Le monopole de l’Etat dans l’Education – jusqu’où ira-t-il ?



Madame la ministre de l'Education nationale nous a dit ce jeudi 9 juin 2016 qu'elle allait « garantir le droit à l'éducation pour tous les enfants », et « agir contre l'augmentation du nombre d'enfants scolarisés hors l'école de la République ».

Qu'est-ce à dire ?

Elle n'a pas précisé ce qu'elle entend par « éducation ». Cependant, comme elle a critiqué l'instruction  (ce n'est déjà plus « l'éducation ») donnée hors l'école en déclarant que l'on pouvait parfois considérer cette forme d'éducation comme un embrigadement idéologique ou confessionnel et comme hostile aux « valeurs de la République », on est fondé à penser qu'elle n'a pas de critique à porter sur l'administration qu'elle dirige et qu'elle souhaite faire rentrer tous les enfants sans exception dans le giron de l'Education nationale.

Le message est passé : le droit à l'éducation n'est garanti QUE dans l'éducation nationale.

L'Etat monopole de l'EtatLa ministre de l'E.N. va donc créer un corps d'enseignants chargé de surveiller beaucoup plus étroitement les enfants qui échappent à son administration. Notons l'importance de la menace : les enfants instruits en famille représentent 0,3 % de l'ensemble des enfants et sur ces 0,3 % les trois quarts à peu près suivent les cours de l'Education nationale par le biais du CNED !

On avait déjà dénoncé la schizophrénie de l'Education nationale. Nous avons maintenant la preuve du fait qu'il faut signaler la schizophrénie de la ministre.

Pourquoi cette diversion ? Un besoin de bouc émissaire peut-être ?

ET PENDANT CE TEMPS L'EDUCATION NATIONALE DERIVE, DE PLUS EN PLUS.

Monopole de l'Etat et tyrannie: glissade inévitable

Alors que les parents sont en droit d'exiger de Madame NVB qu'elle remplisse sa mission qui est de réformer l'Education nationale afin que leurs enfants n'y subissent plus une suite impressionnante de nuisances  et de maltraitances, telles que :

- l'école à deux ans (idée à faire dresser les cheveux sur la tête selon le docteur J.COHEN-SOLAL)
- pour tous les très jeunes enfants le réveil forcé (un jeune enfant ne devrait JAMAIS être réveillé),
- le stress, le trouble de l'attachement, l'impermanence des lieux et des personnes, la promiscuité anormale avec des enfants du même âge, la fatigue excessive, les journées interminables, l'indisponibilité des adultes. Les dégâts sont considérables, bien qu'ils ne soient pas à mettre entièrement à la charge de l'école (maternelle, C.P. C.E.).
- l'immobilisation et l'enfermement dans une salle de classe pendant toute l'enfance, ce qui est une maltraitance avérée,
- la discipline, la présence permanente d'un chef et l'apprentissage de l'obéissance, ce qui porte atteinte à l'estime de soi, à la créativité, freine le développement, réduit les compétences etc.,
- l'apprentissage programmé (heures, matières) qui réduit la « productivité » de l'enfant et use sa bonne volonté,
- les horaires fixes,
- les apprentissages beaucoup trop précoces qui privent l'enfant des activités propres à son âge et minent ses capacités potentielles,
- la privation de vie familiale,
- l'ambiance anormale parmi des enfants du même âge rassemblés au coup de sifflet et lâchés de même dans une cour bétonnée, ce qui amène des comportements dévoyés comme le harcèlement, les jeux de foulard etc.
Rappelons  aussi que chaque année des enfants se suicident pour échapper à l'école et que l'administration semble bien n'en tirer aucune leçon.

Comment s'étonner que les résultats de l'école soient mauvais ? Que pour 15 à 20 % des enfants l'école aie « consommé » leur enfance, quasi inutilement au point de vue des apprentissages dits scolaires, et pire, qu'elle ait contribué largement à leur transformation d'enfants normaux à la naissance en adolescents en mauvaise santé mentale, en grande difficulté pour tous apprentissages, démotivés, apathiques ou révoltés.
20 % des adultes en âge de travailler sont dans l'incapacité de gagner leur vie. Ils ont tous fait le parcours scolaire que Madame NVB promeut.
Les révoltés, quant à eux, constituent le vivier d'où sortent les candidats au jihad et à la délinquance. Les enfants  normalement protégés par les parents eux, n'ont produit aucun jihadiste.

Je demande respectueusement à Madame VALLAUD-BALKACEM de s'occuper de son ministère. Il  en a grand besoin. Sinon  elle se doit de démissionner.

Je suis profondément blessé par son initiative inconsidérée, étant un parent qui a accepté le refus de l'école maternelle de son dernier enfant (dis Papa, pourquoi il y a des enfants dans les écoles ?). Il n'est jamais allé à l'école.

Je suis outré de voir disqualifier les parents pour la seule raison qu'ils assument pleinement leurs responsabilités de parents.

Je pense que les moyens disponibles devraient être employés pour réduire le nombre des enfants qui souffrent et non pour pourchasser les parents parmi les plus responsables.

J'enrage, comme citoyen, en considérant l'indifférence des Pouvoirs publics à l'égard de la maltraitance des enfants, surtout l'indifférence à l'égard de la maltraitance institutionnelle évidemment, et par voie de conséquence, face à la dégradation continue de la santé publique.

Raymond S.

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  • Non seulement l’état à fait n’importe quoi avec l’instruction de nos enfants (méthode globale, classes surchargés, violence verbale, jugements etc…), et au final c’est encore aux gens du peuple que nous sommes nous parents qui allons s’entendre dire par les maîtresses d’école “votre enfant est Dyslexique, dysphasique, dyscalculique, etc… Nous connaissons tous “ses professeurs dés la maternelle qui se prennent pour des neurologues!!!!!” Et le pire c’est que si vous refusez leurs propos “ces personnes nous juges NOUS LES PARENTS!!! Donc STOP FAISONS VALOIR NOS DROITS: autorité parentale!!!!!!!

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    • Exactement. Et même allons beaucoup plus loin. Voyez la vidéo “Peur de me lancer” qui dit des choses plus engageantes encore: on peut ne plus chercher à faire valoir nos droits en disant que l’Etat n’en a pas la légitimité et que nous n’attendons pas cela de sa part, de même qu’on ne demande pas au premier passant dans la rue de nous reconnaître: nous n’avons pas besoin d’être reconnus, nous sommes simplement les maîtres de nos existences. Voilà la vraie libération..

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