Ce que dit la maîtresse, ce que dit le médecin scolaire (vidéo)

médecin scolaire un avis parfois maladroit qui culpabilise l'enfant sur http://l-ecole-a-la-maison.com
Si on dit que c'est l'enfant qui a un problème, alors on ne cherche plus l'origine du problème. C'est le diagnostic non-pertinent.

L'institutrice, le médecin scolaire: des institutions

Respectables. Mais pas infaillibles. Aussi bien l'institutrice que le le médecin scolaire peuvent se tromper.

Tous les jours, nous recevons au moins un message d'un type particulier. Un message spécial.

Que dit-il ce message ?

Voici ce que nous écrit Laetitia :
« Les dires de la maîtresse au sujet de ma fille, ce sont des grosses difficultés générales. »

Hier, c'était:
« Le médecin scolaire dit que mon fils a une dyslexie »

Avant-hier:
« La psychologue a diagnostiqué une dyspraxie »

Chaque jour du mois pratiquement:
« On m'a dit que mon enfant a de sérieuses difficultés. »

A chaque fois nous répondons d'un petit mot.

Mais face à une telle conviction, nous devions rétablir la vérité.

L'idée que l'enfant a un problème est une croyance.

Alors tout d'abord, merci pour vos messages.

Tout cela, ce sont des choses qu’on vous dit. Mais sans en être sûrs. Un peu au hasard. Sans expertise. Ces affirmations font partie de ce qu’on entend tous les jours à l’école. Nous nous souvenons qu’autrefois, on ne se permettait jamais de dire à des parents ce genre de choses.
Vous savez, ce n'est pas parce que la maîtresse le dit qu'elle a raison.
Et nous pouvons vous le dire: les enseignants ne sont pas formés pour émettre des jugements pareils. Ni les médecins scolaires, ni les psychiatres, ni les orthophonistes, ni les psychologues (allez d'ailleurs voir les dangers que vous courez à fréquenter ces spécialistes).

La seule personne qui pourrait diagnostiquer une déficience éventuelle serait un neurologue après un scanner cérébral.

Le médecin vous dira peut-être: "Vous savez, il faut se méfier de ce que vous trouvez sur internet." Nous répondons ceci: nous avons plus de "patients" que les médecins, nous rencontrons plus de vrais spécialistes et nous nous tenons mieux au courant des recherches sur le cerveau. Avec plus de 8.000 membres, nous avons un panel qui nous permet de nous exprimer en connaissance de cause.

Car tout cela relève du cerveau. Cela sous-entend que le cerveau de l'enfant ne dispose pas de certaines facultés. Et qu'il faut être un expert, s'appuyant sur un examen complet, pour affirmer que le cerveau de l'enfant a une lésion quelconque.

Un médecin scolaire compétent ne s'aventurera jamais à vous dire une chose pareille. Une institutrice compétente ne s'aventurera pas à faire un tel diagnostic. Elle le dira du bout des lèvres, parce qu'elle sait bien qu'elle ne peut en aucun cas être formelle. Personne ne peut formellement dire que votre enfant a un problème.

A moins que votre enfant ait une lésion au cerveau ou une malformation congénitale, mais ça vous le sauriez actuellement, l'enfant n'a pas de problème.

 médecin scolaire, des affirmations parfois hâtives. L'enfant n'a pas de problème

L'enfant n'a pas de problème, il n'est pas un problème. Tout enfant peut y arriver. Nous y reviendrons quand nous parlerons de dyslexie et d'autisme.

Mais alors il est où, le problème ? Car "mon enfant n'y arrive pas", il faut bien qu'il y ait un problème ?

On va y venir. Mais nous voulions d'abord vous dire que, si vous êtes une bonne maman ou un bon papa, que vous ne battez pas votre enfant au point de provoquer des lésions cérébrales, que vous ne lui faites pas vivre un stress qui provoquerait une baisse sensible de l'activité cérébrale (et il faut quand même le vouloir), que vous ne le secouez pas de la tête aux pieds, eh bien, votre enfant n'a pas de problème.

Il était important que nous vous disions cela dès le début. C'est là que se situent la plupart de vos premières questions.

médecin scolaire tout enfant peut y arriver sur http://l-ecole-a-la-maison.com

Ensuite, tous les enfants (qui n'ont pas de lésion au cerveau) peuvent réussir très bien. S'ils n'y arrivent pas, c'est que les adultes n'utilisent pas avec eux la bonne méthode. Nous ne parlons pas d’une méthode particulière. Nous parlons de la méthode qu’ils utilisent avec tous les enfants de la classe dont la réaction de votre enfant prouve qu’elle n’est pas bonne. Ce n’est pas parce que les autres enfants ne manifestent pas de signes de retard que la méthode est bonne. En fait, leurs parents les aident peut-être en faisant du rattrapage, ils ont à la maison des moyens de compenser ; ou peut-être que la maîtresse dit la même chose aux autres parents, ou elle n’a pas spécialement observé les autres enfants.

Ce que dit l'école et le médecin scolaire

L'école et le médecin scolaire, quand ils sont imprudents, ce qui est heureusement rare, ont pris l'habitude de dire que les enfants ont des problèmes, sans se demander si, par hasard, ce ne serait pas autre chose qui clocherait et qui provoquerait ces "problèmes".

Or, ils ont été identifiés, ces fameux problèmes. Ils sont liés au mode d'apprentissage. L'école apprend aujourd'hui que ce sont ses manières à elle qui devraient être changées.
En fait, on sait que les méthodes utilisées dans la majorité des écoles sont mauvaises.
Un livre célèbre s’appelle « Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter !. »* Il explique comment ces méthodes nuisent à l’enfant.
Ce n’est donc pas votre enfant qui a un problème !
Si votre enfant n'a pas le niveau, c'est simplement que la maîtresse n'a pas su l'enseigner. Ce n'est pas votre fille ou votre fils le responsable, c'est l'enseignante ou l’enseignant, ou les enseignants précédents.
Et sachez-le, un bon enseignant peut rattraper les retards constatés. Si vous utilisez une bonne méthode, votre enfant sera bon. Et même excellent.
Ceci est vrai dans la mesure bien sûr où l’enfant est bien portant et que vous, à la maison, ne l'empêchez pas d'apprendre. Si vous ne l'empêchez pas, toute la responsabilité relève de la méthode et donc, si votre enfant est à l’école, la responsabilité est celle de l’école.
Maintenant ne vous inquiétez pas, même si votre enfant a du retard, pour autant vous avez votre temps. Mais il est apparent que l'école ne sait pas y faire et que vous avez intérêt soit à changer d'école soit à trouver une autre solution.

Nous voulions graver ces phrases dans le marbre, les mettre en très gros. C'est fait !

Merci pour ces messages qui disent ce que beaucoup de gens disent. Nous espérons vous rassurer.
Suivez bien nos messages suivants car vous aurez tous les éléments pour vous faire une idée.
Nous commençons dès demain.

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13 réponses à “Ce que dit la maîtresse, ce que dit le médecin scolaire (vidéo)

  1. bonsoir Remy et Cecile, je suis toujours avec beaucoup d’intérêt vos vidéos et messages, et je suis persuadée que vous avez raison. L’expérience des quelques années de scolarisation de mes enfants m’a très vite fait comprendre que ce que l’on proposait à mes enfants ne correspondait ni à mes attentes ni à leurs attentes. Cela expliquait qu’ils y étaient malheureux et je l’étais moi aussi. Lorsque nous sommes sortis de ce sytème ressemblant à une usine à formater de bons citoyens gentils , dociles , pas trop  » forts » quand même , nous avons tous repris une bonne bouffée d’oxygène , et changé de chemin. Il fallait oser le faire, malgré toutes les pressions subies tant du côté de l’école , de l’IEN, de l’entourage, mais qu’importe , je savais que c’était le bon chemin , mon mari et moi avions pris notre décision avant de vous connaître. Depuis que nous vous connaissons , nous sommes sûrs de notre choix qui a été mûrement réfléchi et fait pour le bonheur et l’avenir de nos enfants.

    1. Merci beaucoup de ce commentaire que nous mettrons sur la page des « pressions subies », l’article « Le principe d’action et de réaction: soutien et opposition (vidéo) ».

  2. Y a t il une raison particulière pour que le CNED propose 2 formules la première est « la classe libre » c’est comme une punition le parent payé et l’enfant n’a aucun bulletin scolaire ni avis de passage en classe supérieure.; la seconde formule « la classe complète réglementée » nécessite la déclaration à la DASEN la déclaration en mairie et à ce moment là …on bénéficie de bulletins scolaires etc …Est ce pour décourager les parents de faire l’école à la maison ?
    J’ai lu bcp de vos articles sur la déclaration en mairie je suis encore hésitante. Merci

    1. C’est très bien que le CNED fasse du filtrage comme ça vous… n’y allez pas ! Ne choisissez jamais le CNED, payé ou pas.
      Inscrivez-vous sur le site, vous comprendrez très vite pourquoi c’est tout sauf une solution. Et nous vous donnerons d’autres pistes plus sérieuses et parfois bien moins chères.

  3. Bonjour pour ma part je suis avec bcp d’intérêt vos articles je regrette juste sue vous ne répondiez pas aux messages. Je suppose que vous êtes submergés de messages mais…

  4. Bonjour pour ma part je suis avec bcp d’intérêt vos articles je regrette juste sue vous ne répondiez pas aux messages. Je suppose que vous êtes submergés de messages mais…

    1. Bonjour Sandrine, en fait, tous les messages ne nous sont pas signalés mais nous répondons à tous les messages en principe. Quelle serait votre question ?

  5. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ces affirmations.
    Enseignante en éducation musicale et mère de 3 enfants, je dialogue régulièrement avec mes collègues de français, math etc. Nous constatons aussi dans nos classes, des élèves qui n’écoutent pas, qui ne travaillent pas à la maison et ne s’intéressent à rien ou à pas grand chose mis à part les jeux vidéos. Ils l’admettent eux-mêmes.
    Il ne faut donc pas toujours parler des problèmes de méthodes même si elles ne sont pas parfaites et ne conviennent pas à tous les enfants. Nous savons que les heures de français et de math ont diminué à l’école élémentaire d’où un niveau constaté plus faible qu’à notre époque. Et n’oublions pas ce manque de respect vis à vis de l’enseignement constaté également par de plus en plus d’élèves. Je vous invite à assister à un cours….

    1. Merci Christelle, mais le sujet de l’article était ailleurs: il concernait les affirmations fausses des enseignants.

  6. Mon fils n’est pas scolarisé, mais cela fait toujours plaisir de vous lire pour la culture générale :-). Merci pour cet article.

  7. L’emprise de ces institutions est terrible. Nous avons déjà eu droit à ces avis, que dis-je, ces injonctions, ces paroles d’évangile dès la rentrée scolaire en petite section…
    Les propos sont blessants, violents, racistes, culpabilisants au possible pour des parents ayant à cœur le bien être de leur enfant…au point de ne plus pouvoir trouver le sommeil et d’injustement tomber le dos de l’enfant.

    Sortir de cette léthargie a été longue, et pénible, mais NON, la maîtresse n’a pas toujours raison, surtout quand elle déclare que votre enfant a forcément un problème de santé parce-qu’il parle peu (peut-être n’a-t’il rien à vous dire à vous madame ?) ou qu’il ne sait pas faire une roulade avant sur commande à 3 ans.
    Le médecin scolaire non plus.

  8. « Ce que dit la maîtresse, ce que dit le médecin scolaire » J’aime bien ce titre qui dit deja tout. Les medecins et les instit sont nombreux a nous dire des tas de choses qu’on sait souvent injustes. Mais il faut un declencheur pour le comprendre et c’est ce que fait la lecture des commentaires des parents pour ce qui nous concerne.

  9. Certains enseignants ou autres spécialistes autour de l’école, peuvent blesser et décourager inutilement des parents. C’est la pire des fautes professionnelles en pédagogie. J’ai vu une maman pleurer en lisant l’appréciation de son enfant : élève décevante. Au cours préparatoire!
    L’école révèle parfois certaines particularités d’un enfant qui le détachent du grand groupe et de plus en plus elle semble démunie. Les parents peuvent y faire face, Rémy et Cécile nous donnent de précieux conseils,. Le découragement est à exclure!

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