Le niveau à l’école

Le niveau à l'école est sans doute l'argument le plus fréquemment évoqué par les parents qui choisissent de faire l'école à la maison.

On s'aperçoit qu'à 6 ans, 7 ans, huit ans, les enfants ne savent ni écrire ni lire.

Regardez la vidéo:

Or, si nous nous rappelons ce qui se passait dans notre enfance, c'est-à-dire il y a très peu de temps, les enfants savaient lire et écrire à ces âges-là. Les enfants de 5 ans qui font l'école à la maison depuis plus d'un an savent lire et écrire, la plupart du temps. Ils ne sont pourtant pas sous pression et font moins d'heures de cours que les autres, qui sont à l'école.

Ce n'est pas surprenant: quand on fait les choses normalement, dans les temps, les enfants avancent très vite.

Quand on fait l'école à la maison, on constate une grande différence avec les autres enfants, pour lesquels les gens s'habituent à l'idée qu'ils prennent du retard. Le niveau à l'école est nettement plus faible qu'à la maison.

N'ayons pas peur et sachons donner à l'enfant. Tout travail sera mieux que de ne rien faire, dit Rémy, c'est-à-dire de laisser l'enfant comme à l'abandon, ce qui est souvent le cas à l'école où les plus petits font des tas de choses jusqu'à 5 ans mais où tout d'un coup, à partir du CP, c'est la carence, la pauvreté de l'enseignement. Alors que leur cerveau est en période de grande plasticité, où il peut ingérer de manière illimitée. On couve les petits en voulant leur épargner de trop grands efforts: on ne comprend pas ce qu'est un enfant. Un enfant souffre beaucoup plus de "sous-menage" que de surmenage !

niveau à l'école sur http://l-ecole-a-la-maison.com/wp-content/uploads/2013/02/brasse-coulée.jpgC'est à partir de là, vers 5 ans, que ça se gâte à l'école. Les apprentissages du plus jeune âge sont cruciaux. Or, on donne très peu de consistance à l'enseignement scolaire. Rater la période 4-8 ans, c'est conduire l'enfant vers une spécialisation "brasse coulée" dans sa vie intellectuelle et psychique. Et c'est aussi là que les parents qui font l'école à la maison tirent leur avantage car ils sont dans une proximité et dans une abondance, ils donnent du mieux qu'ils peuvent, et cela correspond parfaitement à l'attente de l'enfant. De plus, cette rencontre crée un lien, et ce lien est très propice à l'apprentissage. Alors qu'on apprend aux institutrices à "ne pas aimer les enfants" (sic).

Les enfants ont soif et faim de savoirs. Comme le dit le Christ dans une belle interpellation (Matthieu 25, 31-46): "J'avais faim, j'avais soif, j'étais nu !" et "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites !"

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4 réponses à “Le niveau à l’école

  1. Pour moi, cet article me fait penser qu’il ne faut pas oublier d’écouter avec attention les besoins de nos « frères », ici donc nos enfants. Ils ont faim, il faut les nourrir. Ils ont soif, il faut leur donner à boire. Ils sont nus, il faut les couvrir pour les réchauffer et les protéger. L’évangile de Matthieu 25, 31-46, nous dit ô combien Jésus savait qu’il était important d’accorder de l’attention à nos frères. Afin de ne pas rentrer dans l’ignorance. L’école, ne peut nourrir, donner à boire, habiller …. Elle ne peut faire cela, car elle n’aime pas « ses frères ». L’école est personnelle, et donc n’accorde nullement l’attention véridique à ses élèves. Car ce que Jésus dit : C’est qu’il faut aimer !
    Nos enfants, ne seront que mieux aimer que par leurs parents, ce qui est navrant, et l’on comprend aujourd’hui pourquoi l’école et la société à changer largement, et pas dans le sens de l’amour du prochain.
    Bon, je ne vais pas entrer dans un discours de fraternité, je n’en ai pas le droit, chacun est libre en ce monde.
    Merci Cécile et Rémy pour tout ce que vous faites pour les enfants que l’école ne veut pas, ou pour ceux qui ne sont pas fait pour apprendre à l’école. Merci aussi de nous rappeler qu’il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas seul, que vous êtes la et que vous comprenez les parents qui ne suivent pas toujours le chemin de cette Société et cette Ecole qui mène les enfants je ne sais où …. La théorie du genre démontrée quelques fois en maternelle, et très souvent en primaire à des enfants de 6-10 ans nous le prouve. Où va le monde, je ne le sais.
    Christine

    1. Vous avez tout à fait le droit de tenir un discours sur la fraternité, Christine, même si d’autres ont d’autres convictions. Et ce que vous dites est d’ailleurs vrai.

  2. Je confirme qu’après presque 4 ans d’école ma fille de 7 ans ne sait pas lire un mot de 2 syllabes ex: loto.

  3. « Un enfant souffre beaucoup plus de « sousmenage » que de « surmenage » »
    Super formule!

    Votre blog donne envie « de se faire école à la maison pour soi même! « C’est une incitation à la culture, à la réflexion. Félicitations!

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