Le rapport de l’inspection académique, faut-il le contester ? (vidéo)


Le rapport de l’inspection académique, résultat du contrôle académique, comment le prendre, faut-il le contester ?

Cécile dit:

« Le rapport de l’académie ma heurtée, je suis choquée »

Rassurez-vous: l’académie est essentiellement incompétente et ce qu’elle dit ne doit surtout pas vous gêner. Si l’académie est très contente, c’est plutôt là qu’il faut s’inquiéter. De bons parents sont en général mal vus de l’académie, dont les résultats, vous le savez, sont catastrophiques.

Pas de panique donc.

Surtout qu’une seule chose compte: la dernière ligne du rapport.

Ce qui semble parfois une énorme usine à gaz peut-il écraser l’enfant ? Que faut-il redouter et l’académie respecte-t-elle le droit ? On va voir comment l’académie sort parfois allègrement de la loi et comment la remettre aisément à sa place en rappelant des point de loi indiscutables. Comment recadrer ses conclusions, de plein droit, c’est une vidéo l-ecole-a-la-maison.com. Et, aussi, comment l’oublier.

Des vidéos qui analysent des variations de ce rapport.

Le rapport de l’inspection: il reflète l’état d’esprit du rectorat… et ses errements (en droit et en morale)

Les mentions personnelles

Question:
« Pensez-vous que je puisse leur demander de supprimer ces informations si personnelles qu’ils ont écrites dans leur rapport (le rapport de contrôle) ? Par ex « l’enfant X est autiste, sa maman utilise bcp de picto avec lui, il fait telle activité extra scolaire, il dit qu’il est enthousiaste à l’idée de faire l’école Montessori à temps partiel en septembre » ?
> Est-ce que la Loi me protège dessus ? »
 
Très bonne nouvelle question !
Oui, la loi vous protège. vous choisissez les informations délivrées, selon la Loi Informatique et Libertés, il suffit de le leur signaler.
N’oubliez pas que le rapport, qui grossit à vue d’œil, n’est censé contenir obligatoirement que la mention « Reconnaissons l’existence d’une instruction » ou « Contestons l’existence d’une instruction ». On peut admettre des observations très courtes appréciant le niveau général de l’instruction (« semble se situer dans la moyenne des enfants de son âge » ou « est nettement en avance sur les enfants de son âge, en français et géographie », ou encore « présente un caractère sociable », à cause des dernières dispositions législatives relatives à la « socialisation »; ou encore « présente encore des difficultés prononcées en lecture »: bref, des appréciations du type de celles qu’on trouve sur les carnets de note des écoles où l’enseignant a le plus grand respect de l’être humain qu’est l’enfant).
Mais le devoir de réserve du fonctionnaire l’interdit d’aller plus loin que ça et les considérations personnelles sont exclues, les appréciations relevant de la vie intime de l’enfant ou de la famille sont strictement interdites en fait, puisque le statut du fonctionnaire et de la fonction publique n’ont pas changé.
Il n’est pas admissible qu’on lise « la petite Emma est bien gentille et accepte de faire ce qu’on lui demande » ou « l’année prochaine, Jules devra travailler sur l’escalade » (sic) ou « Adrien fait du tir à l’arc mais il devrait aussi faire un sport collectif comme le foot pour être mieux insérer » (resic). On a là des gens qui ne sont pas formés et se croient les « amis juges » de la famille. Non, Mesdames, non, Messieurs. Même en souriant, vous n’avez pas davantage de droits.
Plus encore, ce genre d’appréciation ne devraient pas circuler au sein des services, sans le consentement formel du tuteur. Et si celui-ci s’y oppose formellement, la détention de ces données à caractères privées ou les mentions personnelles faites sans le consentement du parent sont tout simplement passibles de poursuites (dans l’ancien système des choses où le citoyen était respecté, mais officiellement en vigueur, et qui ne demande qu’à être réactivé par vos instances et insistances). Il appartient au fonctionnaire de montrer un respect et un tact irréprochables, afin de préserver la paix des familles. Son jugement personnel n’a pas sa place, car il n’est point juge du citoyen, son souverain. Jamais il ne lui a été donné autorisation d’exprimer un sentiment personnel. Le bon fonctionnaire se tient à une juste distance, ce qu’on appelle la « réserve » (qu’on observe chez les meilleurs inspecteurs) et s’en tient à sa mission stricte au service du public et de l’Etat.
Sur ce chapitre, il semble qu’il y ait un très léger progrès général. Nous avons des témoignages d’inspecteurs vraiment excellents. On les reconnaît non seulement à leur sourire mais aussi au peu de temps que durent les contrôles, à la précision des questions, au champ restreint de celles-ci (voir « le contrôle« ), à leur neutralité et bien sûr, bien sûr, à leur grand respect des personnes. A côté, hélas, d’inspecteurs qui ne changent pas malgré qu’ils aient été informés par nous sur ce qu’il convient de faire, en application des lois. Nous souhaitons que les bons inspecteurs fassent connaître le bon comportement. Certain, qui partirait en retraite, pourrait écrire quelque chose comme un « guide et protocole du bon fonctionnaire » ou « guide du juste comportement du fonctionnaire d’Etat », que nous regarderions et, au cas où il serait parfait, que nous promouvrions avec grand intérêt (il arrondirait ainsi ses fins de mois).

Episode 1: on va siffler le train trois fois !

Le rapport ne doit pas vous impressionner. Lorsqu’il comporte des entorses à la loi, il se situe en-dehors du droit. Il n’est, dans ce cas, pas opposable aux parents. Mais même sans comporter de fautes en Droit, il ne leur est pas opposable, n’étant pas un document officiel !

Le premier rapport est une calamité, explications de Rémy :

 

Une maman nous envoie une copie d’un rapport où l’inspection académique écrit encore des choses comme:
« Nous considérons que l’instruction délivrée à l’enfant ne respecte pas la progression vers le niveau que votre enfant ne devrait atteindre à la fin de la période obligatoire… »

Vous pouvez leur répondre que leur réponse n’est pas conforme à la loi, ce serait amusant. « Nul ne pouvant dire ce que sera l’avenir, il est vain de prétendre qu’un enfant est en route ou non vers un niveau, que vous n’avez d’ailleurs pas défini. La seule question sérieuse est: attestez-vous de l’existence d’une instruction, oui ou non ? Le reste relève de notions personnelles et subjectives. Dans l’attente… » 🙂

Ils emploient l’expression « ne permet pas la progression », qui est marrante. On pourrait dire aussi: « J’atteste que votre véhicule permet la progression vers la Loire en voiture; mais pas vers le Cap d’Agde. En même temps je ne peux pas attester que vous atteindrez le Cap Vert en avion, ne voyant pas d’avion sur votre parking et n’étant pas certain que vous en preniez un, même si vous dites que vous allez le faire. Et je n’atteste pas non plus que vous alliez à la boulangerie en vélo, ne voyant pas de vélo. Cela, il est vrai, vous pourriez aller à la boulangerie à pied, mais je ne peux l’attester; et au Cap Vert, vous pourriez sans doute y aller avec un avion que vous pourriez prendre indépendamment de mes observations, mais moi, personnellement, ne voyant pas d’avion sur votre parking, je ne peux pas l’attester. »


Episode 2: Train-train

Dans le second cas, l’état d’esprit du rectorat est différent: pas de querelle, d’infraction à la loi, c’est familial, faux bien sûr – et puis de quoi je me mêle ? – mais dans l’ensemble sans grief spécial.
On passera sur le jargon (l’enfant qui est censé maîtriser un « encodage » comme un sous-marinier de la Seconde guerre mondiale ?) et les évaluations à l’emporte-pièce faits en quelques minutes alors qu’un conseil de classe hésite à jauer un enfant après un trimestre…
Mais bref.
La maman, qui l’a naturellement pris au premier degré, commente bien sûr justement:
Bonjour Rémy et Cécile,
Je vous transmets le rapport aussi absurde que stupide de l’inspection d’académie qui ne reflète mais vraiment pas le potentiel de J..
Juste que ce jour précis, J. avait rendez-vous à 13 h, et qu’il n’était pas bien soit plus de (3.50 g de sucre dans le sang), symptôme (vu trouble, problème de concentration, stress intense, soif intense et besoin d’uriné fréquente). Elles ne m’ont pas laissé regarder le test.
Et ne se sont même pas intéressées à ses devoirs. Ils l’ont évalué sur des acquis que l’on n’est pas sensé connaître en début d’année, mais en milieu ou fin d’année. J. débutait son CP. Il a quitté le CP en novembre 2017, et il n’y allait que 1h30 le matin et 1h30 l’après-midi et encore
quand sa santé le lui permettait. Il a repris son CP avec KER LANN (inscription fin décembre 2017 et début des cours en janvier 2018).
Tout en sachant qu’à l’école, il s’ennuyait et subissait des violences inqualifiables.
Donc, je me demande sur quoi reposait leur contrôle, puisqu’elles n’ont même pas tenu compte de ses problèmes de santé, et du peu de temps passer à l’école. C’est à se demander si elles connaissaient son dossier. Tout ce qui est dans le rapport est totalement faux. Si elles connaissaient l’enfant, et avaient pris le temps de consulter ses classeurs. Elles se seraient rendu compte que leur raisonnement ne tient pas la route. J. n’étant pas bien, il s’est complètement braqué et n’a rien voulu montré. Il a bien fait ! Et il me l’a dit : « la dame m’a énervé, alors je n’ai rien voulut montrer parce qu’elle m’a empêché d’utiliser le boulier et la réglette. Et puis, je ne me sentais pas bien, je voyais trouble ». Tout en sachant qu’à presque 4 g de sucre dans le sang, on ne voit pas double, mais 4 fois le même objet.
Que voulez-vous dire après cela, si elles avaient observé J. ou même questionner mon fils. Elles auraient pu comprendre que la situation est délicate pour effectuer un test et changer de méthode. Mais quand on est stupide pourquoi changer ses habitudes?
Amicalement,
Catherine
Mais voici grosso modo notre réaction:

 

janvier 21, 2013

Une salle de travail appropriée: la salle commune. Attention: l’enfant ne travaillera

octobre 13, 2012

Votre santé aide votre enfant Rappelez-vous que votre santé aide votre enfant.

juillet 15, 2014

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