Votre attitude en cours, suite


Regard et voix

On s’aperçoit très vite que les enfants ne fonctionnent pas exactement comme les adultes. Les adultes fonctionnent beaucoup plus aux mots, au discours. Les enfants fonctionnent à l’attitude et spécialement au regard et à la voix. Ils attendent beaucoup du regard, ils y puisent une confiance, un encouragement, une solidité, ou pas. Dans la voix, ils entendent le sérieux, la sincérité, l’énergie.

Vous allez nous dire que nous nous répétons. C’est volontaire, c’est le meilleur moyen d’intégrer une notion.

Le regard doit être vrai, fort et confiant. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille harceler l’enfant de son regard.

Il m’arrive de faire tout autre chose en faisant cours, par exemple un peu de rangement, lorsque je vois mon enfant dans le flou, je le laisse réfléchir, puis je retrouve un regard[s2If !is_user_logged_in()] (…) la suite est réservée aux membres accompagnés, pour activer votre accès membre, passez par ici. Déjà membre accompagné ? Connectez-vous dans le menu du site (en cas de souci, voir la FAQ).  [/s2If] [s2If is_user_logged_in()] direct lorsque l’enfant revient dans la course. C’est une manière de ne pas faire trop pression sur l’enfant, il faut savoir ne pas le regarder, lui laisser du champ, le laisser respirer au lieu de le mettre constamment sur la sellette.

On peut même s’absenter quelques instants lors des exercices, il est même nécessaire parfois de s’absenter, car la plupart des enfants sont incapables de se concentrer s’ils sentent la pression de votre regard. De loin, je demande : « Alors, ça progresse, tu as écrit la solution ? » La réponse, c’est « non, mais… », sous-entendu « non, mais je réfléchis, je vais trouver, quand tu reviendras je l’aurai ». L’enfant a plus facilement envie de trouver la solution lorsqu’il a le champ libre, parce qu’il a le sentiment que ce n’est pas sous la contrainte. On voit bien là que le fait de se pencher sur l’épaule de l’enfant doit être rare, ce n’est utile que dans le cas d’un enfant qui veut du conflit, c’est dissuasif.

Soyons subtils, adaptons notre attitude, soyons souples.

Il s’agit là d’orchestrer le cours, de jouer avec subtilité avec votre manière d’être présent(e), et avec votre regard, tantôt pour obtenir un résultat, tantôt pour favoriser une confiance en soi. Le fait de relâcher la pression ou même de vous absenter en attendant que l’enfant trouve la solution est aussi un moyen de lui dire « Tu vois, je te fais confiance, je sais qu’en mon absence tu travailleras, seul et comme un grand. » C’est l’un des moyens de favoriser l’autonomie.

Le regard « yeux dans les yeux », c’est-à-dire appuyé, est l’arme dont il ne faut pas abuser.

En général, nous marquons un silence quand l’enfant pose une question inutile ou dit une bêtise. Ce silence est surprenant pour l’enfant, qui se réveille intérieurement et se reprend tout seul. Si je ne le regarde pas du tout, que je commente avec humour mais sans moquerie sa réponse ou sa question en dépoussiérant un ouvrage de la bibliothèque, tel un vieux professeur chafouin qui cache des secrets, c’est qu’il n’a pas résolu le problème.

Il est en recherche, il veut trouver ce que je lui cache, il voit que je ne lui accorde pas plus d’importance qu’un vieux maître n’en accorde au jeune disciple écervelé, bref : c’est un jeu. S’il n’y arrive pas du tout, un simple mot bref ou une énigme le met sur la piste. Dans 95% des cas, le problème se règle à ce moment-là. Quand la réponse est trouvée, je reviens vers l’enfant, je suis un autre personnage, celui qui reconnaît, qui couronne la réponse d’un regard de félicitations.

Questions ouvertes

S’il y a une insistance déplacée, plutôt que de dire non, on peut poser la question : « Pourquoi est-ce important ? » Prenons l’habitude des questions ouvertes, c’est-à-dire qui n’entraînent pas, comme réponse, oui ou non, ou limitée. Demandons « Comment pourrais-tu… ?» « Quelle serait la bonne méthode pour… » au lieu de « est-ce que tu as compris l’exercice ? » ou « est-ce que tu sais la réponse ? » La réponse à « est-ce que » est systématiquement fermée. La question ouverte ouvre l’esprit, la question fermée le ferme et conduit à la rétractation, le refus, le blocage. Quand vous avez des blocages, c’est que vous n’avez pas employé les bonnes questions et la bonne attitude, travaillez là-dessus, c’est très efficace. C’est du coaching pur, puisque le coaching consiste justement à ouvrir l’esprit. Nous sommes à votre disposition pour vous former si le besoin s’en fait sentir.

L’autorité pour ne pas blesser

Nous devons éviter le conflit profond parce que le conflit blesse. Il n’y aura pas de conflit si l’enfant éprouve un grand respect, non seulement pour vous, mais aussi pour ce que vous faites. Faites respecter ce que vous faites.

Supposons que l’enfant ne veuille vraiment pas travailler.

S’il ne s’agit que d’un caprice, juste pour tester vos limites, ne craignez pas votre colère, elle est en l’espèce normale. Tous les enfants cherchent en permanence les limites de leurs parents, et souvent celles des autres adultes. C’est normal. Il faut qu’ils les trouvent. Le plus tôt est le mieux, et il est plus simple d’obtenir d’un mot l’obéissance que de l’obtenir au terme d’un long combat. Dès que l’attitude de l’enfant ou son raisonnement dérape, intervenez. Les mauvaises herbes s’arrachent au plus tôt. Si vous prenez l’habitude d’intervenir dès le départ, peu à peu le temps nécessaire à obtenir l’obéissance se réduira.

Mon oncle, à qui je demandai quand il fallait nettoyer la vigne, me répondit : « Il faut nettoyer la vigne quand elle est propre. »

Dit autrement, on arrache la mauvaise herbe dès qu’elle démarre. C’est pareil en éducation, ne laissez pas se développer un cancer. Encore une fois, un simple mot peut assainir une mauvaise attitude alors que de très durs combats auront du mal à assainir d’effroyables habitudes.

Employez l’autorité à bon escient, le reste du temps employez les techniques des questions ouvertes et gardez toujours à l’esprit que l’émulation est centrale. Renouvelez vos propositions, renouvelez et changez, imaginez. Mais parfois, recourez à l’autorité nette, et rapide, calme, ferme.

Sans quoi l’enfant va plus loin, il cherche, il cherche encore, sans rien trouver, il en rajoute, il est perdu.

Obtenir

Lorsque nous disons « Prenez vos cahiers », nous nous attendons à ce que ce soit fait. En début d’année, ça traîne ; nous mettons les pendules à l’heure tout de suite, calmement, il n’y a pas une minute pour prendre son cahier, tout au plus quelques secondes. Le problème ne se présente plus. L’enfant prend son cahier dans l’instant.

Le silence

C’est une arme utile: l’enfant sent que vous n’êtes pas d’humeur à entrer dans un débat conventionnel.

Reformuler

Une méthode imparable. Vous refaites votre phrase autrement, avec d’autres mots, une anecdote, un autre ton etc.

Colère décalée

Au contraire d’un conflit superficiel, dans le cas d’un conflit profond, l’enfant exprime un absolu, ce n’est pas en surface, c’est profond. Et alors là, nous recommandons instamment de ne pas lui river son clou. Une colère de votre part lui restera en mémoire longtemps car il aura eu le sentiment qu’il avait raison et que vous aviez tort. Il aura appris à vous affronter, voire à vous vaincre, la complicité entre vous en aura souffert. Il se pourrait même qu’une hostilité naisse à ce moment précis. Sachons donc éviter ces extrémités. La vraie autorité ne hurle pas. Il faut déplacer le problème à plus tard. Mais dans la même journée. Au-delà, cela paraîtrait de la rancune et la rancune est à proscrire. On efface tout et on oublie ! On en reparlera quand on travaillera sur son autorité propre.

Si vous n’avez jamais un conflit profond avec votre enfant, alors le lien demeurera.

Supposons donc que l’enfant refuse de faire une dictée, malgré les explications et demandes que vous avez faites. Allez-vous vous battre jusqu’à obtenir gain de cause ? Ce sera long, fastidieux, et il est probable que le refus de l’enfant soit motivé par un non-dit. Il est possible qu’il y ait un autre problème. Du reste, si l’enfant refuse après une conversation sérieuse, c’est qu’il y a un problème sérieux. Dans ce cas-là, un peu de stratégie est utile. Ne rien dire sur le coup, passer à autre chose. Mais dès qu’un incident se présente, par exemple l’élève se tient mal, affalé sur sa table, vous le sermonnez. Il n’y aura pas d’enjeu pour lui, il cèdera facilement. Mais sans le savoir, il vous rendra votre statut.

Vous retrouverez à ses yeux le rang indispensable à son écoute, à son respect.

Certes, vous vous êtes hérissé pour une broutille, mais ça n’a aucune importance, l’enfant ne retiendra qu’une chose : vous avez repris le dessus et réaffirmé votre place. Votre colère magistrale passera comme une lettre à la poste, l’enfant ne vous en voudra pas et lâchera prise. Il ne va pas vous dire dans les yeux : « J’ai bien fait de mal me tenir ». Il laissera tomber. Ce faisant, il vous rendra votre autorité. Si ultérieurement, en cours, vous avez à hausser le ton, il se rappellera très bien ce dont vous êtes capable et évitera le choc.

Dans l’opération, chacun aura conservé sa place, il n’y aura pas eu d’atteinte profonde.

L’enfant s’est dit « Tiens, papa (ou maman) n’est pas content(e), ça va mal, sa colère est plus grosse que je m’y attendais », il réalise que la colère est disproportionnée, anormale, et que donc quelque chose de sérieux s’est produit. Mais cette colère ne l’affronte pas lui directement, elle se reporte sur une chose mineure. A l’avenir, et de lui-même, l’enfant réfrènera ses caprices.

Ce genre de colère, l’expérience montre qu’elle revient régulièrement, ce n’est pas grave, c’est juste un recadrage, mais attention : elle doit rester la plus rare possible.

Cela s’apprend, tout adulte doit pouvoir y parvenir, il faut que cela existe quelque part dans l’esprit de l’enfant : « il y a un être que je n’ai pas envie de réveiller ». Si ce personnage n’existe pas, soyez certain que l’enfant le saura très vite et alors, votre vie d’enseignant sera un cauchemar. Il faut absolument ne pas avoir à recourir à autre chose que son autorité propre : des coups, des menaces, des propos dévalorisants ou autre chose de cet acabit. Les enseignants à l’école savent bien que menacer de recourir à l’autorité du directeur ne les garantit absolument pas du respect des élèves, au contraire cela détruit leur prestige.

Les enfants respectent l’autorité véritable, ne l’oublions jamais.

Les adultes aussi d’ailleurs, quoi qu’ils en disent. Je pourrais raconter comment, alors que j’avais 22 ans, j’ai fait descendre tout un wagon de métro uniquement en donnant l’injonction. Un type avait fait quelque chose de dangereux. Là-dedans, je suis certain qu’il y avait des adeptes du « ni Dieu ni maître », mais croyez-moi, personne n’a attendu pour descendre. C’est en grande partie une question d’intention et l’intention se voit dans les yeux et s’entend dans la voix.

Naturellement, mais faut-il le préciser, lorsque plus tard votre enfant devenu jeune homme ou jeune fille aura des convictions profondes, il ne sera plus temps ni de vous mettre en colère, ni d’user de stratagème, ce sera l’heure de l’écoute, de l’acceptation.

Si l’autorité ne vous est pas naturelle, songez qu’il existe quelqu’un qui peut faire du mal à votre enfant : celui qu’il rencontrera sur la route s’il s’éloigne trop de vous, ou quelqu’un qui se trouve en lui-même, car il y a dans l’enfant quelqu’un qui peut être tenté de le détruire. Ne laissez donc jamais votre enfant penser que vous pourriez avoir le dessous.

Une fois ce cap franchi, les difficultés peuvent revenir, mais au moins vous êtes sûr(e) qu’elles ne seront plus aussi radicales.

L’enfant ne s’aventurera pas sur ce terrain. En revanche, il peut faire des tentatives d’approche, relancer un processus de recherche des limites. Ce n’est plus grave, c’est superficiel. Et là, vous savez qu’il faut ne pas céder un pouce de terrain pour ne pas retomber dans une situation conflictuelle. On ne gagne pas quarante fois un conflit grave avec un enfant, on le gagne une fois pour toutes, ou au moins pour longtemps.

Chère maman, si vous ne vous sentez pas douée pour l’autorité

Raison de plus pour être capable d’une apparence de colère fatale et immédiate. Plus vos colères seront longues, plus elles seront faibles, et plus certainement vos combats dureront jusqu’à votre épuisement. Sur le long terme, c’est vous qui serez battue, car c’est lui qui mènera l’assaut, il aura le dessus. Vous serez entre ses mains et à ce moment-là, vous n’aurez plus qu’à prier le Ciel ou compter sur sa bonne volonté. Ou vous serez contrainte de faire appel à un intervenant extérieur qui remettra peut-être les choses en place, mais sans certitude et avec beaucoup de temps. Ayez donc une colère brève.

Si vous sentez que vous repartez vers un conflit « dur », il existe à ce moment-là une autre technique à toute épreuve, employée paraît-il par un éducateur.

Je l’ai moi-même employée en douceur, et je dois dire qu’elle est drôlement efficace : la technique dite de l’insistance ; je dis drôlement parce qu’elle procède d’un jeu. Les agents de sécurité connaissent bien ce truc, ils sont près de vous, vous demandent de sortir d’une salle, avec une insistance tranquille irrésistible. Sans violence, sans cris, la présence continuelle et les demandes incessantes lassent très vite l’enfant, qui cède inéluctablement. C’est « être sur le dos » de l’enfant, un exercice fatigant pour l’adulte mais insoutenable pour l’enfant. Non-violent, un peu « chinois » sans doute, mais enfin efficace. A user avec modération et avec discernement. Ne demandons pas une chose que nous ne sommes pas certains d’obtenir !

Blâmes brefs, louanges longues

D’habitude, lorsqu’on a un problème avec un enfant, on s’étale, et plus ça dure, plus on se sent mal et plus on s’explique. Et plus on s’explique, plus on est vain.

La conclusion est la suivante : les colères doivent être brèves, la louange doit être longue. Ce qui assure l’enfant de votre caractère débonnaire et chahutable, c’est l’excès de paroles, les explications pour tout. C’est votre voix monocorde qu’on entend sans cesse, qui lasse et achève l’assiduité, elle finit par ne faire qu’un signal acoustique monotone, l’enfant ne vous entend plus.

Le blâme aussi doit être bref d’abord pour les raisons que nous venons de dire : une sentence qui se perd en longueurs perd de sa crédibilité et nourrit la révolte. Je me souviens très bien qu’en tant qu’enfant, je n’avais aucune considération pour les ordres expliqués. Pour moi, inconsciemment, s’il y avait explication, c’est que les choses n’étaient pas sûres. Si les choses sont sûres, on doit les croire sur-le-champ. Je ne veux pas extrapoler sur mon cas personnel, mais il me semble que cet élément peut éclairer bien des mamans. Il faut souvent se mettre à la place de l’enfant. L’enfant a un sens élevé de l’absolu et ce qui est vrai est pur, incisif, immédiat, lumineux, total; ce qui est vrai ne se perd pas en paroles.

 S’il faut être bref lorsqu’on blâme, c’est tout simplement parce que le blâme est pénible pour tout le monde. Autant raccourcir cet instant.

Au contraire, nous en avons parlé, la louange doit être longue. Nous avons fait plus haut une distinction avec le compliment qui lui, doit être bref. On ne va pas faire une louange appuyée pour un simple exercice réussi. Mais, en revanche si une étape a été franchie, par exemple quand l’enfant se met lui-même au travail, s’intéresse à une matière, bref, quand quelque chose d’important s’est produit en lui, alors là non seulement ça vaut la peine de marquer le coup par une vraie louange mais elle est indispensable. Valorisez votre enfant avec une phrase claire, bien dite, à haute voix. Parfois accompagnée d’un geste comme de prendre les mains de l’enfant, sorte de rituel qui marque une avancée, un progrès qui restera gravé dans le cœur de l’élève et l’aidera à renouveler ses efforts.

Soyez solennel(le) dans les deux cas, ne négligez ni votre colère ni votre louange. Un blâme ou une louange approximatifs ne toucheront pas leur cible. L’enfant reproduit les exemples qu’on lui donne. Évitons les attitudes ou les paroles approximatives.

L’enfant lève la main ou pas ?

A partir de deux enfants, ils lèvent la main durant le cours. Nous avons toujours organisé la prise de parole par l’enfant. Pour autant que nous ayons eu au moins deux enfants en classe, nous leur demandons en principe de lever la main lorsqu’ils ont tous à répondre, sauf exercice particulier où la prise de parole est spontanée. Sinon, la réponse est demandée nominalement.

Si la réponse est demandée spontanément, c’est-à-dire sans lever la main, c’est que l’émulation est parfois nécessaire, il faut de temps à autre une certaine compétition. Mais surtout sans comparaison. Et bien sûr en tenant compte des différences d’âge. Ne réagissez pas à l’enfant qui vous dit qu’il a fait mieux que tel autre, et s’il insiste, expliquez brièvement qu’il n’est pas en compétition avec l’autre. Nous reviendrons sur cette question dans une prochaine vidéo.

Et l’attitude des enfants en cours ?

Vous partirez de la prise de parole à bon escient. Et non pas sur la manière de se tenir, qui sera reprise plus tard. C’est d’abord dans l’expression juste, au bon moment, que l’enfant se fait une image valorisante de lui-même. Valorisé par ce qui est précieux pour lui, par son esprit, il acceptera plus facilement que vous lui demandiez de bien s’asseoir. Bien sûr, vous lui en aurez touché un mot en début de cours. Mais c’est surtout quand vous lui aurez dit : « Excellente réponse, tu te souviens très bien du dernier cours au sujet des planctons. Bravo. Si tu veux bien te tenir droit… » qu’il obtempèrera avec fierté: un enfant qui sait des choses et réussit se tient droit naturellement, c’est une attitude logique.

Mettre en valeur la prise de parole responsabilise et diminue le “flux de paroles” (les parents de familles nombreuses savent de quoi il s’agit).

Cohésion

Enseigner la cohésion du groupe est très apaisant (a contrario éviter la comparaison, vous le savez). Donner à chacun un rôle dans le déroulement du cours, par exemple préparer la pièce à tour de rôle etc. fait beaucoup de bien pour assagir.

Concentration de l’enfant, votre attitude l’aide

L’attitude de rébellion est naturelle chez l’enfant, il a besoin de s’affirmer. En ce cas nous allons employer quelques techniques qui vont l’amener à être motivé parce que la motivation est centrale. L’important pour lui est d’avoir l’impression de choisir sa voie et comme on ne peut le laisser choisir tout lui-même, on va l’amener à choisir une manière de faire et une matière qui est celle qu’il préfère. On va l’amener à accepter de travailler avec nous en commençant par les choses qu’il fera plus volontiers avec nous… ou seul d’ailleurs, s’il est vraiment braqué. Plus tard, ce sera le contraire: il commencera par ce qu’il aime le moins.

Il ne sera pas seul bien sûr. Vous ne serez jamais très loin.  Mais il peut avoir l’impression de se gouverner seul si on lui laisse du champ, et ce dès le départ. C’est vous qui pouvez évaluer si les choses peuvent s’améliorer. Par exemple par la manière de faire le cours, par le choix de la matière. Aussi, par le choix d’un endroit où travailler (par exemple à l’extérieur), sur la durée etc. Laissez-lui le choix de quelque chose, ce sera beaucoup plus facile. Nous avons plusieurs articles consacrés spécialement à cette question, notamment l’enfant et la concentration.

Mon enfant est-il apte ?

Oui. Si une difficulté persiste, travaillez sur vous-même. Posez-vous la question: que pourrais-je améliorer ? Contactez-nous si nécessaire.

Mais si rien de tout ça ne marche ? S’il (ou elle) est bloquée ou trop lent(e) ?

A ce moment-là, vous employez la « carotte », la récompense, pour donner l’habitude, et le « bâton », cela permettra plus tard de faire les choses sans, et légèrement justement, parce que l’enfant aura envie de sortir de ça. La carotte et le bâton sont faits pour 2 choses: débloquer et faire passer à autre chose.

C’est vrai aussi quand l’enfant est trop lent. On verra cette question de la lenteur.

Organisation

Ayez l’organisation qui vous permette de vous sentir le plus à l’aise possible. Savez-vous quelles sont les conditions de travail que vous aimez le plus ? Si vous ne le savez pas très bien, procédez par élimination: qu’est-ce que vous n’aimez pas du tout ?

Nous en reparlerons ici le moment venu, mais vous pouvez y aller si c’est urgent.[/s2If]

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