Les devoirs à la maison

Les devoirs à la maison gênent-ils les profs ?

"Les enseignants n'aiment pas que les parents aident pour les devoirs à la maison, qu'ils fassent du soutien scolaire à l'enfant."

Les devoirs à la maison posent toujours problème pour les enseignants, quand ils sont aidés par les parents.
Nous sommes toujours stupéfaits de constater que les enseignants refusent catégoriquement, pour ainsi dire tous, comme s'ils avaient reçu un vaccin, que les parents aident leur enfant et le soutiennent scolairement.
C'est ainsi que nous avons de (très) nombreux témoignages disant: "L'institutrice m'a carrément dit que je n'y connaissais rien et que je ferais mieux d'arrêter" (Tifaine), "chacun son travail et le vôtre n'est pas de faire mon métier" (Marcella), "vous faites l'école à la maison et pourquoi vous ne lancez pas une université tant qu'à faire ?" (Josée), "le prof me dit alors vous allez faire avancer votre enfant au détriment des autres" (argument ridicule et inversé), "l'école est professionnelle et vous amateur" (Henri) (ce à quoi il faut répliquer que les parents ont de bien meilleurs résultats, si l'on en croit toutes les études - par une seule ne contredit ce fait), bref, l'opposition des enseignants est massive.
Même s'ils affirment le contraire sur les réseaux sociaux. Publiquement, l'image est à la collaboration active avec les familles. Dans la réalité, le rejet est pour ainsi dire total.
Il y a là plusieurs facteurs : d'une part, dans leur formation on leur explique souvent que les familles sont, en quelque sorte, de trop. Ce n'est pas dit comme ça, naturellement, mais ils apprennent que l'éducation, c'est avant tout le fait de l'école, qui est co-éducatrice. Oui, l'école estime qu'elle doit "éduquer" vos enfants, et l'ex-ministre de l'Education nationale Peillon dit même qu'il faut enseigner une religion aux enfants: "la nouvelle religion de la République".
Joli programme. Pour ce faire, il faut "arracher l'enfant à ses déterminismes: la famille, la culture familiale, sa religion...".
L'école publique serait ainsi la nouvelle co-éducatrice.
Co-éducatrice ? Nous disons: certainement pas. Ce n'est dit nulle part dans la Constitution. Et nous le refuserons toujours. L'école est là pour instruire, pas pour éduquer l'enfant.
Comme elle ne sait plus instruire, on doute qu'elle sache éduquer. Et puis ce n'est pas son rôle ! qu'elle reste à sa place. Surtout qu'elle est tentée maintenant de faire de l'éducation sexuelle en classe et d'obliger à vacciner l'enfant avec les 11 vaccins dangereux !
Mais qu'importe pour les nouveaux disciples de cette véritable révolution culturelle maoïste.
De co-éducatrice, la tentation est d'évacuer les familles, comme le préconise le ministre Peillon et les pontes du ministères. La famille est de trop.
Ensuite, les enseignants se vexent facilement d'un soutien scolaire familial perçu comme une remise en cause. L'enseignant peut se vexer et botter en touche aisément.
Ont-ils reçu une instruction visant à diminuer au maximum la participation des parent N 
C'est assez fascinant car ils se plaignent souvent que les familles ne soient pas à la hauteur.
Il faudrait qu'ils sachent une fois pour toutes au lieu de cultiver cette ambiguïté.
Ils disent: "l'école est à ce niveau à cause des familles surtout" et "nous refusons que les familles élèvent le niveau de l'enfant et l'aident".
Voilà pour leur psychologie contradictoire.
 
Mais quant aux parents, ils ont le droit d'aider leur enfant. Les avis à ce sujet des enseignants sont bons à être classés verticalement à la poubelle.
La loi disant que l'instruction de l'enfant est obligatoire, les parents ont l'obligation d'instruire leurs enfants en cas de défaillance de l'école.

Les devoirs à la maisons les parents le veulent

Car enfin, d'une part, les enseignants n'ont pas voie au chapitre de l'éducation donnée par les parents !
Légalement, l'éducation est la fait des parents et l'enseignant n'est pas légalement fondé à remettre cela en cause.
 
D'autre part, parce que ce sont les parents qui légalement décident du choix de l'instruction donnée aux enfants (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, voir la loi), c'est aux yeux des parents seuls que compte la valeur de l'enseignement, ce n'est pas aux yeux de l'enseignant, et encore moins aux yeux de l'académie (qui dérive de toute façon dans le sillage pollué de l'EN). Les parents sont de loin les meilleurs consultants pour ce qui est du niveau et de la qualité de l'enseignement. C'est dire ! (car il y a de nombreux parents qui s'en préoccupent comme d'une guigne).
 
Lorsqu'on enseignant vous fait une remarque à ce sujet, recadrez-le donc joyeusement: "Vous n'avez aucun droit, légalement, à nous tenir ce discours. Je soutien scolairement mon enfant parce qu'il a des lacunes dont vous ou vos prédécesseurs êtes responsable. La loi me donne un droit plein en entier à enseigner moi-même mon enfant, en-dehors de vos cours."
Il est vrai que la tendance du corps enseignant est de préempter vos droits, de vous remplacer... Et de se plaindre ensuite de votre désertion.
Cela répond à une demande des différents ministères: évacuer les familles afin de mieux dispenser un contrôle d'Etat, une instruction publique conforme.
Aux parents de remettre chacun dans son rôle, à sa place.
Vous pouvez aider votre enfant autant que vous le voulez, quand vous le voulez, avec les outils que vous voulez, par temps de pluie, de neige, de beau temps, de gel ou de canicule.
Les devoirs à la maison
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Le niveau à l’école

Le niveau à l'école est sans doute l'argument le plus fréquemment évoqué par les parents qui choisissent de faire l'école à la maison.

On s'aperçoit qu'à 6 ans, 7 ans, huit ans, les enfants ne savent ni écrire ni lire.

Regardez la vidéo:

Or, si nous nous rappelons ce qui se passait dans notre enfance, c'est-à-dire il y a très peu de temps, les enfants savaient lire et écrire à ces âges-là. Les enfants de 5 ans qui font l'école à la maison depuis plus d'un an savent lire et écrire, la plupart du temps. Ils ne sont pourtant pas sous pression et font moins d'heures de cours que les autres, qui sont à l'école.

Voyez cette page où l'on peut voir ce qu'étaient les bandes dessinées il y a quelques décennies.

Ce n'est pas surprenant: quand on fait les choses normalement, dans les temps, les enfants avancent très vite.

Quand on fait l'école à la maison, on constate une grande différence avec les autres enfants, pour lesquels les gens s'habituent à l'idée qu'ils prennent du retard. Le niveau à l'école est nettement plus faible qu'à la maison.

N'ayons pas peur et sachons donner à l'enfant. Tout travail sera mieux que de ne rien faire, dit Rémy, c'est-à-dire de laisser l'enfant comme à l'abandon, ce qui est souvent le cas à l'école où les plus petits font des tas de choses jusqu'à 5 ans mais où tout d'un coup, à partir du CP-CE1, c'est la carence, la pauvreté de l'enseignement.

Alors que leur cerveau est en période de grande plasticité, où il peut ingérer de manière illimitée. On couve les petits en voulant leur épargner de trop grands efforts: on ne comprend pas ce qu'est un enfant. Un enfant souffre beaucoup plus de "sous-menage" que de surmenage !

niveau à l'école sur https://l-ecole-a-la-maison.com/wp-content/uploads/2013/02/brasse-coulée.jpgC'est à partir de là, vers 5 ans, que ça se gâte à l'école. Les apprentissages du plus jeune âge sont cruciaux. Or, on donne très peu de consistance à l'enseignement scolaire. Rater la période 4-8 ans, c'est conduire l'enfant vers une spécialisation "brasse coulée" dans sa vie intellectuelle et psychique.

Et c'est aussi là que les parents qui font l'école à la maison tirent leur avantage car ils sont dans une proximité et dans une abondance, ils donnent du mieux qu'ils peuvent, et cela correspond parfaitement à l'attente de l'enfant. De plus, cette rencontre crée un lien, et ce lien est très propice à l'apprentissage. Alors qu'on apprend aux institutrices à "ne pas aimer les enfants" (sic).

Les enfants ont soif et faim de savoirs. Comme le dit le Christ dans une belle interpellation (Matthieu 25, 31-46): "J'avais faim, j'avais soif, j'étais nu !" et "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites !"

Que faut-il penser de cet article ? Laissez votre réponse ci-dessous.

Des vidéos de témoignage

Des vidéos de témoignage

Nous avons choisi des vidéos de témoignage qui recensent les divers points de vue et états des lieux sur l'école d'une part et l'école à la maison d'autre part. Merci de nous faire connaître vos vidéos ou les vidéos que vous jugez utiles dans cette rubrique.

Vous trouverez également ici des vidéos qui nourrissent votre réflexion.

Et ici des films ou œuvres qui évoquent l'école à la maison.



"Il ne fera pas d'orthographe et on le dégoûtera de la lecture" (!):


Sauve qui peut ! from Samia Chala on Vimeo.

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-01-septembre-2016

Sans intérêt mais qui prouve que l'école à la maison est une réalité connue des gros médias (avec un gros mensonge à la dernière phrase):

Le forum de l’école à la maison a été créé !

Le forum de l'école à la maison est accessible.

Retrouvez-y Cécile qui vous guide.

Laissez toutes vos demandes et réflexions sur le forum.

Rencontres utiles

Faites des rencontres utiles, envisagez des rapprochements, échangez des trucs de mamans ou de papas, rassurez-vous en constatant que les autres aussi ont des difficultés 😉

Le forum de l'école à la maison est unique

...et ouvert à tous. Avec la carte des familles, vous devez pouvoir trouver votre réponse en peu de temps.

 

Exemple d’échanges sur le forum de l'école à la maison

Bonjour !
Combien faut-il d'heures par jour d'école à la maison ?

Vous le verrez dans un prochain article, nous en parlons. Cela varie, avant 6 ans un quart d'heure bien fait peut suffire. Pour les plus grands, comptez au moins 3 heures.
J'espère avoir répondu à votre question.
Bien cordialement,
Rémy
https://l-ecole-a-la-maison.com

Bonjour Remy,

Nous avons suivi les 4 étapes de la démarche que vous proposez à toute personne qui découvre pour la première fois votre site… Au terme de ce parcours, nous avons besoins de vous faire part de nos interrogations avant de nous engager pour un an (voire plus).

Nous sommes les parents d’une fillette de 8 ans (CE2) qui ne présente pas de difficultés majeures. Plutôt à l’aise avec les apprentissages, notre fille rencontre néanmoins des difficultés de concentration depuis le début de sa scolarité car elle a parfois du mal à accepter les phasages et les découpages imposés arbitrairement par les enseignants. Cela s’est intensifié en CP et CE1, en présente d’une maitresse – sans doute en souffrance – qui a fait pas mal de dégâts parmi ses élèves. Pour autant, Notre fille a su prendre de la distance et a abordé la nouvelle rentrée 2013 avec enthousiasme.

De notre côté nous nous sommes reconnectés à nos aspirations - qui ne sont pas nouvelles - d’une « autre école ». Car au-delà de la capacité relationnelle de l’enseignant c’est le système scolaire que nous remettons en question.

Aussi nous avons décidé de déscolariser notre fille (que nous impliquons dans le processus de décision) après les vacances de la Toussaint pour pratiquer l’école à la maison. Nous nous sommes donnés deux mois pour préparer ce changement.

Nous ne visons pas l’excellence et la performance scolaire. Nous souhaitons sortir des schémas de l’école traditionnelle :

  • Des enfants qui ne sont pas acteurs de leurs apprentissages, mais qui sont contraints de suivre un parcours standardisé.
  • Des modes d’éducation fondés sur l’obéissance (la soumission) de l’enfant à l’autorité de l’adulte. Ce qui favorise ni l’autonomie, ni la responsabilisation, ni l’expression des personnalités singulières…
  • Un système de notation qui renforce la dualité, une perception de séparation entre les individus au lieu de favoriser les coopérations, la coresponsabilité… En outre ce n’est pas à l’adulte et encore moins aux notes qu’il donne de dire à l’enfant ce qu’il vaut. Tout ce système enferme l’enfant dans une dépendance affective malsaine et perverse : « dis-moi ce que je vaux ; dis-moi que j’ai bien fait ; dis-moi que tu m’aime ; je vais me conformer à ce que tu attends de moi pour que tu m’aimes… »
  • La place donnée à l’intelligence « logicomathématique » et à l’intelligence « verbo-linguistique »  au détriment des autres formes d’intelligences : interpersonnelle, kinesthésique, naturaliste, spatiale, existentielle/spirituelle…

Par conséquent nous souhaitons nous inspirer des méthodes alternatives qui confère à l’adulte un rôle de guide et d’accompagnant plutôt que celui d’un « grand sachant ».

Pour revenir au coaching que vous proposez, nous avons apprécié le travail que vous faites dans le cadre des  « vidéo-conférences ». En revanche, nous nous interrogeons sur les contenus et les modalités pédagogiques présentés dans vos DVD – ce que les 4 étapes n’ont pas permis d’apprécier de façon précise. Aujourd’hui, nous avons besoin de contenus pédagogiques, à minima pour l’année en cours (CE2) et de méthodes pédagogiques variées et modulables en fonction de la personnalité de l’enfant.  Cela correspond-il au contenu de vos DVD ?

Merci de votre réponse Bien cordialement

Marie-Claire

Bonsoir Marie-Claire,

alors, voyez-vous, vous avez très bien expliqué ce que vous ne voulez pas. C'est un premier pas en fait.
Reste à savoir: ce que vous voulez, et comment vous allez l'obtenir. Vous avez juste dit "Par conséquent nous souhaitons nous inspirer des méthodes alternatives qui confère à l’adulte un rôle de guide et d’accompagnant plutôt que celui d’un « grand sachant »."

Certes ! Mais quelle serait cette méthode pour vous ?

Développons en détail:
sur le premier point, la "déconcentration" (nous expliquons qu'un enfant en réalité n'est pas déconcentré mais que sa concentration vagabonde), il y a plusieurs facteurs. Télé, écrans, fatigue sont les plus importants. Cadre de vie. Activités annexes, quelles sont-elles ? Ensuite en effet, la méthode. A l'école, elle est souvent contre-productive pour ce qui est de l'attention. Les rythmes aussi. Un être humain reste concentré par périodes de 35mn en moyenne... Si vous utilisez une méthode démotivante, il est normal et naturel que l'enfant soit ailleurs...

L'excellence n'est pas un but chez les parents, le plus souvent (nous ne l'avons jamais vu). C'est une simple conséquence de ce qu'ils donnent à l'enfant... relative d'ailleurs. Etre excellent aujourd'hui, c'est avoir un niveau convenable, sans plus. Nos enfants ne sont pas "excellents", pourtant les enseignants les disaient excellents. Quand un enfant est heureux en travaillant, il devient "excellent" (entre guillemets) parce qu'il aime travailler. C'est d'une simplicité enfantine en fait.
Mais pour y arriver en revanche, c'est tout un apprentissage. Ce sont les parents qui ont à travailler sur eux-mêmes en réalité, et c'est ce que nous proposons. Nous ne faisons pas travailler sur l'enfant, nous ne demandons pas aux parents de prendre position sur l'enfant, mais d'inventer cette manière d'être qui va lui permettre d'y arriver. Sans possessivité, attente particulière, ambition, contact excessif ou éloignement excessif, ou d'idées toutes faites. C'est une mise en éveil du parent.
Ce qui implique qu'il soit en mesure de le faire...

Obéissance-soumission

Pour ce qui est de l'obéissance-soumission, c'est une façon de faire qui n'est pas juste en effet; cependant, il y aura de votre part des attentes. C'est vous qui fixerez l'ambiance: comment voulez-vous fonctionner ? Qu'attendez-vous? Déjà, le dire voire l'écrire va vous être utile. Ensuite, vous adapterez jour après jour, car rien n'est fixe.
Pour la notation et ce que vous dites, c'est très juste. La note ne doit pas être regardée de cette manière, s'il y en a. C'est un instrument parmi d'autres, encore une fois s'il y en a. Mais s'il apparaît qu'une note révèle une très belle disposition, vous n'allez pas le négliger, vous saurez qu'une piste s'offre d'elle-même pour valoriser votre enfant. Et une mauvaise note, si elle n'est pas infondée, va vous mettre la puce à l'oreille, et ça peut être plein de choses: fatigue, problème de santé, souffrance, ou incompréhension, impossibilité (toujours momentanée et jamais définitive) d'accomplir un travail: là encore, c'est une piste pour mieux aider l'enfant. Et jamais un bâton. C'est comme une flèche sur un GR, en pleine nature. Donc, il ne faut pas forcément le rejeter. Et vous n'êtes pas obligés de lui en faire part !

Sur les formes d'intelligence: pas mieux.

Concernant académie en ligne, la différence ? vous avez dû l'entendre dans nos vidéos de présentation, nous ne proposons pas de cours. Le cours, vous le trouvez aisément, et vous pouvez même le bâtir vous-même avec les apprentissages informels (attention tout de même à l'administration). Ce que vous ne trouvez pas, c'est tout le reste: comment s'en servir, comment obtenir la joie d'apprendre, comment ne pas fatiguer la maman ou le parent enseignant, quelle routine ou régularité, et quelle improvisation, quels trucs pour mémoriser, quels trucs pour s'organiser, comment faire en sorte que l'apprentissage soit relié aux savoirs véritablement féconds, c-a-d constructeurs, comment obtenir la concentration, la cohésion entre enfants, comment obtenir que l'enfant ne soit pas épuisé, comment remarquer une qualité de l'enfant, comment développer ses diverses formes d'intelligence (elle n'est pas donnée, elle s'entretient et se développe), quelle relation entre le cerveau et le cœur (relation vitale inexistante à l'école la plupart du temps, et pourtant c'est l'une des clés de l'avenir éducatif) etc... la liste est trop longue.

Votre manière

ET tout cela tient en une question: en-dehors des matières ou du contenu, quelle est la manière que vous allez employer ? Nous donnons des pistes claires et en même ouvertes aux parents soucieux de leur enfant. Nous n'avons pas de formule toute faite, si vous nous suivez, vous verrez que nous ne dictons pas de recette: ce qui va avec un enfant sera peut-être vain avec un autre, voire destructeur. C’est l'éveil du parent, sa mise en éveil qui est fondamentale. Aucune opinion en éducation ne peut être définitive. Votre fille dont nous ne connaissons pas le prénom va changer. Il arrivera qu’elle brûle ce qu’elle a aimé et aimer ce qu’elle a détesté. Tout peut arriver. Comment le recevrez-vous, dans l’idéal, pour qu’elle en tire une grande richesse personnelle ?

Le savoir, vous le voyez bien, est très secondaire. Dans une belle âme, tous les savoirs trouvent leur place. Il y a des cancres qui réussissent très bien parce que les parents ou un autre adulte a su provoquer le déclic et l’envolée.

"Agir pour son enfant"

La seule chose, c'est qu'il faut vraiment vouloir agir pour son enfant, nous ne pouvons rien pour un parent qui voudrait juste faire faire l'école et qui attendrait que le cours marche tout seul ; ça ne marche pas tout seul. Oh ! il ne s’agit pas d’en faire des tonnes. Quelques instants (c’est ce que nous disons dès le départ et c’est une clé importante) suffisent à faire énormément, surtout si vous avez une vie bien remplie. Il faut savoir donner, savoir ce qu’on donne, savoir comment donner et même savoir comment l’enfant reçoit. Le reste se fait naturellement et progressivement.
Les parents  ne sont en réalité pas bien formés, par exemple l'un des premiers pièges, c'est de vouloir bien faire en toute sincérité, et de se retrouver face à des crises qu'on ne comprend pas. En fait, l'enfant est un être complexe qui ne fait pas ni ne suit exactement l'ambiance ou l'intention proposée par les parents. La sincérité ne suffit pas et pourtant elle est indispensable. Il faut se poster un peu au-dessus, et accepter que notre sincérité ne fait pas tout. Imaginez par exemple que votre enfant ne soit pas d'accord avec ces valeurs que vous exprimez très bien (et avec grâce). Que feriez-vous ? Les parents se disent souvent dépités et découragés. Il faut alors leur apprendre à "ne pas saisir", ne pas spéculer, même avec les meilleurs intentions du monde. On ne se poste pas à côté d’une plante pour lui dire « grandis ! grandis ! », n’est-ce pas ? Pourtant, c’est ce qu’on dit à l’enfant. D’ailleurs, entre parenthèses, on ne sait pas assez accepter l’enfant à l’âge qu’il a, on est souvent dans l’avenir. Accepter l’enfant au moment présent, avec la beauté qui lui est propre et les charmes de son âge, c’est un grand pas.
Mais sachons que l'enfant pense différemment, a des besoins que les parents ne connaissent pas encore.
Nous vous invitons à regarder la page des "questions de parents qui pratiquent", elle est assez fournie.
Eh bien, voilà un échange qui nous intéresse beaucoup.
A très bientôt.

Rémy et Cécile de l'Ecole à la maison

 

Elles font l’École chez elles et parlent

École à la maison, IEF (instruction en famille), homeschooling, peu importe son nom, la plupart n'y pensait pas. Maintenant elles ou ils savent pourquoi. Elles font l'école chez elles. Certaines s'éclatent, d'autres s'épuisent (elles ne se sont pas formées), mais aucune ne regrette. Elles parlent des cours et de leur aventure.

1/ Témoignages sur l'École à la maison en général

2/ Les avis sur les cours par correspondance

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1/ Témoignages sur l'École à la maison en général

Ce que je peux affirmer c'est que nous avons trouvé une sérénité, une paix qui nous permet de vivre la famille !Mes enfants sont vraiment apaisés. Le stress est derrière nous, nous prenons plaisir à être ensemble. Je m'aperçois que l'organisation de la maison s'imbrique très bien avec l'EM. Dans la mesure où je considère l'école comme l'école de la vie et non comme l'étude des matières scolaires seulement !

L'EM encourage la créativité, la liberté pour s'épanouir.

Quel bonheur d'entendre mon époux dire il y a quelques jours : " Même si je n'ai pas l'habitude de sortir des sentiers battus, je sais que l'EM est la bonne solution pour nous !"

Voilà pour nos quelques nouvelles,

à bientôt, C.

Elles font l'École chez elles et parlent

Bonjour Rémy,

C'est très gentil de votre part de prendre des nouvelles. 

Avec C., nous prenons nos marques. Certes, il faut reprendre les bases en français, mathématiques et anglais, mais je remarque déjà des progrès. Il a réussi ce matin ce qui le faisait pleurer mardi. La seule différence est que j'ai présenté les soustractions différemment. Il prend plaisir à apprendre et il s'intéresse même à la cuisine ! 

Ce matin, alors que j'allais porter sa soeur à l'école, il a débarrassé la table du petit déjeuner et m'a préparer un thé ! Quoi de mieux pour commencer une journée de travail dans de bonnes conditions ? 

Et comme je l'ai indiqué en commentaire de votre article sur la santé des parents pour aider les enfants, je pratique la pensée positive, et crois en la loi de l'attraction. Donc, les choses ne peuvent que s'améliorer. 

J'ai confiance en lui, en moi,

en ce choix de faire l'école à la maison, je pense que c'est une réelle chance de développer sa capacité d'analyse, chose qu'il faisait avant, mais il se trouvait confronté à des adultes qui lui imposaient leur autorité genre "les enfants n'ont rien à dire, juste à obéir", comme ça a été le cas au collège. 

Clément est beaucoup plus calme, plus avenant, il continue le sport et voit ses copains. Il ne sait pas encore travailler en autonomie (et sans doute, je me mets quand même la pression) mais ça va venir. D'ailleurs, après lecture de votre article sur les contrôles de l'académie et de la mairie, je me dis que ce que je fais est bon pour lui et que je n'ai pas à me mettre de pression parce que nous n'avons pas encore commencé les cahiers des CPC.

J'ai justement choisi des CPC qui mettent en avant le respect du rythme de l'enfant ! 

Nous allons donc, j'allais écrire rattraper son retard, mais il n'agit pas vraiment de mon état d'esprit. Je dirais plutôt, nous allons lui donner de bonnes bases, solides, pour retrouver confiance en lui, pour un meilleur avenir en tant qu'homme, avant de travailler sur le programme proprement dit. 

J'ai pris les matières obligatoires par correspondance et les autres avec le site "kartable". Mais Clément et moi les trouvons rébarbatifs. Du coup, j'ai recherché des vidéos qui expliquent le cours d'histoire-géographie, de sciences physiques et de la vie de la terre (il y a quand même de bons profs qui font ce genre de vidéos, qui rendent les cours beaucoup plus ludiques). Et j'utilise aussi les vidéos de l'émission "c'est pas sorcier" qui aborde les thèmes de façon plus générale. 

Il ne me reste plus qu'à organiser mon temps afin de pouvoir exercer mon métier (je travaille à la maison), mais globalement, je peux affirmer que nous allons bien ! Cela fait longtemps que nous n'avions pas eu une telle sérénité familiale. 

Merci de votre soutien ! A bientôt, 

V.

Elles font l'École chez elles et parlent

Caroline dit:

 J'ai fait l'école à la maison pour mon fils aîné Arthur depuis qu'il a 4 ans. Il est autiste et dès son plus jeune âge les professionnels l'avait déjà condamné à ce qu'il devienne un adulte ne sachant ni parler, ni compter, ni lire, et surtout ni réfléchir...

Cela a été très périlleux car je l'ai fait seule mais quelle joie de le voir aujourd'hui à 17 ans, épanoui, heureux, très mur pour son âge et ressemblant à tous les jeunes de son âge ou presque.

Ce qu'il a de plus par rapport à mes 4 autres enfants qui sont à l'école, c'est la curiosité, le goût de l'effort, le questionnement, la recherche individuelle, l'ouverture sur le monde et les autres, la tolérance, la volonté....

Afin qu'Arthur puisse devenir un homme épanoui, j'y ai consacré tout mon temps, et ai alors du prendre la décision de mettre mes 4 autres enfants à l'école

Et effectivement le constat est qu'ils sont devenus des machines à apprendre, n'ont pas le goût de l'effort, n'ont plus aucune curiosité... et surtout épuisés !!!

Aujourd'hui, que mon fils aîné est autonome, et qu'il n'a plus autant besoin de moi qu'auparavant, je souhaiterai offrir cette même éducation à mes 4 autres enfants. Ils ont 3, 8, 12, 14 ans.

Bonjour Cécile et Rémy,

j’ai deux enfants qui passent en CE1 et GS à la rentrée prochaine. Je pense à l’école à la maison depuis longtemps, mais ce projet s’est activé dans mon esprit cette année.

Je ne suis pas heureuse d’emmener ma fille à l’école tous les matins (mon fils en maternelle, c’est limite…) car je sais profondément que cela la déprime.

Elle m’a exprimé sa grande déception dès la rentrée au CP alors qu’elle se trouvait dans des dispositions des plus joyeuses. Et j’ai alors vu à quel point aller à l’école déprimait gravement mes enfants. À tel point qu’ils ne veulent plus se lever le matin, alors que dès que le week-end est là ils se lèvent entre 7 et 8h avec un large sourire. Ils retrouvent leur joie de vivre. Ils sont de nature vifs, curieux, extrêmement actifs. J’ai vu comme un miracle de les avoir et je communique au maximum avec eux.

Je leur apprends tout ce que je sais.

Ils aiment les jeux, les livres, le vélo, les rollers, rigoler, « faire des spectacles »… Et à l’école pas le droit de faire ceci, faire cela, puni pour ceci, puni pour cela, obligé de finir son assiette et atelier informatique pour mongolito etc etc… Je ne veux plus qu’ils soient déprimés le matin parce qu’ils partent à l’école, et qu’ils me tirent une tronche d’1m de long quand je les récupère le soir. J’en ai marre de cette médiocrité. Alors je m’informe ici. C’est le déclic.

Elles font l'École chez elles et parlent

Oui, j’ai envie de me lancer, j’ai envie de contourner ce système pourri. Même si ma fille a des A partout sur son livret. Elle me demande chaque jour de la retirer de l’école et mon fils me dit chaque matin l’ai un peu agacé « Oh non encore l’école!!? ». Je pense que ça veut tout dire. Et j’estime que je n’y suis pour rien dans ces sentiments qu’ils ont. Je suis mère célibataire mais vais me préparer pour « le grand saut », pour qu’ils retrouvent le sourire.

J’ai envie qu’ils explosent de joie de vivre chaque jour et non pas seulement 35% env. de leur temps de vie, de septembre à juillet, chaque année et pour encore longtemps…
Je pense que ce site est fait pour moi. (ES)˜

Le 29/11/2016 à 03:58, Christine R. a écrit :

Bonjour Rémy, merci de votre intérêt

 Et bien les choses avances plutôt vite.
La lecture qui faisait peur à M. (crises de larmes) il y a un an 1/2, que nous avions réussi à déclencher à force de patience mais qui restait une corvée est devenue un plaisir en 3 semaines; il a commencé par lire des "chair de poule" et il est revenu de la bibliothèque avec le dernier volume de Harry Potter (un pavé). pour l'instant, je ne force pas à lire des écrits obligatoire.
Elles font l'École chez elles et parlent
Je le laisse fluidifier sa lecture et je suis sure qu'en restant dans le plaisir il repasse les leçons de grammaire dans sa tête en lisant. Quan dnous arriverons au niveau sixième, il fera les lectures obligatoire en lieu et place de l'heure de lecture du matin et les autres passeront au temps loisir ou le soir au couché (ce qui se profile avec Harry qu'il vient de prendre dans son lit).

Nous avons définitivement abandonné le programme 6ème car l'analyse au regard des résultats fut :

- les bases en français ne sont pas là :

M. sait orthographier des mots complexes mais ne sait pas écrire une phrase. Donc nous faisons des dictées de base pour faire revenir la confiance et nous revoyons la grammaire depuis le début. Nature des mots, les déterminants. Nous introduisons la différence entre nature et fonction. Et ça rentre. Les exercices ratés la semaine dernière sont parfaits cette semaine. Chaque début de leçon est plutôt périlleux car il se bloque puis avec l'aide de l'ordinateur et d'exercices que je sélectionne progressifs, en gardant la leçon sous les yeux et ça rentre.
Ensuite, on enlève la leçon et il fait les exo seul. Puis nous passons au papier (car il a encore peur d'écrire, donc tout doux).

- en math :

il arrivait à faire de mémoire des exercices complexes mais butait sur des chose simple et pour cause : il ne savait pas lire les grands nombres et mélangeait les décimaux : alors la base est reprise. Et en math beaucoup de travail en face à face à l'oral (reconstituer les nombres, donner les dixaines etc .... merci pour le conseil du livre 1000 calcul mentaux, une aide précieuse.
Dans ces disciplines, quand nous voyons que les exercices sont fluides, nous faisons une évaluation avec des cahiers d'exercice de math et les livrets d'Expedit.
Et si M. reste un peu lent car l'écriture est lente et la confiance encore fragile, nous avançons plutôt bien.
Côté caractère : il est plus calme. plus une once d'agressivité, acceptant d'aller à la piscine et y va avec joie. IL fait aussi du judo en club, de l'argile avec mon voisin et du qigong avec moi dans mon club où il apprécie beaucoup l'état d'esprit des adultes qui ne se moquent pas quand on rate quelque chose.

Il voit les copains souvent.

 Le collège m'a bien réclamé des tas de courriers mais je leur ai dit que j'avais adressé les deux courriers obligatoires et que les accusés de réception étant là, il fallait qu'ils se mettent en relation avec le DAZEN.
L'ambiance a changé à la maison : j'ai plus de temps pour le petit frère qui, après avoir fait sa petite crise de jalousie, apprécie quand même cette nouvelle qualité de relation et du coup travaille beaucoup mieux à l'école.
Le soir nous avons beaucoup plus de temps pour faire des jeux et le week-end on sort plus.
Nous sommes dans une spirale positive à tous les égards.
Pour nous, c'est une bonne période car j'ai des chambres d'hôtes qui tournent au ralenti durant les 4 mois qui viennent. J'espère que nous parviendrons à autonomiser M. d'ici la reprise de l'activité complète car alors, j'aurai moins de temps pour lui.
Je vous laisse libre choix pour publier cette expérience si vous le souhaitez.
Bonne fin de journée

Christine

Une maman dont les journées étaient chargées et bien souvent mal occupées avec ces stupides devoirs conflictuels du soirs et dont les journées sont maintenant source de sérénité et de confiance dans l'avenir.
elles en parlent ecole-maison
elles en parlent ecole-maison
Bonjour Rémy,

Merci de prendre de nos nouvelles c'est très gentille à vous.

Ben je peut vous dire qu'on a commencé les cours et cela se passe plutot bien.

(...) Je peu vous dire que pour mon mari et moi même c'est un vrai bonheur, les enfants sont heureux.

Le matin après leur petit déjeuner et un brin de toilette ils préparent tout seul leurs affaires de cours.

Si je pouvais être tout le temps à la maison se serai le bonheur.

Vu que je suis en arret pour le moment, cela ne cause pas de problèmes, on verra plus tard.

Mais que je suis bien à la maison a m'occuper de ma petite famille...

Merci pour toute votre aide en attendant, c'est grace à vous deux que nous avons pris cette décision et nous ne le regrettons pas le moindre.

Du coup je me suis attardé sur les liens que vous avez mis pour travailler à la maison vu que je fais beaucoup de choses moi même de mes mains se serait génial si je pouvais développer ma petite clientèle.

(...) Encore merci pour tout et j'éspère que de votre côté tout se pase pour le mieux.

A bientôt.

C.

Elles font l'École chez elles et parlent

Bonjour R et C,

J'ouvrais mon mail justement pour vous envoyer un petit mot. Mais vous m'avez devancé. Eh bien, au jour d'aujourd'hui (pléonasme?! hé), tout va pour le mieux avec H mon fils qui a 5 ans 5 mois. Mais, cela n'a pas été le cas quelques temps auparavant.

Lorsqu'au mois de mars dernier, nous devions avoir un 2ème rdv avec IEN (que j'ai refusé et dont je vous parlais dans un précédent mail), j'étais trèèèès stressée, j'avais en tête de devoir en quelque sorte présenter mon enfant "bien instruit", démontrant ainsi que l'école à la maison est bien mieux que l'école classique etc. Alors, juste avant ce rdv (qui ne s'est plus tenu) je faisais mal les choses, vous vous en doutez. Je m'énervais, je lui disais parfois des choses comme "si tu ne m'écoute pas (il avait l'habitude de me dire JE SAIS MAMAN JE SAIS... et ne semblait pas vouloir accepter les explications d'une leçon par ex), je serai obligée de te mettre à l'école là-bas", et c'est les cris, les pleurs et les grands "non, je ne VEUX PAS aller à cette école, c'est NUL!

je lui parlais inconsidérément,

j'étais franchement stupide parce que je SAVAIS PERTINEMMENT ce qui ne doit JAMAIS être dit, mais je l'ai fait. On travaillait parfois 4 à 5 heures (c'était grosse journée). Je m'en voulais énormément de faire souffrir mon fils. Durant cette période, nous n'étions pas bien. J'avais l'impression de faire pire que l'EN.

J'en ai discuté avec mon mari.

J'ai tout lâché: le programme CNED que je trouvais de plus en plus mauvais, et je me disais à la fois que j'étais bien mal placée pour faire un tel jugement, mon attitude très franchement EDUCATION NATIONALE que j'ai en horreur parce que ne tient pas compte de l'enfant mais du programme, d'être bien notée... Je me comportais comme une instit de l'éducation nationale je penses.

L'horreur! Je m'en voulais. Je me suis alors remise en question, car je me rendais bien compte que le problème ne venait pas du tout de mon fils mais de MOI. C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne vous ai pas renvoyé mon plan de développement personnel d'avril. Je n'arrivais pas avoir les idées claires. J'étais un peu dans le flou, le brouillard.

J'ai alors relu vos beaux articles plus attentivement que les premières fois afin de cerner l'esprit dans lequel devrait se passer une vie "d'écolier maison". Et j'ai retenu quelques idées comme (...).

Avec ces idées en tête,

j'ai amené quelques changements dans le rythme de travail, mes méthodes etc. Lorsque mon fils me dit 'j'ai rien compris' je lui répond tout simplement 'je vais donc voir une autre façon de te présenter la chose? je ferais quelques recherches puis on en reparlera'.

Aujourd'hui, je n'ai pas bouclé le programme tel que proposé par le CNED, je n'ai pas fais toutes les évaluations prévues. H a fait une vingtaine d'évaluations écrites. j'ai dû faire des cours personnalisés en lecture (avec Julie et Sami), calcul, écriture, dictée, un peu d'anglais, des leçons de choses, de la peinture, des activités artistiques, des jeux divers de calcul autres que "greli grelo combien de sous j'ai dans mon sabot" proposé par le CNED et qu'il a rejeté en bloc tant ça l'ennuyait (on voit le même jeu tout au long de l'année, rébarbatif). J'ai fait ce que je pouvais pour lui donner, ou plutôt préserver sa curiosité pour le monde. Et ça a marché. Il prend aussi plaisir à lire des mots, des phrases, des paragraphes entiers.

Et il ne se gêne pas

de me corriger gentiment dans ma lecture personnelle. Hier soir par exemple, il m'avait corrigé en disant "maman on lit brillONS et non brillANT, regarde bien c'est écrit O N et non A N, tu as lu brillANT au lieu de brillONS (et un petit sourire)", ça m'a énormément touché, je voyais que mon travail n'a pas été vain, et me rendais compte qu'il apprenait réellement. J'étais tellement fière de lui. Maintenant, on prépare petit à petit pour la rentrée prochaine.

Mercredi soir (chez nous), j'ai eu Anne Lise A du Cours Sainte Anne, puisque que mon mari et moi avons décidé de suivre ce cpc pour la CP. J'ai été ravie de ce contact. (...)

Mes relations avec mon fils sont donc meilleures je trouve, en tout cas je l'espère surtout aussi pour lui. Mais je suis consciente qu'il va encore évoluer et il me faudra m'y adapter, l'accompagner tel un tuteur aide un plant dans sa croissance.

Je profite de cette occasion pour vous remercier de l'amour que vous portez à tous nos enfants et nous, parents. Un très grand merci pour votre précieuse aide Rémy et Cécile. Je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre famille.

Amicalement, R

Bonjour Cécile et Rémi,

 J'apprécie vraiment le contenu de vos messages ainsi que leurs rythme.

Cela fait cinq mois que mon fils ne va plus à l'école. Il fait de plus en plus de progrès et aussi de plus en plus facilement.

Le premier bénéfice très important pour lui et aussi pour moi, il est tout simplement détendu, joyeux et s'autorise à l'être. Ça n'a l'air pas grand chose comme ça, mais ça lui change vraiment la vie.

Et maintenant, il va facilement vers les autres. Avant, il n'osait pas.

Je vais à son rythme, et plus on avance et moins il me dit qu'il déteste les mots.

Il mettra le temps qu'il lui faut, mais je sais que nous sommes sur la bonne voie.

Merci.

Bien cordialement.

PC

˜

JE LUI DONNE LES COURS A LA MAISON, J AI LES LIVRES NECESSAIRE, LE TABLEAU, TOUT VA BIEN ....IL EST RAVI ET NE VEUT PLUS ENTENDRE PARLER D ECOLE ! IL EST HEUREUX MAINTENANT ET SEREIN, NOUS LE SOMMES AUSSI POUR PARCE QU IL NE FAIT PLUS DE CAUCHEMARS, PLUS DE LARMES, PLUS D ANGOISSES, LE BONHEUR (LAMIA)
˜

Merci pour les vidéos , j’ai commencé l’IEF en septembre. En quelques mois le changement est impressionnant: il reprend goût à la vie (niveau cm1) (Lily).

J'adore cette aventure de l'école à la maison.
C'est un choix qui nous correspond bien et qui vient enrichir ma vie comme je ne l'avais pas soupçonné.
Je progresse en tant que personne en même temps que mon enfant (Héloïse)

Parents, n’ayez JAMAIS peur de cette idée reçue. Votre ou vos enfants ne deviendront pas des sauvages peureux et anti-sociaux. Voyez-vous ? Ma fille qui n’a JAMAIS été scolarisée est enfant unique. Elle a aujourd’hui 10 ans et se montre indépendante en dehors des temps scolaires.

Elle participe volontiers aux jeux avec d’autres enfants. Aime « aider » les plus petits et discuter avec les enfants plus grands qu’elle. Elle est aussi très à l’aise avec les adultes. Bien qu’agitée de nature, elle sait se montrer douce, par exemple avec les gens âgés ou les très petits enfants . Elle est tout à fait capable de « m’oublier » un jour ou deux ou trois en stage d’équitation par exemple. Elle n’a aucun problème de socialisation, bien au contraire ! C’est une enfant bien dans sa peau qui n’a pas besoin de « prouver » quoi que ce soit aux autres. Ou de les défier ou de les ennuyer pour se sentir exister.
L’école à la maison a certainement des défauts, toute chose étant imparfaite mais pas celui-là en aucun cas ! (AP)

Aujourd'hui est un jour précieux

car une nouvelle Vie commence pour ma fille de 13ans qui n ira plus à l école!!! Cette pression,ce stress, cette fatigue, ce manque de temps, ce gâchis des feuilles/cahiers tout cela disparaît désormais. Maintenant nous faisons place à la vie, simplement vivre et être là dans le présent. Oui c est possible car nos avons le choix de faire autrement pour l instruction.

Je remercie mon guide(ma fille) qui me permet de vivre une nouvelle Aventure. Ainsi que vous Rémy (au tel) et cecile d avoir ouvert le chemin Du partage. Merci infiniment, à bientôt

Chez moi, nous pratiquons l'ief depuis un mois maintenant. Avec le peu de recul que j'ai, si je dois faire un constat, c'est le suivant :

  • ma plus jeune fille souffrait de migraines (officiellement reconnues), d'arythmie intestinale,( sans cause physique...) d’eczéma, d'allergies alimentaires (blanc d’œuf, moutarde, arachide et intolérance au lactose) d'allergies respiratoires (traitement de fond tout à fait inefficace depuis 4 ans...) En dehors de l'intolérance au lactose (mais qui est présente depuis sa naissance), TOUS les autres symptômes ont ...disparu.

Mon ainée était devenue mutique...

A l'heure actuelle, elle chante du matin au soir et il faut presque se fâcher pour qu'elle s'arrête 10 secondes !!! Un bonheur. J'étais morte d'angoisse à l'idée de faire l'école à la maison...Pourtant,Je revis et mes filles aussi ! Aucun regret sinon celui d'avoir tant tardé à prendre cette décision ! c'est une renaissance pour mes enfants comme pour moi. Alors je ne me pose plus de question tant en terme d'heure de travail... Nous profitons ! Et c'est déjà une richesse de pouvoir se le permettre ! (SG)

Chacun defend son point de vue mais il ny a pas photo...en 1mois et demi on a boucle le programme de maths et anglais et sans forcer...mon fils qui avait stopper sa croissance a prit 6cm....et plus de stress surtout...un rythme adapte a son etat de sante...jai trouve ce site et cela m a pousse a franchir le pas....et je ne le regrette pas

Un petit bonjour pour vous dire que mon fils est très apaisé depuis qu'il fait l'école à la maison

Je travaille avec lui le matin et nous progressons chaque jour: il est très fier de lui (et moi aussi)
Pour les activités. Lundi soir : tennis. Mercredi après midi: outils en main (travail manuel pendant deux heures 30). Les petits copains le week end. Il a l'air plutôt satisfait
Bonne soirée
lucette
Bonjour, j'ai 14 ans, je fais l'école à la maison depuis mes 7 ans. Ne craignez rien à l'idée de déscolariser vos enfants ! Votre mari pense peut-être que quand on est "dans le moule", on ne risque rien... Mais pensez à vos enfants qui seront beaucoup mieux à travailler sans stress, sans jugements etc.
Quand à ce qui concerne les écrans, il suffit d'être discipliné par soi-même ! c'est ce qu'on apprend quand on travaille seul(e) ou presque. Comme ils sont encore assez jeunes, ils seront peut-être tentés au début de faire plus de pause que la normale, mais pas de panique !
Le conseil que j'aimerais vous donner est vraiment de leur faire confiance au sujet des apprentissages. Car le travail devient un plaisir et non quelque chose d'obligatoire quand on fait l'ief.
enfin bref, en tout cas j'espère que votre mari sera vite séduit par l'école à la maison 😉 bon courage et ne perdez pas espoir !
Mine

Cet article est — comme tous les autres — fort intéressant.

Il me parle beaucoup car nos deux enfants L. et I. ont été scolarisés depuis la petite section dans une école privée semblant avoir une bonne réputation. L'expérience a été désastreuse au fil des années, non pas quant au niveau (il n'était pas difficile du reste de l'atteindre...) mais concernant leur bien-être à l'école. L. était sans cesse harcelé par le même petit groupe , notre fille également. Notre petite fille pleurait tous les matins lorsqu'on la laissait à l'école (ce qui m'était insupportable en tant que maman) et en rentrant , elle n'arrivait pas au départ à nous dire ce qui se passait. Son visage était triste . L. , lui , a su crever l'abcès en osant dire les choses . J'ai alors contacté l'enseignante de L. qui semblait ne pas me prendre au sérieux. I. a par la suite expliqué également qui l'embêtait , qui déchirait ses cahiers, qui la poussait en permanence .

Mon mari et moi même avons donc demandé un RDV d'urgence auprès des enseignants respectifs et la Directrice de l'école de L. et I.. Nous avons exposé les faits relatés par nos enfants . On nous a répondu que c'était comme cela dans toutes les cours d'école de France , que cela les endurcissait , que cela leur apprenait la vie en quelque sorte. Je leur ai alors dit la chose suivante: " je ne comprends pas, aucune forme de violence n'est autorisée entre adultes , nous sommes bien d'accord" et j'ai par ailleurs précisé que j'éduquais mes enfants dans le principe de non violence , et que par conséquent je ne pouvais tolérer que mes enfants subissent une quelconque violence de la part d'autres élèves.

Mon mari et moi même leur avons demandé

une plus grande vigilance dans la surveillance car à chaque fait relaté par nos enfants, j'en faisait part à l'enseignante qui répondait à chaque fois qu'elle n'avait rien vu. Il y a eu de nombreux incidents et accidents . Notre fils L. est revenu de l'école le visage tout abîmé en sang car a été poussé par un élève de sa classe sur la structure du toboggan . Les enseignants n'ont même pas appelé le 15. Lorsque nous avons récupéré notre fils, nous avons demandé à la Directrice un rapport circonstancié écrit des faits. Cette dernière ne nous l'a jamais remis malgré nos demandes réitérées . Lorsqu'en septembre 2015 , L. en classe de ce1 reçoit un coup de poing en plein poitrine par un des garçons qui le harcelaient , nous avons dit STOP, nous avons immédiatement retiré nos deux enfants de l'école.

Nous nous sommes plaints a l'inspection académique du département , ce qu'évidemment la Directrice et enseignants n'ont guère apprécié . En plus de ces graves problèmes ,nous avions constaté des problèmes d'ordre pédagogique comme un fichier de maths que nous devions signer, nous ne signons bien sûr jamais avant de regarder, nous y avons découvert du travail non corrigé ou barré en rouge , avec une autocorrection de notre fils qui n'était pas juste donc manifestement pas comprise.

J'ai vu l'enseignante de L. pour avoir des explications , apparemment elle corrigeait comme cela en passant par ci par là dans la classe mais aucune correction rigoureuse. Mon fils est tombé malade et a été absent durant 3 semaines, j'allais donc récupérer les cours chaque jour et je lui enseignais les fondamentaux du CP.

Nous avons vécu une expérience fabuleuse.

L. m'a dit : " maman je comprends tout avec toi car tu expliques beaucoup mieux que la maîtresse , en plus dans la classe on n'entend rien, tout le monde parle et la maîtresse n'a pas le temps de nous ré expliquer" . Et c'est de cette petite expérience que je me suis dit : " pourquoi n'enseignerais je pas moi même à mes enfants ? J'ai un bac +5 , je m'en sens capable et mes enfants seront beaucoup plus heureux. J'en fais part à mon mari qui me dit que oui c'est une très bonne idée.

Aujourd'hui les résultats parlent d'eux même.

I. a quitté la Grande section au même moment que L. qui etait en début de CE1. J'entame depuis aujourd'hui le programme du ce2 pour L. . I. a appris à lire en 3 mois, fait des maths de niveau CP , de la grammaire de CE1 , je retrouve mes enfants heureux de vivre et notre petite famille se sent bien mieux. Je lisais votre article sur le temps consacré par un enseignant de l'EN à un élève, c'est totalement vrai. Le temps d'enseignant consacré à mes enfants est bien plus important, il n'est donc pas surprenant grâce à cette individualisation de leur enseignement de voir une telle progression.

Suite à notre plainte a l'IA, on nous a dit qu'il fallait changer d'école et que si nos enfants avaient encore des problèmes dans une autre école , c'est que nos enfants ont un problème. Cette phrase nous a choquée , nous nous sommes dit mais c'est incroyable , ils ne se remettent jamais en question , quel manque d'intelligence et d'ouverture d'esprit . Nous étions en face de gens " formatés " avec lesquels il était impossible de dialoguer , encore bien moins de se remettre en question. Dès lors, il était clair que c'était à nous de nous débrouiller pour donner à nos enfants ce dont ils avaient besoin, un enseignement individualisé , beaucoup d'amour, beaucoup d'attention. Aujourd'hui ils sont heureux. Ca a été un grand stress au départ mais maintenant j'ai confiance , c'est devenu mon projet de vie. Amicalement, C.

˜

D'une maman à qui nous demandons des nouvelles:

"Bonsoir,
Cela va bien, c'est notre dernière semaine avant les vacances et je trouve Alexandre plus studieux, il rechigne toujours à écrire mais on en fait un peu tous les jours.
On est entré dans l' Antiquité en Histoire, on a presque fini le chat perché (rouge) et il réclame les contes bleus ! [de Marcel Aymé, supers livres pour les enfants ! ndr]
On a tout repris pour les conjugaisons, sur vos conseils.

J'ai bien écouté les conseils que vous donniez aussi en Français, donc je fréquente assidûment une ressourcerie située près de chez moi, j'ai notamment déniché un livre sur le feu qui est très instructif, on le lit ensemble l'après-midi, cela permet d'aborder beaucoup de choses : l'importance du feu dans la Préhistoire, les volcans, la foudre, le soleil, etc...

Cet après-midi on a fait un problème en maths,

une sorte de rébus mathématiques, c'était sympa, le genre d'exercice qui fait travailler les méninges et à la fin on est tellement content d'avoir trouvé, ce genre d'exercice qu'ils ne font jamais dans le système.

Sinon, mon angoisse c'est d'assurer financièrement, je n'aurai plus de droits au pôle Emploi début septembre, et je recherche un travail à temps partiel, je suis pilier de famille.

J'ai davantage confiance en moi, je me dis que j'ai sûrement eu un regard erroné sur moi, sans vouloir être prétentieuse, mon éducation a été faite de beaucoup d'humiliations et m'a appris qu'il fallait vivre dans la crainte et se contenter de peu, et en faisant l'école à la maison j'ai l'impression de sortir de ce schéma débilitant. moi aussi je me sens comme un enfant qui tente quelque chose et qui active son cerveau !

Je pense tenter d'être correctrice, il me faut encore me perfectionner en français.

Enfin ça barde pour moi dans la famille, mes soeurs (3) trouvant lamentable que je continue ainsi pour le CM2, ma mère trouvant cela très excentrique, bon j'avoue que cela me laisse assez froide, mais les prochaines réunions de famille vont être dures pour moi !

J'ai été très touchée par plusieurs de vos remarques "on ne laisse jamais un enfant perdu", "on part du niveau de l'enfant", "Y a t-il un peu de cœur dans ce monde?", mon Dieu, ce monde manque tellement de cœur, y compris au sein de la famille.

Je vois qu'Alexandre va mieux, c'était tellement horrible quand il était maltraité par sa maîtresse l'an dernier, l'humiliation je connais et cela me révulse.
Peut-être pourrons-nous parler via skype la semaine prochaine si vous êtes disponibles bien sûr.
Bien à vous,

C."

Nous lui répondons:

"Mon Dieu, Christine, quel message émouvant. Vous nous ballotez entre des sentiments de joie, en voyant quels progrès vous faites avec Alexandre. Pouvons-nous d'ailleurs vous citer, afin d'encourager des mamans avec vos trucs si perspicaces ?
Et ensuite, c'est la glissade, vous vous dites habituée à vivre dans la crainte et vous contenter de peu, tandis que la Vie ne contente jamais de rien et appelle à exiger tout.
Vous souvenez-vous qu'on aura que ce qu'on aura réellement désiré ?

Bien sûr oui, pour le skype.

(...) N'ayez pas plus peur des réunions de famille que du reste: ce qu'on ignore produit plus d'énergie, mais moins d'efficacité que ce qu'on connaît. Vous savez; ils ignorent. Soyez reine. Le verbiage ne sied pas à une femme véritable. Un mot suffit, s'il est d'autorité. Et le silence vous justifiera mieux que les explications. Qui s'excuse s'accuse.
Et si, au sein de votre famille, on manque de cœur, vous n'avez qu'à secouer la poussière de vos chaussures et vous éloigner. Avez-vous vu la vidéo "réaction", sur le site ? Elle vous intéressera. https://l-ecole-a-la-maison.com/le-principe-d-action-soutien-opposition"

Elle conclue cet échange en disant: "Merci pour vos paroles qui font chaud au cœur !"

˜

elles font l'École chez elles l-ecole-a-la-maison.com

"Je fais l'école à la maison depuis un an 1/2 avec mes deux plus jeunes enfants en CE2 et CM1. Celui qui est en CM1 avait doublé son CE1 à "l'école à l'école" et nous voulions qu'il réussisse mieux qu'à l'école où il se trouvait en échec. Du coup, nous avons franchi le pas après pas mal d'interrogations, notamment par rapport à notre responsabilité face à cette décision.

Depuis, c'est un bonheur de les avoir avec nous tous les deux.

On partage plus de choses, on prend plus notre temps, on est plus détendus par rapport au rythmes, aux devoirs... Le seul problème qui peut se poser, c'est quand ils ne veulent pas travailler... et ça nous arrive pas mal avec le petit dernier.

Comme il est très en avance (contrairement à son frère), ce n'est pas très grave et pour le moment, il réussi bien malgré tout. Nous pensons qu'il ira au collège avec un an d'avance, alors ça va!

Quand à son frère, il a rattrapé à la maison TOUT son retard et pourra entrer en 6ème l'an prochain, en même temps que les autres enfants de son âge. Il est très fier! Et l' École à la maison lui a vraiment redonner confiance en lui. Il est passé d'un sentiment d'être nul à celui d'être un bon élève: ce n'est pas rien!"

"Et moi, j’aurai vraiment connu mes enfants, j’aurai vu l’étincelle dans leurs yeux lorsqu’ils comprennent enfin, j’aurai vu leur fierté lorsqu’ils montrent leurs réalisations à papa, j’aurai mis beaucoup d’énergie à leur rendre la vie scolaire le plus agréable possible, j’aurai fait ce que j’ai toujours voulu: enseigner (à mes enfants et à d’autres), j’aurai pu répondre à leurs besoins médicaux par des rendez-vous multiples, j’aurai pu suivre leur rythme académique différent selon les matières, j’aurai pu m’assurer qu’ils mangent un repas équilibré au dîner, j’aurai pu les laisser admirer la première neige de l’année, etc."

"je suis tout à fait d'accord !

nous avons vécu la même chose avec notre fils aîné : le médecin voulait le mettre sous risperdal ! comme ça, je cite "il pourra aller à l'école, rester assis et être content" j'ai refusé, en expliquant de l'environnement qui ne lui convenait pas et que malheureusement, le fait d'avoir donné des antidépresseurs ou des antipsychotiques aux employés dépressifs d'EDF, ne les avait pas tous empêchés de se suicider.

Nous avons donc déscolarisés notre fils pour la deuxième fois, achat demande, et au bout de quelques semaines, il avait retrouvé le sourire, sa joie de vivre, s'etait remis à grandir et à prendre du poids ! ils étaient contre la déscolarisation mais sont revenus sur leur jugement quand ils ont vu les bienfaits sur mon fils..."

Moi mes années d'école, on été destructrice,

ne m'on absolument rien apporter niveau sociale. J'était rejeté moqué, au jour d'aujourd'hui cela me hante encore toutes ces années de souffrances que j'ai du enduré, parce-que je me sentais obliger de m'y rendre. Si j'avais eu connaissance, des solutions qui existe des autres manière d'instructions, j'en aurais discuté avec mes parents, Je félicite tous ces parents qui pense au bien-être de leur enfants, j'aurais aimé avoir des parents comme vous, vos enfants vous diront merci plus tard. Amicalement, daniela

La première fois que je suis tombé sur votre site,

c’était à la rentrée des classes , je donnais un cours à mes enfants jumeaux de 4 ans j’ai eu un coup de blues, car mes enfants ne réussissaient pas les exercices de graphisme..
Alors je me suis mise à me poser des questions, « peut être que je ne suis pas une bonne maman institutrice, j’ai pas assez donné l’an dernier « .. Etc Je commencer à faire des recherches et je suis tombé sur votre blog, vous parler souvent de cette petite voie intérieur, lorsque j’écoutais vos vidéos vous étiez ma conscience qui ma poussée, qui m’a dictée jusqu’à aujourd’hui pour quels raisons j’ai fais le choix de faire la maternelle a la maison, en vous écoutant vous m’avez rappeler et appris que ce que je donne sera toujours meilleur que quiconque!

Je souhaite qu’un jour l’école a la maison soit portée très haut et reconnu et vue , que ce qui font ce choix, ne sont pas des gens vu « bizarrement  » mais plutôt des personnes généreuse, aimantes et qui veulent transmettre des valeurs , que les valeurs ont un drapeau qui flotte au dessus de tout,cette emblème a les couleurs de l’amour,du respect pour nos enfants..

Ce blog , ce rôle était fait pour vous,

car vous avez les mots qu’il faut, la manière etc, ce drapeau vous pouvez le porter car vous le méritez pour votre générosité et votre soutien aux parents et pour tout ce qui vous anime et vous pousse a donner, a transmette..

Merci a vous! Rahmoun, Maman de jumeaux, en formation de médecines douces

˜

bonjour je suis la maman d'A. qui est en classe de 5eme ....

Et je vous dis merci pour tous vos conseils.....

J'ai fais les couriers demandés et j ai commencé les cours avec ma fille et elle est a l ecoute et heureuse qu on travaille ensemble c plus facile que ce que je croyais et tres agréable les cours que j ai choisi sont clairs et bien faits ......

Ma fille est bien plus calme et redevenu l enfant agreable qu elle etais avant son entrée au college et cela n'a pas de prix .

Je regarde et lis chaque mail que vous m envoyez et je partage aussi les infos avec mes amis.

Certain pense que je suis folle d'avoir enlevé ma fille du college mais je sais que j ai pris la meilleur décision.....merci encore pour votre soutien

˜

Chers amis,

Ne sachant trop où poster sur le site, j’ai choisi cette rubrique, libre à Rémy et Cécile de changer ce texte de place.

QUEL QUE SOIT, le « problème » de votre enfant, approcher un centre type CHU est extrêmement risqué. Je parle en connaissance de cause. Ma fille est douée d’un cerveau qui apprend bien MAIS elle présente quelques raideurs au plan physique et est méga active avec un déficit de l’attention. Cela ne l’a pas empêchée d’avoir d’excellentes notes.

MAIS estimant être une maman « moderne » je savais que certains spécialistes pouvaient l’aider, psychomotricien et psychologue (je précise que j’ai un enfant unique et que les copines ne remplacent pas une fratrie).

J’ai fait appel

EN RAISON DES DELAIS très longs dans le privé aux services du CHU de la plus grande ville à portée de mon domicile (à la campagne, c’était un choix). Devant l’inertie parfaite de la structure, j’ai fait appel à une association d’une autre nature avec des médecins et des spécialistes à l’approche disons modérée.

Ma fille a suivi le parcours d’évaluation des deux structures (pour moi ma démarche était LIBRE donc, en aucun cas je ne me sentais liée à l’un ou l’autre des organismes. En Creuse, il n’y a PAS d’enfants qui font l’école à la maison et comme vous le savez la chose est mal vue. L’assistant social nous a immédiatement prises en grippe. Quel rapport me direz-vous. Le voici :

Alors que je m’étais orientée vers la petite structure qui l’aide avec BIENVEILLANCE, j’ai reçu un avis brutal de la région l’UTAS pour les experts, déclarant que j’étais dénoncée auprès du juge des enfants pour « refus de soin ». Précisons qu’elle est suivie de façon positive depuis la rentrée par un autre organisme (de mon choix).

Comme c’est commun (c’est sa psychologue traitante qui me l’a expliqué) quand un pédopsychiatre même « allumé’ fat un signalement les services sociaux chargent la voiture. Le majorité de mes déclarations ont été ignorées ou « adaptée’. j’ai une espace comme auto comme ma fille montait à l’arrière, je la fais monter « dans le coffre ». Toute chose était mise en cause, même les points les plus secondaires. J’ai lu au greffe, car les parents n’ont pas le droit d’avoir copie du document que mon « équilibre mental posait question » et entre autre que les rôles au sein de la famille étaient mal définis.

J’ai rendu hommage

à sa grand-mère en indiquant qu’elle avait fait office de seconde maman de cœur. Le papa de ma fille étant décédé, j’ai pris l’habitude de dire « papy » à mon propre père, afin de ne pas embrouiller les choses. JAMAIS je n’ai confondu le « papa » et le « papi », et ma fille fait très bien la différence. Je précise que mes parents vivent chez MOI et qu’ils sont âgés de 83 ans et que c’est l’habitude dans notre famille de « rendre » les bienfaits et d’accueillir les aînés devenus plus fragiles (de plus leur présence apporte beaucoup ) ma fille). La liste serait trop longue et fastidieuse à vous livrer ici, mais PLUSIEURS accusations TOUTES mensongères et écœurantes émaillent le dossier.

L’assistance d’une avocate spécialisée à Paris pour constituer un dossier de défense (prix 5000 euros) m’a permis d’éviter le placement provisoire de six mois dont nous étions menacées. J’ai pris un « avocat » local pour la forme, le dossier de fond étant constitué par l’avocate de paris qui a été formidable. Dites vous BIEN que si un pédopsychiatre pour une raison X choisit de « signaler votre enfant en danger immédiat » dans 99% des cas le juge des enfants suivra son avis. Si 1% de ce qu’il y avait dans le dossier avait été vrai, n’importe qui, y compris le juge des enfants aurait pris des mesures de protection, c’est compréhensible.

La psychologue qui la suit a parfaitement compris qu’une petite fille de 10 ans très candide affectivement et éveillée à l’extrême intellectuellement ne pouvait trouver place avec des ados dans un collège (car il m’est reproché de l’instruire dans la famille).

RESULTAT ?

eh bien six mois d’enquête et d’évaluations diverses (y compris une expertise psychiatrique de ma personne si si ), de ma fille et enquête « sociale » à la clef. Dans les faits la psy et le pédopsychiatre de la structure qui la suit m’ont rassurée sur toutes ces procédures mais SACHEZ que vous vous exposez quelque « normal » que vous soyez et MEME en faisant une démarche VOLONTAIRE est dangereux.

N’allez JAMAIS dans le public et s’il doit y avoir évaluation pour le « confort » de l’enfant, donnez un faux nom et une fausse adresse. Vous payerez le « bilan », mais ce sera moins chers que les frais d’avocat et la SOUFFRANCE et l’ANGOISSE que traversera votre enfant en redoutant de vous être enlevé. Il y a des « pros » intelligents et utiles, mais vous ne pouvez pas savoir à priori qui a l’esprit ouvert et qui déteste votre façon d’être, de vivre et à travers cela votre enfant.

A l’audience Mme la juge des enfants a demandé s’il s’agissait du même enfant que celui décrit dans le rapport puisqu’elle « avait des visions » à en croire le rapport de l’assistant social et nécessitait, excusez du peu une hospitalisation d’une journée par semaine et le placement sous neuroleptiques.

Votre « bon droit » et votre « bonne volonté » ne suffisent PAS à protéger l’enfant d’une pédopsychiatre étroit d’esprit et détestant CE QUE VOUS ETES.

Même si ma fille se trouve bien de rencontrer une psychologue une fois tous les quinze jours, cela ne valait PAS la peine de l’exposer à ce que nous avons traversé.

Ne soyez PAS confiants,

protégez vous et préservez vos enfants de la véritable inquisition (et du danger de séparation) auxquels vous vous exposez.

Le mieux est l’ennemi du bien et avec le recul je déplore d’avoir, par souci, par scrupule, cherché à avoir l’opinion de professionnels dont CERTAINS sont de véritables dangers (et encore j’avais un bilan de l’académie ULTRA favorable et toutes les notes des cours par correspondance par années avant même l’obligation scolaire. Songez que j’ai même été contrainte de « prouver » que ma fille possède bien un poney et qu’elle est titulaire d’une licence pour monter en reprise comme en promenade comme le prévoit la loi.

Conclusion ma fille a été MALADE de peur « cauchemars, vomissements » durant les deux semaines précédant l’audience et à vomi chez le juge ce qui a été considéré comme un « excès de sensibilité » ! Le danger de placement est écarté mais à quel prix !

Merci de m’avoir lue, je forme le souhait que notre mésaventure et nos souffrances puissent aider à les épargner à d’autres enfants.

Bien amicalement

Elles font l'École chez elles et parlent

Rémy et Cécile, vous lisez dans mes pensées?

On aurait dit en tous les cas! Vous mettez à nu tout ce qui me traverse l'esprit...et me culpabilise. Eh oui, en lisant certains commentaires, j'ai envie de me cacher et de ne rien dire de ce que je fais tellement je me sens..."nulle":

-sortie au musée? Y en n'a pas sur mon motu. -inscription à la piscine? dans un club sportif? pas mieux.

-passage à la bibliothèque? y en n'a pas ici.

-visite d'une ferme quelconque? eh ben, ça aussi, non.

-sortie avec des copains? impossible, ils sont tous à l'école classique.

-les après-midis alors ou le week-end? non, quand ils rentrent c'est play station ou devoirs pour eux. Et même quand il fait super soleil, ils ne viennent plus nager, comme avant, car ça les fatigue pour la journée d'école du lendemain. D'ailleurs, on remarque qu'ils sont beaucoup moins gais aujourd'hui -les pauvres! Ils font moins de vélo aussi... On aurait dit qu'ils préfèrent rester cloîtrés chez eux. Etouffant non? Nous c'est quoi qu'on fait s'il n'y a "rien" chez nous? Hey, vous l'avez dit: "Le manque de moyen va vous pousser à faire des choses sans moyen." Sans moyen vous dites? Hm, je dirais plutôt "on fait avec ce que nous avons à bord et on s'amuse":

-il fait beau?

alors on fait un saut dans le lagon ou un tour en bateau vers d'autres motus, on va "visiter" les fonds marins, les petits poissons de toutes les couleurs qui sortent et rentrent dans le corail (C'est bien mieux que dans des livres ou en vidéo!), les oursins qui agitent lentement leurs épines comme pour dire "laisse-moi tranquille tu veux?" ou "oh mais c'est rare que l'on me tienne si délicatement! bonjour moi c'est mademoiselle Oursine et vous?" Nous nous inventons des histoires rigolotes ou dramatiques, lâchons-nous! Pas besoin de scène de théâtre pour jouer les acteurs.

- La pêche au gros, qui en a fait?

Des thazars de plus de 18 kgs attrapés à la ligne, quelle expérience! Mais faut bien écouter les consignes et partir du bon pied "marin"!

-les petites chèvres de Monsieur Seguin euh pardon de Papi, elles sont si mignonnes, et rigolotes avec leur "boubouche" quand on leur tend des branches feuillues, et elles en redemandent. L'une tirait tellement fort que mon fils (5 ans) a failli tomber la tête en avant, hoho! Une petite main contre la bouche de la biquette? qui est le plus fort?

-les petites crevettes au bord de l'eau, "mais elles sont transparentes, regarde! maman, ce qu'on voit à travers, qu'est-ce que c'est? le cerveau?" Ben je suppose mon fils mais on a un moyen de le vérifier? "Euh, petite crevette, c'est ton cerveau ça?...Maman elle répond pas" Ben, allons voir notre amie l'araignée alors, elle elle connaît plein d'choses! hello miss 'www'... et encore:

-C'est quoi un moulin?

Nous n'avons pas de moulin chez nous, alors on organise une petite visite dans un moulin? Pas de problème: miss www -Que mange une girafe? miss www, il y a de très belles vidéos sur ça et bien d'autres

-C'est quoi Chine? miss www Mais il est vrai que je culpabilise encore par moment, parce que je voudrais faire tant de choses, mais j'ai appris une leçon: toutes les familles ne se ressemblent pas. Et il y a mille et une choses à donner à nos chers bambins, pourvu que nous le fassions avec la bonne méthode, de l'humour et de l'amour, que nous n'éteignons pas ou que nous ne laissions pas s'éteindre chez eux cette curiosité qui disparaît malheureusement plus tard pour la plupart. Merci Rémy et Cécile de partager avec nous votre expérience. Grâce à cet article, vous m'avez aidée à reconsidérer ma situation et à voir que ce n'est pas si dramatique de ne pas ressembler aux autres. Merci infiniment. (R)

Elles font l'École chez elles et parlent

"Notre fille ainée Eva a fréquenté avec 31 petits camarades les trois années d'école maternelle, certes principalement le matin. En maternelle, nous nous étions rendus compte que l'approche pédagogique de l'éducation nationale, accompagnée d'une vision assez fataliste des enseignants par rapport à cette approche, ne nous correspondait pas, que la créativité était très limitée et qu'un grand nombre d'activités étaient logiques, cartésiennes et d'une certaine pauvreté.

En 2003 Eva est allée au CP toujours à l'école du village, à 250 mètres de chez nous.

L'année s'est déroulée cahin-caha, la découverte de la lecture a été une grande richesse pour elle, mais nous trouvions que l'enseignement était triste et rigide . Elle a eu deux semaines de contrôles et d'évaluations par trimestre, soit six semaines en tout et vivait très mal ces contrôles à l'âge de sept ans, il lui arrivait de se lever en pleurs à l'idée de ces contrôles qu'elle réussissait pourtant bien.

Un jour elle nous a expliqué qu'elle en avait "vraiment marre de faire du coloriage magique".

Eva terminait ses exercices rapidement et était en avance sur ses camarades. Elle avait pour instruction de faire du coloriage magique : vous savez, ce genre de coloriage prémâché avec des indications pour chaque couleur : 1=rouge, 2=Bleu, 3=Vert, 4=Jaune..etc
l'École chez homeschooling, école à la maison, unschooling, instruction en famille

C'est anecdotique mais je le relate ici parce que cette anecdote porte en elle toute la dimension de l'orientation de la pédagogie.

Elle aurait pu par exemple profiter de son temps d'avance sur ses camarades pour aller aider ceux qui avaient des difficultés et apprendre ainsi la coopération et l'entraide plutôt que la compétition et le chacun pour soi. Elle aurait alors pu éprouver la joie d'aider un autre plutôt que de ressentir l'inutilité de ce coloriage, parce que cela s'est répété tout le long de l'année. Mais il n'y a pas de place pour cela dans une classe de 32 enfants.

Un autre jour Eva m'a expliqué qu'au delà de 2 ou 3 élèves, les enfants n'avaient plus le droit d'aller aux toilettes, ni de boire de l'eau en classe s'ils avaient soif. Quel adulte accepterait ainsi un emploi où ses besoins physiologiques les plus élémentaires n'ont pas de place ?

Elles font l'École chez elles et parlent

A Noël l'arrivée du premier bulletin trimestriel m'a consterné : Eva avait de bons résultats, et une moyenne de 9,43.

Alors j'ai compris devant ce ,43 que la course et la compétition était engagée à cet âge de sept ans et pour de nombreuses années. Cela s'est confirmé en fin d'année avec la nomination des "meilleurs élèves".

Tout n'est pas noir bien sûr.

Mais pour moi la majorité du projet éducatif prend racine sur des bases qui ne me correspondent pas du tout.

Cet ensemble qui se construit à partir de cela me semble erroné.

L'été 2004 a été riche en questionnements, en lectures et en interrogations par rapport à l'éducation nationale et à la fonction réelle de l'école pour mes enfants.

Dans le pays du monde où l'on consomme le plus d'anxiolytiques, antidépresseurs et autres psychotropes, il y a des questions à se poser sur la capacité de cette société à rendre les gens heureux. Au final, c'est quand même ça qui est le plus important.

J'ai aussi compris que mes enfants n'auraient pas de place

dans ce système en temps qu'individus avec un rythme et des besoins spécifiques. Ils seraient seulement la partie d'un groupe auquel il faudrait se conformer.

La rencontre nationale de l'association se déroulait fortuitement à une heure de chez nous cette année. Nous avons décidé de nous y rendre. La rencontre avec d'autres parents non scolarisant, la rencontre avec des adolescents jamais scolarisés qui m'ont ému et surpris. Leur intégrité, leur spontanéité et leur respect, pouvoir verbaliser nos peurs et nos doutes ont finalement balayé notre indécision. Nous avons alors laissé le choix à nos enfants de faire la rentrée à l'école ou à la maison. Et leur choix s'est porté sur la maison, sans hésitation."
_______________________

Bonsoir Rémy, Merci pour votre rapidité de réponse encore une fois ! [...] Je m'excuse de vous avoir dérangé et merci encore pour tout ce que vous faites!...Je viens de commencer en septembre l'école à la maison pour 3 de mes enfants cm2, cm1et ce1 (j'ai 8 enfants, les 3 plus grands au collège et lycée, le pt dernier avec moi et un à l'école maternelle en moyenne section ) Je me régale malgré la fatigue et des journées bien remplies ! Mais quel bonheur de transmettre, et éveiller nos petites âmes !...
A très bientôt!
Elles font l'École chez elles et parlent

Un témoignage exceptionnel:

J'ai 24 années d'école à la maison à mon actif ; j' aimerais donner aux parents intéressés les conseils suivants: Ne prenez pas obligatoirement un cours de haut niveau, si c'est le cas ne vous obligez pas à tout terminer ou encore essayez de panacher (un cours plus facile pour certaines matières et un cours plus exigeant pour d'autres ).

Ne prenez pas un cours complet : cela fait beaucoup de travail écrit à renvoyer ;mieux vaut choisir le cours par correspondance pour les matières comme les maths et le français en primaire et adopter un système plus souple pour le reste ; les enfants ne seront pas lésés : ils feront plus d'oral et s'intéresseront peut-être d' avantage à ces matières sans devoirs à renvoyer.

Vous n'échapperez pas aux inspections mais elles sont souvent utiles.

Personnellement je n'ai jamais eu à m'en plaindre.

Après avoir essayé toutes sortes de cours, après avoir été rebutée par la quantité de travail à fournir, j'ai préféré adopter un cours assez progressif et même parfois trop facile ;dans ce dernier cas, j'allais plus vite et commençais à introduire des notions de l'année suivante; je n'ai que rarement inscrit mes sept enfants à une scolarité complète par correspondance : ils ont fait le primaire et une partie du secondaire à la maison.

Mieux vaut avancer lentement mais surement, plutôt que d'adopter le rythme d'enfer proposé par certains cours avec au final des enfants qui auront décroché en maths et en français, qui auront fait très peu d'oral, qui n'auront pas eu d'activités extérieures et qui garderont un mauvais souvenir de l'école à la maison.

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Les papas, eux aussi, ils la font

Les hommes ne sont pas en reste et témoignent:

La première fois que ma femme m’a parlé d’instruction en famille, j’ai refusé. Je ne pensais pas être capable de le faire, je ne savais pas comment m’y prendre pour apprendre aux enfants.

Il n’y avait pas de familles qui le faisaient autour de chez nous, je ne savais pas comment ça se passait. Du coup cela m’aurait paru bizarre de le faire en me mettant à la place de l’instituteur. Je ne craignais pas qu’elles n’aient pas de copains ou de copines parce que je pense qu’on a pas besoin d’en avoir beaucoup et qu’on peut en trouver en dehors des écoles, par exemple au sport, dans les loisirs ou les sorties.

Si ma femme avait insisté davantage,

nous l’aurions peut-être fait plus tôt. Si nous avions entendu plus de témoignages, eu plus d’informations, nous nous serions peut-être lancés plus tôt. Il aurait fallu que nous puissions rencontrer des familles qui le faisaient. Mais à ce moment là nous n’en avons pas beaucoup parlé, ma femme a seulement émis l’idée et je n’ai pas pris le temps d’y penser plus longtemps, occupé par les travaux de notre maison.

Et puis elle envisageait une carrière professionnelle, je ne voyais pas comment elle aurait fait en instruisant les enfants. Quelques années plus tard, elle m’en a reparlé.

J’ai pensé que cela ferait beaucoup de travail pour ma femme alors j’hésitais encore. Elle avait un magasin, je me demandais comment elle pourrait arriver en plus à les instruire.

Pourtant, je n’étais pas vraiment contre, mais je ne savais pas comment nous allions nous organiser et puis nous n’en savions pas beaucoup plus sur l’instruction en famille. Finalement les enfants ont décidé de continuer à aller à l’école.

L’année suivante, l’aînée a eu des difficultés à l’école et ne parvenait pas à apprendre comme elle le voulait.

Perturbée par des voisins bruyants, elle ne pouvait pas travailler correctement. Elle commençait à avoir du mal pour étudier. La deuxième était très demandeuse pour apprendre, elle s’ennuyait à l’école et attendait les autres sans rien faire lorsqu’elle avait fini et cela la perturbait.

Elles n’allaient pas bien, surtout la plus petite. Les deux filles n’ont alors plus eu envie d’aller à l’école. Du coup, nous nous sommes dit qu’il fallait trouver une autre solution pour ne pas qu’elles perdent leur motivation d’apprendre et leur joie de vivre.

Ma femme a commencé à se renseigner davantage sur l’instruction en famille et à me raconter ce qu’elle apprenait. Puis nous avons rencontré des familles de la région qui instruisaient leurs enfants.

Ils nous ont expliqué comment ils faisaient, comment ils s’organisaient et si c’était facile à faire. Cela a consolidé notre volonté d’instruire nos enfants à la maison.

Aujourd’hui, nous sommes contents

de voir qu’elles sont toujours motivées d’apprendre de nouvelles choses en dehors du scolaire. Maintenant les filles sont mieux dans leur peau, plus épanouies.

Elles sont moins fatiguées, et le soir, je peux les voir plus longtemps. Je fais plus de sorties avec elles, cela me permet aussi de découvrir des choses. Comme elles n’ont pas besoin de se lever tôt, nous pouvons partir plus loin et plus longtemps.

Nous avons pu visiter une partie de la Bretagne. Nous avons aussi visité des châteaux plus loin de chez nous. Elles apprennent aussi en même temps et passent ainsi du livre au réel. Je fais des bricolages avec elles, des Meccano©, des montages électriques. Si elles allaient à l’école, j’en ferais aussi, mais peut-être moins ou bien elles n’auraient pas toujours envie de le faire parce qu’elles seraient plus fatiguées ou auraient envie de profiter de leur temps libre pour s’amuser.

Elles sont aussi moins bousculées

le matin et nous pouvons respecter leurs rythmes de vie et de travail. Le seul manque qui s’est fait ressentir au départ, c’étaient les amis. Mais ce qui l’a emporté sur ce point négatif, c’est le fait d’apprendre plus de choses et d’avoir une vision plus large sur le monde extérieur. Après quelques mois, elles se sont faits des amis à l’extérieur de la vie familiale, ce qui a résolu ce point négatif.

Je n’envisage pas de les obliger à retourner à l’école. S’il le fallait, je me débrouillerais pour qu’elles puissent continuer. Mais comme ma femme est là, je n’ai pas besoin d’y penser. Tous les ans, nous leur demandons si elles veulent continuer d’apprendre à la maison. Elles pourront passer leurs diplômes en candidat libre. Je ne pense pas que dans l’avenir cela puisse jouer pour trouver du travail. Quelqu’un qui embauche ne regarde pas si la personne est allée à l’école, mais regarde surtout la motivation et l’expérience.

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Éducation : L’école à la maison ou l’école de la vie au quotidien

Question / réponse
Depuis 2008, Madame St-Aubin fait l’école à la maison à ses trois enfants.

SAINT-JEAN-PORT-JOLI - Stéphanie St-Aubin et Rémy Boucher sont les parents de Justin-William, 14 ans, Sasha-James, 10 ans et Marie-Neige, 6 ans. Les trois enfants ne vont pas à l’école de Saint-Jean-Port-Joli, leur municipalité. C’est leur maman qui leur fait la classe à la maison. Lors d’une entrevue avec madame St-Aubin, qui a quitté les Laurentides il y a moins d’un an, celle-ci nous a expliqué comment elle est arrivée à faire l’école à la maison, des avantages et des défis.

Vos enfants ont-ils toujours fait l’école à la maison ?

Mon plus grand, Justin-William a été à l’école pendant 5 ans avant qu’on le retire du système scolaire. Il est atteint de dysphasie, un trouble neurologique qui touche le langage et qui rend difficile la concentration. Il a été en maternelle deux ans, puis en première année régulière, mais c’était difficile. Alors, il est allé en classe langage. Pendant deux, il y a eu des changements de professeur en cours d’année et ça devenait très difficile et stressant.

C’est ce qui vous a décidé à faire l’école à la maison ?

C’est surtout qu’en classe langage, on met beaucoup l’accent sur les faiblesses des enfants, comme le français et les maths. Leurs forces, les arts et les sports, ne sont pas suffisamment exploitées. Justin-William est très bon en sport, mais je me suis rendu compte qu’il n’aurait jamais accès à des programmes de sport-études au secondaire. Sasha-James était, à ce moment-là, en maternelle, et ça ne se passait pas très bien, il était un tout autre enfant, gêné et très peu motivé. Il a des problèmes de dyspraxie et l’école n’était pas faite pour lui. Après cinq années dans le système scolaire, nous avons décidé de faire l’école à la maison pour nos enfants.

Est-ce que c’est difficile de retirer son enfant du système scolaire ?

Pour nous cela s’est très bien passé. La loi sur l’instruction publique dit dans l’article 15 qu’on a le droit de faire l’école maison. Les commissions scolaires ne peuvent donc pas s’opposer au retrait de l’enfant. Notre commission scolaire, celles des Laurentides, nous avait demandé de faire un plan de ce qu’on allait voir comme programme et on se revoyait à la fin de l’année.

Est-ce qu’il y a des examens à passer pour évaluer leur niveau ?

La loi stipule que les examens doivent être passés par ou pour la commission scolaire. La première année, nous avons fait l’évaluation par la commission scolaire. Mais les examens portaient uniquement sur le français et les maths; ce que nous ne trouvions pas pertinent. Nous avons décidé d’aller voir une neuropsychologue au privé qui évaluait nos enfants par rapport à eux-mêmes et en fonction de leur progression d’une année à l’autre. On la voit à chaque fin de l’année et on envoie une copie de son rapport à la commission scolaire.

Concrètement, comment ça se passe ? Est-ce que vous suivez un programme ?

Il y a beaucoup de liberté dans l’école à la maison et il y a autant d’écoles à la maison que de familles ! Depuis cinq ans, nous avons cheminé pour trouver notre propre style. On a d’abord essayé avec un horaire de type scolaire avec des cahiers, mais ça ne fonctionnait pas. Maintenant, c’est beaucoup plus libre, j’y vais avec l’intérêt des enfants. On est plus dans la branche du « unschooling » ou école de la vie. Ils se lèvent le matin quand ils sont prêts. Vers 9 h 30 on décide ce qu’on fait. Tout est prétexte à l’apprentissage : faire la cuisine, des semis, le jardinage. On peut faire de la lecture et des maths avec un livre de cuisine ! Je les emmène quand je fais du bénévolat. Mon mari et Sasha-William commencent un projet de construction d’un ordinateur.

Est-ce que vos enfants ne s’ennuient pas tout seuls à la maison ?

C’est là que les groupes de soutien ont toute leur importance ! Dans les Laurentides nous avions un groupe de soutien, mais ici, hélas, il n’y en a pas. Avec le groupe de soutien, on rencontre d’autres familles avec des enfants de tous âges, avec ou sans difficulté. On crée des amitiés, les enfants ont des amis pour jouer dehors ou faire des jeux de société. On organise des sorties. On a monté des pièces de théâtre et des représentations. Sans groupe de soutien, c’est un peu plus difficile. L’été, c’est plus facile, les enfants vont jouer au terrain de camping.

Vos enfants avaient des défis particuliers, qu’est ce que ça leur a apporté de faire l’école à la maison ?

L’école est faite pour les enfants qui sont dans la norme. Ce n’est pas le cas de mes enfants. L’école à la maison leur permet d’aller à leur rythme et de stimuler leurs forces. Quand Justin-William est entré à la maternelle, il était super motivé. Quand il est sorti de l’école cinq ans plus tard, il ne voulait plus rien savoir, son estime de soi était à zéro, sa motivation aussi. Nous avons travaillé fort pour qu’il retrouve sa motivation. Maintenant, il a à nouveau le goût d’apprendre par lui même et il le fait à son rythme. Je peux les suivre individuellement. Quand ils bâillent, on arrête. À l’école, ils continueraient.

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Avez-vous fait des activités spéciales avec vos enfants ?

Nous avons voyagé pendant un an : six mois en Europe et six mois avec notre roulotte à travers le Canada. On a travaillé dans des fermes biologiques pour permettre aux enfants d’avoir une expérience de travail manuel dans la nature. Nos enfants aiment énormément les animaux, la nature, ils sont conscients des défis environnementaux. Durant notre voyage, ils ont rencontré plein de personnes, d’autres enfants. Ils ont découvert le Canada, marché et visité les capitales du pays. Le programme de géographie, on ne l’a pas mal couvert !

Au niveau financier, cela demande un certain ajustement. Comment faites-vous ?

Comme nous avons moins de revenus du fait que je reste à la maison, on a fait des choix d’une mode de vie plus simple. On a seulement une voiture, pas de câble, pas de cartes de crédit. On achète les vêtements dans les friperies. On garde notre argent pour des activités, comme l’équitation à La Remontée. On vit très bien, on ne manque de rien !

Comment décririez-vous vos enfants ?

Nos enfants sont très autonomes, ils font le lavage, la cuisine, du jardinage. Ils sont très ouverts d’esprits, très branchés sur la non-violence. Ils sont connectés à leurs émotions. On utilise beaucoup la communication non violente. Mes enfants ne sont pas parfaits, mais ils s’épanouissent avec leurs forces et leurs faiblesses.

Vous sentez-vous jugée ou exclue à cause du choix de vie que vous avez fait ?

Je ne me suis jamais sentie jugée. Je sais, par contre, que d’autres familles sont parfois victimes des jugements négatifs. De mon côté, chaque fois que je parle de notre expérience, j’entends beaucoup de commentaires positifs et des gens qui auraient aimé faire l’école à la maison, mais qui n’ont pas pu.

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D'autres expériences de mamans enseignantes, dont certaines passionnantes :

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Votre droit à dire non

Dire non à l'école est parfaitement possible. Car l'administration

  • parfois se trompe
  • parfois ment (!)
  • souvent ignore la loi (par manque de formation)

Légalement, vous pouvez dire non à l'école ! Voici d'ailleurs la page où vous trouvez tous les textes entourant l'école à la maison.

Vous avez le droit de déscolariser l'enfant et de lui faire faire l'école à domicile. Et sans avoir à obtenir une autorisation, que ce soit du Dasen, de l'académie, du rectorat ou de qui que ce soit ! Ne laissez pas une administration vous mentir.

La Justice a parlé

Et elle a fermement débouté un inspecteur d'académie qui prétendait "refuser une autorisation" : vous le voyez

dans ce jugement.

Parfois, l'administration tente de contraindre des familles.

Or, l'article L131-2 du Code de l'Education dit : « L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix. »

Nous listons les "erreurs" de l'administration

Si l'administration vous a raconté des histoires, vous le saurez en allant ici. C'est un article qui remet les pendules à l'heure.

Pas d'autorisation

Vous n'avez besoin d'aucune autorisation de la part de l'administration. Nous vous montrerons comment faire les démarches (en vous inscrivant en bas de page dans le formulaire). Les académies vous mentent quand elles vous disent qu'elles doivent étudier votre demande, car vous faites l'école à la maison si vous le voulez et quand vous le voulez. Nous vous montrerons les deux lettres à faire (une lettre-type que vous n'aurez qu'à recopier), rien de compliqué. Donc, premier point: vous n'avez pas à demander le droit de faire l'école à la maison.

Le choix de l'instruction à donner à vos enfants est inscrit au paragraphe 3 de l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Mais il y a mieux: s'il y a des enseignants qui ne savent ni lire ni écrire, la Constitution et les Droits de l'Homme vous font un devoir d'enseigner vous-même votre enfant ! Il y a une obligation d'instruire l'enfant et si l'enseignant n'est pas capable de le faire, cela vous revient.

C'est votre droit à dire non.

"Non au mauvais niveau scolaire" ou "non, mon enfant n'est pas fait pour l'école" par exemple (les deux réponses qui arrivent en tête de notre sondage) ou "je veux que mon enfant soit instruit donc je ne le mets plus à l'école" !

Et nous allons vous épater: comme le soulève très judicieusement Eric de l'Ecole des Herbes Folles, non seulement l'école n'est pas obligatoire mais l'instruction n'est pas obligatoire non plus (l'enfant n'est pas obligé d'être instruit, les parents en revanche sont obligés d'instruire) !*

Ensuite, l'administration contrôle. Là aussi, nous vous montrons dans la formation, dès le départ, comment ça va se passer et comment réagir. Il n'y a aucune difficulté. Il n'y a que 0.4% des cas qui sont contraints de rescolariser l'enfant. Lesquels ? Certainement pas vous, si vous suivez nos trucs et astuces en vous abonnant. Vous ne refuserez pas le contrôle, vous aurez une vie normale. Si vous suivez nos conseils, vous ne risquez pour ainsi dire rien car pour se faire retirer son enfant, il faut le faire exprès ou agir sans savoir.

Déscolariser complètement et sans cours par correspondance (CPC), c'est le choix qu'ont fait Delphine et Eric (que nous avons entretemps interviewés chez nous) pour leur fille Aliénor. Dans un article de la Nouvelle République, il est raconté l'histoire de leur combat contre l'Education nationale, décidée selon elle à empêcher d'instruire leur fille à la maison, autrement dit de faire l'école à la maison.

En 2004, Delphine et Eric ont choisi l'école à la maison pour leur fille après en être venus à s'interroger sur « la capacité du système scolaire » à répondre aux exigences qu'il nourrit pour les enfants, notamment en terme de rythmes d'apprentissage, d'éveil et de prise en compte de la personnalité de l'élève. Alors qu'à l'origine, pour eux parents, la question ne se posait pas: leur fille irait à l'école. Ils ont donc pris cette décision après mûre réflexion et ont fait ce choix qui était aussi leur droit.

Comment l'Education nationale pousse à lui dire non

Seulement voilà: après une ou deux séances passables, Delphine et Eric finissent par ne plus goûter aux inspections annuelles de l'inspecteur envoyé par l'académie.
Les parents qui instruisent leur enfant à domicile doivent accepter, selon la loi, la visite annuelle d'un inspecteur qui contrôle que l'enfant est en sécurité et réellement instruit, et non laissé à l'abandon ou victime d'une secte.

L'auteur de l'article mentionne que l'inspecteur qui a fait le contrôle outrepasse sa mission: "Etant donné son âge, le petit frère d'Aliénor n'est pas concerné par l'instruction obligatoire et donc encore moins par ces contrôles. Il est pourtant mentionné dans les comptes rendus de l'inspecteur." Mentionner un enfant qui n'est pas en âge d'être scolarisé, chapeau ! Il y a effectivement abus.

Les parents mentionnent à juste titre que toute remarque personnelle ne peut être consignée dans le rapport que si les parents l'acceptent. Ce qui, là aussi, mérite d'être noté.

dire non à l'école, c'est une possibilité légale présentée par https://l-ecole-a-la-maison.com

On notera au passage, chose cocasse, que "les contrôles n'ont pas pour objet de valider un quelconque niveau scolaire, auquel d'ailleurs ils ne doivent pas faire référence ». C'est une chose qui ne devrait pas non plus tomber dans les oreilles de sourds... Mais attention, car l'inspecteur évalue tout de même si votre enfant possède certaines notions. Même si la loi dit une chose, l'inspection d'académie, comme toujours, interprètera à sa manière.

Delphine et Eric concluent à des attitudes « autoritaristes » et synonymes de « mise sous pression des enfants ». Ils soupçonnent l'administration de vouloir « décourager les familles et faire en sorte que leurs enfants intègrent le système dit classique ».

Sur le fond, c'est évident, l'administration n'aime pas l'école à la maison. Mais ça n'est pas très grave en réalité parce qu'une fois que vous aurez franchi le pas, vous n'en entendrez plus parler qu'une fois de l'an.

Un contrôle "annuel" qui a eu lieu une fois... en dix ans

Et encore ! Pour notre part, nous avons été contrôlés qu'une fois. Et ça s'est très bien passé. L'inspecteur a beaucoup apprécié ce qu'il a trouvé chez nous, nous avons laissé libre cours à sa mission sans aucune réserve, moyennant le respect de la loi (il n'a pas eu le droit de visiter la maison, de parler seul à l'enfant etc.) et il nous a dressé le plus bel éloge qu'on puisse imaginer.

Dans les faits donc, voici ce qui se passe: si vous inscrivez votre enfant à un cours par correspondance autorisé (nous donnons quelques bonnes adresses ici), vous n'entendrez probablement pas parler d'inspection avant des années. C'est le cours auquel vous aurez inscrit votre enfant qui justifiera de la scolarité de votre enfant. L'administration est en principe obligée de vous contrôler dès le départ mais... l'administration de "l'Education nationale" est ce qu'elle est, et "le surcroit de travail" ne lui laisse pas le loisir de s'occuper tout de suite de vous. Il y a des chances pour qu'elle songe à vous inspecter alors que votre enfant sera reparti à l'école.

Sauf si vous faites un peu trop de publicité à l'école à la maison dans votre village ou quartier: cela attire rapidement la hargne de républicains farouches, qui s'empressent d'appeler l'académie. Ou vous vous attirez les foudres du conseil municipal local, et celui-ci s'arrange pour signaler votre cas, ce qui accélère les choses.

Donc, pour nous résumer: en cas de cours par correspondance dans un cours agréé et si vous ne faites pas trop de vagues, vous n'aurez pas d'inspection tout de suite.

En revanche, si vous n'inscrivez votre enfant nulle part, attendez-vous à une réaction immédiate. Comme vous aurez obligatoirement déclaré à la mairie cette déscolarisation, l'administration cherchera à savoir où l'enfant est inscrit et là, patatras, votre enfant ne sera inscrit nulle part, ce qui ne rentre pas dans le moule.

A ce moment-là, un dossier sera constitué en urgence sur votre cas et vous verrez très vite arriver le courrier annonçant le contrôle.

Détendez-vous, les inspecteurs ne vont pas non plus vous passer les menottes, même si la lettre qu'ils vous envoient comporte cette phrase : « Le fait, par les parents d'un enfant ou toute personne exerçant à son égard l'autorité parentale ou une autorité de fait de façon continue, de ne pas l'inscrire dans un établissement d'enseignement, sans excuse valable, en dépit d'une mise en demeure de l'inspecteur d'académie, est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. (...) ».

C'est en fait tiré de l'Article 227-17-1. Un article qui n'a jamais permis aucune condamnation réelle. Et ça ne dit rien d'autre ! Le courrier ne vous cite pas l'article que nous avons cité tout-à-l'heure en commençant ce texte. Personne n'est jamais allé encore en prison, mais le texte sur la prison et l'amende fait son effet sur beaucoup de parents qui parfois renoncent. La France, sur ce point, fait partie des pays en retard et menaçants. Comme l'Allemagne d'ailleurs où l'école à la maison a été interdite par Adolphe Hitler, chancelier du IIIème Reich, et jamais rétablie depuis. Ne vous inquiétez pas, c'est une menace de pure forme, juste pour dire que l'administration vous a envoyé son message.

Quand l'inspection a lieu, quelle attitude ?

Comme nous le recommandons dans notre guide, quand l'inspection a lieu, inscrit ou non à un cours, que faire ? Restez "zen", connaissez vos droits et... n'en parlez pas d'emblée, ne les citez que si l'inspecteur en vient à vous faire des remarques dépassant ses prérogatives. Il y a des milliers d'enfants déscolarisés en France, les inspecteurs ne vont pas chercher à créer une fronde, ils vont chercher à faire le moins de vagues possibles. Mais ils peuvent vous notifier des points de droit pur et s'ils sont dans leur rôle, ne les contestez pas, prenez simplement note de ce qu'on vous dit. Présentez le travail de votre enfant, restez ouvert et calme, souriez.

Pour ou contre les inspections ?

Selon nous, Delphine et Eric ne devraient pas contester ces contrôles. Ils ont raison de refuser les dérapages tels que ces mentions d'un enfant qui ne fait pas l'école à la maison. Mais en-dehors de ça, le contrôle ne présente que DES AVANTAGES.

- D'abord, il va vous faire réfléchir et c'est toujours bon de réfléchir, le cerveau en a besoin 😉

- Ensuite, il va vous offrir l'opportunité de mettre à plat ce que vous faites avec votre enfant.

- Il vous offre l'opportunité d'une bonne conversation avec votre mari ou votre conjoint, et celui-ci va intérioriser des questions qu'il avait peut-être tendance à vous confier exclusivement.

- L'inspecteur va vous faire des suggestions qui parfois sont intéressantes, ouvrant des perspectives.

- Il va dresser un avis basé sur son analyse de votre manière de faire, autrement dit un diagnostic gratuit (c'est toujours bon à prendre).

- Il va prendre conscience qu'il existe une liberté de l'enseignement, d'autres voies que les schémas imposés par la République. Ce qui le conduira à être plus tolérant vis-à-vis des autres familles (on note que les contrôles se passent de mieux en mieux).

- Il va emmener avec lui une vision d'une scolarité différente, qui obtient de meilleurs résultats que celle de l'Education nationale. Cela aura tôt ou tard un impact sur l'ensemble de l'EN: le village gaulois qui fragilise l'empire...

Peut-être voyez-vous d'autres avantages à ces contrôles ? Faites-nous en part. En tous cas, vous êtes dans votre droit. Vous avez le droit de dire non.

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*: Eric du blog de l'Ecole des Herbes folles, offre son livre. Dedans, il soulève un lièvre énorme et nous confirmons que son interprétation des textes est parfaitement juste.

On dit souvent: "l'école n'est pas obligatoire, c'est l'instruction qui l'est". C'est faux !

"L’école n’est pas obligatoire. Mais l’instruction ne l’est pas non plus. L’instruction en France est un simple droit: je m’instruis si je veux, rien ne m’y contraint. J’ai le droit de m’instruire, de même que j’ai le droit de jouer au football, d’apprendre la vannerie, d’aller me promener en forêt le dimanche, d’inviter mes parents à venir passer le week-end à la maison. Rien de tout cela ne revêt de caractère obligatoire."

Il a raison et nous nous apercevons que l'article du Code de l'éducation comporte une erreur: la loi ne parle pas d'instruction obligatoire mais d'enseignement obligatoire.

On se dit subitement que les anciens législateurs étaient plus intelligents qu'aujourd'hui: on est obligé d'enseigner les enfants mais ils ne sont pas obligés d’apprendre ! l'Etat est obligé d'instruire mais l'enfant n'est pas obligé d'être instruit, en revanche.

Article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire.
L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

Alors vous voyez que vous avez de quoi répondre à l'inspecteur !

Pour voir ce qui concerne l'actualité de la loi, allez ici.

Pour un résumé de vos droits, allez sur cette page.

L'Article L131-10

Les enfants soumis à l'obligation scolaire qui reçoivent l'instruction dans leur famille, y compris dans le cadre d'une inscription dans un établissement d'enseignement à distance, sont dès la première année, et tous les deux ans, l'objet d'une enquête de la mairie compétente, uniquement aux fins d'établir quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables, et s'il leur est donné une instruction dans la mesure compatible avec leur état de santé et les conditions de vie de la famille. Le résultat de cette enquête est communiqué à l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation.

Lorsque l'enquête n'a pas été effectuée, elle est diligentée par le représentant de l'Etat dans le département.

L'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la déclaration d'instruction par la famille, faire vérifier que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1.

Ce contrôle prescrit par l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation a lieu notamment au domicile des parents de l'enfant. Il vérifie notamment que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille.

Ce contrôle est effectué sans délai en cas de défaut de déclaration d'instruction par la famille, sans préjudice de l'application des sanctions pénales.

Le contenu des connaissances requis des élèves est fixé par décret.

Les résultats de ce contrôle sont notifiés aux personnes responsables avec l'indication du délai dans lequel elles devront fournir leurs explications ou améliorer la situation et des sanctions dont elles seraient l'objet dans le cas contraire.

Si, au terme d'un nouveau délai fixé par l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation, les résultats du contrôle sont jugés insuffisants, les parents sont mis en demeure, dans les quinze jours suivant la notification, d'inscrire leur enfant dans un établissement d'enseignement public ou privé et de faire connaître au maire, qui en informe l'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation, l'école ou l'établissement qu'ils auront choisi.

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Cite:

Code de l'éducation - art. L131-1-1

Cité par:

Décret n°2009-259 du 5 mars 2009, v. init.
Code de l'éducation - art. L131-11 (M)
Code de l'éducation - art. L442-2 (V)
Code de l'éducation - art. L442-3 (V)
Code pénal - art. 227-17-1 (V)

Codifié par:

Rapport au Président de la République relatif à l'ordonnance n° 2000-549 du 15 juin 2000
Loi n°2003-339 du 14 avril 2003

Il peut être judicieux d'aller voir ce que sont les "grands principes de l'Etat"

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