Si tu ne peux…


Si tu ne peux pas proclamer ouvertement Son Nom parce que le monde dans lequel tu vis ne l’aime pas,

ou prétend qu’il faut le taire au nom de la loi et des conventions, ou parce que cela nuirait à toi-même ou tes proches,
Alors défend la raison d’être de l’homme, sa royauté personnelle et sa transcendance.

Si tu ne peux défendre la royauté personnelle de l’homme, sa transcendance, parce que la société dans laquelle tu vis ne croit qu’en la citoyenneté, sorte de statut d’homme moindre, si elle ne croit donc qu’en la loi, qui n’est que la matière de la pensée, si elle ne croit qu’en les faits bruts, qu’en l’argent, les titres, une science réduite, le rapport de force et la loi du plus fort,
Alors défends la vie, qui est absolu sacré depuis le commencement jusqu’à la fin.

Si tu ne peux défendre la vie,

qui est absolu sacré depuis le commencement jusqu’à la fin, parce que le monde dans lequel tu vis a la seule liberté de choix en idolâtrie et parce que la satisfaction personnelle seule compte, que le meurtre de l’innocent est banal, ou qu’il est même une institution du droit y compris – abomination des abominations – dans le ventre de la mère, ce que jamais même les guerriers de Tamerlan n’instituèrent, si la vie n’a plus pour personne le goût insolent de la joie et de l’émerveillement, si son nom même n’évoque plus rien, si les scientifiques sont les derniers curieux du monde,
Alors défends une certaine notion du sacré, car cela laisse à entendre, pour les plus intelligents, que rien n’est sans une raison qui dépasse toute science, et ce peu d’êtres intelligents peuvent tout rebâtir.

Si tu ne peux défendre le sacré

parce que dans le monde où tu vis, on ne croit en rien qu’en ce qu’on touche, et que ce qu’on touche même n’a ni saveur, ni goût, ni odeur ni couleur de sacré, parce que tout est expliqué, tout est maîtrisé, tout est sous contrôle, domestiqué, connu, hygiénisé,
Alors défends ce qui est vrai, parce que le vrai est le seul chemin de la vraie liberté.

Si tu ne peux défendre le vrai parce que tes contemporains sont englués dans le mensonge, les apparences, la bienséance politique, les mondanités, la vérité officielle, celle des partis et des normes, des communautés mondialistes despotiques, des idées faciles et préconçues, de la vérité par la loi et les tribunaux, ou perdus dans une vérité populaire hédoniste, serait-elle prétendument rebelle et révoltée, ou anarchiste, sortes de prétention de la facilité et du troupeau, réglées sur l’affect individuel, au mépris de toute vérité dépassant les contingences,
Alors défends les vertus, à quelque degré qu’elles se trouvent en toi, n’attends pas d’être parfait, agis tout de suite, cultive et donne de ces vertus par laquelle tout le monde peut guérir et croître, parce qu’elle sont le seul socle de la communauté des hommes.

Si la société dans laquelle tu vis a les vertus en horreur, alors tu vis dans un monde en voie de pourriture, c’est par le haut que ça commence, note-le. C’est là qu’il faut travailler.
En ce cas défends l’intelligence, à partir de laquelle on peut retrouver un chemin, qui sans doute peut prendre le temps de deux générations.

Si on ne supporte pas l’intelligence autour de toi, parce que c’est la qualité de gens trop supérieurs pour être aimés, que tout est bête et instinctif, et parfois même moins que cela, moins pourvu d’instinct que les bêtes; si donc l’intelligence est combattue ou isolée,
Alors défends la beauté, qui donne sens et espérance.

Si tu ne peux non plus défendre la beauté parce que les canons de la société sont pervertis et que ce qui est beau est attaqué, que la laideur est érigée en modèle, que tout se vaut et que rien ne domine, et que la beauté n’est qu’une façade marchande, cosmétique, en ce cas tu es dans une société qui est tombé, de degré en degré, vers la barbarie,
Alors défends le sentiment, la noblesse du cœur qui aime.

Si cela même n’est pas permis, qu’on raille l’amour noble et que l’amour n’est que consommation et autosatisfaction, qu’il n’est plus question dans les discours de don de soi, alors tu vis non loin de l’enfer. Les meilleurs sont seulement les moins pires. Sodome et Gomorre étaient plus vertueuses que tes villes. Malheur à ta génération !
Alors, en ce cas, défends le bon sens, dernier champ de bataille des peuples cernés, le bon sens qui est simple manifestation de la loi naturelle, la plus simple qui soit, le dernier recours avant l’esclavage, le chaos et la mort.

Et si le monde dans lequel tu vis ne supporte pas le bon sens, dis-toi que l’ennemi est entré chez toi, que tu ne peux plus reculer, qu’au-delà tu n’a plus d’endroit où vivre. Que tes jours sont comptés et qu’ils ne seront pas différents de tes nuits. Que la guerre, les épidémies, la déportation ou la torture sont préférables à l’abomination dans laquelle tu vis ou qui se prépare. Rien de ce que tu dis n’a d’utilité. Il n’y a plus que le combat. Ne négocie pas tes amitiés, sois entier. Tu ne peux prendre plaisir à boire la lie ou alors tu es des leurs. Tu dois tenir ta position, te battre coûte que coûte, pour reprendre du terrain, rassembler secrètement les bonnes volontés, le dernier carré des combattants. Toi et les tiens, taisez-vous et luttez. Préparez l’engagement ultime. Parce qu’à force de reculer, de te couper toute retraite, non seulement tu te condamnes à une mort aussi lente que peu glorieuse, mais tu abandonnes aussi l’immense champ de liberté que t’offre le terrain ennemi. Les querelles de tes adversaires, se disputant la totalité, te laisseront des aubaines. Ne sois pas même, en ces jours-là, ferment de paix: tiens-toi à l’écart, tu es en danger, et délaisse-les. Tu as la force de tes faiblesses, connais-les une à une et tires-en les conséquences. L’ennemi tout-puissant craint énormément les faibles.

Mais si le monde dans lequel tu vis supporte à nouveau le bon sens, ne serait-ce que de temps à autre,
Alors bats-toi pour le sentiment, parce qu’il rend tout humain.

Si ton monde tolère le sentiment, refusant que l’être ne soit qu’une donnée statistique, un justiciable, un consommateur ou un électeur, s’il admet et pardonne que tu aimes,
Alors bats-toi pour la beauté !

Si ton monde tolère la beauté, parce qu’il désespère de n’avoir plus que ça dans la splendeur de la création naturelle, puisque aucune beauté n’y échappe,
Alors bats-toi pour l’intelligence.

Si ton monde supporte l’intelligence et reconnaît le mérite qu’ont les intelligences à faire le bien commun,
Alors bats-toi pour la vertu.

Si ton monde accepte la vertu, qu’il met à l’honneur les qualités du don et du respect de soi,
Alors bats-toi pour le vrai.

Si ton monde accepte le vrai,
Alors bats-toi pour le sacré.

Si ton monde reconnaît le sacré,
Alors bats-toi pour la Vie.

Si ton monde aime la Vie,
Alors défend la royauté personnelle de l’homme, sa transcendance.

Et si ton monde admet la raison d’être de l’homme, sa royauté personnelle et sa transcendance,

Alors proclame son Nom.

si tu ne peux Main vers le ciel

 

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