Maltraitance par l’école: un silence à la cosa nostra

Maltraitance à l'école: un silence à la cosa nostra

Il est évident pour nous que nous refusons la maltraitance, quelle que soit la raison, l'environnement, même si l'état de guerre est décrété, qu'il y a misère, épidémie, tremblement de terre ou invasion de termites. Que ce soit la maltraitance à l'école ou à la maison, c'est pareil. Nous disons cela parce qu'on voit bien comment on tente de cacher les cas qui se produisent du fait d'enseignants, et qu'on nous dira volontiers: et à la maison, ça n'arrive jamais peut-être ?

Mauvais argument.

Pensez à composer le 119 si vous subodorez un cas, sans hésiter, car les services sociaux sont suffisamment prudents pour parer à votre éventuelle erreur.

Bref. Nous ne laisserons jamais passer ces faits et l'école à la maison s'explique en partie pour cela: de nombreux parents ont découvert une maltraitance à l'école.

Nous sommes encore plus sévères avec la maltraitance subie à l'école ou à l'hôpital. Ce que nous appelons la maltraitance institutionnelle.

Car une institution, qui est censée faire le bien des citoyens, n'a strictement aucun droit de maltraiter des enfants.

Maltraitance à l'école

Nous ne parlons pas ici de la maltraitance due au harcèlement dont nous parlons par ailleurs, mais de la maltraitance taboue entre toutes, celles dont il n'est jamais fait mention, nous parlons de la maltraitance du fait des enseignants et personnels d'école.

Tapez "maltraitance à l'école" sur google et vous ne trouverez... rien ! Rien, sur la façon dont les enseignants insultent l'enfant, les battent, les manipulent mentalement.

C'est consternant. Et c'est parlant !

Est-ce une série de cas isolés ?

La tentation du système et son leitmotiv, quand il est pris la main dans le sac, c'est : "Il s'agit d'un cas isolé". Suivi de : "Il faut bien qu'il apprenne à se battre", ce qui est assez cocasse car eux-mêmes, les enseignants, en sont incapables et se font régulièrement gifler sans faire un geste.

Ce seraient donc une extraordinaire série d'accidents de parcours, que cette longue suite de faits de maltraitances à l'école, cette augmentation faramineuse de témoignages de parents choqués et de parents en pleurs ?

Entre 1950 et aujourd'hui, la multiplication doit se situer autour de 10.000 ! Où a-t-on vu une telle fièvre ? C'est la multiplication des pains dans la figure !

Nous recevons chaque jour de ces témoignages. Avec des parents qui veulent se battre (voir ci-dessous ce qu'il faut en penser).

Alors ?

L'adulte se voit confier une mission d'instruction. L'Etat, glissant vers la dictature dans les années 80, estime qu'il doit élever les enfants, rôle régalien des parents jusqu'à nos jours. Et, de là, les enseignants estiment qu'ils ont à corriger l'élève, y compris par pression morale ou gestes physiques, ou par négligence. Cette négligence est encore le champs le plus vaste.

La maltraitance à l'école est un héritage d'une certaine conception fausse de l'instruction et de l'éducation. Les postulats sont faux, la manière de faire est mauvaise.

L'existence même de cette Education nationale, il faut le dire, est le signe d'une grave maladie. Le ministère est une maltraitance à lui tout seul: il s'estime en droit d'éduquer les enfants alors que c'est contraire à la Constitution ! (voir les textes sur ce site) Son travail consistait à instruire.

Les chiffres sont faux

On serait bien en peine d'affirmer les choses. Notre idée n'est pas de reproduire les études. Les chiffres sont inconnus, malgré ce que prétendent les ministères de la Justice et de l'Education nationale: la vérité est camouflée et tout le monde le sait.

On avance des données approximatives pour la maltraitance en famille mais on ne trouve rien sur la maltraitance à l'école ou à l'hôpital.

La maltraitance à l'école est un fléau qui a dépassé en importance la situation du début du XIXème siècle. Epoque à laquelle les instituteurs républicains, ayant remplacé les vénérables religieux des institutions devenues interdites, avaient les coudées franches pour embrigader les écoliers à coup de propagande et de violence. Oui, la situation actuelle est pis qu'à cette époque-là. C'est dire si c'est préoccupant. On a tous en tête les mésaventures de la petite Cosette, maltraitée par de mauvais tuteurs. On n'a pratiquement aucun roman parlant de la maltraitance à l'école mais elles transpire dans les livres de Balzac, de Zola et d'autres. A l'époque, il était interdit de dénoncer l'école.

Des faits rares ?

Certainement pas. Nous recevons des messages tous les jours. On attend avec impatience des études précises. Mais il est peu probable qu'elles sortent. On dira: "Vous détruisez l'école au lieu de l'aider à se réformer." Argument fallacieux car chacun sait, depuis des décennies, que l'école publique est irréformable. Elle se réformera jamais. Elle disparaîtra dans le meilleur des cas. Dans sa forme actuelle, on ne peut souhaiter qu'elle subsiste. Non seulement pour ce problème abominable de maltraitance. Mais aussi à cause du niveau exécrable, de l'embrigadement séculaire de l'Etat, de l'instrumentalisation syndicale ou politique des enfants. Et aussi parce que, selon ce que nous montrons dans cette étude, elle est... inutile !

Faut-il se battre ?

Négligence: vous avez le droit de poursuivre

Soyons clairs: si votre enfant est victime d'un autre et que personne n'intervient, le personnel responsable est pénalement responsable de maltraitance. C'est la loi.

Il faut donc tenter, quand les faits sont avérés, de se battre sur ce plan. Il faudra passer par la case médecin, en ne lui disant pas ce qui s'est passé, car beaucoup de médecins vont se défiler. Dites qu'il y a eu un incident près de votre maison, mais pas à l'école.

Ensuite, tentez une action, mais l'aboutissement est très douteux.

S'il s'agit de maltraitance physique due à un personnel de l'école, et s'il vous manque un rapport de pompier, un acte du médecin, un témoignage formel ou si vous n'avez pas porté plainte, toute action de votre part sera inutile.

Si vous avez une partie solide de ces éléments, la plainte sera éventuellement admise dans le cas d'une maltraitance par négligence.

Dans le cas où la maltraitance serait le fait d'un personnel de l'école de manière active,

sauf éléments d'évidence énormes (photo, aveu, plusieurs témoignages, récidive, plus les éléments cités ci-dessus...), nous déconseillons les parents de se battre. Si vous n'avez pas en main les éléments absolument béton, vous perdrez votre temps. C'est une perte de temps. Les juges ne prononcent jamais contre l'école. Il faudrait qu'il y ait un meurtre pour que l'enseignant soit inquiété.

Notez que nous n'adoptons une posture anti-enseignants: c'est pareil pour eux quand ils subissent une agression de la part de parents d'élèves fous, ils n'ont aucune chance que leur plainte aboutisse.

Le maître-mot est: pas de vague. Ce qui veut dire étouffer l'affaire.

Une enseignante violée durant sa classe n'a obtenu aucune condamnation de ses agresseurs exotiques.

Mais revenons au cas qui nous occupe: la défense des enfants.

Des coups de la part de l'enseignant entraînent dans le pire des cas un blâme. Dans les cas les plus graves, de pédophilie par exemple, c'est la promotion quasi-assurée: l'enseignant est muté, souvent dans un établissement plus prestigieux, mieux payé, afin d'éviter au ministère d'avoir à payer un procès. Et histoire de mettre le fautif sur une voie de garage luxueuse, ou de le placer sous meilleure surveillance: du moins tels sont les arguments du ministère vis-à-vis de la presse.

Celle-ci n'a aucune visibilité sur la sanction. Ubuesque, opaque, scandaleux, tous les mots passent par la tête des parents. C'est comme ça que ça marche. Et avant d'obtenir ce résultat brillant, les parents et la famille sont traînées dans la boue.

La seule chose à faire: retirer l'enfant de l'école. Eventuellement, créer un blog et dénoncer l'établissement ou les coupables en termes suffisamment indirects.

Maltraitance à l'école l-ecole-a-la-maison.com

Maltraitance à la maison

La maltraitance à la maison n'est pas moins horrible. Nous n'avons pas encore entendu parler de maltraitance des enfants faisant l'école à la maison mais il est statistiquement certain que ça existe. Cependant, la proportion est forcément infiniment plus faible qu'ailleurs.

Certains IEF nous inquiètent pourtant. On a vu des parents mener des luttes devant les tribunaux en se servant de leurs enfants. En les poussant devant eux, comme des boucliers. Nous disons pourtant qu'il faut éviter d'embrigader l'enfant, même dans des causes justes.

Cela dit, le système pourrait très bien faire de gros titres sur une affaire isolée, pour détruire l'école à la maison. C'est souvent là où ça se passe le mieux que les médias font du bruit, on l'a vu avec l'Eglise1.

L'école à la maison, pour les familles maltraitantes ?

Certainement pas ! Cela ne nous empêche pas de dire sans la moindre hésitation que la famille maltraitante ne doit pas faire l'école à la maison, ou alors suivre des conseils suffisamment experts pour changer les choses. Tant que la famille est un danger, il n'est pas question que l'enfant y reste, et il s'agira ici de trouver une école qui fasse mieux que cette famille

Voici une nouvelle de Max Montgomery pour dénoncer la passivité de l'Etat devant des faits de maltraitance: http://www.roman-livre.com/metiers-a-labri-de-la-maltraitance/.

1: dont les prêtres mis à mal étaient... 5.000 fois moins nombreux que les journalistes, que les enseignants, que les religieux d'autres religions, des crimes qui leur étaient reprochés; les faits reprochés sont tellement plus fréquents ailleurs que chez les prêtres, qu'on peut affirmer avec certitude qu'en moyenne, il vaut mieux confier un enfant à un prêtre qu'à n'importe qui d'autre, y compris aux familles, si l'on veut éviter que l'enfant ne subisse quoi quelque atteinte à son intégrité ou sa pudeur !

 

  • caerus74 dit :

    Bonjour,

    En ce qui concerne mon enfant, j’ai dû à trois reprises intervenir auprès des enseignants. Première fois en maternelle, cela s’est fait assez rapidement en quelques jours ; morale à l’enfant fautif et explication aux parents qui ont suivis. Deuxième fois en primaire, déjà un peu plus long, car les parents de l’autre enfant n’étaient pas d’accord et les enseignants déjà un peu plus frileux sur des démarches à suivre (ils ont préférés mettre en place une information générale sur l’ensemble du collège plutôt que de ce focaliser sur le cas de mon enfant). Pour ma part j’ai dû faire face au père qui retrousser ses manches en me croisant dans la rue. Finallement, j’ai pu trouver une écoute attentive au bout de plusieurs semaines auprès des autres parents en privilégiant l’explication. Depuis je m’entends très bien avec cette famille et nos enfants s’entendent bien. Troisième fois en 6e. Beaucoup plus complexe, car le « harceleur » en question n’agissait jamais en direct mais prenait soin d’envoyer des émissaires à sa place. Du coup, on pensait que cela venait de mon fils car c’était lui dont il était toujours question. Là , cela a duré 3 trois, pour établir suffisamment de preuves que j’ai transmis au compte goutte au collège. Pendant ce temps, mon fils me demandais « papa, alors qu’est-ce qui se passe ? Quand est-ce que cela va s’arrêter ?  » . Aujourd’hui en 4e cela recommence, je n’ai plus envie de me battre et même si j’avais envie je ne veux plus que pendant ce temps mon fils rencontre chaque jour ses bourreaux. Du jour au lendemain, je l’ai retiré du collège. Je l’instruit à la maison.
    Conclusion : se battre OUI, mais à condition qu’en face il y ait du répondant, ce qui est quasiment inexistant. Aujourd’hui j’ai honte d’avoir attendu si longtemps, je pense que c’est la vidéo de Remy qui s’intitule « arrêter d’attendre » qui m’a poussé à agir d’une manière si radical mais si efficace.

    • Rémy et Cécile dit :

      En effet ! Se battre… ou pas, un combat peut être inutile. Spécialement face à une administration obtuse et paralysée.

  • >