'une scolarité différente, qui obtient de meilleurs résultats que celle de l'Education nationale. Cela aura tôt ou tard un impact sur l'ensemble de l'EN: le village gaulois qui fragilise l'empire...

Peut-être voyez-vous d'autres avantages à ces contrôles ? Faites-nous en part. En tous cas, vous êtes dans votre droit. Vous avez le droit de dire non.

*: Eric du blog de l'Ecole des Herbes folles, offre son livre. Dedans, il soulève un lièvre énorme et nous confirmons que son interprétation des textes est parfaitement juste.

On dit souvent: "l'école n'est pas obligatoire, c'est l'instruction qui l'est". C'est faux !

"L’école n’est pas obligatoire. Mais l’instruction ne l’est pas non plus. L’instruction en France est un simple droit: je m’instruis si je veux, rien ne m’y contraint. J’ai le droit de m’instruire, de même que j’ai le droit de jouer au football, d’apprendre la vannerie, d’aller me promener en forêt le dimanche, d’inviter mes parents à venir passer le week-end à la maison. Rien de tout cela ne revêt de caractère obligatoire."

Il a raison et nous nous apercevons que l'article du Code de l'éducation comporte une erreur: la loi ne parle pas d'instruction obligatoire mais d'enseignement obligatoire.

On se dit subitement que les anciens législateurs étaient plus intelligents qu'aujourd'hui: on est obligé d'enseigner les enfants mais ils ne sont pas obligés d’apprendre ! l'Etat est obligé d'instruire mais l'enfant n'est pas obligé d'être instruit, en revanche.

Article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire.
L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

Alors vous voyez que vous avez de quoi répondre à l'inspecteur !

Pour voir ce qui concerne l'actualité de la loi, allez ici.

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47 Responses to Votre droit à dire non

  1. Hamadouche says:

    Je rencontre des problèmes avec l ecole de mon fils j en ai informé la direction a plusieurs reprises car mon fils de faisait brutalité mais la directrice dit que cela est de la chahuterie d enfants. Donc mon enfant qui a 6 ans et en cp ne veut plus aller a l ecole oblige d aller chez le medecin pour un certificat médical. Aucune ecole le prend en cours d année. Que faire pour que tout cela cesse. Merci d avance pour vos conseils. Urgent

    • Rémy et Cécile says:

      Vous avez songé à l’école à la maison ? La brutalité subie par un enfant n’est jamais acceptable.

  2. Ondo says:

    Bonjour, pouvez-vous m’aider à donner des cours par correspondance à un enfant de cinq

  3. Claude says:

    Bonjour,
    J’ai résilié le contrat scolaire de ma fille fin décembre 2016 pour des problèmes de sécurité et de difficultés diverses dans l’école et dans la ville de Paris. La Directrice a fait un signalement près de l’Académie et de la CRIP parce que nous avons effectué toutes les démarches par courriels auprès de l’Ecole et de la CNED, par voie postale auprès de l’Académie et de la Mairie. Elle se dit inquiète pour l’enfant, de ne pas pouvoir nous rencontrer (l’enfant est installé en banlieue pour sa sécurité). Il n’y a aucun problème avec les parents, ni de difficultés de comportement et de travail. J’ai signalé les problèmes de sécurité de l’enfant dans l’école (agressions…) par mails pendant le trimestre.
    Pouvez-vous nous renseigner ?
    Merci d’avance.
    Claude

    • Rémy et Cécile says:

      Bonjour Claude,
      il n’y aura pas de problème particulier, c’est un cas classique.
      Ne faites plus de démarches seul ni de courrier, c’est ainsi qu’arrivent les ennuis. N’écrivez rien, inscrivez-vous juste sur ce site. Vous aurez tout.

      • Claude says:

        Bonsoir,
        Merci pour votre réponse.
        Les ennuis sont pour eux, il ne faut pas se taire contre les violences scolaires, institutionnelles, administratives…
        Je détecte la violence, j’écrie, je signale, j’explique… les mécanismes qui sont mis en place pour faire taire par les institutions et l’administration française (l’Etat, l’Eglise…) ne me font pas peur. Ce grave problème commence dès la Maternelle, des enfants et des parents peuvent être menacés par l’incompétence de la direction et les manquements professionnels. Il s’agit de chefs d’établissement qui sont encore dans une logique de ne rien dire, de tout cacher… il ne faut pas laisser faire.
        Je trouve bien votre site pour les parents et leurs enfants.
        Cordiales salutations.
        Claude

        • Rémy et Cécile says:

          Oui, vous avez raison. Mais l’école ne s’intéresse pas à la résolution de ces violences. Vous faites donc bien d’épargner l’enfant, en le mettant à l’abri.

          • Claude says:

            Bonjour Rémy et Cécile,
            Je viens de lire une partie de l’Enquête et débat sur l’école, vous avez raison sur tout, je ne comprends pas comment l’Education Nationale est arrivée à cette situation ?
            Je viens de lire aussi les nouveaux programmes de grammaire: le prédicat… Il y a trop de controverses sur cette nouvelle notion, je suis plutôt pour la vielle école, Que pensez-vous de cette réforme ?
            Je ne suis pas arrivé à m’inscrire sur votre site, j’ai fait le choix d’utiliser les outils informatiques de
            la Bibliothèque municipale, les accès sont quelques fois limités à l’intérieur de beaucoup de sites.
            Salutations sincères.
            Claude

  4. bonjour, mon fils nn est pluss scolarises depuis 2015 aujourd hui j ai l assistante social du college est venu me voir a mon domicie j etais absente ,a telle le droit ? says:

    À tel le droit de faire sa

  5. bonjour, mon fils nn est pluss scolarises depuis 2015 aujourd hui j ai l assistante social du college est venu me voir a mon domicie j etais absente ,a telle le droit ? says:

    C est honteux que l on se permette de faire pression pour que l on reporte son enfant au colllege.pouvez vous m aidez merci

  6. Monika says:

    Bonsoir à tous
    Alors voilà je ai l intention de me lancer aussi pour ma fille actuellement en 5 ème elle rencontre énormément de difficulté dans tous les domaines je ne dit pas que les enseignants sont incompétent mais l aide et très difficile de leuros part
    Cependant ma fille a du mal à la répartition des groupes de différentes classe ainsi que l organisation des cours vos commentaires sont juste formidable en lisant j ai su trouver ce que je recherchai pour ma fille je ne connais pas la démarche à suivre mais svp donnez moi des conseils pour que je puisse la retirer au plus vite de ce système scolaire !!!

    • Rémy et Cécile says:

      Bonjour Monika, regardez « vos premiers pas » dans le menu du site et retirez-la quand vous le voulez.

  7. lepage says:

    bonjour,
    j’ai retiré mon enfant de 6 ans de l’école car certaines choses ne vont pas avec nos convictions.
    l’école me dit qu’il faut que j’envoie une lettre a l’académie et a la mairie rapidement pour la désinscription.

    que dois je faire svp?

    merci.

    • Rémy et Cécile says:

      Bonjour, suivez juste ce que nous disons sur ce blog, ne croyez pas forcément ce que vous dit l’école qui ne connaît pas bien la loi.

  8. Laura says:

    Bonjour Cécile et Rémy,

    J’ai acheté votre livre « L’école à la maison ». Je vous félicite parce que ce livre est un véritable trésor.

    Nos enfants sont inscrits dans les Cours Pi depuis trois ans déjà.

    Sur internet nous avons lu tout ce qui arrive à d’autres parents qui pratiquent l’ief, et nous (mon époux et moi) pensons souscrire à une assurance de protection juridique, car l’inspectrice de circonscription est assez « abusive » malgré le bon travail de nos enfants.

    Connaissez-vous une assurance de protection juridique qui couvre les éventuels litiges contre l’EN ?

    Merci beaucoup d’avance pour votre réponse et encore bravo pour ce livre !

    Laura.

    • Rémy et Cécile says:

      Hello Laura, merci d’avoir posé la question ici.
      Alors voilà: à notre connaissance, il n’y a pas d’assureur qui vous protège spécifiquement contre ça mais votre assurance prévoit déjà une protection juridique, de même que votre carte bleue.
      Maintenant, si vous suivez à la lettre nos recommandations, vous n’aurez pas de problème. Peut-être que l’académie vous relancera, mais elle ne pourra strictement rien. Et elle se calmera quelque peu quand vous lui direz que vous vous appuyez sur une association très réactive comptant des milliers de membres.
      L’usage veut qu’elle montre les dents mais la caravane passe sans problème :-) Les problèmes rencontrés à ce jour sont TOUS liés au fait que les gens, isolés, ne suivent pas nos recommandations. Il y a 3 critères à respecter et ensuite… tranquillité assurée (du moins à ce jour, mais nous ne sommes pas garants de ce gouvernement peu scrupuleux…).

  9. Ely says:

    Bonjour

    J aimerais faire l ecole a la maison avec un cpc.
    Toutefois je viens de lire un article sur le fait que la ministre de l education souhaite « legifere une ordonnance » pour bloquer l ecole a la maison.
    Il faudra prouver que l enfant ne peut pas aller a l ecole et demander l autorisation a ED leir autorisation.
    Est ce que cette ordonnance va nous bloquer?

    J espere avoir une reponse. Et que mon message ne va pas disparaitre comme les autres.
    Merci

    • Rémy et Cécile says:

      Bonjour Ely, cet article date, il n’y a aucun problème à faire l’école à la maison, vous le verrez dans l’article actualités du site après vous être inscrite.
      Bien à vous

  10. Raita says:

    Il est toutefois difficile de vérifier si l’IEN fait ce qu’il a à faire. Nous ignorons leurs méthodes d’inspection. Nous nous contentons généralement d’exécuter ses ordres sans réellement savoir s’il agit légalement ou s’il va au-delà de ses fonctions.
    Dans quelques semaines il reviendra avec cette fois une psy sco, 2 mois après la 1ère visite où il n’avait vérifié aucun travaux de l’enfant. C’est à se demander à juste titre ce qu’il recherche pour la prochaine fois! Est-ce que cela sera LE contrôle à proprement parlé? De son 1er passage, je n’ai aucun compte-rendu pour le moment.
    Que recherche-t-il? Pourquoi viendrait-il cette fois avec une psy sco? Mon enfant serait-il malade? Aurait-il un problème psychologique? neurologique? Aurait-il une lacune quelconque, qu’il souhaiterait faire vérifier par la psy?
    Où serait-il tout simplement anti ief?

    Difficile à vrai dire de rester « zen » lorsqu’on a l’impression d’être catalogué!

  11. Josée says:

    Moi je suis au Canada est-ce les meme lois?

  12. cynthia josephine-francois says:

    Et a qui fait on le reproche quand un enfant arrive en 6 eme sans savoir lire? Ce sont bien des enseignants inspectes par dessus le marche, qui ont enseigner a ces enfants passes a travers les mailles comme ils disent .. Pour autant on ne menace pas ces enseignants de peine de prison ou d’amende pour manquement a leur devoir..
    Comprenez moi bien je suis du metier, j’ai ete inspecter tout c’est toujours bien passe, mais cela c’est aussi bien passe avec des collegues dont les competences et comportements sont on ne peut plus discutables au pire ils ont un blame ou sont deplaces… Si ils deployaient autant d’effort qu’ils le disent a reformer le systeme scolaire ils devraien au contraire s’inspirer de nos methodes de parents enseignants cela changerai surement la donne.
    J’ai toujours penser que si il existait une allocation pour permettre a un parent de rester a la maison pour enseigner a leur enfant, les classes seraient moins surchargees , les enseignants moins stresses, et notre societe reformee..

  13. Alexandra says:

    Bonjour,
    Pour toucher l,ARS, faut-il obligatoirement justifier d’un certificat de scolarité ou l’inscription dans une école par correspondance suffit-elle ?
    Parce que les prix ne sont pas les mêmes avec et sans certificat de scolarité et j’estime que pour les petites classes les devoirs corrigés ne sont pas nécessaires.
    Merci Bcp

  14. Sonia says:

    Les situations que vous évoquez ,enfants maltraités à l’école existent . J’espère que ce n’est pas trop fréquent! En tout cas les parents doivent éviter cela et le mieux c’est d’enlever l’enfant de cette école. Deux parents enseignants à la faculté de Toulouse, en sciences sociales, avaient leur enfant méprisé et moqué par son enseignante. Un changement d’école a permis à l’enfant de revivre et de s’épanouir, Une école à la maison rétablit aussi la confiance de l’enfant, chaque famille peut en décider mais il me semble qu’il ne faut pas dresser les deux écoles l’une contre l’autre.Qu’en pensez-vous?
    J’ai toujours dit qu’un enseignant seul dans sa classe est en danger « de dépasser les bornes » pour des raisons variées, même s’il n’est pas pervers! Dans le cas précédent j’ai cru comprendre que l’enfant abreuvait sa classe d’exposés de toute sorte, avec insistance. Ceux qui ont animé pendant plusieurs jours un grand groupe d’enfants pourront me comprendre. Parfois les réactions ne sont plus trop contrôlées.
    Lorsque deux adultes sont en responsabilité dans un groupe, le regard de l’autre, son aide dans un moment difficile ,peuvent éviter l’agressivité. Mais nous n’en sommes pas là!
    Je ne veux pas défendre à tout prix le corps des fonctionnaires inspecteurs primaires! Ils devraient être au dessus des critiques et faire leur travail correctement et surtout, on devrait savoir qui les contrôle! Les parents ont leur mot à dire, je suis d’accord.

  15. Sonia says:

    Je suis d’accord!, l’institution scolaire doit être contrôlée et le travail des enseignants encadré. Mais il ne faut pas oublier que tous les enfants ont un droit à l’éducation et l’on peut admettre qu’un minimum de surveillance pour que ce droit soit effectif soit raisonnable surtout pour des enfants jeunes.
    Des inspecteurs peuvent être assez mal à l’aise à l’idée d’aller chez des particuliers. Certains l’ont dit. Je comprends que leur visite puisse perturber la première fois!
    Il me semble que des parents et des inspecteurs devraient réfléchir ensemble aux modalités de ce contrôle. Il faudrait voir avec Rémy et Cécile si c’est envisageable???

    • Rémy et Cécile says:

      Nous sommes d’accord avec le fait que l’Etat doit conserver un regard systématique (annuel), la liberté privée des familles ne suffisant pas à garantir la salubrité d’une éducation.
      Les inspecteurs devraient être mieux formés d’ailleurs à détecter d’éventuels mauvais traitements. Pour l’instant, ils sont dans une procédure purement scolaire.
      Nous verrions dans le même temps une inspection nécessaire des écoles, où devraient être en plus diligentés des inspecteurs à chaque fois qu’il y a plainte d’au moins deux parents. Ainsi, il n’y aurait pas d’un côté des parents contrôlés et des enseignants capables de maltraiter des enfants comme c’est si souvent le cas ! (à notre grande surprise)
      Les inspecteurs et les parents devraient en effet au moins communiquer, mais c’est du côté de l’académie que se trouvent les réticences, les parents acceptant pratiquement toujours le dialogue la première fois.

  16. sophie rousseau says:

    Un enfant scolarisé à la maison depuis 9 mois, sans cours par correspondance (CE1), un autre scolarisé à l’école depuis toujours (CM2). Nous avons eu le contrôle de la mairie à l’automne qui s’est très bien passé. Nous n’avons pas de nouvelle du rectorat pour le moment. Nous avons demandé à rencontrer l’inspecteur d’académie référent pour les EIP (Enfant Intellectuellement Précoce) pour celui de CM2 qui est en train de se dégouter de l’école car ses rapports avec sa nouvelle maîtresse sont mauvais. Lors de cette rencontre nous allons forcément évoquer le cas de celui qui est scolarisé à la maison ! Nous nous sommes posés la question de savoir si c’était une bonne ou une mauvaise chose d’aller se mettre dans « la gueule du loup »… A suivre !

  17. oum.mary says:

    C’est agréable d’aborder ce sujet! Ca permet de relativiser cette épreuve ! Car s’en est une pour moi! Malgré le fait que je fais de mon mieux sous ma casquette de maîtresse d’école mais c’est quand même soucieux ce genre de rendez-vous! Ok les enseignants sont contrôlés mais ça n’a rien à voir ! C’est quand même bien normal que le travail pour lequel ils sont payés soit un minimum encadré! La plupart des gens qui bossent ont un chef ou sont notés, sont contrôlés! Bref, je ne comprends pas les contrôles qui sont effectués lorsque l’enfant est inscrit dans un établissement à distance . Je trouve que dans ce cas le contrôle n’est pas justifié et c’est plus de l’atteinte à la vie privée qu’autre chose. En tous cas, Je ne me sens pas prête pour le moment, j’espère ne pas être contactée cette année!

  18. Paul says:

    Les enseignants sont donc inspectés que ça leur plaise ou non.
    Pourquoi des parents en seraient dispensés?

    Je ne dis pas qu’il n’y ait rien à redire sur toutes ces inspections!
    Et que nous n’aimions pas être contrôlés cela va de soi, mais il faut dépasser cette attitude un peu enfantine non?

  19. Sonia says:

    La visite de l’inspecteur est toujours redoutée, même chez les enseignants!
    Les enseignants qui sont consciencieux, qui ont confiance en eux, ne la craignent plus, et sont parfois très satisfaits d’avoir un échange avec une personne extérieure et compétente.
    Il y a quelques années l’inspecteur arrivait en classe sans avoir averti. Actuellement les syndicats ont obtenu qu’il avertisse un temps à l’avance de son arrivée, ainsi les enseignants peuvent préparer sa venue.
    Devant un enseignant en « difficulté » l’inspecteur est souvent démuni.
    J’ai connu de formidables inspecteurs, et des moins bons et d’autres en « difficulté. » Devant ces derniers chaque enseignant est démuni jusqu’à un certain point, et j’imagine ce que ça doit être pour des parents!

  20. RosaliE says:

    ça me démange en effet; Je suis complètement conquise, merci.

  21. Tian says:

    C’est un fait. Il y a aussi des personnes qui ne supportent pas la foule ou les autres en général et qui ne veulent pas que leur enfant soit en contact permanent avec les autres, j’ai connu un cas. Mais la c ‘est plus un probleme de santé je pense.

  22. Schtroumpfette says:

    Dire non est une premiere étape, ensuite il faut dire oui a quelque chose pour ne pas rester dans cette position. J’apprecie enormament ces temoignages de parents qui ont fait un autre choix. L’ ecole a la maiuson est je pense pas a la portee de tous les emplois du temps mais rien que d’y penser et de reconsiderer l’école est une autre manière de voir qui change bien des choses, on devient plus actif.

  23. Alexandra says:

    C est un veritable plaisir de lire cette article, je vous remercie enormement !!!

  24. Jiji says:

    C’est vraiment super de lire ça on est tant habituées a se taire et tout accepter. Savoir dire non et avoir le droit à dire non c’est fondamental finalement sinon on fait que suivre le courant en se laissant baloter. Merci merci !

  25. sonia says:

    Ayant approché pas mal d’inspecteurs primaires, j’ai pu remarquer combien certains étaient démunis, pleins de certitudes et de fatuité, et même de difficultés psychologiques! Souvent c’étaient ceux qui terrorisaient les enseignants en agitant leur pouvoir hiérarchique .
    Quelques enseignants ne se laissent pas infantiliser cependant.
    Je tien s à dire que j’ai quand même rencontré un inspecteur exceptionnel. Lorsqu’il voyait un instit en difficulté il l’envoyait passer quelques jours chez un collègue expérimenté. Il n’hésitait pas non plus à prendre la classe pour une heure ou deux et pour pouvoir échanger. Pour remettre ses enseignants en situation d’apprentissage il a organisé un jour un stage d’escalade. J’ ai vu des institutrice pleurer devant cet exercice. Inutile de dire combien par la suite l’analyse de la situation rapportée à la classe a été riche! Je participais à la formation en tant que psychomotricienne et les situations qu’il proposait m’ont pas mal aidée à moi aussi.
    Je pense qu’il n’aurait pas beaucoup aimé que des enfants « restent à la maison » à priori car il donnait une grande importance au groupe classe. Je m’avance trop peut-être mais je crois qu’il aurait épaulé la famille d’ Eric et aussi demandé en échange un peu d’aide et organisé une rencontre avec ses enseignants!

  26. Eric says:

    Merci de votre soutien. Il me paraît effectivement très intéressant de poursuivre les échanges, le but étant avant tout de défendre une cause commune et de donner les éléments utiles aux autres familles en ayant éventuellement besoin.

    Pour appuyer sur un point que vous soulignez fort justement, nous avons eu ce matin un contact avec notre cours par correspondance qui nous confirme que la position tenue par notre académie est marginale : la majorité des académies en France ne contrôle pas les familles inscrites chez eux.

    Nous manquons donc de chance, mais ce n’est pas le plus important. Je préfère manquer de chance plutôt que d’apprendre que l’ensemble des fonctionnaires de l’EN se moque de la loi.

  27. Nous avons également modifié une phrase. A la place de « Seulement voilà: Delphine et Eric n’apprécient pas les inspections annuelles de l’inspecteur envoyé par l’académie. » nous mettons « près une ou deux séances passables, Delphine et Eric finissent par ne plus goûter aux inspections annuelles de l’inspecteur envoyé par l’académie. » Il fallait rétablir la vérité (que nous ne connaissions pas à l’origine).

  28. Très beau déploiement d’avis de votre part à tous deux, Eric merci pour cette analyse approfondie, on va retourner sur votre site !
    En effet, je pense que nous distinguons tous très bien ce qui relève des personnes, et il y a d’excellents instituteurs, d’excellents inspecteurs aussi (nous en avons rencontré un envoyé pourtant sur dénonciation du maire !), et puis il y en a de moins bien.
    Mais ce qui importe et là où se trouve la solution, c’est la structure. Si la structure est bonne, les mauvais éléments seront minoritaires, moins influents, en diminution. Si la structure est mauvaise, ce sont les bons éléments qui seront mis en minorité et se sentiront mal. Ainsi, dans certains départements, la structure qui est bonne génère pas mal de bons éléments et je pense que notre inspection d’académie n’était pas mal du tout, elle devait se battre contre le pouvoir politique je suppose, dans d’autres ça se passe mal, comme le disent les Chinois « le poisson pourrit par la tête » et une hiérarchie qui donnerait des consignes anti-école à la maison serait suivie en ce sens par des agents zélés pendant que les autres resteraient à l’écart. Nous pensons que c’est là l’une des solutions: faire surgir des réactions à l’intérieur du système, aucune administration n’est unanime, il y a d’excellents éléments à faire monter au créneau. Prendre rendez-vous avec des agents plus à l’écoute peut-être ? Créer des liens, obtenir des infos en sous-main, réseauter. Il est très probable que cet inspecteur a des concurrents dans son service et l’un ou l’autre ne serait peut-être pas fâché de vous donner des informations. Toute la publicité qui peut être faite pour votre blog est bonne et c’est aussi à quoi va servir cet article, il va rediriger vers vous et ça ne peut être que bon. D’ailleurs, nous mettons un lien direct vers votre site dans l’article. Poursuivons les échanges jusqu’à de bonnes nouvelles ! Nous ferons ce que vous jugerez utile. Avec tout notre soutien !

  29. Eric says:

    Bonjour Paul,
    je vous invite à aller sur notre site car je pense que mes propos sont mal interprétés, ce que je comprends facilement dans le sens où je me suis concentré, ici, sur mon conflit avec l’inspecteur.

    A aucun moment je n’ai pensé que les enseignants étaient incompétents. Je suis moi-même un ancien enseignant, j’ai donc une certaine connaissance de cet environnement et il est comme les autres : il y a des gens très bien et des gens beaucoup moins bien. Le problème, et je pense que vous en conviendrez, est que les gens moins bien dans certains métiers (les enseignants, les médecins, les avocats, …) font beaucoup plus de dégâts que dans d’autres métiers.

    Laissez-moi vous raconter une anecdote : j’ai un frère qui est un peu plus jeune que moi. Il considère qu’il a raté sa vie professionnelle et en est très malheureux. Si vous regardez nos livrets scolaires, vous constatez que nous étions exactement les mêmes enfants sur le plan scolaire…. jusqu’en CM2. En CM2, nous avons eu le même instituteur. Il m’adorait, il détestait mon frère. Mon frère est en échec scolaire à compter du CM2. Voila les dégâts qu’un instituteur peut faire. Ce n’est pas la majorité, et heureusement, mais quand vous tombez dessus, il peut tout broyer.

    Revenons à mes enfants : ils ne peuvent pas être troublés par le conflit qui nous oppose à l’inspecteur car ils ne sont pas au courant. Et ils ne le seront jamais puisque, si contrôle il y a, ils ne seront pas présents ; ils seront en vacances chez leurs grands-parents, comme cela leur arrive régulièrement.
    Nous pensons qu’ils doivent apprendre la réalité de la vie. Toute la réalité de la vie. Mais qu’il y a aussi un moment pour chaque chose. Et le moment d’assister à un conflit très dur entre deux personnes, sur des positions qu’ils sont trop jeunes pour saisir, n’est pas venu pour eux.

    Plus tard, comme vous le soulignez, ils souhaiteront peut-être aller au lycée ou dans une école post-bac. Ces organismes ont évidemment un mode de fonctionnement radicalement différent des écoles primaires et des collèges. Parce que l’objectif n’est pas le même mais aussi parce que vous ne pouvez plus faire entrer dans un moule des jeunes adultes. Et nous restons persuadés que les écoles primaires et les collèges cherchent avant tout à mettre tout le monde sur le même chemin. Ce que nous refusons. Donc l’école primaire ou le collège ne prépare absolument pas à la vie dans les écoles supérieures.

    Pour résumer, nous avons confiance en nous (et ce n’est pas grâce à l’école). Nous voulons que nos enfants aient la même confiance en eux et nous pensons que c’est en leur faisant confiance et en les laissant aller à leur rythme que nous leur donnerons cette confiance en eux.
    Nous n’avons rien contre les enseignants : la majorité d’entre eux n’a simplement pas les moyens de faire son travail. Une très infime minorité aurait dû faire un autre métier plutôt que de « casser du bambin ».
    En revanche, l’administration de l’Education Nationale, qui dicte des règles et des méthodes complètement déconnectées de la réalité, est coupable. Chez eux, il y a peut-être des inspecteurs compétents et respectueux. Mais mon problème, c’est que je n’en ai encore rencontré aucun (j’ai été en contact avec 6 différents, dans le même département il est vrai, peut-être n’avons-nous simplement pas de chance).

    Je mène un combat, c’est vrai. Et pour ce combat, j’ai essentiellement deux éléments que je garde bien en tête :
    1. ne pas y mêler mes enfants
    2. ne pas me tromper d’adversaire : c’est l’administration de l’éducation nationale qui est en cause, pas le corps enseignant dans son ensemble.

  30. Paul says:

    JEric, ce conflit que vous avez avec cet inspecteur risque de troubler votre enfant . Plus tard, il aura à faire à nouveau à l’institution scolaire, à une grande école, et croyez-vous que ces lieux soient exempts de « choses qui clochent » ? Serez vous toujours en mesure de suppléer à certains disfonctionnements ?
    Je voulais dire dans mon précédent mail qu’il faut bien regarder le pour et le contre. Dans ma famille nous avons pratiqué pendant un certain temps l’école à la maison, donc j’ai une petite expérience. Notre jeune adolescente qui s’était réfugiée dans sa maison « rassurante » après une année est ressortie prête à affronter quelques frustrations. Elle a fait du chemin depuis. Nous avions fait attention à garder pour elle une pas trop mauvaise image de l’institution scolaire.
    Ce qui me semble important dans votre cas, c’est de ne pas « faire un monde » de cet inspecteur incompétent. Ayez confiance en vous, et soyez sur que dans les écoles françaises, qui doivent se rénover c’est entendu, il y a beaucoup d’enseignants responsables, qui font de leur mieux !
    Bon cheminement avec vos enfants. Rémy et Cécile peuvent vous aider. Leur expérience est magnifique.

  31. Eric says:

    Bonjour,

    je suis Eric, le papa dont il est question dans cet article.

    Comme le dit si bien Rémy (que je ne connaissais pas jusqu’à cette semaine), nous avons décidé de dire « non ». Nous ne disons pas « non » à la loi, nous disons « non » à des fonctionnaires qui outrepassent largement leur fonction et surtout le cadre des lois.

    Encore hier, nous avons reçu un courrier détournant honteusement la loi, dans le seul but de nous faire plier.
    Le problème est que Delphine et moi savons lire, analyser un texte et ne sommes pas du tout impressionnables, surtout lorsque nous nous savons dans notre droit le plus strict et dans notre parfait rôle de simples parents.

    Car enfin, quelle est la seule chose qui doit primer aujourd’hui, si ce n’est l’intérêt de nos enfants ?

    Comme le dit Rémy, nous ne devrions effectivement pas refuser le contrôle. Et la première année, nous l’avons accepté pour deux raisons simples :
    – la première était que c’était la loi (à l’époque, elle n’était pas encore instruite en cours par correspondance) et qu’il nous paraissait naturel qu’un inspecteur vienne s’assurer que nous instruisions réellement notre fille
    – la seconde était que nous ne savions pas comment allait se comporter cet inspecteur. Et nous pensions qu’il pourrait éventuellement avoir une attitude bienveillante. La suite nous a montré que non puisqu’il a imposé à notre fille des tests en référence à son âge, sans se poser une seule fois la question de son niveau réel. Il a de plus estimé qu’il était bon de nous faire la leçon en nous expliquant que ce que nous faisions n’était pas dans l’intérêt de notre enfant.

    Effectivement, quand je lis le témoignage ci-dessus, je constate qu’il est indubitablement de l’intérêt de l’enfant de le confronter à ce type d’institutrice.

    Encore cette année, nous allons accepter le contrôle, mais dans un état d’esprit très différent.
    Aliénor et Cosme affichent des résultats excellents. Grâce à qui ? Simplement à deux parents aimants et bienveillants et un cours par correspondance (le cours Sainte-Anne) d’une qualité exceptionnelle.
    Du coup, cette année, nous ne manquerons pas de renverser la vapeur si l’on nous donne des leçons et d’expliquer à notre interlocuteur que celui qui a des comptes à rendre, dans l’immédiat, c’est lui.
    A moins qu’il entende raison et se dise qu’il a certainement mieux à faire dans ses établissements scolaires pour ne pas perdre une demi-journée à venir rencontrer des enfants qui sont indiscutablement instruits, heureux et sociables.

    Merci en tous les cas pour cet article sur votre blog

    Eric

    • Merci Eric pour ce témoignage qui vient apporter une note différente de l’article et relève que tout n’est pas rose avec l’administration. Dans tous les cas elle ne peut vous empêcher d’exercer votre rôle de parent-enseignant que vous savez faire au moins aussi bien que l’Education nationale. Très souvent les inspecteurs disent aux parents qu’ils sont des amateurs et que eux, à l’Education nationale, connaissent bien le métier, ce genre de considération. Le fait prouve le contraire: les parents obtiennent de bien meilleurs résultats que l’école. L’Education Nationale est mal placée pour donnber des leçons et se montrer aussi supérieure, avec son illettrisme grandissant, ses échecs cinglants, elle devrait se monter plus modeste, mais ça n’est pas dans sa culture.
      L’échec pour elle date du moment où elle a mis de côté tout regard sur l’enfant, l’enfant n’est plus au centre des « problématiques » et autres « projets éducatifs » de l’EN, le jargon de technocrates supplante tout regard de vérité. L’enfant est censé s’adapter à l’école qui elle-même s’adapte aux modes et réformes passagères, dont aucune depuis 30 ans n’est sérieuse. L’amateurisme est au pouvoir. Donc, n’ayons aucun complexe, nos résultats sont bien meilleurs que les leurs.
      Les erreurs commises au regard de la loi par l’inspecteur ou l’administration ne peuvent que conforter votre dossier. En général, après un orage, tout disparaît très vite, l’administration ayant ses propres contradictions et contradicteurs, et n’aimant pas non plus la publicité faite autour de ses erreurs. C’est le moment de souligner l’importance de la publicité faite autour de ces difficultés. Certes, les inspecteurs n’aiment pas ça et pour cause, ils disent parfois des choses comme: « Si vous parlez, ça va aggraver votre cas mais si vous vous montrez discrets, on pourra s’arranger. » Ce ne sont que des mots car en réalité la loi s’impose. Ce n’est qu’une question de délai, durant lequel l’administration vous fait croire qu’elle peut vous briser.
      La démarche séculaire de l’enseignement à la maison, ce qui se faisait durant des millénaires, est valide, juste, fondée. L’administration est là pour servir le citoyen et non fixer ses propres exigences. Elle est soumise à la loi, et à rien d’autres, ses notes internes et règlement n’ont aucune valeur dans l’Europe actuelle. Ce n’est pas au citoyen à rendre des comptes.
      Il est bien sûr important de ne pas commettre d’erreur tactique. Je suppose que vous pouvez récuser un personnel et demander l’intervention d’une autre personne.
      En tous cas, gardez le moral, tout cela sera sans doute bientôt oublié.

  32. Paul says:

    Témoignage sur les difficultés de compréhension entre parents et enseignants. C’est de ma petite fille élève l’année dernière en C.M2 dans la classe de la directrice de son groupe scolaire qu’il s’agit. Cette enseignante avait fait l’unanimité dans le groupe des parents, elle était trop sévère, et parfois odieuse. Mon fils se demandait si lui aussi n’enlevait pas sa fille comme dix autres parents avaient fait de leur enfant et ma belle fille se faisait toute petite devant cette enseignante pour ne pas exciter sa hargne.

    Pratique particulière de cette enseignante. C’était elle qui faisait les maths, une autre enseignante se chargeait des autres matières.

    A huit heures et demie elle donnait à sa classe des exercices de math. Les élèves devaient les faire sans bruit, sans copier pendant qu’elle travaillait ou téléphonait à son bureau. De temps en temps elle surgissait dans la classe et donnait des punitions si cette consigne n’était pas respectée. Avant la récréation elle passait voir le travail des élèves. Si certains n’avaient pas avancé ils ne sortaient pas. En rentrant de récréation un élève qui avait fait un bon travail venait l’exposer, et celui qui avait fait une grosse erreur était moqué. « hou ! hou ! » Puis l’enseignante expliquait une nouvelle notion.
    C’est à dégoûter des maths ! disaient les parents et les enfants. Et ma petite fille m’a confié pendant les vacances d’été : « un jour elle m’a humiliée et m’a fait pleurer, mais je ne l’ai pas dit à la maison ». Je lui ai demandé pourquoi et elle m’a répondu que ses copines l’avaient consolée après.

    Cette année en 6ieme ma petite fille réussit bien en maths. (Contre toute attente car petite elle avait quelques difficultés avec les nombres et les opérations.)
    Les maths nécessitent une bonne autonomie, un effort de concentration. Personne ne pouvant réfléchir à ta place, il faut te mettre au travail manipuler les données, recommencer avec du temps réservé à cela. Pas question de pouvoir te dire : « comme je ne sais pas le faire, je ne le fais pas. » Il doit y avoir une obligation de réussite, pas question de baisser les bras.
    Un enseignant d’université m’a dit qu’il a du apprendre à pas mal d’étudiants ce que c’était que de travailler sur un brouillon. Eux étaient habitués à écrire directement sur leur feuille au stylo ! Peut- on réfléchir directement, sans passer par diverses idées et les écrire, et les raturer, et les reprendre ?
    Cette enseignante n’avait pas tout faux. Elle n’était pas « gentille ».
    En ayant assez des parents modèles, cette année elle a pris la direction d’un grand groupe scolaire qui l’a exemptée de classe.
    J’avais remarqué son attitude au moment de la dernière épidémie de grippe. Elle n’avait pas paniqué malgré une situation particulière et tout s’était bien passé. Peut-être fera t-elle un bon chef d’établissement ?

    Nous écrivant à propos des autres élèves de son collège ma petite fille nous dit qu’ils sont « des limaces ». A noël je vais lui demander des explications.
    Cette institutrice de C.M 2 aurait-elle marqué ma petite fille ? (Elle qui est si douce et si réservée.)
    « Nous n’enseignons pas ce que l’on sait mais ce que l’on est. » Mais il parait que ce n’est pas toujours vrai.

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