Convaincre son conjoint, chapitre 1


Convaincre son conjoint ? A la suite d'une fréquente demande de la part de parents plutôt chagrinés par le refus de leur conjoint, nous nous attaquons aujourd'hui à cette montagne. Avec des solutions.

Cela dit, si vous êtes certain(e) que votre conjoint dira non, s'il ne peut pas ou ne veut pas vous soutenir, allez directement à la fin de cette page pour cliquer sur le lien "Mon mari ne me soutient pas".
Si cependant vous pensez que c'est cuit, mieux vaut aller ici:

PV Que faire si l’autre parent est totalement opposé ? Divorcé, séparé, refus, refuse, s’oppose, ne veut pas, pas d’accord

Une petite vidéo d'abord pour déblayer le terrain:

Dans la vie, on a parfois du mal à convaincre son époux. Ce n'est pas facile, car il nous connaît par cœur. Nous allons voir comment faire, et gagner sans coup férir...

Neuf fois sur 10, la maman doit essayer de convaincre le papa. Mais il y a des cas où c'est le contraire: le papa doit convaincre la maman. De toute façon, c'est votre conjoint qu'il faut convaincre, ce qui pose problème...

Il/elle vous connaît

Oui, il vous connaît, votre personnage lui est connu, il a pris l'habitude de répondre sur un mode, et cette habitude a colonisé son esprit à son insu. Idem pour vous vis-à-vis de lui.

Mais... qu'est-ce à dire exactement ?

​CHOC !

​Recevezles 17 rumeurs sur l'école à la maison​ et ​comptez le nombre ​d'idées fausses ​qu'on vous a fait croire !

l'autre parent convaincre son mari
L'erreur classique: parler avant de l'écouter. Ici, le mari expose ses arguments avant de l'avoir entendue, elle.

Vous lui parlez sur un ton qu'il/elle connaît

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais vous avez une habitude d'émettre particulière, spécialement pour lui/elle. Vous ne parlez pas de cette façon avec vos ami(e)s. Votre corps ne parle pas de la même façon non plus. Peut-être que vous êtes sur la défensive, ce qui veut dire inconsciemment "je ne suis pas sûr de moi, mais j'aimerais bien..." et ça alimente sa capacité à dominer la conversation. Peut-être au contraire que vous êtes dominatrice (ou dominateur), trop "rentre-dedans", et ça le frustre, d'où son opposition: vous ne lui laissez pas sa place.

Un truc: parlez-vous devant la glace. Vous verrez ce qui gêne. Faites cela une fois par jour pendant 8 jours, vous verrez que vous ferez d'énormes progrès. Ensuite, filmez-vous. C'est aussi radical. Persistez jusqu'à ce que vous soyez satisfait(e).

Ne parlez pas non plus sur un ton complètement inconnu

S'il faut changer de ton et d'habitude, il a besoin tout de même d'être un peu rassuré, ne jouez pas un personnage inconnu !

En fait, vous serez vous, mais en plus classe: plus généreux, plus à l'écoute, plus silencieux, moins à fleur de peau.

Votre corps ne sera pas sous tension, vous serez assis, à boire un thé ou un café, relax, le regard franc et gentil, vous ne le fixerez pas dans les yeux mais vous ne fuirez pas non plus son regard. Quand vous parlerez, vous regarderez peut-être ailleurs, pour le laisser vous regarder sans être gêné. S'il vous regarde quand vous parlez, vous gagnez deux cents pour cent de crédibilité.

Mais d'abord, faisons un petit bilan. C'est peut-être un peu dur mais cela va vous aider à obtenir le résultat que vous voulez.

Faisons d'abord un petit test de "satisfaction conjugale" (test élaboré par Yvon Dallaire, psychologue). Nous allons évaluer la situation de façon à ne pas employer la mauvaise stratégie, à l'aide de l'échelle suivante:

1. Très insatisfait, 2. Peu satisfait, 3. satisfait, 4. Assez satisfait, 5. Très satisfait.

1. Confiance et respect réciproques 1 2 3 4 5
2. Le respect de mon territoire et de mes habitudes 1 2 3 4 5
3. Sentiment d'admiration pour mon partenaire 1 2 3 4 5
4. Sentiment que mon partenaire m'admire 1 2 3 4 5
5. Sentiment de complicité avec mon partenaire 1 2 3 4 5
6. Notre entente sur nos projets à court, moyen et long terme 1 2 3 4 5
7. La communication verbale émotive 1 2 3 4 5
8. La fréquence de nos rapports sexuels 1 2 3 4 5
9. La qualité de nos rapports sexuels 1 2 3 4 5
10. Nos moments de tendresse, hors sexualité 1 2 3 4 5
11. L'éducation de nos enfants 1 2 3 4 5
12. Notre entente financière 1 2 3 4 5
13. Le partage des tâches ménagères 1 2 3 4 5
14. Mes liens avec la belle-famille 1 2 3 4 5
15. Les activités de loisirs 1 2 3 4 5
16. La vie au jour le jour 1 2 3 4 5
17. La prise de décision 1 2 3 4 5
18. La résolution de nos conflits 1 2 3 4 5
19. La quantité de temps passé ensemble 1 2 3 4 5
20. La qualité de temps passé ensemble 1 2 3 4 5
21. Le support obtenu lors de moments difficiles 1 2 3 4 5
22. Les relations avec nos couples amis 1 2 3 4 5
23. Nos périodes de vacances en couples ou seul, sans la famille 1 2 3 4 5
24. Notre engagement réciproque et partage du pouvoir 1 2 3 4 5
25. Mon sentiment de liberté dans mon couple 1 2 3 4 5

                                                                                Faites le total de chaque colonne=       ___

                                                                                Puis soustrayez 25 points de ce total= ___ %.

Le chiffre obtenu vous donne votre taux de satisfaction conjugale en pourcentage. Plus celui-ci est élevé et plus vous vivez en couple depuis longtemps, plus vous êtes amoureux et heureux.

Interprétation sommaires des résultats:

  • 76 à 100%: couple heureux ou très heureux.
  • 51 à 75%: couple heureux avec des hauts et des bas.
  • 25 à 50%: couple malheureux.
  • 0 à 25%: couple très malheureux¹.

Si vous êtes dans le cas compris entre 0 et 50%, et qu'en plus votre conjoint est d'un avis contraire au vôtre sur le sujet qui vous préoccupe, votre tactique consistera à... franchement renoncer au personnage que vous avez toujours été avec lui. Vous allez changer de gamme, de manières. Nous allons vous y aider.

Si vous êtes au-delà de 50%, la partie sera moins délicate mais vous ferez attention à ne pas vous laisser aller à trop de confiance. On va ruser !

Première étape:

Un moment de conversation

Lui demander un moment pour parler est le préalable, bien sûr.

Si c'est impossible, et qu'il est dans le refus, vous vous arrangerez pour le voir, c'est mieux "de visu" (pas de conversation téléphonique si possible, si éloignement utilisez skype).

Le but de cette conversation sera de lui demander ce qui est important pour lui.

L'important aux yeux de votre conjoint

La première des choses à obtenir de votre conjoint, c'est en effet qu'il vous dise ce qu'il veut. Qu'il soit un homme ou une femme, on ne se confie jamais et on n'accepte aucun marché si on n'a pas eu l'occasion de dire ce qu'on veut.

Mais ne lui demandez pas tout ce qu'il veut. Juste les 3 choses les plus importantes à ses yeux.

Donnez-lui du temps et prouvez-lui qu'il est très important que vous sachiez ce qu'il veut. Vous aimeriez beaucoup savoir quelles sont les trois choses les plus importantes. D'accord ? Il est pratiquement impossible que l'une des trois choses les plus importantes soit que ce que vous voulez ne se fasse pas: les souhaits les plus importants d'une personne sont toujours positifs. Supposons que vous souhaitiez que vous voulez faire l'école à la maison, et qu'a priori, il ne veuille pas. Si vous lui demandez ses 3 vœux principaux, il ne vous dira pas: "Je veux que notre fils ne fasse pas l'école à la maison." Il dira: "Je veux que notre fils ait un bon niveau d'étude, soit heureux et bien inséré socialement."

Recevez pleinement l'information et... silence !

Vous avez entendu ce qu'il/elle avait à dire. Vous le lui montrez en reprenant son propos. Relevez bien ses arguments, écrivez-les, devant lui, qu'il voit que vous faites attention. Vous lui direz que vous répondrez sur les points pour lesquels vous n'avez pas de réponse nette. Puis, vous lui demandez un temps de réflexion. Vous ne lui dites pas ce que vous pensez. Vous ne lui dites pas vos idées. Vous ne jugez pas ce qu'il a dit. Vous l'acceptez totalement. Vous recevez son signal, comme si c'était un rescapé d'un navire disparu. Même s'il est vaniteux, stupide, brutal. Le fait de le recevoir sans aucune émotion visible de votre part va vous rendre très fort(e) à ses yeux.

Avant de vous quitter, vous pouvez lui dire, par exemple : "Tu sais, je sais que tu veux que notre fils soit heureux" ou "Tu as dit que tu voulais que ton fils soit heureux. Moi aussi, je le veux." Un simple mot de ce genre montre que vous avez des points d'accord et que vous faites votre effort pour les remarquer et rapprocher vos points de vue.

Émetteur ou récepteur

Si vous êtes plutôt émetteur, faites-vous récepteur. Arrêtez d'affirmer ce que vous pensez, ce n'est pas de lui dire ce que vous voulez - alors qu'il ne le veut pas - qui va le convaincre, ou le faire adhérer. Et soyez récepteur, surtout si à la maison c'est vous le patron: le résultat sera d'autant plus efficace.

Si vous êtes déjà un récepteur naturel, alors il faut qu'on voit que vous écoutez encore mieux et en même temps que vous avez décidé aussi de parler. Pour l'instant, cependant, vous restez dans la réserve et vous amassez du capital sympathie, mais on sent que vous avez déjà réfléchi à ces choses. Votre silence est nouveau, étrange, intéressant, séduisant même.

Vous lui faites une proposition

Le lendemain, vous revenez vers lui/elle, vous lui dites que vous avec bien avancé et que vous avez fait votre possible pour rapprocher vos points de vue. Pour ce faire, il faut que vous soyez mieux informés, tous les deux. Soyez concis, évitez le blabla.

Tout cela ne se fait pas dans la même journée. Nous disons bien: le lendemain. Respectez un rythme.

Ensuite, on va lui confier une mission

(suite au prochain article)

 

Si vous pensez que votre conjoint ne vous soutient pas ou ne peut pas vous soutenir, cliquez ici.

 

Bonjour, je suis Oriane

Ce site est très complet et vous semblera même trop fourni. Pas d'inquiétude !

Nous vous enverrons tout ce qu'il faut savoir, jour après jour. Il vous suffit pour cela de vous inscrire. En revanche, si vous cherchez une information immédiatement, fouillez le menu "Kit démarrage" ou tapez le mot dans la recherche.

Pour finir, les familles ont besoin de ce blog pour sortir du système, soutenez-le !

  • Nous avons de plus en plus besoin qu’on nous dise comment vivre, comment conduire nos existences. Pourquoi ? A cause des traditions perdues? L’éducation ne s’est-elle pas préoccupée de nous donner matière à devenir de meilleurs humains capables d’avoir une communication positive avec l’autre, notre mari, nos enfants, etc…
    Est-ce que l’école à la maison sera capable d’avoir cette visée “de sagesse” plutôt que de nous faire accumuler des connaissances comme tente de le faire l’école en général?
    Ceci dit, convaincre est un art. Etre convaincus ,nous ne faisons que ça! Ce qui serait le summum, c’est de faire réfléchir, même sans convaincre tout a fait!

    • Rémy et Cécile dit :

      C’est en grande partie parce que le lien social a disparu que nous sommes contraints de réapprendre à communiquer. Mais ça se fait de mieux en mieux et les progrès sont immenses. De ce point de vue, les temps nouveaux arrivent !

      • Oui, je suis assez de cet avis. “Les gens” perçoivent ma fille de façon positive. Dans un groupe en général elle va rechercher les enfants reveurs et pensifs parvenant toujours à se constituer un groupe qui joue à mille jeux aux règles aussi précises que curieuse. Même les affreuses petite terreurs sont ébahies par son aplomb et sa politesse.

        LE PROBLEME VIENT des services sociaux et de l’éducation nationnale en très grande partie.

        Bien cordialement

  • Lors d’une rencontre d’informations sur l’éducation, une maman belge nous a montré combien nous, français, avons été “éduqués” à la non-réflexion, à la non-remise en cause de rien de ce qui nous était donné : une certaine pensée (très pauvre), certaines institutions, un certain système. Quand j’étais enfant, les blagues belges faisaient fureur, on se moquait d’une “imbécillité nationale”, mais j’avais déjà remarqué l’humour et la liberté d’être, des belges et cela me faisait bien envie! aujourd’hui, j’ai particulièrement honte de constater notre stupidité, notre abrutissement, notre conformisme à la pensée unique mondiale ; et mes pauvres tentatives de rébellion sont loin d’une véritable liberté et capacité de penser par moi-même… Convaincre son conjoint, c’est aussi l’amener à constater cela et c’est drôlement difficile à accepter, non?

    • Ahelya BANCE dit :

      Je vous comprends Sophie…et ce n’est pas sans mal que je me bats tant à l’extérieur que sous mon propre toit, mais le jeu en vaut largement chandelle!

      A tel point que mon mari refusait toute notion ne correspondant pas à ce qu’il avait reçu depuis toujours, surtout pas de spiritualité, pas même une petite prière avec nos enfants, école comme tout le monde, pas trop de vagues malgré le racisme et le sexisme ostentatoires dont nos enfants étaient victimes!
      Il percevait des dysfonctionnements, des anormalités à tous les niveaux de la vie quotidienne moderne, mais bon.

      Depuis, il a fait du chemin et réalise combien il a été fou de rester englué dans ce conformisme, à la pensée en papier mâché.

      Rien n’est perdu, les français sont surprenants, il suffit de se pencher sur l’histoire de ce pays pour se rendre compte que de belles surprises sont encore devant nous!
      Ok, il va falloir retrousser ses manches ^^

      • bonjour Ahelia,
        vous avez fait comment ? parce que mon mari est exactement comme vous décrivez le votre “avant”.

        • BANCE Ahelya dit :

          Je ne sais pas si cela tient tant à ce que j’ai fait, qu’à une maturation de sa vision des choses.
          Peut-être ma persévérance dans mes convictions?
          Et puis j’ai arrêté d’y aller de front avec lui, de chercher à le convaincre par des discours, mais de le laisser voir comme un grand, à lui demander ce qu’il pensait de ceci ou cela.
          En fait SA vision des choses, car ça n’a l’air de rien dit comme ça mais c’est un homme, et un homme ça ne communique pas pareil, ne s’exprime pas de la même manière.
          J’ai arrêté de vouloir enfoncer son mur de silence avec mes gros sabots de Madame je sais tout…

          Et je m’y suis mise seule, pour moi puis pour notre famille, puisque de toute façon c’est moi qui passe le plus clair de la journée avec les enfants.
          Donc forcément ma marge de manœuvre est plus large.
          En tant qu’épouse au foyer, c’est moi qui gère tout ce petit monde.

          Il a fini par voir les fruits du travail accompli, en parallèle des problèmes évidents tant à l’échelle de notre petite vie que dans le pays.

          Il a fini par constater que ce que je disais était vrai à 100%…depuis c’est question sur question, lecture, discussions.
          Je me sens moins seule ^^

          Les conseils de l’article sont de bonnes aides.

          • Rémy et Cécile dit :

            Merci pour tous ces témoignages très clairs et intéressants, Ahelya.

          • Merci de cet encouragement. je vais donc continuer à enseigner à mon fils en complément de l’école et son père fera ce qu’il voudra…et me parlera quand il sera prêt.

  • Isabelle dit :

    bonjour Cécile et Rémy ! je vous remercie pour cet article “convaincre son conjoint” et aussi pour les précédents que je lis toujours avec intérêt. Même si ma fille vient de changer d’établissement scolaire ce lundi, je continue à croire que l’école à la maison est le mieux pour elle. Grâce à vos astuces de communication, je parviendrai peut-être à engager une conversation à ce sujet avec mon mari et par la suite le persuader pour le reste de la scolarité de ma fille de 6 ans.
    Ma crainte s’est apaisée avec ce changement d’établissement, le corps enseignant semble bienveillant et à l’écoute. Cela permettra aussi d’avoir un dialogue calme avec mon conjoint. Encore merci à vous!

  • de toute façon, j’en suis encore à essayer d’avoir une réponse à la première question : qu’elles sont les trois choses les plus importantes pour lui ?

  • Aurélie dit :

    Bonjour, tout d abord un grand merci pour tous vos trucs et astuces !!
    J ai fait la maternelle à la maison a ma fille de bientot 6 ans. Petit hic pour le CP, son papa, dont je suis separée depuis qu elle a 2mois, ne veut pas que je continue l IEF, résultat = rdv chez le Jaf d ici quelques mois.
    Le papa refuse toute communication du coup je n ai meme pas eu l occasion de le convainvre.
    Maintenant c est un juge qu il va falloir convaincre des bienfaits de l IEF sur ma fille.
    Mis a part des relevés de notes excellents et mes valeurs, je ne sais pas quoi mettre en avant face au juge sachant que certaines personnes sont tres limitées culturellement et intellectuellement. J ai peur de me trouber face a une personne anti IEF et surtt jai peur qu elle se sente jugee si j expose mes valeurs.
    Evidemment le papa sort l excuse de la sociabilisation alors qu elle fait 2 sports etc … comment contrer ses arguments face a quelqu un qui tient l.avenir de votre enfant entre ses mains ??
    Jai envie de dire avec passion toutes mes raisons mais vraiment peur que celanjoue en ma defaveur

    • Rémy et Cécile dit :

      Pour la socialisation, vous emmènerez les études qui montrent que les IEF sont mieux sociabilisés.
      Oui, évitez les valeurs qui ne seraient pas à coup sûr celles du juge. Pourriez-vous poser des questions à ce juge pour savoir quelle sont ses valeurs. De là, vous pourrez tenir un discours adapté ?

  • Bontemps Laurence dit :

    Bonjour Rémy et Cécile,
    J’interviens peu sur le site, il est vrai. Je viens de lire les conseils pour convaincre son conjoint hors ma situation de femme divorcée fait que je me retrouve coincée. En effet, mon ex mari ayant tout comme moi l’autorité parentale sur notre fille de 14 ans, refuse totalement ce mode d’instruction. Mode d’instruction pourtant souhaité par Fanny.
    Alors, je ne sais pas si j’ai bien fait, mais je suis passée outre son avis. J’ai envoyé mes courriers à l’Académie ainsi qu’à la mairie, et chacun des deux me répondent que seul le Juge aux affaires familiales pourra trancher. Passage devant le Juge le 7 mars. Mais là où se situe le problème c’est que Fanny ne veut plus se rendre à son collège. J’ai donc appelé “à la rescousse ” le CNED , qui pour bénéficier des cours gratuits , me demande un exeat que je ne peux obtenir. Je tourne en rond et ma fille en souffre. Je lui fais malgré tout l’école à la maison. Je sais que je risque une condamnation pour absentéisme scolaire, mais je pense au bien être de Fanny. Elle n’a jamais été aussi épanouie en apprenant. Je me dis, pour le moment, attendons la suite. Laurence

    • Rémy et Cécile dit :

      Vous êtes bien tombé ici car il faut qu’on vous dise: le CNED vous raconte des histoires. Vous n’avez pas besoin d’autorisation ou de document pour le faire, aucun.
      En revanche, dans votre affaire, il est très bien que le juge se prononce, vous avez plutôt de la chance.
      Alors, ce qu’il faut faire dans l’immédiat. Votre fille ne veut plus aller à l’école: vous l’en RETIREZ. Tout de suite. Vous allez chez le médecin et le psy, vous vous faites faire des documents sérieux disant que l’école n’est plus possible. Si le médecin refuse, allez en voir un autre etc.
      Vous ne risquez pas de condamnation pour absentéisme si votre fille est en souffrance: votre devoir EST DE PROTEGER L’INTEGRITE DE VOTRE FILLE D’ABORD. C’est ça qu’un juge vous dira. Que votre fille écrive, plusieurs fois, à un mois d’intervalle, pourquoi elle préfère être à la maison, et qu’elle décrive ses souffrances à l’école. Ainsi, avec tous ces documents, vous gagnerez. Vous arguerez que votre fille étant en danger, vous aviez le devoir de lui porter assistance. D’accord ?

      • Vous avez raison. Mais c’est le parcours du combattant !

        Bien amicalement

    • Je vous souhaite courage, même si le message date .
      Je fais l’école à la maison depuis 4 ans, depuis le CM2 .J’ai fait comme vous en tant que parent solo, je n’ai pas attendu la permission du père pour déscolariser mon fils il y a 4ans. Je tiens à ajouter que le père ne se préoccupe pas trop de son fils outre mesure: il ne lui téléphone quasiment jamais et le voit 3 fois par an. C’est un inconvénient pour le besoin fondamental de mon fils d’avoir un père intéressé . Mais c’est un avantage car le père, somme toute ,me fait confiance à gérer l’enfant.
      En faisant abstraction des critiques qu’il fait sur moi hors ma présence et exprime à Anael ,le père ne s’est jamais opposé à l’instruction en famille que j’ai mise en place sans son avis( je ne lui en ai tout simplement pas parlé). Sa “négligence de son rôle paternel “a servi à permettre une vie riche et variée à notre enfant.
      Voilà, je n’avais pas votre site à l’époque ainsi que vos sages conseils pour éviter les problèmes ,et j’aurais pu avoir des complications.
      Mais non.
      Bon espoir aux mamans dans le même cas que moi.

  • merci à toutes et tous de vos expériences et témoignage.
    Cet espace d’échange entre personnes qui souffre de même situations qui semblent des impasse est précieux.

    Aujourd’hui il y a possibilité de se soutenir et bravo à cette initiative de créer l’école à la maison. tous associés nos enfants comprennent que nous sommes des êtres libre de fait et de droit.
    Belle suite à tous.
    florence mère d’un fils de 18 ans ayant été en partie scolarisée à la maison

  • L’avis de celle qui n’a pas de conjoint MAIS des proches.

    Envisager l’école à la maison parce que l’enfant a des difficultés ou n’est pas heureux ou encore ne progresse pas en raison d’une école de très mauvaise qualité n’est pas tout à fait le même choix que de faire l’école à la maison pour l’amour de lui transmettte des valeurs qui vous semblent centrales et/ou par désir de lui donner un bagage moral, intellectuel, culturel et même psychique UNIQUE.

    Je suis passée de la position prmeière, mon enfant n’entre pas dans le “moule”, à la position sconde, les enfants scolarisés qui jouent avec elle et qu’elle apprécie car elle est souriante, douce mais déterminée, sont moins HEUREUX qu’elle pendant la période d’apprentissage. Ils savent souvent moins et la curiosité qui est une des force vive de l’enfance s’est endormie chez eux, très souvent parce nul n’aura à la maison ou à l’école l’idée de souligner ce qui était “bien”, ce petit quelque chose qu’il ou elle a mieux réussi cette fois.

    Alors le chemin à ses épines, nombreuses, tant au plan de la relation avec l’endant que du regard de la société sur votre projet. Ma fille et moi sommes rès bien acceptées par les voisins et amis, par les passants dans la rue, par tout le monde SAUF par lassistant social de secteur qui a si bien fait (alors que j’était trop CREDULE) que suis passée devant le juge fes enfants, qu’il était assuré que j’étais pour le moins moitié folle et ma fille guère miuex. Au bout de six mois d’expertises humiliantes, de perquisitions au fond du réfrigérateur, de séance avec la pschologue, il ressort que ma fille a TOUT d’une petite fille de 10 ans heureuse, tout d’une petite fille de dix ans reveuse et SENSIBLE et le niveau en math et même en Français de la 5ème. Elle est heureuse et vit bien sa vie actuelle. Si je suis tenue pour une mère “soucieuse de l’intérêt de l’enfant” et que je ne présente pas de pathologie psychiatrique (je le savais déjà), il est conseillé qu’elle soit “suivie” en milieu ouvert. En gros il va falloir continuer la psychologue qu’elle voulait arrêter, aller faire des séances de groupes et autres stupidités. Résultat ?
    Ah bien une révolution. Je proclame à tous les écos que l’état, alors même que les experts écartent les pathologies soupsçonnées essaye d’élever mon enfant à ma place et décide de me dicter comment elle doit vivre. Bien des savants avaient des précepteurs, l’école n’a pas donné naisssance à tous les adultes efficaces, responsables heureux et brillants. C’est un outil proposé au parent, outil qui est aujourd’hui bien abimmé. Il m’a fallut entendre lors de l’Inspection Accadémique que “LES INSULTES et les HEURTS des cours de récréations d’aujourd’hui sont FORMATRICES”. Malgré tous les efforts de IA pour présenter un mauvais controle il y a en conclusion que ma fille reçoit une éducation abondante, adaptée suivie tout au long de l’année. Donc, j’ai le feu vert, même avec des aigreurs. Eh bien savez vous, cette terrre de France que j’amais par dessus tout, elle nous a torturées, ella a menacé de nous séparer (demande de placement provisoire) et il m’oblige encore, ce cher pays de mon enfance à ce que ma fille aille encore et encore chez une psy, certes charmante mais à qui elle n’a plus RIEN à dire ! Assez ! J’ai répondu à toutes les demandes, j’ai passé des tests psys, on s’est même inquiété de savoir si je me drogais “examen d’urine”. Assez, ça suffit. J’ai de nombreux amis en europe et cette année nous allons faire le tour d’Europe sans jamais repasser en France, autrement que pour l’inspection Académique. S’ils ne sont pas contents, eh bien pour tout dire, je crois bien que je m’en moque ! L’avenir ne se fera pas en France au moins jusqu’à ses seize ans révolus et ensuite, la vie nous aura laissé pousser des racines là où les persécutés partent souvent un pays, une grande nation qui s’appelle les USA.

    Pour en revenir au titre, quel aurait été l’action de notre papa qui est décédé. Nous serions je crois, partis depuis le tout début des ennuis. Votre moitié a donc c’est vrai toute sa lace autour de l’éducation et être deux si cela est parfois source de tentions évidemment et de conflits parfois rend la famille beaucoup moins “fragile” vis à vis de l’extérieur.

    Bien cordialement

  • {"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}

    La vidéo à voir avant tout ↓

    s2Member®
    >