La concentration (vidéo)

Les problèmes posés par la concentration, très souvent évoqués

On se trompe quand on pense que l'enfant n'arrive pas à se concentrer.

On a tort de penser qu'on a des problèmes de concentration car en réalité les êtres humains sont concentrés en permanence. Votre enfant est concentré sur ses pensées, il est concentré sur la mouche qui vole ou sur la veine de sa main !

La concentration n'est pas le problème de l'enfant, en réalité il est concentré en permanence. La seule chose, c'est que son attention n'est pas focalisée. Tous droits réservés https://l-ecole-a-la-maison.com
L'enfant est parfaitement capable de concentration, il suffit de constater celle dont il est capable devant un ordinateur

Il est extrêmement rare que l'enfant passe d'une pensée à l'autre toutes les deux secondes. En réalité, il est certes ailleurs, mais quelque part. Sa concentration ne pointe pas sur le bon élément, mais elle existe et cela doit vous rassurer.

Ce que nous devons donc faire, c'est le ramener sur l'objet de l'étude. C'est ce qu'on appelle la focalisation.

1. Débarrasser l'horizon des sujets d'inattention

La première chose, naturellement, est de ne pas laisser d'éléments perturber la focalisation (focus en anglais). Vous supprimez donc télé, radio, vous éteignez le téléphone, vous fermez la fenêtre si on fait les foins dehors (à moins que vous alliez étudier cette activité). Le petit dernier jouera dehors ou dans sa chambre, ou en silence. On ne se mettra pas devant la fenêtre mais plutôt face à une partie close de la pièce.

1bis. Débarrasser l'enfant du zapping

Il n'y a pas que la zapette de la télé, il y a aussi la zapette intellectuelle ! Soyez plus spécifique avec votre enfant, conduisez les conversations à leur terme, respectez des silences qui lui permettent de réfléchir à ce que vous lui dites. Ne zappez pas. Sans insister lourdement, laissez-lui quand même l'habitude de conclure une discussion. Faites-lui des conversations qui favorisent une attention et une réflexion et qui aient une fin. Ou alors, cette conversation se déroule sur plusieurs jours.

2. Pratiquer des activités propices

Pratiquer des activités qui forcent à la concentration est excellent : coloriages, échecs, golf, point de croix, jeux de cartes ou de société, mots croisés, sudoku etc. Les compétitions sportives sont bonnes. Tout ce qui fait réfléchir sur un sujet spécifique. La concentration intellectuelle associée à une posture spécifique du corps est l'idéal: il y a association, ce qui accroit nettement l'efficacité. Et comme d'habitude, donnez l'exemple.

3. Changer d'activité

Ne restez pas tous les jours sur la même activité, par exemple les échecs, ce serait très dommageable pour votre cerveau. Celui-ci a besoin d'irradier dans toute sa dimension et non dans un seul lobe.La concentration a besoin d'une bonne santé universelle du cerveau.

Les jeux intellectuels qui demandent de l'adresse sont très bons, le ping-pong également, le badminton, le squash. Et puis la danse quand elle demande de la précision: tango argentin par exemple, c'est un très bon vecteur de santé mentale. Mais le tout, c'est de varier.

4. L'organe à solutions

Le cerveau est appelé par les Anglo-saxons l'organe à solutions. Pour dire autrement les choses: il n'est pas fait pour résoudre des problèmes. Le cerveau n'aime pas les problèmes, mais il aime chercher des solutions. Donc vous n'allez jamais parler des problèmes en tant qu'objets d'études mais vous les évoquez en tant que point de départ. Vous ne poserez pas la question "c'est quoi le problème ?" qui n'apporte pas grand chose si ce n'est de la tension. Vous allez concentrer l'effort vers la recherche de solutions.

Pour ce faire, vous allez visualiser la finalité et la situation finale. Puis, vous partirez de là pour vous demander "comment ai-je fait pour en arriver à cette situation parfaite ?"

5. Célébration

Vous allez célébrer à chaque fois les découvertes de solutions, vous allez vous mettre en tête ou dans la tête de l'enfant qu'il a déjà résolu des problèmes. Vous ne lui proposerez pas des problèmes trop ardus, mais uniquement des problèmes qu'il est en mesure de régler, ainsi sa concentration ne sera pas douloureuse. La concentration deviendra un automatisme si elle est un exercice agréable. Célébrer ces réussites va lui rendre agréable le travail qui a été effectué. cela va ancrer l'idée que l'enfant est un découvreur de solutions, pourvu qu'il se creuse la tête.

34 commentaires pour “La concentration (vidéo)”

  1. Merci de cet article au sujet de toute préoccupation.

    Quand à la notion de défaite; un passage du livre “Le jour des fourmis” ( Bernard Weber), page 418, attira toute mon attention:

    “Victoire: Pourquoi toute forme de victoire est-elle insupportable?
    Pourquoi n’est-on attiré que par la chaleur rassurante de la défaite?
    Peut-être parce qu’une défaite ne peut-être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement.
    La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.
    Tous les humains sentent confusément cette vérité.
    Les plus intelligents ont tenté de réussir non pas la plus belle victoire mais la plus belle défaite.
    Hannibal fit demi-tour devant Rome offerte.
    César insista pour aller aux ides de mars.
    Tirons leçon de ces expériences.
    On ne construit jamais assez tôt sa défaite.
    On ne bâtit jamais assez haut le plongeoir qui nous permettra de nous élancer dans la piscine sans eau.
    Le but d’une vie lucide est d’aboutir à une déconfiture qui servira de leçon à tous ses contemporains.
    Car on n’apprend jamais de la victoire, on n’apprend que de la défaite.”

    Bon, je trouve ces exemples à visée trop morbide, mais la réflexion qui s’insinue à cette lecture est très positive dans son impact; non?

    1. Il semble qu’il y ait ici un goût prononcé pour le paradoxe. Cela peut faire réfléchir en effet mais sinon, la proposition principale est à notre avis fausse. Il faut parfois de la défaite mais il faut aussi de la victoire pour se confirmer et se donner de l’émulation. On apprend de la victoire que l’on peut dominer, par exemple, des avis contraire, éventuellement unanimes. L’auteur n’a pas appris cela, dommage pour lui !

  2. Article très intéressant, qui m’a bien fait réfléchir. J’ai commencé il y a juste quelques mois à faire l’école à ma fille de 7 ans (pas pour des raisons liées à l’école mais à la vie professionnelle de son papa et moi). Je n’avais jamais fait cours avant, et j’étais loin d’imaginer que la partie la plus difficile allait être captiver l’enfant! Dès le premier jour, j’ai constaté que avoir la concentration de ma fille lorsque je lui expliquait les matières était extrêmement compliqué, elle était souvent ailleurs. Son manque de concentration sur ce que je lui disait m’énervait énormément, et les premiers jours d’école à la maison n’ont vraiment pas été faciles…C’est cette difficulté qui m’a poussé à faire une recherche internet, et j’ai ainsi découvert ce site. Je ne peux pas dire que j’y arrive déjà, mais je peux dire que vos conseils et votre accompagnement me sont de grande utilité pour essayer de comprendre ce qui motive ma fille et essayer ainsi d’avoir son attention! Je vous remercie de votre partage d’expérience.

    1. Voilà qui nous fait très plaisir, c’est le type de parcours que nous aimons citer. Nous sommes tous passés par ce moment où l’on est étonné que l’enfant ne soit pas intéressé par ce qu’on lui raconte. Nous verrons qu’en réalité, il ne comprend qu’une petite partie de ce qu’on lui dit, et comment contourner le problème.

  3. bonjour j ai ma fille 7 ans qui est en CE1 ,la maîtresse ne cesse de dire pour ma fille à un problème de concentration elle revient souvent avec des punitions comme ” je dois me taire en classe ” ” je dois pas déconcentré mes camarade ” , elle m avait envoyé au CMP qui mon rabaissé plus pas que terre que j étais ton fictionnelle avec ma fille que je devrai avoir un éducateur qui vient redressé ma fille mes moi a la maison pas de souci elle obéit et quand je la puni elle suis sa punition moi je ne veux plus les voir puis déjà vue psychologue pour elle ma fille na pas de problème que dois je faire ;

    1. Bonjour Magali, un cas malheureusement très courant d’incompétence. Peut-être devriez-vous songer à faire l’école à la maison. En ce cas, inscrivez-vous sur ce site pour avoir toutes les informations.

  4. Bonjour moi fils à 10 ans il a bcp de mal à m école et principalement sur la concentration il pleure tt le TPS en me disant qu il n arrive pas a se concentrer à l école et ses résultats son catastrophique sur surtout en maths aidez moi Merci Que faire pour l aider

  5. Mon enfant de 8 ans et 6 mois etait brillant dans ça class en ce1 cette annee c est le dernier dans le classement parmi ces camarade,à chaque fois que je lui drmande de faire ses devoir avec mon aide il pleure n’aime pas travailler à la maison aider moi je ne sais plus quoi faire merci .

  6. Nous pouvons avoir l’air d’être “ailleurs”, donner l’impression d’être perdus dans nos pensées comme l’on dit parfois. Et pourtant, nous sommes bien concentrés sur quelque chose: quelque chose qui se passe dans notre tête, quelque chose de connue de nous seuls, quelque chose de bruyant à l’extérieur peut-être ou de trop silencieux, de parfumé ou nauséabond. Ne serait-ce pas être distrait ça? Je dirais que nous nous sommes détournés d’un objet ou d’un sujet pour aller vers un autre. Nos pensées ont changé de cible.

    Ce que moi je croyais être de la déconcentration chez mon fils était en réalité une forte concentration sur pleins de choses. Je le trouvais très distrait. Mais j’avais tout faux. Il voulait souvent faire pleins de choses en très peu de temps, comme si les activités qu’il souhaitait faire étaient une denrée périssable. Il changeait de cible en quelque sorte.

    J’ai donc dû apprendre à ‘organiser’ sa concentration et les objets, ou plutôt à mettre en évidence l’objet, le sujet sur lequel nous voudrions qu’il se concentre, donc focalisation. Honnêtement, j’ai eu beaucoup à faire.

    Aujourd’hui, j’en conclus que le développement intellectuel d’un enfant est certainement l’un des merveilleux miracles de la vie. Mais il est important de respecter cela de manière naturelle. Il apprendra ainsi mieux et avec plaisir.

    MERCI pour cet article très juste

  7. Bonjour Rémy et Cécile,
    Votre article est plein de bon sens ! Mais c’est toujours bon de le rappeler.
    Merci,
    Mireille

  8. C’est que le livre ne l’intéresse pas et que vous ne l’avez pas rendu intéressant. Que faites-vous pour qu’il se passionne ?
    Et puis, lisez-vous devant lui ? Aimez-vous lire ?

  9. Super article,très interessant je vais donc changer mon vocabulaire au lieu de dire”ma fille a du mal à se concentrer” je dirais “j’ai du mal à focaliser ma fiĺle sur son cours…lol

  10. Article intéressant mais qui ne m’aide pas. Mon fils de 12 ans est rêveur, lent pour les activités intellectuelles et hyper rapide pour les activités sportives. Dés qu’il lit il baille a se decrocher la mâchoire même s’il trouve la lecture intéressante. J’ai l’impression qu’il s’ennuie dés qu’il est devant des livres et des cahiers. Il écrit très lentement et fait l’impasse sur les prises de notes plus souvent que rarement. Il ne veut plus être enseigné à l’école, il réclame que ce soit fait à la maison d’où ma présence sur le site depuis 2jours.son père hésite a donner son accord, il dit que notre fils manque de persévérance et d’implication, donc se sera voué à l’échec. Depuis le cm2 , il réussit mollement le 1er trimestre et echoue lamentablement au 2e et 3e . il est en 5e et ce trimestre ci est le pire de toute sa scolarité. Je suis inquiète et je veux l’aider et je suis sûre qu’il peut s’en sortir, mais dans le cadre de l’éducation nationale.
    Je continue d’emmagasiner le maximum d’infos sur le site afin de bien mûrir ma décision et d’établir un solide dossier pour convaincre mon mari.
    Merci a Cécile et a Rémy pour cette mine d’infos.

    1. Bonjour Rollande, vous ne suivez malheureusement pas le programme qui vous aidera à vaincre cette menue difficulté. Nous proposons un accompagnement spécifique. La concentration de l’enfant appelle une méthode particulière et vous verrez que votre enfant y arrivera sans mal. De même, dire qu’il n’est pas impliqué ou manque de persévérance est une erreur fréquemment répandue: il n’est pas ainsi devant la télévision ou l’ordinateur, n’est-ce pas ? En fait, il n’a aucun problème et ce que l’on dit là de lui est… inexact. Il est tel qu’on le sollicite. La méthode employée le rend peu impliqué. Et il est très probable que l’école l’a mal préparé à l’implication ou la persévérance. C’est donc vous qui devez apprendre la bonne méthode, en réalité, et le papa aura son petit rôle à jouer.
      Il n’y a pas d’échec à la maison si vous employez la bonne méthode.

  11. je trouve votre article passionnant!
    çà va m’aider car je croyais ma fille incapable de se “concentrer”; maintenant, il va falloir la focaliser sur le travail et pas d’autres choses…dur dur!
    car, quand même, il faut avancer dans le programme…

  12. bonjour, une question sur un autre sujet : avez-vous un conseil pour éviter de crier ? surtout quand ils sont sur le point de tomber après avoir sauter une un meuble etc…merci !

    1. En l’occurrence, le cri leur fait plus de mal que leur expérience que vous trouvez dangereuse. Ce que vous ne permettez pas est interdit par autorité, qui n’a besoin de hausser le ton, nous en parlons au chapitre de l’autorité. Sinon, il faut essayer de cesser d’avoir peur pour les enfants, car c’est vous qui avez peur et non eux, laissez-les tenter un peu le sort, ne les confinez pas dans votre peur des choses, de la chute par exemple. C’est difficile, mais il est important de bien évaluer ce qui est véritablement dangereux, et ce qui est davantage dans votre tête.

  13. merci pour ces conseils mais je reste encore perdue pour aider mon fils de 8 ans! oui il est très rêveur en classe, il a près d’une demi heure de retard sur les autres et je sais pas comment l’aider et il a aussi des petites manies perfectionnistes qui le retardent encore plus!
    a l’aide ,sil vous plaît!

  14. Toujours très intéressant comme article. Quand tu es enthousiasme tu restes concentré très très longtemps.

  15. Merci pour cet article qui rassure sur le “manque” de concentration de mon fils constaté à la maison et à l’école. Ces 5 petits points sont très utiles et facile à mettre à place. Merci

  16. On a la reponse des qu’ on se pose la bonne question, la concentration vient peu a peu il ne faut pas desesperer, l ‘enfant en grandissant gagne chaque jour.

  17. Dans votre chapitre 1 bis,”Débarrasser l’enfant du zapping” vous considérez simplement l’enfant comme un être intelligent qui a quelque chose à dire, vous le respectez, vous le placez dans une position de grand. Je suis absolument d’accord avec cette attitude. Elle permet une argumentation de l’adulte aussi, à condition qu’elle soit “légère” et “ouverte”.

    Ah! La cumparsita! rien de mieux en effet!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *