Même si vous ne faites pas l’école à la maison mais seulement des cours de rattrapage pour votre enfant, ce que nous allons dire sur la rédaction vous concerne aussi. Si vous suivez ces conseils, 1/ le niveau de votre enfant s’améliorera 2/ il s’en trouvera mieux.
Voyons aujourd'hui la rédaction.
Vous préfèrerez deux outils: le crayon de bois pour le brouillon et le stylo plume pour la recopie (sur copie propre). Proscrivez le stylo à bille et autre pointes feutres pour l'instant, nous y reviendrons plus bas dans cet article. Car un stylo à plume oblige à un certain soin, une prise en main bref, il provoque des connexions neuronales stimulantes et bien sûr, une coupure avec la banalité, un sens de la belle écriture. Un beau stylo (pas trop cher évidemment) est un bel objet à offrir à un enfant, pour commencer une année.
Écriture et rédaction demandent aussi qu’on y aille progressivement. Alors, comment y aller progressivement ?
Commençons par choisir un sujet, un sujet qui va plaire à l’enfant. Il est important que l’enfant aime ce qu’il va faire. Vous savez ce qu’il aime, composez un sujet sur cette base. Ou alors, si vous êtes assez avancés, c'est lui qui compose le sujet, ou une variante du sujet.
Si c’est le tout début et que votre enfant n’a jamais composé une rédaction, commencez par des choses très courtes, demandez-lui simplement les mots qui lui viennent à l’esprit en rapport avec un sujet (ski à la montagne, balade en forêt, invitation à aller jouer chez un copain, balade en mer, découverte d'une grotte, d'une cave de château abandonnée, construction d'une cabane, déménagement, concours à la télévision, traversée de la forêt à pied…). Il les dit d’abord, puis les écrit. Il va coucher ces mots, tout simplement. Et il trouvera ça facile.

La fois suivante, comme il aura trouvé ça facile, il n’aura pas peur de ce cours, il le trouvera même plus libre que les autres, et ce sera une grande victoire pour vous ! C’est un moment décisif car là se déterminent ceux qui aiment écrire. Quand il sera prêt, demandez-lui trois phrases, toutes simples.
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C’est un plaisir de lire un beau texte et le « Vielleur » en est un. Merci à Victoire de nous avoir permis de le lire.
Puis-je demander à son papa quel en était le sujet ? Ou était-ce un sujet libre ?
Un groupe classe n’aurait certainement pas permis une expression aussi affirmée, mais je ne veux pas être catégorique. J’ose espérer. Est-ce que les professeurs proposent des techniques d’écriture qui peuvent donner des outils pour une réelle créativité ? (Comme des techniques de dessin, de peinture, les connaissances des valeurs et nuances de couleurs peuvent aider à créer un tableau ?) Je n’ai pas encore rencontré de tels professeurs autour de ma famille. J’attends avec confiance.
Si l’écriture n’est pas notre mode d’expression favori, les sujets doivent au moins nous motiver pour aligner quelques mots bienvenus, je suis d’accord avec vous.
Madeleine et Antoine Bosshard ont publié des lettres du front et de l’arrière (1914-1918) dans « Si je reviens comme je l’espère ». Ces lettres aussi ont une grande valeur de témoignage. Elles proviennent d’un milieu modeste, la famille d’un cantonnier. Parfois l’orthographe est quasi phonétique, mais cette période éprouvante nous est restituée. Nous les comprenons au-delà des mots et notre émotion peut être forte à leur lecture. Que demander de plus ? Quelle est la fonction de l’écriture ? Et l’orthographe doit-elle toujours prendre la première place sur la photo ?
Je lis sur certains forums des témoignages bouleversants auxquels on pourrait mettre Zéro. L’orthographe devient un tamis. Mais à quoi ? Cependant je n’aime pas faire trop de fautes… Et vous ?
Allez-vous parler de l’orthographe ?
Bonjour Paul ! Le sujet de la rédaction : un texte court auquel il fallait donner une suite. Quand j’ai lu la copie de Victoire, j’avais les larmes aux yeux. Elle écrivait beaucoup mieux que moi à son âge. Et j’en ai lu plusieurs depuis d’autres enfants dont on pouvait se demander si vraiment c’était bien les enfants qui les avaient écrites.
Quelle est la fonction de l’écriture ? Nous avons préparé un article qui sera envoyé en fin de session sur ce sujet, c’est assez complexe donc nous n’attaquerons pas tout de suite avec ça mais il y a des choses à dire.
Que l’orthographe occupe la première place dans les médias est une façon de voir un peu polémique et assez « Education nationale », en fait il n’y a pas lieu de hiérarchiser savoirs et connaissances. L’orthographe (dont nous reparlerons mais plus tard car il faut aussi parler des maths et des autres matières) est bien sûr un savoir utile dans la communication et dans l’apprentissage des règles (car il y en a dans la vie) mais c’est aussi un outil de développement du cerveau. Faire travailler à la fois sa logique, sa mémoire pour les particularités (on écrit connexion ou connexion ?), la racine étymologique des mots et tout ce que l’orthographe oblige à faire est un extraordinaire moyen de faire travailler son cortex ! Elle n’est pas avant ou après l’histoire ou les maths, c’est l’une des composantes du français mais en réalité toute activité scolaire spécifique fait travailler d’une manière spécifiques les neurones et créent des type de connexions différentes. Ce sujet vous inspire ?
Article passionnnant d’un bout à l’autre.
Superbe. On doute de pouvoir arriver à être aussi bon éducateur que vous!
Quant à l’orthographe :
Instinctivement j’ai l’idée qu’une bonne orthographe reflète un niveau culturel, une exigence personnelle et un respect de l’autre. Les textes truffés de fautes desservent leurs auteurs et écorchent les yeux des lecteurs. Il m’est très difficile de ne pas mal juger un texte à l’orthographe douteuse, voire son auteur. Ceci dit force m’est de constater que certaines personnes réunissent les qualités citées ci-dessus et n’arrivent pas à assimiler l’orthographe (-ou est-ce la conscience de son importance qui leur manque?) Je crois que l’orthographe est beaucoup plus qu’un savoir ou une aptitude. Pour moi c’est un exercice (CF Rémy), mais aussi un devoir et un miroir. Dans la mesure des capacités de chacun, cela sera un objectif plus ou moins lointain, mais je crois qu’il faut au moins le viser pour pouvoir prétendre à une certaine qualité. Disons-le pour essayer d’être tolérants, car l’intention est toujours moins visible que le résultat et la qualité a plus à voir avec le résultat qu’avec l’intention.
Bien entendu, je parle dans la perspective de l’éducateur et de ses objectifs, et en partant du présupposé que nous visons le meilleur pour nos enfants et élèves. Je crois que dans le cas d’un écrit naïf (d’enfant ou de personne peu instruite), les fautes sont un rappel du caractère particulier de l’auteur et peuvent lui donner la saveur de l’authenticité. Mais le charme se limite au genre du témoignage et peut tout de même rendre pénible la lecture.
Magnifique.
Article d’une grande pertinence.
Il est à noter que la plupart des humains d’aujourd’hui ont tendance à infantiliser leurs enfants ou croire qu’ils ne comprennent pas lorsque les adultes parlent. Pourtant, dès qu’on les écoute, un tant soit peu, mais sincèrement, on découvre qu’ils en savent long. Les amener à savoir écrire tout ce qui est à l’intérieur est très pertinent. C’est la clé pour créer en eux un dialogue avec la source de toute chose. Dieu, en soi.
Merci
Merci beaucoup pour votre article, vos suggestions pour pouvoir donner l’envie d’écrire sont vraiment très très utiles.
Royal ce moment passez a vous lire, je vous remercie enormement pour cette lecture.
Continuez , c’est un veritable plaisir de vous lire. Bon courage a vous deux et merci pour l’élan que vous donnez aux parents.
Très intéressante cette méthode progressive afin de ne pas mettre l’enfant devant un mur infranchissable ce qui le découragerait et au contraire le conduire dans une situation de maîtrise donc de satisfaction et de progression.
Je retiens également l’idée du joli stylo à l’approche des fêtes.
Merci
Avec plaisir Edwige !
Merci pour cette vidéo, je trouve la lettre de cet ouvrier vraiment remarquable. Oups, trouver… Je vais commencer à m’entrainer tout de suite pour enrichir mon vocabulaire avant le début des rédactions!
Oh ! Que cela donne envie d’écrire et de faire écrire ! Le jeu du dictionnaire est intéressant. Je me réjouis à l’avance, notamment pour notre aînée qui aime déjà beaucoup écrire et qui va pouvoir s’épanouir dans ce cours ! M-Th
Ouh! comme j’ai honte…le souvenir de ce petit cahier de CE1 du début du XXe siècle n’a de cesse de me hanter!
Immaculé et pourtant rédigé à la plume, sur un vieux pupitre usé, dans une salle de classe d’école de campagne au fin fond de l’Essonne…
Et maintenant cette lettre d’ouvrier agricole!
Comment avons-nous pu laissé faire cela?
Passer de la langue de Racine et Corneille au « Sa va wesh gros, keske tu fè? » ?
Bien que je n’ai pas le talent d’Aimé Césaire, ni le verbe facile de Raphaël Confiant, j’aimerai vraiment arriver à transmettre le goût des bons mots, des belles lettres de la langue française à mes enfants.
Un véritable défi car à cette heure, les rédactions n’existant plus, les ouvres littéraires n’étant plus étudiées, pas forcément lues non plus (j’ai acheté un « Roman de Renard », je me demande ce qu’ils en ont fait…à part réaliser une enluminure à partir de leur prénom, rien de rien! Bref.), je me demande par quel moyen relancer la machine à production écrite, la vraie.
Mais petite lueur dans la nuit, la rédaction de votre fille Victoire me redonne espoir!
Je parie que certains professeurs ne croiront pas qu’un élève de ce siècle puisse rédiger un tel devoir!
Le jeu du dictionnaire? je ne connaissais pas, ça semble très intéressant!
Merci!
Je rêve de pouvoir lire une telle copie venant de mon fils
Merci pour cet article qui une fois encore nous rassure sur notre capacité à transmettre.Parfois je me dis que c’est plus que du coaching que vous faites,vous guidez et mettez en route de grands enfants qui doivent réapprendre eux-mêmes l’instruction élémentaire(orthographe,conjugaison…)avant de servir le menu du chef à nos enfants.c’est dire les dégâts de l’instruction à l’école des 30 dernières années! notre enfant réclame depuis un an une plume et de l’encre de chine,nous pensions que c’était une lubie mais depuis qu’il fait l’école à la maison ,il est très appliqué et ses cahiers sont bien tenus,il regarde régulièrement le travail accompli et est très fier !bientôt il aura son stylo plume et son encre,il n’aura plus besoin de ramasser les plumes des oiseaux tombés dans les bois ni crever une cartouche d’encre pour en extraire un mince filet qui gicle partout.Merci.
Bonne idée et vous pourrez lui dire, sur le ton de secret, que ce qui est écrit à l’encre de Chine est ce qui résiste seul au temps, à la Bibliothèque nationale, tout ce qui est écrit à l’encre de Chine est facile à conserver, tout le reste, y compris l’imprimerie récente, disparaît très vite.
Et voila encore une belle faute qu’il me faut d’emblée corriger:les plumes des oiseaux tombées dans les bois!dur dur, je suis quand même plus vigilant et je ne désespère pas !a bientôt.
C’était joli aussi, les oiseaux étaient tombés dans les bois. 🙂
Merci pour ces précieux conseils. Nous allons essayer avec mon fils de 7 ans!
Je ne peux vous contredire…
Effectivement, les rédactions ont disparu de nos classes… Et c’est vrai que la littérature occupe une place ridicule… au mieux, nous étudierons quelques passages de certains ouvrages… je suis la première à le regretter. Comprenez-moi, il y a anglais, bibliothèque, piscine, et puis informatique, sans parler du permis vélo, de la séance de cinéma, de la conteuse, de la galette des rois, de la sortie patinoire, du carnaval et j’en passe…. Je n’ai plus le temps concrètement pour les fondamentaux. C’est la triste réalité.
Le stylo plume ? utilisé par quelques rares élèves, nous ne pouvons l’imposer aux familles…. Les cahiers ? une bagarre de chaque jour pour qu’ils soient bien tenus.
Le constat : les enfants de ma classe n’arrivent plus à produire des phrases qui ont du sens. Ils ne se relisent plus non plus. Le vocabulaire est pauvre. Ils ont beaucoup de mal à se poser, à verbaliser. Ils me parlent de « trucs » et de « machins », à moi de deviner la suite…
Je les reprends systématiquement. Je ne parle pas de l’orthographe.
L’utilisation du « vous »… je suis la seule maitresse à l’imposer en classe. Cela les oblige à travailler leur conjugaison… car l’air de rien, ils ne connaissent plus que le « tu » et surtout le « on »…
Nous travaillons énormément en utilisant le dictionnaire. Nombreux sont ceux qui n’en possèdent pas chez eux. A quoi cela peut-il servir ? papa a un ipad… (réponse d’un de mes élèves).
Pour mes filles, je n’ai pas encore démarré la rédaction, mais cela ne devrait pas tarder, et j’aime la progression que vous proposez.
Merci pour vos bons conseils.
Merci de souligner ce point. Il est certain qu’en meublant de mille choses l’emploi du temps, on en retire à l’essentiel. La maîtrise du verbe est vitale pour celui qui veut être indépendant. C’est aussi vital pour développer sa personnalité, sa beauté intérieure, sa grandeur, et puis sa souveraineté personnelle, disons même sa royauté. Comment voulez-vous vous conquérir vous-même si vous ne vous gouvernez pas ? Et comment vous gouverner si vous êtes dans la confusion ? Les prêtres de l’Agora, les scribes de Thèbes, les lamas du Haut-Pays savent tous que le Verbe est la clé du pouvoir et de la puissance. C’est plus fort que l’argent, contrairement à ce qu’on pense souvent.
Voilà pourquoi le système n’a aucun intérêt à laisser un enfant baigner dans l’écrit, la narration, la syntaxe. Encore moins l’étymologie qui, pourtant, donne une immense joie d’apprendre: quel bonheur de savoir que règle, régiment, régie, ériger, rectitude, directeur, direction, régulier, dirigeable, dresser, roi et reine, règne, correct, surgir, érection, sourdre, ressource, résurrection et plein d’autres, sont des mots qui viennent tous de la racine reg qui signifie tracer une ligne, une droite, conduire droit. Un roi est à l’origine quelqu’un qui conduit son peuple de manière droite. Si vous savez raconter chaque mot, c’est un bonheur et un sens qui entre dans l’esprit.
Et l’éloquence ! plus un enfant la pratique, plus ses idées s’affinent, mais aussi: plus il est sûr de lui, il acquière une confiance qui est précieuse, car cette confiance lui permettra de se fixer des paris plus audacieux, des études plus difficiles etc.
Vous direz: je donne de l’amour, ça lui donne toute la confiance nécessaire. Mais voilà: la société ne lui en donnera pas, et il va se trouver brisé, humilié ou au moins diminué, il va perdre sa confiance en lui-même et finira par penser que votre amour le met en porte-à-faux vis-à-vis de la société. C’est pour cela que vous avez plein d’ados en révolte: la société ne flatte pas l’amour qui leur a été donné, au contraire !
En revanche, elle honore instinctivement le savoir, l’éloquence, le verbe en général.
Par conséquent, donnez de l’amour ET de la connaissance; la première, c’est le langage. Le livre, le discours, la narration. Vous pouvez très bien diminuer un peu l’écrit pour favoriser l’oral. Que l’enfant ait une richesse de vocabulaire, il aura conséquemment une richesse de sentiments.
Soyez certains d’une chose: les sentiments, au XIXème siècle, étaient plus hauts, plus subtils, plus riches, plus nobles, et ceux d’aujourd’hui sont plus ‘animaux’, à cause d’une perte du langage.
Aujourd’hui, quand c’est bien, c’est ‘cool’, c’est ‘trop grave’, c’est ‘énorme’. Point. C’est affligeant de pauvreté. On voit ainsi disparaître 100.000 mots différents pour exprimer les choses. Donc, un truc, quand votre enfant dit « c’est trop cool », demandez-lui: « Que veux-tu dire par là ? » La réponse, au début, est presque toujours « Je sais pas, moi, il est trop cool, ce type ! » Suggérez d’autres mots: « tu veux dire charmant, aimable, poli, cultivé, vertueux, drôle ? Ou délicat, attentionné, précis, doué ? Dis-moi, je ne vois pas bien. »
Dans l’enseignement, s’il fallait tout supprimer, il ne devrait y avoir essentiellement que ce verbe; même savoir compter vient après. Toutes les sociétés antiques ou traditionnelles ont d’abord donné la clé du langage, qui est celle du trésor de l’âme, et donc la gouvernance de soi et des autres. Cela, les stratèges qui nous gouvernent dans l’ombre le savent très bien. Voilà pourquoi ils dispersent.
Il est dur de savoir dire non, quand la proposition n’est pas violente: on vous propose les choses sous le jour de la pédagogie, du programme. Les pires poisons sont des poisons lents.
Bonjour Remy
Merci pour cet article ! En attendant la rédaction, qui ne doit se pratiquer qu’en CE, il me semble que l’on peut faire travailler l’imagination de nos petits maternelles et CP avec le dessin. Qu’en pensez vous ?
Par ailleurs, j’ai appris l’écriture avec le porte plume. Est ce folie d’envisager cela à la maison ? Ou le stylo est suffisant ? Ceci dit, en CP, on commence avec le crayon de papier, si je ne me trompe.
Bien sûr, le dessin est un allié précieux.
On utilisera la plume à partir du CE1, nous en parlons dans « le cours de Français » vol2.
Merci pour cet article enrichissant,
La période d’été me paraît un moment propice pour introduire la rédaction. J’ai déjà essayé maintes fois en leur achetant à chacun de beaux cahiers et en leur proposant d’écrire un journal durant les vacances. Mais vous parlez de progressivité et je pense qu’elle est indispensable car on ne peut faire courir un marathon a une personne qui n’a jamais que du 100 mètres.
L’idée est donc de prendre un beau livre aux pages blanches, commun à tous. De demander à chacun des sept enfants de rédiger un texte de longueur adapté à leur âge et leurs capacités, lorsqu’un événement, une visite, un jeu les aura marqués. Je m’appuierai sur vos propositions pour introduire la rédaction afin devienne un plaisir.
Merci du talent avec lequel vous construisez votre formation, cela donne le courage de repartir lorsque l’on déjà essayé beaucoup de méthodes.
Blandine
Merci Blandine, voilà un message qui nous fait doublement plaisir, pour ce que vous dites de la formation et du courage que ça vous donne !
« Écriture et rédaction » rien que le titre me met l’eau à la bouche !! Ma passion étant l’écriture, je m’imagine déjà dans ces moments si riche que je passerai avec ma fille au moment de commencer ces 1ères rédactions !!
Sinon je tiens à vous remercier d’avoir parler du stylo à plume, ce si beau stylo qui rien qu’en le regardant nous donne envie de le mettre entre nos doigts pour rédiger des pages et des pages… Avant hier c’était la rentrée scolaire, je regardai d’un œil distrait le journal télévisé lorsqu’un reportage à retenu mon attention. C’était sur les fournitures scolaire… Ils nous bassinent avec ça, sur le prix, les marques, les façons de faire les courses… Bref, il y avait une interview d’un chef de rayon dans un intermaché et il disait que LA produit phare de la rentrée c’était un tout nouveau stylo, qui justement va faire disparaitre le stylo à plume car certaine école le mette directement sur la liste des fournitures, et qu’en plus il est bien plus pratique pour l’enfant… J’étais outrée d’entendre une chose pareil !!! Je n’ai que 28 ans, je me souviens encore du plaisir que j’éprouvai lorsque je choisissais mon stylo à plume pour l’année scolaire. Alors en vous lisant, en voyant écrit noir sur blanc que « il provoque des connexions neuronales stimulantes » je comprends mieux pourquoi il va doucement mais surement être reléguer aux oubliettes !!!
Plus les jours passent et plus je suis heureuse et fière d’avoir pris la décision de ne pas scolariser ma fille.
Merci et bravo de nous ouvrir les yeux sur tout cela !!
Merci Melissa pour ce beau commentaire. Ecrire à la plume honore l’enfant.
Merci pour cet article.
L’expression écrire et orale sont les ornements du cœur et de l’âme.
L’éloquence est un talent par lequel on peut entraîner les foules, nous comprenons mieux pourquoi elle est gardée pour une certaine élite.
Pour revenir au stylo à la mode actuellement, effectivement c’est un stylo qui a pour but d’enterrer la plume ✒. C’est un stylo sur lequel le positionnement des trois doigts est définis. Alors que chaque personne a sa façon personnelle de disposer ses doigts ! Une façon encore de dénaturer les enfants même dans leur façon d’écrire. Quand je vous lis, je comprends mieux pourquoi.
Bonjour Rémy,
Avec un peu de retard je tiens à vous dire combien j’ai apprécié cet article, riche de sens pour moi. En effet, je retrouve au travers de vos mots mes joies et mes plaisirs d’enfant à tenir et faire glisser sur le papier mon stylo plume… Je me rappelle ainsi tous ces moments passés à écrire. Vous avez raison, il existait entre moi et ma plume plus qu’une relation d’écriture, une réelle tendresse ! Je vais transmettre ce plaisir à mes enfants sans plus tarder! Merci de me le rappeler à une période ou les « frictions » ont envahis le marché.
Un grand merci!
Au plaisir de vous lire encore…
Marielle
Merci Marielle !
désolé envahi….(rire)
Transmettre le plaisir de bien écrire à son enfant est vraiment un projet réjouissant. Merci pour ces précieux conseils qui me permettront d’aborder le sujet de manière intéressante et ludique.
Merci a Victoire pour ce merveilleux texte. Tellement de bon sens et de sensibilite dans vos ecrits… je suis heureuse de suivre vos conseils qui me semblent si aimants.
Merci Alexandra !
J’ai très hâte de commencer les rédactions.
Nous en sommes à la lecture des mots de 3 lettres et au graphisme avec les lettres rugueuses de Maria Montessori.
Je crois que nous nous préparons déjà en inventant des histoires.
J’aime beaucoup votre suggestion de commencer avec des exercices très abordables, pour ensuite revenir à la matière sans appréhension. C’est une manière de stimuler l’enthousiasme et de favoriser la confiance en soi. Merci !
Héloïse
MERCI Rémy pour vos suggestions sur la manière d’aborder la rédaction, très progressive.
Cela me donne envie à moi aussi, qui était nulle en la matière, de m’attaquer à cela.
Et j’ai hâte de le faire avec mon fils.
Merci beaucoup pour toutes ces idées géniales, comme pour les autres articles d’ailleurs.
Que de bonnes idées que vous partagez avec nous.
C’est pourtant si simple de voir les choses autrement et pourtant, un petit coup de pouce est toujours bienvenu. Merci.
Bonjour Rémy et Cécile,
Merci pour vos conseils, j’espère pouvoir déclencher la motivation de mon fils . J’avais oublier l’achat de la plume très important chez nous pour la belle écriture.
Merci beaucoup pour cet article encourageant! Quand nos enfants ont quitté l’école du village pour faire l’école à la maison, j’étais bien décidée à arrêter le système des polycops collés dans le cahier et numérotés G1 G2 G3, C1, C2 , etc… Mais je me suis rendue compte que le simple fait d’écrire pour les enfants était un exercice fastidieux, long, et qu’ils n’aimaient pas. Copier une leçon leur prenait un temps fou, pareil pour les poésies… Du coup je me suis limitée à un exercice d’écriture ( copie en général) par jour, mais d’en faire absolument chaque jour, y compris pendant les vacances ou je leur demande d’écrire une carte à quelqu’un chaque jour ( et ils sont heureux de recevoir du courrier!!) Face à cette difficulté (qui vient de leur difficulté à lire aussi…), je ne savais plus comment m’y prendre pour la rédaction, et je me disais que ce serait pour plus tard, un pb à la fois…
Ils ont maintenant un peu moins de mal à écrire, et avec vos bons conseils, nous allons nous y remettre sans plus tarder!!
Encore merci!!
ps : il me tarde de savoir comment donner goût aux enfants à la conjugaison, et surtout à ce qu’ils ont surnommé chez nous avec humour « lanalyse dramaticale »!!
bonjour,
je suis d’accord avec le commentaire de Monica : » C’est pourtant si simple de voir les choses autrement et pourtant, un petit coup de pouce est toujours bienvenu. Merci. »
merci Rémy merci Cécile.
Merci pour cet article Rémy.
C’est vrai qu’il faut donner le goût de l’écriture à nos enfants, et les exercices scolaire sont souvent perçus comme étant rébarbatifs.
Ma fille a commencé le CE1 cette année, elle découvre encore l’écriture, et je cherchais justement une façon de lui donner envie d’écrire et d’écrire bien et beau.
Ce matin, nous faisions des maths. Elle m’a dit d’un air tout triste « Tu sais maman, j’aime bien les maths. Par contre je suis nulle en écriture… » Après avoir discuté de ce ressenti avec elle, il se trouve qu’elle se croit nulle parce qu’elle fait des fautes d’orthographe.
Voyez-vous le peu de temps qu’elle a passé dans le système scolaire a quand même réussi a lui inculquer que se tromper c’est « être nul »…Je lui ai donc expliqué que l’apprentissage de toute chose passait aussi par le fait de faire des erreurs et d’arriver petit à petit à les repérer et à les corriger seul.
Vos conseils sont très précieux. Je pense en effet que le fait d’écrire pour le plaisir développera peu à peu le plaisir d’écrire tout court. La plume, la rédaction de quelques lignes sur un sujet que l’on aime, inventer la fin d’une histoire, oui… ce sont des choses que nous pouvons déjà commencer. Ainsi que de faire l’effort d’introduire un vocabulaire plus recherché dans les conversations quotidiennes, expliquer les jolis mots et donner des synonymes déjà à l’oral. Quelle importance aussi d’acquérir le réflexe de se relire !
Hier, nous avons acheté un petit carnet spécial pour accompagner nos sorties. Il s’agit pour elle de faire des « provisions de mots » qu’elle entend lors de ces occasions. Il peut s’agir d’une expression, du nom d’une plante, ou d’un concept plus abstrait. Nous expliquons, donnons des exemples, puis elle le note dans son petit carnet après nous en avoir demandé l’orthographe, et en rentrant à la maison nous vérifions le sens, les utilisations, les images associées etc…il est possible de construire une véritable carte mentale à partir d’un seul mot! Au final, ce mot n’est plus étranger, on se l’est approprié, ainsi que les concepts associés. Il se retrouve dans les conversations, puis il devient banal, perd un peu de l’intérêt lié à la nouveauté, et bientôt nous passons à un autre…
Un seul l à balade en temps que synonyme de promenade. Une « ballade en forêt » serait un poème médiéval sur la forêt …
🙂 Merci pour cette coquille. C’est corrigé. Et pourtant, ballade s’écrivait avec un l au moyen-âge: « Quant elle ot finé sa balade, Qui moult me fu plaisant et sade Dedens le cuer et a l’oïe, Pour ce qu’onques mais armonie Si très douce n’avoie oy, Moult durement m’en esjoy »
Pour une fois je n’ai pas tout lu : ma fille étant en CP (et au début), elle ne saurait pas encore écrire de rédaction (elle a déjà du mal à lire, même si parfois elle me surprend vraiment comme l’autre jour où elle a recopiée le mot « fleur » parfaitement bien et très vite).
J’ai juste un point qui me chagrine : le stylo encore. Pour moi qui suit gaucher, le stylo encre me rappelle de très mauvais souvenirs. Quand j’écrivais, je repassais sur l’encre avant qu’elle n’ai commencé à sécher. Du coup j’en étalais partout sur la feuille et sur ma main.
J’ai du m’habituer à une position d’écriture très inconfortable avec mon bras qui forme une boucle au-dessus de la feuille. Quand ça dure longtemps, ça devient douloureux.
En utilisant le stylo encre je faisais plein de fautes, parce que je pouvais les effacer facilement, donc je ne réfléchissais pas trop à ce que j’écrivais.
Le jour où j’ai enfin eu le droit d’utiliser un stylo bille (en 6ème je crois), je me suis mis du jour au lendemain à être obligé de bien réfléchir avant d’écrire, car je ne pouvais pas corriger facilement (les rouleaux d’effaceurs style « souris » ça n’existait pas, il fallait attendre le blanco sèche). J’ai eu de bien meilleures notes en français à partir de cette année là.
Excellent David ! c’est intégré dans l’article.
L’article est passionnant, et les commentaires sont très intéressants. C’est un plaisir de lire du début à la fin !
Merci Sandrine ! ça fait plaisir.
Pensez à partager !
Magnifique article qui donne des ailes aux mots, cette envie d’écrire sans jamais vouloir s’arrêter est un grand pouvoir que tout parent devrait transmettre à ses entrailles. N’oubliant point que les mots sont le reflet d’une âme vivante ne se laissant point couler vers l’oubli. Mais gardant l’espoir de préserver un trésor précieux, la richesse des mots.
L’enfant n’a pas corrigé ses erreurs ou il n’en a pas eu le temps ni l’envie….
c’est une chouette façon de faire du français c’est beaucoup plus ludique et ça devient moins difficile.
Encore un article passionnant, utile et intelligent!
Merci Ged !
Cet article est vraiment passionnant. Et le résultat que l’on peut obtenir en voyant la rédaction de votre fille est un puissant moteur pour développer la créativité de ma propre fille. Félicitations pour votre travail. C’est une belle récompense que de lire une telle rédaction.
Quant au stylo plume, je vois effectivement la différence d’écriture. Le travail de ma fille est beaucoup plus soigné. Les lettres sont plus élégantes.
Je viens de commencer l’école à la maison et déjà je reçois énormément de gratitude de mon enfant. C’est une belle aventure qui débute pour moi avec beaucoup de sérénité grâce à votre accompagnement.
Merci.
Mon fils est un peu trop petit pour faire des rédactions écrites. Cela dit à 4 ans nous commençons déjà à l’orale, dirigé par des questions simple, le sujet raconter ce qu’il a vu au château que nous avons visité. Je pense que cela fait partie de la rédaction aussi et il y a pris beaucoup de plaisir, tout comme moi en lisant et écoutant cet article. Merci à vous.
Des le début de ma lecture, je remarque la richesse du vocabulaire , du détail de la situation donnée , de l émotionnel qui est couché sur le papier, je ressens la scène que je lis avec facilité comme si j y étais.
je sais qu aujourd’hui , nous n avons malheureusement plus cette richesse d écriture ,de vocabulaire , d effet vivant , dans nos écritures!
je vais y faire plus attention en utilisant plus de vocabulaire ,et je vais penser ce que je vais dire avant d ouvrir ma bouche pour m exprimer!
merci c était très agréable a comprendre et surtout facile, un bel exemple!