Devoirs à la maison: la gêne de l’école

Les devoirs à la maison

Les devoirs gênent-ils les profs ?

"Les enseignants n'aiment pas que les parents aident pour les devoirs à la maison, qu'ils fassent du soutien scolaire à l'enfant."

Les devoirs à la maison posent problème pour les enseignants, quand ils sont aidés par les parents. C'est un constat très majoritaire. Pas général, majoritaire.
Nous sommes toujours stupéfaits de constater que ces enseignants refusent catégoriquement que les parents aident leur enfant et le soutiennent scolairement.
C'est ainsi que nous avons de (très) nombreux témoignages disant: "L'institutrice m'a carrément dit que je n'y connaissais rien et que je ferais mieux d'arrêter" (Tifaine), "chacun son travail et le vôtre n'est pas de faire mon métier" (Marcella), "vous faites l'école à la maison et pourquoi vous ne lancez pas une université tant qu'à faire ?" (Josée), "le prof me dit alors vous allez faire avancer votre enfant au détriment des autres" (argument ridicule et inversé), "l'école est professionnelle et vous amateur" (Henri) (ce à quoi il faut répliquer que les parents ont de bien meilleurs résultats, si l'on en croit toutes les études - par une seule ne contredit ce fait), bref, l'opposition des enseignants est massive.
Même s'ils affirment le contraire sur les réseaux sociaux. Publiquement, l'image est à la collaboration active avec les familles. Dans la réalité, le rejet est pour ainsi dire total.
Un enseignant nous dit: "Pas du tout, j'accepte sans problème."
Nous lui demandons: "Ainsi, si 5 enfants de votre classe se voient ensemble et font les devoirs avec des parents décidés à les aider, vous serez d'accord ?"
"Je n'ai pas dit ça, répond-il, je suis pour les devoirs aidés par les parents si ça se passe en respectant mes conditions."
C'est ce que nous disons: ils refusent, sauf à dicter leurs conditions.
Il y a là plusieurs facteurs : d'une part, dans leur formation on leur explique souvent que les familles sont, en quelque sorte, de trop. Ce n'est pas dit comme ça, naturellement, mais ils apprennent que l'éducation, c'est avant tout le fait de l'école, qui est co-éducatrice. Oui, l'école estime qu'elle doit "éduquer" vos enfants, et l'ex-ministre de l'Education nationale Peillon dit même qu'il faut enseigner une religion aux enfants: "la nouvelle religion de la République".
Joli programme. Pour ce faire, il faut "arracher l'enfant à ses déterminismes: la famille, la culture familiale, sa religion...".
L'école publique serait ainsi la nouvelle co-éducatrice.
Co-éducatrice ? Nous disons: certainement pas. Ce n'est dit nulle part dans la Constitution. Et nous le refuserons toujours. L'école est là pour instruire, pas pour éduquer l'enfant.
Comme elle ne sait plus instruire, on doute qu'elle sache éduquer. Et ce n'est pas son rôle, de toute façon ! Qu'elle reste à sa place qui est celle de l'instruction (du moins jadis, puisque aujourd'hui l'instruction coule). Surtout qu'elle est tentée maintenant de faire de l'éducation sexuelle en classe et d'obliger à vacciner l'enfant avec les 11 vaccins dangereux ! Comme instruction, il y a mieux.
Mais qu'importe pour les nouveaux disciples de cette véritable révolution culturelle maoïste.
De co-éducatrice, la tentation est de devenir uni-éducatrice et d'évacuer les familles, comme le préconise le ministre Peillon et les pontes du ministères. La famille est de trop.
Ensuite, les enseignants se vexent facilement d'un soutien scolaire familial perçu comme une remise en cause. L'enseignant peut botter en touche aisément.
Ont-ils reçu une instruction visant à diminuer au maximum la participation des parent ?
C'est assez fascinant car ils se plaignent souvent que les familles ne soient pas à la hauteur.
Il faudrait qu'ils sachent une fois pour toutes au lieu de cultiver cette ambiguïté: veulent-ils des parents à la hauteur (et tout n'est pas parfait dans le monde des parents), ou les refusent-ils ?
Les enseignants disent souvent que l'école en est à ce niveau à cause des familles surtout. "Nous refusons que les familles élèvent le niveau d'un enfant au détriment des autres". Pourquoi au détriment des autres ? Un élève en avance ne peut qu'être moteur dans une classe. Incompréhensible.
Voilà pour leur psychologie contradictoire.
 
Mais quant aux parents, ils ont le droit d'aider leur enfant.
La loi disant que l'instruction de l'enfant est obligatoire, les parents ont l'obligation d'instruire leurs enfants en cas de défaillance de l'école.

Les devoirs à la maison, les parents les plébiscitent

Car enfin, d'une part, les enseignants n'ont pas voix au chapitre de l'éducation donnée par les parents !
Légalement, l'éducation est le fait des parents et l'enseignant n'est pas légalement fondé à remettre cela en cause.
 
D'autre part, parce que ce sont les parents qui légalement décident du choix de l'instruction donnée aux enfants (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, voir la loi), c'est aux yeux des parents seuls que compte la valeur de l'enseignement, ce n'est pas aux yeux de l'enseignant, et encore moins aux yeux de l'académie (qui dérive de toute façon dans le sillage pollué de l'EN). Les parents sont de loin les meilleurs consultants pour ce qui est du niveau et de la qualité de l'enseignement. C'est dire ! (car il y a de nombreux parents qui s'en préoccupent comme d'une guigne).
 
Lorsqu'on enseignant vous fait une remarque à ce sujet, recadrez-le donc joyeusement: "Vous n'avez aucun droit, légalement, à nous tenir ce discours. Je soutien scolairement mon enfant parce qu'il a des lacunes dont vous ou vos prédécesseurs êtes responsables. La loi me donne un droit plein et entier à enseigner moi-même mon enfant, en-dehors de vos cours. J'ai même une obligation d'instruction."
Il est vrai que la tendance du corps enseignant est de préempter vos droits, de vous remplacer... Et de se plaindre ensuite de votre désertion.
Cela répond à une demande des différents ministères: évacuer les familles afin de mieux dispenser un contrôle d'Etat, une instruction publique conforme.
Aux parents de remettre chacun dans son rôle, à sa place.
Vous pouvez aider votre enfant autant que vous le voulez, quand vous le voulez, avec les outils que vous voulez, par temps de pluie, de neige, de beau temps, de gel ou de canicule.
Les devoirs à la maison
 
  • AlineSarah dit :

    Ce n’est pas du tout facile de remettre les enseignants à leurs places. Et même si je suis en accord avec votre article je décourage les parents à se fâcher avec les enseignants. Pourquoi ? Parce qu’ils règles leurs compte en classe, n’ ayant pour témoins que les enfants qui eux sont en incapacité de se défendre. J’ai été moi même témoin et parfois victime de se genre d’enseignant. Je me rappel en CE 1.
    -« La maman de …. dit que sa fille travaille mieux si on s’assoit à côté d’elle. Vous êtes 24, je ne peux pas m’assoir a côté de chacun de vous ! Les réflexions de certains parents sont vraiment ridicules ! »
    Et voilà la mère de ma copine de 7 ans se faire ridiculiser devant notre classe sans qu’elle soit la pour répondre. Comment pensez-vous que mon amie été après ça ?

    J’aurais des romans a écrire si je devais vous conter tout se que j’ai entendu du même registre a l’école. Et très vite les enfants ne disent plus rien à leurs parents de peur qu’ils montent au creno et enveniment la situation.

    J’ai également eu des problèmes car mes enfants ne croient pas au Père Noël se qui est inacceptable. Je leur enlève le droit a l’imagination et au merveilleux. Quand j’ai dit que je croyait en Noël naissance de Jésus, on m’a répondu :
    – Pour croire des conneries pareille, tu ferais mieux de croire au Père Noël.

    Je vous laisse juger par vous même …

    • Rémy et Cécile dit :

      C’est effectivement symptomatique de gens auprès de qui il ne faut jamais laisser un enfant. D’où notre idée de les remettre en place tout en enlevant l’enfant, bien sûr.
      Il est vrai aussi que certains enseignants se permettent des choses vis-à-vis des familles qu’ils ne craignent pas. Ce qui nous a conduits à mettre les points sur le i très vite et dès lors, ces enseignants se sont montrés très aimables… Il faut savoir être assez désagréable, pour le bien de nos enfants.

  • Oudin dit :

    Bonsoir, je partage complément votre avis sur ce sujet. Et je tenais vous faire part de ma double expérience. Ayant un fils en CM2 dyspraxique avec trouble de l’attention que nous parents avons détectés très tôt en MS. En travaillant de façon indivuelle et au calme à la maison, il a assimilé très vite les acquis. Ceci n’est toujours pas au goût du corps enseigant qui nous reproche de lui apporter des connaissances trop approfondies pour le niveau demandé. Et aussi que c’est pour cette raison qu’il papillone en classe. Tout simplement aberrant.
    Ma seconde expérience est avec ma fille qui est en classe de CE2 et qui excelle (car suit et écoute beaucoup le travail fait avec son frère)
    Cette année est assez difficile pour elle car elle s’ennuie et manque de motivation. Alors nous travaillons à la maison avec des manuels anciens. Elle adore mais pas la maîtresse qui m’accuse d’avoir mis ma fille dans cette situation et que dorénavant je devrai arrêter de lui apporter les acquis que l’enfant a besoin pour maintenir son intérêt pour les apprentissages. Le corps enseignant refuse aussi de lui faire sauter le CM1 parce qu’il s’agit d’un autre cycle et que ce cas de figure ne s’est jamais présenté. Pour finir, les institutrices m’encouragent à appauvrir intellectuellement mes enfants pour ne pas perturber la norme scolaire.
    Botre message m’a fait réagir plus que la normale car je suis révolté par ces modes de fonctionnement dans la scolarité de nos enfants.
    Merci pour votre lecture

    • Rémy et Cécile dit :

      C’est hélas très souvent ainsi. Cependant, les enseignants ne peuvent s’opposer à un passage en classe supérieure, c’est vous qui décidez.

  • Keyif dit :

    bonjour
    enseignante depuis 10 ans élémentaire maternelle et direction
    les devoirs écrits à la maison sont interdits cat ils creusent les inégalités dans le sens où tous les enfants n’ont pas la chance d’avoir la même aide à la maison. Il ne faut pas fantasmer sur le sujet.
    Cdlt
    sandrine

    • Merci Sandrine pour ce commentaire.
      1/ Avec cette logique, il faut interdire aux enfants externes de rentrer chez eux bien manger le midi parce que les autres mangent mal à la cantine ?
      Ou il faut empêcher certains d’aller voir l’ophtalmologue qui va leur donner des meilleures lunettes ?
      Outre ce premier point, voyons l’effroyable bêtise du raisonnement, qui vient de la Gauche.
      Dites-nous: ceux qui font du sport le mercredi après-midi, ils sont avantagés par rapport aux autres ?
      2 / En cela nous ne fantasmons pas, c’est bien ce que nous disons : l’école refuse à certains d’être bons parce que d’autres pourraient ne pas l’être. C’est l’institution du nivellement par le bas.
      3/ Où cela se trouve-t-il dans la Constitution ou la loi ? Où est-il dit qu’il doit y avoir un égalitarisme ? Nulle part.
      Les enfants sont avant tout bénéficiaires de ceci: « Les individus naissent LIBRES. » C’est-à-dire libres de bénéficier de meilleurs traitements.
      4 / Qui plus est, l’idée qu’un enfant va être handicapé parce que d’autres seront meilleurs est fausse et même profondément idiote, elle est marxiste. C’est le contraire: un individu se nourrit des différences et ira vers le haut, tiré par ceux qui seront en avance dans leur domaine propre. Il pourra les emmener en avant dans ses domaines propres car on n’est PAS universellement en avance. Toute avance entretenue dans un domaine diminue les autres domaines, puisque le temps est compté: si un enfant fait du roller toute la journée, il ne fait pas du violon.
      5 / Enfin, l’idée qu’on est lésé définitivement prouve qu’on ignore totalement comment fonctionne le cerveau.
      Bref, votre témoignage nous révèle à quel point les enseignants et directeurs d’établissement manquent de formation.

      • Yann dit :

        Il semblerait que les professeurs ne soient pas les seuls à manquer d’informations. Dans le cas de la France, la législation relative devoirs est claire. Comme l’indique le site officiel de l’administration française : « Un enseignant ne peut pas donner à ses élèves un travail écrit à faire en dehors de la classe. » (1)

        L’origine de cet interdiction se trouve dans l’arrêté du 23 novembre 1956 (circulaires d’applications : 29 décembre 1956, 28 janvier 1958, 17 décembre 1964, 28 janvier 1971) relatif à la modification des horaires dans les cours élémentaire, moyen et supérieur des Écoles primaires élémentaires. Ces horaires incluent 5 heures hebdomadaires pour les devoirs. (2)

        Les motifs de suppression des devoirs à la maison ou en étude sont donnés dans la circulaire du 29 décembre 1956 (3), abrogée par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994 : « Des études récentes sur les problèmes relatifs à l’efficacité du travail scolaire dans ses rapports avec la santé des enfants ont mis en évidence l’excès du travail écrit généralement exigé des élèves. En effet, le développement normal physiologique et intellectuel d’un enfant de moins de onze ans s’accomode mal d’une journée de travail trop longue. Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu’apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l’équilibre nerveux des enfants. Enfin le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu’un intérêt éducatif limité. »

        La circulaire poursuit : « En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l’enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte. […] Des devoirs continueront à être donnés. […] Ces devoirs, qu’on ne fera plus hors de la classe, c’est pendant la classe qu’ils seront faits. »

        L’interdiction des devoirs à la maison a ensuite été régulièrement rappelée :

        — la circulaire du 28 janvier 1958, abrogée par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994, note que, suite à un « arrêté du 23 novembre 1956 […], il a été procédé à un aménagement des horaires des cours élémentaires et moyens des écoles primaires, de façon à dégager cinq heures par semaine pour la rédaction des devoirs », que, « par circulaire du 29 décembre 1956 […], les mesures d’application de ce texte ont été portées à […] connaissance, notamment en ce qui concerne la suppression des devoirs à la maison ou en étude », et souligne « le caractère impératif des prescriptions de [la] circulaire du 29 décembre 1956 ». (4)

        – la circulaire n° 64-496 du 17 décembre 1964, toujours en vigueur (?), précise que « l’interdiction formelle de donner des travaux écrits à exécuter hors de la classe s’applique également aux élèves des cours préparatoires et vise, d’une façon plus générale, l’ensemble des élèves de l’école primaire. » (5)

        – la circulaire n° 71-38 du 28 janvier 1971, abrogée par la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994, fait savoir que, malgré le nouvel arrêté (du 7 août 1969) aménageant la semaine scolaire et sa circulaire d’application (du 2 septembre 1969), « il reste interdit, dans l’enseignement élémentaire, de donner des travaux écrits à exécuter à la maison ou en étude. Les raisons sur lesquelles se fondait cette interdiction dans les textes de 1956 gardent […] toute leur valeur » et ajoute : « Il est bien entendu que les devoirs ne sont pas pour autant supprimés […] ; mais c’est en classe qu’ils doivent être rédigés et corrigés, non en étude ou à la maison. » (6)

        – la circulaire n° 94-226 du 6 septembre 1994, abrogée par la circulaire de simplification administrative n° 2009-185 du 7 décembre 2009, notifie elle aussi : « Dans les écoles élémentaires […], les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. À la sortie de l’école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou des leçons à apprendre. » (7)

        Sources
        (1) https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F21842
        (2) http://dcalin.fr/textoff/ecoles_horaires_1956.html
        (3) http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1956.html
        (4) http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1958.html
        (5) http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1964.html
        (6) http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1971.html
        (7) http://dcalin.fr/textoff/etudes_dirigees_1994.html

        • cecileetremy dit :

          Nous contestons tout cela point par point.
          Ce qu’il faut dire avant cela, c’est que la loi est toujours en aval d’une morale. Si l’on respecte des principes supérieurs, alors la loi vaut.
          D’une part, la loi n’a pas à encadrer cette question. Le professeur doit être libre, selon son talent propre, de faire cours comme il l’entend, à l’écoute de l’enfant et des familles.
          Le devoir à faire n’est pas un problème en soi puisque les enfants qui en font ont un niveau supérieur à ceux qui n’en font pas.
          Ce que dit le texte de 1994 est ridicule: « 6 septembre 1994 : « Des études récentes [lesquelles ? d’autres dient le contraire] sur les problèmes relatifs à l’efficacité du travail scolaire dans ses rapports avec la santé des enfants ont mis en évidence l’excès du travail écrit généralement exigé des élèves [manque de chance, les Chinois et les Coréens disent le contraire]. En effet, le développement normal physiologique et intellectuel d’un enfant de moins de onze ans [pourquoi 11 ans ? y aurait-il une limite physiologique à cet âge ? proposition invalide] s’accomode mal d’une journée de travail trop longue [typique d’un raisonnement de gens qui ne connaissent pas la question. Ce n’est pas tant la quantité qui vaut que la qualité: un enfant peut travailler 10 heures sur des choses saines et procurant du plaisir]. Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu’apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l’équilibre nerveux des enfants (assertion qui ne repose sur rien. On a des enfants qui font 8 heures sans problème. D’autres s’écroulent après 2 heures. C’est, là aussi, question de qualité de la méthode et des contenus, et d’entraînement. Affirmer des choses de ce genre montre qu’on ignore ce qu’est l’être humain et le fonctionnement de son cerveau]. Enfin le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu’un intérêt éducatif limité. [souvent mauvaises ? Certainement bien meilleures qu’en classe, depuis que le maître est un petit soldat de la Révolution scolaire idéologique ! Et a contrario, les excellents élèves doivent souvent leur niveau à ce qu’ils ont appris en-dehors des cours, en soutien. Ce type de prose politique (venant de la gauche) est nul et non-avenu et ne répond aucunement à la question] » »
          La question est de savoir si cette tâche est demandée à bon escient, dans une proportion juste, sur des contenus pertinents. Tout le reste est à bannir, spécialement cette intrusion du politicien, responsable de l’effondrement général de l’éducation (et du reste): il est ignare en ces choses et se mêle de tout.
          Un devoir malsain est à éviter. Un bon devoir permettant l’assimilation est recommandé. Les meilleurs font bien plus que ce que l’école demande. On voit des enfants exceller dans des émissions faisant un concours de spectacles (The Voice…), parce qu’ils y passent des heures en plus de l’école.
          Ensuite, une circulaire ne vaut strictement rien car aucune circulaire n’a effet de loi. Seuls comptent les textes inscrits au JO. Il n’y a que dans les dictatures que les circulaires ou décrets peuvent être considérés comme lois.
          Enfin, il faut dire que la loi française n’a aucune valeur à nos yeux. Nous nous en servons quand elle peut protéger l’individu, mais nous la récusons comme décadente. Par conséquent, il pourrait y avoir 20.000 textes, cela ne changerait en rien notre position qui est une position universelle (mondiale) et éternelle (historique).
          Le devoir peut être bon, il peut être mauvais, et ce n’est pas la loi qui y changera quoi que ce soit.

          • Yann dit :

            Mon message n’avait d’autre but de répondre à la question que vous avez posée quant aux textes notifiant l’interdiction des devoirs à la maison et de signaler au passage leur motivation. La liste donnée n’était d’ailleurs pas exhaustive : les circulaires du 25 février 1986 et du 1 mars 1990 ont aussi réitéré l’interdiction des devoirs à la maison.

            Cela étant, il est amusant de vous voir critiquer l’absence de référence précise concernant les études sur lesquelles s’appuie la circulaire du 29 décembre 1956 alors que vous êtes vous-même adeptes de la méthode dans votre dernier commentaire, dont le flou semble en réalité entretenu dans l’unique objet que de défendre qu’un avis très personnel. À ce titre, l’assimilation la préparation à un spectacle (concours The Voice) aux devoirs scolaires écrits est d’autant plus curieuse qu’il s’agit d’un côté de passion et de l’autre de contrainte. L’exemple est tout aussi inapproprié que l’étaient les repas à la cantine, la visite chez l’ophtalmologue ou la pratique d’un sport dans votre message précédent, qui ne s’apparente en rien non plus à du travail écrit.

            Ce n’est pas en se basant sur le cas de tel ou tel élève que l’on pourra évaluer l’impact des devoirs à la maison, mais uniquement sur des études statistiques. Et cet impact ne saurait évidemment être étudié indépendamment du temps scolaire journalier. S’il a été décidé de mettre fin aux devoirs à la maison, c’est d’ailleurs pour la même raison que les rythmes scolaires français ont été dénoncés par l’OCDE (1) : parce que l’on sait depuis suffisamment longtemps maintenant que « surcharger les enfants de travail en primaire n’améliore pas leurs résultats » (2). « En maternelle et au primaire, la journée d’école, d’une durée de 6 heures, est la plus longue d’Europe. » (3). Or la France ne brille pas particulièrement par ses résultats scolaires. Les facteurs d’explications sont évidemment multiples, mais le contraste avec la Finlande mérite tout de même d’être signalé. « Les enfants finlandais détiennent le record du minimum d’heures de cours dans l’OCDE … ce qui ne les empêche pas d’être considérés comme les plus performants d’Europe. […] Classement Pisa: 1er en savoir-lire (2000), 1er en mathématiques (2003), 1er en sciences (2006) ». (3)

            Que les Chinois et les Coréens défendent leurs propres systèmes, il n’y a là rien de vraiment étonnant, mais cela n’apporte à vrai dire ici aucun élément. Et il en va de même pour l’universalité et l’éternité dont vous réclamez ; il est bien difficile de voir ce qu’elles pourraient avoir de factuel.

            Sources :
            (1) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/09/10/01016-20080910ARTFIG00046-l-ocde-critique-les-rythmes-scolaires-francais-.php
            (2) “Reforming Homework: Practices, Learning and Policies” (Palgrave Macmillan, 2012). Voir aussi : https://www.slate.fr/lien/52749/trop-de-devoirs-reduit-la-reussite-scolaire
            (3) http://www.slate.fr/story/22041/les-rythmes-scolaires-ca-donne-quoi-ailleurs

            • cecileetremy dit :

              « mon message n’avait pas d’autre but que… » Faux-semblant. Si, votre message avait un autre but: tenter de démontrer les choses par la loi, qui ne vaut rien.
              « Que les Chinois et les Coréens défendent leurs propres systèmes, il n’y a là rien de vraiment étonnant, mais cela n’apporte à vrai dire ici aucun élément »
              Bien sûr que si: leur système d’enseignement est performant, pas le système français.
              « les circulaires du 25 février 1986 et du 1 mars 1990 ont aussi réitéré l’interdiction des devoirs à la maison. »
              Si une circulaire affirme cela, il est urgent et utile de faire le contraire car le fonctionnaire a ordre de détruire la nation. Nous la rebâtissons, en refusant cette espèce d’attitude servile vis-à-vis d’un pouvoir illégitime.
              « vous-même adeptes de la méthode dans votre dernier commentaire, dont le flou semble en réalité entretenu dans l’unique objet que de défendre qu’un avis très personne »
              Absolument pas: notre site abonde de référence, il vous suffira de la parcourir.
              « À ce titre, l’assimilation la préparation à un spectacle (concours The Voice) aux devoirs scolaires écrits est d’autant plus curieuse qu’il s’agit d’un côté de passion et de l’autre de contrainte. »
              Vous ne comprenez pas et ne savez pas comment fonctionne le cerveau. Le cerveau ne fait pas ces distinctions sentimentales. Le cerveau répond à des sollicitations.
              « L’exemple est tout aussi inapproprié que l’étaient les repas à la cantine, la visite chez l’ophtalmologue ou la pratique d’un sport dans votre message précédent, qui ne s’apparente en rien non plus à du travail écrit. »
              Nous vous laissons vous documenter sur ce qu’on appelle la plasticité du cerveau. Vous comprendrez alors pourquoi nous disons cela, fort justement.
              « Ce n’est pas en se basant sur le cas de tel ou tel élève que l’on pourra évaluer l’impact des devoirs à la maison, mais uniquement sur des études statistiques. »
              Précisément, les statistiques montrent que la pratique fait tout.
              « S’il a été décidé de mettre fin aux devoirs à la maison, c’est d’ailleurs pour la même raison que les rythmes scolaires français ont été dénoncés par l’OCDE (1) : parce que l’on sait depuis suffisamment longtemps maintenant que « surcharger les enfants de travail en primaire n’améliore pas leurs résultats » (2).
              C’est ce dont nous avons dit que c’était parfaitement inexact. Cet énoncé est une pure opinion fondée sur le contraire des faits.
              « En maternelle et au primaire, la journée d’école, d’une durée de 6 heures, est la plus longue d’Europe. » (3).
              C’est faux. « slate », usine à fake news, au passage. Rapprochez-vous de statisticiens sérieux. Vous regarderez avec intérêt cet article, bien plus fiable qui met de côté la théorie et présente la réalité: https://l-ecole-a-la-maison.com/temps-scolaire-temps-gaspille/#.WrNoKyAuAUQ
              « Or la France ne brille pas particulièrement par ses résultats scolaires. »
              Exactement. Et notamment parce qu’elle a abandonné la pratique, et surtout à cause de cela.
              Alors qu’elle était en tête jadis, à l’époque des devoirs. C’est simple: tous les systèmes avec bons résultats font pratiquer l’enfant, il n’y a pas d’exception. Voilà qui va mettre un terme fatal à vos besoins systématique de prohibition.
              Les meilleurs systèmes du monde font pratiquez. Retenez cela, le reste est secondaire.
              « Et il en va de même pour l’universalité et l’éternité dont vous réclamez ; il est bien difficile de voir ce qu’elles pourraient avoir de factuel. »
              Aveu d’ignorance, ah ah ! Il en est de ces gens qui croit que le tout est détaché de la partie…

              • Yann dit :

                Je vous laisse la responsabilité des buts besoins (systématiques ou non) et croyances que vous m’attribuez, si cela peut vous aider à me discréditer lorsque je m’en prends à quelque contre-vérité. En ce qui me concerne, je n’ai ni besoin de cette loi, ni de prohibition, ni de l’école. L’école, j’y suis passé, avec une dispense parentale concernant les devoirs écrits en primaire, et ils ne m’ont jamais manqués. En ce qui concerne les autres, ce n’est pas à moi de me prononcer. Les études existent, et l’ouvrage que j’ai cité est bien mieux documenté que vos certitudes ; le lecteur y trouve des références, contrairement à la plupart des pages de ce site. Les chiffres et les graphiques de la page vers laquelle vous renvoyez ne font malheureusement pas exception.

                J’ignore à quoi vous faites référence en parlant de l’époque des devoirs, puisque leur interdiction n’a jamais été respectée, si ce n’est très marginalement. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est aussi fréquemment rappelée par des circulaires.

                Pour ce que qui est de la plasticité du cerveau, je suis très heureux que sa réalité est été portée à votre connaissance. Malheureusement, rien de ce qui en est connu ne permet de lui faire dire n’importe quoi.

                • cecileetremy dit :

                  Nous ne nous en prenons pas à vous, vous jugez nos réponses très négativement. Il nous importe de répondre nettement à vos propositions. Ce n’est pas pour cela qu’il faut le prendre de manière personnelle. Restons sur le fait. Il est étrange d’ailleurs que d’une part vous en fassiez une affaire personnelle et que d’une autre vous commenciez par vous ériger du point de vue de la loi. La loi est-elle là pour vous faire un premier bouclier ?
                  Nous avons pu répondre à ce que vous appelez des contre-vérités et établi ce qui paraît, à l’examen, la conclusion la plus sûre.
                  « En ce qui concerne les autres, ce n’est pas à moi de me prononcer. » Vous ne faites que cela, et c’est bien là le problème: vous dites que le devoir est mauvais par essence parce que la loi le dit et qu’il entraîne de mauvais résultats. Puis, vous nous dites maintenant que vous ne parlez que de votre cas. Cela est contradictoire.
                  Vous n’avez aucune référence sérieuse, vous en restez aux croyances, et nous établissons des faits. A lire déjà votre première ligne, nous savions que nous ne convaincrions pas puisque votre recherche n’est pas animée par un désir de vérité mais par un besoin de convertir à vos thèses hélas fausses. Votre systématisme anti-devoir montre que vous ne connaissez pas cette question et vos références aux documents publics qui eux-mêmes contredisent tous les travaux sérieux menés en pays libre étaye ce fait d’ignorance. Nous ne vous accusons pas de ne pas savoir, c’est votre droit, mais nous ne pouvons vous laisser proférer des erreurs. En éducation, sachez-le, aucun système ne vaut.
                  « J’ignore à quoi vous faites référence en parlant de l’époque des devoirs ». En effet, vous l’ignorez. Vous ignorez que leur emploi a fortement décru. Vous dites « leur interdiction n’a jamais été respectée » ce qui dans votre esprit indique que vous voyez la chose de manière binaire: « jamais », « toujours »… Or, les faits sont les suivants: les devoirs sont beaucoup moins utilisés qu’il y a 50 ans, où le niveau était bien meilleur. De plus, les devoirs restent utilisés dans des établissements meilleurs que les autres. « Très marginalement »: vous ne devez pas fréquenter beaucoup l’école ou être trop jeune. Les devoirs en 1970 nous demandaient au moins 4 heures de travail chaque soir. Vous n’avez bien sûr pas fait ces erreurs, c’est patent.
                  Enfin, concernant la plasticicité du cerveau dont nous sommes ravis que nous ayons pu, de proche en proches, vous apprendre l’existence, puisque nous avons figuré parmi les premiers à en parler en France, c’est d’ailleurs nous qui avons traduit les premières fameuses vidéos de Daniel Amen ; elle ruine vos assertions systématique. Si le public français en entend parler, donc, nous ne craignons aucunement de dire que nous en sommes largement responsables.
                  Bref. Dès lors que le cerveau s’adapte (et il importait qu’on vous le précise car si vous connaissiez le mot, vous ignoriez visiblement le sens), les éventuels devoirs peuvent parfaitement être un mieux. Il est visible que vous ne développez pas. Or, c’est là la clé de toute l’affaire.
                  Des devoirs peuvent être utiles, ils peuvent être inutiles, c’est ce que nous vous disons. Mais dans l’état de délabrement français caractéristique, qui se raccroche par simple orgueil à des certitudes légalistes et matérialistes, vous campez sur des positions ridicules.
                  Il faut d’ailleurs constater que votre régime sans devoir vous a amené quelques années plus tard à ce systématisme. Emprunt d’une arrogance qu’on retrouve très souvent dans le monde hébété et ignare de l’IEF, hélas, ce pour quoi nous allons amener quelques changements qui feront passer à un temps un peu plus éclairé; nous allons en effet préempter toute l’IEF et faire du propre afin que le public puisse y accéder sans en passer par la sorcellerie et les dogmes dont vous vous faites l’écho. Cette chute de l’esprit chez ces gens et leur certitudes agressives est un argument qu’on ajoutera au dossier. L’absence de travail les a amenés à l’oisiveté et à l’autosatisfaction trop vite atteinte et, de là, selon le classique trajet de vaniteux, à la furie prosélyte. A présent, c’est bien, nous vous donnons votre congé…

        • cecileetremy dit :

          Nous contestons tout cela point par point.
          Ce qu’il faut dire avant cela, c’est que la loi est toujours en aval d’une morale. Si l’on respecte des principes supérieurs, alors la loi vaut.
          Ensuite, une circulaire ne vaut strictement rien car aucune circulaire n’a effet de loi. Seuls comptent les textes inscrits au JO. Il n’y a que dans les dictatures que les circulaires ou décrets peuvent être considérés comme lois.
          D’une part, la loi n’a pas à encadrer cette question. Le professeur doit être libre, selon son talent propre, de faire cours comme il l’entend, à l’écoute de l’enfant et des familles.
          Le devoir à faire n’est pas un problème en soi puisque les enfants qui en font ont un niveau supérieur à ceux qui n’en font pas.
          Ce que dit le texte de 1994 est ridicule: « 6 septembre 1994 : « Des études récentes [lesquelles ? d’autres dient le contraire] sur les problèmes relatifs à l’efficacité du travail scolaire dans ses rapports avec la santé des enfants ont mis en évidence l’excès du travail écrit généralement exigé des élèves [manque de chance, les Chinois et les Coréens disent le contraire]. En effet, le développement normal physiologique et intellectuel d’un enfant de moins de onze ans [pourquoi 11 ans ? y aurait-il une limite physiologique à cet âge ? proposition invalide] s’accommode mal d’une journée de travail trop longue [typique d’un raisonnement de gens qui ne connaissent pas la question. Ce n’est pas tant la quantité qui vaut que la qualité: un enfant peut travailler 10 heures sur des choses saines et procurant du plaisir]. Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu’apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l’équilibre nerveux des enfants [assertion qui ne repose sur rien. On a des enfants qui font 8 heures sans problème. D’autres s’écroulent après 2 heures. C’est, là aussi, question de qualité de la méthode et des contenus, et d’entraînement. Affirmer des choses de ce genre montre qu’on ignore ce qu’est l’être humain et le fonctionnement de son cerveau]. Enfin le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu’un intérêt éducatif limité. [souvent mauvaises ? Certainement bien meilleures qu’en classe, depuis que le maître est un petit soldat de la Révolution scolaire idéologique ! Et a contrario, les excellents élèves doivent souvent leur niveau à ce qu’ils ont appris en-dehors des cours, en soutien. Ce type de prose politique (venant de la gauche) est nul et non-avenu et ne répond aucunement à la question] » »
          La question est de savoir si cette tâche est demandée à bon escient, dans une proportion juste, sur des contenus pertinents. Tout le reste est à bannir, spécialement cette intrusion du politicien, responsable de l’effondrement général de l’éducation (et du reste): il est ignare en ces choses et se mêle de tout.
          Un devoir malsain est à éviter. Un bon devoir permettant l’assimilation est recommandé. Les meilleurs font bien plus que ce que l’école demande. On voit des enfants exceller dans des émissions faisant un concours de spectacles (The Voice…), parce qu’ils y passent des heures en plus de l’école.

          Enfin, il faut dire que la loi française n’a aucune valeur à nos yeux. Nous nous en servons quand elle peut protéger l’individu, mais nous la récusons comme décadente. Par conséquent, il pourrait y avoir 20.000 textes, cela ne changerait en rien notre position qui est une position universelle (mondiale) et éternelle (historique).
          Le devoir peut être bon, il peut être mauvais, et ce n’est pas la loi qui y changera quoi que ce soit.

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