La désocialisation et l’école à la maison (vidéo)

Nous voyons aujourd'hui l'argument de la désocialisation, celui qu'on entend toujours quand on parle de l'école à la maison.

Nous n'irons pas par quatre chemins. Si les enfants qui faisaient l'école à la maison étaient moins bien sociabilisés, ils seraient moins impliqués dans la vie sociale, les associations, le sport, ensuite les métiers, l'activité publique. Or, ils sont mieux insérés là que les autres enfants, comme l'indique cette page (où l'on voit qu'ils gagnent mieux leur vie aussi). Les autres enfants sont plus désocialisés qu'eux.

Si les enfants qui ont fait l'école maison sont des gens mieux insérés dans la société, c'est qu'ils sont mieux sociabilisés que les autres.

Vie privée et vie à l'école

Mais commençons par une objection qu'une maman a lue dans un article :

"Aller à l’école, lit-elle, c’est aussi ne pas mélanger les genres : la vie privée et la vie à l’école. A l’école, l’enfant a sa propre vie, il construit son intimité. A la maison, l’adulte assiste à tout. L’intime n’est pas respecté. » "

Ceci relève d'une vision remarquablement fausse.

Tout d'abord, il n'y a pas chez l'enfant de séparation entre vie privée et vie à l'école. L'enfant est partout et constamment  "dans la vie privée", il n'a pas de vie "publique" puisqu'il n'est pas en mesure de composer un personnage destiné par exemple à son banquier ou à son patron. L'enfant est sincère, "brut de fonderie".

En outre, les autres élèves (et même maintenant les profs) se mêlent sans cesse de la "vie privée" de l'enfant en mettant les pieds dans ses sentiments, sa vie intime même; on parle de sexualité à la maternelle, désormais !!

Outre cela, la vie privée à l'école est sujette à observations, moqueries, et cela sans cesse. Voilà pourquoi les enfants "soufflent" quand ils quittent l'école.

Bref, massivement, la vie privée est bien mieux respectée à la maison pour autant que ses parents soient des gens "normaux", c'est-à-dire respectant suffisamment leur enfant, ce que l'école ne fait plus.

L'enfant ne peut pas construire son intimité à l'école par définition puisque justement, il n'a pas d'intimité à l'école ! Il n'est jamais seul, il n'a pas de temps pour lui. Il n'a pas le temps de rêver, de contempler: cela lui est interdit formellement.
A la maison, l'adulte n'est justement pas toujours là: l'enfant a sa chambre et divers espaces où il peut avoiur sa tranquillité, bien plus précieuse qu'on le croit.

Car l'enfance n'est pas forcément un moment à remplir avec 25 "amis" croisés sur la cour de récré ni ailleurs. L'enfance est aussi et surtout le moment d'une lente maturation qui a besoin d'espace, de paix, de silence, et même d'inactivité, de rêv(asseri)e, ou pour dire mieux de... contemplation.

Bref, ce genre de propos reflète bien l'inversion actuelle.

"Pour le moment, tout se passe exactement comme vous le décrivez. J'avais peur de la désocialisation. Et bien, nous ne sortions pas autant avant !!! Je n'ai jamais vu autant de monde depuis que je suis mère au foyer. J'ai un autre rapport à mon enfant, plus épanouissant. Je lui ai encore demandé hier si l'école lui manquait et elle m'a répondu :"Non, Maman, ça m'arrange de rester avec toi, j'aime bien l'école à la maison !"

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La désocialisation, l'argument

C'est l'argument le plus employé quand on parle de l'école à la maison. Vous faites l'école à la maison ? "Mais alors vos enfants, ils ne risquent pas d'être désocialisés ?" A chaque fois que vous dites que vous faites l'école à la maison: "Vos enfants, ils vont pas souffrir de désocialisation ?" Nous avons entendu ça 1.000 fois. C'est la croyance la plus ancrée.

La désocialisation, c'est le fait pour un enfant de perdre le lien à la société ou de ne pas l'aimer et de se garder volontairement à l'écart. Et c'est dramatique, a priori.

Alors, oui ou non, est-ce que les enfants qui sont à la maison se désocialisent par rapport à ceux qui sont à l'école ?

La réponse est nette:Non, les enfants qui font l'école à la maison ne se "désocialisent" pas, ils ne se désociabilisent pas non plus (désociabiliser plutôt que désocialiser qui a une connotation politique).

Le fait de faire l'école à la maison non seulement ne coupe pas le lien à la société mais en plus l'augmente en qualité.

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Les gens qui ont fait l'école à la maison sont mieux insérés dans la société.

Les études sont claires: les gens qui ont fait l'école à la maison sont mieux sociabilisés que les autres. Plus d'engagement social, plus de rencontres, plus de diplômes, et plus de revenus ! C'est sans appel. On le voit clairement sur cette page.

Voilà pourquoi les parents qui font faire l'école à la maison à leurs enfants disent tous à peu près ceci:

"Ils sont confiants et épanouis. N'ont aucun problème d'adaptation aux diverses communautés enfantines (activités extrascolaires, colonies...). En plus, ils ont beaucoup de facilités dans la relation aux autres adultes. Ils sont également très autonomes et entreprenants. Tout cela,  je ne l'observe que très rarement avec des enfants scolarisés." (Véronique Q.)

Elsa, l'une de nos chères mamans, ajoute dans un article :

"Nous avions observé que les enfants d'une famille amie, instruits en famille depuis des années, comptaient parmi les plus sociables et les plus épanouis que nous connaissions. L'école à la maison n'était donc pas un obstacle à la « socialisation », contrairement à ce que beaucoup veulent bien dire. Les enfants apprennent à s'ouvrir au monde et aux autres par le contact avec les adultes, pas en restant entre eux, confinés dans une « tranche » d'âge ! Le cloisonnement des âges empêche les enfants d'accéder à la personne des autres : ne les intéressent que les choses qui intéressent les autres, les personnes ne sont pas perçues comme une richesse indépendante de l'âge."

Des témoignages allant dans ce sens, nous en avons des centaines. Et le nôtre est sans appel: nos enfants sont spécialement bien sociabilisés et nettement plus que la moyenne des enfants de leur âge.

Pourquoi cette réussite ?

Déjà, s'il faut prendre le problème à l'envers, le fait d'être un peu à la maison donne énormément à l'enfant l'envie d'en sortir et d'aller voir ailleurs; ça lui donne envie de rencontrer des gens. L'enfant qui est à la maison veut voir autre chose, il est attiré vers l'extérieur. Sa vie sociale en sera d'autant plus facilitée, ce qui ne sera pas le cas d'un enfant qui est malheureux à l'école et ne pense qu'à rentrer chez lui... ou à rentrer en lui-même.

En outre, les parents qui font l'école à la maison ont des enfants mieux socialisés que les autres pour une raison que vous comprendrez : ils ont des exigences qualitatives, ils ont conscience de la valeur d'une vie bien construite et même souvent ils ont retiré leur enfant d'une école dont ils pensent qu'elle désocialisait les enfants.

Enfin, comme l'a dit Elsa, la rencontre de personnes d'autres tranches d'âge aide beaucoup mieux à la maturité des relations humaines. La cour de récré infantilise !

La préoccupation des parents IEF (instruction en famille)

Les parents IEF, c'est-à-dire qui font l'école à la maison, sont plus préoccupés que les autres, en moyenne, de la qualité des relations de leurs enfants. Ils prennent donc très souvent des décisions qui permettent à l'enfant de faire une ou des activités dans lesquelles non seulement ils s'épanouiront, mais où ils feront également des rencontres.

Isolés ?

Certains parents qui font le homeschooling, nom anglais de l'école à la maison, expriment au début qu'ils trouvent qu'ils sont trop isolés en tant que parents faisant l'école à la maison. Mais ils ne sont pas plus nombreux que les parents qui mettent l'enfant à l'école. Et cela témoigne qu'ils voudraient que ça change. Il n'est pas facile de rencontrer d'autres parents faisant l'école à la maison mais cela se fait quand même. Internet y aide.

Beaucoup de parents isolés qui mettent leur enfant à l'école ne se rendent pas compte qu'ils sont isolés et ne s'en préoccupent pas. On peut donc dire que le sentiment de l'isolement est signe d'un rapprochement des autres plutôt qu'une éloignement. Les parents qui se sentent isolés et qui en souffrent ne vont pas rester longtemps dans cette situation. C'est pour cela que s'organisent tant de piques-niques, de visites de musées ou de sorties entre parents, qui font l'école à la maison ou pas d'ailleurs.

C'est l'école qui désocialise les enfants

la désocialisation, vincent cassel n'en a pas souffert, il a pourtant fait l'école à la maison !

Vincent Cassel, désocialisé ? Il a fait l'école à la maison...

L'autre grand volet de cette question, c'est la responsabilité de l'école. En empêchant un enfant d’acquérir les savoirs indispensables pour réussir dans la vie, ou du moins faire son chemin, l'école désocialise des générations entières. Jamais on n'avait vu un tel naufrage social, avec des centaines de milliers de personnes à la rue, des centaines de milliers d'autres logées par l'Etat dans des hôtels réquisitionnés, comme en temps de guerre. Sur le marché du travail, il y a un décalage entre une offre de travail et une absence de candidats à ces postes.

Pourquoi ? Parce que l'école ne prépare plus vraiment les enfants à la société moderne. Elle les formate, certes, mais plus pour leur permettre de s'épanouir, comme c'était encore à peu près le cas il y a 30 ans. Car en 30 ans, l'école a changé de visage. Certes, elle est très bien pour les touts-petits, mais çà partir du CP, c'est le début de la fin ! Les méthodes ne sont pas les bonnes, résultats les dyslexies commencent à apparaître. Mais nous en parlons déjà par ailleurs. Bref, à de (trop) rares et notables exceptions près, l'école a oublié son rôle premier.

Jamais on n'avait vu non plus autant de solitude, signe le plus évident de désocialisation. Tous ces gens sont bien passés par l'école ?

Alors que ceux qui sont passés par l'école à la maison s'en tirent bien, et parmi eux on notera Vincent Cassel, Agatha Christie, Vincent Cassel, Anne Queffélec, Blaise Pascal, Brigitte Bardot, Bruno Cremer, Christine Ockrent, Christophe Dechavanne, Jean d’Ormesson, Luc Ferry, Jean-François Chiappe, Michel Polnareff, Michel Poniatowski, Patrick Dewaere, Pierre Curie, Pierre-Gilles de Gennes, Sylvain Augier, Thomas Edison, Véronique Sanson ! S'agit-il de gens désocialisés ?

D'où vient la désocialisation?

Les enfants désocialisés de notre société sont des enfants qui sont passés par l’école, donc l’école ne vous protège pas forcément de la désocialisation. Parfois même, au contraire, elle coupe votre enfant des autres à cause de fonctionnement rigides, à cause de la brusquerie qu'elle laisse faire entre enfants, à cause de programmes ou de méthodes qui portent atteinte à la pudeur ou la sensibilité de l'enfant.

Si nous regardons nos enfants, ainsi que tous ceux que nous avons accompagnés à la maison, ils ont plein d'activités, ils sont ouverts aux autres, et même délicats, attentionnés. Ils sont tout sauf désocialisés.

Le meilleur agent de la désocialisation, c'est la dyslexie. Et la dyslexie, c'est à 99% à l'école qu'elle s'attrape ! Elle s'attrape à cause des programmes qui ne sont pas adaptés à l'enfant. Nous en parlons dans cet article.

La désocialisation est-elle d'ailleurs un argument pertinent ?

On peut se poser la question. Les enfants qui font l'école à la maison ayant de bien meilleurs résultats scolaires que les autres, on ne voit pas comment ils pourraient se retrouver à la rue à cause de ça.

En revanche, il est question d'être élevé à l'écart des autres. En partie, car les enfants font aussi du sport en club, vont à des activités en associations etc.

Mais sur le fond, être élevé à l'écart est-il une tare ? Faut-il à tout prix faire partie du groupe (ou parfois du troupeau, quand on voit le comportement des foules ou même des groupes d'enfants). L'instinct grégaire est-il obligatoire ?

Nous ne le pensons pas. Peut-être même au contraire. Cette vision de faire partie obligatoirement du groupe fait penser à une obsession marxiste-léniniste: la masse serait supérieure à l'individu. C'est oublier que la masse n'est qu'une addition d'individus.

Car il est certain que les parents qui font l'école à la maison refusent souvent que leur enfant fasse partie de la masse.

Nous voyons là bien plutôt une tentative totalitaire des Etats modernes à fondre les esprits indépendants et créatifs dans le broyeur à personnalités. Les grands esprits novateurs sont presque tous indépendants, ils vivent loin de la foule. Ils n'ont pas l'instinct du supporter de foot qui se presse dans les stades.

Les moines sont éloignés du monde, dans leurs monastères. Ils ont permis de sauver la civilisation lors des périodes troubles des invasions barbares. Et des tas de gens ont vécu seuls, dans l'Histoire. Le Japon médiéval est plein d'ermites célèbres, le Tibet a compté une quantité de célèbres ermites aussi, sont-ils pour autant des gens méprisables ? Au contraire, ils furent les lumières de leur temps !

Dans le fond, qu'est-ce que cet argument de la désocialisation ? La socialisation est garante de quoi ? On peut avoir un emploi et se retrouver dans la rue. Aujourd'hui, au contraire, il y a une énorme quantité de propositions de travail pour les petits génies de l'informatique, et beaucoup d'entre eux sont des geeks qui ont beaucoup de mal à communiquer (ils sont passés par l'école); ça ne les empêche pas d'avoir un travail, souvent très bien rémunérés !

Sur le plan moral, le fait d'être élevé à l'abri des autres est plutôt bénéfique. La rue ou la cour de récréation n'offrent pas que des spectacles très réjouissants.

On considère souvent qu’il est indispensable que l’enfant se socialise et cette exigence devient extrême: on ne doit plus élever un enfant loin de la société. Pourquoi ? Il y a eu des milliers d’ermites, de petits bergers, dans l’Histoire. Un peu d’équilibre semble trop demander. Longtemps les enfants ont appris auprès de leurs parents et n’ont pas pour autant produit plus de générations d’incapables ou de barbares.

Mais le rapport à la société ne nous semble pas avoir autant d’importance que le prétendent les tribunaux qui affirment que la socialisation est absolument obligatoire. Certains tempéraments porteront des enfants à vivre une vie érémitique, ou celle de berger, ou de misanthrope et cette obsession de vouloir faire entrer l’enfant dans le groupe, assez nouvelle, paraît un impératif bizarre, qui fait fi de la variété des parcours, d’ailleurs fluctuants. Je ne citerai pas les personnages qui, ayant apporté beaucoup à la société, s’en sont détachés le plus souvent, ni ceux qui s’étant éloignés sont revenus, et inversement.
D’ailleurs ces impératifs produisent presque toujours le contraire de ce qu’ils affirment et on a rarement eu autant de solitude qu’aujourd’hui.

Nous vous invitons donc à laisser de côté un argument qui semble surtout plus politique que sérieux.

Reste que c'est l'argument qui revient automatiquement dans les bouches et c'est cela qui nous interpelle: comment cela se fait-il ? Comment la manipulation a-t-elle pu être aussi efficace ?

 
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40 Responses to La désocialisation et l’école à la maison (vidéo)

  1. chalopin says:

    Bonjour, Remy, Cécile, ma demande de certificat de scolariétait faite par une assistante sociale, elle viens jeudi 17 novembre, pourrez vous indiquer que ma fille Clémence, à bien été inscrite en septembre, à l’école à la maison , svp
    pouvez vous si c’est possible de me renvoyez les vidéos, plus le telechargement, de la carte, par erreur j’ai tout effacé, dsl, corrinechalopin@hotmail.fr, Mireille Chalopin merci

  2. Nathalie says:

    L’enfant apprend la vie en société dans la mixité des âges. Nous avons tous un rôle à remplir les uns envers les autres; aide, soutien, conseil… les différents âges de la vie sont complémentaires! Comment nos enfants apprendraient-ils à laisser leur place à un vieillard si on ne l’a jamais fait devant lui? Si tous nos vieux finissent à l’hospice n’est ce pas parce qu’on a oublié que la mixité des âges créé de la richesse, et qu’on n’a plus la notion de service et d’interdépendance?
    Nathalie.

  3. Albane PROY says:

    Parents, n’ayez JAMAIS peur de cette idée reçue. Non, votre ou vos enfants ne deviendront pas des sauvages peureux et anti-sociaux. Même, au contraire. Ma fille qui n’a JAMAIS été scolarisée est enfant unique. Elle a aujourd’hui 10 ans et se montre indépendante en dehors des temps scolaires. Elle participe volontiers aux jeux avec d’autres enfants, aime « aider » les plus petits et discuter avec les enfants plus grands qu’elle. Elle est aussi très à l’aise avec les adultes. Bien qu’agitée de nature, elle sait se montrer douce, par exemple avec les gens âgés ou les très petits enfants et est tout à fait capable de « m’oublier » un jour ou deux ou trois en stage d’équitation par exemple. Elle n’a aucun problème de socialisation, bien au contraire ! C’est une enfant bien dans sa peau qui n’a pas besoin de « prouver » quoi que ce soit aux autres, de les défier ou de les ennuyer pour se sentir exister.

    L’école à la maison a certainement des défauts, toute chose étant imparfaite mais pas celui-là en aucun cas !

    Bien cordialement

    Albane

  4. Marco1969 says:

    Oh lala ! Merci. Quel bonheur de vous lire !

    Nous sortons d’une réunion de collège (6éme). Le théme était d’aborder la socialisation des enfants à l’école. Nous avons surtout compris que qu’il était nécessaire d’éviter pour certains enseignants de perdre leur supériorité « pédagogique ».
    La différence entre l’école classique et les IEF est que ces derniers se remettront toujours en cause pour que le savoir qu’ils transmettent ne soit pas « rébarbatif » pour eux aussi.
    La différence entre un professeur ( pas tous, heureusement) et un parent est que ce dernier va en permanence recherché ce qui est bien pour celui à qui il dispense un savoir.
    Alors voilà que certains valident notre façon de voir les choses.La transmission du savoir est un sujet délicat, tout comme la désocialisation. Sommes nous capable de couper notre propre cordon ombilical avec la société telle qu’elle nous est décrite dés notre plus grande jeunesse. Sommes nous capable de renier, en fait, ce que l’on nous a enseigné ? la question est là ! Avons nous les moyens de rompre avec une partie de notre propre éducation ?
    Lorsque l’on se pose la question en étant isolé…la réponse est non !
    Quand on se renseigne et que l’on lit vos blogs, on se sent beaucoup moins seul ! On se sent presque compris. Mais chez vous quel a été l’élèment déclencheur qui vous a fait passer de l’école traditionnelle à l’école à domicile ?

    Merci

  5. Houari says:

    Bonjour. Mon fils a 3 ans et 4 mois, n’a été à l’école que quelques jours. Etant instituteur primaire, je me dis que franchement, on apprend pas grand chose à l’école car malheureusement, on y perd beaucoup de temps. J’avoue avoir été très angoissé d’avoir retirer mon fils de l’école en septembre. Dieu merci, je vois maintenant que mon fils évolue bien à son rythme,tant au niveau du langage que du graphisme… niveau social et ben,il parle dehors à tout le monde, On est dans une époque où on condamne vite ceux qui sortent du schéma. Par contre, à l’école, je vois que des gamins de 6 ans s’expriment lentement, de manière endormie,un peu comme si on avait sous estimé leur potentiel et on en a fait des « petits robots endormis », bien entendu, ce n’est pas le cas de tous les enfants qui vont à l’école mais y en a pas mal…Quelle dommage

  6. Charlotte says:

    Bonjour,
    J’ai trouvé, Rémy, votre vidéo et votre discours extrêmement censé, fondé, pertinent et BRILLANTISSIME de Vérité. Je regarde toutes vos vidéos et écoute ce que vous avez à transmettre ; lis les témoignages des parents, sans n’avoir su quel commentaire ajouter à tous les autres …
    J’en profite pour lancer une demande de rencontres avec d’autres enfants, pour ma fille bientôt âgée de 6 ans, dans le Rhône !

    • Rémy et Cécile says:

      Merci Charlotte. On en parle par skype si vous voulez: contactez chateaudeprovence.

      • Charlotte says:

        Bonsoir à tous deux,
        je n’ai pas skype ! Et vous vouliez parler de quoi ?
        Qui est chateaudeprovence ? Comment le contacter ?
        Je ne tape pas vite !
        J’ai un téléphone fixe !
        Très sincèrement.
        Charlotte

  7. Stéphane CARRIERE says:

    Bonjour,

    J’ai des amis instits, quand je leur parle de notre volonté de faire l’école à la maison, vous imaginez que ça jette tout de suite un froid. C’est un couple dont l’homme est un ami d’enfance, et je lui remémore nos discussions quand il a commencé dans la zone périphérique d’une agglomération. Il me racontait qu’il ramait beaucoup car principalement il n’était pas formé à la pédagogie.

    C’est pourquoi je me permet de lui demander s’il a eut un module de pédagogie dans son cursus : on se regarde et il me fait un grand sourire.

    • Albane PROY says:

      Moi c’est deux oncles et une tante profs ou instituteurs âgés de 65 à 91 ans.

      TOUS s’étouffent devant mon choix. C’est qu’il y a une différence fondamentale entre le professeur qui offricie devant 30 élèves et est habitué a jouer sur des réflexes de croupes comme l’émulation par exemple et le précepteur d’antan (comme l’était par exemple Rose Hattemer qui a fondé les cours Hattemer).

      Ce n’est PAS le même métier et un instituteur n’est pas préparé à apprendre à un seul enfant. Cela c’est la spécialité du précepteur, un tête à tête qui tisse un lien d’une autre nature. Je ne me vois pas « apprendre » à une classe entière sans être formée à cela, je ne pense pas avoir de talent pour cela et le nombre d’années que je compte après le bac n’a RIEN à voir avec ma capacité à transmettre. Je sais, oui, mais donner à voir ce qu’il faut pour trouver le chemin de ce que je sais est un métier. En tête à tête, je sais le faire pour MON enfant (et quelques gamins qui prennent avec moi des cours de soutien à titre gracieux bien entendu). De là à composer une leçon devant 30 gosses dont je ne sais rien, c’est une toute autre affaire.

      Un instituteur (et il en est de très doués) n’a rien à voir avec un précepteur. Souvenez toujours de cela quand vous confrontez votre manière de voir, d’être et d’agir avec l’enfant à qui vous transmettez un savoir.

      Nombre d’entre nous ont choisi ou ont été contraints de choisir l’éducation dans la famille en raison des particularité d’un au moins de leurs enfants. Cela aucun instituteur ne peut le comprendre. Aucun ou si peu !

      Bien amicalement à tous

  8. Constant says:

    Bonjour Rémy,
    Tout d’abord, merci infiniment pour le contenu de votre propos concernant (surtout sur la fin de la vidéo) la désocialisation…Je me reconnais parfaitement dans ce que vous dites car depuis maintenant cinq ans, je suis sorti de ma léthargie…A bientôt 45 ans, célibataire, je ressens précisément le besoin de me mettre à l’écart de tous groupes (sauf ma famille et mes amis très proches) pour comprendre dans quel monde je (nous) vis (vivons)…J’ai toujours ressenti depuis mon adolescence que cette société telle qu’on nous le décrit, ne correspondait et ne correspond en rien à la réalité…Je peux vous dire que si j’avais pas pris le recul nécessaire pour intégrer cet état de fait, je serais plus là aujourd’hui…J’ai compris également que pour m’en sortir, je devais impérativement me réapproprier mon moi profond (ce que nous sommes réellement), en somme, être connecter à soi-même…Dieu sait que notre société ne fait rien pour arranger cela…Pour moi, il a toujours été hors de question de chercher à dominer,
    manipuler, discréditer et (où) faire du mal à qui que ce soit. J’ai fait des erreurs qui m’ont conduit à me remettre en question, aussi, je pense qu’il est nécessaire à nous tous, de faire le bien autour de soi…Ne pas hésiter à dire à nos proches, nos amis que nous les aimons…C’est très important…
    Avec le terme réappropriation, nous pouvons ajouter réconciliation…
    Bien à vous et toute votre famille, Constant.

  9. Constant says:

    Bonjour Rémy,

    Tout d’abord, merci infiniment pour le contenu de votre propos concernant (surtout sur la fin de la vidéo) la désocialisation…Je me reconnais parfaitement dans ce que vous dites car depuis maintenant cinq ans, je suis sorti de ma léthargie…A bientôt 45 ans, célibataire, je ressens précisément le besoin de me mettre à l’écart de tous groupes (sauf ma famille et mes amis très proches) pour comprendre dans quel monde je (nous) vis (vivons)…J’ai toujours ressenti depuis mon adolescence que cette société telle qu’on nous le décrit, ne correspondait et ne correspond en rien à la réalité…Je peux vous dire que si j’avais pas pris le recul nécessaire pour intégrer cet état de fait, je serais plus là aujourd’hui…J’ai compris également que pour m’en sortir, je devais impérativement me réapproprier mon moi profond (ce que nous sommes réellement), en somme, être connecter à soi-même…Dieu sait que notre société ne fait rien pour arranger cela…Pour moi, il a toujours été hors de question de chercher à dominer,
    manipuler, discréditer et (où) faire du mal à qui que ce soit. J’ai fait des erreurs qui m’ont conduit à me remettre en question, aussi, je pense qu’il est nécessaire à nous tous, de faire le bien autour de soi…Ne pas hésiter à dire à nos proches, nos amis que nous les aimons…C’est très important…
    Avec le terme réappropriation, nous pouvons ajouter réconciliation…

    Bien à vous et toute votre famille,
    Constant.

  10. Sandra says:

    Bonjour,
    vous n\’êtes pas obligé de publier mon commentaire, j\’ai une interrogation : parmi les gens célèbres que vous citez ayant fait l\’ief, beaucoup sont parmi les anciens élève de l\’Ecole des Roches (Vincent Cassel) ou Hattemer. Du coup je ne comprends pas trop pourquoi vous les citez en ief ?
    merci d\’avance !
    Sandra

    • Rémy et Cécile says:

      Vincent Cassel est passé par l’école en effet, il n’a pas fait que de l’école à la maison. Les autres n’ont pas fait l’école des Roches à notre connaissance ni Hattemer. A qui pensez-vous ? On peut ajouter pour l’école à la maison la Comtesse de Ségur, Montaigne, Pierre Téqui ou Dickens.

  11. Jeanne says:

    De quand date le graphique précédent ?

  12. Alexandra says:

    bonsoir,
    votre article est très intéressant et je suis d’accord avec la majorité de votre analyse;
    néanmoins j’apporterais un bémol concernant ce que vous appelez dyslexie;
    il ne faut pas confondre la maladie dyslexie qui est de nature génétique et le trouble dyslexique qui lui est plutôt de nature exogène;
    la maladie dyslexie reste rare puisque génétique alors que le trouble dyslexique, lui est beaucoup plus fréquent a essentiellement pour source les méthodes d’apprentissages de l’école
    le problème est que souvent la plupart des gens confondent les deux et « taxent » les enfants de dyslexiques alors qu’ils ont seulement un trouble dyslexique qui se réglera facilement en revenant sur les bases de l’apprentissage et sur l’image que l’enfant a de lui-même;
    dire qu’un enfant est dyslexique alors qu’il ne l’est pas, lui fait porter un joug terrible et déculpabilise l’école;
    il n’y a qu’à voir le nombre d’enfants qui sont suivis par une orthophoniste aujourd’hui ! et ils sont de plus en plus nombreux ! ils ne sont pas tous dyslexiques !
    la majorité ont juste un trouble dyslexique dont l’école refuse de s’occuper et encore moins de s’en sentir responsable !
    Quel échec !
    si l’école d’aujourd’hui remplissait son rôle et si les parents faisaient le leur, l’école à la maison ne serait pas autant d’actualité qu’elle l’est aujourd’hui.

    • Rémy et Cécile says:

      Il me semble, chère Alexandra, que c’est exactement ce que nous disons. La vraie dyslexie est fort rare. Nous sommes en tous points d’accord avec vous.

  13. aurore barretta says:

    Merci pour l’article, car tout en étant convaincu de faire le bon choix pour nos enfants et en sachant que nous n’allions pas les dé-sociabiliser pour autant en faisant l’école à la maison il n’est pas toujours évident de trouver sur le coup des arguments pour cette éternelle question qui revient sans cesse dans la bouche des gens. Cela donne parfois l’impression en parlant aux gens que nous sommes des parents irresponsables, égoïstes, surtout la maman, qui c’est certain, veut garder ses enfants pour elle…alors qu’au contraire la plus belle chose qu’on leur donnera c’est une confiance en eux et une envie d’aller voir ce qui se fait en dehors du foyer….Et puis de toute façon ma petite voix me dis dans ces moments la…et puis quoi ? je vois mon enfant bien plus heureux et épanouis que lorsqu’il était à l’école, en sachant qu’il a 5 ans je ne vois vraiment pas pourquoi aller chercher plus loin…

  14. Oufantomette says:

    Bonjour c’est juste pour signaler que le lien de l’article sur la page des résultats est cassé voilà.

    Merci pour l’article ^^.

  15. ericia says:

    Bonjour, je suis maman d’une petite fille de 2 ans à qui je pense fair l’ief.
    Son pere commence a accepter l’idée .
    Par contre deux choses me titillent en ce moment :
    ma fille semble trés timide à l’exterieur, je dis semble parce que j ‘ai remarqué qu’il lui faut en fait un temps d’adaptation, le problèmec’est qu’il est parfois bien long. Alors je m’inquiete quand meme un peu pour la sociabilisation. De plus, tout le monde lui parle de l’école depuis la rentrée du coup cela me dérange un peu de devoir déjà annoncer qu’elle ne sera pas scolariser et je crainds qu’elle me pose aussi la question un de ces quatre: me faudra trouver quelque chose qu’elle pourra répondre simplement…
    Et puis la fille n’ayant que 2 ans, votre programme me sera t-il déjà utile, je pensais attendre Sens six ans pour m’inscrire. Mais vos vidéo et vos partages me sont bien utiles et m’encourage beaucoup pour la suite.

    • Rémy et Cécile says:

      Bonsoir Ericia, vous ne devez absolument pas redouter la « désociabilisation » pour votre fille, on n’a jamais vu un enfant devenir asocial du fait de l’éloignement d’autres enfants. ça ne rend, dans le pire des cas, que timide, et la timidité n’est pas un défaut. Cela protège même de bien des choses néfastes dans le monde. La timidité, c’est plus beau que la vulgarité ! Donc, si vous regardez bien la vidéo, vous verrez que cet aspect est tout à fait secondaire par rapport à l’essentiel. Elle grandira normalement et vaincra ses réticences, et elle aura un contact normal avec les autres jeunes puis avec les autres adultes, vous verrez.
      Vous avez raison, il faudra que vous disiez les choses clairement et avec joie, votre décision sera votre décision. Peu importera à ce moment-là ce que les autres auront dit. Le tout est de faire le choix qui vous paraît le meilleur, en conscience.

  16. Violaine says:

    Bonjour,je crois que beaucoup de parents font les memes constats que vous,on accepte certaines choses parce que c’est courant puis d’autres puis d’autres,et un jour on se demande « mais c’est quoi la difference entre moi,croyant(e) et les autres?ma foi ne m’apporte t elle pas de meilleures choses que ca a quoi j’assiste?sans pouvoir rien faire..est ce que je n’ai pas des valeurs a transmettre?a qui vais je les transmettre si mes propres enfants n’en profitent pas?? »
    Pour la famille malheureusement je partage aussi votre ressenti,avec ce sentiment de toujours sentir qu’on a des comptes a rendre des qu’on s’eloigne du schema habituel de vie…Mais c’est un moyen de renforcer un peu nos choix que d’avoir à les defendre,
    Au plaisir de vous lire et bonne continuation à vous .

    • Rémy et Cécile says:

      « est ce que je n’ai pas des valeurs a transmettre?a qui vais je les transmettre si mes propres enfants n’en profitent pas??”
      C’est très vrai. Question que nous nous sommes tous posée. Merci.

  17. Violaine says:

    Bonjour Patricia ,Je ne sais pas si le bon doit a tout prix pousser aux cotés du mauvais,un jardinier qui souhaite voir son jardin fleurir ,donner des fruits,etc…n’a t il pas a arracher les mauvaises herbes,retourner la terre en premier lieu,arroser chaque jour le fruit de son travail,si il laisse les mauvaises herbes dans son jardin il ne devra s’en prendre qu’a lui meme si ses arbres meurent étouffés a cause du voisinage des mauvaises herbes…
    par contre un arbre qui a deja atteint la maturité ne sera pas atteint par les mauvaises herbes c’est sur,les prophetes,leurs apotres sont des hommes qui ont été éduqués (les prophetes par Dieu et pour les apotres par la bonne compagnie justement )de longues années avant de devenir solides,mais une graine qui pousse dans un jardin laissé a l’abandon n’a pas beaucoup de chance de devenir un arbre solide ,de par le mauvais terrain dans lequel elle pousse…nos enfants sont commes de graines ,et l’environnement comme la terre,a nous de choisir le bon environnement,
    un croyant doit aussi avoir le courage de combattre le mal mais pas en s’y exposant,plutot en l’evitant et en faisant le bien,une fois l’ame accoutumée au bien le mal aura du mal a le tenter,mais si il n’a pas encore de solides racines c’est un danger que de le confronter au mal…il s’y habituera,puis le trouvera normal,puis le pratiquera,petit a petit,
    enfin c’est ma vision,et une des raisons pour lesquelles j’ai pris la decision de l’ief,comme beaucoup d’autres parents,prenez bien le temps de reflechir ;la vie est courte ,les enfants grandissent vite…bien a vous

    • Patricia says:

      Bonjour, Violaine! Je suis désolée car je découvre tout juste votre commentaire….merci d’y avoir pris part. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Dans mon cas la situation n’est pas catastrophique à l’école mais il est vrai que sous prétexte d’ouverture et de tolérance on nous fait tout accepter et tout endurer et petit à petit on pense qu’il ne faut pas être aussi radical et on trouve des compromis et on s’habitue à des situations qui auraient été choquantes en d’autres temps. Cela se complique quand il s’agit de la famille relativement proche des enfants, papy et mamie oncle et tante avec lesquels on se force à tout devoir supporter car « c’est la famille »! C’est en cela que je parlais d’environnement où l’on ne peut pas tirer un trait. En tous les cas je commence à m’approprier mes enfants pour qu’ils voient ou entendent le moins possibles des aberrations (ou même des horreurs)! Pour ce qui est de l’école à la maison, l’idée fait son chemin et nous nous y préparons grâce à l’accompagnement de Rémy et Cécile! Les enfants passent d’abord! OUI
      Amicalement
      Patricia

      • Rémy et Cécile says:

        « on s’habitue à des situations qui auraient été choquantes en d’autres temps » C’est là le drame. Pour la famille proche, elle passe après. Franchement. Elle a fait sa vie, vous n’êtes pas responsable d’elle. En toute charité mais sans faiblesse.

  18. Patricia says:

    Bonjour, très heureuse de pouvoir dialoguer avec vous! Ce que vous faites est remarquable et c’est un dur combat que vous menez avec votre femme et vos enfants pour une meilleure éducation. Au nom des miens je vous en remercie. Je n’ai pas encore trouvé le courage de me lancer à faire l’école à la maison car même si je ne fais que « pester » contre l’éducation nationale je me pose souvent la question à savoir si notre devoir de chrétien n’est-il pas celui de nous confondre avec l’environnement extérieur aussi hostile qu’il puisse nous paraître plutôt que de nous retirer du système pour en construire un meilleur en parallèle. « Le bon et le mauvais grain doivent pousser ensemble… »
    D’autre part j’ai peur de ne pas y arriver et de regretter quelques mois plus tard d’avoir retirer mes enfants du système scolaire et d’être ainsi fortement critiquée par mon entourage. Les raisons pour lesquelles je ferais moi-même l’école à la maison sont d’une part un apprentissage plus précis dans certains domaines comme le français, l’écriture, les langues tout en gagnant du temps pour leur faire les activités de leur choix. Je trouve que les enfants passent beaucoup trop de temps à l’école par rapport à ce qu’ils apprennent.
    J’ai aussi 2 questions. Mon fils numéro 2 âgé tout juste de 7 ans va intégrer le CE1 avec déjà de grosses difficultés acquises au cours du CP. Il a suivi les cours de soutien pendant 2 trimestres 2 fois par semaine de 11h30 à 12h mais sans succés. Le maître m’assure que c’est de la mauvaise volonté. Peut-être, mais si un enfant ne comprend rien c’est normal de manquer de volonté. Pendant les grandes vacances nous avons un peu travaillé et son apprentissage a été de meilleur qualité. Si je m’aperçois qu’il n’arrive pas à suivre pourrais-je le retirer de l’école en cours d’année scolaire? Quand il revient de l’école il est incapable de retravailler à la maison tellement il est fatigué de sa journée. 15 min c’est tout alors je ne me vois pas le forcer à faire du soutien scolaire car cela lui serait insurmontable. Puis-je déscolariser un enfant sur trois scolarisés?

    Merci pour votre soutien et tous vos bons conseils qui sont les bienvenue.

    Amicalement
    Patricia

    • Rémy et Cécile says:

      Merci Patricia pour ces belles réflexions ! Eh bien, pour ce qui regarde le devoir du chrétien, il se décompose de la manière suivante. D’abord, il concerne le « prochain ». Ce mot est extrêmement précis. Le prochain n’est pas le lointain, le monde entier, c’est d’abord ceux dont nous avons charge. Ainsi, votre enfant passe avant votre cousine, qui passe avant votre coiffeur… ou l’instituteur. S’il y a un bien pour l’enfant qui ne convient pas à l’instituteur, peu importe, mon enfant est prioritaire.
      Ceci fonde d’ailleurs les politiques qui privilégient « ceux dont on a charge », c-a-d ses compatriotes.
      Dans le même ordre d’idée et de principe, il est plus important que l’enfant aille bien et reçoive le nécessaire qu’il soit socialement assimilé. Ainsi, il peut être juste de retirer un enfant d’un milieu hostile. Rappelons-nous: les disciples avaient commandement de quitter les maisons qui ne les accueillaient pas et d’en secouer la poussière de leurs sandales.
      Mélanger le bon grain et l’ivraie n’a en fait de sens que pour les missionnaires, ceux qui ont une mission, et la capacité à l’assumer.
      Mais le Seigneur sépare le bon grain et l’ivraie.
      Nous n’isolons pas l’enfant, nous lui donnons un monde dans lequel tout n’est pas « conforme » à nos goûts, mais qui ne lui porte pas atteinte.

      Ensuite, votre entourage dira ce qu’il voudra, quoi qu’il arrive, et là n’est pas l’essentiel. Vous pouvez échouer (qui n’a jamais échoué?), si l’on vous critique à ce moment-là, c’est que l’on n’est pas une fréquentation porteuse, utile. Vous pourrez faire le tri. Il est important de savoir que vous pourrez toujours remettre l’enfant à l’école. Mais vous verrez qu’en réalité cela n’arrive pratiquement jamais. Dès qu’une maman s’y met, tout change pour elle et elle ne veut plus revenir en arrière, pour rien au monde ! Mais cette liberté existe, donc vous serez légère, et pas dans une impasse.
      Si vous redoutez les critiques, nous vous demandons: qu’est-ce qui est le plus important ? Les autres ou l’enfant ?
      Oui, les enfants passent trop de temps à l’école sur des choses sans véritable importance.
      Vous avez un projet apparemment, des idées précises. Elles sont à votre portée.
      Un maître qui « assure » qu’il s’agit de mauvaise volonté d’un enfant est un CANCRE. Il ne connaît pas son métier. Avis = O/20 ! Vous voyez que nous n’y allons pas par quatre chemins… Les maîtres de ce genre refusent de se remettre en cause. Or, un enfant qui ne travaille pas, c’est un maître qui n’a pas la bonne méthode. Tout enfant peut réussir, nous le mettons en gros sur notre première page. Tous les enfants peuvent y arriver. Simplement, il faut la bonne méthode. Les mamans en général sentent ce qu’il faut mais elles se sont habituées à s’enterrer sous terre, à ne rien dire, à ne rien exprimer. Bien sûr que votre enfant peut réussir. Et il va réussir, si vous prenez une bonne décision. Voilà.
      Oui, vous pouvez le retirer en cours de route.
      Oui, vous pouvez retirer un seul enfant.
      Amitiés !

      • amv says:

        Bonjour,

        Je lis vos articles très pertinents. Pour vous, quels sont les bonnes méthodes ?

        Bien à vous,

        AM

  19. violaine says:

    Bonjour,merci pour vos articles et vos conseils,pour ma part j’ai cinq enfants dont quatre qui font l’ief,qui sont aussi passés par l’ecole,on a pu comparer surtout au niveau comportemental la difference entre enfants qui grandissent entourés d’enfants comme eux et les autres entourés de tous les ages mais surtout des adultes,la maturité est un grand plus.L’ecole pouvant etre aussi un endroit de désocialisation en accumulant des mauvais comportements tels que la moquerie,la concurrence,l’esprit de groupe aveugle,etc…Il y a du bon et du mauvais dans chaque chose mais je crois que ce qu’on gagne,et ce que les enfants gagnent surtout, en instruisant nous memes nos enfants est de loin plus rentable que ce qu’ils apprennent a l’ecole,instruction oui mais pas au detriment des valeurs morales…
    merci a vous,

    • Rémy et Cécile says:

      Merci Violaine pour ce commentaire et cette phrase « Comme le dit Violaine: « ce que les enfants gagnent surtout, en instruisant nous memes nos enfants est de loin plus rentable que ce qu’ils apprennent a l’ecole »

  20. pilette says:

    Bonjour,

    Tout d’abord un grand merci pour votre travail et communication au sujet de l’école à la maison. Je suis ravie de voir que d’autres familles, comme vous, pratiquent une réelle instruction de leurs enfants. J’ai rencontrer quelques familles « unschooller », qui pour des idées finalement n’instruisaient que peu leurs enfants.
    Nous habitons le Lot et Garonne depuis 1998. Nous sommes originaires de Belgique et pratiquons l’instruction en famille depuis que les enfants sont nés… Comme nous n’avons pas trouvé d’école de qualité dans le secteur, nous avons décidé de continuer . Notre fille est allée 4 mois à l’école en grande section, rapidement son caractère et ses comportement vis à vis de nous avaient changé.
    Tout est rentré dans l’ordre dès que nous l’ayons reprise à la maison. Je peux confirmer avec certitude , que l’IEF resserre énormément les liens de complicité entre les membres de la famille.
    Aujourd’hui , nous pratiquons des échanges avec quelques autres familles , pour ce qui concerne les matières hors programme, la musique, les arts plastiques, l’artisanat, le jardinage,….
    Nous observons avec bonheur et gratitude nos deux enfants Morgane (8 ans) et Stéphane (6 ans) . Ils sont heureux , épanouis, affirmés, curieux, autonomes, entreprenants, aimants, souriants, sociables, créatifs,….
    Je dois avouer que nous sommes vraiment heureux de cette aventure familiale et comptons la prolonger le plus possible.

    PS: petite question concernant l’utilisation du site; Comment puis-je lire « la suite » de certains articles , où il est mentionné « pour les abonnés ».
    Merci de votre réponse.

    Bien cordialement
    Véronique P.

    • Bienvenue Pilette, vous recevrez bientôt une proposition de vous abonner, je pense cette semaine ou la semaine prochaine. Suivez les vidéos.

    • finck says:

      Bonjour,
      Je souhaite pour la rentrée de septembre 2015 déscolariser mes enfants. Je cherche des familles dans le lot ou lot et Garonne ou encore Tarn et Garonne qui pourraient m’épauler dans ma démarche!!!
      Merci.

      • lowitz says:

        Bonjour,
        Nous sommes dans le Lot et nous pratiquons l’ief. Nous cherchons à rencontrer des familles. Nous avons 3 fils de 7 ans, 4 ans et demi et 7 mois et demi.
        A bientôt, Celine

  21. Paul says:

    L’article de Patrick Declerck a fait vaciller les dernières idées préconçues que je pouvais avoir sur le sujet qu’il traite.
    D’une manière plus large je suis entièrement d’accord avec vous. Il y a un terrorisme idéologique qui a sévi trop longtemps chez nous et qui pèse trop sur nos jugements. Je n’échappe pas à cela sans effort , aussi c’est un bonheur de pouvoir m’en évader de temps en temps.

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