La motivation des enfants: la clé du bonheur ! (vidéo)

Dans un article du Figaro repris par plusieurs blogs consacrés à l'éducation, on s'intéresse à nouveau à la motivation des enfants.

Pour qu'un enfant soit heureux (et non seulement passagèrement joyeux), cela doit toucher le fond de son être: être heureux, c'est durable. C'est donc un enjeu sur la durée.

Pour maintenir un enfant dans le bonheur, il n'y a qu'une seule clé: la motivation. L'enfant ira vers ce qu'il aime, et c'est cela qui le rendra heureux.

L'équation, c'est
motivation constante = bonheur

La motivation des enfants n'est pas intrinsèquement différente de celle des adultes

Comme je le disais ce matin sur un blog, ces recherches reprennent des travaux très anciens aux USA. Daniel Pink a écrit il y a quelques années un best-seller qui la vérité sur ce qui nous motive motivation des enfants http://l-ecole-a-la-maison.comconnaît encore un grand succès : « La vérité sur ce qui nous motive », livre que nous vous recommandons. L’un des premiers chapitres est justement consacré à la politique du bâton et de la carotte. L’avantage du livre du célèbre auteur américain, c'est non seulement qu'il a une longueur d'avance, mais encore qu’il présente les choses de manière intelligible et sérieuse.

Bâton et carotte ne fonctionnent pas vraiment, enfin pas toujours, dit Pink. Et il explique pourquoi.

Avant de regarder la vidéo, vous serez peut-être aussi intéressé par deux articles corolaires: La cohésion entre enfants et Comment gérer plusieurs niveaux.

Après l'avoir regardé, si vous voulez passer à l'action concrète, regardez cet article qui s'intitule "Rencontrer les sentiments de l'enfant".

D'abord, la récompense en fait remplace la motivation intérieure liée au cœur, par une motivation purement intellectuelle. C'est très curieux mais on comprend tout de suite: l'idée se déplace du cœur au cerveau et dans l'opération, l'élan est tué.Première leçon: si vous voulez tuer l'élan, rationalisez ! C'est ce que fait souvent l'école et encore plus l'Université.
La motivation intellectuelle est moins puissante que la motivation du cœur. Chacun sait qu'on fait mieux ce qu'on aime et nous avons envie de dire... il n'y a pas besoin de faire des recherches pour ça, c'est vieux comme le monde. Il n'y a qu'un (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).  

21 réponses à “La motivation des enfants: la clé du bonheur ! (vidéo)

  1. En un mot comme en cent, il eut été plus que dommage, chers Rémy et Cécile, que vous vous absteniez de partager vos points de vue et connaissances sur le sujet de l’enseignement. Je ne peux que souhaiter que toutes ces approches très avisées et profondes du sujet puissent être partagées par le plus grand nombre et fédèrent un véritable renouveau dans l’éducation de nos enfants.
    Bien cordialement.

  2. Bonjour
    je n’arrive pas à lire tout le message. Il n’y a pas d’endroit où je peux me connecter. Cela arrive assez fréquemment.
    Merci

    1. Bonjour Stéphanie, vous ne voyez pas la fenêtre de connection en haut à droite sous le bandeau ?

  3. Votre article tombe à pic.

    Je suis parfois amenée à dire à mon fils « si tu n’écoutes pas ce que je dis, je vais te mettre à l’école (‘classique’) » mais je m’en veux de lui dire cela. Je sais que cela est contre-productif mais je n’arrive pas, à ces moments-là, à trouver d’autres arguments, ou alors je devrais peut-être faire une pause tout simplement, et sortir courir un moment, jouer et faire quelque chose de plus agréable pour lui, et revenir ensuite à notre besogne.
    C’est parfois cette politique de « la carotte » que j’emploie mais je vois qu’elle n’est pas intéressante dans le long terme mais casse complètement la joie d’apprendre.
    Au début, il aimait l’école à la maison. Aujourd’hui, il n’aime plus l’école à la maison mais préfère à la maison que l’école « là-bas ». C’est plus nuancé mais dans un sens je dirais négatif.

    Je me remets souvent en question et il faut que je continue mais surtout que je m’améliore.

    Merci encore pour vos encouragements et de m’aider à m’analyser. A moi de jouer, avec les bonnes cartes! Grand merci Rémy et Cécile!

  4. Merci Rémy,
    Voir les choses du côté positif, c’est vrai dans toutes sortes de circonstances.
    Voir le verre à moitié plein.
    Quand notre regard sur l’enfant est valorisant, il s’épanouit davantage.
    A bientôt,
    Héloïse

  5. Bonjour, merci pour cet article dont le sujet est à mon sens bien plus qu’incoutournable… Si j’ai bien compris motiver un enfant dépend beaucoup de la façon dont nous allons enseigner….je suis tout à fait d’accord pour des matières comme l’histoire, la géo, l’étude de textes….mais pour de l’écriture, ou de la lecture ça devient plus compliqué.
    Je suis désepéré avec mon fils de 5 ans (CP) qui me fait des phases de rejet total de l’école, je n’ai meme pas encore commencé qu’il me supplie de ne pas faire l’école…!!! Le pire c’est que la veille lorsque nous avons eu cours ça c’est bien passé dans l’ensemble, il est même fou du cours d’histoire. Mais des qu’il s’agit de faire de l’écriture, c’est un éclair qui s’abbat sur nous…Monsieur ne supportant pas se tromper, souffre lorsque sa lettre n’est pas identique en tout point à celle de la maîtresse dans les moindres détails…………………………….Alors moi je suis dépassée, je décroche….
    Si quelqu’un pouvait me jeter une bouée avant la noyade svp, a l’aide !!!

    1. Bonjour Raya,
      J’ai connu ce problème avec mon garçon et le rencontre encore de temps à autre même si cela s’améliore avec le temps.
      Ce qui nous a beaucoup aidé c’est de faire des lettres sur des tableaux blancs, on écrit on efface, donc pas de drame. Et surtout, n’être jamais dans le jugement, même si cela est tellement dans notre culture, mais plutôt regarder avec bienveillance une lettre tordue:  » Ce « a » il a une jolie bosse sur le front! ». Apprendre à rire des petits défauts fait du bien.

      Il est vrai que 5 ans, c’est encore très jeune, et enseignant la flûte et le violon depuis presque 30 ans, je vois que beaucoup d’enfants de cet âge là ne sont pas encore prêt pour un enseignement typiquement scolaire comme l’exige par exemple l’apprentissage de l’écriture. Pourquoi ne pas prendre du temps et commencer par lui enseigner ce qu’il aime? Les enfants mûrissent très vite à cet âge. Ce qui est important c’est qu’il ait confiance en lui.
      Plus il aura progressé dans les matières qui l’intéressent et plus il aura besoin de l’écriture. L’important, c’est de créer ce besoin. C’est d’ailleurs à cause de ce besoin que les hommes ont développé l’écriture. A moins de cas extrêmes, l’oral vient avant l’écrit.

  6. Se questionner sur la motivation des enfants est selon moi primordial si l’on souhaite leur bonheur.
    Je rejoins l’idée de Paul sur le fait que l’enfant a besoin d’une reconnaissance plutôt que d’une récompense ou d’un compliment. D’ailleurs Isabelle FILLIOZAT dans son ouvrage  » j’ai tout essayé » le précise parfaitement . Elle précise que les compliments sont excessifs et insuffisamment précis.
    Puisque nous parlons du dessin de l’enfant , nous pouvons tout simplement le décrire plutôt que de le complimenter . Comme nous dit Isabelle FILLIOZAT : « décrire nous oblige à porter davantage d’attention. En entendant nos commentaires précis, l’enfant mesurera notre intérêt pour ses productions ou ses performances ».

  7. Oups la j’ai tout faux et double oups !! Parceque je suis educatrice montessori et que maria montessori tenait le meme discour vis a vis des recompenses et punitions .. Ceci dit j’ai l’impression que les enfants de maintenant ont changes non?? Au tout debut j’ai fonctionne sans recompense ni punition mais constamment mon fils me demandait  » c’est bien maman tu es contente de mon travail » alors je lui repondais que si il etait satisfait et qu’il sentait qu’il avait fait de son mieux alors que c’est tout ce qui comptais.. Seulement voila ca n’a pas dure la motivation pour se mettre au travail a commencer a s’essouffler et puis un jour sans travail je passe puis deux parceque  » pas envie » puis trois .. La les choses commencent a ne plus aller car si il n’etait pas motive moi non plus ca ne me motive pas .. J’ai l’impression de le forcer a la tache et je n’avais pas envie de ca.. Je revais ( a tord ou a raison) d’um enseignement cool et fun et motivant ou tous les deux nous aurions appris ensemble .. Tout ce que j’ai trouver c’est la carotte, tu pourras regarder des dessins animes ( educatifs quand meme hein!! ) si tu travail 2 h par exemple, je lui disais que si papa ne travail pas on n’a pas d’argent pour s’acheter des choses, de la nourriture etc.. Que sa  » recompense » c’est son salaire…( je sais pas une bonne idee , apres avoir lu l’article) du coup si il voulait 30 mns de dessins animes il me donne 1h de boulot scolaire.. Sa a marche mais a mon plus grand regret il ne le fait QUE parcequ’il veut voir ses dessins animes.. Pas parceque c’est bien d’apprendre pour soi.. Apres jm’interroge ont ils cette notion de l’utilite d’apprendre pour eux meme? Ces temps ci je le felicite bcp sur ses progres en ecriture sur sa lecture et je sens que ca le motive , pas pour faire plus ( soyons honnete) mais pour s’appliquee et toujours faire au mieux.. Au moins de mes erreurs il a quand meme le desir de bien faire plutot que de bacler son travail pour finir avec ca!!
    Du coup je vais essayer de me remotiver et pourquoi pas de me mettre a manipuler mon materiel ou faire de la calligraphie pour qu’il s’interesse a ce que je fais car une amie bien intrntionnee m’a dit que tout ce que je fais il veut faire .. Peut etre est ce la la cle de sa motivation .. En attendant la carotte je ne suis pas sur de pouvoir la retirer de l’equation. Une idee? Il a 6 ans

    1. Oui, ce que vous ferez aidera, bien sûr.
      Non, un enfant n’a pas le sens de ce qui est utile ou pas, pas vraiment et de toute façon ce n’est pas très motivant. Nous explorerons d’autres pistes. Par exemple: le fait que vous soyez passionnante… nous y reviendrons.

  8. Merci Rémy pour cet article. Je partage entièrement votre point de vue. A la maison, l’usage de la punition est rarissime. Il faut dire que nos enfants sont franchement faciles à vivre. Les récompenses, il y en a, mais jamais en lien avec le travail demandé ou un résultat attendu. Elles reçoivent de petits cadeaux, ne savent pas trop pourquoi d’ailleurs… Alors, nous leur expliquons que cela nous fait plaisir de leur faire plaisir ! Il règne une certaine harmonie.
    Nos filles étant comme les autres enfants, il y a des jours où elles ne veulent pas travailler, ou elles se bagarrent continuellement… ces jours-là, où elles ne sont pas disponibles, nous détournons leur attention sur d’autres activités : vélo, peinture, musique,… et ça marche.
    Dernière chose, dans une fratrie (et plus encore avec des jumelles), nous essayons de ne jamais comparer : regarde ta soeur… elle, elle y arrive, elle travaille, etc… Rien de tel pour démotiver…

  9. Bonjour,
    Je suis dans la même situation que hanae…
    Ma fille n’aime pas beaucoup travailler donc des fois c’est une récompense a la clé(en générale une sortie ex resto patinoire…)ou alors je lui explique qu’elle n’a pas le choix qu’elle comprendra le bien fondé de la chose plus tard…

  10. Bonjour,
    Cet article est très intéressant et j’ai une question par rapport à ça. Notre fille n’aime pas du tout l’étude du par coeur. Et elle se met à étudier que si on lui promet un cadeau si le texte est connu par coeur. Et ça marche, on pensait bien faire car les résultats sont là. Je sais pas si ce qu’on fait est bien ou pas, dans la mesure où elle n’apprécie pas trop la mémorisation (malgré qu’elle mémorise très vite). L’exemple du dessin, que vous expliquez dans votre vidéo, part d’une passion (passion aimée par l’enfant) qui doit rester pure. Est-ce valable aussi pour notre cas? Si oui, comment puis-je faire pour changer ce rituel de récompense?

  11. Merci pour ça, normalement on a les outils ça devrait marcher (automotivation comme vous voyez !) Mon mari travaille dans un boite américaine et la motivation est au centre de tout, ça n a vriament plus rien à voir avec les tensions qu’il vivait dans la boite où il allait avant c’est très motivant d’avoir du plaisir et chercher d’obtenir du resultat, parfois au début ça déboussole car franchement en France on n’a pas l’habitude d’être un peu poussé dans ses retranchement et de devoir depasser ses limtes mais il aime beaucoup ça et il n’est plus confronté aux gens qui ne font rien d’azutre que de se mettre en avant, les resultats seuls sont comptabilisés.

  12. C’est une question fondamentale et je suis tres heureux que vous l’abordiez avec autant de concision. En fait j’en suis arrivé à penser à mon âge que la motivation se travaille !

  13. Plus que de récompenses les adultes et les enfants auraient besoin d’une reconnaissance de leurs productions ou de leur travail et du moins du respect sinon de la considération, ce qui est le contraire d’un jugement totalement négatif ,et méprisant ou même indifférent!
    Merci pour cet article.

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