Ecole et argent : est-ce plus cher à la maison ? le coût de l’école à la maison

"Je crains de ne pas avoir les moyens pour faire l'école à la maison"

Dans cet article, nous allons voir combien cet argument peut être trompeur. Nous avons déjà vu dans cet article une première approche qui a déblayé les coûts cachés de l'école classique.

Avant de vous présenter cette fois une étude, laissez-nous vous annoncer que nous avons répondu à cette préoccupation générale en vous donnant les diverses pistes pour gagner de l'argent. C'est notre cas, nous vivons d'internet assez confortablement. Nous vous donnons en fin d'article un lien vers une page qui vous montre comment gagner de l'argent.

Mais auparavant, résumons la question.

Vous risquez de gagner plus d'argent en faisant l'école à la maison. L'école à la maison va être le commencement d'une période plus prospère et ce pour plusieurs raisons.

D'abord, vous allez cesser des dépenses liées à l'école. Elles sont multiples, on ne s'en rend pas toujours compte. Les déplacement par exemple, si vous comptez la réalité du coût kilométrique, c'est environ 70cts à 1 euro; ça va très vite !

8.750€ dépensés chaque année avec une Clio pour aller à l'école !

Prenons le cas d'une petite citadine du type Clio. Si vous faites par exemple 2km pour aller à l'école en voiture, et que vous récupérez l'enfant le midi pour le remettre l'après-midi, cela fait 8km de trajets par jour. Sachant qu'il y a 35 semaines d'école, cela fait 1.400€ par an. Si vous laissez l'enfant le midi à la cantine, cela fait 4km, soit 700€. Certains font 25km deux fois par jour, soit 8.750€ avec une Clio (ne parlons pas des voitures plus grosses) !
Restons sur 700€: vous avez de quoi payer l'école à la maison !

Optimiser son temps, source d'argent

Ensuite, en apprenant à faire l'école à la maison, vous allez apprendre comment optimiser votre temps et vous gagnerez la moitié de vos journées actuelles. C'est ce que nous vous montrerons. Car si vous aviez eu des octuplés, vous vous en occuperiez; vous ne les ramèneriez pas au magasin, n'est-ce pas ? Pourtant, votre journée ne ferait toujours que 24H. Ce qui veut dire que bientôt, vous disposerez de plus de temps. Les gens riches ont d'abord comme point commun d'être des gens organisés sachant aménager leur temps.

Relancer son activité

Enfin, nous vous montrerons comment vous pouvez démarrez ou relancer une activité. Nous y encourageons fortement les parents qui font l'école à la maison car l'enfant, disons-nous, a besoin de savoir que vous n'êtes pas faite uniquement pour lui, et il sera fier de vous savoir responsable d'une activité.

Questions posées régulièrement par les parents: L'école à la maison coûte-t-elle plus cher ?

Ecole et argent ne sont pas vraiment associables dans l'esprit du public. On n'a pas l'habitude de se demander ce que coûte et ce que rapporte un enfant. On n'associe pas l'enfant à une question de gain ou de perte, et heureusement ! On considère que c'est "à fond perdus"... ou "à fonds gagnés" si on a une vision positive. Pourtant, avec ce que coûte l'école (déplacements notamment), le niveau de l'école (médecins, orthophonistes, psys) et quelques autres dépenses loin d'être anodines, on peut se demander quel serait le meilleur investissement scolaire. Une étude a enfin été faite !

Coût école à la maison

Vous aurez à payer: le cours par correspondance si vous en prenez un, notre accompagnement, a minima. Soit 240€, comme nous l'avons vu dans l'article précédent. Supposons que vous préfériez prendre un cours plus cher et des fournitures ou accessoires, vous aurez un total moyen de : 1.000 + 198 + 60 = 1.258€

Soit 104€ par mois. Regardez vos courses: un caddie pour quelques jours fait bien plus. Nous vous montrerons aussi comment faire des économies, même si vous pensez être champion pour ça 🙂 (Cécile est imbattable pour ça).

Le montant de cette somme ne doit pas vous freiner.

C'est l'école classique qui coûte le plus !

Mais avant de regarder la fameuse étude de près, faisons un test. Voici notre question:

Votre surprise est compréhensible. Beaucoup de gens vont dire que l'école classique ne leur coûte rien ou presque parce qu'elle est "gratuite". En réalité, ils payent sans le savoir.

Des études sont menées depuis quelques temps sur cette question. Avec l'étude ci-dessous, vous verrez qu'il y a de quoi s'interroger et en parler en couple.

Cela fait longtemps que nous pressentions que la réponse était favorable à l'école à la maison.

Selon le rapport USDA 2011, il en coûtait 226 780€ en moyenne pour élever un enfant depuis sa naissance jusqu'à ses 17 ans. Si l'on excepte que dans certains pays comme en France (en tous cas pour l'instant), les charges sont en parties compensées par des aides sociales, aux USA cette somme est considérée comme importante. Sans compter les études qui en France sont en partie payées, soit par la gratuité, soit par des bourses.

Nous vous avons traduit les chiffres en euros et cela donne le graphisme ci-dessous.

Quelques conseils sont aussi posés, car évidemment faire faire des études à un enfant auquel on n'aurait pas appris un rapport sain à l'argent ne servirait à rien:

Le pompon: de meilleurs résultats

L'école à la maison, comme nous le voyons ici, conduit à de meilleures études et à de meilleurs métiers. Elle figure au palmarès des meilleures scolarités.

Ecole et argent

Ecole et argent sont des notions qu'on n'a pas l'habitude d'associer, c'est en général un exercice réservé au Ministère de "l’Éducation nationale" ou des agences économiques. Pourtant, il peut être pas mal de mettre les choses à plat de temps en temps sans surtout prétendre que cette question soit au centre de l'éducation ni que le débat permettrait d'établir des chiffres d'une exactitude absolue. Les données à considérer sont multiples. Mais l'ordre d'idée qu'on en tire permet de déculpabiliser les parents qui se disent peut-être que dépenser pour l'école à la maison est déraisonnable. Outre le bienfait accordé à l'enfant, il apparaît bel et bien que c'est un investissement rentable, et bien au-delà de l'or ou de l'air liquide !

Le graphisme est une traduction de celui trouvé sur cette page. Vous avez également cette page qui vous donne plus d'éléments.

A présent, voici le lien qui vous permet de reconsidérer sérieusement ce problème d'argent.

Que faut-il penser de cet article ? Laissez s'il vous plaît votre réponse ci-dessous.

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19 réponses à “Ecole et argent : est-ce plus cher à la maison ? le coût de l’école à la maison

  1. bonjour,
    Qui est dans le même cas que moi, 3 enfants 15,13 et 8 ans le 2ème n’arrive plus à aller à l’école donc signalement fait à l’académie pour l’école à la maison. Mère au foyer, divorcer. Comment financier des cours par correspondance à moindre coût. Quels sont les aides ? juste une aide de 900 euros par mois du papa, qui ne fait pas attention aux enfants.

  2. que faire ? je panique…
    En fin de semaine, je me fais contrôler par les services sociaux avec menace de justice car je suis déscolarisé.
    Je dois scolariser mes 2 enfants dans 2 jours.

    Avant j’étais au CNED car financé par l’Etat. Maintenant, je dois trouver un cpc pour l’année le moins cher. J’étais prof. Maintenant je suis un pauvre handicapé.

    MERCI de me contacter aujourd’hui au fabien.lerch@laposte.net et 07 58 21 23 99

    1. Bonjour Fabien, avant que les ennuis s’abattent sur vous, abonnez-vous sur le site, nous vous montrons tout. Amicalement

  3. Bonjour,
    Un fils de paysan, fortement paysan lui-même remercie chaleureusement Cécile et Rémy pour leurs explications à l’occasion de leur réponse à JAMZ .
    A noter qu’il y a encore des plombiers et des boulangères (qui n’écrivent pas) mais qu’il n’y a plus guère de paysans. Les « exploitants agricole »s qui restent sont des esclaves de la finance.
    Il serait éclairant (et terrorisant) de rendre visibles les conséquences tous azimuts de cette disparition du rural, matériellement et intellectuellement.

  4. Bonjour,
    je suis assez d’accord avec les idées.
    Dans les faits , après 6 mois d’école à la maison, sans avoir la possibilité de recourir à un quelconque relais familial et sans lieu de vie favorable( pas de lumière , pas d’espace , pas de jardin) je suis fatiguée.
    J’ai trois enfants de 7, 5ans et demi et 2 ans.
    les deux premiers font partie des enfants hypersensibles et Hp, le troisième semble sur la même corde.
    Notre ainé était en échec social et complètement anxieux , violent, démotivé et ayant décroché des cours quand nous avons décidé de le sortir de l’école, après trois essais infructueux( donc plus d’option autre dans notre village!)
    Pourtant si je vois le bienfait de pouvoir respecter les rythmes de chacun ( sommeil, alimentation, besoin de s’isoler ou de se dépenser),je suis peu convaincu que mes enfants profitent réellement de toutes les possibilités qu’offre l’école à la maison .
    Pas satisfaite du cours par correspondance( très très scolaire et aride, pas spécialement riche ni motivant, sans réelle pédagogie, et pourtant très onéreux) , qui me sert simplement de couverture pour être tranquille par rapport au regard de l’inspection et de la famille pas tellement enthousiaste de ce choix….
    Je n’ai pas un réseau social très fournit et je trouve que cela ne permet pas aux enfants d’être assez souvent aux contacts des autres.
    Les personnes qui m’entourent pensent qu’il seraient préférable que nous rapprochions d’une école au moins pour nos deux plus jeunes enfants, en particulier par ce que notre ainé est énergivore et très agité , ce qui n’est pas facile pour la fratrie.
    j’en suis a envisager très sérieusement un déménagement pour se rapprocher d’une toute petite école de campagne avec deux classes qui encadrent chacune 4 niveaux de classes.
    Hors… tout cela est très cher
    J’ai déjà lu votre livre en entier. Plein de bonnes idées mais est ce toujours adaptable?
    je veux dire que peut être sur le principe cela fonctionne et est en accord avec mes idées, mais je ne sais pas si je ne dois pas revoir à la baisse mes « ambitions » d’école à la maison…en tenant compte des spécificités de cette fratrie. qu’en pensez vous?

    1. Bonjour, tout ce que vous nous dites là est caractéristique d’une situation où l’ont s’embarque dans l’école à la maison sans formation, un peu comme si l’ont traversait l’océan sur un radeau de fortune avec ses enfants, sans vrai bateau, sans marins, sans carte, sans vivres. C’est pour cela que nous avons créé ce site. Il nous paraît indispensable d’apprendre comment faire en sorte que les enfants voient d’autres enfants, comment se servir d’un cours par correspondance afin d’en tirer avantage et s’amuser, comment obtenir un travail rapide et dense, etc.
      Ce n’est pas la famille « pas très enthousiaste » qui peut vous être utile, puisqu’elle ne sait pas de quoi il s’agit. Voyez ceci: http://l-ecole-a-la-maison.com/le-principe-d-action-soutien-opposition/
      « notre ainé est énergivore et très agité » Disons que tel qu’il est sollicité, il est agité. Mais avec les bonnes sollicitations, apportant une saine fatigue notamment et de la réussite personnelle, tout rentrera dans l’ordre. Il ne s’agit pas forcément de louer l’enfant. Il s’agit de lui apporter de justes célébrations d’efforts et de victoires, il s’agit de valoriser par une parole de vérité. Il s’agit de ne plus être soi-même en colère. Nous vous monrerons tout ça, c’est une partie cruciale de notre travail de formation.
      Enfin, le diagnostic « les deux premiers font partie des enfants hypersensibles et Hp, le troisième semble sur la même corde » est typique également et nous redisons: méfiance vis-à-vis de tout ce qui désigne l’enfant. L’enfant n’est que le fruit de sollicitations. Sa manière d’être et ses manques résultent de ce qu’on lui a donné ou pas. Prenons distance avec cette habitude de figer l’enfant dans un diagnostic alors que d’une part ce diagnostic oublie les véritables auteurs de la situation, qui sont tous adultes, et que d’autre part ce diagnostic semble figer une vérité alors que tout change et que tout peut changer très favorablement. Allez voir en tapant dans la fenêtre de recherche « hyperactivité » ce que nous en disons, le raisonnement est le même pour les « hp ».
      Nous vous invitons à vous inscrire très vite sur le site afin d’en savoir plus.

  5. On peut etre pauvre de coeur en gagnant 3000 et riche d’amour avec 600 tout bienfait viens du Genereux )) merci pour votre travail je pense tres sincerement faire partie bientot de maman responsable mon fils le merite ))

  6. Nous vivons avec 800€ et nous sommes 8 à la maison. Moi je fait école à la maison aux enfants pendant que monsieur cherche un autre CDD ou CDI! Ont s’ en sort juste, on ne fait pas de folie, en attendant des jours meilleurs. Nous avons connu le luxe place Vendôme, et dînions « chez maxime ». Mais maintenant on fait avec la simplicité, et à vrai dire : on vie!
    Nous étions sur une autre planète, Dieu nous a remis les pieds sur terre.
    Merci!

  7. Pour le retour sur investissement d’une personne qui a une licence ou une maîtrise, je ne suis pas trop d’accord. J’ai un DESS (master 2) et j’ai toujours travaillé avec un salaire légèrement au-dessus du SMIC, pendant que mes neveux avec un simple CAP ou BEP gagnaient plus que moi. J’ai davantage connu le chômage et l’instabilité qu’eux. Ce n’est pas pour rien qu’il est tabou de parler de son salaire en France, car les jeunes comprendraient vite qu’étudier longtemps ne rapporte pas forcément beaucoup d’argent. Mon mari, chercheur avec son bac + 8, a beaucoup de mal à gagner plus de 2000 euros par mois et en plus avec des contrats CDD reconduits depuis des années et plus de 50 heures de présence au boulot par semaine et des déplacements le week-end et des rapports à rédiger le soir. Ce n’est pas cher payé. Pendant que le mari d’une nièce gagne 1800 euros en étant éboueur. Ok, ce n’est pas le même métier, il a une prime de salissure… Ce n’est pas aussi passionnant, mais au moins l’éboueur rentre chez lui à 16 h et il aura sans doute une retraite. Tandis que le chercheur n’a pas la qualité de vie, la précarité de l’emploi, et peu de chance d’avoir une retraite puisqu’il commence à travailler à 30 ans (les autres ont déjà 10 ans d’ancienneté derrière eux et donc un salaire qui augmente avec l’ancienneté). Qu’on ne me dit pas qu’il n’y a pas de risques professionnels chez le chercheur, certains travaillent avec de la radioactivité, des virus, des bactéries, et des solvants.
    Je n’espère pas forcément que mes enfants choisiront la fac. Ce n’est pas le bon plan pour bien gagner sa vie, surtout en France où le travail intellectuel n’est pas vraiment valorisé. D’autant que ça contraint à démarrer sa vie à 27 ans, à se marier tard et à avoir des enfants encore plus tardivement. Et au Pôle emploi, on vous dit qu’on ne peut rien faire pour vous. Parce qu’entre 2 CDD, c’est tout ce qu’il reste à un diplômé pour chercher du boulot (même l’APEC a disparu dans certaines régions).

    1. Oui absolument, en France les métiers manuels ne sont pas valorisés et pourtant dans une situation d’appauvrissement généralisé, ce sont eux qui tirent leur épingle du jeu puisqu’il n’y a plus de travail pour les diplômés.
      Reste que le monde est vaste et qu’un enfant qui a reçu une bonne éducation et un bon niveau d’étude trouvera du travail aisément, hors de France.

    2. Merci pour ces pistes de réflexion. L’argent est le nerf de la guerre, même s’il n’est pas du tout impossible de faire « sans ».

      Je confirme entièrement le témoignage précédent. Bien qu’armé d’un diplôme de doctorat d’une grande école scientifique bien cotée, ainsi que d’autres diplômes supplémentaires, je n’ai connu que longues recherches (d’emploi) entrecoupées de CDD largement sous-payés par rapport à l’ampleur de l’investissement scolaire et des capacités intellectuelles. Toujours en-dessous de 1800 € net/mois, pas de CDI, pas de primes d’ancienneté. Alors que pas mal de copains d’enfance ont négligé leur scolarité mais quand-même validé un Bac+2, ont pu tout de suite travailler et évoluer, et ont déjà dépassé l’étape-phare de la maison achetée et payée.
      Etant bien loin d’être le seul dans cette impasse des intellos précaires, je n’ai jamais compris l’approche américaine qui consiste à miser sur un futur rendement financier proportionnellement au niveau d’étude. Quand je vais voir mon banquier pour un emprunt, lui faisant valoir que j’ai un gros potentiel financier car j’ai Bac+8, il rigole un peu…

      Je pense fortement qu’un bon niveau de diplôme ne suffit pas forcément à compenser les failles qui peuvent être creusées par l’école durant l’enfance, par manque d’attention (disons même d’amour !) et manque d’adéquation. Certains sont beaucoup plus sensibles que d’autres à ces conditions de scolarité, et encore plus si cela n’est pas compensé à la maison. L’EM a ici les plus belles cartes à jouer, et représente un investissement forcément très rentable.

      Maintenant, concernant notre projet d’EM pour nos jeunes enfants hypersensibles/HQI : étant celui des 2 parents qui aimerait et pourrait assurer leur école à la maison (puisque j’ai du temps puisqu’en absence de carrière), je me trouve un peu perdu par plusieurs difficultés :
      – Je ne sais pas quoi leur « vendre » comme éducation. Viser un métier manuel simple, dans lequel ils vont peut-être s’étioler de sous-utiliser leur potentiel ? Les affuter en vue d’un métier « intellectuel » top-niveau, mais alors ils devront surement s’expatrier pour faire carrière ? Autre chose ?
      – Je me trouve très inconfortable de les accompagner dans de bonnes études, tout en incarnant à mon sens un parfait contre-exemple de l’utilité de faire des études. Je ne vois pas du tout comment concilier mes aspirations de réussite socio-professionnelle (développement personnel et matériel ainsi qu’exemple inspirant pour les enfants) avec l’énorme disponibilité requise pour rester à la maison à s’occuper des enfants.

      Rémy et Cécile, nous aurions vraiment besoin de vos lumières. A votre avis, par où devrions-nous commencer ? Merci.

      1. Bonjour, merci pour ces questions !
        Vous dites « je n’ai jamais compris l’approche américaine qui consiste à miser sur un futur rendement financier proportionnellement au niveau d’étude »
        Il est vrai qu’il peut être agaçant de fréquenter l’approche américaine matérialiste qui vise à un résultat selon l’investissement qu’on a fait sur les études de son enfant. Mais en même temps, il est horripilant de payer des sommes folles pour des études inutiles. Il est logique d’attendre un retour sur investissement, sans quoi on peut aussi bien envoyer l’enfant vers d’autres chemins.
        « Toujours en-dessous de 1800 € net/mois, pas de CDI, pas de primes d’ancienneté. Alors que pas mal de copains d’enfance ont négligé leur scolarité mais quand-même validé un Bac+2, ont pu tout de suite travailler et évoluer, et ont déjà dépassé l’étape-phare de la maison achetée et payée. »
        Cela, vous le devez au fait que la France est un pays sous-développé, c’en est même une preuve. Votre niveau d’étude, ailleurs dans le monde, vous aurait sans doute assuré des revenus. Mais il est vrai également que la France produit des monceaux d’universitaires et de diplômés dont elle n’a aucun besoin. 6.000 sociologues à Toulouse chaque année, alors que la ville en a (peut-être) besoin d’un ou deux par an. On trompe tous ces jeunes avec les études. L’université produit d’abord et avant tout du chômeur, disons-le.
        L’ouvrier et l’artisan, eux, répondent à une demande. Ils payent aussi plus de charges, que les autres…
        « Quand je vais voir mon banquier pour un emprunt, lui faisant valoir que j’ai un gros potentiel financier car j’ai Bac+8, il rigole un peu… » Eh bien, votre banquier est un imbécile. S’il était un vrai banquier mécène, il s’intéresserait à vous. Mais les banquiers ne sont plus que des rentiers…
        « Je pense fortement qu’un bon niveau de diplôme ne suffit pas forcément à compenser les failles qui peuvent être creusées par l’école durant l’enfance »
        C’est vrai. Les études supérieures sont les parties médianes de l’édifice de votre vie, elles ne corrigent pas les erreurs des fondations, elles ne sont pas là pour ça. Ces erreurs, seule une méthode spécifique peut les corriger. Nous en parlons dans la formation.
        « Je ne sais pas quoi « vendre » comme éducation à mes enfants. Viser un métier manuel simple, dans lequel ils vont peut-être s’étioler de sous-utiliser leur potentiel ? »
        Ouh là ! voilà une phrase admirable sur laquelle nous pourrions refaire un article. Car nous l’avons déjà fait, cet article. Nous y disons la chose suivante.
        Tout d’abord, il y a une première chose qui vous fait croire que l’universitaire est supérieur, ou le journaliste, ou le politique: c’est qu’ils manient tous le verbe, le discours, ils brillent par les apparences, on leur a expliqué comment paraître. C’est ainsi qu’un imbécile parfait peut nous diriger tous alors qu’il ne saurait diriger une équipe de manutentionnaires dans une arrière-boutique. Voilà la victoire des mots, de cette civilisation du lingual.
        En réalité, l’artisan ou l’ouvrier ont plus de chances de développer une intelligence réellement supérieure que l’universitaire. C’est ce qui se passe dans les faits. Vous lirez avec profit « Culture, Ecole, Métier », d’Henri Charlier, livre excellent. Vous pensez que l’artisan ou l’ouvrier sont d’une intelligence moindre parce que vous fréquentez des hommes tirés au hasard du bottin téléphonique, et que statistiquement vous toucherez rarement l’élite de leurs métiers, de même que si vous fréquentez au hasard d’une université, vous tomberez sur des esprits creux ; et d’autre part vous voyez ces artisans manier les choses et la matière, ce qui n’inspire pas votre admiration métaphysique. Ils n’ont pas l’occasion de vous donner les conclusions de leurs observations, s’ils ont pris le temps de les établir. Mais l’intelligence des métiers est la plus solide et la plus transcendantale, c’est celle d’un paysan nommé Gustave Thibon face à la stérilité de raisonnements creux d’un BHL, pour prendre les deux extrêmes du génie et du fat. Savez-vous pourquoi ? Parce que ce qu’on appelait jadis les métiers (issus des savoir-faire pratiques) vous indiquent immédiatement les règles du vivant. Si un paysan se trompe, il le verra aux semailles. Alors que si un universitaire se trompe, et si même s’il se trompe sciemment, il peut pourrir des générations entières d’étudiants sans que personne ne s’en rende compte; il bénéficiera des honneurs publics même et de la considération générale, des titres, des colonnes des journaux. Voyez-vous, les idéologies et les hérésies naissent généralement en ville ou, pour le moins, dans le foyer des penseurs et non dans les campagnes. L’homme de métier qui sait observer la pression de l’eau dans les canalisations est à même d’écrire un traité politique, il sait que la pression est plus basse en bas, mais que le phénomène des vases communicants peut soulever une masse dépourvue d’inertie : que nos politiques y songent ! Il sait que le vide est aussitôt comblé, autre leçon bien mal connue ; de même le maraîcher, qui observe que les feuilles montantes puis tombantes de la courgette lui permet de s’abreuver et en même temps de repousser l’excès d’eau au loin, peut faire un pensum sur la stratégie ou… l’économie.
        C’est parce que personne ne le leur demande qu’ils arrêtent leurs pensées au champ du privé : ils sont convaincus par toute la société d’être des idiots tout juste bon à pratiquer leur métier. Leurs collègues eux-mêmes les ramèneraient bien vite à terre s’ils s’avisaient d’écrire. Voilà pourquoi les artisans vous paraissent sots : ce n’est qu’une convention sociale. Il n’y a pas d’école philosophique des artisans parce que notre société n’y songe même pas : elle ne voit aucunement la richesse des métiers, elle n’honore, depuis la fondation de la Sorbonne, depuis disons même la grande coupure opérée par les philosophes post-socratiques, que les métiers d’idées. Mais si un mouvement encourageait la philosophie issue du vivant, ces gens de métiers seraient rapidement à l’honneur et vous verriez des paysans subjuguer des universitaires en moins de temps qu’il n’en a fallu à ces universitaires pour réduire nos pays au néant. Qu’est-ce que la révolte aujourd’hui ? d’abord une révolte de la philosophie vraie du sens des choses contre la philosophie fausse de l’inversion. Les gens les mieux placés ont moins raison que les sans-grades. Ils sont philosophiquement inférieurs, s’ils sont intellectuellement plus habiles.
        Une courgette nous a inspiré un article, sur ce blog. Vous verrez que la nature ne finit pas d’être féconde, et vous verrez a aussi à quel point cet article peut être idiot en ne faisant que deux pages alors qu’un plant de courgette pourrait en inspirer 3000. Nous sommes nous-mêmes des artisans et des paysans. Nous avons juste voulu prendre le temps, parfois, comme nous le faisons présentement avec vous, creuser un peu ces observations, parce que nous avons l’orgueil d’une race qui ne s’est pas convaincue de son inutilité, contrairement aux artisans souvent trop humbles.
        C’est vous dire que la loi naturelle est infiniment plus féconde que la spéculation abstraite détachée de tout, coupée de tout. L’universitaire peut proposer de planter l’arbre à l’envers, rien ne charmera plus des élites assoiffées de nouveautés et pour lesquelles l’ordre de la Révélation, allant du bas en haut, est totalement étrangère. Disons même qu’elle lui préfère l’inversion, ce que personne ne pourra nier.
        Vous dites à nouveau « Les affuter en vue d’un métier « intellectuel » top-niveau ». Les métiers intellectuels ne peuvent être « top-niveau » en eux-mêmes. La valeur d’un raisonnement intellectuel réside en ce fait qu’il dépasse et vainc des limites en reliant vitalement des principes éloignés. Ce qui fait la grandeur d’une activité quelle qu’elle soit, c’est la faculté à élever de manière cohérente et donc inscrite dans le vivant un système au-delà des contingences : rien ne dépasse cela. Or, cette élévation est bien davantage qu’intellectuelle, elle est une révélation qui ne procède pas seulement du jeu intellectuel, celui-ci pouvant échafauder des erreurs. Elle procède du spirituel, autrement dit la cohérence intrinsèque de toute chose créée qui charpente tout. Elle procède par ailleurs de la volonté qui ne craint pas l’épreuve. Il ne s’agit pas seulement d’imaginer un système juste et bienfaisant, encore faut-il le construire, ce qui exige le courage d’une vie, et toute la nature d’une discipline saine. Le monde intellectuel n’ayant presque aucune pratique de la vie, les idées y foisonnent à vide et sans prolongement, comme un moteur mal ajusté produit mille fumées inutiles et bruyantes.
        Nous voyons que notre boulangère est un esprit aussi fin et aiguisé que celui de Marie Curie et sans comparaison avec celui de Cécile Duflot ou Najat Belkacem. Vous appelez peut-être là « top-niveau », une vision du rang social que vous attachez à une importance relative mais, voyez-vous, les sommets sont atteints par les humbles de cœur et les esprits les plus simples, au sens de purs. Ainsi parlait Maurice Druon avec qui nous échangions. Le rang social et les titres, vous le savez bien, ne sont rien. On peut même dire que dans un système faux comme le nôtre, la fausseté, la vacuité et l’erreur assurent les plus belles promotions, et vous voyez en haut ce qu’il y a de plus bas.
        Mais revenons à l’enfant. Vous le conduirez vers ce qui lui plaira. Et ce qui lui plaira sera le plus souvent une chose qu’il aura fréquentée dans un moment de grâce. Ainsi, l’enfant qui aime les avions a le plus souvent vécu un moment où quelqu’un lui a parlé d’avion avec talent, ou été à un meeting aérien, ou lu un livre enthousiasmant. Ainsi, l’enfant ne s’oriente pas au hasard, mais en fonction de ce que vous lui aurez donné et de la manière dont il aura été sollicité. Il cherchera à revivre les moments d’émulation qu’il a vécus. Si vous humiliez son intelligence, il ne cherchera pas des voies où elle est appelée à se développer ; et croyez bien qu’on humilie l’intelligence sans le vouloir, en étant simplement intelligent parfois, en parlant en adulte à un enfant qui se sent écrasé par un parent brillant ! Nous en parlons amplement. En revanche, si vous lui faites connaître beaucoup de choses différentes en lui révélant les principes secrets qui sont l’ossature de la mécanique céleste du vivant, il élargira son horizon et disposera de plus de choix, il aura le goût de développer des facultés intellectuelles dûment charpentées et fécondes. Un arbre bien planté donne du fruit. Si notre société a un si faible taux de croissance si la population est si malade, s’il y a tant de violences, si la désespérance est si présente, c’est que l’arbre est mal planté, ou déraciné.
        « Je me trouve très inconfortable de les accompagner dans de bonnes études, tout en incarnant à mon sens un parfait contre-exemple de l’utilité de faire des études. »
        Tout d’abord, votre cas est votre cas. Un entraîneur de foot ne sait pas forcément jouer au foot. On peut être un excellent entraîneur sans savoir jouer. En outre, ici, il y a lieu de vous dire que les études auxquelles vous pensez sont un monde très réduit par rapport à ce qui existe. La moitié des métiers actuels n’existaient pas il y a dix ans. Ne prenez pas possession de l’avenir sur la base de postulats vieillis. Par ailleurs, la manière dont on peut faire des études peut être parfaitement corrélée aux besoins du marché du travail. C’est-à-dire qu’il y a des études utiles. Les enfants qui font l’école à la maison sont mieux insérés socialement, ils ont de meilleurs niveaux d’étude et de meilleurs revenus parce que leur expérience les a amenés à fréquenter autre chose que les trop classiques voies du Droit, de la Médecine, du Journalisme ou de l’armée : c’est là la société du XIXème siècle ! Il y a autre chose dans le monde, croyez-le bien.
        Enfin, votre dernière question : « Je ne vois pas du tout comment concilier mes aspirations de réussite socio-professionnelle (développement personnel et matériel ainsi qu’exemple inspirant pour les enfants) avec l’énorme disponibilité requise pour rester à la maison à s’occuper des enfants. » Nous allons vous demander d’avoir moins de convictions. Non, il n’y a pas d’énorme disponibilité requise. Elle sera d’ailleurs décroissante, car la bonne méthode vous montrera comment en faire chaque jour un peu moins, c’est ce que nous montrons. Nous ne voulons pas que les parents ne fassent que se consacrer aux enfants. En réalité, l’école à la maison est un excellent moyen de relancer une carrière. Nous donnons des pistes, une organisation, des contacts, un plan pour cela. Vous verrez qu’on peut par exemple très bien vivre depuis chez soi, ou en voyage.
        Voilà, cher ami, ce que nous pouvions vous dire.

  8. Une vie…et tout particulièrement celle de son enfant n’a pas de valeur…chiffrable!!!La vie ne se vend ni ne s’achète…c’est un don sacré! Par contre nous sommes deux à avoir contribué à donner la vie à un enfant et c’est à nous DEUX de l’aimer à la hauteur en s’investissant corps et âmes pour lui. L’amour véritable, un intérêt personnel et du temps de qualité envers son enfant ont plus de valeur que n’importe quel autre investissement financier.

  9. ici, au Québec, nous avons le transport scolaire qui est gratuit, et si l’enfant a besoin d’un spécialiste genre ortho ou autre, la commission scolaire le fourni, l’école ne coute pas cher, il y a juste les livres et le matériel scolaire qui est d’environ 175$ par enfant pour l’année, alors moi qui ne travaille pas beaucoup depuis 8 ans car j’ai trois filles don la dernière va entrer à l’école en sept. prochain,
    je peux vous dire que mon conjoint est épuisé de tout payer les comptes, la maison …
    Alors je dois trouver un moyen de travailler au moins trois jours, faire l’école à la maison,avoir
    du temps pour moi et pour mon couple… je ne sais pas si c’est faisable mais je vais voir!

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