Quand on se plante en faisant du soutien scolaire (extraits pour votre conjoint)

Voici un extrait d'article qui doit vous rassurer: quand on fait du soutien scolaire par exemple, le soir, on prend le risque de lasser l'enfant, après sa journée d'école. C'est pourquoi il faut savoir purger, retirer, nettoyer ce qu'on donne à apprendre à l'enfant.

Dans l'article Apprentissage: faut-il limiter la quantité ?

"N’assommez pas vos enfants avec des quantités de choses à apprendre. Nous sommes effarés par la masse de devoirs que doivent faire les enfants de l’école classique, c’est vraiment affolant. S’ils suivaient à la lettre les consignes, ils ne seraient pas couchés avant 1 heure du matin.

Nous savons que le sommeil est le médicament n°1, donc nous ne laissons pas nos enfants travailler tard, même si les profs rouspètent. Nous le leur expliquons en réunion parents-profs ou sur le cahier de liaison. A nous de faire en sorte que l'enfant commence plus tôt ses devoirs en rentrant ou... soit plus efficace (et nous en parlons fréquemment).

Qui plus est, la plupart, c’est du savoir brut, il n’y a aucun fond, c’est sans intérêt pour le mûrissement. On est dans la quantité, pas la qualité.

Alors ça, vous voyez, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Nous allons alléger la quantité.

Chaque prof veut utiliser au maximum l'enfant pour montrer aux autres profs que "sa" matière est importante. Un prof disait "si je ne donne rien comme devoirs, l'enfant n'en parle pas à la maison et les parents ne savent même pas que j'existe !" Bigre ! Le prof veut exister. Là n'est pas son rôle, mais voilà. ...]

Avez-vous entendu discuter des pédagogues qui fabriquent les manuels scolaires ? Vous pensez qu'ils mentionnent l'enfant ? Non. Ils mentionnent les directives du ministère et les injonctions de l'Europe, avec une couche de recommandations de l'Unesco et une dose de propositions de l'ONU. On cherche à faire plaisir aux adultes, par exemple aux politiques. C'est l'enseignement de la mondanité. Regardez bien les manuels de géo : on dorlote le Conseil général, la Région etc. Chaque corporation s'assure d'être "visible" aux yeux de l'élève ! Sans parler des associations: antiracisme, écologie, sauvetage de la planète, chacun veut sa mention. Mais croyez-vous vraiment que votre enfant doit apprendre par-cœur que le conseil général est renouvelé tous les 4 ou 5 ans ?

Rechercher l'essentiel: la qualité

Nous, ce que nous allons enseigner, c'est l'essentiel. Nous allons faire un premier nettoyage.

L'essentiel, ce sont les savoirs de qualité.

Nous n'allons pas faire plaisir à ces messieurs et à ces dames. Nous allons donner à l'enfant ce qui est important. Mieux vaut avoir une tête un peu vide et disponible que saturée d'informations inutiles ou néfastes ! Nous n'avons pas envie que notre enfant soit plein comme son cartable à l'école et qu'au lieu de rêver, parfois solitaire, sans objectif fixe, sans chiffres ou statistiques, ce qui est excellent, il soit sans cesse sur une pensée rationnelle et calculatrice.

Héraclite école a la maison http://l-ecole-a-la-maison.com
Héraclite, figure du penseur

Nous voulons qu'il sache penser, raisonner par lui-même, écouter, imaginer, méditer, qu'il soit libre et instruit, et noblement instruit. Il vaut bien mieux qu'un enfant soit dans les nuages à regarder la pluie, la tête appuyée sur le carreau de la cuisine, qu'à apprendre par-cœur et dans la douleur le budget (excessif) de la Communauté de communes.

Plus tard, lorsqu'il sera adulte, il sera capable de "métacognition", c'est-à-dire de penser sur ses pensées. Au lieu d'être uniquement dans l'information toute plate, il saura tisser des liens entre les faits et dégager des principes. Et ça, c'est ce qui fait la différence entre l'homme libre et les autres.

C'est parce que votre enfant n'aura pas été constamment dans l'apprentissage des faits bruts qu'il sera capable de penser. La pensée, ce n'est pas seulement la mémoire.

2 types d'apprentissages

Nous aurons deux grands types d'apprentissage. On aura l'apprentissage provisoire et l'apprentissage durable. Nous verrons plus tard en quoi consiste ces deux types d'apprentissage (à suivre)..."

Contestation de l’enfant. Démolir l’égo, démolir le jugement

La contestation est dans la culture maladive de la société française (et occidentale): au lieu que l'enfant soit mis au travail, il parle, il discute, il se regarde lui-même, il juge son travail, son apprentissage. On l'a amené à tout repenser. A parler, au lieu de faire.

Alors, en préalable, disons qu'il est excellent et nécessaire que l'enfant s'exprime. Un petit enfant qui conteste a des choses à dire.

Mais pour autant qu'il ne s'agisse pas d'un déni.

Il ne faut pas confondre discussion et contestation. Distinguez. Il en va de la santé intérieure de votre enfant. Freud arrive dans la société occidentale après la première Guerre mondiale et c'est à partir de là qu'on a le suicide de masse. Certes, il y a d'autres facteurs. Mais la révolte intérieure, la perte d'une sagesse naturelle, d'un équilibre tranquille, y sont pour quelque chose. On commence à se disséquer intérieurement. Et c'est forcément désespérant si l'on a pas... d'espérance, justement.

Obtenir de votre enfant qui est dans l'intellectualisation et l'analyse permanente est devenu une torture. Pour vous mais pour lui aussi. Parce qu'il passe par la case mentale "validation" ce qui devrait être naturel.

On arrête l'enfant dans son élan lorsqu'on parle de ce qu'on est en train de faire. Faisons sans débattre.

Nous avons amené l'enfant dans le monde fou de Freud. L'enfant psychotte. Et nous avec lui.

enfant-conteste contestation http://l-ecole-a-la-maison.com

Quand cela a-t-il commencé ? Quand vous-même avez amené des débats intérieurs. Par exemple, en disant à l'enfant qu'il a un problème, vous avez jugé votre enfant. Ce n'est pas votre faute, c'est dans la culture. En Occident, on est beaucoup trop dans l'égo, le regard sur les gens, sur soi.

Les bons maîtres de karaté, jadis, ne permettaient jamais qu'on discute. Ils imposaient. On exécutait mille fois et ensuite, éventuellement, dans les vestiaires, on pouvait causer 1 minute ou deux. Mais le reste du temps: au boulot et en silence ! Pas un mot sur le tatami.

Au lieu d'exécuter simplement et sans contestation préalable, il y a débats, négociations, justifications. On commet cette erreur dramatique de confier le choix à l'enfant. Il le porte sur lui et ça l'écrase. Pensez à vos hésitations devant un étal de supermarché où il y avait trop de choix: vous avez remué des pensées confuses, ce n'était pas clair. L'enfant dans ce cas a des blocages, qu'il résout en choisissant la solution de facilité dans 99% des cas.

Les adultes font la même chose. Ils vont plus facilement faire un procès à leur employeur que d'aller le trouver une fois, deux fois, trois fois, pour essayer de s'entendre, pour essayer de lui pardonner; trop dur pour eux. Ils vont plutôt se retrouver dans un procès qui leur coûtera 5 ans de vie et 15.000€. On choisit une voie de facilité qui en fait complique tout.

La vraie facilité, c'est l'effort. C'est lui qui va vous libérer. L'effort ne coûte que quelques instants. Regardez l'image de l'accouchement. Vous préféreriez que l'accouchement dure un an, avec des douleurs plus étalées, ou qu'il ait lieu en quelques instants et qu'on en finisse ?

Eh ! bien, les contestations et les remises en cause ne font que reporter le problème, diluer mais sans rien arranger. Ce serait bien plus simple de faire les choses en se déconnectant. Quand vous passez l'aspirateur, ne vous dites pas "je passe l'aspirateur et je déteste ça", déconnectez-vous en faisant les choses tranquillement. Sans essayer d'aller vite.

De même, déconnectez l'enfant. Qu'il ait totalement l'habitude de s'y mettre.  Discuter bousille tout.

Les petits Chinois ou les petits Japonais ne connaissent pas ça. Ils apprennent cent fois ce que les petits Occidentaux apprennent sans se poser de question. Ils sont dispos, leur cerveau est dispo, ils reçoivent comme des vases. Nous, on a des enfants bouchés. On a des petits syndicalistes à la maison. On leur a appris à "penser" et ils ne font plus.

Tous passe par le mental. Au lieu de dessaisir, de lâcher prise, on implique son mental, sa fierté, son bon-vouloir. C'est là que ça devient la guerre. Pourquoi l'Occident est-il belliqueux et fait-il la guerre à tout le monde ? Parce qu'on commence par le bon-vouloir des bambins. Il a un choix là où il ne devrait pas forcément l'avoir. Non pas que la discussion ou le choix soient néfastes en eux-mêmes, ils le sont au mauvais endroit: on discute de "comment vais-je étudier l'Histoire de Marie Curie" et non de "vais-je étudier Marie Curie ?" Il y a des questions qui ne se posent pas. De même qu'on ne discute pas gentiment de "est-ce que je vais essayer la cocaïne ?" Il y a des choses irrémédiables.

Où admettre la contestation ?

Il peut y avoir une contestation au sujet de la présentation d'un problème ou d'un interprétation historique: cela n'en enrichit que plus l'enseignement. Mais pas sur le fait d'enseigner ou d'apprendre. Ou de suivre des consignes.

Les discussions ne peuvent donc exister que dans l'acceptation initiale: oui, je me dois de travailler, d'apprendre, d'avancer, de découvrir. Et cette acceptation ne doit pas recommencer chaque matin. C'est ancré, c'est acquis. Le parent doit le considérer comme totalement acquis. C'est dès la racine du mal, dès que l'enfant tente une esquisse d'essai de brouillon de schéma de semblant de remise en cause, que vous devez être là et dire: "Non !" N'attendez pas qu'il ait dit les mots fatals: "Je ne veux pas travailler !"

Alors, s'il en est là, sans doute savez-vous aussi que votre méthode n'est plus adaptée. Nous en parlons par ailleurs.

Mais nous en sommes maintenant à un stade avancé où vous devez être à un bon niveau et où il n'y a plus de remise en cause, de révolte totale. Il peut ne pas être très en forme ou rechigner, mais tout remettre en cause, non.

Imaginez que vous êtes partis en famille en haut de la montagne. Il est normal, une fois arrivés à 20 mètres du sommet, que l'enfant dise: "Je n'en peux plus, on fait une pause" mais il serait anormal qu'il dise "Je ne veux pas faire cette ballade !" Voyez-vous ?

6-famille enfants crop nulle contestation

Imposez ! Soyez le capitaine du navire et non pas le délégué syndicaliste qui amène la division à la maison avec des bons sentiments. Les bons sentiments amènent le conflit, nous vous le disons souvent. Il vaut mieux être net que gentil. La vraie bonté n'est pas gentille. On n'est pas là pour juger et sentimentaliser ce qu'on fait mais pour faire. L'enfant a besoin d'avancer. La pratique, c'est la main, pas la bouche.

Imposez avec joie et plaisir, bien sûr, mais imposez. Nous vous montrons comment faire tout au long de l'accompagnement. Comme l'enfant en vient à apprendre vraiment et avec plaisir.

Vous allez faire du propre. Chasser tout ce qui est psy et autocontemplation. Chasser les bavardages et les négociations.

Que de blabla en Occident !

On préfère le blabla à la discipline, les classes sont des champs de bataille, hors de question de faire de la discipline ! Mieux vaut que tel bambin se fasse harceler que d'intervenir. S'il se suicide, pas grave, personne ne sera inquiété, les encadrants ne sont jamais responsables (incroyable tout de même de leur confier nos enfants, non ?). On a évacué l'ordre, l'autorité, le respect, les règles, et donc très vite la grammaire, l'orthographe (c'est si douloureux, vous comprenez...) et tout le reste. Les Chinois et les Japonais apprennent des dizaines de milliers de cas particuliers mais nos enfants, après en avoir appris 10, les pauvres, ils ont besoin de vacances. Surtout ne rien demander de trop.

Et même dans le monde de l'éducation alternative, on s'y met: ne plus rien imposer, se laisser bercer par le plaisir de l'autosatisfaction de n'être plus un maître, le plaisir de ne rien imposer: c'est de l'orgueil. L'enfant ne compte plus, on se fait plaisir avec ces méthodes, en réalité. Beaucoup d'éducations dites alternatives ne sont que de l'autopromotion égoïste de méthodes dites nouvelles (en fait éculées depuis les années 60) où l'on ne demande plus rien à l'enfant pour satisfaire un libéralisme total et stérile. Il y a là une influence américaine, une fois de plus.

Comme le dit cette maman, vous croyez que la maman lionne fait douze fois le tour de la savane pour expliquer pourquoi on croque les gazelles à ses petits, et comment on le fait ? Ou qu'elle leur dit: "Les pauvres, c'est malheureux, mais on est bien obligé !" ou "Débrouille-toi ! Quand tu auras faim, ça te viendra tout seul." Eh bien ! non, figurez-vous, elle emmène les petits et attrape la gazelle devant eux. Elle fait. Elle exécute. Et ils s'y mettent dare-dare sans causer. Ils font leur boulot. Faites votre boulot. Apprenez à l'enfant à faire son boulot. La causette, ce sera la récompense.

Que fait l'école, royaume du blabla et du désastre éducatif ? Du blabla. On a établi le blabla du consensus hypocrite et, bien sûr, les diagnostics, qui sont encore et toujours du blabla. L'enfant ne sait pas la conjugaison ? C'est qu'il est dys. Voilà comment on sauve les apparences.

Voilà la réalité de 99.99% du système scolaire. Une imposture.

Nous nous occupons d'enfants qui ont des 16 et des 17 à l'école et qui ne savent absolument RIEN ! Rien de rien.

La faute à qui ? Ils sont dans une culture de l'autocontemplation, de l'autosuggestion, de la critique, de la révolution, de la psychanalyse totalement infertile. Tout ça appartient au même monde: c'est un poison qui vient de la politique et du monde médical. Le monde politique psy a amené la frigidité générale.

Moi, je. Moi, je ! On demande aux enfants de venir à l'école, d'être là, et de "communiquer". Pas de savoir quoi que ce soit ou d'accomplir une vraie tâche, ni de faire quoi que ce soit de sérieux. Du moment qu'ils parlent, tout va bien.

Et vous faites pareil !

Mon fils est ci, ma fille est ça. Mon fils n'arrive pas à faire ceci et ma fille n'arrive pas à faire cela.

Stop ! Comment le pourraient-ils ? Qui le leur a appris ? Nous voulons dire: sérieusement appris ? On juge en permanence. Mon enfant a telle maladie. Vous direz que votre enfant est dysorthographique quand il aura fait 500 dictées. Combien en a-t-il fait ? 12. Peut-être 20. Ne dites pas qu'il en a fait 500, c'est inexact. Alors, ne dites pas qu'il est dysorthographique. D'ailleurs, voyez ceci:

Dyslexie dysorthographie et autres dys, la réalité (vidéo)

Et on dit: "Il est dysorthographique." C'est du jugement. Vous faites comme la police politique. Vous le psychiatrisez.

Ne plus arrêter à un instant T

Diagnostiquer, c'est juger. On arrête tout à un instant T et on observe. Non ! Vous n'avez pas à arrêter. La vie, c'est un déroulement, c'est une série de réussites et d'échecs. Vous n'avez pas à arrêter l'enfant et à le juger. Regardez-le en mouvement, en perspective, voyez ses progrès. Ne le disséquez pas.

On juge. Or, il est dit: "Tu ne jugeras point." Et pourquoi donc le Christ dit-il ça ? C'est parce qu'il ne faudrait pas avoir ce regard accusateur sur l'autre, dit le judaïsme hébraïque qui limite tout. Non. Cela n'a rien à voir avec le problème, ou si peu ! Le problème, c'est qu'on regarde l'être pour ce qu'il est et non pour ce qu'il fait, pour ce qu'il donne et donnera, pour ce qu'il produit et produira. On arrête le temps, comme Dieu, on se pose en juge supérieur, on se veut Dieu en disant: "Qui es-tu ?" C'est la question que Pilate pose. Question que seuls peuvent se permettre les héros de l'Olympe.

Or, on est d'abord par ce qu'on fait. On juge l'arbre aux fruits. Et pas aux fruits verts. Aux fruits de la maturité.

Comment l'école ose-t-elle juger les enfants ? Comment ose-t-elle, elle qui refuse qu'on la juge ?

"Pas de l'avoir mais de l'être ?" Même pas !

Les philosophes humanistes ne cessent de clamer "Vous jugez à l'avoir, jugez à l'être !"

Non plus ! Jugez aux œuvres plutôt et fichez la paix aux êtres. Sentimentalistes béats, autosatisfaits, égocentriques maladifs ! Vous êtes dans le culte de vous-mêmes. Cessez de leur fouiller les entrailles, de les sonder, de regarder le bout de leur nez, de les dévêtir à la manière de Freud, ce grand malade mental dont Jung disait qu'il se comportait comme un enfant de 3 ans.

On l'a dit, mais il faut cesser de se concentrer sur l'être. L'être n'a en fait aucune importance. Il y a des milliards de gens et il en vient d'autres milliards. Arrêtez de vous regarder le nombril. Les œuvres seules comptent. Est-ce que votre grand-mère vous jugeait ainsi ? Passait-elle son temps dans les officines des "spécialistes" ?

Ainsi, vous voudriez juger l'enfant. Mais il n'a encore rien fait ! Aussi, nous disons aux mères: cessez de juger l'enfant à sa maladie et la couleur de son eczéma: l'enfant guérit de tout par l'envie de ce qu'il va faire. Quelle envie lui donnez-vous ? Que lui proposez-vous de faire ? Pouvez-vous cesser de tout arrêter à l'instant présent ? Laissez la vie continuer ! Pouvez-vous faire cesser cette auto-contemplation suicidaire ? Cette auto-contemplation dont l'enfant se fout, parce qu'il a des rêves. L'enfant ne se sauve que par ce qu'il va faire.

Envoyez promener vos jugements, donnez du projet, parlez de demain et ne vous arrêtez que le jour où il y a un pleur. Une minute ou deux. Vous, seul avec lui. Et personne d'autre. Ensuite, reprenez le chemin. Parce qu'on guérit de tout, oui, de tout, si l'on veut bien laisser faire la nature qui recommence tout, qui panse tout, qui rebâtit tout (exactement comme elle recoud la plaie faite à la main).

Démolissez vos jugements et vos égos.

Ne laissez pas l'égo posséder votre enfant en l'habituant au jugement. Soyez bon: fichez-lui la paix, gardez vos distances, envoyez paître les psys, éloignez les médecins et tous les polluants à deux pattes.

Donnez à faire et à accomplir.

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« Comment apprendre à penser librement si l’apprentissage est imposé ? » La contrainte

Si l'apprentissage est imposé

Aujourd'hui, deux nouvelles questions d'une maman perspicace:

"Bonjour, je me pose deux questions :
- comment apprendre à penser librement si cet apprentissage est imposé?
- la qualité de l'apprentissage n'est-elle pas moins bonne quand celui-ci est imposé, même s'il est imposé avec enthousiasme et avec des méthodes originales?

Questions passionnantes qui se rejoignent.

Posons deux temps 1/ Ce n'est pas la contrainte qui prive de liberté 2/ mais la manière dont elle est vécue, pourvu bien sûr qu'elle demeure suffisamment saine.

1/ Ce n'est pas la contrainte qui prive de liberté et au contraire, la contrainte crée davantage d'activité cérébrale et émotionnelle. Par nécessité, l'être humain doit trouver des sorties, des solutions. On le voit très bien dans les pays de l'Est à l'époque communiste: on y trouve une foison de réflexion sociale dissidente. Au contraire, à l'Ouest, dans la permissivité, le niveau de réflexion s'effondre au niveau presque zéro. On peut comparer la littérature russe et française dans les années 80, c'est édifiant.

Même si l'apprentissage est imposé, La contrainte ne prive pas de liberté http://l-ecole-a-la-maison.com
De même, l'entraîneur emploie une contrainte qui tire le sportif (l'enfant par exemple) vers le haut et lui donne la liberté de ses nouvelles performances.

Car on est plus libre en sachant plus. Si l'enfant apprend l'anglais, il a la nouvelle liberté de l'anglais. C'est très important car cela rompt avec la liberté de choix qui elle diminue le développement. La liberté authentique est un horizon où l'on se déploie et non un choix entre quelques plus ou moins bonnes solutions.

C'est ainsi que nos démocraties, par exemple, ne sont pas des sociétés de liberté. Le choix, c'est l'illusion. Ce qui intéresse l'individu, c'est l'illimité de ses propres possibilités une fois qu'elles seront développées.

Cela signifie que l'enfant, ne connaissant pas ses propres possibles, ne peut pas guider sa propre éducation. Il peut guider le progrès vers la prochaine étape, mais il n'a pas la perspective générale. Sa maman verra en lui une capacité à marcher beaucoup par exemple et pensera à l'emmener en montagne mais lui-même n'en est encore qu'à espérer aller jusqu'au bout du parc seul.

Vous voyez quel principe nous exposons là ? L'idée actuelle que l'enfant peut se guider seul intégralement donne ce que nous voyons fréquemment: des enfants extrêmement limités à 20 ans. A 5 ans, ils sont éblouissants parce qu’ils n'ont pas été écrasés par de mauvaises contraintes, c’est vrai, mais ensuite ils ne peuvent pas concevoir... ce qu'ils ne connaissent pas. L'un de mes enfants me disait il y a un an: "Je ne sais pas ce que je veux faire plus tard, je n'aime rien." Il ne connaissait pas le millième des métiers, comment pouvait-il aimer quoi que ce fût ?

Nous lui disions: "Eh bien ! que dirais-tu d’être sauveteur en mer au Canada, ou pilote d'hélicoptère au-dessus des mines d'or africaines, ou archéologue sur les contreforts de l'Himalaya ?" Aussitôt, dans l'esprit de l'enfant, c'est une explosion d'impressions, de curiosité: son esprit s'engouffre dans des mondes inconnus et réalise qu'il ne connaissait pas des panoramas variés. C'est ce que le coaching appelle "les propositions en menu chinois": une liste de choses auxquelles la personne ne pensait pas avant. Cette liste favorise la réflexion, elle n'est que proposition.

Nécessaire contrainte

2/ La manière dont la contrainte est vécue: cela inclut le fait qu'une contrainte soit exclusive et prive d'horizon. Une contrainte qui fait mal à l'enfant, sans rien d'autre à côté, limite l'enfant. C'est ce que fait l'école; l'esprit n'a pas d’échappatoire, il n'y a pas d'horizon de secours. Et l'autre catégorie, ce sont les contraintes qui vont à l'encontre de sa nature, et qui sont néfastes. Mais si une contrainte, qui éventuellement est douloureuse, est accompagnée d'un chalenge par exemple ("Encore un effort, nous arrivons au col dans 300 mètres et de là on verra la mer et même l'Afrique !"), elle grandit l'enfant; on fera ici appel au discernement: si l'enfant est à bout, c’est une contrainte contre-nature, il faut que l'enfant ait la capacité de réaliser cette contrainte. Quant aux contraintes contre-nature, qui consistent par exemple à demander à un enfant de faire un exercice alors qu'il en est incapable, elle s'assimile à de la torture douce.

On peut donc dire que la contrainte n'est pas le problème en soi dès lors qu’elle n'est pas contre-nature, et qu'elle peut être un formidable moteur s'il y a en contre-partie un objectif.

Alors certes, Emmi Pikler professe fort justement la liberté motrice; il n'y a là aucun problème, cela s'adresse au bébé. Cela va devenir différent quand il s'agira de développement intellectuel et psychique. Non pas que le principe soit abandonné. Mais il va être complémenté avec ce que nous aimons appeler le challenge. L'enfant qui n'est pas sollicité tourne en rond. Comme la plante sans lumière.

Janus Korczack fait partie des grandes lumières qui nous aident. Mais lui-même employait des contraintes: tout est relatif. Une proposition elle-même contraint l'esprit à s'y intéresser. De plus, la contrainte donne à l'enfant cette liberté extraordinaire de l'auto-sollicitation, le quant-à-soi: il se défie de l'adulte et c'est aussi très important. L'adulte ne doit pas être pour l'enfant le référent absolu et ses erreurs sont très utiles ! C'est ce que nous expliquons. Ne sombrons pas dans la déprime parce que nous avons été injustes avec l'enfant, que nous avons dérapé. Certes, ce n'est pas génial, on va essayer de le corriger. Mais il y a là un profit immense pour l'enfant ! Il se dira: "Je ne suis pas comme eux, je suis différent." Et c'est un trésor, c'est un vivier vital.

L'adulte a peur de se tromper avec l'enfant

Vous remarquerez que presque tous les échecs éducatifs basés sur l’affection viennent du fait que l'adulte croit qu'il ne doit pas se tromper, se veut excellent en éducation et bute infailliblement sur le rejet naturel de l'enfant... qui a besoin, pour exister, de proposer un modèle différent. C’est ainsi que presque tous les parents pleins de bons sentiments et d'amour enveloppant se retrouvent échoués, avec des enfants qui vont exactement dans le sens opposé à ce qu'ils professent.

La nature n'est pas peace and love: elle a besoin de survie et d'affirmation. Survivre est plus important que d'être juste, bon ou généreux. La nature sauvera l'enfant de toute façon, et peut-être sur une mauvaise pente, s'il a l'impression qu'il est trop nul par rapport à ses parents. Voilà pourquoi il vaut bien mieux que les adultes se trompent et cela arrive de toute façon, et parfois volontairement et solidairement, pour que l'enfant puisse développer son sens de l'injustice et de la justice, son autonomie intellectuelle, morale et spirituelle.

Le père de Jean-Sébastien Bach lui interdisait de toucher au clavecin et se réjouissait d'entendre son fils aller pianoter discrètement la nuit. L'exemple de la "perfection" parentale et le désir d'amour parfait des parents est un désastre s'il n'y a pas d'une part une humilité puissante et d'autres part des propositions vers l'extérieur, qui orientent l'enfant vers d'autres modèles. L'enfant n'a pas besoin que de relations aimables.

Pour la contrainte donc, nous devons voir les choses non pas en blanc ou noir ("contrainte ou pas contrainte") mais en degré entre 100 et zéro. Une contrainte saine, à 10% avec une bonne motivation et du plaisir est excellente. Une contrainte à 90% est mauvaise. Korczak employait toujours des contraintes acceptables, c'est-à-dire en-dessous d'un seuil, parce qu'il avait besoin, dans son orphelinat, que des choses soient faites.

L'étape suivante, c'est: quel degré de contrainte pour quelle vitesse de progrès ? Une contrainte vaincue permet une contrainte suivante plus élevée. Pas forcément tout de suite, pas de manière régulière car l'être humain n'est pas une machine. Mais un jeune qu'on a emmené grimper un 1300 mètres pourra aux vacances suivantes faire un 1500m.

De même, un enfant qui réussit 10 fois de suite un exercice de maths pourra aborder un exercice plus difficile. Comme le philosophe qu'on compare à l'éléphant qui n'avance que d'une patte à la fois. De même, quand on grimpe en montagne, on apprend qu'on garde toujours trois points d'appui. Qu'on ne demande pas à un enfant de faire quelque chose qu'il ne peut pas faire. Et qu'il ne veut éventuellement pas faire parce que sa maman est trop parfaite et semble inatteignable, ou parce qu'il est fatigué par il s'est couché trop tard etc.

Tout cela, nous en parlons en détail dans la formation. Le degré et la progressivité sont fondamentaux pour permettre des challenges nouveaux et un progrès. Mais vous le verrez, c'est une formation qui amène énormément de choses, qu'on ingère progressivement, par la pratique. La pratique est le secret central.

"la qualité de l'apprentissage n'est-elle pas moins bonne quand celui-ci est imposé, même s'il est imposé avec enthousiasme et avec des méthodes originales? "

Si cette proposition était vraie, et qu'on laissait l'enfant choisir intégralement ses matières et son rythme, vous auriez ce qu'on connaît bien et qui est de plus en plus courant: un jeune en-deçà de ses possibilités, n'ayant pas connaissance de ses limites et n'étant pas capable de faire face à des chalenges imposés.

Vous savez, on pense réinventer les choses mais tout ce que nous disons est connu depuis des milliers d’années. Ce n'est peut-être pas popularisé depuis toujours mais on le sait depuis toujours. On a une idée fausse de l'éducation de jadis, de l'éducation médiévale ou antique, on croit qu'on se trompait et qu'aujourd'hui, on a de meilleures pistes. C'est précisément la preuve d'une chute de l'éducation. Certes, ce jeune paraît meilleur que ceux de l'école, mais c'est parce que l'école est dans le non-enseignement et la contrainte bête, avec des jeunes éteints.

On réinvente aussi l'éducation parce qu'il y a un individualisme qui se développe. Le pacte social est détruit. On veut le meilleur pour son enfant mais pas pour tous les enfants, on pense au sien. On élève son enfant selon ses propres convictions. On se coupe des autres, de la société. On a perdu le lien aux autres. On pense que l'enfant doit grandir sans contrainte: cela est un aveu que le pacte social, c'est-à-dire l'amour d'autrui, est inexistant.

Il y a là une blessure parce qu'on a été blessé dans sa vie, un rejet des politiques ou du fisc, et pour finir l'ébauche d'une rébellion contre la société. On n'est plus dans la société rurale où chacun était indispensable à l'autre, où le chaudronnier était utile au charron et le boulanger au rémouleur. On vit d’allocs qui dispensent de se rendre utile à son voisin. C'est catastrophique. Aujourd'hui, on peut élever son enfant et vivre sans lien aux autres. Mais c'est grave ! C'est très néfaste pour l'individu.

On ne manipule pas son enfant dans une perspective politique. C'est très courant chez les IEF: l'enfant participe d'une lutte sociale, lutte qui conduit à s'isoler avec d'autres personnes du même genre, c'est-à-dire à se communautariser. L'amour d'autrui, qu'on appelle le devoir, a sa dimension fondamentale aussi, dans l'accomplissement de l'enfant. L'enfant n'est pas en soi et par soi le but exclusif, son identité est à la fois une intégrité et une communion avec l'autre. Avec tous les autres, même les inconnus, même les plus lointains. Il a une responsabilité vis-à-vis de son prochain. L'idée qu'on élève un enfant sans contrainte jusqu'à 18 ans est totalement impossible en Inde, en Chine ou au Japon parce qu'il y a un lien social. Or, le lien social implique des contraintes.

Par conséquent, nous ne disons pas que l'éducation n'est que contrainte mais que la contrainte est un art à doser savamment; il y a un pourcentage de proposition et un pourcentage de contrainte, et il y a aussi un pourcentage de propositions de la part de l'enfant, et il y a un pourcentage de rien, car l'enfant a aussi besoin qu'on ne lui demande rien et qu’il ne fasse rien, il a besoin de solitude et de contemplation.

Voilà ce que votre beau message nous inspire, il pose des questions et fait des suggestions très riches.

http://educationbienveillante.org/

Quoi faire avec les plus petits enfants ?

Pour les plus petits enfants, vous pouvez faire des tas de choses avec eux. Vous n'avez pas besoin de penser à des cours, au sens d'enseignement magistral (avec un maître), où il est assis et fait ce que vous lui demandez.

Vous avez auparavant à faire toutes sortes d'activités beaucoup mieux ajustées: l'enfant en bas âge a besoin de bouger, son énergie le secoue de la tête aux pieds et prolonge ses membres, elle pousse de l'intérieur. Vous ferez donc des activités telles que bouger (ne serait-ce que la marelle qui demande un début de jugeote; la corde à sauter, l'épervier etc.), mais aussi compter (en faisant la cuisine, les courses / poids, prix, additions; allumettes etc), parler (ce qui est très important, si on cherche à enrichir le vocabulaire, un mot par jour, c'est immense) et à développer des phrases de plus de 7 mots, puis 8, puis 9...

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Lire, nous en parlons, et apprendre à aimer la lecture, ce qui est un ensemble de techniques que nous vous montrons d'ici quelques temps dans un document libre.

Observer, faire des expériences... Mélanger de l'huile et de l'eau...

Et puis s'ennuyer, nous le disons dans l'accompagnement. Oui, l'enfant doit aussi apprendre à créer son univers mental, son imaginaire, et ne pas toujours être dans l'action. Il ne faut pas meubler le temps de l'enfant à 100%. Vous ne vous occupez pas de lui ? Tant mieux, il faut aussi que cela arrive. Laisser rêver, laisser le petit enfant observer les fourmis sans lui dire tout de suite "debout, tu vas te salir". Nous parlons beaucoup de la juste attitude du parent qui est la source de tout.

Improviser une sortie, dans le jardin, ailleurs; il se passe un million de choses, dans la rue, dans la nature.

Tout peut être sujet d'un cours, d'une transmission. Vous n'avez besoin d'aucun matériel spécifique.

On voit souvent des enfants hyper entourés d'outils et de matériels, par exemple Montessori, devenir assez ternes dans l'adolescence. Cela parce que la sollicitation de départ a créé une demande qui plus tard n'a pas été satisfaite - il n'y a pas de matériels Montessori pour pré-ados et ados. Voilà pourquoi il importe de poursuivre la sollicitation par des activités qui prolongent la pratique antérieure.

Observez avec le petit enfant, demandez-lui s'il voit, ici, une lettre (l'initiale de son prénom par exemple), là un animal dont on entend le chant: c'est très difficile de voir la cigale sur le tronc, et pourtant on l'entend; c'est la faculté du camouflage. Où est l'oiseau qu'on entend ?

Nous répondons à une maman qui demande quel cours choisir pour son tout petit. Nous répondons à l'instant: "Certes, la Boîte à Bons points offre de bons supports. Cela dit, on peut faire cours en faisant de la cuisine, des courses, du bricolage, et même du repassage. Combien ai-je repassé de vêtements ? Peux-tu faire un tas pour chaque couleur ? Combien y a-t-il de tas ? Le tas rouge plus le tas bleu, ça fait combien de tas ? Et de vêtements ? Comment on appelle ce vêtement ? Et cette couleur ? Et si on se servait de ce vêtement pour faire un déguisement, ce serait quoi ? Quand est apparu ce vêtement à ton avis ? Histoire, maths, français... On peut tout faire avec des riens. Imaginez durant les courses : comme on peut instruire l'enfant ! Nous leur faisons même faire de l'observation des gens, des événements, c'est un peu de la sociologie ou de la philo!

Bref, ne vous précipitez pas sur le cours, sur l'enseignement magistral. On n’assoira l'enfant que peu à peu, pour des activités courtes, 5 à 10 minutes par jour au début.

A partir de 5 ans, on commencera à travailler plus fréquemment sur table.

Mais d'ailleurs, à partir de quel âge commencer ?

Organiser des examens à la maison et être candidat libre

Votre enfant a le droit de passer les examens légaux. Nous devons donc faire ce qu'il faut pour que tout se passe bien.

Déjà, être un candidat libre... prêt

L'enfant qui a fait l'école à la maison est rarement prêt à passer des examens. Ainsi, Nicolas et son frère Maxime ont-ils échoué au Bac, deux années de suite. Catastrophe. Ils sont mal dans leur peau. Le problème ? Ils ont été incapables de faire ce qui leur a été demandé dans le délai imparti. Ils n'étaient pas préparés à l'ambiance, au stress.

Grand classique des enfants que les parents n'ont pas préparés ! Et... généralité catastrophique des enfants "IEF" dont les parents ont jugé qu'ils ne devaient vivre sans aucune contrainte. Ces parents ne réalisent pas le manque dont leur enfant va souffrir.

échec au Bac-680x480 Organiser des examens à la maison et être candidat libreLe monde du travail est plein de ces gens qui mettent 3 mois à rendre un travail demandé pour 3 semaines.

Vous allez éviter ce problème en La suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici). Déjà abonné ? connexion dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).

Le premier cours de ma vie en tant qu’enseignant(e)

"Je ne sais pas comment commencer, c'est un peu l'angoisse."

Faites le premier cours très simplement

Vous pouvez commencer par présenter à l'enfant les livres avec lesquels vous allez travailler. Vous pouvez expliquer ce que vous allez faire cette année, également.

Même si le cours n'est pas arrivé (vous l'avez commandé sur "le choix du cours"), il y a des tas de choses à faire: évaluer le niveau actuel dans chaque matière avec des exercices simples.

Le lieu du travail

On verra plus tard comment choisir et aménager la salle de travail. Vous pouvez expliquer les règles d'usage, et demander à votre enfant:  "Est-ce qu'il manque quelque chose ? Qu'aimerais-tu y changer ?"

Méthodes, horaires etc

Vous pouvez également révéler les horaires que vous suivrez dans un premier temps, en expliquant que de temps à autre, vous ferez des sorties improvisées ou préparées. Les méthodes peuvent être évoquées, sans aller trop loin car ce n'est pas passionnant pour un enfant, il s'agit juste qu'il ne tombe pas de haut quand ça débutera: vous exposez qu'il y aura tel travail, des devoirs, des apprentissages par cœur... Bref, vous mettez en place. L'enfant ne va pas voir 36 choses lui tomber sur la tête.

Le premier cours de ma vie en tant qu'enseignante

Le premier cours

Le lendemain ou le jour même, vous pourrez alors commencer le premier cours. Vous pouvez suivre les instructions du Cours par Correspondance si vous en avez pris un. Sinon, ouvrez simplement le premier manuel, et c'est parti ! Soyez décontracté, ne soyez pas d'emblée dans l'exigence, car vous serez de toute façon approximatif si c'est votre premier cours. Il est maladroit d'exiger quand on est maladroit. Découvrez avec votre enfant, il appréciera de ne pas être le seul à apprendre.

Peut-être vaut-il mieux que ces premiers cours ne soient pas trop longs. Vous irez vers une plus grande quantité quand vous aurez revêtu vos habits d'entraîneur. Nous verrons avec vous comment faire. A ce moment-là, vous pourrez amener du challenge. Mais pas tout de suite. La phase de démarrage doit respecter une mise en route progressive. Après trois cours, vous serez beaucoup plus à l'aise et vous pourrez enclencher la vitesse supérieure.

Vous garder de la réserve

"Je n'ai pas commencé les cours, pour l'instant j'ai surtout essayé d'établir avec mes enfants un emploi du temps réfléchi et consensuel"
Attention, un truc : mieux vaut commencer avec de la rigueur pour assouplir ensuite, que de commencer par de la souplesse et être obligé de durcir ensuite.
L'emploi du temps n'est pas quelque chose que vous devriez envisager de manière consensuelle. Pourquoi ? Parce que c'est une règle de bord qui s'assouplira plus tard, ce qui sera pour vous très précieux les jours où ce sera plus difficile. Gardez-vous de la souplesse en réserve.

Sur quoi me perfectionner ?

"Je ne sais pas encore sur quels points je dois me perfectionner ? Quels sont les blocages ? "
Vous le verrez en commençant. C'est en pratiquant que l'on sait ce qu'il faut améliorer, et non de manière théorique auparavant.

Vous pouvez déjà commencer par définir les choses de manière "rigide" et sans flou. Que ce soit clair dans votre esprit et celui de l'enfant. Comme un peintre qui définit le paysage qu'il va travailler. C'est ce paysage-là et pas autre chose. Ensuite, en pratiquant, vous verrez ce qu'il faut améliorer, où sont vos blocages éventuels. Démarrez avec beaucoup de simplicité et donc des directives claires. Vous vous souvenez de l'article "mon premier cours" ?

Il vaut mieux dire à un enfant "ça va être dur, on va en baver" et que tout se passe facilement plutôt que l'inverse. Si vous demandez 100, il fera 50 sans problème. Si vous demandez 25, il ne fera pas 50.

(Un premier cours, c'est quand même plus sympa à la maison qu'à l'école...)

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Pour apprendre

Ce schéma rassemble des éléments qui vont vous aider.

Vous aurez là un mémorandum qui vous sera régulièrement utile, vous pourriez l'imprimer et l'afficher dans la salle de travail.

Pour apprendre

Sont réunies ici les techniques les grands ensembles pour apprendre, pour faire en sorte que l'enfant ou l'apprenant reçoive réellement l'apprentissage. Cela passe, comme on le voit, par une imprégnation. Les techniques ne sont pas dévoilées mais les principes. Ce qui constitue un memento pratique.

Avec les cours trop exigeants : comment faire ?

Je crois que je me mets une pression folle ainsi qu'à ma fille (CE1). Je me force à tenir les délais conseillés par Ste Anne pour rendre les devoirs en correction et donc finir chaque module entre 6 et 9 jours.

L. n'aime pas apprendre par cœur... les calculs et tables de multiplication ne sont pas assimilés correctement voire pas du tout.... J. travaille bien et ne manifeste que rarement son mécontentement.

Ste-Anne fait partie de ces cours de très haute qualité, qui peuvent paraître parfois un peu trop durs à suivre.

Nous disons très simplement qu'il ne faut pas se mettre la pression si celle-ci nuit à votre plaisir de faire l'école à la maison et si l'enfant ne suit pas. Tant pis pour les échéances.

Ce type de cours peut devenir difficile sur le moyen terme, si l'on ne change pas le mode d'enseignement au profit de quelque chose de plus léger et de plus motivant.

cours trop exigeantsAlors avant toute chose, il importe de bien suivre tout ce que nous vous envoyons dans l'accompagnement car les clés sont là: vous avez énormément de réponses à ces questions, notamment lorsque nous parlons d'enseignement par la joie.

Aujourd'hui, nous en ajoutons une: il peut être souhaitable de faire moins d'écrit et davantage d'oral. En effet, l'oral rend les choses plus faciles tout en permettant une pratique intensive.

Les cours trop exigeants peuvent démolir la motivation

On peut donc aisément faire du calcul mental ou des exercices de français par oral. On écrira au cours que les exercices ont été faits à l'oral.

Vous n'êtes pas obligée à 100% de faire tous les devoirs.

Maintenant, il est certain que l'émulation doit demeurer. Travaillez-vous votre côté entraîneur ? Et votre personnage magicien ? Vous vous souvenez qu'on en parle ?
Les enfants manifestent qu'ils souhaitent d'autres personnages que ceux qu'on leur joue chaque jour.

On peut également ralentir. Mieux vaut prendre du retard sur le calendrier que de laisser des notions dans l'ombre. Cela demande d'informer le cours par correspondance.Surprised Black boy cours trop exigeants oral

Enfin, vous pouvez aussi leur confier l'initiative de la découverte du cours et de vous le faire partager.

Nous parlons de ces divers points dans l'accompagnement, il importe donc de bien suivre tout ce que nous vous envoyons.

PS: attention, il ne s'agit pas non plus d'alléger à l'excès. Cet article montre qu'au contraire, les enfants d'enseignants réussissent mieux parce qu'ils en font plus. Nous savons quoi en penser.

Pour finir, voici le point de vue de Pierre Chrétien qui défend l'oral durant les cours de l'école à la maison avec de nombreux arguments. Il raconte qu'au début, son expérience a été une catastrophe: pression, mauvaise ambiance... C'est un document à lire.

photo-nelly cours trop exigeants

Ecrire moins, le témoignage d'une maman:

Chers amis, (...) j'ai connu des familles qui ont échoué dans l' enseignement à la maison fondé sur des cours de haut niveau (...). Mes enfants ont toujours suivi le cours Legendre en maths et français (sans lequel j'aurais peut-être laissé tomber l'ief) donc ils ont travaillé par écrit et ont renvoyé des devoirs dans ces matières ; j'ai remarqué jusqu'à présent que ceux qui ont passé des concours ont eu de très bonnes notes à l'oral, rattrapant des notes écrites un peu moyennes: j'en suis d 'autant plus satisfaite que je suis moi-même très mal à l'aise à l'oral faute de pratique dans ma jeunesse... Il faudrait faire une étude historique sur l'école à la maison : j'y songe sérieusement : comme référence je n'ai que Montaigne, la Comtesse de Ségur, Pierre Téqui et quelques autres comme Dickens (David Copperfield) ainsi que quelques témoignages contemporains. Une de mes amies a suivi mes conseils lorsqu'elle a choisi l'ief pour ses fils de la 6ème à la 3ème ; à ma grande joie tout s'est très bien passé ; lorsque ses enfants ont été scolarisés en classe de seconde, elle a reçu les félicitations du corps professoral impressionné par l'érudition, la maturité, la curiosité de ces garçons. Elle avait fait les choix suivants : cours St Dominique Savio pour l'histoire et le français, cours Legendre pour les maths et l'anglais, un cours belge pour l'allemand et des manuels scolaires pour les autres matières : ses enfants ont beaucoup lu, beaucoup bricolé, pratiqué plusieurs sports pendant ces années et ont pratiqué l'oral chaque fois que c'était possible. Je me réjouis de ce succès et essaie d' inviter les familles à la pus grande prudence lorsqu'elles font le choix de l'ief ; si c'est pour transformer la vie des enfants en bagne, ce n'est pas la peine. Un détail : l'une des deux filles de Pierre Lemaire, Brigitte a introduit en France la méthode Jean-qui-rit ,elle avait compris que les enfants avaient besoin d' un enseignement vivant . Amitiés. Pascale

Nous: (...) Nous sommes d'accord depuis longtemps avec une modération dans le travail écrit. Nous employons bien davantage l'oral et nous ne faisons cours que 3 heures par jour. Disons cependant que l'auteur (P. Chrétien) expose des difficultés à l'écrit qui ne proviennent que d'une chose: un manque de pratique. Tout s'apprend, toutes les difficultés se lèvent, par la pratique. Alors, bien sûr, il s'agit de ne pas se mettre sur le dos 50 devoirs et des tonnes de choses épuisantes, car une fois débordé, la pratique devient un étouffoir, une souffrance.

Vous faites très bien d'insister, c'est cette recherche, cette observation, ce questionnement qui permet de progresser. Nous sommes nous-mêmes de fervents défenseurs des savoir-faire et de la pratique, le principe étant de passer plus de temps à pratiquer qu'à faire de la théorie. Cela se rejoint en réalité car l'oral permet de pratiquer davantage et plus vite, l'écrit peut être un frein, s'il est trop présent.

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On devient ce qu’on fait

Nous travaillons sur le parent plus que sur l'enfant. Car il sera tel que vous le solliciterez.

On devient ce qu'on fait

De même qu'on devient ce qu'on mange ou ce qu'on pense. Si votre journée, c'est 80% du temps dans le calme, votre esprit sera calme. Si votre journée, c'est du bruit et de l'agitation, tel sera votre esprit et vous tomberez rapidement malade.

La criminalité des chanteurs lyriques est pour ainsi dire inexistante alors qu'elle est élevée chez les politiciens ou les gérants de boîte de nuit. C'est simplement que l'on est à l'image du monde et des idées dans lesquels on évolue. C'est inéluctable.
Que ferez-vous désormais pour vous éviter le feu ?

rhododendron en fleurs On devient ce qu'on fait http://l-ecole-a-la-maison.com
Mais encore.
Beaucoup de parents commencent à réfléchir à l'école à la maison et se demandent ce qu'il faut donner à l'enfant. Le fait est donc qu'ils ne le savent pas.
Or, l'enfant peut devenir bon ou mauvais, instruit ou ignorant, ouvert ou fermé, drôle ou triste, hypocondriaque ou équilibré. Comment le devient-il ?
En fonction de ce qu'on lui donne ou pas. Ce n'est pas un hasard ou des gênes qui vont déterminer ce qu'il sera, c'est vous, essentiellement. Les différences entre deux codes génétiques de deux enfants sans liens familiaux est aussi infime que l'est la fatalité ou la prédétermination.

Il adviendra en fonction de vous

Votre enfant sera tel que vous le solliciterez, vous, et son entourage, sa vie, ses expériences, ses goûts, ses bonheurs, ses défaites, ses tristesses, ses réussites etc.

Quelle responsabilité ! Comme l'on peut se retrouver à culpabiliser ou s'angoisser !

Mais non. Car, soyons logique, si vous en êtes angoissé ou préoccupé, c'est que vous voulez déjà bien faire, et que cette intention préserve déjà l'enfant du désastre. Si vous vous en fichiez, là, il y aurait à craindre pour votre enfant. Rappelez-vous que tant que vous tenterez de faire au mieux, vous ferez 100 fois mieux que les autres.
Alors, certes, ce n'est pas tout à fait assez de vouloir faire au mieux. On peut essayer de conduire au mieux une formule 1, on n'est pas assuré d'arriver à faire un seul tour de piste vivant !

Il y a à apprendre

Plus une aventure est périlleuse et délicate, plus il faut apprendre.
Vous voyez donc que tout - du moins, l'essentiel - repose sur vous. Si vous êtes triste, incapable de faire un cours intéressant, blasé, occupé à autre chose, agacé, nerveux, mal dans votre peau et votre vie, vous avez notre promesse solennelle que votre enfant n'aimera pas vos cours, sera pénible, n'apprendra pas ou mal. Il regardera ailleurs, réclamera sans cesse, sera perturbé, "hyperactif" ou "dys". Oui, oui, ne cherchez pas midi à 14.00h, un enfant devient dys à cause des sollicitations médiocres qu'il reçoit. Ce n'est pas à la naissance. Il n'y a pas de diagnostic "dys" à la naissance.

Donc, ce cours sera insupportable pour vous comme pour lui. Moins désastreux que l'école, sans doute, mais très pénible.
En revanche, si vous êtes équilibré, bien dans votre vie, organisé, capable de distinguer le cours du jour et le reste de votre vie, que vous êtes bien accompagné et avec un bon programme, nous vous promettons la réussite. Et si vous êtes joyeux d'apprendre, émerveillé, capable de découvrir avec l'enfant (et non tout le temps avant lui), si vous recourrez à quelques ficelles de magicien, le résultat sera brillantissime.
Tout dépend de vous.

Nous travaillons donc plus sur vous que sur l'enfant. L'enfant n'a qu'à apprendre, ce n'est rien. Vous, vous avez à vous transformer. Avec beaucoup d'amitié et d'affection, ça marche mieux. Mais nous sommes aussi impitoyables, comme des entraîneurs de compétition. Jour après jour, progressivement. Il y a une exigence. A la fin, vous avez un niveau très très au-dessus des profs. Parce que c'est votre enfant qui est en jeu, et non l'Education dite nationale.
Nous travaillons sur vous. On transforme la matière courante en matière précieuse.
L'enfant sera le reflet de vous-même. Vous le solliciterez mieux. Il deviendra ce qu'il fera.
Car, réellement, on devient ce qu'on fait.

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Mathématiques à la maison, chapitre 2: les outils

Nous voyons aujourd'hui plusieurs outils qui aident énormément pour les maths.

D'abord, le boulier. Regardons ce qu'en disent les Petits Homeschoolers. Vous pouvez le fabriquer vous-même (vidéo), votre enfant aimera beaucoup vous voir le faire et vous aider.

Voyons ce que les mêmes disent de l'utilisation de la balance.

Des exercices ludiques à imprimer pour commencer les maths

Pour trouver un bon prof de rattrapage par correspondance

En cas de problème persistant:

-> Questions pour les élèves.

-> Questions pour les parents.

La préparation au Brevet des collèges avec annales, corrigés. Le brevet sur le web.

Autres liens utile pour les maths: un cours complet en vidéo. Ici, des exercices. Pour la physique, ce site est utile.

Il y a des profs qui utilisent la magie. Ainsi, on nous écrit:

"Je dois vous faire une confidence : pendant ma scolarité, j'étais un peu fâché avec les mathématiques, de sorte que je ne suis pas allé bien loin dans cette discipline merveilleuse… et je le regrette encore aujourd'hui ! Mais il n’est jamais trop tard pour faire amende honorable, et je suis heureux de pouvoir vous présenter aujourd'hui un professeur de mathématiques comme j'aurais rêvé d'en avoir…

Dominique Souder est le professeur de mathématiques qu'il m'aurait fallu ! Pourquoi ? Parce que son approche des mathématiques pourrait éveiller la curiosité du pire des cancres...

Dominique utilise en effet la magie pour enseigner les notions mathématiques. Cela ne repose pas seulement sur son habileté de prestidigitateur, non ! Ses tours de magie fonctionnent grâce aux mathématiques. Et les élèves adorent ! L'avantage, c'est que les tours de magie liés aux mathématiques sont reproductibles par tous, et en particulier par les enfants. On peut décortiquer ces tours en menant une démarche scientifique pour découvrir l’explication mathématique qui permet leur réussite.

D’autres tours relèvent du calcul mental astucieux, raisonné, prémédité : ils ont pour but de familiariser les enfants aux nombres, et de développer leur savoir-faire en calcul mental.

Dominique est secrétaire de la Fédération Française de Jeux Mathématiques, animateur d'ateliers et salons, formateur et conférencier sur le thème de la magie mathématique. Il est fier de pouvoir transmettre sa passion à ses élèves et d'avoir écrit, avec un élève lycéen, deux livres de défis mathématiques. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages concernant la magie mathématique.

Son dernier livre « Maths&Magiques » paraîtra aux éditions de SOS Éducation, ne ratez pas sa sortie, c'est le premier livre que nous publions ! Il sera disponible dans les toutes les bonnes librairies."

Sortir pour faire cours

Voici un aspect dont nous avons parlé mais aujourd'hui creusons, sans être long. On peut et on doit sortir pour faire cours, aller dehors quand on fait l'école à la maison fait du bien et aide énormément à fixer les choses dans l'esprit.

Nous allons sortir pour faire cours. Pourquoi ? Parce que l'enfant n'est pas fait pour rester enfermé, sans air ni activité saine, avec 25 autres enfants de son âge, dans une pièce close.

Sortir pour faire cours loin de chez soi

La grande question c'est sortir où ? et qu'y faire ?

D'abord, partout où il y a un fait naturel remarquable: cours d'eau, digue, grève (mer), lac, montagne, ravin, champs cultivés, champs en friche, bois, etc. Ensuite, les lieux où l'homme a fait quelque chose sur lequel on peut faire des observations: place de village, carrière, canal, abbaye, église, fabrique ou usine etc.

villedieu560 Sortir pour faire cours
La place du village: vous avez 857.972 questions possibles à poser à l'enfant. Au moins. Que font ces gens ? Pourquoi ? Pourquoi la porte du café est aussi large, avec des vitres ? Pourquoi les murs sont colorés (la chaux colorée chasse les mouches) ? D'où vient l'eau de la fontaine ? Est-elle potable ? Pourquoi le restaurant met-il des chaises en plastic ?

Le cours que vous y ferez sera soit un cours classique de matière, après une période d'observation, soit un cours hors-programme, uniquement porté sur l'endroit.

Vous pouvez mixer: un cours de science naturelle dans un endroit naturel, un cours d'Histoire dans un lieu d'Histoire, un cours de maths dans un lieu où l'on peut illustrer (calcul d'angles, de hauteur), un cours de français où la langue sera employée d'une manière ou d'une autre.

Le moment que l'enfant va le plus mémoriser, ce sera le moment de l'observation. Tout dépend de vous, comme toujours: sachez poser des questions.

"Quelle est la hauteur du sommet du clocher de l'église", "à ton avis, comment la calculer ?": maths simples.

"Observe ces gens qui parlent dans la rue, comment ils sont placés l'un face à l'autre, et pourquoi ils ne sont pas directement l'un face à l'autre ?", "à ton avis, quel est le métier de ce monsieur qui marche là-bas, à quoi tu le vois ?", "cette dame a l'air d'avoir un souci, qu'est-ce que ça peut être à ton avis?" : sociologie, très intéressant pour un enfant.

"Regarde le processus qui suit ce flacon, il est rempli automatiquement et ensuite il est fermé puis mis dans un carton, note combien de temps prend chaque étape."

"Pourquoi la rivière tourne vers la gauche ?" "Pourquoi le village est près de la rivière ?" "Pourquoi il y a un bois ici et des champs là ?" Pourquoi la vigne est-elle plantée en travers de la pente / dans le sens de la pente" (les 2 possibilités existent selon les régions: régions très pluvieuses: en travers selon la tradition pour éviter la descente de terre; régions moins pluvieuses ou replantations modernes: dans le sens de la pente pour éviter que le tracteur ne verse, on a planté de l'herbe pour empêcher la descente de terre etc.)

Dans certains cas, ça vaudra la peine de passer avec l'enfant au syndicat d'initiative pour récupérer un ou deux documents sur le fait remarquable à voir, avec l'explication, s'il y en a (pas sûr, on trouve de moins en moins de choses). Sinon, on prépare la sortie avec une petite recherche sur le net. Enfin, si vous n'avez pas eu le temps, vous posez les questions et vous finissez d'y répondre en faisant des recherches ou en faisant faire des recherches sur le net à l'enfant.

Le sujet de la sortie est infini, nous abrégeons mais votre témoignage est attendu !

A noter que si la sortie est également un bon moyen de rencontrer d'autres personnes et de s'enrichir d'une rencontre (chose dont nous parlons par ailleurs), elle peut aussi augmenter l'acuité et la concentration. Vous pourriez poser des questions à l'enfant avant de le laisser avec des camarades ou même les poser aux enfants réunis : "Tu devras me dire combien de fois les enfants autour de toi vont poser une question", "Tu devras me dire un exemple d'une phrase bien construite qu'aura dit un enfant", "Tu me diras combien il y a d'enfants dans cette famille, tous les âges et tous les prénoms." En plus du bon moment d'amitié et de rencontre, ces petites choses peuvent aider une concentration défaillante, un esprit un peu vagabond.

Sortir pour faire cours chez soi

Vous pouvez aussi avoir des activités extérieures chez vous, si vous avez quelques mètres carrés de terrain. Une famille amie fait de la permaculture avec peut-être 15m² !

Un bout de jardin peut être une source énorme de bienfaits pour l'enfant. Vous le comprenez sans qu'il soit nécessaire de faire de longs discours. Les petits homeschoolers (lien ci-dessus) vous expliquent tout ce qu'ils font et c'est beaucoup.

What else ?

Comment ne pas aider un enfant

Cette fois, nous retournons le soc de la charrue et disons qu'il faut apprendre à... ne pas aider l'enfant. On vous dit partout (essayer de taper sur le net) qu'il faut aider l'enfant. Oui et non. L'aider quand il en a besoin, lui montrer, lui donner un coup de main dans une tâche, oui. Mais ne pas se suppléer à lui. Ne pas le remplacer.

Ne pas aider, pourquoi ?

Voici une maman qui se plaint: ses enfants ne mettent jamais la table eux-mêmes, ils ne font pas le ménage, ils ne rangent pas. Quand il le font, c'est "mal fait".

C'est mal fait, certes, mais parce qu'ils ne le font pas assez. Vous ne les laissez pas faire et donc ils ne peuvent apprendre à faire mieux, c'est logique. Donc, s'ils ne savent pas bien faire, c'est tout simplement qu'ils n'ont pas assez pratiqué. Ils ne l'ont pas assez fait. Parce que, peut-être, vous avez préféré le faire à leur place, par esprit de perfection ou parce que "ce n'est pas à eux de le faire, ils auront bien assez le temps d'en baver dans la vie". Mauvaise idée. Plus tôt ils apprennent, mieux ils savent et moins c'est dur pour eux. Et acceptez que les choses soient mal faites, le temps de l'apprentissage. Dites-leur que c'est pas mal du tout si c'est mal fait. Ne leur dites ni que c'est mal fait ni, non plus, que c'est très bien fait.

Déléguez: ainsi vous aurez moins à faire et l'enfant sera plus apte, il fera plus volontiers, cela viendra plus facilement de lui naturellement. Pourquoi les enfants faisaient-ils plus facilement les choses il y a 100 ans ? Parce qu'on leur donnait à faire plus souvent, ils étaient moins dorlotés, ils étaient moins domestiqués et plus responsabilisés. Ils acquéraient des savoir-faires, peu à peu, et cela les responsabilisaient. Voilà un grand secret des sociétés évoluées.

On se rendait plus service mais on assistait moins.

Il y a tout une littérature, dont les Misérables, sur le travail des enfants. Affreux travail des enfants, à la filature, ou chez les Thénardier. Certes. Mais ça ne veut pas dire que l'enfant doit être oisif: il aime donner de lui et son cerveau a besoin d'activités pratiques.

Il faut savoir ne pas aider un enfant

Eh oui ! Rendez moins service à votre enfant. Aidez-le moins si vous avez l'habitude de l'assister en permanence. Qu'il se débrouille. Certes, vous ne l'entendrez pas souvent, mais c'est un secret de sa maturité et de votre tranquillité. Prenez une distance juste. Vous n'avez pas à rendre service à votre enfant, vous avez à l'élever. C'est à lui à vous rendre service. Protégez-le, mais donnez-lui à faire, ne craignez pas qu'il soit fatigué si du moins vous le couchez tôt, c'est vous qui êtes fatiguée.

Nous employons le mot "domestiqué". C'est le mot juste, un mot terrible qui fait penser à un animal de la ferme, qui implique une dépossession: l'être est dépendant, il ne peut survivre seul, tout comme le chien de la ferme, il dépend d'autrui. C'est ce que font les institutions. Les États ont besoin que l'individu soit inopérant, hors de contrôle. Le problème, c'est que ça coûte très cher et vous avez là une explication de la moitié des déficits publics.

Une amie nous faisait remarquer les panneaux sur la route, au péage: "attention, nos hommes travaillent, protégez leur vie." C'est un exemple: "Attention, petits enfants, comportez-vous de telle manière". Vous avez remarqué les messages sur les paquets de cigarettes: "Fumer tue." Domestication. Qui ignore que fumer est dangereux pour la santé ? Personne. Mais on met un message qui dit en quelque sorte ce qui est bien et mal. On remplace la pensée personnelle par une pensée imprimée. Et le politique a l'air surpris ensuite qu'il n'y ait plus de conscience, que l'individu coûte cher à la société. Mais, messieurs, l'individu dépendant coûte plus cher ! Il est plus facilement irresponsable, plus souvent malade, plus souvent déréglé, plus coûteux pour vos budgets en un mot.

Ne pas aider l'enfant contribue à une meilleure société: le contre-exemple américain

La société américaine est un archétype de domestication. Dans quelle série américaine on ne voit ni hôpital, ni tribunal, ni poste de police ? Pratiquement aucune. L'institution présente partout fixe l'obéissance dans l'inconscient populaire, la vassalisation, la domestication. En France, dans quel journal ne parle-t-on pas quotidiennement des politiques, des institutions ? Aucun. La vérité humaine n'est pas dans les institutions ou les politiques, au contraire, mais le système de vassalisation est bien là.

Pourquoi, à ce train, ne pas mettre de mention "Le journalisme ment" sur les journaux, a-t-on besoin d'une telle mention ? Pourquoi ne pas mettre "les impôts vous rackettent" sur la déclaration fiscale ? Ou "Voter est un piège à gogo" sur les bulletins de vote. On en finirait plus. Est-ce qu'on n'a pas nos idées sur tout ça ? Est-ce qu'on a besoin qu'on nous dise quoi penser ? Non. On n'a pas besoin d'être prévenus comme... des enfants de 5 ans.

Des enfants de 5 ans ? Même pas ! Cessons de prendre en main l'adulte et l'enfant.

Par conséquent, rendre un enfant libre, c'est lui permettre d'exercer son geste, et sa pensée.

On n'aide pas un enfant en lui rendant toujours service. Un peu, rarement, c'est mieux

Nos enfants viennent nous voir et nous disent: "Je sais pas où est mon stylo". Réponse presque invariable: "Tu cherches, tu trouves." En réalité, on trouve souvent sans chercher et on ne trouve pas en cherchant. Mais c'est juste pour laisser l'enfant se débrouiller seul. Il en a besoin. A chaque victoire personnelle, il grandit.

ne pas aider
Une image apparemment simplette mais pas si mal: l'enfant porte une charge pas trop lourde et équilibrée: c'est sa charge, il la porte seul.

L'enfant ne grandit pas quand il est pris en main tout le temps. Vous prenez en main son sommeil et il dort avec vous: très mauvaise idée, il devient dépendant. Vous prenez en charge sa santé en lui donnant ses médicaments: est-ce que vous pouvez ne pas commencer à lui expliquer que telle plante guérit tel mal ? Vous faites son repassage: est-ce que vous ne pouvez pas lui faire faire, peu à peu ? Et le couvert, le ménage ?

C'est en déléguant que vous donnez une liberté à l'enfant et une liberté à vous-même.

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L’embarras du choix

Studio audio embarras du choix

L'embarras du choix nous met parfois dans cette situation du jeune artiste qui est invité dans un studio d'enregistrement et à qui on montre les milliers de possibilités de modulation du son: échos, effets de toutes sortes, voix synthétiques, boîtes à rythme... C'est le même sentiment quand on découvre un clavier d'orgue électronique évolué. On est perdu. On essaye un peu tout, on est estomaqué, on trouve une chose, on la prend. Plus tard, on aimera moins. On regrettera un peu ce choix. On s'est laissé prendre au jeu.

Un grand musicien a son disque en tête. Il sait exactement ce qu'il va y mettre. Il n'a besoin de rien. Il va directement aux effets dont il a besoin. S'il cherche quelque chose, il demande à l'ingénieur du son: "Je veux une voix métallique, mais pas une voix de robot, une voix de femme, trouve-moi quelque chose."

L'embarras du choix en matière d'éducation

Ainsi en est-il en éducation. Il y a mille sites, 10 méthodes, 1.000 livres, 25 gourous, 3 chaînes de télévision, des spécialistes dont tout le monde parle, plein de documents. Il y a avec fessée et sans. Il y a avec bienveillance, avec autorité, avec des légumes bio, avec des objets en bois, en faisant le tour du monde ou en faisant tous les musées d'Europe. Il y a un million de choses.

Mais voilà: qu'allez-vous faire, vous ? D'abord, vous allez vous sentir nul. Perdu. Vous n'avez rien fait de tout ça, ou plutôt, vous n'avez fait qu'une toute petite partie de tout ça. C'est à peine si vous osez en parler. Un musée l'année dernière. Et vous êtes même allée au McDo. Les autres mamans, elles font des tas de choses géniales, et pas vous. Voilà ce que vous vous dites.

Êtes-vous sûr ? C'est votre vie, pas celle des autres. D'abord, vous pourrez toujours faire désormais ce qui vous semblera possible, rien n'est fini. Ensuite, votre croix est votre croix, et les autres ont la leur. Vous ne prendriez pas la charge des autres et les autres ne prendraient pas la vôtre. Dites-vous que des millions de gens ont été élevés sans la méthode lambda et le cahier pédagogique bidule. Vous prendrez ce que vous pourrez et Dieu merci, il y a le net qui vous donne beaucoup. Mais vous ne culpabiliserez pas.

Au moment où je vous parle, la moitié des mamans qui faisaient des trucs géniaux se rendent compte qu'elles ne pourront plus les faire, par manque d'argent, par manque de temps, pour une raison ou une autre.

Vous n'avez pas les moyens ? Ce fut notre cas, durant des années. Eh bien, nous n'aurions jamais fait ce site si nous avions disposé de tous les outils et de l'argent pour faire les visites dans les musées. Le manque de moyen va vous pousser à faire des choses  sans moyen. Ce sera votre expérience et votre vie.

L'embarras du choix, c'est une illusion d'optique. Rassemblez ce qui vous ressemble.

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Quelques techniques pour le perfectionniste et le dépendant

Voici le cas d'un enfant qui est à la fois dépendant, émotif et perfectionniste. Ce qui nous intéresse aujourd'hui, c'est le sens du perfectionnisme et la dépendance.

Il a une très grande sensibilité et se laisse facilement perturber par ses émotions, des émotions qui vont l'empêcher de se concentrer et d'avancer. La maman stresse parce qu'elle voit le temps qui passe et tous les exercices qui restent à faire pour respecter les délais.

perfectionniste

Tout d'abord, la sensibilité va peu à peu se lisser, elle va se déplacer et être plus maîtrisée avec l'âge, donc on la laisse s'épanouir et maturer.

Pour ce qui est du respect du délai, on mettra l'enfant en situation de challenge où le délai fait partie de l'exercice autant que la note. On peut faire une notation spéciale 50/50. Challenge: notion d'exploit sportif, vous lui en parlez comme un entraîneur, votre ton est crucial. Evitez le ton "on pourrait peut-être si tu veux" et employez plutôt "le défi que nous allons affronter maintenant, il est possible que tu n'en sois pas capable. Tu es trop petit, c'est vrai. Mais je compte sur ta force et ta rapidité. Ce sera dur pour nous deux. Car voilà comment ça va se passer..."

En fait, ce ne sera pas si dur que ça et l'enfant réussira suffisamment pour que vous en soyez contente, ce qui va le motiver puissamment.

Une maman avait un problème énorme avec son enfant, qui refusait de travailler. Elle a introduit le challenge à notre demande.

Bonjour Rémy,
Challenge réussi ce matin !
F. progresse en flèche, ses capacités se réveillent !
J'ai bien préparé Félicien plusieurs jours avant ce jour. 
Hier soir j'ai écris le déroulement du challenge, dictée, analyse grammaticale, calcul mental, addition, soustraction, problème.
La matinée était assurée pour la réussite, en deux heures le travail fut parfaitement terminé.
F. a dû écrire, réécrire, recommencer pour finalement réussir chaque épreuve.
Rémy, vous êtes un super coach, je suis hyper méga contente. En moi sommeille aussi des capacités, quelle réjouissance !

Le perfectionniste

Ce garçon par ailleurs aime que sa maman reste toujours à côté de lui pendant qu'il fait les exercices. Du coup, il demande à sa maman de valider chacune de ses réponses avant d'écrire. C'est épuisant pour la maman qui se sent accaparée. Elle n'est d'ailleurs pas sûre que ce soit un bien pour son fils.

C'est assez rare. On a affaire à un perfectionniste, quelqu'un qui pourrait aller très loin dans son domaine. Donc, ça confirme qu'on doit associer un respect du temps. Mais sans rien casser. Car on note aussi une inquiétude, une peur de faire une erreur. Or, l'erreur, nous l'avons vu, est bénéfique. Il ne faut pas que l'enfant en ait peur.

Il faudra donc faire attention quand on présentera le challenge. Au début, la note sur le délai pourrait être sur 20 et le reste sur 70, le respect du délai ne serait qu'une prime. Ensuite, on augmentera. Il apprendra ainsi à rendre un travail dans les temps, ce qui est le problème bien connu des chercheurs (beaucoup se sont effondrés dans la vie parce qu'ils en étaient incapables). C'est au parent de le lui apprendre.

Expliquez-lui sous forme d'histoires: un jour, un roi attendait un message lui indiquant où trouver un trésor. L'homme qui était chargé d'écrire le message et de le faire parvenir par un messager, fut impressionné et décida de recommencer son message car il n'était pas content de la manière dont le message était rédigé. Il recommença cent fois et enfin, il le remit au messager qui partit. Hélas, quand le messager parvint au roi, le roi en colère lui dit: "Va dire à celui qui a écrit ce message que le trésor de notre peuple a été volé par des pillards qui sont arrivés sur place avant nous. C'est trop tard !"

C'est une idée, vous en avez mille: le prince qui attendait la lettre de sa belle et qui mourut de désespoir parce qu'elle la recommençait trop souvent. Vous voyez ? C'est le genre d'histoire pour lui, jusqu'à ce qu'il s'imprègne de cette nécessité.

Enfant perfection ? Dîtes des bêtises

Ensuite, soyez rassurée: il va vite en avoir assez de vous avoir sur le dos. Au début, vous validez, puisqu'il en a besoin. Mais là aussi, vous introduisez du jeu, du challenge. "L'opération, aujourd'hui, consiste à faire tous tes exercices pendant que moi, je suis le vieux sage muet. Je n'ai pas le droit de parler et toi, tu peux regarder les livres quand tu veux pour chercher la solution..." Ce genre de choses. "Le jeu consiste aujourd'hui pour moi à te dire des bêtises, j'ai le droit de te dire que c'est bon ou non même si tu te trompes."

Plus tard, vous lui expliquerez: "Écoute, j'ai des choses importantes à faire, j'ai besoin de te laisser faire ton travail comme un homme, seul, sans mon aide. Je reviens dans 20mn. Est-ce que ça ira ou tu as besoin que je te tienne par la main ?" Normalement, il répondra "ça ira". Vous direz juste: "J'en étais sûre, je sais que tu en es capable."

Isabelle, dans un commentaire ci-dessous, donne un truc excellent :

"Pour mon petit gars qui a beaucoup de mal avec l'écriture et qui veut faire refaire et re-refaire (souvent jusqu'à trouer la page, à force de gommer), j'ai inventé un slogan qui le fait bien rire et permet de dédramatiser son "échec" à avoir une écriture parfaite : "Laissez vivre les lettres moches !". A décliner de mille façons "Arrête de torturer ce pauvre t.", ou "C'est un l nain, et alors ?"... ça permet aussi d'introduire l'acceptation de la différence, et le rire permet souvent de "défocaliser" le problème."

Et vous ?

Bien souvent, l'enfant est protectionniste parce que l'un des deux parents l'est. Attention à ne pas trop exiger. L'enfant n'est pas un adulte. C'est un enfant. Cela semble simple. Mais voici un texte qui donne à réfléchir.

C'est un texte écrit en 1954 par un journaliste américain du nom de W. Livingstone Larned. Il s'intitule "Les pères oublient". Il était censé être un éditorial inspiré de faits réels, mais devant sa beauté et l'authenticité des sentiments qui s'y dégagent, il a vite fait le tour du monde, traduit en plusieurs langues.

"Ecoute-moi, mon fils. Tandis que je te parle, tu dors la joue dans ta menotte et tes boucles blondes collées sur ton front moite. Je me suis glissé seul dans ta chambre. Tout à l'heure, tandis que je lisais mon journal dans le bureau, j'ai été envahi par une vague de remords. Et, me sentant coupable, je suis venu à ton chevet. Et voilà à quoi je pensais, mon fils : je me suis fâché contre toi aujourd'hui.

Ce matin, tandis que tu te préparais pour l'école, je t'ai grondé parce que tu te contentais de passer la serviette humide sur le bout de ton nez ; je t'ai réprimandé parce que tes chaussures n'étaient pas cirées ; j'ai crié quand tu as jeté tes jouets par terre. Pendant le petit déjeuner, je t'ai encore rappelé à l'ordre : tu renversais le lait ; tu avalais les bouchées sans mastiquer ; mettais les coudes sur la table ; étalais trop de beurre sur ton pain ; Et quand, au moment de partir, tu t'es retourné en agitant la main et tu m'as dit : "Au revoir, papa !", je t'ai répondu, en fronçant les sourcils: "Tiens-toi droit !". Le soir, même chanson.

En revenant de mon travail, je t'ai guetté sur la route. Tu jouais aux billes, à genoux dans la poussière ; tu avais déchiré ton pantalon, je t'ai humilié en face de tes camarades, en te faisant marcher devant moi jusqu'à la maison... Les pantalons coûtent cher ; si tu devais les payer, tu serais sans doute plus soigneux : Tu te rends compte, fils ? De la part d'un père ! Te souviens-tu ensuite ? Tu t'es glissé timidement, l'air malheureux, dans mon bureau, pendant que je travaillais. J'ai levé les yeux et je t'ai demandé avec impatience : qu'est ce que tu veux ? Tu n'as rien répondu, mais, dans un élan irrésistible, tu as couru vers moi et tu t'es jeté à mon cou, en me serrant avec cette tendresse touchante que Dieu a fait fleurir en ton coeur et que ma froideur même ne pouvait flétrir...

Et puis, tu t'es enfui, et j'ai entendu tes petits pieds courant dans l'escalier. Et bien ! Mon fils, c'est alors que le livre m'a glissé des mains et qu'une terrible crainte m'a saisi. Voilà ce qu'avait fait de moi la manie des critiques et des reproches : un père grondeur ! Je te punissais de n'être qu'un enfant. Ce n'est pas que je manquais de tendresse, mais j'attendais trop de ta jeunesse. Je te mesurais à l'aune de mes propres années. Et pourtant, il y a tant d'amour et de générosité dans ton âme. Ton petit cœur est vaste comme l'aurore qui monte derrière les collines. Je n'en veux pour témoignage que ton élan spontané pour venir me souhaiter le bonsoir.

Plus rien d'autre ne compte maintenant, mon fils. Je suis venu à ton chevet, dans l'obscurité, et je me suis agenouillé là, plein de honte. C'est une piètre réparation; je sais que tu ne comprendrais pas toutes ces choses si tu pouvais les entendre. Mais, demain, tu verras, je serai un vrai papa; je deviendrai ton ami; je rirai quand tu riras, je pleurerai quand tu pleureras. Et, si l'envie de te gronder me reprend, je me mordrai la langue, je ne cesserai de me répéter, comme une litanie : ce n'est qu'un garçon... J'ai eu tort. Je t'ai traité comme un homme. Maintenant que je te contemple dans ton petit lit, las et abandonné, je vois bien que tu n'es qu'un enfant. Hier encore, tu étais dans les bras de ta mère, la tête sur son épaule... J'ai trop exigé de toi... Beaucoup trop..." (Les Pères Oublient W. Livingstone Larned)

Attention, le perfectionniste encourt des dangers.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque jour des conseils, et commencez par une série de 4 vidéos sur l'école à la maison.

Changer votre position

Votre position va maintenant évoluer au fur et à mesure des attitudes de l'enfant.

Nous y revenons car nombre de parents sont dans l'impasse et quelques trucs que nous ne pensions même pas devoir vous livrer vont ressortir du tiroir pour vous faciliter la tâche.

C'est votre position qu'il faut faire varier, lorsque votre attitude ne "prend" plus. Revoyez si nécessaire cet article qui parlait de l'attitude.

Votre position est avant tout... dans votre tête

En fait, si vous essayez de changer votre attitude alors que votre position reste la même - par exemple vous restez dans le rôle de la maman-commandant - l'enfant ne changera pas de registre.

C'est votre position intérieure, votre disposition, votre inclination qu'on va modifier.

En coaching, on distingue 4 attitudes différentes du coach qui se manifestent dans 4 tonalités de voix différentes (...) la suite est à découvrir dans votre formation (abonné, connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).

Isabelle Filliozat et les limites du troisième degré

Isabelle Filliozat Retour sur l'ellipse de la vie l-ecole-a-la-maison.com

Cet article http://www.les-supers-parents.com/faut-il-poser-des-limites-ou-pas-les-precisions-d-isabelle-filliozat/ est trop peu.
La réflexion d'Isabelle Filliozat pour beaucoup rejoint les nôtres mais elle s'arrête en chemin...

Nous vous invitons à la lire pour revenir en parler ici avec nous.

Voici ce que nous disons:

Interdits, selon Isabelle Filliozat

"Une structure, un cadre, des règles et des consignes : OUI. Des interdits et des limites : NON", voilà ce qu'elle propose.

Cette lecture pleine de bons sens nous dit: "Soyons plus intelligents, arrêtons de nous limiter à des comportements cassants et limitatifs". C'est tout-à-fait juste.

Au premier degré, on interdit. Au second, on retire les interdits. Mais au troisième, on les remet et on sait pourquoi: il y a des motifs purement sociétaux. Or, si l'on va au-delà du troisième degré, on s'aperçoit que cela va bien au-delà de ça, les interdits sont indispensables pour créer l'être.
Transgression : elle est utile et nécessaire, contrairement à ce tabou ambiant (j'y reviens dans un instant). Il faut juste dépasser, là aussi, ce troisième degré.
La dimension supérieure de l'être humain se situe au-delà d'un simple regard "éducationnel", au-delà de la psychologie.
C'est important de comprendre que le meilleur résultat en psychologie ne suffit pas.

Pour commencer, souvent, dans son propos, il y a jugement du parent. Le parent qui fixe des limites aurait des problèmes. Isabelle Filliozat dit :

Du coté du parent : « mettre des limites » lui fait voir son enfant sous un angle qui déforme sa perspective. L’enfant est perçu comme débordant, incapable de dominer son énergie, de gérer ses comportements.

Ce jugement méconnaît les parents qui usent des contraintes et des limites avec art. Pour eux, c'est le contraire !

C'est parce que nous refusons que l'enfant soit considéré comme soit-disant "hyperactif" ou "hyperkinétique", ou ce genre d'opinion, que nous donnons à l'enfant ce don extraordinaire de la limite qui va être une étape à franchir.

Quant à l'interdit (à donner avec grande parcimonie naturellement, comme tout ce qui est absolu), il donne un sens du sacré, de l'absolu, et du dépassement. Le champion a qui on dit qu'il est "presque impossible" de faire tel chrono rassemblera ses forces pour l'atteindre. Mais il ne se battra pas pour un chrono "impossible", il respectera au fond de lui-même cet absolu et ne se prétendra pas au-dessus de tout, ou semi-dieu.

C'est cette nuance qui fait la différence. Il y a des "atteignables" moyennant une transgression (des autos-interdits, des croyances, des lois parentales, de la Loi etc.) et cette transgression est parfois très féconde (Pasteur transgresse la loi médicale, il faut le rappeler) et il y a un "absolu inatteignable", qui est juste un phare, de même que le bateau n'atteint jamais le phare mais se dirige vers lui.

Transgressions, selon Isabelle Filliozat

Elle dit: "Les limites et les interdits vont susciter l’envie de transgression, c’est pour cela qu’ils peuvent se montrer contre-productifs et parfois même dangereux".

Ce qui signifie que le fait de susciter des transgressions est forcément mauvais. Or, aller au-delà des limites ou des interdits est tout aussi constructeur, dans la mesure où l'enfant a reçu le bagage nécessaire. Nous disons même qu'il est nécessaire que l'enfant un jour transgresse toutes les limites qui l'ont encadré, comme l'arbre dépasse son tuteur. Comme le dit Shrî Aurobindo, la "limite est utile, la limite devient inutile".

C'est encore une fois, comme nous le disons sur ce blog, une question d'étape.
Isabelle Filliozat met les choses à plat dans le même temps et le même espace, ce qui n'est pas juste.

Les limites sont "extensibles", repoussées et mouvantes avec la maturation de l'être, ce qui est expliqué dans l'article maître sur ce sujet 😉
Quand nous lisons dans l'article

« on ne frappe pas » remplace un « chez nous il est interdit de frapper »

nous disons: attention. Certes, il vaut mieux dire à l'enfant "chez nous, on ne frappe pas", que "tu ne frappes pas" car l'enfant se sentira plus lié à un groupe, et non pas isolé.

Mais il y a un risque là aussi. Pour l'enfant, "chez nous, on ne frappe pas", ou "il est interdit de frapper", cela revient au même, c'est un interdit. Sauf que dans le second cas, "on ne frappe pas", ce n'est pas clair. La question de l'enfant de 8 ans sera "Pourquoi ?", suivie à 10 ans de "Qui dicte les règles ?" puis à 14 de "Etes-vous Dieu ?" et à 16 de "et si je faisais le contraire, qu'y pourriez-vous ?"
"Chez nous, on..." peut aider mais jusqu'à un certain âge, quand par exemple l'enfant raconte que des enfants extérieurs l'ont tapé; mais il arrive un âge où cela sera compris comme sectaire, tribal même, et donc un peu antisocial parce que ça veut dire qu'ailleurs, ça se passe autrement. Au pire, ça peut vouloir dire : "Ailleurs tu vas te faire démolir, mais ici, on t'interdit d'apprendre à te battre."

Enfin, on est dans le flou, le pire ennemi de l'enfance. Quelle est la référence ? L'opinion des parents ? Ce n'est pas une référence absolue. Ils ne sont pas des dieux, ils peuvent se tromper.

Nous disons: mieux vaut s'en remettre à un absolu, se dégager de la responsabilité ultime car nous n'avons pas créé le monde. Nous ne pouvons pas justifier de cette phrase "sois pacifique", car cela dépasse la bienveillance, le pacifisme, les règles du savoir-vivre ou du "vivre-ensemble" (comme on dit dans les salons du ministère...)

Cela renvoie à une loi intangible que les parents n'ont pas inventée: le respect de la vie.

Des parents qui donnent l'air d'avoir inventé les normes

Donc, dire "chez nous, on..." c'est affirmer que les parents ont inventé des normes. Et c'est faux. Mieux vaut dire: "Dans notre famille, comme dans la plupart des familles, on ne frappe pas" pour éviter un "chez nous" qui coupe l'enfant de l'absolu et de la société.

D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'on "ne frappe pas" ?

C'est drôle, parce qu'il y a à la fois une envie de ne surtout rien dire de radical ou de fort et en même temps un esprit totalitaire. "Je ne dis pas que je t'interdis mais je te dis : on ne fait pas ça". Cela revient au même ! C'est dit autrement, d'un langage plus doucereux, mais c'est la même chose. C'est un peu comme sourire avec un gourdin dans les mains.

Allons, ne soyons point si craintif de l'interdit et de la radicalité, en éducation.

Veut-on que l'enfant se retrouve démuni face à un agresseur, ou qu'il soit capable de le mettre hors d'état de nuire ?

La bagarre devrait plutôt être le recours quand tous les autres recours ont échoué, et si l'on veut que le jeune garçon ait un quelconque sens de la défense des plus faibles, on ne retire pas de son horizon la loi naturelle.

Malveillance ?

"La bienveillance me pose souci, elle soulignerait qu’on peut être malveillant", dit encore Isabelle Filliozat. Mais oui, évidemment, il y a des personnes malveillantes, consciemment ou non !

Nous croyons en la bienveillance parce qu'en effet, il y a une éducation malveillante, celle qui veille mal. Elle ne veille pas sur l'enfant.

Mais nous croyons bien mieux en l'éducation tout court. Car finalement "éducation bienveillante" est une expression qui suggère que l'éducation n'est pas forcément bienveillante, alors qu'elle l'est par nature: si l'on n'est pas bienveillant, on n'éduque pas.

"Education bienveillante" est un pléonasme, typique d'une époque qui perd le sens des mots.

On voit là des modes de langage et il faut toujours s'en méfier. Restons avec un langage pur, fuyons les snobismes, fuyons tout ce qui dit: "Nous avons inventé nos propres règles, ce qui nous précède est mauvais." Car on n'invente rien du tout.

L'éducation a débuté il y a 600 millions d'années et il s'en trouve qui imaginent vraiment inventer quelque chose. Oui, il y a ici une vanité. Qui du reste se transforme rapidement, chez les "bienveillants", en fureur et méchanceté, nous le constatons sur les réseaux sociaux. Parfois, nous faisons des expériences très amusantes.

Mais revenons à notre sujet.

"Il est important de sortir de ces notions de bien et de mal", dit encore Isabelle Filliozat. Oui et non. On veut sortir du bien et du mal, et on se retrouve dans le relativisme, tout se vaut.

Pourtant, ce sont des absolus qui existent et entre lesquels tout être naturel se situe. Il y a un bien et un mal. C'est le principe fondateur, pas le principe ultime, qui est en-dehors du manichéisme. Retirez les principes premiers et vous avez des meurtriers qui ne savent même pas ce qu'ils font.

Il ne s'agit pas de retirer bien et mal mais de cesser de juger l'enfant. C'est tout à fait différent.

Par ailleurs, bien sûr, tout n'est pas "bien" ou "mal" mais situé entre les deux à des degrés divers.

Prenons l'exemple des bonbons. Il est dit : "Il me semble important d’être ferme par exemple sur le nombre de bonbons, mais pas sur les comportements excessifs, qui eux ont toujours une motivation à entendre". Mais vous avez des parents dentistes qui disent "Non, aucun. C'est comme ça. Zéro bonbon." C'est un absolu. Ils ont peut-être raison. On ne peut pas les exclure du champ de l'éducation.

L'interdit doit exister, parce qu'il enseigne une autorité supérieure qui n'est pas d'ordre humain, sentimental, rationnel, malléable. Un absolu est nécessaire dans l'horizon mental de l'être humain. Pas dans son quotidien incarné.
L'interdit s'appliquera subjectivement ça ou là, selon les parents, mais il existera dans l'esprit de l'enfant, ce qui le construira. L'absolu fait naître la quête d'une libération, c'est le sens du chemin dans le règne humain.

Voilà chère Isabelle Filliozat, pour le reste, nous vous rejoignons, il faut que les enfants apprennent, à un moment juste et pas trop tôt d'ailleurs, que leurs parents peuvent se tromper. L'article à lire sur ce sujet, qui est référent, est ici. 😉

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Conjugaison avoir un faible niveau et réussir son cours (vidéo)

 

Quand nous faisons l'école à la maison, non seulement nous ne cherchons pas à tout savoir avant de faire cours, mais nous avons plutôt intérêt à ne pas tout savoir.

Conjugaison avoir et ne pas avoir...

Ne pas avoir le niveau n'est pas un problème, en réalité. A partir du moment où vous avez envie d'apprendre en même temps que l'enfant.

Car votre enfant va énormément aimer voir qu'il n'est pas le seul à apprendre.

Vous voir arrondir les yeux et vous émerveiller, chercher à en savoir plus, feuilleter le livre ou l'encyclopédie à la recherche d'un complément, cela va beaucoup lui apporter.

Il va être ravi de vous voir hésiter et en conjugaison avoir ou être vous donneront des difficultés bienvenues !

Ah ! la conjugaison, qui ne s'y trompe pas de temps en temps ?

Conjuguez-moi le verbe dont il est question dans l'expression: "Point me chaut !"

Ou le verbe avoir... comme ceci:

conjugaison-verbe-avoir Conjugaison avoir http://l-ecole-a-la-maison.com

Vous ne savez pas parfaitement ? Tant mieux.

L'effacement d'une hiérarchie

Cette fois, plus que d'habitude, vous ne savez pas tout et ça se voit: vous êtes flou, vous hésitez et avez dit un superbe "euuuh, en fait..." qui a tout révélé à votre enfant. Vous ne pouvez plus lui cacher que vous séchez. Pas de problème: acceptez-le ! "Eh bien, tu vois, je ne sais pas ! Et j'aimerais bien le savoir." Cela va briser la hiérarchie entre vous, il ne sera plus seul. Il ne sera plus l'ignorant congénital qu'il croit être, il sera un être humain à part entière.

Certes, vous lui avez expliqué que l'erreur est propice au progrès, mais c'est encore mieux, maintenant que c'est vous qui ne savez pas.

Par ailleurs, cela va vous donner l'occasion de lui montrer comment chercher et trouver l'information, comparer des sources. A ce moment-là, l'ordinateur ou l'encyclopédie seront à votre portée et vous expliquerez qu'une partie du travail consistera à chercher l'information.

A son tour...

d'être celui qui trouve l'information et vous la donne.

Pourquoi ne pas proposer ceci: vous cherchez une information dans un livre pendant qu'il en cherche une autre sur le net ? Chalenge sympa, à réaliser dans un délai limité (par exemple 5mn chrono).

Il vous livrera le fruit de ses recherches et en tirera fierté.

Enfin, il pourra aussi vous apprendre des choses ou guider votre apprentissage à tous les deux grâce à ses questions. Si l'on prend l'Histoire, il demandera "pourquoi Louis XI utilisait des cages pour ses prisonniers ?", vous serez conduit à chercher avec lui en mettant en valeur sa question: "Tu as raison, pourquoi diable faisait-il ça ? A ton avis ?" et il essaiera : "pour leur faire mal ?" et vous répondrez "Peut-être. Ou parce qu'il n'avait pas de prison ?" Etc. Ce jeu donne envie à l'enfant de trouver la réponse.

Voilà comment nous pouvons conjuguer "avoir un faible niveau" et réussir son cours !

Alors, si vous vous dites "Je ne sais pas grand chose", désormais vous saurez que ce sont ceux qui savent tout qui s'ennuient le plus !

Préparation du cours

Vous allez donc alléger au fur et à mesure pour les cours qui n'exigent pas de préparation. La seule chose qu'il vous restera à faire, et que vous n'oublierez pas, c'est bien sûr de mettre à votre disposition les ressources (cours, cahiers, livres, internet...).

PS: nous sommes sûrs en fait que vous le faites déjà comme ça.

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La pratique, secret ultime

Secret de la maîtrise: la pratique

Pratiquez, pratiquez, pratiquez. En enseignement mais aussi en parlant mieux à l'enfant. En éduquant jour après jour, en perfectionnant vos techniques. En vous évaluant vous-même. Sur quoi progressez-vous ? Sur quoi régressez-vous ? Sur quoi calez-vous ? Reprenez le fil, la réponse est sous votre nez, 9 fois sur 10.

Bref, pratiquez.

"L’élève, l’homme ou la femme en pratique, seront toujours les plus éloignés de l’idéologie et de la vanité, son corollaire", dis-je dans l'un de mes romans.

Les sociétés les plus pacifiques et les plus fortes sont des sociétés de gens en pratique. Les peuplades qui font encore notre admiration par leurs capacité à vivre au sein du monde réel sont dans cette pratique de la vie au quotidien. Les gens de maîtrise, les gens qui ont une autorité, sont des gens qui pratiquent.

Pratiquons, sans cesse confrontons-nous à l’épreuve, cela renforce, cela rend humble et construit ; car cela enseigne aussi la logique secrète contenu en chaque matière. Seule la pratique permet de trouver le chemin juste dans la spéculation intellectuelle. Le langage en paraboles du Christ, ou même celui des taoïstes, ou des contes et légendes ancestraux, révèle des vérités profondes : tous les mystères se trouvent tapis autour de nous, dans le réel. Les secrets de l’invisible que poursuivent les scientifiques sont autour de nous.

J’ai appris le japonais au Japon et en France. J’ai retenu 90 % de ce que j’ai appris au Japon et 10 % de ce que j’ai appris en France. Au Japon, on pratiquait : oral, écrit, oral, écrit. Une fois que c’était assimilé, on recommençait la leçon. Oral, écrit. Des dizaines de fois.

la théorie et la pratique sur http://l-ecole-a-la-maison.comEn France, de la théorie, beaucoup d’heures de théorie, des semaines très chargées. Avec des tas de choses qu’on trouve en 5 minutes dans un livre ou sur Internet. La structure de ceci ou la grammaire de cela. En deux ans de toute cette théorie, pas un seul étudiant n’est capable de parler le japonais. (...) la suite est à découvrir (abonné, connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).