Les apprentissages informels, apprentissages par la joie: le projet

Apprendre de manière informelle

Dans les apprentissages informels, disions-nous dans le premier article consacré à ce sujet, c'est l'apprenant qui déclenche l'étude.

C'est lui qui choisit.

Disons-le: non seulement l'apprentissage informel n'est pas incompatible avec un cours, mais il sera d'autant plus riche que vous aurez employé un cours, avant ou en même temps.

Les apprentissages informels que nous développons sur ce blog méritent un badge particulier.

C'est vers ces apprentissages que nous voulons vous orienter progressivement. Mais sans tomber dans l'excès qui consiste à croire que l'enfant va inventer son savoir par lui-même.

L'informel remplace-t-il le scolaire ?

Oui et non. Théoriquement, on pourrait tout faire en informel.

Seulement, est-on sûr de ne pas se tromper ? Est-on dans les clous et l'enfant se sera-t-il pas en décalage complet avec les autres ? Va-t-on assez vite ? N'est-ce pas crevant d'aller chercher tous les éléments et de préparer les choses seul ?

Pour résoudre ces questions parfois inquiétantes, nous préconisons ceci: commencer par du scolaire et progressivement introduire de l'informel.

L'avantage des parents qui ont commencé au niveau maternelle

Ce sera d'autant plus facile que vous aurez commencé à la maternelle, où l'on utilise que de l'informel et pas de magistral scolaire.

Un passage en douceur

Les apprentissages informels peuvent ainsi succéder au cours scolaire sans le remplacer trop vite, dans la mesure de vos capacités. L'enseignement seulement scolaire peut s'effacer progressivement, spécialement en suivant ce que nous disons au quotidien dans notre accompagnement.

Ce qui veut dire que, par exemple, vous pouvez introduire un quart d'heure d'informel par jour, puis une demie-heure, puis une heure... selon vos goûts et votre confiance en vous.

C'est une manière de faire, de ne plus être sous la pression de cours, de faire des cours davantage orientés sur le désir de l'enfant, plutôt qu'un ajout. C'est un passage progressif ou c'est une option, une manière de faire.

A terme

Une fois que vous êtes lancé, vous pouvez abandonner le cours par correspondance et ne plus en acheter. Option intéressante financièrement.

On voit à ce moment-là comment se dépatouiller avec l'administration.

Le processus que nous recommandons

L'école à la maison est d'abord scolaire, parce que vous avez besoin de vous raccrocher à quelque chose de rassurant, vous ne pouvez pas toujours vous lancer dans le vide.

Démotivation, lassitude, déconcentration

Mais il arrive que vous soyez confronté(e) à la démotivation. De même que l'enfant va perdre sa concentration focalisée sur l'étude (sa concentration va se reporter ailleurs), les sourires vont disparaître... Certes, vous avez développé des parades magnifiques, nous avons vu comment changer de registre, de posture, voire de programmes de temps en temps, nous avons appris la spontanéité.

Mais cela ne suffit pas toujours. Nous avons donc, maintenant, une nouvelle parade à vous proposer.

Les apprentissages informels vont vous permettre de (...) la suite est réservée aux membres accompagnés, pour activer votre accès membre, passez par ici. Déjà membre accompagné ? Connectez-vous dans le menu du site (en cas de souci, voir la FAQ).  

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  • Sonia dit :

    Qui n’a pas connu la dictature de « Fais ce que tu voudras » n’a rien connu. Je veux bien croire que ce précepte ait rendu heureux quelque temps les habitants de Thélème ou seulement de temps en temps !
    Je peux dire qu’ayant obéi depuis mon jeune âge, derrière des cadres stricts, je me sens mal en pleine liberté, comme je peux dire aussi qu’ayant subi le terrorisme intellectuel de certaines utopies flamboyantes que je ne nommerai pas ici par amitié pour certains, j’ai eu du mal à accepter le juste milieu.
    Je peux proposer trois petits exemples au sujet de l’informel, dans le cadre d’un centre éducatif pour enfants polyhandicapés pour le premier, dans une administration pour le second et le troisième dans la vie d’une classe unique de campagne.
    Nous connaissions bien et aimions ce médecin psychiatre aux idées généreuses. Il est devenu directeur d’un Centre recevant des enfants ayant une pathologie lourde. Il avait coopté son équipe éducative. J’étais persuadée que son projet allait se réaliser avec succès, mais avant la fin de l’année scolaire, cet établissement a rencontré des difficultés de fonctionnement importantes : ayant instauré le « fais ce que tu voudras » rabelaisien et un investissement de chacun naturel, informel, dans le projet global d’établissement, son équipe s’est totalement épuisée, en particulier les éducateurs qui avaient calqué leurs horaires sur celui du directeur arrivé à 7 h du matin dans les dortoirs et ne retrouvant ses appartements qu’à 11h du soir après l’endormissement de l’internat !
    « Mais faites selon vos possibilités « leur disait-il.
    Pour rétablir un fonctionnement respectant la liberté de chacun, des cadres stricts ont été ressortis des placards !
    Ce directeur avait sans doute été trop ambitieux ?
    Ce n’est pas la peine que je développe les autres exemples ; un d’eux est le contraire du premier et l’autre une belle illustration du précepte.
    Je ne veux pas prendre plus de place ici !

    • Rémy et Cécile dit :

      C’est un excellent exemple. Il faut conserver un équilibre. De manière générale, les idées ne valent que si elles ont été confrontées à l’expérience.
      Mieux vaut toujours commencer avec un cadre ferme pour ensuite alléger, ce que l’enfant accepte sans peine, que le contraire. Un enfant n’a pas peur d’un cadre bien délimité, et il adore que ce cadre s’assouplisse. Il a du mal quand c’est le contraire: la liberté puis ensuite le carcan ! Là est l’une des clés, sans le moindre doute.
      Ensuite, il y a lieu de comprendre que l’enfant ne sera pas toujours dans un monde du laisser-faire. Il faut donc équilibrer. C’est de bon sens. Merci Sonia !

  • camille dit :

    Comment arriver dans une tranche horaire limitée à trouver une part pour les apprentissages informels quand tout le temps est occupé par un cours par correspondance exigeant ?
    Je n’ai hélas plus ni l’énergie ni l’envie de les accompagner vers d’autres apprentissages après l’école à la maison et je n’ai pas le temps durant les heures d’école, le programme est lourd.

    • Rémy et Cécile dit :

      Bonjour Joelle, nous allons le préciser, mais en fait les apprentissages informels comme nous les abordons progressivement ne s’ajoutent mais remplacent, dans la mesure de vos capacités, l’enseignement seulement scolaire. C’est une manière de faire, de ne plus s’épuiser, de faire des cours davantage orientés sur le désir de l’enfant, plutôt qu’un ajout. C’est un passage progressif ou c’est une option, une manière de faire. Vous avez bien fait de nous poser la question.

  • Violaine dit :

    Bonjour,est il possible de proposer quelques exemple de situations d’apprentissage informel afin que les parents en mal d’imagination et un peu découragés comme il doit y en avoir beaucoup puissent un peu élargir leur champ de vision?merci

  • Laurence dit :

    Je suis très touchée par cette évolution de votre accompagnement, l’article s’intitule justement “Les apprentissages informels, apprentissages par la joie: le projet” et c’est vers cela que nous voulions nous orienter librement. Merci.

  • ElisaR dit :

    Re bonjour

    je connais Antonella Verdiani,je suis la coordinatrice Var du Printemps de l’éducation,j’ai également suivi la formation de Arno Stern (le père d’André) au Jeu de peindre.Je suis donc très attirée par l’informel .Mon fils n’a que quatre ans(dans deux mois) et je suis déjà confrontée à mes demandes conscientes et inconscientes de “résultat”.. très light bien sûr mais… ce que je lis sur la contrainte j’en suis également consciente..le défi c’est de cadrer dans l’humour ,la légèreté et surtout la confiance! ce pour quoi je m’inscris sur votre site. j’en ai besoin! besoin de vos retours,de vos témoignages..pour prendre ma décision pour la rentrée . Oui ce n’est que la moyenne section..mais déjà dans un petit village c’est une décision qui engage vraiment.Merci

    • Rémy et Cécile dit :

      Bonjour Elsa, comment allez-vous ? le site du Printemps de l’éducation semble mort. Vous confirmez ?

  • guy julie dit :

    Bonjour et merci pour cet article très intéressant! Première matinée d’école bien passée! Avec un enfant en Cp et un en ce1, et un petit de 2ans et demi qui a participé à la dictée!! Et une récré avec des ballons de baudruche car il pleuvait!!

  • MOUIHI Nathalie dit :

    Bonjour a tous ,( desolee pour l’absence d’accent, j’utilise un clavier anglais) j’ai vraiment beaucoup apprecie cet article qui ,effectivement ,ouvre la porte sur une autre facon de voir l’accompagnement de nos enfants . En ce qui me concerne il ne pouvait arriver a un meilleur moment . Je commence a me decourager devant le manque de motivation de mon fils face a ces devoirs a rendre . Cela traine en longueur et m’impatiente . Je ne vois pas trop comment rendre ce travail plus informel .
    J’ai ete elevee avec des regles strictes et maintenant j’ai du mal a vivre spontanement malgre que les contraintes me pesent . Je voulais autre chose pour mon fils . Je suis maintenant a la recherche de cet equilibre dont vous parlez pour moi , pour nous .
    Merci aussi de m’avoir eclaire sur les avantages de la contrainte et me rassurer sur les bienfaits d’un “non” clair et constructeur . Merci aussi pour les liens et les infos supplementaires .
    Vraiment article a lire et a relire regulierement . J’attends la suite avec impatience !

  • Anne Alriq dit :

    super article!!
    mais comme le disait Joelle (en 2013), il faut suivre le programme du cours par correspondance, il faut valider l’année, et adieu les cours dehors, les essais d’écluse , l’étude des crues et autres dans le jardin, il faut avancer!
    c’est dommage, j’aime bien faire des choses concrètes avec les enfants, et eux aussi évidemment, mais on n’a pas le temps!

  • Marie1802 dit :

    Quel Article !
    Mais parfois difficile à mettre en pratique….Comme le dit Anne et Joëlle, trouver le temps ou le moyen d’intercaler cet enseignement informel est compliqué quand on a “la tête dans le guidon”….
    Serait-il possible d’enrichir l’article avec des exemples concrets….svp ?

    Merci !

  • Blandine dit :

    Merci pour cet article très intéressant. J’ai beaucoup apprécié votre vision de la Genèse qui replace dans l’espérance et l’ouverture.
    Votre insistance sur la richesse qu’apporte la dualité me semble très juste.
    Pour ma part, j’ai un emploi du temps assez chargé mais, depuis que je lis vos articles (je me les approprie doucement) j’essaie de profiter des petites occasions qui me sont données pour aller plus loin quand enfant me propose son idée. C’est pour moi une démarche encore assez nouvelle car jusqu’à présent j’ai toujours été dans une organisation assez stricte pour réussir à mener tout mon petit monde sans rien oublier ou presque…
    Je vous remercie pour ce que vous m’apportez : un regard plus confiant sur mes enfants et sur ce que je peux leur apporter.
    J’attends la suite de vos articles afin de mettre en place concrètement une éducation tournée vers l’épanouissement des trésors que chacun de nos 7 enfants possèdent en eux.

  • Jolly laurène dit :

    Bonjour,
    Voilà un article qui me rassure et qui me ressemble, en effet ne suivant aucuns CPC pour mon fils en classe de CE1 et ma fille en moyenne section (je l’a laisse quant a elle, me dicter ce qui lui fait plaisir de travailler sinon je fais fasse à un mur … alors bien sûr des fois je me fâche pour lui dire que ce n’est pas à elle de décider tout le temps ; a tord ou a raison 😉
    Donc pour en revenir à mon fils, je me base sur des cahiers de vacances pour avoir les grandes lignes et j’approfondie en trouvant des exercices sur des liens trouvés sur PINTEREST, que je recommande vivement ! c’est un vivier de bonnes idées !
    Et puis voilà il y a des jours où je me remets en question sans ces CPC … est ce que je dois le remettre à l’école .. perd il du temps avec moi … est-on à la bonne vitesse, est ce que je lui apprends de la bonne façon ?
    Alors ces jours là je pratique ce que vous appelez l’apprentissage informel ( je pense ! lol) où là quand mon fils me pose une question a laquelle je ne sais pas forcément répondre, hop nous arrêtons le cours et nous visionnons l’émission ” C’est pas Sorcier” et là que du bonheur, toute la famille est tout ouïe !

  • claire vialle murati dit :

    Bonjour Remy et Cécile, et encore une fois merci pour pour vos conseils, vos bonnes idées, et l’encouragement général que vous nous donnez.

    Effectivement dans mon expérience je me demande si je n’ai pas mieux retenu ce que j’ai appris de façon “informelle”dans ma vie, mais je vois aussi que c’est parce que j’avais acquis en parallèle une base très solide de fondamentaux (ce qui était commun dans la moindre École publique il y a 30 ans).
    Je me permets de vous poser une question même si ce n’est peut être pas le bon endroit, mais dans ce cas là, vous pouvez l’effacer…
    Nous avions notre grande fille en CM 2 cette année à la maison, et décidons de la garder l’an prochain (6e) pour ancrer ce qu’elle a commencé à consolider l’an dernier (notamment au niveau de l’orthographe. L’une des raisons est que le collège près de chez nous demande d’acheter à chaque élève un ordinateur (dit “Chromebook”) sur lequel il passera une bonne partie de son temps, même pour des “devoirs maison”. Nous ne sommes pas favorables à cet outil d’apprentissage dès la 6e, surtout pour une enfant qui globalement n’a pas assez écrit dans sa scolarité.
    Nous sommes très enthousiastes avec le cours (…), qui semble adapté pour un collégien, car utilisant à la fois les techniques actuelles tout en dispensant un enseignement classique assez exigeant. Cependant, nous avons du mal à être très structurés/organisés, notamment pour le déroulement du programme de l’année (au cours (…) on peut “piocher” comme on veut dans les cours).
    Que pensez-vous par exemple de faire 3 matinées cours (…) 6e (par exemple Francais-Math)et les 2 autres matinées avec le Cours (…) ?
    Nous nous demandons si ce serait une bonne solution pour garder une part de méthode classique nous semblant importante (cahier avec petites lignes pour écrire / devoirs à rendre).
    Merci bien pour votre avis,
    Claire et Mathieu

    • Rémy et Cécile dit :

      Bonjour Claire,
      vous livrez là une clé sur laquelle nous insistons: “je me demande si je n’ai pas mieux retenu ce que j’ai appris de façon « informelle »dans ma vie, mais je vois aussi que c’est parce que j’avais acquis en parallèle une base très solide de fondamentaux (ce qui était commun dans la moindre École publique il y a 30 ans).”
      L’informel avec une base.
      “Que pensez-vous par exemple de faire 3 matinées cours (…) 6e (par exemple Francais-Math)et les 2 autres matinées en Cours (…) ?”
      Essayez cette solution, qui nous paraît un très bon choix.
      Vous nous direz ?

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