Enfance et partage (par Stella, maman)

Enfance et partage

Je retourne en enfance grâce à cet article. Je me rappelle que nous marchions, nous  les petits, derrière et les grands devant, en file indienne et tentant de garder en mémoire les centaines de recommandations de notre mère.

Malheureusement, le monde d'aujourd'hui n'est plus sûr et personnellement, je ne pourrai pas laisser mes enfants faire seuls le chemin de l’école. Nous devons leur permettre des libertés mais et aussi les protéger. Le monde est beau et les dangers existent.

Les enfants sont les baromètres de nos humeurs, et c’est à nous de nous remettre en question face à leurs  comportements. Si nous sommes en prison dans notre voiture, ils le seront aussi. Si nous nous plaignons du ciel gris et de la pluie, ils le feront également. Aussi, n’oublions pas  qu’ils voient le monde à travers nos yeux.  Qu’ils soient véhiculés ou pas, en bus  ou en voiture, offrons leur un regard ouvert sur le monde qui les entoure. Ne restons pas fermés sur nous même durant le trajet. Montrons leur les beautés en toute chose !

La voiture peut être un lieu d’apprentissage : « en baissant la vitre, tu sentiras le vent, froid le matin quand on part et chaud le midi quand on rentre » disais-je à mon aîné. Ainsi, Il a appris que le soleil avait des « heures de réveil et de coucher »!

J’ai la chance d’habiter une île magnifique qui nous offre chaque jour un paysage différent. Chaque départ est une aventure. Nous emportons toujours avec nous des CD et nous chantons tout au long du trajet.

Enfance et partage https://l-ecole-a-la-maison.com

Je leur montre le ciel et les nuages dont les nuances sont différentes d’un jour à l’autre. Mon petit dernier ne part jamais sans ses lunettes de soleil pour « voir les rayons ». Ils savent que le soleil se couche derrière la montagne, qu’au-delà de cette montagne il y a une autre ville.

 En ce moment, c’est la saison de la coupe de la canne à sucre, et ils voient des tracteurs, ils voient les champs de canne avant, pendant et après la coupe, et nous baissons les vitres pour humer l’odeur du sucre, sentir le vent caresser notre peau…

Nous voyons également la mer au loin et l’horizon. Comme m’a dit, un jour, mon fils, « j’aimerais aller tout là-bas pour voir le bout de la terre ». Toute ces découvertes me donnent l’occasion de lui parler de notre île, de la situer sur les cartes et d’une façon très ludique de faire de la géographie.

Bien sur, ce n’est pas tous les jours pareil, on peut être fatigué et eux aussi, mais je garde toujours à l’esprit que je me dois de les rendre pleinement conscient de leur environnement, de leur monde et ainsi en grandissant ils seront également conscients de leur place dans l’univers. C’est un grand projet !

Mais avant tout cela, nous arriverons au moins le cœur heureux, au travail et à l’école !!!

Stella

  • sonia dit :

    Une voiture aux vitres entrouvertes vient de passer devant nous. Elle transporte des enfants rieurs, attentifs, des chants, du soleil et plein de questions sur un paysage lointain. L’adulte qui la conduit semble avoir un regard lucide, mais bienveillant sur la vie.
    Ils se rendent à l’école dites-vous ? Comme elle doit ouvrir grand ses portes pour accueillir tant de joie ! On peut envisager une classe laborieuse, heureuse.
    Ici, l’on pourra s’étonner peut-être de cette destination, et surtout de l’existence de cette école-là, aussi revenons au seul chemin, à cet accompagnement joyeux, protecteur, observons-en ses bienfaits. « Les enfants regardent le monde à travers nos yeux » Un grand merci pour ce rappel !
    J’ai vu un jour, une autre voiture pleine de tristesse et de pluie ; une traction avant noire, arrêtée au Musées Salvador Dali à Gerona. Elle n’allait nulle part, nous interrogeant sur notre regard posé sur les choses de la vie. Un enfant de cinq ou six ans, excité, tournait autour, et s’obstinait à vouloir ouvrir les portières. L’adulte qui l’accompagnait a fini par lui donner une claque avant de l’entrainer hurlant, à l’intérieur du musée. Non ce n’était pas moi l’adulte, et cet enfant je ne le connaissais pas. Mais je ne l’ai pas oublié.

  • sonia dit :

    Je visite régulièrement cette demeure. Il y a plein de bruissements , mais les couloirs vides , les halls , les pièces déserts, petit à petit vont me convaincre que cette demeure est habitée par des souris craintives, ou des fantômes…Qu’en est-il Rémy? Dommage! C’est une si belle demeure, riche d’idées, d’expérience, de lumière…..Tant de gens pourraient s’y rencontrer!

  • Paul dit :

    Le musée dont vous parlez est à Figueras, province de Gérone.
    Le roi d’Espagne se retire… en parlant de ce pays. Ses enfants n’ont pas été exemplaires aux yeux du peuple. Question d’éducation?

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