Un éducateur nous écrit. Il a bien fait…

Un éducateur nous écrit. Il a bien fait.

Bonjour, merci pour votre commentaire.

"Sans aucun contrôle, comment s’assurer que l’éducation est bien faite et que l’enfant n’est pas juste un analphabète et asocial en devenir ?"

Il doit y avoir là de votre part une inversion: d'où sortent les analphabètes et les asociaux ? De l'école, à 100% ! Car 100% des asociaux à ce jour sortent de l'école, de même que 100% des terroristes, ce que nous avons expliqué à la Commission parlementaire dirigée par Eric Ciotti en charge de réfléchir à une loi et qui a reculé devant cet argument massue que nous lui avons fait adresser par une pétition réunissant 100.000 signatures.

Elle a bien dû constater que l'école à la maison n'avait en effet fourni aucun criminel, ni complet ignorant.

Voyez-vous ?

Vous en saurez plus sur cet article: http://l-ecole-a-la-maison.com/la-desocialisation-et-l-ecole-a/

C'est l'école qui produit de l'analphabétisme et de l'illettrisme. Officiellement, 50% d'illettrés en fin CM2 et 17% au BAC ! (certains illettrés ont leur Bac... avec mention).

La question que vous posez est la même à l'école, nous vous la retournons : sans aucun contrôle de la part des parents, comment peut-on n'être pas sûr que l'enfant qui va à l'école va devenir ce qu'il devient dans la majorité des cas: chômeur, illettré, asocial et/ou dyslexique ?

D'où sortent les gens violents de Notre-Dame-des Landes, les spéculateurs ou les gangsters ? De l'école.

Parlons niveau. Nous savons une chose certaine: le niveau de l'école à la maison est bien meilleur. Vous le verrez sur cet article: http://l-ecole-a-la-maison.com/les-resultats-de-lecole-maison/

Vous dites:

"Or, l’éducation est bien obligatoire jusqu’à 16 ans, ce pour le bien être du futur adulte. "

Oui et non. D'abord, sur l'âge, quelques fous du ministère veulent le repousser à 18 ans, ignorant totalement qu'une société du diplôme est forcée d'aller à l'échec. C'est la dictature de l'université, malgré l'échec indiscutable que l'on constate. Le savoir diplômé ne vaut pour ainsi dire rien, nous le montrons sur ce site.

On n'a jamais prouvé que les adultes enseignés étaient plus heureux que les analphabètes. Il y a eu des tas de petits bergers analphabètes qui vivaient plus heureux que des hauts fonctionnaires coincés sur le périphérique. L'instruction est un élément qui correspond à un parcours, mais tous les parcours ne passent pas par elle et a fortiori, tous les parcours ne passent pas par l'école majoritairement (hélas !) destructrice de parcours, de vocation.

Plus encore, de quel savoir parlons-nous ? Sous Louis XVI, la population était plus enseignée et instruite qu'aujourd'hui, mais cette instruction édifiait l'être. L'instruction d'aujourd'hui n'édifie plus. Savoir que le TGV va à 160km/heure n'apporte rien. On a perdu les Lettres classiques, l'enseignement de l'Histoire, la logique des maths, la beauté du français. L'instruction a tout simplement disparu !

"Bref, je suis pour l’école à la maison dans certains cas, mais contre l’idée que l’école est toujours mauvaise."

Eh ! bien nous, c'est le contraire: nous sommes pour l'école dans certains cas, mais contre l'idée qu'elle est toujours bonne.

"Elle aussi veut le bien pour nos enfants, avec ses propres moyens"

Non, précisément. Depuis les Najat, Peillon et consorts qui veulent "arracher l'enfant à sa famille", à son Histoire, à son patrimoine, à coups de déterminismes socialistes faux (et maintes fois démontés, inspirés par les maçonneries archaïques et pseudo-secrètes).

Depuis la méthode globale, l'école veut détruire la pudeur, l'identité, l'instruction et l'élévation de l'enfant. On voit le résultat: anti-dépresseurs, calmants, Valium, suicides, cancers. Certes, l'école n'est pas responsable de tout, mais elle a une part déterminante que la Franc-maçonnerie revendique régulièrement: "Il faut conditionner l'enfant dès le plus jeune âge et avancer l'âge de la prise en charge par l'Etat. Plus tôt l'enfant sera retiré à la famille, mieux ce sera." L'Etat est dirigé par des gens qui "haïssent la famille" et qui s'arrangent pour qu'il y ait des problèmes, pour la discréditer et qu'elle soit un vivier dangereux, ce qui lui donne toutes les excuses et permet de dire: "l'Etat est le seul salut".

Mais l'Etat n'est désormais qu'un relais. Il a un patron. Il suit les instructions données par la Commission européenne de l'Education, qui est seule patronne et décideuse en la matière, en lieu et place des enseignants qui n'ont plus rien à dire. L'Europe est aux mains de gens qui entendent faire de l'éducation sexuelle aux maternelles et leur présenter des intervenants présentant parfois des spectacles complètement dégénérés, tels ces "artistes" (subventionnés car personne ne paierait pour eux) qui s'amusaient à se fourrer le doigt dans le rectum devant des enfants.On nous témoigne de plus en plus fréquemment de ce genre de dérapages.

Vous comprendrez qu'il y a lieu de s'informer et de ne plus en rester à ces opinions datant d'il y a 40 ans: l'école détruit, il faut a priori l'éviter, sauf en de rares cas, comme lorsqu'elle est hors-contrat.

Nous vous recommandons ardemment d'aller voir ceci: les 10 raisons pour lesquelles votre enfant ne peut pas réussir à l'école.

Nous espérons avoir répondu à vos interrogations. Bien cordialement.

PS: notre page facebook est ici.

Qui est qui ? Qui décide sur la scolarité ?

QUI EST QUI

Une maman nous dit:

Mon fils préfère retourner à l'école, nous devons renoncer. Pourtant, j'ai adoré cette expérience. Mais il aime trop ses copains et aussi il aime mieux être dehors à jouer, même si j'ai utilisé la méthode de Singapouyr et le maximum de jeu, on s'est beaucoup amusé, rien à faire il veut arrêter l'école à la maison.

Ici, certains vous diraient que vous vous y êtes mal pris. Peut-être que vous le pensez d'ailleurs.

Peut-être que vous tirez cette conclusion de ce que vous lisez sur ce blog, où nous vous disons que tout dépend de vous et pas tellement de l'enfant. L'enfant reflète ce qu'il a vécu. Si on lui a donné du plaisir à apprendre, il veut continuer. Et donc, s'il veut arrêter, c'est qu'on s'y est mal pris ?

Eh ! bien, aujourd'hui, nous allons tempérer. Et en même temps vous pousser à réagir. A reprendre le flambeau.

L'enfant peut-il aller seul vers les hauteurs ?

Où est-ce que ça cloche ?

Nous allons d'emblée vous le dire: ce n'est pas à l'enfant de décider sur certains sujets.

Ce n'est pas à lui de décider parce qu’il n'en a pas les moyens. Il ne voit pas au loin dans sa vie. Il n'a pas les perspectives.

Qui est qui ? http://l-ecole-a-la-maison.com

Certes, nous préconisons la bienveillance, nous favorisons l'écoute. Mais nous ne vous privons pas de votre rôle, de votre vision, de vos ambitions, de vos exigences.

Vous voyez des choses que l'enfant ne peut pas voir.

Et s'il est contestataire, c'est cet article qu'il faut aller voir.

Que voit l'enfant ? Son

plaisir propre, avant tout. Surtout quand il vous dit qu'il préfère l'école à cause des copains ou parce que la prof est gentille. Il n'est pas conscient du niveau ou de la pédagogie de l'école.

Où est-ce que ça cloche ?

Comment est-ce qu'on en arrive à cette remise en question du projet, dans ce cas où l'on entend et accepte que l'enfant veuille retourner à l'école (et nous avons vu ici comment ça pouvait se passer), alors qu'on sait que cette école-là est néfaste ?

Le point crucial, c'est que dès le départ, il y avait dans votre tête cette idée que c'est l'enfant le véritable décisionnaire. Que son point de vue est central.

Or, ce n'est pas le cas. Le point de vue de l'enfant est périphérique pour tout ce qui concerne l'orientation de sa scolarité. De même qu'il est périphérique concernant les finances familiales, qui pourtant le concernent !

L'enfant ne décide pas sur le choix de l'école ou de la maison. Ce n'est pas lui qui décide ou non de suivre un cursus. Car il est incapable de choisir ce qui est bon pour lui sur le long terme. Il veut simplement se faire plaisir maintenant.

Si les ballades en forêt ou les travaux de bricolage l'intéressent plus que la table de multiplication, il va en forêt ou au bricolage. Certes, il est excellent d'aller en forêt, de faire du bricolage ou de faire les foins. Faire des maths seulement est moins bon que faire des travaux des champs seulement.

Mais le mieux serait de faire les deux. Car le corps et le cerveau ont besoin d'être sollicités tous les deux. Ce n'est donc pas lui qui va choisir car évidemment, il va prendre ce qu'il préfère.

Un enfant préfère le sucre aux légumes, également. Que lui donnez-vous plutôt, de préférence ?

Si son point de vue prime sur le vôtre, à quoi sert une maman ? Tous les enfants aiment courir et bouger et n'aiment pas compter. C'est normal.

Mais peut-être qu'ils aimeront compter les balles de foin, les arpents ou les kilos. Ou les hêtres et les chênes du bois. Quelle sera votre méthode ?

Et si vous n'aviez pas envie de compter les arbres et suivre plutôt le programme scolaire ?

Vous n'aurez pas le choix, l'un dans l'autre, de toute façon, il faudra (…) Déjà abonné ? connexion dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ)

Socialisation primaire, insertion à l’école… L’école intègre moins bien que tout

Encore la "socialisation" ? C'est vraiment le mot qui revient avec insistance. Voilà qui nous permet de creuser notre sentiment.

On nous dit que l'école est impérative pour "socialiser" les enfants.

Au début, nous disions que l'école n'était pas forcément le vecteur idéal de la sociabilisation et le démontrions.

Mais maintenant, nous dirions davantage.

L'instauration de l'école obligatoire dans le monde moderne correspond aussi, est-ce un hasard, à la montée des violences et des guerres.

Les guerres mondiales datent de l'école obligatoire

Y a-t-il un lien ?

Nous le pensons. Car l'école obligatoire correspond à un changement de pensée, de civilisation. Auparavant: liberté éducative. Avec l'école obligatoire: embrigadement idéologique.

Insertion à l'école ? historiquement, c'est le contraire, l'école sépare

Avant l'école obligatoire, il n'y a que des armées de métiers, c'est l'époque des sujets, du roi et des colons, des armées réduites de volontaires ou de mercenaires. En fait, on ne se bat que si l'on trouve un intérêt direct: argent ou défense de ses biens.

Dans les écoles d'antan, on a une méfiance des Anglais, éternels adversaires, et plus tard des Prussiens puis des Allemands. Ce n'est qu'avec la Révolution que naît une idéologie, qui créée artificiellement un ennemi extérieur et, bien sûr, un ennemi intérieur : quiconque n'est pas d'accord avec la République mérite la colère populaire, la haine et, finalement la mort.

Les bataillons d'égorgeurs de 1792, les violeurs de religieuses de la Terreur ne sont pas possibles sans l'école. Marat ou Danton sortent de l'école, ils y ont éprouvé, avouent-ils, une haine des aristocrates, plus riches et mieux éduqués. Ne parlons pas de la haine des religieux qui était fort à la mode dans les milieux jacobins et chez les universitaires, depuis des décennies. Marion Sigaut l'explique fort bien. C'est à l'école que naît la lutte des classes qui ensanglantera le XXème siècle.

Avec l'école naît l'idéologie. C'est un fait patent que c'est l'école qui amène des modèles basés sur des opinions. Cela n'existe pas avant. Les peuples sont ruraux et ne se mêlent pas d’opinions. L'école amène des problèmes ségrégationnistes, raciaux, nationalistes, patriotiques, athées, matérialistes  ou universalistes.

D'un peuple européen de ruraux n'ayant aucune conception guerrière, on a fait des individus ayant des opinions sur tout.

Le pacifique Bavarois de 1912, occupé de ses champs et de son houblon, est devenu un universitaire fasciné par l'hégémonisme de Bismarck.

Le vigneron provençal qui consacrait tous ses loisirs à ses ruchers et la fête du village, est devenu l'instituteur convaincu de la supériorité de la science sur la nature, de la République sur le second Reich, et de la revanche nécessaire pour reprendre l'Alsace et la Lorraine.

Des policiers... passés par l'école

Qu'on nous dise, les yeux dans les yeux, que cette transformation métaphysique de l'individu n'a eu aucune conséquence sur la montée des conflits.

Socialisation primaire ? Plus que primaire...

Il n'y a jamais eu autant de morts violentes que depuis l'école obligatoire. Certes, l'école ne fait pas tout. Mais l'école était dès le départ perçue comme un moyen d'embrigader la conscience, il suffit pour s'en convaincre de lire Danton, Marat, Robespierre. Ou Valls et Peillon, aujourd'hui.

Et pensons au petit berger kabyle sous son soleil qui est devenu un chômeur de zone "prioritaire", pensons au savetier paisible des hauts plateaux d'Anatolie qui, passé par le rêve progressiste et matérialiste que produit l'école, s'est échoué en banlieue lilloise où il doit mendier des aides sociales : êtes-vous bien sûr que cet arrachage n'a pas aidé à le déstabiliser, à produire du conflit ?

Toute l'Afrique est encore baignée de cette conviction qu'il faut envoyer l'enfant à l'école. Ces vieilles lunes sont encore là. On n'a pas encore suffisamment fait le lien entre la modernisation des esprits et la famine ou la guerre.

Socialisation primaire

La socialisation à l'école est bel et bien primaire. L'école met les uns sur les autres des gens qui n'ont pas forcément ni envie ni besoin de se croiser. Imaginez d'être pendant un an dans une pièce avec 25 autres personnes, seriez-vous épanoui ? Les adultes n'y parviennent pas plus de quelques heures, ensuite ce sont les conflits. On ne fait ça dans aucune entreprise parce qu'on sait que ça ne marche pas. On sait que la promiscuité n'est pas un faveur de sociabilisation.

Sociabiliser un enfant, c'est lui faire rencontrer un ou plusieurs autres enfants (un seul ami suffit par période) avec lequel il va effectivement donner et recevoir de lui-même. Rien ne prouve jusqu'aujourd'hui que le travail en groupe est meilleur que le travail en solitaire ou en petit nombre, les études ne montrent aucune prédominance. Cela dépendra du travail, de la mission, du cadre etc. Il y a un moment pour le travail en groupe, à notre avis réduit, autour de 5% du temps, et un moment pour le travail en solitaire, puis avec son mentor/maître/parent, le reste du temps. Nous voulons que l'enfant soit capable de travailler avec d'autres, mais on y arrive parfaitement depuis la maison. On aime bien mieux le groupe en restant à une distance raisonnable de lui la majorité du temps.

On évite aussi de tomber sous la coupe d'une école qui jamais, depuis son origine, n'a été aussi idéologisée, provocatrice, intransigeante, immorale, anti-famille, anti-culture, anti-savoirs, areligieuse, désacralisatrice, matérialiste, irresponsable, dénuée de sentiments, normalisatrice, disciplinaire à l'envers, grégaire et surtout ennemie de l'identité humaine, masculine et féminine, souveraine et libre. On pourrait inventer le mot d'ananthropologie, c'est-à-dire de système anti-humain.

On finit par haïr autrui quand on y est sans cesse confronté; surtout aux époques obscures où l'éducation s'est effondrée et que les personnels enseignants ne bougent pas le petit doigt pour défendre un enfant agressé (et ceci est un fait non plus marginal mais majeur dans le parcours scolaire). C'est vrai aussi puisque les études montrent que les enfants qui ont fait l'école à la maison sont mieux insérés dans le monde du travail et associatif.

Par conséquent, nous pouvons maintenant affirmer haut et clair: l'école désociabilise plus que tout autre expérience et produit mille fois plus de conflit que n'en produisait la communauté familiale et locale.

Devons-nous conclure qu'il faut en finir avec l'école ? Nous ne le disons pas mais l'Education Nationale, elle, le pense certainement, tant elle s'empresse de dissoudre ses derniers restes. L'ennui est que, sous ses décombres, gisent des enfants...

Cliquez like ci-dessous

Amour fusionnel

L'âge

Autant il est normal d'être ans une relation extrêmement forte, proche du "fusionnel", avec un bébé et un enfant jusque vers 4 ans, autant c'est anormal avec un enfant de 12 ans. Si votre enfant a plus de 4 ans, voyons cela.

Amour fusionnel, où en suis-je ?

Partons d'un cas parmi d'autres mais qui vaudra pour tous. On nous écrit:

"Nous avons développé avec notre enfant une relation forte et intime et nous pensons que de passer de longues journées sans le flux d’amour et d’émotions auquel il est habitué finit par trop lui peser" (de jeunes parents)

Un message qui sonne pour nous comme une alerte. Tout ici témoigne de dérives qui nuisent à l'enfant.

amour fusionnel sur http://l-ecole-a-la-maison.com
Amour fusionnel: quel est le risque ?

Voilà une maman qui estime que son enfant est "habitué à un flux d'amour et d'émotions". On espère qu'il a le temps de souffler quand même ! Un flux d'émotions ? Préservez-en votre enfant, de grâce. Une belle émotion par jour, c'est déjà beaucoup. Franchement, si vous pensez que votre enfant reçoit "un flux", il est temps de réfléchir à changer de vie pour lui, car d'une part ses sentiments vont finir par s'user, mais d'autre part vous le mettez en situation de danger. Les émotions mettent l'enfant en situation de danger parce qu'il est "à cœur ouvert". Une émotion doit couronner des situations sécurisées et suffisamment rares. Vous voyez bien la différence qu'il y a entre boire un excellent vin lors d'un repas et en boire toute la journée à jeun. Il en va de même pour les émotions. Donc, non, votre enfant n'a pas besoin d'un flux d'émotion.

20150819_1457045
L'amour fusionnel vu comme un merveilleux jardin d'amour...

Cette maman dit que ce manque affectif "finit par trop peser" à l'enfant. Oui, forcément. Mais en même temps, ne pensez pas que c'est un fardeau écrasant pour lui. L'enfant fera naturellement du ménage dans son cœur et aura tendance à être moins affectif en grandissant. Sauf si on le maintient dans une situation d'immaturité affective. Voilà pourquoi vous devez apprendre, vous parent, la juste distance qui nous est chère.

Mais ne soyez pas dans la crainte d'un surpoids affectif. Les parents aimeraient que la situation affective soit extrêmement intense et "belle" à leurs yeux (c'est une proposition qui arrive chez de jeunes parents) tout en redoutant un lien trop fort. Ils ont tort d'avoir cette crainte. Pour plusieurs raisons.

Une fois qu'on a fait le plein, il n'est plus à faire... avant d'avoir épuisé la réserve. Si l'enfant a reçu sa dose d'affection, il ne peut être en manque. Il le sera s'il est en état de dépendance, d'addiction. Il faudra alors le sevrer progressivement.

Autre symptôme : "le flux d’amour et d’émotions auquel il est habitué". On ne s'habitue pas à l'amour, on s'habitue à l'affection. On s'habitue aux émotions qui se répètent. Et à force d'habitude, à terme, l'enfant sera attiré par autre chose, naturellement.

Vous aimeriez que ça dure, lui pas. Et c'est normal: il a besoin d'être indépendant affectivement. Si, au contraire, il persistait à souhaiter un rapport affectif très dense avec vous, il est probable qu'il serait  dans un rapport de dépendance affective. Ce qu'on ne peut souhaiter: et oui, chères mamans, vous devez souhaiter que votre enfant vous quitte un jour ! L'enfant a besoin de diriger lui-même ses sentiments pour atteindre l'âge adulte. Il doit s'envoler d'abord affectivement avant de pouvoir le faire physiquement.

Comment faire face au manque d'amour ?

En le rassasiant. Le manque d'affection perturbe un enfant jusqu'au moment où il en est rassasié. Beaucoup de nos mamans expliquent que leur petit enfant est toujours collé à elles. C'est normal. S'ils vont à la crèche ou chez une nounou, s'ils vont à l'école, ils sont en manque de vous. Vous les avez donc toujours "dans les jambes" quand ils sont à la maison. Tout ça est normal. Ils ont besoin de faire le plein d'autant plus qu'ils ont été privés. Par ailleurs, ils viennent auprès de vous "faire le plein" plus souvent, on pourrait dire que leur 'réservoir' est plus petit, de même qu'ils ont besoin de plus de sommeil. Vous leur donnez donc autant qu'ils en ont besoin. Quand n'en ont-ils plus besoin ? Lorsqu'ils se détachent de vous par eux-même. Ils vous le manifestent inconsciemment en allant voir plus loin.

Les mamans qui font l'école à la maison ont leur enfant beaucoup moins dans les jambes, par conséquent. Ne craignez donc pas de faire l'école à la maison au motif que l'enfant sera toujours là, ce sera le contraire. Mais nous l'avons dit.

Aimer, c'est d'abord permettre d'être

Plus vous satisferez les besoins affectifs de l'enfant, plus il sera capable de s'éloigner et d'être autonome, mais aussi de conquérir son horizon, de gagner en expériences etc.

Car aimer, c'est d'abord permettre d'être. Et être, c'est aussi devenir.

Donnez un bon moment, le juste moment. N'allez pas plus loin. Souvent, le petit enfant vient vers nous: il a besoin de "faire le plein". Mais ça ne dure pas éternellement: viendra le moment où il s'éloignera de lui-même. Pour revenir plus tard refaire le plein. C'est ainsi que vous devez voir les choses. Ce n'est pas parce qu'il s'éloigne de vous de 10 mètres qu'il ne vous aime plus ou qu'il manque d'affection: il a autre chose à faire dans la vie, et notamment développer ses facultés, rassasier sa curiosité etc.

Parfois aussi, un enfant pleure parce que vous partez en course. Donnez-lui un baiser, cela suffit le plus souvent à "faire son plein" d'affection. Il a aussi besoin de vous voir vous éloigner, c'est un apprentissage. Il ne doit pas être "en fusion" avec vous, mais en communion. Ce n'est pas du tout pareil.

Le manque d'affection n'est pas ce qui perturbe, dès lors que vous lui donnez ce dont il a besoin et non ce dont vous avez besoin. Un enfant ne vit pas en permanence dans ce type de relations avec ses parents, il a besoin d'autre chose aussi et il revient aux parents de ne pas rechercher une relation fusionnelle qui va léser l'enfant.

Evitez à tout prix l'amour fusionné

En fait, évitez à tout prix cet amour fusionnel et préférez un amour de communion, ce qui est très différent. Communiez avec votre enfant, partagez, mais ne cherchez pas à être lui et lui à être vous, ni vous en lui ni lui en vous. Chassez cette tentation qui ne vient que de vous. C'est un besoin fréquent chez les mamans en manque d'affection qui attendent de leur enfant qu'il pourvoie à ce manque, tout en disant que c'est l'enfant qui en a besoin. Un enfant équilibré a besoin d'une "quantité" raisonnable d'affection et quand il sera ado, il aura surtout besoin que vous vous mainteniez à distance. De même que le fruit se détache de l'arbre. Il faut atteindre l'âge de la maturité adulte avant de maîtriser ses sentiments et ses affections, et c'est alors que l'enfant peut revenir vers ses parents, sur un mode de relation équilibrée, sans dépendance.

Si vous avez le sentiment d'être dans une relation fusionnelle, attention donc à ne pas vous tromper et y mettre un terme, laisser-lui la possibilité de s'épanouir. Nous avons trop de cas d'enfants très déséquilibrés à cause d'une enfance fusionnelle. Vous devez en ce cas apprendre la juste distance, lui permettre de voler de ses propres ailes et vous dire que le but n'est PAS que l'enfant vous aime. On ne cherche pas à être aimé de son enfant.

Vous avez gardé l'enfant une semaine et ça allait mieux: l'enfant était plus heureux. Le problème était à l'école. Il n'y était pas bien. Ce n'est pas l'absence d'amour de votre part qui pose problème puisque vous le lui donnez tous les soirs, c'est la présence de quelque chose à l'école. Il se sent certainement angoissé, dévalorisé, quelque chose cloche.

Vous avez raison d'étudier l'environnement de l'enfant, ce sont des facteurs déterminants.

"Y a-t-il des modes de garde auxquels nous n’aurions pas pensé ?"

C'est votre manière de le garder qui doit changer pour vous permettre d'avoir le temps et c'est ainsi que font tous les parents (les mamans) qui réussissent. Il est possible que vous n'imaginiez pas d'avoir votre enfant avec vous sans vous en occuper directement. Ce serait pourtant ce qu'il faudrait faire: vaquer à vos occupations sans vous occuper de lui, le laisser à lui-même, de façon à ce qu'il développe progressivement ses facultés d'autonomie... et ainsi vous avez de moins en moins besoin d'être sur lui. Nous avons le sentiment qu'il y a trop d'adultes autour de lui, et spécialement trop de présence féminine. Une omniprésence féminine polarise fortement l'enfant, de même qu'une omniprésence masculine (plus rare mais on va y arriver avec les couples homos).

Juste distance

Le fin mot de l'histoire, c'est la juste distance que nous enseignons depuis des années. Cette juste distance vaut aussi bien en cours de scolarité que dans votre vie professionnelle avec vos collègues: ne soyez pas trop proche, c'est la tentation actuelle du copinage qui débouche sur des procès en série. Chaque être humain a une place; à lui de la conquérir et de la garder. Cette place peut évoluer, grandir en responsabilités, mais votre place n'est jamais "à la place d'autrui". Votre enfant n'est pas vous, il ne vous doit rien sur le plan affectif, vous ne pouvez le comprendre entièrement, vous ne pouvez comprendre ses sentiments, vous ne pouvez pas les analyser. Vous ne pouvez pas garder contre vous "votre gros bébé d'amour." Il y a eu un temps pour ça, c'était le temps de la petite enfance.

Vouloir maintenir avec son enfant une relation fusionnelle est tout simplement un attentat contre l'intégrité de votre enfant. Quand nous lisons "Nous avons en effet développé avec lui une relation forte et intime", nous redoutons la glissade. L'intimité de votre enfant est son trésor, il ne vous appartient pas d'y faire irruption. Elle ne vous regarde pas et si elle vous a été confiée quand l'enfant était petit, il faut aussi vous dire qu'elle était moins fragile parce que moins développée. Au fur et à mesure que l'enfant grandit, l'intimité grandit avec lui et elle devient sensible. Gardez-vous à l'écart.

La juste distance sera pour vous une recherche permanente où les principes qui doivent vous guider sont "respect", "discrétion", "tact", "vigilance", parfois "courage" et "énergie" quand il faut intervenir, ainsi qu"humour" et "quant à soi".

Cliquez like ci-dessous

La dysorthographie: la vaincre chez soi, à la maison, sans spécialiste

Guérir

La première des choses dont les parents veulent entendre parler, c'est de guérir la dysorthographie de leur enfant.

Si c'est de la dyslexie que vous vous inquiétez, c'est ici.

Partout, on trouve des constats sur ce "trouble" mais on a bien du mal à le guérir sans... mettre la main au portefeuille. Et la plupart du temps, on recolle quelques morceaux sans un résultat très brillant. Il faut payer des spécialistes plus chers.

Bref, l'école qui est censée être gratuite redevient coûteuse.

Or, la guérison de la dysorthographie est possible. Et dans cet article, nous allons vous dire comment.

Encore faut-il faire une mise au point au sujet de la dysorthographie.

P11007682 La dysorthographie, la vaincre chez soi
La dysorthographie provient à certains enfants et pas d'autres. Pourquoi ?

Constatée de plus en plus fréquemment, on la combat sans dire en réalité son origine. Si un enfant ne sait pas conjuguer, poser un pluriel ou écrire correctement des mots composés, c'est, dit-on, de sa faute, il a un problème. Partout, on reprend le discours culpabilisant de l'Education Nationale :

"La dysorthographie est un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe", lit-on sur un site parmi d'autres." Il affecte principalement l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème‑graphème (correspondance de l’unité sonore à son unité écrite) ainsi que la capacité à se représenter visuellement l’orthographe des mots." (sic !)

On ne voit pas bien de quoi l'orthographe peut être d'autre que celle des mots mais passons. On note les barbarismes: "phonème‑graphème (correspondance de l’unité sonore à son unité écrite)". Nous dirons plus simplement les lettres et les sons.

Mais vous l'avez noté: votre enfant a un trouble, c'est lui qui a un problème.

Les choses vont s'aggraver:

Comme la dysgraphie, la dyslexie ou la dyscalculie, la dysorthographie : c'est un trouble du langage écrit et scolaire (sic).

Voilà que votre enfant est malade.

Et la solution miracle:

Les difficultés d'écriture qu'elle entraîne peuvent être diagnostiquées et traitées par l'orthophonie, par le biais d'une rééducation.

Rééducation, le mot est lancé. Mais, s'il y a rééducation, c'est qu'il y a eu éducation ? Aurait-elle été mal faite ? Ou n'aurait-elle tout simplement pas eu lieu ?

On nous dit encore:

La dysorthographie se définit comme un trouble de l'acquisition de l'orthographe.

Là, c'est l'aveu: un enfant n'est pas censé savoir comment acquérir: c'est aux adultes de mettre à sa disposition une méthode qui ne lui pose aucun problème. Imaginez que votre garagiste vous dise: "Vous avez un trouble d'acquisition des méthodes d'entretien de votre véhicule, qui est en panne maintenant." Vous en ririez: personne ne vous a montré comment faire et d'ailleurs, vous pensiez que le véhicule vous avertirait lui-même de ses éventuelles pannes. Le garagiste est censé réparer et puis c'est tout, il n'a pas à vous juger. C'est pourtant ce que fait l'école: elle juge votre enfant qui est censé savoir apprendre alors qu'en principe, c'est à l'école de savoir enseigner.

Cette nuance est fondamentale.

On a donc clairement un faux diagnostic: ce n'est pas l'acquisition par l'enfant qui pose problème mais la méthode que les adultes ont employée pour que l'enfant acquière l'orthographe. Nuance de taille !

Ce problème d'apprentissage se traduit à l'écrit par des difficultés :

  • à respecter l'orthographe des mots :
    fautes d'orthographe ;
    découpages anarchiques des mots avec des mots collés (« unabit » pour « un habit ») ;
    disparition ou transformation de certains sons (« fagile » pour « fragile ») ou syllabes (« vragile ») ;
    ajout de lettres ou de syllabes ;
    inversion (« fargile »).
  • à recopier un texte.
  • à conjuguer et à faire l'accord correctement dans le groupe nominal et le groupe verbal.
  • à organiser des phrases syntaxiquement correctes.

Voilà du constat, qui est exact d'ailleurs.

Avec le système, vous ne saurez donc pas d'où vient le problème

Vous avez remarqué, on ne vous dit nulle part d'où vient le problème. On ne sait pas. On vous propose des spécialistes, qu'il va falloir payer, mais on ne vous dit pas comment éviter le problème pour votre enfant suivant. Il y a une fatalité. C'est comme ça, c'est inexplicable.

On peut prendre en charge votre enfant mais pas vous dire ce qui s'est passé.

On vous dit qu'il faut:

Diagnostiquer la dysorthographie

La dysorthographie est un trouble de l'apprentissage qui ne peut être diagnostiqué qu'à la suite d'un bilan orthophonique complet.

Bref, préparez votre chéquier.

Il faut en effet que l'orthophoniste procède à l'évaluation approfondie d'un patient afin de s'assurer que celui-ci ne souffre pas.

"Qu'il ne souffre pas"... vous faire peur ne fera pas de mal... au business.

Ces difficultés entraînent notamment une écriture lente, irrégulière et maladroite. Les rédactions sont anormalement pauvres.

Voilà qui nous fait sourire: on ne fait plus de rédaction à l'école (c'est un exercice "humiliant" voir "réactionnaire" et "archaïque"), comment l'enfant pourrait-il aller vite ?

Nacelle_d’un_ballon-poste La dysorthographie, la vaincre chez soi
Au temps de Jules Verne, aucun "trouble de la dysorthographie". L'enfant pouvait s'envoler vers des sommets en français...

On vous dit encore:

La dysorthographie est un trouble persistant.

Faux. Il n'y a aucune dys qui ne puisse être guérie, nous en avons fait souvent la démonstration. Toutes les dyslexies, dyspraxies ou dysorthographies peuvent être soignées intégralement. Votre dyspraxie du karaté qui vient de ce que vous n'avez jamais appris le karaté, va être guérie miraculeusement grâce à quelques cours de karaté...

Viennent ensuite des propositions fallacieuses:

Ce bilan est complété par une évaluation neuropsychologique qui détermine les éléments à mettre en œuvre pour venir en aide à chaque patient en fonction de ses difficultés propres.

Votre enfant est maintenant en lisière du monde psychiatrique. Il n'y a plus qu'un pas à faire pour le mettre sous Ritaline, voire en établissement spécialisé. Plus tard, il dira: "Quand j'étais petit, j'avais des problèmes mentaux." C'est grave. Et là aussi, c'est faux.

On met ici le doigt sur un système qui sévissait en Union soviétique: la psychiatrisation de l'individu. Comme on n'a pas parfaitement réussi à faire de vous de gentils consommateurs, on va vous psychiatriser et vous dire fou.

Cette évaluation neuropsychologique étant dépourvue de scanner cérébral (IRM), elle sera une vague série de tests qui ne sera jamais en mesure de dire s'il y a, formellement, un problème cérébral, à défaut de constater un trauma dont, d'ailleurs, la science a toutes les peines à les interpréter (il y a des traumas qui ne laissent aucune trace et des traumas qui laissent des effets secondaires). Mais le pire, c'est que 999 fois sur 1000, on vous donnera des résultats de tests sans avoir passé d'IRM ! Ce qui est scandaleux là aussi car on ne peut rien affirmer sans savoir. On ne connaît pratiquement pas le cerveau. Les gens qui font des diagnostics définitifs sont donc tout simplement, unanimement, des faussaires. Nous le disons avec toute la communauté scientifique sérieuse.

Vient ensuite, avec ce diagnostic faux, la "prise en charge" et même, on vous proposera de l'argent ou des avantages...

Prise en charge de la dysorthographie

Le traitement de la dysorthographie passe par la rééducation orthophonique. Cette prise en charge est personnalisée et, grâce à elle, l'enfant apprend à faire face à ses difficultés.

D'autres professionnels peuvent venir compléter l'approche orthophonique. Les ergothérapeutes sont souvent les mieux placés pour venir en aide aux enfants dysorthographiques.

Aménagements scolaires en cas de dysorthographie

Les enfants présentant une dysorthographie auront de très grandes difficultés scolaires.

Dans le cadre scolaire, pour ne pas les pénaliser et augmenter leur dévalorisation mais plutôt les aider à progresser efficacement en parallèle d'un travail orthophonique, les enfants souffrant de dysorthographie peuvent, suite au bilan neuropsychologique, bénéficier de certaines aides :

davantage de temps pour les productions écrites (tiers temps supplémentaire au baccalauréat, par exemple) en ayant été entraîné à faire plusieurs relectures.

réduction d' un exercice (ne demander à en faire que la moitié) ; autorisation d'avoir sous les yeux des règles d'orthographe écrites ;

correction assouplie qui tient compte du handicap...

Voilà: votre enfant bénéficiant d'avantages, on a réglé le problème. Sauf que... l'absence de bonne méthode fait que son niveau va encore baisser et les troubles s'aggraver. On facilite son travail ? C'est comme pour un champion de diminuer ses entraînements: il va encore baisser. Mauvaise solution.

Alors maintenant, voyons d'où vient la dysorthographie et comment allez-vous pouvoir arranger les choses ?

En faisant ce que l'école ne fait plus.

Voulez-vous un preuve que la dysorthographie est un problème de l'école ?

Les dysorthographies, comme les dyslexies, les dyspraxies de toutes sortes, les dyscalculies, les dysécolies, les dysmathies etc. n'existaient pas il y a quarante ans.

L'école vous dit "C'est parce qu'on avait pas les moyens de les détecter." C'est faux. Les moyens actuels sont exactement les mêmes que ceux des enseignants de jadis : au quotidien ou lors de bilans. Il n'y a eu aucun outil nouveau dans les écoles pour détecter ce problème, on n'a pas installé de scanner et les profs ne sont pas plus capables de dire qu'un enfant a du retard, au contraire, leur propre niveau ayant chuté, ils sont moins capables en moyenne de détecter le problème chez l'enfant. L'institutrice de 1950 découvrait tout de suite le problème et le résorbait en quelques cours grâce à des exercices appropriés.

En fait, ces pseudo-troubles n'existaient pas parce que l'école à cette époque-là utilisaient encore les bonnes méthodes. Dans les écoles où on utilise les bonnes méthodes, il n'y a pas de dysorthographies, ni de dyslexies, ni de dyspraxies. C'est net, carré, imparable. Ce n'est pas que les enfants soient différents: les enfants réagissent de la manière dont ils sont sollicités.

Au Japon ou dans les bonnes écoles, point de dys, ou pratiquement pas. Preuve éclatante du diagnostic faux fait en Occident.

Dysorthographie = mauvaise école

L'enfant rend ce qu'on lui a donné, il reflète la manière dont on l'a éduqué. Si on ne lui apprend pas bien, il ne saura pas. Ce n'est pas qu'il ait un "trouble", c'est qu'il ne sait pas, tout simplement. Par conséquent, l'échec d'un enfant détecte l'échec d'une école ou au moins d'un enseignant. La dyslexie, quelle que soit sa forme, par exemple une dysorthographie, est la preuve que l'enseignement n'a pas été bon.

Comprendre le cerveau

Ce qu'il faut comprendre, c'est que le cerveau fonctionne de manière naturelle et qu'il ne produit de résultat que parce qu'il a été entraîné. C'est cela qu'on sait sur le cerveau, et non où se loge tel trauma ou telle "dyslexie". On sait quelles sont ses réactions, c'est à peu près tout. Donc, on sait quelle méthode fonctionne. La bonne méthode est une question de pratique. Comme le corps. Vous ne pouvez réussir physiquement ou intellectuellement que si vous avez été entraîné, sollicité judicieusement. Quand vous avez compris ça, vous avez tout compris. Il n'y a strictement rien de plus savant que ça. N'importe quelle maman peut le comprendre: elle a tous les éléments à sa disposition pour réussir.

Expérience: nous montrons que... tous les profs sont dyspraxiques

Nous faisons souvent une petite expérience avec les profs qui nous disent que leur élève est dys: nous l'invitons chez nous, et nous le conduisons au dojo. Là, nous lui montrons un kata de karaté du niveau 1er Dan, trois fois. Ensuite, nous lui demandons de le faire. Il fait deux mouvements et s'arrête. Nous lui disons alors: "Vous êtes dyspraxique." Naturellement, il proteste: "Pas du tout; vous ne m'avez pas bien montré, je n'ai pas eu le temps de m'exercer !" A ce moment-là, nous lui disons: "Voilà, vous avez compris. Pourtant, c'est exactement ce que vous faites avec vos élèves." Cela donne à réfléchir et l'enseignant repart de cette expérience avec un état d'esprit totalement différent.

Qu'en est-il de ce "trouble de la dysorthographie" ?

En réalité, vous l'avez compris maintenant, ce trouble est d'abord celui de l'école. C'est l'école qui a un problème car elle n'a pas su enseigner l'orthographe à votre enfant. Plus l'école est mal classée... plus le nombre de dys est élevé. Le "trouble" apparaît là où on ne sait pas montrer à l'enfant les choses simplement. La dysorthographie n'existe pas, par exemple, dans les écoles qui pratiquent la dictée chaque semaine. Quand vous aviez des dictées régulières à l'école, vous n'aviez pas ce trouble vous-même.

L'école est un "repaire de khmers rouges", comme on le voit dans cet article : "De grands chercheurs, comme Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et spécialiste du cerveau, expliquaient que les méthodes courantes de lecture constituaient un « déni de la réalité scientifique ». Ils étaient ignorés. Ou traités de « réacs »."

Deux chercheuses publient une enquête expliquant les raisons du désastre de l’enseignement de la lecture. Et démontrent qu’elles ont la solution pour en finir avec ces 40 % d’écoliers entrant en sixième [6e année de scolarisation, fin du primaire] sans maîtriser le français.

Elles auraient dû être saluées en héroïnes par la ministre de l’Éducation et les syndicats d’enseignants. Qui les ont ignorées. Parce que leur conclusion est inaudible : l’enseignement de la lecture est catastrophique parce que les méthodes pédagogiques utilisées depuis trois décennies sont catastrophiques."

C'est ce que nous disons depuis toujours.

Parfois, une erreur revenait, comme le raconte Chemin:

Ah ! Les dictées quotidiennes! D’abord on les écoutait attentivement. Le maître les lisait en faisant chanter les terminaisons des verbes, les pluriels des noms,des articles, les doubles consonnes…  La dictée se faisait ensuite dans un grand silence attentif. Le maître la relisait normalement. Il nous disait de faire attention aux pluriels, aux personnes des verbes conjugués. Après avoir nous-mêmes relu nos écrits, le maître retournait le tableau où la dictée était écrite d’une belle écriture, sans aucune faute. Plus de cinq fautes: zéro. Et on la recopiait. J’avais eu 500 fois à copier le mot 'moitié' car j’y ajoutais invariablement un r à la fin. Au bout d’une centaine de mots le r était réapparu ! Alors le maître a haussé les épaules. Cet haussement d’épaules est inoubliable pour moi. J’en frémis encore ! Ce maître ? Je le vénérais ! Il y a de cela plus de quarante ans !!

Autrement dit, l'école, avec l'aide des professionnels ont décidé d'étiqueter votre enfant d'un trouble alors que c'est elle qui ne sait pas enseigner, qui n'est pas compétente.

Mais comme elle refuse de reconnaître son incompétence, elle préfère accuser votre enfant: c'est lui le coupable.

Et pour ce faire, elle invente des mots: dysorthographie, dyspraxie, dyslexie, dysmathie, dyspraxie et même maintenant dysécolie. De tels mots donnent un air savant au diagnostic. Ne vous laissez pas tromper.

L'école et les professionnels sous-entendent que votre enfant est le responsable de ses maux et qu'il est malade.

Tout cela est faux.

Nous expliquons à longueur d'année que la dysorthographie est le résultat de mauvaises méthodes. Nous montrons que la dysorthographie, comme la dyslexie générale, la dyspraxie ou la dyscalculie, se résorbent aisément.

En quelques jours, la dysorthographie de Cédric a disparu, en pratiquant les dictées que vous nous conseillez, il s'amuse beaucoup en plus (Sylvie et Eric Rodriguez)

Nous avions ce problème de dysorthographie avec L. mais maintenant je dois avouer que c'est un problème derrière nous. Nous avons suivi vos conseils en laissant tomber l'orthophoniste qui certes a fait un travail intéressant mais nous pouvions le faire nous-même à la maison et ça a marché à merveille (Nathalie et Jean-Michel Val)

La dysorthographie de Javier est un cauchemar terminé et il est même fier maintenant d'être plutôt fort en dictées nous faisons souvent des dictées de Pivot et nous nous amusons tous comme des fous. Merci Rémy et Cécile ! (Jean-Marc et Adeline Bouchard)

Et juste ce matin:

En fin d’année de CE2 la maîtresse de ma fille m a parlé d une éventuelle dysorthographie. Je suis allée voir 2 orthophonistes qui m ont confirmé la dysorthographie de ma fille. Comme elles n avaient pas le temps de m expliquer comment elles allaient aider ma fille et que mes questions les ennuyées, je me suis donc mise à la recherche d informations sur les dys, et j ai bien fait. J ai trouvé le merveilleux livre de Mme Nuyts, Dyslexie, Dyscalculie, Dysorthographie, Troubles de la mémoire : Préventions et remèdes, que j ai dévoré. Il m a fait comprendre pourquoi ma fille faisait des fautes d orthographe, pourquoi certaines leçons n étaient pas comprises , pourquoi m a fille pensait savoir une leçon et finalement elle ne savait pas vraiment et pourquoi elle se sentait nulle. Tout ça parce qu il n y a pas d explications à l école, que les enfants travaillent sans se parler, qu on balance des leçons et des exercices et qu après on passe à autre chose. Cela m a même permis de découvrir pourquoi je me sentais si nulle à l ecole je suis comme ma fille incapable de reproduire quelque chose que je n ai pas compris, besoin de réflexions. J ai donc décidée d essayer les remèdes proposés dans le livre durant l été et ça a a marché (Karine)

Définition de la dysorthographie: trouble de l'orthographe se développant chez l'enfant qui n'a pas eu de bon enseignant.

 


Attention danger école

Danger école !

L'Education nationale pose problème. Si vous souhaitez que votre enfant réussisse, elle n'est pas indiquée, disons-le clairement.

L'école à la maison est à votre portée. Vous n'avez pas besoin d'énormément de temps. Vous n'avez pas besoin d'avoir le niveau.

En revanche, ce n'est pas votre enfant, c'est vous qui décidez. Certains parents renoncent à l'école à la maison parce que leur enfant aime l'école. Pour le choix de quitter l'école et d'instruire à la maison, ce sont les parents qui décident car l'enfant n'est pas conscient de la qualité relative du cours.

Je veux me former dès maintenant pour faire l'école à la maison

L'école a longtemps été le lieu d'un progrès, d'une ascension sociale. C'est maintenant le contraire: l'école non seulement ne donne plus à l'enfant le bagage nécessaire à son progrès et son avènement social, mais en plus elle dénature l'enfant et lui retire les qualités qu'il a dès le départ.

L'école du XIXème était un outil qui assurait plus ou moins une position, car le modèle fonctionnait à peu près, sur quelques postulats simples: on vous donnait une instruction qui vous servait dans la vie professionnelle. Mais ce modèle ne fonctionne plus. La moitié des métiers actuels n'existaient pas il y a 10 ans. Par conséquent, l'école qui en est encore à former les élèves avec du Sartre ou du Camus ou des maths antédiluviennes, ne peut plus donner à l’enfant ce dont il aura besoin.

La créativité est une qualité devenue indispensable dans la plupart des domaines. La spontanéité aussi. La culture reste utile. La capacité à anticiper l'est également. Tout cela a disparu de l'école ou n'y est jamais entré.

Amazon ImageEt vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ! Marc Le Bris, on ne présente plus l'ouvrage ?

Vous retrouvez de nombreux livres sur la page des livres que nous recommandons.

Warning danger école

Marc le Bris décoré par Darcos, ça a failli se faire... C'était sans compter les syndicats étudiants et les patrons européens de l'Education nationale.

Elever le niveau

P11007682 Elever le niveauNous avons abordé cette question dans un article précédent au sujet des tests à faire ou pas sur l'enfant.

Voici l'enjeu: Comment faire en sorte que l'enfant ne perde pas la flamme avec les années ?
Et même avant cela, l'enfant s'énerve, il est agité, il ne tient pas en place, il désobéit, il est ailleurs, il ne vous semble pas concentré (il l'est mais ailleurs en fait, nous l'avons vu), comment faire pour que ça change ?

L'une des solutions, c'est d'élever le niveau. L'enfant recherche l'émerveillement.

Que veut dire élever le niveau ? L'enfant supporte très mal d'être "plaqué au sol" à des tâches domestiques, matérielles, prosaïques. Celles-ci seront d'autant mieux faites par l'enfant qu'il n'y aura pas que ça dans sa vie.

Comment faire alors ? Elever le niveau. C'est-à-dire permettre à son cerveau (qui est le régulateur en chef) de se déployer "vers le haut".

On va donc développer l'intelligence métaphysique de l'enfant, élever le niveau. Ce que nous vous disons là, ça vaut de l'or. C'est l'avenir, c'est là que ça va se passer.

Pourquoi ? Parce qu'on voit bien que la chute, la décadence des sociétés modernes devra s'arrêter un jour et que la seule solution sera de redonner une dimension supérieure aux individus. Il ne s'agira pas seulement d'idées puisque les idées ne contentent pas le cœur et l'esprit, mais de dimensions supérieures aux simples opinions: des dimensions où se déploient des questions fondamentales, des questions existentielles.

Parenthèse: vous voyez que nous parlons ici d'idées "fondamentales", ce qui fait penser à des fondations, ce qui est en-dessous, après avoir évoqué des questions supérieures, métaphysiques, qui semblent dans les hautes sphères. C'est notre cerveau qui est ainsi fait. Ce qui est supérieur s'écroule sans fondations. Donc, l'enfant ne peut enraciner son développement supérieur que s'il y a du "fondamental". Fin de la parenthèse, c'est un sujet à part entière.vol-22-no-3-Fdoyon Elever le niveau

L'enfant sera équilibré lorsqu'il y aura une solide charpente en lui: des fondations, une construction métaphysique valide et une poussée vers le haut, vers l'inconnu. Appelons ça la cathédrale intérieure.

Comment on fait pour développer cela ?

Comme tout, l'âme métaphysique peut se développer. Si vous la sollicitez, l'enfant grandira beaucoup plus vite et trouvera sa voie. Si vous la brimez, il sera trop en quête et finalement se dégoûtera, il renoncera et rentrera dans le comportement général, il rejoindra les troupes de la passivité.

Il faut donc nourrir. Mais sans gaver. S'il est gavé, s'il n'y a plus de questions, tout s'arrête.

Donnez donc des pistes mais pas des réponses définitives là où en réalité vous n'en avez pas.

Comment faire en pratique ?

L'enfant est fait pour comprendre, rechercher la source de toute chose. Pour l'y aider concrètement, (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).  

- il faut savoir lui donner parfois une explication qui va au-delà de la surface, au-delà des causes et effets pratiques et matériels. Chères mamans, essayez ! Certes, vous faites des tâches ménagères et aimeriez que votre enfant vous comprennent. Mais ces tâches sont-elles sa vocation ? Qu'il les pratique, bien sûr, au contraire, il en a besoin. Mais que votre conversation ne l'y ramène pas tout le temps. Un enfant qui cherche l'explication à la lumière astrale va être démoli par un "tu as fait ton lit ?" tombant mal à propos. Au quotidien: vous êtes confronté à une personne mal élevée un jour dans la rue, l'enfant est surpris, vous lui dites par exemple : "Les pays, les civilisations sont comme le corps, elles grandissent, vieillissent, tombent malades et finissent par mourir s'il n'y a pas de nouvelles repousses saines. Ce monsieur montre très bien ce que c'est que la phase de maladie d'une civilisation. Qu'en penses-tu ?" Elargissez, faites des "ponts conceptuels" entre ce que vous voyez ensemble et d'autres choses. Il pleut, c'est l'eau de la vie ou de la noyade ? Il neige, que signifie cette blancheur ? Pourquoi l'eau emplit-elle le trou dans la terre ? Pourquoi les flammes sont de plusieurs couleurs, n'est-ce que pour des raisons chimiques, avez-vous une autre idée, et l'enfant, lui, a-t-il une autre idée ?

- il est judicieux d'employer des paraboles, des métaphores. "L'enfant qui ne veut pas demander de l'aide est comme le général qui veut aller faire la guerre tout seul". Ce type de rapprochement aide énormément l'enfant à comprendre d'une part et à élever sa pensée d'autre part. La parabole a l'avantage d'ouvrir sans refermer.

- le livre. Rien de tel que le livre pour développer l'esprit métaphysique. Mais choisissez, orientez vers de belles choses. Romans, essais, en particulier. Les ouvrages techniques viendront plus tard, ils concentrent l'attention sur des choses, ce qui n'est pas souhaitable trop tôt. A moins que l'auteur soit un peu métaphysicien, qu'il soit capable de faire des "ponts" entre matières et concepts. C'est très rare, on trouve cela dans les ouvrages d'autrefois, écrits par des esprits formés de manière vaste et non spécifique.

nostalgie-de-la-lumiere-de-patricio-guzman

Cliquez like ci-dessous

La phobie scolaire que faire ? que croire ? (vidéo)

Phobie scolaire que faire ? Que croire ?

La phobie scolaire est dans toutes les bouches. Un enfant n'aime pas l'école: il souffre de phobie scolaire. Cette affirmation est l'une des plus célèbres tromperies dans le monde éducatif.

Mais commençons par redire ce que nous disons ici: lorsqu'un enfant ne veut plus aller à l'école de manière répétée, vous ne devez plus envoyer votre enfant. Car il est en souffrance avancée. C'est plus dangereux que la cigarette et pourtant vous réagirez vivement s'il fumait. Il faut réagir avec la même énergie, et même plus. Certains signes commandent d'agir immédiatement. Des vomissements, des maux de ventre, des pleurs vous disent: "tout de suite, sans discussion, même si vous ne pouvez pas/voulez pas/souhaitez pas/n'avez pas les moyens/voulez y réfléchir." En un tel cas, parce que la vie est sacrée, votre enfant passera avant vos emplois du temps, moyens, envies. Nous vous aiderons à y parvenir car toutes vos objections ont déjà trouvé des réponses, des solutions.

Maintenant, analysons bien. La phobie, c'est une peur. L'enfant a peur de l'école, il n'y est pas bien, il ne s'y sent pas bien. Il souffre à l'idée d'y aller. Pourquoi ?

L'école dit que l'enfant est malade, qu'il a un problème. C'est lui, le problème.

Mais je pose une question: vous avez déjà entendu parler de phobie cinématographique, c'est-à-dire d'enfant qui ait peur d'aller au cinéma ? Nous, jamais. Les enfants adorent aller au cinéma.

Alors, pourquoi phobie scolaire ? Est-ce que l'enfant a un problème spécial qui mérite un traitement ?

Phobie scolaire: faut-il un traitement ?

Non. Si l'enfant n'aime pas aller à l'école, c'est qu'il y a un problème à l'école.

calb68244phobie_scolaire_jpg
Type même d'image trompeuse: la "phobie scolaire" n'est ni un trouble, ni un handicap de l'enfant: c'est une incompétence de l'école.

Donner un médicament à l'enfant, c'est le réflexe. Réflexe malsain. L'enfant n'a pas besoin de traitement. Il a besoin que son problème disparaisse.

Et, qu'il s'agisse d'un mauvais enseignant ou d'un problème avec d'autres enfants, cela revient au même: c'est du ressort du directeur de l'établissement et des enseignants, c'est eux les responsables. Autrement dit, à chaque fois qu'il y a une phobie scolaire, il y a un problème de compétence. Ou si vous préférez, une phobie scolaire est le symptôme d'une incompétence.

Vous comprendrez donc que lorsque ces gens diagnostiquent une phobie scolaire, alors qu'ils ne remettent pas en cause leur responsabilité, on a le droit de les envoyer promener. N'écoutez pas ces gens qui vous disent: "Votre enfant a une phobie scolaire."

Un exemple pour comprendre la phobie scolaire

Imaginez qu'on vous mette dans une cave, enfermée, attachée avec une chaine, et que de temps en temps on vienne vous insulter et vous maltraiter; imaginez qu'ensuite on fasse venir un médecin qui vous dise: "Vous avez un problème, vous ne supportez pas cet endroit, vous êtes claustrophobe. Et comme vous n'aimez pas cette cave, vous êtes cavophobe" qu'en diriez-vous ? Vous diriez: "Mais non, c'est juste que je ne supporte pas cette situation. Qu'on me sorte d'ici !"

Eh bien, cette situation est celle de l'enfant dont on ose dire qu'il a une "phobie scolaire". Il n'a rien du tout en réalité, il n'aime pas l'école parce qu'il y a un problème, et ce problème relève de la responsabilité du corps enseignant.

Alors que faire ? Eh bien, un enfant qui souffre à l'idée d'aller à l'école, vous ne l'y mettez pas. Vous le gardez avec vous, vous le faites garder, vous faites ce que vous voulez, ça n'a pas d'importance, le tout est de faire cesser cette souffrance. On a davantage besoin d'aller bien que de recevoir de l'instruction, et comme l'école n'enseigne pratiquement plus rien, l'enfant n'y perdra rien.

Ne vous en faites pas pour ce que dira l'administration, vous avez parfaitement le droit de garder votre enfant à la maison. L'école n'est pas obligatoire, quoi que dise la directrice de l'école ou l'inspection académique.

Et inscrivez-vous sur ce site, nous vous donnerons tous les trucs.

Nous parlions déjà de cette prétendue phobie scolaire ici.

C'est un business, comme on le voit ici.

Cliquez like ci-dessous

A quoi ça sert ?

A quoi ça sert ?

Il est fréquent qu'une maman nous dise, comme on le voit dans le reportage qui a été fait sur notre famille : "On bourre la tête des enfants avec des choses dont ils n'ont rien à faire."

Ecole Salle de classe A quoi ça sert http://l-ecole-a-la-maison.com

Beaucoup dépend de votre manière de présenter les choses, vous le savez. Est-ce qu'un film est "utile" ? Non, et pourtant les enfants passent en moyenne plus de temps à regarder des films qu'à apprendre des dates et les parents ne demandent pas "à quoi ça sert d'apprendre ce qu'il y a dans les films ?"

Y a-t-il des savoirs inutiles ?

C'est une question qui est souvent posée dans le public. Il faut distinguer: il y a un savoir qui aide à apprendre, à mémoriser, qui construit l'enfant et lui donne des repères, et il y a des savoirs inutiles.

roret menuisier A quoi ça sert http://l-ecole-a-la-maison.com
Les savoirs spécialisés, même s'ils sont magnifiques, n'ont pas leur place dans la scolarité. L'école en impose pourtant beaucoup.

Il faut des savoirs mais pas n'importe quoi. Nous expliquons que le FMI ou Jean Jaurès n'ont aucun intérêt pour construire l'enfant. Or, l'école ne présente que cela: de l'information, énormément d'information, qui ne construit pas. Nous le voyons par ailleurs quand nous parlons des savoirs utiles. Il y aurait plein de sujets à supprimer à l'école, dans les programmes.

En revanche, c'est très emballant pour un enfant de savoir par exemple que son pays a connu des périodes de grandeur, de vitalité. Il se dit que tout n'a pas toujours été triste ou battu d'avance, comme l'est notre société grise.

De même, l'explication du fonctionnement d'une clepsydre peut être géniale pour éveiller l'enfant ou le jeune.

Le cerveau a besoin d'autre chose que seulement le français et les maths, qui sont bien sûr fondamentaux.

Prêt ou pas ?

" J'ai l'impression que parfois on force la nature en voulant faire apprendre aux enfants des choses qu'ils ne sont pas encore prêts à apprendre ."

C'est une autre manière de le dire. Oui et non. Oui, pour les choses inutiles. Pour les choses utiles, c'est une question de méthode. Si on n'a pas la bonne méthode, ce sera toujours trop tôt ou trop tard.

"Du coup on doit trouver des stratégies , des méthodes ...  qui demandent de l'énergie et du temps. Alors que si l'enfant avait appris et consolidé seulement les fondamentaux les premières années et qu'on attende qu'il soit plus âgé et donc plus mature pour le reste , il l'intégrerait sûrement plus facilement et plus vite. Il aurait la capacité de s'en servir dans sa réflexion (je le vois très bien avec A. qui retient très facilement tout ce qui l'intéresse ou une réponse à une propre interrogation). Avant ça il aurait eu le temps de développer ses autres intelligences qui sont vraiment laissées de côté dans le système scolaire ."

C'est vrai mais attention. Les "autres intelligences" peuvent se déployer au travers des matières classiques ! Si vous pensez à la créativité par exemple et à la curiosité qui sont bannis à l'école, eh bien, vous pouvez très bien les faire vivre en faisant de la géo ! Cela dépend de votre manière de les présenter.

Vous pouvez aussi, au contraire, faire un cours absolument sans créativité sur l'art. Ce n'est pas la matière qui développe les "autres intelligences", c'est la manière de faire. Alors certes, c'est plus facile avec l'art de développer la créativité, mais un bon mathématicien saurait le faire. Nous pourrions faire un spectacle très créatif avec Louis XIV ou la rotondité de la Terre. Vous voyez ?

"Apprendre est un besoin humain fondamental que la curiosité naturelle permet de satisfaire , alors pourquoi ne pas ce servir de ce formidable moteur ?" Vous avez en partie raison. Voilà pourquoi d'une part il ne faut pas lasser ce sentiment et pourquoi d'autre part il ne faut pas l'abimer en ne donnant pas à l'enfant ce qui va le nourrir. Un enfant qui ne reçoit pas de géo ou d'histoire risque de ne pas développer certaines intelligences.

C'est à bien peser. Nous sommes de toute façon très loin de la méthode de l'école, parce qu'en fait l'école a détruit ces matières. Nous les utilisons parce que nous savons qu'elles recouvrent la plus grande part des intelligences humaines: logique, objectivité, subjectivité, imaginaire, anticipation, mémoire, créativité, recherche etc.

Voyez-vous ?

Un enfant peut tout faire. A nous de ne pas l'épuiser mais de ne pas non plus lui donner trop peu car le cerveau fonctionne en fonction de ce qu'on lui donne. On peut devenir nul, stupide. L'enfant est entre 0 et 15 ans dans une capacité à ingérer qui est phénoménal, l'adaptabilité de son cerveau est totale.

Ne pas se contenter de croire que l'enfant va s'y mettre seul

La curiosité, dont vous parlez, n'est pas un moteur extraordinairement puissant, parce qu'elle s'épuise dès que le mystère est découvert, que le secret est rompu. Pas plus que vous, l'enfant n'ira seul vers le savoir ou l'apprentissage, il ira modérément, même très modérément. Avec une curiosité qui s'épuisera vite, en fait. Et à 7 ans, sur le piano familial, il pianotera quelques notes amusantes et sans grand intérêt. Pour qu'il soit plus performant, il est évident qu'il lui aura fallu davantage.

Une question pour vous: est-ce que vous avez commencé à apprendre le chinois et le sanscrit cette année, seul ? Non. Parce que personne ne vous y a poussé; vous auriez bien eu la curiosité, mais ça n'aurait pas suffi à vous y mettre vraiment. Pourquoi voulez-vous que l'enfant en fasse plus que vous ? Il est nécessaire qu'il y ait une sollicitation. L'enfant n'apprendra pas seul, sur la durée. Et quant à la curiosité, il faut la cultiver et l'inciter à vouloir davantage que le premier secret.

Performance

"Avec l'école à la maison , je ne recherche pas la performance dans tous les domaines " Vous avez tout à fait raison mais vous devez savoir une chose: toutes les mamans qui font l'école à la maison disent ça. Personne ne veut torturer son enfant en le forçant à ingérer à l'excès, soyez tranquille.

Ce n'est pas pour autant que nous considérons que notre enfant se fatigue comme nous ou qu'il a froid quand nous avons froid. L'enfant est, du point de vue de l'apprentissage, beaucoup plus performant que nous. Il ne faut pas projeter ses propres fatigues sur l'enfant.

"Pourquoi être pressé ?" Vous avez encore raison. Nous ne le sommes pas. Nous voulons que l'enfant ne rate rien car ne pas savoir, ne pas comprendre, c'est faire naître tous les problèmes.

"Quel sens peuvent-ils trouver dans le fait de savoir ça si jeune ?" De quel âge parle-t-on ? Faire cours à 4 ans, c'est trop tôt. Apprendre la frise historique en 6ème, c'est trop tard. C'est vous qui pouvez discerner.

 http://livresanciens-tarascon.blogspot.fr/2013/10/nouveau-manuel-du-menuisier-de.html

Cliquez like ci-dessous

Comment ne pas aider un enfant

Cette fois, nous retournons le soc de la charrue et disons qu'il faut apprendre à... ne pas aider l'enfant. On vous dit partout (essayer de taper sur le net) qu'il faut aider l'enfant. Oui et non. L'aider quand il en a besoin, lui montrer, lui donner un coup de main dans une tâche, oui. Mais ne pas se suppléer à lui. Ne pas le remplacer.

Ne pas aider, pourquoi ?

Voici une maman qui se plaint: ses enfants ne mettent jamais la table eux-mêmes, ils ne font pas le ménage, ils ne rangent pas. Quand il le font, c'est "mal fait".

C'est mal fait, certes, mais parce qu'ils ne le font pas assez. Vous ne les laissez pas faire et donc ils ne peuvent apprendre à faire mieux, c'est logique. Donc, s'ils ne savent pas bien faire, c'est tout simplement qu'ils n'ont pas assez pratiqué. Ils ne l'ont pas assez fait. Parce que, peut-être, vous avez préféré le faire à leur place, par esprit de perfection ou parce que "ce n'est pas à eux de le faire, ils auront bien assez le temps d'en baver dans la vie". Mauvaise idée. Plus tôt ils apprennent, mieux ils savent et moins c'est dur pour eux. Et acceptez que les choses soient mal faites, le temps de l'apprentissage. Dites-leur que c'est pas mal du tout si c'est mal fait. Ne leur dites ni que c'est mal fait ni, non plus, que c'est très bien fait.

Déléguez: ainsi vous aurez moins à faire et l'enfant sera plus apte, il fera plus volontiers, cela viendra plus facilement de lui naturellement. Pourquoi les enfants faisaient-ils plus facilement les choses il y a 100 ans ? Parce qu'on leur donnait à faire plus souvent, ils étaient moins dorlotés, ils étaient moins domestiqués et plus responsabilisés. Ils acquéraient des savoir-faires, peu à peu, et cela les responsabilisaient. Voilà un grand secret des sociétés évoluées.

On se rendait plus service mais on assistait moins.

Il y a tout une littérature, dont les Misérables, sur le travail des enfants. Affreux travail des enfants, à la filature, ou chez les Thénardier. Certes. Mais ça ne veut pas dire que l'enfant doit être oisif: il aime donner de lui et son cerveau a besoin d'activités pratiques.

Il faut savoir ne pas aider un enfant

Eh oui ! Rendez moins service à votre enfant. Aidez-le moins si vous avez l'habitude de l'assister en permanence. Qu'il se débrouille. Certes, vous ne l'entendrez pas souvent, mais c'est un secret de sa maturité et de votre tranquillité. Prenez une distance juste. Vous n'avez pas à rendre service à votre enfant, vous avez à l'élever. C'est à lui à vous rendre service. Protégez-le, mais donnez-lui à faire, ne craignez pas qu'il soit fatigué si du moins vous le couchez tôt, c'est vous qui êtes fatiguée.

Nous employons le mot "domestiqué". C'est le mot juste, un mot terrible qui fait penser à un animal de la ferme, qui implique une dépossession: l'être est dépendant, il ne peut survivre seul, tout comme le chien de la ferme, il dépend d'autrui. C'est ce que font les institutions. Les États ont besoin que l'individu soit inopérant, hors de contrôle. Le problème, c'est que ça coûte très cher et vous avez là une explication de la moitié des déficits publics.

Une amie nous faisait remarquer les panneaux sur la route, au péage: "attention, nos hommes travaillent, protégez leur vie." C'est un exemple: "Attention, petits enfants, comportez-vous de telle manière". Vous avez remarqué les messages sur les paquets de cigarettes: "Fumer tue." Domestication. Qui ignore que fumer est dangereux pour la santé ? Personne. Mais on met un message qui dit en quelque sorte ce qui est bien et mal. On remplace la pensée personnelle par une pensée imprimée. Et le politique a l'air surpris ensuite qu'il n'y ait plus de conscience, que l'individu coûte cher à la société. Mais, messieurs, l'individu dépendant coûte plus cher ! Il est plus facilement irresponsable, plus souvent malade, plus souvent déréglé, plus coûteux pour vos budgets en un mot.

Ne pas aider l'enfant contribue à une meilleure société: le contre-exemple américain

La société américaine est un archétype de domestication. Dans quelle série américaine on ne voit ni hôpital, ni tribunal, ni poste de police ? Pratiquement aucune. L'institution présente partout fixe l'obéissance dans l'inconscient populaire, la vassalisation, la domestication. En France, dans quel journal ne parle-t-on pas quotidiennement des politiques, des institutions ? Aucun. La vérité humaine n'est pas dans les institutions ou les politiques, au contraire, mais le système de vassalisation est bien là.

Pourquoi, à ce train, ne pas mettre de mention "Le journalisme ment" sur les journaux, a-t-on besoin d'une telle mention ? Pourquoi ne pas mettre "les impôts vous rackettent" sur la déclaration fiscale ? Ou "Voter est un piège à gogo" sur les bulletins de vote. On en finirait plus. Est-ce qu'on n'a pas nos idées sur tout ça ? Est-ce qu'on a besoin qu'on nous dise quoi penser ? Non. On n'a pas besoin d'être prévenus comme... des enfants de 5 ans.

Des enfants de 5 ans ? Même pas ! Cessons de prendre en main l'adulte et l'enfant.

Par conséquent, rendre un enfant libre, c'est lui permettre d'exercer son geste, et sa pensée.

On n'aide pas un enfant en lui rendant toujours service. Un peu, rarement, c'est mieux

Nos enfants viennent nous voir et nous disent: "Je sais pas où est mon stylo". Réponse presque invariable: "Tu cherches, tu trouves." En réalité, on trouve souvent sans chercher et on ne trouve pas en cherchant. Mais c'est juste pour laisser l'enfant se débrouiller seul. Il en a besoin. A chaque victoire personnelle, il grandit.

ne pas aider
Une image apparemment simplette mais pas si mal: l'enfant porte une charge pas trop lourde et équilibrée: c'est sa charge, il la porte seul.

L'enfant ne grandit pas quand il est pris en main tout le temps. Vous prenez en main son sommeil et il dort avec vous: très mauvaise idée, il devient dépendant. Vous prenez en charge sa santé en lui donnant ses médicaments: est-ce que vous pouvez ne pas commencer à lui expliquer que telle plante guérit tel mal ? Vous faites son repassage: est-ce que vous ne pouvez pas lui faire faire, peu à peu ? Et le couvert, le ménage ?

C'est en déléguant que vous donnez une liberté à l'enfant et une liberté à vous-même.

 Cliquez like ci-dessous

Le regard des gens. « Le regard fait l’être. »

Rémy disait « Le regard fait l’être » dans l'un de ses articles et cela inspire Sonia. 

« Le regard fait l’être ».

On est influencé par le regard des gens

Regards bienveillants, admiratifs, aimants, qui nous enveloppent à la naissance et nous accompagnent pour la vie. Même si ces regards-là se sont éteints  depuis longtemps ! Pour les enfants aveugles c’est la voix qui intervient ; voix aux mille nuances, aux couleurs variées ; qui enveloppe, admirative, aimante. Voix qui ouvre la nuit. Si le regard et la voix sont chargés d’indifférence, de haine, de reproches infondés l’enfant est blessé. Certains restent blessés à vie, pour leur malheur  où pour celui des autres. Et nous-mêmes, les plus heureux que nous soyons, n’avons-nous pas gardé  au plus profond de nous certains regards de mépris, de découragement qui nous fragilisent encore ? Tout cela n’est pas de l’imagination… j’aime  votre réflexion et cette crainte que je soupçonne : « Quel regard je porte sur le monde et sur moi-même ?  Suis-je trop indulgent, pas assez ? » En tout cas, c’est toujours ma préoccupation.

D’autres regards existent,  salvateurs : des regards neufs, neutres, sans préjugés, les regards des personnes qui ont un a priori positif. Ils sont précieux pour qui veut refaire sa vie, recommencer. Tel enfant ayant eu des difficultés dans un établissement, pour des raisons variées, sera soulagé d’aller ailleurs, dans un endroit où aucune image ne lui colle encore à la peau, et là il fera souvent « peau neuve ».

Regard des autres au sein du groupe

regard des gens, colonies de vacances
Le regard des autres au sein du groupe, spécialement dans les lieux décontractés, représente une pression pour laquelle il faut s'aguerrir.

Notre directeur de colonie de vacances avait accepté un enfant à problèmes, ayant manifesté une grande agressivité dans une autre colonie l’année précédente et signalé par l’organisme dont dépendait la colonie.  Rien de cela n’avait été dit aux moniteurs. Les colons sont arrivés en car vers midi. Après le repas, avant de ranger les affaires dans les dortoirs, nous sommes allés « saluer la montagne », profitant du beau temps. En redescendant, j’ai avisé un colon un peu en peine, pas trop bien chaussé, avec un long imperméable pendu à son bras qui trainait sur le sentier. Je lui ai proposé de lui porter son imperméable.  Cassant une branche, un autre moniteur lui a fait un bâton de marche. Adorable gamin ! Il nous a parlé des ours, des aigles…  Par la suite ce petit garçon de dix ans a été bien apprécié par tout le monde. Il était assez peureux et moqueur. A la fin du séjour, nous avons su qu’il avait failli ne pas être accepté et qu’il était venu à l’épreuve avec « un dossier » ! Notre regard neutre l’avait sauvé, je pense : nous avait tous sauvés !

Lorsque le regard attendu n’est pas là l’enfant peut en ressentir du dépit, du chagrin et se démotiver.

Je prenais dans ma salle de rééducation Vincent et Joud enfants d’un CE2 chargé, très agités tous les deux et inattentifs. Mon projet était de les laisser entrer dans une activité et de les aider à la mener le plus loin possible, calmement.

Ces regards construisent leur image

Ce jour-là Joud faisait  une construction compliquée en mettant en équilibre des briques en plastique. Cela accaparait toute son attention. Vincent passait de la corde à nœuds à la balançoire puis remontait jusqu’au plafond en cherchant à trouver des manières différentes  de s’accrocher aux cordes, que je comptabilisais. Soudain, Vincent a laissé les cordes et a quitté la salle en claquant la porte. Il était sorti de la cour et se tenait près du portail qui donnait sur la place du village.

Très perplexe, j’ai décidé de ne pas intervenir et dit à la fillette interrogative de continuer sa construction. Au bout d’un long moment, Vincent est revenu dans la salle. Nous l’avons reçu  sans aucune réprimande et je lui ai demandé pourquoi il était parti. Alors plein de reproches il a dit à Joud : « Tu ne me regardes pas ! » Peine de cœur ?! Joud l’a assuré qu’elle était contente d’être avec lui. Il m’avait donné une clef. J’en ai parlé au maître. Il a su le  calmer chaque jour de quelques mots et quelques regards bienveillants.

Et le comportement de l’enfant s’est bien amélioré. Il n’a plus eu besoin de séances dans ma salle. (Une tout autre question : par la suite nous avons pensé que les équilibres  fragiles que la fillette affectionnait avaient un rapport avec l’angoisse de ne pas réussir. Le maitre avec qui j’ai eu un très grand plaisir de travailler a gradué soigneusement les exercices qu’il proposait pour que tous ses élèves puissent  y travailler sans échec total. C’était simple comme un bonjour et efficace !)

 Une palette de regards

Une palette de regards et de paroles fait l’être .Pour les enfants, reflets d’eux-mêmes dans les yeux des adultes, des pairs surtout, ces regards  construisent leur image.  Regards multicolores : interrogateurs, étonnés, provocants, froids, rieurs, complices… Mon Dieu ! Faites qu’il n’y ait pas de regards blasés de celle ou celui qui aurait tellement l’habitude de les regarder ! De celle ou celui qui les aurait toujours sous les yeux ? Toute la journée,  le regard d’un seul adulte suffit-il ? N’est-ce pas  un manque de l’école à la maison, cette absence de regards croisés ? Comment y suppléer ?

Puis, il y a les regards fuyants. Ce sont des frustrations, des interrogations, du froid pour ceux qui les subissent. « Il ne me regarde pas ! » disait une maman désespérée  en parlant de son petit enfant.  Un diagnostic d’autisme a été fait. Et, petit à petit l’enfant a appris à regarder. Son regard sur le monde s’est ouvert,  il accepte le regard des autres sans crainte. Ce mieux être qui s’exprime autour du regard nous montre l’importance que cette fonction un peu mystérieuse peut occuper.

Cependant, ayant fréquenté des personnes aveugles, j’ai pu constater chez certaines, leur rayonnement chaleureux, leur perspicacité, que beaucoup de voyants pourraient leur envier. C’est quoi  voir exactement ?

Notre commentaire:

Le regard des gens nous construit. Votre regard construit votre enfant. Il faut y prêter une grande attention. Chaque situation demande un regard particulier. Parfois même, le regard doit être neutre.

Il y a un grand secret: lorsqu'on pense très fort "je t'aime" en regardant notre enfant, il le sent.

On peut aussi conquérir sa propre personnalité rayonnante en travaillant son regard, en pensant à regarder les gens d'une manière appropriée lorsqu'on leur parle.

 

Un forum en parle (cité juste pour le référencement de la page)

Cliquez like ci-dessous regard des

Quelle réciprocité avec l’enfant ?

Une maman nous écrit un beau message où elle s'inquiète de la relation qu'elle va avoir avec son enfant. Une relation, c'est une réciprocité.

Réfléchir à cette relation n'est pas une très bonne idée: c'est une réflexion dont il ne sortira pas grand chose, en fait. Nous avons des trucs plus constructifs !

La question de la relation a une première réponse: c'est dans l'action, dans le rôle que chacun jouera que ça va se nouer le mieux. Sortir, faire des choses, apprendre, agir en un mot est bien mieux que se regarder les yeux dans les yeux ou même vivre l'un à côté de l'autre.

Ensuite, c'est vrai, il y a le quotidien, le temps passé ensemble. Pour cela, il faut une bonne connaissance de la juste distance, vous le savez maintenant si vous nous suivez.

Ce que l'enfant pense de nous ?

Il n'importe pas que nous sachions ce que l'enfant pense de nous. Il n'importe même pas qu'il nous aime consciemment (il nous aime de toutes façons): peut-être dira-t-il "je te déteste" tel ou tel jour. Comme le champion peut haïr son entraîneur, lorsque celui-ci semble solide et inflexible comme le roc. L'enfant peut avoir une haine passagère, mais ayant passé à travers ce feu purificateur de la colère, il trouvera ce roc où il pourra toujours s'amarrer. Car dans votre attitude, il voit certes l'infaillible exigence, mais aussi l'infaillible amour: vous l'aimerez toujours. De même que le touriste peut haïr le sherpa qui lui fait passer par des moments terribles, mais qui est garant d'une chose: il l'emmènera à son but et ne le laissera jamais tomber.

Réciprocité ?

Il faut écarter cette idée de "réciprocité" avec les petits, mais aussi d'une certaine façon avec les plus grands. La "réciprocité" est une attente en retour, elle est l'affirmation de l'adulte qui dit "moi aussi, je".

Alors, cette affirmation d'un adulte qui dit "moi, je", par exemple "j'ai une vie, j'ai une oeuvre, un métier, une vocation", nous verrons que cela viendra lorsque l'enfant aura 7-8 ans: l'enfant aura besoin de savoir que sa maman et son papa ont leur vie propre et leurs réussites indépendamment de lui. Il n'est pas le nombril du monde et vous n'avez pas été créé(e) rien que pour lui. Ce sera donc important que vous affirmiez votre parcours. Mais ce ne sera pas de la réciprocité. Il y aura réciprocité plus tard, quand l'enfant sera devenu ado et que vous établirez un pacte social, tacite ou, mieux, explicite: chacun a son rôle et attend que l'autre assume le sien, dans une relation aimante. C'est très juste.

Mais jusque là, jusqu'à ce stade de maturité où l'enfant atteint l'âge de comprendre ce pacte et de tenir solidement sa parole (ce qui est très difficile, il faut le comprendre), c'est une erreur car l’exigence de réciprocité implique des gens qui ont déjà reçu tout le nécessaire pour la respecter.

Ce ne sera donc pas réciproque. Ce sera « de vous à lui », essentiellement. A ce stade. Un jour, lorsque vous serez âgé, ce sera « de lui à vous ». Chaque étape en son temps. D’ailleurs, ce sera « de lui à vous » largement de la même manière que ç’a été « de vous à lui » : il vous donnera des choses de la nature de ce que vous lui avez donné.

Réciprocité : ce qu'il ne faut surtout pas oublier

On ne doit pas attendre d'un petit ce qu'on attend d'un grand et en croyant "responsabiliser l'enfant", on l'a beaucoup écrasé ces dernières années. Responsabiliser, oui, mais pas exiger un retour de la part d'un enfant qui est censé recevoir plutôt que donner. Une plante reçoit de l'eau, du soleil, des éléments nutritifs, avant de donner du fruit.

Qu'est-ce donc que responsabiliser un enfant ? C'est de l'ordre de la compréhension, pas de l'implication au quotidien. Il y a à distinguer la "capacité de l'enfant à comprendre" et la "capacité de l'enfant de s'impliquer". Il peut comprendre comme un adulte, il ne peut pas s'impliquer comme un adulte. Ayons bien cela en tête: votre enfant n'est pas censé respecter une parole, vous devez lui pardonner s'il change d'avis ou se "parjure". Vous allez l'y aider, mais progressivement. "Tu me l'avais promis !" est une expression que le petit enfant ne comprend pas et que le moyen n'est pas toujours absolument obligé de respecter, car il a peut-être changé d'avis, il a évolué. D'accord ? Au XIXème, on avait cette inflexibilité-là : c’était excessif.

N'attendez rien de votre enfant, la vie sera beaucoup plus facile. S'il ne donne rien en effet, vous ne serez pas désappointé. S'il donne, vous serez enchanté. Une fois donc qu'on ne pense qu'à un don à sens unique sans rien attendre en retour, les choses vont beaucoup mieux: on donne à l'enfant, notre identité est là, il reconnaîtra ce don. S'il nous donne, tant mieux, c'est une joie. Mais ce n'est, ni indispensable, ni forcément juste: l'enfant, comme la fleur en bourgeon, n'est pas encore arrivé à cet instant où il pourra donner. Donnons sans attendre en retour, n'ayons pas trop l'état d'esprit du bien-être où JE dois être bien autant que l'autre, et laissons de côté notre intérêt, quand on éduque. Il est fort probable que nous aurons, de la part de l'enfant, des retours âpres, sévères, critiques, qui, après des années, deviendront naturellement de la reconnaissance.

Pas de "retour sur investissement"

L'esprit du "retour sur investissement" est en filigrane dans la civilisation du "bien-vivre", du "bien-être", ça ne marche pas en éducation. Il faut une certaine « indifférence à son propre sort », une insensibilité des moines qui marchent sur les braises : peu nous importent les coups (abstraits bien sûr) de votre enfant; on va se restaurer par ailleurs, rassurez-vous, on va se dorloter, mais pas en sa présence. On peut dire que tout se passe beaucoup mieux quand on est indifférent à son propre sort, que le maître accepte les coups et les erreurs de son disciple et il n'attend pas de reconnaissance, dans les deux sens du terme.

Il y a toute une philosophie du don en réalité qui peut charpenter votre don à l'enfant, et qui donne une force et une précision extraordinaire. Marcel Légaut en est une très grande figure à la fois intellectuelle et paysanne.

Marcel Légaut Réciprocité sur http://l-ecole-a-la-maison.com
Marcel Légaut

Il est vrai que cela tranche avec notre époque qui compte le "moi" et la satisfaction pour beaucoup. Alors, cette satisfaction est indispensable, mais nous devons choisir le bon moment pour ça. Elle n'est pas juste vis-à-vis de l'enfant, nous n’avons pas le droit de lui dire « ce que je te donne, j’attends que tu me le donnes en retour ». Non.

De même que sa satisfaction à lui, l’enfant, n'est pas non plus à vraiment considérer: c'est secondaire. Nous ne cherchons pas à satisfaire ses désirs mais à satisfaire son besoin vital de grandir et de s'épanouir, et cela ne lui fait pas forcément plaisir. Nous cherchons pour lui bien davantage des réussites qui passeront par des combats (justes) pour aller vers des moments de joie.

Le don et la relation chez cet admirable penseur que fut chez Marcel Légaut

Cliquez like ci-dessous

Rester seul: faites-vous accompagner (vidéo)

Faites-vous accompagner car l'aventure à solitaire est risquée et beaucoup moins profitable.

Rejoignez-nous

Rester seul est impensable si on envisage de partir en haut de l'Everest. Faire l'école à la maison est une aventure aussi difficile.

Le fait de rester seul nuit à vos plans car en réalité, le fait d'être accompagné vous amène à faire mieux que d'habitude. On le voit aussi bien au dojo qu'au stade: vous ne feriez pas autant d'effort que lorsque vous êtes accompagné d'un groupe ou d'un coach, c'est évident. Eh bien, ceci est vrai également pour votre projet d'école à la maison. Sans compter que partir dans cette aventure seul(e), c'est comme grimper sur l'Everest en solitaire: c'est absolument interdit ! Les risques sont trop grands. On doit absolument être conseillé et secouru le cas échéant.

Je-ne-supporte-pas-de rester seul imagePanoramique500_220

Rester seul: une impossibilité d'avancer

Il y a un autre aspect que nous avons déjà abordé : les questions que vous vous posez depuis longtemps, vous ne pourrez les résoudre seul, sinon ce serait déjà fait ! Nous l'avons dit quand nous parlions de votre conjoint ou du travail du coach. Si vous avez un vieux problème, vous ne le résoudrez jamais seul. C'est très important à comprendre... et c'est du vécu, croyez-nous !

Seule la fréquentation de quelqu'un d'habile va vous débloquer. Parfois même, comme nous l'avons dit dans les conversations qu'on a avec un mari ou une femme qui n'écoute pas, le seul fait de parler provoque un changement, un déclic. Il n'y a pas de question insoluble, en fait, une question reste en suspends parce qu'on ne se la pose pas avec quelqu'un. On ne peut pas refaire le passé mais on peut redémarrer à zéro et changer la fin du film. Pour ce faire, il faut briser les vieilles certitudes. C'est vrai dans ce type de projet comme dans le domaine du sport ou de la santé, de l'apparence...

Rejoignez-nous

L'importance de l'aide du conjoint

Aimer son enfant. La plus grosse erreur de l’école (vidéo)

Aimer son enfant consiste d'abord à ne pas suivre la logique de l'école, qui a décidé de ne pas aimer l'enfant. En effet, les institutrices apprennent à "ne pas aimer" l'enfant par peur d'être attachées à son sort affectif. Grossière erreur d'un système qui ne sait pas former des adultes à aimer, sans affectivité personnelle, sans esprit de retour, sans sensiblerie déplacée. On peut aimer et rester fort, même devant la souffrance, et sans perdre son cœur ni son âme. Comment faisaient donc ceux de 14 qui sont revenus en bon état moral, sinon ? Comment font les parents qui ont perdu l'un de leurs enfants ? Les managers savent cela. Les bons médecins, les bonnes infirmières aussi. Et bien sûr, les bons enseignants également.

Aimer son enfant, c'est lui donner d'abord tout ce qui le construit, fait de lui un être dans sa plénitude.

Comment faire ?

Comment aimer son enfant ?

Nous vous aiderons, jour après jour, à l'aimer. Il ne s'agit pas de lui faire des déclarations, de lui dire "je t'aime, je t'aime" à longueur de journée, mais de lui montrer, de lui donner, de lui parler, de lui présenter tout ce qui est possible et à sa portée. Mais c'est aussi lui interdire ce qui est néfaste, comme la vulgarité, la télé, la perte de temps, les mauvaises relations, la médiocrité, l'injure ou la médisance. Aimer, c'est donner et recevoir. Quel sorte de don, et comment recevons-nous ?

aimer son enfant On sait que les parents nous aiment

 

Cliquez like ci-dessous

 

A chaque jour suffit sa peine

A chaque jour suffit sa peine

Nous en avions parlé dans cet article crucial qui vous donne tous les trucs en trois séances, mais nous voudrions vous dire aujourd'hui: sachez remettre au lendemain. A chaque jour suffit sa peine. C'est vrai, nous vous incitons souvent à ne pas "procrastiner", c'est-à-dire remettre au lendemain. Mais parfois, il faut savoir s'arrêter.

Se coucher tôt vaut mieux que "faire tout ce qu'on a à faire" et qui la plupart du temps n'est pas totalement urgent.

Nous n'allons pas nous étendre. C'est juste un mot pour vous apaiser.
Il faut discerner ce qui est à remettre et ce qui est à faire. Vous ne pouvez pas vous épuiser.

Nous disions qu'il fallait distinguer l'urgence et l'important en 4 catégories:urgent important A chaque jour suffit sa peine http://l-ecole-a-la-maison.com/bien-sorganiser-chapitre-3-voyage-dans-le-temps/

Faites-le régulièrement sur une feuille, en écrivant. Ce n'est jamais gagné.

Vous vous reporterez à cet article et aux suivants mais nous voulions aujourd'hui tordre le cou à une idée très répandue: la socialisation des enfants.

A chaque jour suffit sa peine et à chaque tête suffit sa quantité d'information. A chaque étape de la vie suffit aussi sa vérité. Et à chaque enfant suffit sa vie présente, simple, innocente.

Vous avez remarqué: on invente chaque année de nouveaux problèmes. Votre enfant représente de plus en plus un problème; en fait, il représente une source de revenus pour des tas de gens car ils savent que vous êtes prêt à vous saigner aux quatre veines pour lui.

Avec la socialisation, on est en plein dedans.

C'est le mot d'ordre obligatoire qu'on vous brandit à chaque contrôle scolaire. Mais c'est purement politique et normalement, ça ne devrait pas prendre place à l'école.

Nous avons beau y réfléchir, nous ne voyons personne parmi les gens que nous admirons dans l'Histoire qui ait été "socialisé".
Le Christ n'était pas socialisé.
St-Pierre non plus et pratiquement aucun saint.
Jeanne d'Arc était tout sauf consensuelle.
Louis XV était souverain, il n'avait pas à être socialisé.
Jean Bart était asocial. Surcouf et Tourville aussi.
Poincaré, Sommerfeld, Einstein et les autres étaient des marginaux.
Le Duc d'Aussonne était au-dessus de tout.
St-Exupéry ou Santos Dumont, Guynemer ; Darlan, Leclerc ou Bigeard; Chateaubriand, Balzac ou Céline n'étaient pas socialisés, ils étaient des fortes têtes et on aurait dit d'eux, aujourd'hui, qu'il seraient bi-polaires ou caractériels, ou malades mentalement.
Et cela, rien que pour notre histoire. On irait voir l'étranger, ce ne serait pas différent. Alexandre le Grand était un grand misanthrope, comme César ou Pompée. Et la liste continue.

A chaque jour suffit sa peine.
En fait, est-ce que quelqu'un a jamais été socialisé que nous puissions admirer et regarder comme exemple pour nos enfants ?

Inspection, contrôle, courrier inspection académique: comment faire

Courrier inspection académique, contrôle du rectorat, ce que vous devez savoir

courrier inspection académique lettre-ia-du-14-9-12-bis1 l-ecole-a-la-maison.com
Un courrier illégal, comme il en existe des milliers...

Courrier inspection académique. Après avoir envoyé le certificat de scolarité comme nous le disons dans cet article, vous avez tout naturellement reçu la fameuse lettre dont nous parlons ici (si ce n'est pas le cas, consultez ces articles d'abord). Soyez rassuré: les menaces que vous y trouvez ne sont jamais mises en application. Non, vous n'irez pas en prison et non, vous ne payerez pas d'amende.

Vous allez juste faire ce qu'il faut.

Courrier de l'académie ou du département: divers exemples décryptés

Sur cette page, on voit tous les courriers possibles des administrations avec nos explications et rectificatifs impitoyables. Votre courrier s'y trouvera peut-être, sinon merci de nous l'envoyer, nous le mettrons.

Que penser de votre académie ?

Et d'ailleurs, que faut-il penser de votre académie ? Que disent les gens sur le rectorat et l'inspection académique de votre région ? Et qu'en diriez-vous vous-même ? Ici, vous pouvez noter votre rectorat, si vous avez passé le contrôle.

Courrier inspection académique: faut-il répondre ?

A vrai dire

, non, ne répondez pas à cette lettre, c'est inutile. N'écrivez pas d'emblée à l’administration.
Suivez nos conseils pas à pas. Tout le monde sait qu'on ne fait pas de zèle dans l'administration.

Premier point, ne dites pas à l'administration que vous allez déscolariser votre enfant. Inscrivez-vous à un cours par correspondance, c'est plus prudent comme nous le disions ici.

Vous pensez vous passer de cours par correspondance ? En ce cas, sachez ce qu'il y a dans la tête d'un inspecteur d'académie (cliquez sur le lien).

Suivez-nous pour savoir quoi faire. Une déclaration intempestive peut vous amener des ennuis, des "avis" désagréables, des menaces à mots couverts, de quoi vous faire changer d'avis ou presque.

Petit préambule au sujet de la loi

La loi n'a aucune valeur si elle ne respecte pas les textes fondateurs. Vous irez voir si vous le voulez la page consacrée.

Autrement dit, comprenez-le bien: il y a des lois illégales !

Le Code de l'Education par exemple ne respecte pas cette Loi supérieure à toute loi qui est le texte fondateur (Charte des Droits de l'Homme, Constitution etc.).

De là, quand on vous dira "c'est dans la loi", vous pourrez vous dire au fond de vous-même que si ce n'est pas dans la ligne des textes fondateurs... ça ne vaut rien !

Par exemple, certains brandiront le site Legifrance. Mais Legifrance n'est pas une source fiable. Disons même sans hésiter que Legifrance ment par omission puisqu'il ne dit pas en exergue: "Attention, les lois ici affichées, si elles ne respectent pas les textes fondateurs (Charte des Droits, Constitution etc.), ne valent rien." Ce qu'il devrait dire.

Voilà ce que vous devez d'emblée savoir et répondre à l'administration qui ne va pas manquer de vous brandir des lois sous le nez et la référence de Legifrance.

La lettre de l'académie

Vous recevez une lettre de ce genre:

inspection Académique contrôle 081214-1
Une lettre "correcte", même si elle mentionne le Code de l'Education

Si la date ne vous convient pas... La suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici). Déjà abonné ? connexion dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ)

Cliquez like ci-dessous

Nos enfants nous accuseront-ils de tristesse ?

Nos enfants nous accuseront Ensemble 1960

Nos enfants nous accuseront-ils d'avoir plombé leur enfance, d'avoir été négatifs, ou simplement pessimistes, accablés ?

Il y a, dans de nombreuses familles et de nombreux couples, une habitude de vivre, de ressentir la société et l’actualité constante qui abîme.

Les familles les plus cultivées et les plus préoccupées d'idéal sont aussi les plus enclines à vivre sous le poids du souci et des difficultés.

C’est ce que Cécile et moi avons réalisé dix ans trop tard. Nous sommes exactement ce que le monde rejette et de ce fait nous le subissons, et tout en supporte les conséquences, à commencer par nos enfants. Ecoutez la radio publique et sa morale permanente, son interdit moral et ses obligations répétées: c'est tout ce que nous rejetons.

Et à côté de nos familles évoluent des gens sans la moindre Foi, sans spiritualité, sans idées politiques, sans souci pour la communauté, qui vivent légèrement, radieux, et qui ont de meilleures santés, entretiennent de chaleureuses relations, éduquant même souvent leurs enfants avec d’excellents résultats – évidemment sans le grain de sénevé spirituel – mais parfois très bien équilibrés.

Nous voyons des enfants heureux ailleurs…

Voilà quelle terrible résultat peut être le nôtre : nous pouvons abîmer l’essentiel que nous portons en nous-mêmes par les attaques périphériques que nous subissons et conduisons en nous-mêmes, tels des canaux inondés dont ne fermerions pas les vannes, tandis que des non-croyants protègent le peu qu’ils portent par un détachement total, une absence de ressentiment.

Quand c’est le cas, et j’en connais de précis, on se trouve avec la situation affreuse où les familles catholiques, ayant perdu joie et espérance, cultivent un mal qui les condamne, tandis que les athés se trouvent respecter davantage ces deux vertus cardinales en en sachant rien !

Nos enfants nous accuseront en exagérant nos travers et nos penchants

Soyez certains que les enfants caricatureront. De même que nous résumons notre point de vue sur autrui, sur nos parents, en quelques mots réducteurs. C'est ainsi.

Qu'y a-t-il dans l'essentiel de vos conversations ?

Comment pouvons-nous prétendre vivre l’évangile (ou votre religion), sans la joie et l’espérance qui en sont une dimension essentielle ? Autrement dit, nous sommes d’autant moins bons croyants que nous avons répudié la joie et l’espérance. Pourquoi ? Parce que nous subissons, nous intégrons en nous le mal du monde. Nous portons la croix du monde.

C'est encore plus vrai, sans doute, chez les protestants et chez les musulmans. Beaucoup d'athés aussi vivent cela.

Or, ce n’est pas notre lot. Il nous est demandé d’aimer un prochain, pas un lointain. Nous n'avons pas à porter ce qui ne relève pas de notre responsabilité. Que chacun soit à sa place et ferme les oreilles à ce qui ne doit pas avoir prise directe sur lui ou les siens. S'informer, certes, mais laisser l'information à la porte.

Enfin, c’est une chose entendue, le marteau d’airain de la loi commune s’abat plus volontiers sur la pudeur, l’intelligence, la beauté, la sensibilité, l’honnêteté, le courage, l’abnégation de soi, le mérite, le patriotisme ou n’importe quelle autre sorte de vertu, tandis qu’il cède la place aux trompettes de la louange pour tout ce qui concerne le vice, la laideur, le mensonge, l’arrivisme, le matérialisme et même le crime.

C’est dit, n’en parlons plus. Les idiots et les ignorants gouvernent ? Quoi de changé ? Nous le savons, ne nous en faisons pas. Nous nous battons quand il le faut, Dieu fera le reste, et si le faux régime est maintenu, c’est pour une raison qui nous échappe, Dieu ne donne pas la victoire pour rien, il a un dessein. Peut-être ne veut-il pas la prospérité et le bonheur immédiat de ce peuple sans que celui-ci ait fait un chemin. Peu importe, répétons-le. Le combat politique s’arrête au chapitre privé, au seuil de l’âme, et il faut absolument éviter que le mal du monde ne nous détruise.

Les familles spirituelles sont très fréquemment touchées par ce mal, cette angoisse qui ronge. Elles sont là dans l’erreur. Elles ont raison politiquement, économiquement, socialement, mais elles ont tort théologalement.

Cessons donc radicalement de nous en faire pour la politique nationale, les lois pourries, les comptes de la Sécu, la majorité parlementaire ou les impôts. Vivons dans la certitude que Dieu donne à ceux qui demande et que ce don est fait spécialement à ceux qui ont le cœur reconnaissant. Mais comment pouvons-nous avoir ce cœur s’il est entaché de soucis, d’inquiétudes ?

Les non-croyants insouciants ont sur nous un avantage qui les rapproche de Dieu: ils vivent comme des petits oiseaux, ces petits oiseaux que Dieu habille et nourrit.

Le souci politique, social, financier, etc., doit être le fait d’un combat extérieur, d’un dialogue de couple posé, à des moments précis, en vue de régler une difficulté de manière pratique. Et la solution existe parce que tout le reste du temps, ces questions ne se posent pas. C’est-à-dire que les solutions s’imposent à ceux qui ne cultivent pas le désastre, la désespérance, la crainte. Les solutions sont dans une positivité de l'être et non dans une démoralisation permanente.

Il y a une culture du silence à développer sur ces sujets. Et une culture de la joie, du rire et du plaisir à découvrir, comme paravents aux assauts de la folie du monde. Cessons de nous faire du mal, cessons de propager ce poison, puisque le mal qui se répand est la victoire du démon. Opposons-lui la joie pour les petites et les grandes choses. Non pas le rire auto-satisfait, la superficialité ou l’irresponsabilité, mais la sérénité solide et la reconnaissance débordante.

Mais je vais plus loin pour éviter votre fatigue. Ce que je viens de vous dire là, c’est ce que disent les neurosciences.

Le cerveau peut commander la guérison miraculeuse du corps si le patient est dans des dispositions heureuses, positives, favorables. C’est un fait statistiquement observé.

Le cerveau et le cœur rayonnent et influent sur ce qui nous entoure.

nos enfants nous accuseront motivation alignement coeur cerveau
Vous connaissez cette image (elle nous a déjà servi): le corps rayonne

On sait maintenant que notre rayonnement personnel touche notre entourage, je parle là d’un rayonnement qui est mesuré, détectable par les instruments de la science moderne. Il est essentiel, pour ce sur quoi nous agissons, que notre rayonnement soit “positif”, pour le dire vulgairement. Il faut être positif, charrier de la positivité. Rappelez-vous que le Christ affirme que nous pourrions déplacer les monts si nous avions la Foi. Eh bien, aujourd’hui la science est en train de dire que les gens faisant preuve de “ferveur” obtiennent des résultats. Il est question de loi d’attractivité par exemple, on en est au tout début. Vous savez que l’on arrive à mesurer les vibrations des plantes en présence des êtres humains, et leur développement conséquent. Les plantes “s’affolent” en présence des personnes violentes, même sans contact.

On sait également que l'on peut changer la nature de la matière. L'eau est modifiée structurellement par la musique ou des paroles douces, voire par... la prière !

Cela contredit formellement 200 ans de certitudes "scientifiques" et d'affirmations péremptoires qui condamnaient  la Foi sans appel.

Voici une expérience: deux hommes entrent dans une pièce où se trouvent deux pots de fleur. L'un des deux hommes se jette sur une plante et la déchire en menus morceaux. Quinze jours plus tard, il revient seul dans la pièce et on mesure une activité fébrile de la plante.

Il y a donc un rayonnement mesurable.

Cela vaut pour nos enfants et pour notre propre vie. Notre psychisme, notre rayonnement personnel influe de manière déterminante sur notre vie et ce qui nous entoure.

L’essentiel de ce qui nous arrive provient de ce que nous pensons. Nous créons notre monde par la pensée que nous cultivons. Si nous nous répétons que notre pays est malade, il s’enfonce. Si nous pensons au manque d’argent, on s’appauvrit financièrement.

En fait, toute pensée qui se situe sur la défensive et la crainte favorise ce qu’elle redoute.

Si l'on reprend l’offensive spirituelle – et cela peut passer par un “non”, il ne s’agit pas d’être dans une positivité artificielle mais dans un dynamisme – tout est possible.

En fait, le cerveau a une activité réduite lorsqu’il travaille sur une pensée défensive, telle qu’ “il ne faut pas faire”, “pourquoi est-ce que ça ne va pas”. En revanche, il déploie énormément d’activité quand il travaille sur une perspective heureuse, imaginaire, l’ensemble du cerveau est sollicité alors que les pensées négatives concernent une zone beaucoup plus réduite. Donc, le rayonnement négatif est beaucoup plus faible que le rayonnement positif. Cela se voit – phénomène en aval de l’activité cardiaque ­– au comportement, à l’expression. C’est ce qui explique qu’un imbécile enthousiaste a plus de succès qu’un ronchon intelligent.

Nous en arrivons donc à un temps où Science et Foi vont se rencontrer: l’esprit en nous peut opérer des changements sensibles, radicaux, dans nos existences et dans la société qui nous entoure.

Secondairement, vous vous intéresserez à la santé du corps: sommeil, alimentation, environnement immédiat etc. La Foi et la réussite dépendent d’un support.

Pour retrouver une joie en famille: http://www.sessions-paray.com/?Familles-et-groupes

Isabelle Filliozat et les limites du troisième degré

Isabelle Filliozat Retour sur l'ellipse de la vie l-ecole-a-la-maison.com

Cet article http://www.les-supers-parents.com/faut-il-poser-des-limites-ou-pas-les-precisions-d-isabelle-filliozat/ est trop peu.
La réflexion d'Isabelle Filliozat pour beaucoup rejoint les nôtres mais elle s'arrête en chemin...

Nous vous invitons à la lire pour revenir en parler ici avec nous.

Voici ce que nous disons:

Interdits, selon Isabelle Filliozat

"Une structure, un cadre, des règles et des consignes : OUI. Des interdits et des limites : NON", voilà ce qu'elle propose.

Cette lecture pleine de bons sens nous dit: "Soyons plus intelligents, arrêtons de nous limiter à des comportements cassants et limitatifs". C'est tout-à-fait juste.

Au premier degré, on interdit. Au second, on retire les interdits. Mais au troisième, on les remet et on sait pourquoi: il y a des motifs purement sociétaux. Or, si l'on va au-delà du troisième degré, on s'aperçoit que cela va bien au-delà de ça, les interdits sont indispensables pour créer l'être.
Transgression : elle est utile et nécessaire, contrairement à ce tabou ambiant (j'y reviens dans un instant). Il faut juste dépasser, là aussi, ce troisième degré.
La dimension supérieure de l'être humain se situe au-delà d'un simple regard "éducationnel", au-delà de la psychologie.
C'est important de comprendre que le meilleur résultat en psychologie ne suffit pas.

Pour commencer, souvent, dans son propos, il y a jugement du parent. Le parent qui fixe des limites aurait des problèmes. Isabelle Filliozat dit :

Du coté du parent : « mettre des limites » lui fait voir son enfant sous un angle qui déforme sa perspective. L’enfant est perçu comme débordant, incapable de dominer son énergie, de gérer ses comportements.

Ce jugement méconnaît les parents qui usent des contraintes et des limites avec art. Pour eux, c'est le contraire !

C'est parce que nous refusons que l'enfant soit considéré comme soit-disant "hyperactif" ou "hyperkinétique", ou ce genre d'opinion, que nous donnons à l'enfant ce don extraordinaire de la limite qui va être une étape à franchir.

Quant à l'interdit (à donner avec grande parcimonie naturellement, comme tout ce qui est absolu), il donne un sens du sacré, de l'absolu, et du dépassement. Le champion a qui on dit qu'il est "presque impossible" de faire tel chrono rassemblera ses forces pour l'atteindre. Mais il ne se battra pas pour un chrono "impossible", il respectera au fond de lui-même cet absolu et ne se prétendra pas au-dessus de tout, ou semi-dieu.

C'est cette nuance qui fait la différence. Il y a des "atteignables" moyennant une transgression (des autos-interdits, des croyances, des lois parentales, de la Loi etc.) et cette transgression est parfois très féconde (Pasteur transgresse la loi médicale, il faut le rappeler) et il y a un "absolu inatteignable", qui est juste un phare, de même que le bateau n'atteint jamais le phare mais se dirige vers lui.

Transgressions, selon Isabelle Filliozat

Elle dit: "Les limites et les interdits vont susciter l’envie de transgression, c’est pour cela qu’ils peuvent se montrer contre-productifs et parfois même dangereux".

Ce qui signifie que le fait de susciter des transgressions est forcément mauvais. Or, aller au-delà des limites ou des interdits est tout aussi constructeur, dans la mesure où l'enfant a reçu le bagage nécessaire. Nous disons même qu'il est nécessaire que l'enfant un jour transgresse toutes les limites qui l'ont encadré, comme l'arbre dépasse son tuteur. Comme le dit Shrî Aurobindo, la "limite est utile, la limite devient inutile".

C'est encore une fois, comme nous le disons sur ce blog, une question d'étape.
Isabelle Filliozat met les choses à plat dans le même temps et le même espace, ce qui n'est pas juste.

Les limites sont "extensibles", repoussées et mouvantes avec la maturation de l'être, ce qui est expliqué dans l'article maître sur ce sujet 😉
Quand nous lisons dans l'article

« on ne frappe pas » remplace un « chez nous il est interdit de frapper »

nous disons: attention. Certes, il vaut mieux dire à l'enfant "chez nous, on ne frappe pas", que "tu ne frappes pas" car l'enfant se sentira plus lié à un groupe, et non pas isolé.

Mais il y a un risque là aussi. Pour l'enfant, "chez nous, on ne frappe pas", ou "il est interdit de frapper", cela revient au même, c'est un interdit. Sauf que dans le second cas, "on ne frappe pas", ce n'est pas clair. La question de l'enfant de 8 ans sera "Pourquoi ?", suivie à 10 ans de "Qui dicte les règles ?" puis à 14 de "Etes-vous Dieu ?" et à 16 de "et si je faisais le contraire, qu'y pourriez-vous ?"
"Chez nous, on..." peut aider mais jusqu'à un certain âge, quand par exemple l'enfant raconte que des enfants extérieurs l'ont tapé; mais il arrive un âge où cela sera compris comme sectaire, tribal même, et donc un peu antisocial parce que ça veut dire qu'ailleurs, ça se passe autrement. Au pire, ça peut vouloir dire : "Ailleurs tu vas te faire démolir, mais ici, on t'interdit d'apprendre à te battre."

Enfin, on est dans le flou, le pire ennemi de l'enfance. Quelle est la référence ? L'opinion des parents ? Ce n'est pas une référence absolue. Ils ne sont pas des dieux, ils peuvent se tromper.

Nous disons: mieux vaut s'en remettre à un absolu, se dégager de la responsabilité ultime car nous n'avons pas créé le monde. Nous ne pouvons pas justifier de cette phrase "sois pacifique", car cela dépasse la bienveillance, le pacifisme, les règles du savoir-vivre ou du "vivre-ensemble" (comme on dit dans les salons du ministère...)

Cela renvoie à une loi intangible que les parents n'ont pas inventée: le respect de la vie.

Des parents qui donnent l'air d'avoir inventé les normes

Donc, dire "chez nous, on..." c'est affirmer que les parents ont inventé des normes. Et c'est faux. Mieux vaut dire: "Dans notre famille, comme dans la plupart des familles, on ne frappe pas" pour éviter un "chez nous" qui coupe l'enfant de l'absolu et de la société.

D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'on "ne frappe pas" ?

C'est drôle, parce qu'il y a à la fois une envie de ne surtout rien dire de radical ou de fort et en même temps un esprit totalitaire. "Je ne dis pas que je t'interdis mais je te dis : on ne fait pas ça". Cela revient au même ! C'est dit autrement, d'un langage plus doucereux, mais c'est la même chose. C'est un peu comme sourire avec un gourdin dans les mains.

Allons, ne soyons point si craintif de l'interdit et de la radicalité, en éducation.

Veut-on que l'enfant se retrouve démuni face à un agresseur, ou qu'il soit capable de le mettre hors d'état de nuire ?

La bagarre devrait plutôt être le recours quand tous les autres recours ont échoué, et si l'on veut que le jeune garçon ait un quelconque sens de la défense des plus faibles, on ne retire pas de son horizon la loi naturelle.

Malveillance ?

"La bienveillance me pose souci, elle soulignerait qu’on peut être malveillant", dit encore Isabelle Filliozat. Mais oui, évidemment, il y a des personnes malveillantes, consciemment ou non !

Nous croyons en la bienveillance parce qu'en effet, il y a une éducation malveillante, celle qui veille mal. Elle ne veille pas sur l'enfant.

Mais nous croyons bien mieux en l'éducation tout court. Car finalement "éducation bienveillante" est une expression qui suggère que l'éducation n'est pas forcément bienveillante, alors qu'elle l'est par nature: si l'on n'est pas bienveillant, on n'éduque pas.

"Education bienveillante" est un pléonasme, typique d'une époque qui perd le sens des mots.

On voit là des modes de langage et il faut toujours s'en méfier. Restons avec un langage pur, fuyons les snobismes, fuyons tout ce qui dit: "Nous avons inventé nos propres règles, ce qui nous précède est mauvais." Car on n'invente rien du tout.

L'éducation a débuté il y a 600 millions d'années et il s'en trouve qui imaginent vraiment inventer quelque chose. Oui, il y a ici une vanité. Qui du reste se transforme rapidement, chez les "bienveillants", en fureur et méchanceté, nous le constatons sur les réseaux sociaux. Parfois, nous faisons des expériences très amusantes.

Mais revenons à notre sujet.

"Il est important de sortir de ces notions de bien et de mal", dit encore Isabelle Filliozat. Oui et non. On veut sortir du bien et du mal, et on se retrouve dans le relativisme, tout se vaut.

Pourtant, ce sont des absolus qui existent et entre lesquels tout être naturel se situe. Il y a un bien et un mal. C'est le principe fondateur, pas le principe ultime, qui est en-dehors du manichéisme. Retirez les principes premiers et vous avez des meurtriers qui ne savent même pas ce qu'ils font.

Il ne s'agit pas de retirer bien et mal mais de cesser de juger l'enfant. C'est tout à fait différent.

Par ailleurs, bien sûr, tout n'est pas "bien" ou "mal" mais situé entre les deux à des degrés divers.

Prenons l'exemple des bonbons. Il est dit : "Il me semble important d’être ferme par exemple sur le nombre de bonbons, mais pas sur les comportements excessifs, qui eux ont toujours une motivation à entendre". Mais vous avez des parents dentistes qui disent "Non, aucun. C'est comme ça. Zéro bonbon." C'est un absolu. Ils ont peut-être raison. On ne peut pas les exclure du champ de l'éducation.

L'interdit doit exister, parce qu'il enseigne une autorité supérieure qui n'est pas d'ordre humain, sentimental, rationnel, malléable. Un absolu est nécessaire dans l'horizon mental de l'être humain. Pas dans son quotidien incarné.
L'interdit s'appliquera subjectivement ça ou là, selon les parents, mais il existera dans l'esprit de l'enfant, ce qui le construira. L'absolu fait naître la quête d'une libération, c'est le sens du chemin dans le règne humain.

Voilà chère Isabelle Filliozat, pour le reste, nous vous rejoignons, il faut que les enfants apprennent, à un moment juste et pas trop tôt d'ailleurs, que leurs parents peuvent se tromper. L'article à lire sur ce sujet, qui est référent, est ici. 😉

Cliquez like ci-dessous

Le principe d’action et de réaction: soutien et opposition (vidéo). L’entourage, les proches

Une petite vidéo percutante et qui vous rassure énormément: voici ce qui arrive quand on décide de faire quelque chose d'important dans la vie.

Une belle-mère à sa bru: "Qui êtes-vous pour faire l'école à la maison ? vous n'êtes pas enseignante !"
De la bru à la belle-mère: "Qui étiez-vous pour avoir des enfants ? Vous n'étiez pas gynécologue..."

le schéma est ci-dessous

Christelle nous dit d'ailleurs:

bonsoir Remy et Cecile, je suis toujours avec beaucoup d’intérêt vos vidéos et messages, et je suis persuadée que vous avez raison. L’expérience des quelques années de scolarisation de mes enfants m’a très vite fait comprendre que ce que l’on proposait à mes enfants ne correspondait ni à mes attentes ni à leurs attentes. Cela expliquait qu’ils y étaient malheureux et je l’étais moi aussi. Lorsque nous sommes sortis de ce système ressemblant à une usine à formater de bons citoyens gentils , dociles , pas trop » forts » quand même , nous avons tous repris une bonne bouffée d’oxygène , et changé de chemin. Il fallait oser le faire, malgré toutes les pressions subies tant du côté de l’école , de l’IEN, de l’entourage, mais qu’importe , je savais que c’était le bon chemin , mon mari et moi avions pris notre décision avant de vous connaître. Depuis que nous vous connaissons , nous sommes sûrs de notre choix qui a été mûrement réfléchi et fait pour le bonheur et l’avenir de nos enfants.

http://l-ecole-a-la-maison.com/ce-que-dit-la-maitresse-ce-que-dit-le-medecin-scolaire/#comment-79893 | L'Ecole à la maison

Si vos amis ne vous soutiennent pas, sont-ils les bons ? Voyez cette réflexion de Mark et Angel.

Vos premiers pas: consultez cette page pour préparer le terrain.

Pour vos questions sur l'école à la maison "quand commencer, votre formation est-elle pour 1 ou plusieurs enfants, pourrai-je garder vos vidéos ? quand remettre l'enfant à l'école ?..." etc, allez sur cette page.

Nous voulions créer un schéma simple pour illustrer ce qui se passe quand vous voulez changer les choses. Il y a adhésion et opposition quand on agit.

Le principe d'action est à peu près le même

Le principe d'action (et de réaction) est constant, avec des variations de degré, bien sûr, et dans le temps.

La pression conduit à l'interrogation initiale. Vous réfléchissez à changer quelque chose.

Le principe d'action gêne la proximité, l'entourage, les proches

Par définition, votre action perturbe les habitudes et donc gêne la proximité.

L'opposition se manifeste très vite. Vos soutiens baissent. Vous hésitez alors et vous discernez. Puis, vous vous décidez. Là, c'est le combat à proprement parler. L'opposition est paroxystique, son but va être de vous anéantir ou d'anéantir votre action.

Mais cette opposition va s'effondrer très vite, en fait souvent juste au moment où vous allez lâcher.

Le principe d'action exige la persévérance

Vous allez alors persister et connaître vos premiers résultats et succès.

Le principe d'action conduit à la libération

Les soutiens vont alors se rallier lentement et l'opposition reculer d'autant.

Finalement, vous aurez le soutien général et l'opposition sera anéantie, mais ce sera le moment de l'interrogation, grâce au recul: sans opposition, vous vous affrontez vous-même.

Voici donc le schéma. Si vous regardez attentivement, vous vous apercevrez de beaucoup de choses mais la première est que lorsque vous ne faites rien, vous êtes de toute façon sous contrainte et sous pression. La libération de cette contrainte passera par une opposition plus ou moins forte, mais elle débouchera sur une énorme libération.

Le principe EAM Le principe d'action

Nous l'avons appelé Principe EAM pour Principe de l'Ecole à la Maison : la décision de faire l'école à la maison est archétypique de ce système: vous y pensez, on vous soutient mollement, vous subissez des contraintes, vous vous décidez, on vous lâche, puis peu à peu on vous rejoint et finalement c'est le succès, alors que vous vivez des interrogations, qui sont le début d'un sursaut et d'une sérénité sur le long terme. Voilà en résumé le phénomène.

C'est ce que nous avons tous vécu.

Nous en lisons de nombreux témoignages sur cette page.

Cliquez like ci-dessous

Mille questions et réponses (vidéos)

Pourquoi faire l'école à la maison, l'article est ici.

Toutes vos questions sur l'école à la maison et les réponses sont ici. D'autres vidéos intéressantes autour du sujet sont ici.

 

Si vous faites déjà l'école à la maison, vos questions-réponses sont ici.

Les témoignages sur l'école à la maison.

Et enfin sur nous.

_______________________

Ici, nous mettons toutes les vidéos publiées sur la page fan Facebook:

1 L'école à la maison est-elle légale?

2 On naît intelligent ?

3 L'enfant peut-il rattraper le niveau ?

4 L'enfant est-il toujours concentré ?
Dans cette vidéo, les deux enfants sont hyper-concentrés. Mais un adulte dirait que l'un des deux est "ailleurs". Regardez à quel point au contraire il observe et ne rate pas une miette de ce qui l'intéresse.

5 Comment passer un bon moment, une minute avec mon enfant ?

13 Peut-on réinventer l'éducation ?

14 Que va-t-il se passer au moment du retour de l'enfant à l'école ?

15 Faire le propre dans votre tête

16 L'utilité des matières et pourquoi le unschooling est à éviter

17 Les devoirs du soir

18 Retrouver l'homme véritable et la femme véritable

19 Je n'y arrive pas

20 Pourquoi l'école n'y arrive pas

21 La majorité des gens ne peuvent pas vous aider car il n'y a pas d'intelligence collective.

22 Il y a des gens qui font l'école à la maison comme ça 😉

23 Dyslexie et mauvaises méthodes

24 L'école à la maison "désocialise" ?

25 La présence du parent

26 Le système "Education nationale"

27 Le niveau à l'école

28 Le bégaiement en question (voir réactions *)

29 La liberté retrouvée des parents

30 Rester seul: une erreur

31 Le point de vue de l'inspecteur académique

32 Phobie scolaire ? ou pensée inversée.

Nous faisons des vidéos au fur et à mesure que vous nous posez des questions qui méritent ce type d'illustration. La majorité des questions sont traitées sous forme de textes. Suivez les liens en haut de page.

Bégaiement* :

Gilles nous écrit pour nous dire ceci:

Bonsoir Rémy,

J'ai acheté le livre "How to Really Love Your Child" (ou "Comment vraiment aimer votre enfan"t), que vous recommandiez sur cet article: http://l-ecole-a-la-maison.com/les-livres-que-nous-recommandons
Je n'en suis qu'à la moitié, mais les premiers chapitres sont poignants et me laissent sans voix ! Il est de la trempe de ses rares livres qu'un fois lus, je voudrais offrir à tous les parents de la terre (tout comme "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent"). Et la plupart des parents - dont moi - ignorent en toute bonne foi des choses qui sont d'une importance capitale pour nous enfants.

Je ne vais pouvoir vous donner qu'un avant-goût du livre, car le contenu est bien trop dense pour pouvoir tout vous résumer. Mais je vous suggère vraiment de faire passer ce livre en priorité dans votre liste. Cela me paraît crucial pour l'enseignement que vous distribuez avec tant de dévotion.

Dr Campbell explique que les enfants ont un "réservoir émotionnel" que les parents doivent s'efforcer de garder remplit, faute de quoi l'enfant développera divers troubles comportementaux et pourra être marqué à vie dans son fonctionnement. Certains enfants (le filles surtout) paraîtrons extérieurement bien, mais les soucis commenceront à l'adolescence. D'autre part, un enfant ne donnera le meilleur de lui-même (dans l'apprentissage entre autre) que lorsque sont réservoir sera gardé plein.

Afin de remplir ce réservoir, Dr. Campell décrit les 3 points à appliquer continuellement, avec de nombreuse études à l'appui de son propos. Ces 3 points sont: le contact visuel, le contact physique, et l'attention dédiée.

J'en viens maintenant au point qui me mets en désaccord avec votre enseignement, à savoir le contact visuel. J'en avais déjà l'intuition il y a quelques année quand j'avais réagis sur votre vidéo sur le bégaiement (pardonnez-moi, je devrais aussi prendre le temps de réagir positivement sur la plupart de vos article qui sont très éclairants et bons). Mais celui-ci était en désaccord complet avec toutes les études d’orthophonie, qui disaient qu'il faut travailler à garder le contact visuel, car cela rassure l'enfant et l'apaise.
Par la suite je vous ai entendu répéter ce propos - de ne pas trop regarder les enfants dans les yeux - lorsque vous décrivez une "juste distance". C'est là que je voudrais vous mettre en garde, et vous supplie de lire ne serait-ce que le premier chapitre de ce livre. L'auteur y décrit les ravages que produit le manque de contact visuel chez l'enfant, et comment toute sa personnalité et ses relations sociale peuvent en être affectés à vie.

Il cite une étude menée dans des hôpitaux, qui montre que les enfants malade qui donnent le plus de contact visuel sont aussi les plus visités par les infirmières et bénévoles qui, inconsciemment, trouvent les autres renfermés et pensent qu'ils ne sont pas content de les voir. Alors que ces enfants ne font que reproduire ce que leur parents leur ont donné. Un enfant qui reçoit beaucoup de contact visuel est non seulement mieux dans sa peau et sans angoisses, mais il est aussi plus avenant, curieux, communiquant et social.

Ces traits de caractère, c'est ce que nous essayons tous d'apporter à nos enfant en faisant l'école à la maison. Mais il est désormais prouvé que réduire le contact visuel intentionnellement - en sachant que la plupart des parents qui l'ignore n'en donnent déjà pas assez - va faire l'effet inverse et de gros dégâts.

Je me sens très peu capable de correctement résumer le message de ce livre. Aussi je m'en remet à votre bonne volonté et honnêteté intellectuelle - que j'admire - pour vous demander de vous intéresser de près à ce livre. Il en va du bien des nombreux enfants de toutes les familles que vous accompagnez.

Bien cordialement, Gilles

Notre réponse:

Merci beaucoup, Gilles, de ce beau message.

Ah ! vous nous avez donc mal lu. Nous avons un contact visuel très fort et profond avec nos enfants. Nous recommandons d'ailleurs de penser "je t'aime" quand on regarde l'enfant, d'avoir des pensées précises.

Bien sûr que nous le regardons. Le regard est la voie par où passent beaucoup de choses. Ce que dit le Dr Campbell est pour nous si évident que nous n'y insistons pas !

Nous disons juste - et c'est fondamental - que ce regard ne doit pas être intrusif. Point trop n'en faut.

Car les spécialistes l'ignorent peut-être mais il y a plusieurs raisons pour lesquelles l'enfant ne regardera "pas bien en face": 1 - il est intimidé et on a tort de lui imposer un regard yeux dans les yeux à ce moment-là. 2 - il cherche ses idées, et comme tout un chacun il a besoin de laisser son regard gambader en suivant sa pensée. 3 - il a quelque chose à se réserver et il ne faut pas aller le lui arracher.

Comme tout, il faut savoir doser.

Nous connaissons bien plus de parents qui insistent trop sur les "yeux dans les yeux" que de parents qui ne regardent pas l'enfant. Néanmoins, évidemment, il faut le regarder, il faut ce minimum qui, pour nous, va sans dire. Vous remarquez que nous ne disons nulle part sur le site qu'il faut saluer l'enfant au réveil et lui demander de le faire: c'est le b-a-BA.

Mais sans doute que vous êtes au contact de gens qui ne regardent pas l'enfant, ni même les adultes, qui ont un regard vide. Vous avez raison, c'est fréquent. Mais si vous voulez, c'est si évident pour nous qu'il faut un regard aimant que nous disons plutôt: "Attention, n'en faites pas trop."

Vous dites: "toutes les études d’orthophonie, qui disaient qu'il faut travailler à garder le contact visuel, car cela rassure l'enfant et l'apaise." En ce cas, ces études sont biaisées. Nous avons connu de nombreux cas où le bégaiement était provoqué précisément par des regards trop insistants. D'où notre appel à discerner: du regard, mais pas de l'envahissement, de l'intrusion, de la pression.

"Un enfant qui reçoit beaucoup de contact visuel est non seulement mieux dans sa peau et sans angoisses, mais il est aussi plus avenant, curieux, communiquant et social."

Justement, attention là aussi. Il n'est pas souhaitable que l'enfant soit excessivement avenant et social ! les entreprises américaines sont pleines de ces gosses communiquants et sociaux: résultat il y a du vide, du conformisme, un manque de quant-à-soi et de pudeur, un manque d'imagination et de sens critique constructif pour finir.

Nous n'avons jamais cherché à avoir des enfants trop avenants ou trop "sociaux": c'est le règne de la démocratie où tout le monde il est beau, mais où, en réalité, le manque de distance juste crée la confusion, le relativisme, l'approximation morale. Le gfroupe n'est pas garant de la moralité.

J'ai envie de vous dire qu'au sujet des infirmières qui visitent davantage les enfants, c'est un argument qui a tendance à nous convaincre de nos raisons: les infirmières sont pour la plupart à éviter, avec leurs listes de médicaments obligatoires, leur intrusion, leur tutoiement, leur manières cavalières. Quand j'étais enfant, j'évitais justement d'être trop en contact avec elles, sachant instinctivement ce dont elles étaient capables.

Donc, non, nous ne croyons pas tellement à cette tendance très américaine d'une certaine "bienveillance" un peu militante où tout est rose et communiquant. Les Américains, spécialement dans ce monde y compris dans le coaching, sont d'une immaturité qui frappe les Européens. Il y a du bon à prendre car c'est évidemment mieux que la distance brutale, les mauvais traitements ou le mépris, mais nous sommes donc toujours vigilants à guider vers un discernement.

Connaissant bien les USA et ce qu'il y a derrière ces discours pour partie juste, nous en connaissons les limites. Et, croyez-le, le monde européen traditionnel n'a pas attendu ces travaux. Nos ancêtres ont été très au-dessus sur le plan humain, sur le plan de l'épanouissement, car ils avaient un sens chevaleresque et un discernement où le tact et la délicatesse avaient une part immense. De ce fait, ils se méfiaient de leurs propres penchants et du danger de l'intrusion. Le sentiment est noble, il peut être un poison mortel.

C'est à nous Européens de donner ce discernement qui manque complètement aux USA, toujours pressés de "nouvelles méthodes" et de "trucs". Nous avons un fond de civilisation qui tempère les enthousiasmes un peu naïfs du nouveau continent.

Merci de toute façon pour cette contribution, elle nous a donné l'occasion à la fois de vous donner raison et en même temps de mieux expliquer ce que nous voulions dire.

Cliquez like ci-dessous

Cet ennui que l’enfant vit

Avant que nous oubliions, merci de cliquer sur J'aime ou un équivalent, quand vous lisez un article.

L'enfant seul ne s'ennuie pas, normalement, s'il a dans sa vie reçu ce dont il a besoin.

Parfois, il dit s'ennuyer. Mais il en a besoin, il ne fait rien et songe. Et ce n'est pas mauvais.

Parfois, il s'ennuie réellement parce que d'habitude, il a toujours mille choses à faire. Parmi ces choses, il y a des choses qui occupent son esprit, comme la télé par exemple, et comme son esprit n'a plus cette occupation, il se trouve ennuyé, il cherche la "nourriture" quotidienne, il cherche ce qu'il fait d'habitude.

Ennui que vit l'enfant par http://l-ecole-a-la-maison.comLe cerveau qui n'a pas l'occupation habituelle est perdu, la plupart du temps. C'est vrai chez l'adulte. Regardez comme il se plaint de ce qu'il vit, mais que fait-il pour changer ?

On le voit très bien sur le plan politique: les changements prennent beaucoup plus de temps non pas parce que techniquement c'est difficile, mais parce que le cerveau de millions de gens ne sont pas habitués à l'idée de ce changement.

Cet ennui que l'on voit surgir quand le cerveau n'est plus dans ses routines

L'enfant s'ennuie quand son cerveau ne fait plus ce qu'il a l'habitude de faire, ses routines. Il fait face à un vide, il n'est plus occupé.

Notez qu'il peut s'ennuyer aussi si ses routines sont trop exactement semblables. L'ennui de la répétitivité. On amène donc des variations suffisantes en fonction du besoin de l'enfant.

Le meilleur moyen de briser cet ennui, c'est bien sûr de donner à faire à l'enfant quelque chose qui lui fasse plaisir.

Mais il est bon aussi que l'enfant soit confronté à l'ennui, cela va lui donner l'envie de faire quelque chose pour rompre cette monotonie.

Vous pouvez lui faire le coup du menu chinois en lui disant: "Tu t'ennuies, d'accord, mais... et si tu faisais une collection de timbres, j'en faisais une à ton âge. J'ai aussi collé des feuilles d'arbre dans un cahier... je faisais des trous dans des morceaux de bois et je faisais passer des billes; j'avais toujours des choses à faire. Qu'est-ce que tu pourrais faire ?"

L'enfant va s'ennuyer sur une très courte période de temps si on lui donne de l'indépendance, une distance juste. Et ce pour plusieurs raisons. S'il ou elle est seul(e), il cherche par lui-même à se distraire et se concentre naturellement sur des jeux personnels, d'où le développement de l'imaginaire. Par l'imaginaire, l'enfant se distraira énormément plus.

Donc, le danger, c'est tout ce qui tue cet imaginaire et cette initiative. Ce sont les écrans; une fois qu'ils sont éteints, l'enfant s'ennuie; sans écran, l'enfant s'amuse seul.

L'autre danger: vouloir s'occuper de l'enfant tout le temps et ne pas le laisser développer son imaginaire et sa créativité. S'il ne faut pas abandonner un enfant des heures durant, il ne faut pas non plus l'assister en permanence.

Naturellement, il est bon et nécessaire de lui faire rencontrer d'autres enfants.

Par ailleurs, le fait d'être élevé seul n'a aucun impact sur la faculté d'apprentissage. Nous en reparlerons mais l'enfant élevé seul développe souvent beaucoup d'imaginaire et sait s'occuper seul.

On appelle souvent l'ennui la "panne de la curiosité". Pourquoi est-on en panne de curiosité ? Si l'on met de côté toute la partie sanitaire (fatigue, santé, forme), il y a le fait d'être blasé.

Ton ennui que j'accepte

Un enfant gâté, comme un adulte gâté, perd peu à peu sa sensibilité. Celui qui est démuni a davantage de curiosité, il est moins rassasié, le cerveau est plus en alerte, il y a chez lui d'excitabilité potentielle. On voit très bien la différence de réaction dans la rue entre les pauvres et les riches: les riches sont beaucoup plus indolents et moins vivants que les pauvres (quand, encore une fois, la santé le permet car il y a bien sûr beaucoup de pauvres complètement détruits physiquement).

Pour ne pas "pourrir" l'imaginaire et la capacité à se créer un monde, nous suggérons aux parents de ne pas le submerger d'objets. Il peut avoir beaucoup d'activité, mais peu d'objets. L'objet le dispense d'imaginer. Donc, laissez-le fabriquer son cahier avec vos feuilles de brouillon, son fusil avec un bout de bois, sa poupée avec trois chiffons, son bateau avec une bogue de marron.

Car outre l'imaginaire qui lui fait voir une chose dans une autre (et c'est merveilleux, c'est exactement ce que ressentait Méliès en créant le cinéma de fiction !), il va modeler de ses mains, ce qui lui apprend à composer à partir des choses existantes (et donc éviter la fantasmagorie déséquilibrée fréquente chez les enfants qui n'ont pas de jardins ou de campagne à disposition), et en outre, voyons-le bien, il va faire d'une chose une autre chose, c'est le pouvoir de transformation !

Pouvoir fabuleux s'il en est, c'est l'essence même de l'alchimie. L'homme qui transforme est le contraire de celui qui subit. Transformer, c'est changer.

A vous d'essayer !

Quelques trucs

Evidemment, vous cherchez parfois des trucs pour votre enfant.

Ce matin, une maman nous disait que son ado refusait de sortir dans la nature, à la plage, mais acceptait de sortir pour aller au cinéma, au bowling. Problème. Il cherche du frisson "jeune". Et "branché".

En ce cas, allez aussi haut qu'il l'espère: aller cacher un objet quelque part dans la région, revenez lui donner des indices et dites-lui d'aller le retrouver. Vous accepterez d'être son chauffeur pour l'occasion. Un bon moment de rapprochement en perspective, surtout si vous avez caché l'objet en question dans une administration et que, pour finir, vous lui dites que l'objet lui appartiendra !

D'autres idées: tapez "mon enfant s'ennuie" sur google, vous trouverez des tas de choses. Il y a des "jeux pour jour de pluie" qui fonctionnent aussi les jours de soleil...

Un article intéressant à ce sujet de nos chers amis "petits homeschoolers" : http://petitshomeschoolers.blogspot.com/2015/08/continuer-apprendre-pendant-les-vacances.html

Cliquez like ci-dessous

L’enfant est-il « intelligent » ? suivi de Ce qu’est un « bon enfant ».

L’enfant est-il intelligent ?

Les jeunes parents ont beaucoup de bonne volonté au départ mais assez vite, ils en viennent à l’énervement. Parce que l’arrivée de l’enfant les a surpris, parce qu’ils ne sont pas habitués, ils sont anxieux (et c’est souvent le cas de la maman), ou parfois trop fiers (et c’est souvent le cas du papa). Ils sont sous pression. Leur enfant est en quelque sorte le reflet d'eux-mêmes, ils le savent. Mais leur première attitude est tout sauf sage: ils se jugent eux-mêmes à travers l'enfant.

En fait, ils jugent leur intelligence à travers leur enfant. Personne n'accepte d'être idiot aux yeux des autres. On accepte d'être idiot, à la rigueur, mais pas aux yeux des autres. Et pas aux yeux de son enfant. On a besoin de se sentir suffisamment intelligent.

Cette pression les conduit à un déni. L'enfant ne réagit comme ils l'attendent. Regardez, si vous en avez le temps, ces dessins animés célèbres où l'animal a un comportement qui n'a absolument rien d'enfantin, où il agit comme un adulte. Souvent, ces dessins animés sont faits par de jeunes adultes qui se font une certaine idée de ce que l'enfant a en tête. Ce sont ses idées qui font que le jeune adulte, et parfois de plus vieux adultes, se retrouvent en conflit avec la manière dont l'enfant réagit.

Rapidement, comme les choses ne se passent pas exactement comme ils s’y attendaient, ou comme ils le souhaiteraient, leur manière de parler à l’enfant change, naturellement. Une fois qu'il a un peu grandi et qu'ils lui ont transmis quelques principes ou habitudes, et qu'il est clair que l'enfant ne comprend pas le dixième de ce qu'ils veulent, ils arrêtent les discours et raccourcissent leurs phrases, leurs mots deviennent:

— Mange ! Va te coucher ! Dépêche-toi ! Ne te décoiffe pas.

Et, se rendant compte de leur brusquerie, ils en rajoutent :

— Je t’ai demandé trois fois d’aller te coucher. Combien de fois je te dire de te dépêcher ? Ça fait 50.000 fois que je te dis de manger.

l'enfant est-il intelligent ? par http://l-ecole-a-la-maison.comAu lieu de s’arrêter, tout simplement, les parents comblent le silence et leur incompréhension de toutes sortes de mots. Et le grand danger de ces mots, c’est qu’ils les convainquent. Mais pas seulement : ils insufflent dans l’esprit de l’enfant toute sorte de choses qui ne devraient pas y être. Notamment le sentiment de ne pas être à la hauteur. C'est de là que vient souvent son agitation, son refus de travailler, et d'autres choses encore, jusqu'à la cleptomanie, le mensonge, la dissimulation etc. En fait, cela vient du fait de l'impression qu'a l'enfant de ne pas être très intelligent.

Il a compris qu'il ne vous a pas compris.

Au lieu de prendre le temps, on a inconsciemment une image de « gosse réussi » et on se la donne en exemple ou on la donne à son propre enfant.

Il est très urgent de dire à ces jeunes parents qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu de modèle d’enfants. Il n’y a tout au plus que des modèles d’éducation. On ne peut pas appliquer les process industriels aux enfants.

Modèles

Il n’y a pas de modèle d’enfants parce que tous les enfants sont différents. Cela signifie que l’éducation de chaque enfant va différer de celle des autres. Nous ne disons pas que chaque enfant va recevoir une éducation sur-mesure, totalement différente : tous les enfants d’une même fratrie recevront les mêmes bases, mais le parent perspicace saura quel complément, ces petites choses spéciales, ce petit quoi qu'il va donner à chacun, souvent même en secret, en fonction de ses besoins et de ses aspirations.

L'enfant va grandir aussi parce qu'il aura reçu quelque chose de spécial et rien que pour lui. Parce qu'il aura été privilégié à un moment donné, il aura vécu un bonheur.

Parcours

L’enfant de parents ayant fait des études ne sera pas conduit à devenir un artisan, il sera spontanément conduit à faire des études, même si sa nature fera que ces études l’ennuieront et le rendront malheureux. L’enfant d’ouvriers sera sensiblement conduit à rester dans son quartier. En l’occurrence, ce n’est pas l’amour de l’enfant qui compte, mais une certaine forme d’égoïsme ou de peur des parents. Et derrière les parents, il y a l’ambition du groupe. Bref, ce n’est pas la recherche d’une voix juste mais simplement la routine.

Il y a des intelligences actives et d’autres passives; certaines sont vives et d’autres sont lentes; certaines sont pusillanimes et volètent partout, d’autres au contraire sont persévérantes et s'accrochent à une seule chose longtemps; certaines sont soumises et d’autres sont dominatrices; certaines sont créatrices, d’autres sont conformistes. Il existe des mémoires exceptionnelles et d’autres médiocres, une habileté à se servir des connaissances ou le goût pour l’hésitation. Il existe des croissances précoces et d’autres qui sont attardées, il existe des passions et des curiosités.

Dans chacun de ces types, et dans tous les autres, dites-vous qu'il y a eu au moins un génie ou un saint dans l'histoire de l'Humanité. Il n'y a pas de tempérament privilégié, contrairement à ce que vous rabâche la presse à gros tirage et les syndicats d'enseignants, de type d'enfants plus intelligents que les autres.

À force de résignation, les parents n’ayant pas réussi exactement ce qu’ils comptaient obtenir, en viennent à se dire : pourvu qu’il ait son brevet des collèges, ce sera toujours ça.

L’école agit de la même manière ; de même, toute la société. On propose à l’enfant des voies qui existent déjà, sans jamais lui demander si lui ne pourrait pas en inventer une autre. C’est assez remarquable si l’on songe que 50 % des métiers actuels n’existaient pas il y a 10 ans : des métiers inventés par des gamins à qui on a dit: "Lancez-vous !" dans les grandes entreprises américaines, canadiennes, chinoises ou indiennes, et même en-dehors des entreprises, à la sortie de la fac, ou en ayant raté la fac. Il est indiscutable qu’il y aurait dans chaque génération 10 fois plus de candidats à l’artisanat qu’on ne le pense, si l'on songeait que la créativité actuelle des plus grosses entreprises mondiales passe par un énorme travail artisanal de haute technologie. Notre société aurait pu y songer avant de conduire tant de jeunes vers le chômage en passant par les diplômes (dont nous avons déjà parlé).

Voici notre conclusion:
Il ne s’agit pas de se demander : « est-il intelligent ? », Mais « comment est-il intelligent ? »

Ce que nous voudrions aujourd’hui, c’est de méditer cette question. Nous avons appris ensemble, depuis que vous êtes abonné à ce blog, à poser des questions plutôt qu’à faire des affirmations. Vous avez beaucoup gagné. Voudriez-vous prendre l’habitude, avant d’affirmer quelque chose, d’essayer de poser la question à l’enfant ?

Tenez, au lieu de lui dire: "Tu me casses les pieds", demandez-lui "comment est-ce que tu pourrais me casser les pieds autrement ?" ça l'amusera, vous aussi, et nous vous envoyons 10€ par Paypal s'il ne change sur le champ...

Plus vous économiserez vos paroles, mieux l’enfant vous écoutera. Plus le rapport de vos relations sera intelligent.

Ce qu'est un "bon enfant"

Demandons-nous ce qu’est un bon enfant.

« Bon » peut signifier beaucoup de choses pour les parents. Tout petit, ce sera un enfant qui ne nous réveille pas la nuit, plus tard ce sera un enfant qui restera sage, ne bougera pas trop, plus tard ce sera un enfant qui ne parlera pas trop, ou dira des choses admirables, un enfant qui attendra qu’on ait fini de téléphoner pour nous adresser la parole, qui sera toujours serein et confiant, qui ne pleurera pas sans cesse, qui rendra service fréquemment.

Pénible sera l’enfant capricieux, qui crie sans que l’on sache pourquoi, et qui fait vivre à sa mère tant de moments désagréables.

Par nos agacements, nos emportements et nos colères, qui sont naturelles, nous nous façonnons une certaine image de l’enfant idéal.

Il y a deux choses que nous faisons inconsciemment. La première consiste à guider l’enfant vers de plus grandes maîtrises. La deuxième vers laquelle nous sommes conduits malgré nous, c’est de vouloir changer sa nature. L'une est souhaitable, l'autre fort malencontreuse.

Un enfant qui dort mal, qui a des mouvements vifs, qui pleure, qui s’énerve rapidement, qui parle trop vite, qui est maladroit, qui entre dans votre chambre sans prévenir (et cela pour la 5e fois), bref un enfant qui fait ces choses que vous détestez, a certes grand besoin d’être guidé vers plus de maîtrise, mais n’a surtout pas le besoin de changer en profondeur. Car tout ce qu’il fait, tout ce qu’il manifeste, est l’écho de son tempérament profond. Tous ces défauts insupportables sont les viviers de ses futures qualités. Il a besoin d'une soupape de sécurité. Réjouissez-vous qu’il fasse toutes ces erreurs à la maison, dans sa jeunesse, car tout cela constitue son apprentissage et lui évitera de les faire dans l’âge adulte. Ne soyez donc pas tant pressés de le sermonner, de le corriger et encore moins de le juger.

Ne soyez pas pressées, mamans, de le condamner au nom de votre fatigue. C'est vrai que l'agitation des enfants nous épuise, souvent on attend le lundi avec impatience, ou la rentrée.

Mais on a vu plein d’enfants qui étaient particulièrement énergiques dans leur famille, se révéler plus tard des adultes atones, silencieux, apathiques. C’est ce qui arrive à un enfant dont on a excessivement bridé l’énergie. De même, si vous sanctionnez trop sévèrement une audace, un culot, vous risquez de faire un enfant lâche.

L'intention n'y est pas

En réalité, il y a très peu de chances que l’enfant fasse du mal. Pour ce qui est de l’agitation, de la maladresse, de la distraction quand il entre dans la chambre sans frapper, du bavardage, tout cela n’est pas intrinsèquement mauvais, c’est simplement gênant, cela demande l’apprentissage de la maîtrise.

Prenons même le cas où l’enfant est grossier. Bien souvent, l’enfant utilise des mots grossiers non pas dans le but d’exploiter le mauvais ressort de ces mots - l'intention n'y est pas -, mais dans le but de se faire remarquer, de paraître plus grand, de paraître aguerri, ou simplement de manifester un agacement. Or, bien souvent, nous prenons ces mots en tant qu’adultes, c’est-à-dire comme des insultes faites pour blesser. On voit, dans cet exemple, que c’est nous qui donnons à tous ces petits événements de la vie de l’enfant une dimension qu’ils n’ont pas forcément.

Vous le comprenez très bien quand un tout petit enfant de quatre ans dit le mot « connard » : ce serait très maladroit de le sermonner. Il suffit juste de lui indiquer qu’il ne faut pas dire ce mot. En fait, il a employé parce qu’il l'a entendu et qui lui a semblé que ce mot était un mot de grands ; il est évident qu’il n’a voulu faire de mal à personne. Eh bien, à un degré divers, c’est la même chose pour des adolescents. En utilisant un vocabulaire si possible détestable, ils sont beaucoup moins dans l’intention de vous blesser que dans l’intention de se faire remarquer, de paraître plus vieux, plus modernes, décomplexés, libres. C’est à vous à leur apprendre que tout ce qu’il souhaite atteindre en l’occurrence, il l’obtiendront mieux en parlant bien. C'est à vous à avoir fait tout le nécessaire pour que l'intention de vous nuire ne lui soit même pas venue à l'esprit. Parce que vous avez dosé votre amour avec une juste dose d'autorité et que les deux, ensemble, font que l'enfant vous respecte énormément.

Bref, enseignons la maîtrise, et ne cherchons pas à modeler le tempérament.

Dans cet article sur l'intelligence, on voit à nouveau que l'intelligence reflète l'activité du cerveau et qu'on peut être très fort sur un domaine et très faible sur un autre: simple question d'entraînement, comme nous l'expliquons tout le long de ce blog.

Cliquez like ci-dessous

Importance de la rédaction: apprendre la subjectivité

Importance de la rédaction

La rédaction est d’une importance extrême pour le cerveau. C’est l’exercice par excellence, pour le développement des connexions neuronales au centre de la santé, de la longévité etc. C'est aussi pour l'enfant l’apprentissage de la vraie liberté.

Ne gâchez donc pas cette liberté en imposant d'abord les règles. Dites juste: "Écris-moi deux phrases sur... la description d'un monsieur qui entrerait dans la maison et qui apporterait une nouvelle surprenante." Ne dites pas: "Je te laisse 15mn, 10 lignes et tu dois écrire proprement." Ce sont là les règles qui viennent après, comme toujours. Commencez par amener le plaisir, l'amusement. Ce qui dépend de votre sujet. Epicez-le s'il le faut.

Une fois que l'enfant a fait la rédaction, vous lui direz: à partir de la prochaine fois, j'introduis une règle: tu n'auras que 20mn" (par exemple).

Voilà le canevas technique.

Alors, pourquoi est-ce que vous allez vous appliquer, vous le parent ?

Se mettre à écrire, à inventer, c’est une initiative extraordinairement courageuse. Parce que cela pousse à dire, à prendre position, à défendre un point de vue, des goûts, des valeurs, à assumer cette exploration, à prendre des risques. Il faut du courage. Cet exercice amène l’enfant à explorer ce qu’il a en lui, son esprit, mais aussi à inventer, à composer une histoire, donc s’avancer dans un inconnu. Et c’est très important pour un enfant de s’avancer dans un inconnu, de ne pas être confiné, comme un animal en cage, dans un monde connu et bien domestiqué.

Il est très important que l’enfant évolue dans un monde qui ne soit pas uniquement celui de données précises, balisées, pour tout dire objectives, comme il y en a en maths. Bien sûr, les données objectives et l’apprentissage des maths sont très importants, en maths on travaille à partir de bases connues et de règles bien établies ; on n’est pas en maths dans la subjectivité, on est dans l’objectivité, on applique des règles. Et c’est important, car cela construit la personnalité, c’est même une partie de la personnalité.

Mais il est aussi très important qu’il y ait à côté de cette objectivité mathématique une subjectivité, donc une prise de risque. Dans la subjectivité, on ose et on s'expose.

On veillera d’ailleurs toujours à unir chez l’enfant sa subjectivité et son objectivité.

On comprend pourquoi nous devons dire avec force que l’enseignement du français dépasse de très loin l’enseignement de l’orthographe ou de la conjugaison. C’est une voie de vie.

Si la langue maternelle est bien enseignée, alors l'enfant reçoit un trésor absolument unique au monde, une pensée, une liberté, une expression qui favorisera immensément sa croissance. Pour le français, langue incomparable (et nous le disons en linguistes), s'il est bien enseigné dans toute sa splendeur et sa beauté très particulières, à la fois poétique et logique, précise et sans limite, alors l'enfant est doté d'un outil dont ne disposent pas exactement ni les anglophones, ni les sinisants, ni les arabisants - qui disposent bien sûr d'autres avantages. Ainsi, chaque langue n'est, non pas un savoir cumulable, comme un guide de voyage, mais un déploiement supérieur, une nouvelle faculté. Il est évident que celui qui parle plusieurs langues a beaucoup plus développé ses facultés, il a un "plus". Nous y reviendrons quand nous enseignerons les langues étrangères.

Bien sûr, il est important de savoir les règles d’usage (grammaire, conjugaison) puisque l’enfant va être jugé à la manière dont il va s’exprimer et écrire, on a tout intérêt à faire en sorte qu’un enfant écrive bien; il n’y a rien à faire, une bonne orthographe sera toujours bien estimée et appréciée des recruteurs et des patrons, et par la société en général. De même qu’une bonne expression. Un jeune qui n’est pas capable d’aligner des phrases de plus de 5 mots aura beaucoup moins de chance de trouver un travail valorisant qu’un autre qui saura exprimer ce qu’il veut et ce qu’il aime. Un jeune qui n'a pas reçu le nécessaire saura moins s’exprimer, ça s’entendra, ça se verra, il sera mal à l’aise, il articulera mal et cela pour une raison toute bête : les fonctions n’existent pas dans son cerveau, les connexions n’ont pas été faites parce qu’on ne lui en a pas donné l’occasion suffisamment.

Un enfant qui fait des phrases de plus de quinze mots est tout de suite remarqué, les gens lèvent la tête, on écoute un jeune qui a du vocabulaire, qui s’exprime, on dit « il est intelligent » même si ce n’est pas forcément vrai. Il attire la sympathie, quel que soit son entourage, même dans les pires bas-fonds, celui qui a la « tchatche » domine et se trouve plus respecté : le lingual est central dans la société. Il donne la prééminence. De même pour l’écriture.

Le français, tremplin vers la liberté

Il y aurait quelque chose de plus terrible pour votre enfant que la prison dans laquelle on le jetterait à vie ; ce serait la prison intérieure, l’incapacité à être libre au fond de lui-même.

On n'est pas "libre" ou "prisonnier", on est toujours plus ou moins capable de liberté. Il n’y a pas d’un côté les gens libres et d’un autre les gens pas libres. Toute personne est limitée dans sa liberté.

Le but que nous allons poursuivre, c'est de développer une vraie liberté, et quand nous disons vraie liberté, nous ne disons justement pas une liberté qui se dégage de toute responsabilité, cette fausse liberté qu'est le libéralisme. La vraie liberté est une capacité à affronter, et non pas un dégagement loin de tout.

Variable

La liberté est donc variable en fonction de deux choses fondamentales sans lesquelles elle n’existerait pas : la culture (au sens large) et l’imagination.

Culture

La culture, parce qu’elle nous apprend ce que d’autres ont fait ou vécu, et cela alimente notre réflexion et augmente nos moyens d’action. Il est évident qu’une société totalitaire a d’abord intérêt à limiter la culture sur des choses autorisées et contrôlées (avec par exemple un Ministère de la Culture).

Donc, il est fondamental que vous puissiez donner à votre enfant autre chose que le flot officiel, autorisé, que vous voyez partout, spécialement à la télé qui est un bon thermomètre de la pensée "officielle" ; cette pensée n’est pas seulement la pensée du gouvernement, c’est la pensée qui domine les gouvernements, le cinéma, la presse et plus encore la majorité des citoyens. C’est donc un enjeu considérable de donner une culture qui permet d’y échapper.

Imagination

Gauvain 2189 2004 la subjectivité sur http://l-ecole-a-la-maison.comEnsuite, il y a l’imagination.

Et l’imagination ne peut éclore que grâce à la subjectivité. On n'imagine pas des choses qui existent déjà, par définition, on y pense mais on ne les imagine pas. L'imagination compose de l'inconnu. Cela implique que l'individu accepte de ne pas tout savoir et d'émettre des hypothèses, des projections (on dit des "délires" depuis 20 ans, ce qui est moche d'ailleurs et très loin d'évoquer ce que peut être la projection sublime, l'extase du voyage intérieur). Cela n'est possible que s'il y a une subjectivité.

C’est l’autre grande vertu que nous allons développer en français : la subjectivité.

Cette subjectivité — que nous allons expliquer — favorise l’imagination et la liberté. Elle se développe encore plus dans l’écriture (voir cet article sur l’écriture).

La subjectivité Cécile enfant, à Tokyo sur http://l-ecole-a-la-maison.com
Photo d'enfance: Cécile quand elle était petite. Les souvenirs sont à mi-chemin entre l'objectivité et la subjectivité.

La subjectivité au centre de l’être

La subjectivité, c’est ce qui n’est pas la loi, le dogme, la certitude, l’évidence. Tout cela est objectif. L’enfant comprend très bien « tu n’as pas le droit de faire ça », c’est un interdit, c'est objectif ; il comprend tout de suite « fais tes devoirs », c’est un ordre ; il ne va pas forcément obéir, mais il comprend. D’ailleurs, il n’y a pas besoin d’être intelligent pour comprendre. Et être éduqué dans cette sorte de fonctionnement binaire ne permet pas d’être très intelligent. Un cerveau habitué à ce fonctionnement, comme on en rencontre dans toutes les sociétés autoritaires, répond aux questions grâce à des réponses connues. A chaque réponse, il y a une question, et en général il y a une réponse qui vaut pour des quantités de questions.

Mais l'enfant refuse souvent ce système. Du coup, combattant interdits et ordres, l’enfant est prisonnier d’un jeu : pour ou contre. On comprend bien qu’un enfant qui n’a grandi que dans l’interdit ou l’ordre développe peu de liberté intérieure. Il va développer instinctivement soit un tempérament soumis, soit un tempérament rebelle, ou osciller entre les deux. Il va développer, en fait, une liberté de choix qui est la liberté la plus pauvre possible, c’est celle qu’on vous concède quand on vous demande de voter : vous avez un choix entre solutions imposées qui ne vous correspondent pas forcément. La liberté de choix, c'est l'illusion de la liberté. Regardez comment le capitalisme et le communisme ont partagé le monde: vous aviez la liberté de choix: un camp ou l'autre. La liberté de choix, c'est l'ersatz de liberté. On a envie d'autre chose. Seulement voilà: il n'y a pas toujours autre chose. Il faut l'inventer. Et donc choisir de quitter la masse, choisir de s'isoler.

Souvent, le second d’une famille où l’on développe ce type de système autoritaire y échappe, voyant que l’aîné y est plongé d'un côté ou de l'autre. Il arrive fréquemment que le cadet soit celui qui se mette en retrait par rapport au système familial et joue une autre partition qui permette d’autres registres. Et quand il y en a deux, c'est le troisième qui s'y met, en jouant un jeu différent des deux premiers. Le quatrième est tenté d'osciller entre ses prédécesseurs.

Dans le Chat Botté, le héros est incarné par celui qui justement est le benjamin déshérité : il a toute latitude, toute liberté possible, puisqu’il ne reçoit rien, aucun bien matériel ! C’est déjà une leçon : donnez à bon escient, n’enfermez pas, ni par les objets, ni par les ambitions que vous avez sur l’enfant, ni par le manque d’ambition que vous avez pour lui, ni sur le destin que vous lui imaginez, ni sur l’absence de destin. Il ne faut pas dire à un enfant "tu feras le métier de ton père" ou "de ta mère", mais il faut aussi éviter de ne rien lui en dire ! Il ne faut pas qu'on remplace une liberté de choix par... rien, c'est-à-dire une absence de liberté. Et si on va assez loin, on s’aperçoit que les parents qui n'ont imprimé aucune direction à leurs enfants ont souvent des enfants qui sont paumés. A bien des égards, beaucoup auraient préféré que leur père leur dise: "Tu prendras ma suite." S'il y avait eu un ordre de ce genre, qu'il ait été respecté ou combattu, l'enfant se serait établi en lui-même. Quelle que soit la manière dont on tourne les choses, l'ennemi numéro un est le néant.

Concrètement, nous allons donc éviter de mettre en place un système d’interdit et d’obligation et proposer des alternatives. Par exemple, plutôt que de dire à chaque fois à l’enfant « tu mets la table ou tu débarrasses après le repas », on dira parfois « que pourrais-tu faire pour rendre service : mettre la table, débarrasser, autre chose ? »

Quand l’enfant sera plus grand, on évitera de prétendre tout expliquer, d’avoir réponse à tout, et on évitera de n'en avoir aucune ; on équilibrera ce qui est explicable (le "comment" ça fonctionne) et ce qui ne l’est pas (le "pourquoi" ça fonctionne).

L’explication et l’humilité devant l’absence d’explications sont deux attitudes très constructives pour l’enfant, qui doivent alterner. Vous ne pouvez pas dire tout le temps que vous ne savez pas, vous ne pouvez pas être dans une humilité excessive, vous devez prendre le risque de dire que vous savez tout de même quelque chose même si, à la vérité, ce que vous en savez est peu de choses. Prenons l'exemple de la Voie Lactée: ni vous ni nous n'en savons rien en fait, c'est immense, au-delà de ce que notre esprit peut concevoir, il y a là des étoiles qui sont des millions de fois plus grosses que le soleil qui n'est qu'une poussière négligeable. Est-ce pour autant que nous disons: "Je ne puis te parler de cela, mon Fils, car je suis trop ignorant ?" La belle affaire, vous le laissez dans l'expectative. Vous lui donnerez ce que vous saurez.

Votre manière d'expliquer la Voie lactée sera forcément subjective. Votre manière de parler de Charles Martel ou d'un film ou d'un opéra ou des tambours kodo, ou de deux nouveaux-nés jumeaux enlacés, sera toujours un mélange d'objectivité et de subjectivité. Toujours.

Ce qui fera la différence, c'est la beauté et le talent avec lesquels vous parlerez des choses, vous éveillerez l'enfant, vous lui donnerez le plaisir d'apprendre et de recevoir.

Parfois vous savez, ou quelqu’un sur internet sait, mais parfois nul ne sait, et même si des tas de gens vous disent qu’ils savent — votre enfant va tomber sur leurs avis péremptoires —, il est important à ce moment-là que vous disiez à votre enfant que nul ne sait, nul ne comprend. Il développera ainsi d’une part le respect de ce qui a été découvert, le respect de ce qui est mystérieux et le désir de ce qu’il y a à découvrir.

La subjectivité, c’est le contraire d’un système d’interdit et d’obligation, le contraire du connu, du balisé, du domestiqué. C'est le contraire de la morale des plateaux de télévision qui vous remâchent le prêt-à-penser sur mesure. Les enjeux sont immenses pour votre enfant, qui peut, avec votre participation, être un acteur unique au monde et historique, rien qu'en apprenant à ses contemporains qu'il existe une liberté, une véritable liberté.

Une liberté qui dépasse celle de Hugo, de Garibaldi, de Zola, De Engels, de Voltaire et de tous ceux qui n'ont jamais fait autre chose que de vous proposer un choix, une liberté de choix (entre le système qu'ils imaginaient et le système qu'ils critiquaient).

De même, une éducation donnée par des parents profs de maths ou scientifiques qui se diraient en permanence "objectifs" et qui balaieraient toute notion non quantifiable, non prouvée, laisserait à croire à l’enfant que tout se mesure, que ce qui existe est mesurable, que finalement tout est quantité : d’énergie, de cellules, d’atomes etc. C’est ce que me disait le fils d'un profs de maths : pour lui, tout était quantifiable, c’était d’ailleurs un scientifique intelligent. Mais, il se retrouvait totalement dépourvu dans sa vie sentimentale, qui était un désastre. Dans le monde du sentiment, il n’y a pas de mesure possible, on y évolue sans appareil ni certitude ! Heureusement, les profs sont assez cultivés et en interaction entre eux pour apprécier mutuellement leurs spécialités, et la plupart des profs de maths ou de sciences savent bien faire la part des choses entre la rigueur du fait, ce qui est objectif, et le mystère de ce qui n’est pas quantifiable, ce qui est subjectif.

La subjectivité, c’est intégrer qu’il n’y a pas que le vrai ou le faux, accepter qu’il n’y ait pas toujours de repère, de textes définitifs, d’usages, et entrer dans un monde libre, ouvert. On disait autrefois, selon le vieil enseignement grec: "tout ce qui est vrai n'est pas faux et tout ce qui n'est pas faux est vrai". C'est inexact. Ce que j'imagine qu'il va se produire, ce que j'espère, n'est ni vrai ni faux; c'est dans le champ du subjectif. Et "le bleu est une belle couleur" n'est ni vrai ni faux, ce peut être vrai pour moi et faux pour un autre. Par la subjectivité, la poésie, l'humour, on échappe donc aux délimitations.

La poésie est évidemment le champ le plus caractéristique de la subjectivité. C’est accepter qu’il y a des choses qui ne sont pas déterminées et prédéterminées, ni sûres, ni prouvées, ni quantifiables.

La grandeur de l’être humain, ce n’est pas d’appliquer une loi, de répéter quelque chose de connu, d’évoluer en terrain contrôlé, c’est d’accepter quelque chose qui ne soit pas défini, quelque chose d’invisible donc. Prenons l’exemple d’un juge. S’il est mauvais, il appliquera le texte et jugera selon ce texte. S’il est bon, il ne se contentera pas d’appliquer le texte, il étudiera les circonstances, les mobiles, la situation, les jurisprudences s’il y en a, et il mûrira un jugement particulier. Il n’y a pas beaucoup de juges comme ça, évidemment. Mais dans tous les métiers, les hommes et les femmes capables de cette liberté, capables d’accepter qu’ils ne savent pas tout ou que le système répond à tout, sont rares. Ce sont aussi les plus grands. Un mathématicien disait que les mathématiques ne sont objectives qu’un temps, que plus haut, elles étaient poésie.

La grandeur de l’être humain, c’est de voir l’invisible et d’y entrer.

Nous avons tous à accepter une part d’objectivité, parce que lorsque le ciel est bleu, il est bleu, et cela guide aussi notre attitude raisonnable face à la loi ou aux règles sociales, nous avons des repères pour aller vers quelque chose qui nous conviendrait ; mais nous devons dans le même temps accepter la subjectivité, comme ce qui empêche le contrôle et la quantification, la loi des tribunaux aveugles, et comme ce qui est le monde de ce qui n’est pas "repéré", balisé, quantifié. Les jeunes fiancés qui échappent à leurs familles qui veulent arranger différemment leur union sont l’archétype, ils s’échappent parce qu’ils s’aiment, mais aussi pour ne pas être la proie d’un monde agencé, maîtrisé, définitif, ils veulent l’inventer, le réinventer.

C’est parce que tout n’est pas quantifiable que se déploie la liberté véritable.

Y aurait-il donc liberté fausse et liberté vraie ? OUI.

On confond ces deux libertés : la liberté de choix (« je fais ce que je veux entre diverses choses que je connais») et la liberté véritable (« je choisis toutes sortes de choses et me prédispose à certaines dont je ne connais même pas l’existence »). La liberté de choix choisit entre ce qui existe, la liberté véritable déploie des "possibles", elle va donc beaucoup plus loin.

objectivite-media la subjectivitéLa liberté de choix existe dans tous les systèmes politiques, y compris dans la dictature : vous voulez des médias ? Nous avons des médias autorisés pour ça (en France, la Maison de la radio par exemple). Vous voulez protester ? Il y a des dates et un endroit pour ça. Vous voulez du pain ? On en a qui vous conviendra. Vous soigner ? Choisissez parmi nos médicaments et nos chirurgies, nos chimios, nos traitement. Des idées ? Nous avons des tas de politiques différents. Des pensées ? Nous avons des journaux et des livres. Bref, vous choisissez entre des choses qu’on vous propose. C’est limité. Ça ressemble à la liberté, mais c’est une liberté limitée, conditionnée.

La liberté véritable est celle que nous recherchons pour notre enfant. Nous voulons qu’il dépasse les choix, ceux qu’on lui imposera, mais aussi ceux qu’il se propose lui-même, qu’il ne se contente de rien qui le diminue ou ne lui permette pas de se déployer, de rencontrer son bonheur, sa voie.

Cette liberté-là, c’est un risque, c’est prendre pieds en une zone qui n’est pas balisée. Elle favorise la créativité et donne les moyens d’imaginer une existence différente.

La subjectivité est la voie délicate. Mais elle a aussi son côté obscur : prétendre que rien n’est vrai, que tout est subjectif, relatif, que tout doit être réinventé. Faire table rase des réalités, c’est refuser qu’elles existent (les politiques sont ainsi, ils promettent des lendemains qui chantent au mépris du réel) ; il y a une tentation totalitaire par la subjectivité et l’idéal. Mais beaucoup plus encore : c’est se priver de ce que les réalités ont à offrir pour progresser. Subjectivité et objectivité sont les deux visages d’un même être qui se construit. La vertu qui les associe, c’est le discernement.

En fait, mais nous n'irons pas plus loin, nous l'avons esquissé: le réel est beaucoup plus chargé de subjectivité qu'on le pense, la science dit: le réel dépasse la fiction ! On n'a pas fini de découvrir des choses absolument invraisemblables dans le réel. Il n'est pas saisissable.

Savoir que vous pourrez adapter le cours

Nous avons fait cette longue digression pour vous proposer de regarder la rédaction comme un très grand trésor. Ce n'est pas autant un devoir qu'une immense liberté, celle par laquelle l'enfant peut découvrir la richesse qu'il porte, la beauté inouïe qu'il porte en lui et qui ne demande qu'à se déployer.

Dans l’un des cours par correspondance que nous avons suivis avec nos enfants, les sujets de rédaction étaient rédigés par des mamans. C’était mignon comme tout… et indigeste à la longue. Exemple : « C’est le printemps. Les fleurs poussent et il fait un beau soleil. Vous allez vous promener et décidez de ramasser des plantes pour faire un herbier. Racontez. » Rédaction suivante : « C’est dimanche. Votre papa et votre maman vous emmènent en promenade à la campagne. Les oiseaux chantent et les arbres sont en fleurs. Racontez. » Un peu plus tard, autre rédaction, encore une promenade avec des fleurs. Cécile ne comprenait pas pourquoi les garçons en avaient assez des rédactions et qu’ils commençaient sérieusement à détester ça. Le papa que je suis vit immédiatement où était le problème: ses fils n’accrochaient pas et s’ennuyaient. Pas étonnant. Je prends alors l’initiative unilatérale de changer le sujet : « Vous êtes dans un immeuble. Soudain, un incendie se déclare deux étages sous le vôtre. Les ascenseurs et les escaliers sont bloqués, les gens paniquent. Au mur, il y a une hache de pompier, vous la prenez. Racontez. » Là, croyez-moi, de grands sourires et même des rires accueillent ce "travail", une vraie récréation en réalité, et même mieux qu’une récré : « Est-ce qu’on peut dire ce qu’on veut ? » « C’est totalement libre, vous racontez ce que vous voulez. » « Est-ce que je peux être un pompier ? » « Tu peux être un pompier, un policier, ou même un chat qui sait tout ce qu’il s’est passé. C’est ta rédaction, tu racontes ce que tu veux. Peut-être même que c’est toi qui as déclenché l’incendie sans le faire exprès. Tu racontes absolument ce que tu veux. La seule chose, c’est que vous avez une heure, pas plus. »

En donnant aussi simplement une liberté, on déclenche tout !

Cliquez like ci-dessous

Bienvenu au projet responsable, par Pauline

projet responsable Grand Escalier février 1999 http://l-ecole-a-la-maison.comBienvenu au projet responsable, par Pauline

Lorsque nous élevons notre enfant, il est d'une grande aide de regarder les choses ainsi : "cet être est distinct de moi ; j'en suis responsable ; il m'a donc en quelque sorte été confié." Ne commencez pas à vous demander si vous saurez faire, si vous êtes à la hauteur : personne n'est jamais totalement préparé pour être parent et encore moins pour être parent-enseignant. Nous ne pouvons que croire, forts de l'expérience des autres, que nous sommes tous suffisamment doués pour apprendre chemin faisant ce qui nous manque.

Être à la hauteur d'élever un enfant, c'est être beaucoup plus haut que lui tout en sachant se pencher sur lui, juste à son niveau, quand il le faut. Vous êtes à la hauteur, ou vous allez vous y mettre, car il le faut bien, et que c'est tout à fait à votre portée puisque visiblement vous savez lire, vous vous posez des questions, vous avez le désir de bien faire…  sinon vous ne seriez pas ici.

Qui vous a confié cet enfant  ? Dieu, la nature, le sort  ? J'ai ma petite idée là-dessus mais ce qui importe ici, c'est que nous soyons d'accord sur l'idée du dépôt. Votre enfant n'était pas là avant, et un jour il repartira de chez vous. Vous seriez bien incapable d'expliquer exactement comment on pourrait fabriquer un être humain donc il est peu probable que si vous pensez avoir "fait" celui-ci, vous ne vous trompiez pas. Vous l'avez "eu", car on "a" des enfants, comme on "a" un cadeau à Noël, c'est-à-dire que vous l'avez reçu. Et vous l'avez d'autant plus reçu que jamais l'on n'avait admis, comme subitement aujourd'hui, qu'une mère puisse décider de ne pas "recevoir" l'enfant qu'elle porte.Je passe sur le sujet.

Vous en avez reçu un, vous en avez reçu deux, vous en avez reçu trois. Cinq  ? Sept  ? Neuf  ? Il suffit que vous en ayez reçu un pour être un parent. Peut-être l'aviez-vous désiré, voire planifié ? Peut-être que non. Peut-être l'avez-vous adopté car il avait été mal reçu dans son premier foyer, ou qu'il en avait été arraché par un drame  ? Peut-être que vous, qui me lisez n'êtes pas le parent, mais un éducateur aimant et bien intentionné de cet enfant, un grand-parent pourquoi pas, qui a décidé d'être dépositaire de ce précieux fardeau à temps plein ou à temps complet, pour une raison ou pour une autre.

Qu'importe. Vous voilà nanti et chargé d'un petit être humain, peut-être déjà d'un charmant individu moyen en cours de développement, et tout rempli d'affection et aussi d'intention à son égard. Il va être entre vos mains et dépendre presque exclusivement de vous durant une vingtaine d'années, sur un mode très lentement décroissant. Puis vous allez le livrer à lui-même, et aussi le livrer à la société, au monde.

Dès le départ, il est fondamental que vous soyez conscient de ces deux fins : vous le préparez à vivre avec lui-même, et vous le préparez à vivre avec les autres.

Quel bagage allez-vous lui donner dans la première optique  ? Et dans la seconde, avez-vous pensé, en plus de ce qu'il lui faudra pour affronter la réalité des autres, quel nouvel adulte vous allez offrir à la société  ? Nous critiquons souvent notre environnement humain, qui généralement nous déçoit. Voilà l'occasion ou jamais de contribuer à le modifier un peu, en lui offrant un nouveau membre, qui si vous oeuvrez bien pourra faire déjà une différence.

En tant que parent, nous devons nous demander : qui vais-je offrir à mon enfant comme compagnon de route ? Eh oui, même si la question est un peu rhétorique, vous savez bien que nous passons toute notre vie avec nous-même, alors bien entendu il vaut mieux bien s'aimer, ne pas s'ennuyer, et savoir être à la fois conciliant et exigeant avec cet étrange compagnon. J'ai lu il y a peu que l'on recommandait l'autodérision comme une vertu : elle est en effet la meilleure garantie de toujours bien s'amuser ! Il y a plus de sagesse qu'il n'y paraît dans cette boutade, qui, je crois, est de G. K. Chesterton. Passer toute sa vie avec un soi-même qui rejette la paresse, qui est résolument optimiste, qui s'aime comme il est tout en cherchant à grandir sans cesse, qui se souvient de ce qu'il a appris et qui sait en tirer profit, quelqu'un qui fait bien les choses et sache viser le succès tout en acceptant l'échec… c'est tout de même plus tentant que l'inverse.

Cette petite tirade est un exemple et ne correspond peut-être pas aux valeurs que vous auriez mises en avant : tant mieux ! Car puisqu'il s'agit de votre enfant (ou de l'enfant que vous avez reçu et que vous éduquez), l'élaboration de ce projet doit venir de vous et vous tenir bien à cœur, bien aux tripes même. Il doit être la résultante de ce que votre éducation, votre conscience, votre observation, vos meilleurs instincts et votre intelligence vous dictent. L'amour n'en sera "que" le moteur…

Et quel personnage allez-vous donc offrir à la société, qui soit un élément enrichissant et non nocif ou vide, pensant et non grégaire, et suffisamment adapté pour comprendre l'ordre et le Bien Commun, sans les confondre avec la soumission ?

Et à toute petite échelle, petite mais fondamentale : quel mari ou quelle femme allez-vous offrir à sa moitié ? Quel père ou quelle mère à ses propres enfants ? Quel collègue à ses collègues, quel voisin à ses voisins, etc.

Si votre enfant va devenir un héros et marquer sa génération, cette question appartient à l'avenir et dépend bien plus de son charisme personnel que de vos bonnes intentions. Mais il vous incombe à vous, de façonner chez lui par tous les moyens que vous connaissez, ainsi que ceux que vous découvrirez, toutes les aspects de sa personnalité dans la vision du "Meilleur LUI Possible" !

Quelle est la part naturelle de sa personnalité, quelle a été à votre su ou à votre insu l'influence du milieu sur celle-ci, quelle est l'origine de ses mauvais penchants et celle de ses bonnes inclinaisons ? Peu importe, finalement, puisqu'il vous faut jouer avec toutes les pièces de cet échiquier bien réel et bien vivant, qu'est votre enfant à l'heure actuelle.

Bien sûr, il vous faudra jouer avec lui et non contre lui. Bien sûr, votre projet devra prendre en compte ce qu'il est, ce qu'il souhaite, ce qu'il peut, ce qu'il rejette, et composer avec (et non vous y soumettre ni le soumettre). Bien sûr, si vous avez trois enfants ce seront trois projets différents et trois réalisations différentes. Bien entendu, le respect de l'individu et l'amour font partie de ce projet et lui donnent toute sa raison d'être et ses raisons les plus nobles.

Mais j'espère que si vous me lisez, c'est parce que nous sommes déjà d'accord là-dessus et que nous pouvons considérer aujourd'hui et entre nous que ce sont là des lieux communs…  pour nous.

J'espère d'ailleurs que si vous avez reçu plusieurs enfants, vous pourrez un jour entendre un merveilleux compliment : qu'ils sont vraiment tous bien différents mais qu'on retrouve la même marque de fabrique chez chacun (vous saurez, en fonction du commentateur s'il s'agit d'une réflexion ironique ou superficielle, ou de la louange que je vous souhaite). Car si vos enfants ne sont que différents entre eux, il se peut bien que vous ayez oublié de transmettre l'essentiel, ce qui vient de vous, ce qui constitue vos valeurs et fait la hauteur de votre éducation. On ne peut pas éduquer sans influencer, ce qui fait qu'il vaut bien mieux avoir une conscience claire et une intentionnalité mûrement réfléchie aux commandes de cette influence.

Je ne peux pas m'empêcher de faire remarquer que je me suis contredite ci-dessus, peut-être l'avez-vous remarqué : j'ai parlé de transmettre ce qui vient de vous. On ne transmet jamais que ce que l'on a reçu, quand bien même on en aurait fait soi-même la moisson, la mise en forme et la cuisson.

Avoir conscience des origines de nos principes humains et savoir les asseoir sur leurs fondements véritables relèvent d'un niveau d'exigence supérieur auquel j'invite aussi ceux qui s'en sentent la possibilité. Connaître ceux qui en ont été le relais avant nous est également un atout supplémentaire à la solidité de notre projet, bien que nous n'en ayons pas toujours tous les moyens ou le temps.

Chemin faisant, puisque l'enfant est déjà là et que nous en sommes… où nous en sommes, gardons donc toujours l'esprit tourné vers les objectifs de l'éducation et demandons-nous régulièrement quels principes nous servons et si nous les servons bien. C'est ce va-et-vient de notre attention entre l'enfant présent et la vision que nous avons pour lui, qui nous permettra de le tirer vers le haut sans illusions et sans perdre le cap.

Chemin faisant, en recalculant parfois l'itinéraire comme le font nos navigateurs en cas d'erreur, gardons aussi toujours un bon équilibre entre deux pôles fondamentaux : l'indulgence et l'exigence. Envers l'enfant et envers nous-mêmes.

Vous avez l'impression que je vous demande de faire le grand écart ? Bienvenu chez les éducateurs responsables ! Vous verrez bien d'ailleurs aussi tout seul qu'il est attendu de vous que vous fassiez l'homme-orchestre et une foule d'autres choses qui seraient absolument impossibles si nous n'avions pas l'amour.

Pauline

Encouragez nos mamans et nos papas, mettez un commentaire ci-dessous

 

Cliquez like ci-dessous

Au-delà du corps. Vers une rencontre des sentiments de l’enfant (vidéo)

Dans la suite logique de ce que nous avons vu dans le dernier article, qui abordait la question de la pudeur, du corps, de la douceur, nous allons essayer de considérer notre enfant avec encore plus d’égards, beaucoup de respect. Comme si cet enfant n’était pas seulement celui que vous connaissez. Comme si, par exemple, les services de la DASS vous l’avait pris pendant des mois, vous voyez (en France, chaque année, 150.000 enfants sont pris à leur famille ! au Canada, la situation est pis encore) ?

Il nous arrive d’avoir au bout du fil une maman qui nous dit « parfois il m’énerve à un point ! je ne sais plus quoi faire » et nous lui disons : « Et si vous imaginiez que votre enfant allait se retrouver ce soir sous poumon artificiel ? » Ça refroidit. La colère se dissipe. Vous aimez votre enfant radicalement, tous les petits tracas s’oublient.

C’est ce que nous voudrions essayer avec vous. Avoir un regard renouvelé. Imaginez que Marie et Joseph viennent frapper à votre porte vous demander l’hébergement. Ils ont un petit enfant avec eux, c’est votre enfant. Comme si cet enfant, c’était Jésus lui-même. Ou celui, ou celle que vous voudrez pourvu que tout d’un coup vous vous sentiez impressionné, avec l’envie d’être très délicat et très respectueux.

Il ne s’agit pas de lui passer ses quatre volontés. Vous savez maintenant beaucoup mieux comment concilier respect et juste distance, sans tomber dans la culpabilité ou le doute.

Un exercice

Nous allons faire un petit exercice. Vous êtes prêt ?

Nous voudrions que vous vous mettiez dans la peau de quelqu'un qui offre ce qu’il a de mieux en lui. La crème de la crème, votre meilleur « moi ». Imaginez que des amis parlent de vous en votre absence, quelles sont les qualités qu’ils évoquent ? Que disent-ils ? Pensez-y pendant une minute, les yeux fermés.

Bien, maintenant, imaginez que vous deviez présenter votre enfant sur une estrade à l’ONU devant le monde entier.

Fermez à nouveau les yeux quelques secondes. Vous y êtes ?

Bien. Alors, maintenant, oubliez la pression, il n’y a plus l’ONU, il n’y a plus que vous et l’enfant. Mais maintenant, à côté de vous, il y a lui dans 50 ans. Il (ou elle) se rappelle la scène et vous revoit. Comment êtes-vous ?

Imprégnez-vous de ce moment. Votre enfant est un adulte et vous regarde. Il regarde la manière dont vous vous occupez de lui.

Mettez par écrit ce que vous ressentez et pensez.

Mettez-vous juste ce moment en tête, en vous, de temps en temps.

Si vous criez beaucoup : faites cette mise en situation chaque jour, chaque matin avant de commencer, pendant 24 jours.

La pudeur, qu’est-ce ?

Nous allons retrouver la retenue, le tact. Plus encore : la pudeur, dont nous avons déjà parlé. Nous allons avoir la pudeur de ne pas crier quand nous en avons envie. La pudeur de ne pas réagir à chaud. La pudeur de respecter notre enfant et de recréer une juste distance.

Au premier abord, la pudeur, c’est éviter de montrer ou de dire des choses qui exposent une intimité ou qui portent atteinte à la personne, à son intimité. En fait, c’est beaucoup plus que cela.

Plus que le corps

La pudeur est la vertu qui préserve l’être intérieur, qui protège le terreau intérieur des atteintes. Comme une jeune pousse est protégée des pollutions ou des agressions extérieures. (...) la suite et la vidéo à découvrir dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) (abonné, connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).

La désocialisation et l’école à la maison (vidéo)

Nous voyons aujourd'hui l'argument de la désocialisation, celui qu'on entend toujours quand on parle de l'école à la maison.

Nous n'irons pas par quatre chemins. Si les enfants qui faisaient l'école à la maison étaient moins bien sociabilisés, ils seraient moins impliqués dans la vie sociale, les associations, le sport, ensuite les métiers, l'activité publique. Or, ils sont mieux insérés là que les autres enfants, comme l'indique cette page (où l'on voit qu'ils gagnent mieux leur vie aussi). Les autres enfants sont plus désocialisés qu'eux.

Si les enfants qui ont fait l'école maison sont des gens mieux insérés dans la société, c'est qu'ils sont mieux sociabilisés que les autres.

Vie privée et vie à l'école

Mais commençons par une objection qu'une maman a lue dans un article :

"Aller à l’école, lit-elle, c’est aussi ne pas mélanger les genres : la vie privée et la vie à l’école. A l’école, l’enfant a sa propre vie, il construit son intimité. A la maison, l’adulte assiste à tout. L’intime n’est pas respecté. » "

Ceci relève d'une vision remarquablement fausse.

mythe et réalité de l'école à la maison

Tout d'abord, il n'y a pas chez l'enfant de séparation entre vie privée et vie à l'école. L'enfant est partout et constamment  "dans la vie privée", il n'a pas de vie "publique" puisqu'il n'est pas en mesure de composer un personnage destiné par exemple à son banquier ou à son patron. L'enfant est sincère, "brut de fonderie".

En outre, les autres élèves (et même maintenant les profs) se mêlent sans cesse de la "vie privée" de l'enfant en mettant les pieds dans ses sentiments, sa vie intime même; on parle de sexualité à la maternelle, désormais !!

Outre cela, la vie privée à l'école est sujette à observations, moqueries, et cela sans cesse. Voilà pourquoi les enfants "soufflent" quand ils quittent l'école.

Bref, massivement, la vie privée est bien mieux respectée à la maison pour autant que ses parents soient des gens "normaux", c'est-à-dire respectant suffisamment leur enfant, ce que l'école ne fait plus.

L'enfant ne peut pas construire son intimité à l'école par définition puisque justement, il n'a pas d'intimité à l'école ! Il n'est jamais seul, il n'a pas de temps pour lui. Il n'a pas le temps de rêver, de contempler: cela lui est interdit formellement.
A la maison, l'adulte n'est justement pas toujours là: l'enfant a sa chambre et divers espaces où il peut avoiur sa tranquillité, bien plus précieuse qu'on le croit.

Car l'enfance n'est pas forcément un moment à remplir avec 25 "amis" croisés sur la cour de récré ni ailleurs. L'enfance est aussi et surtout le moment d'une lente maturation qui a besoin d'espace, de paix, de silence, et même d'inactivité, de rêv(asseri)e, ou pour dire mieux de... contemplation.

Bref, ce genre de propos reflète bien l'inversion actuelle.

"Pour le moment, tout se passe exactement comme vous le décrivez. J'avais peur de la désocialisation. Et bien, nous ne sortions pas autant avant !!! Je n'ai jamais vu autant de monde depuis que je suis mère au foyer. J'ai un autre rapport à mon enfant, plus épanouissant. Je lui ai encore demandé hier si l'école lui manquait et elle m'a répondu :"Non, Maman, ça m'arrange de rester avec toi, j'aime bien l'école à la maison !"

La désocialisation, l'argument

C'est l'argument le plus employé quand on parle de l'école à la maison. Vous faites l'école à la maison ? "Mais alors vos enfants, ils ne risquent pas d'être désocialisés ?" A chaque fois que vous dites que vous faites l'école à la maison: "Vos enfants, ils vont pas souffrir de désocialisation ?" Nous avons entendu ça 1.000 fois. C'est la croyance la plus ancrée.

La désocialisation, c'est le fait pour un enfant de perdre le lien à la société ou de ne pas l'aimer et de se garder volontairement à l'écart. Et c'est dramatique, a priori.

Alors, oui ou non, est-ce que les enfants qui sont à la maison se désocialisent par rapport à ceux qui sont à l'école ?

La réponse est nette:Non, les enfants qui font l'école à la maison ne se "désocialisent" pas, ils ne se désociabilisent pas non plus (désociabiliser plutôt que désocialiser qui a une connotation politique).

Le fait de faire l'école à la maison non seulement ne coupe pas le lien à la société mais en plus l'augmente en qualité.

 désocialisation l'école à la maison Sociabilise mieux 2 http://l-ecole-a-la-maison.com
Les gens qui ont fait l'école à la maison sont mieux insérés dans la société.

Les études sont claires: les gens qui ont fait l'école à la maison sont mieux sociabilisés que les autres. Plus d'engagement social, plus de rencontres, plus de diplômes, et plus de revenus ! C'est sans appel. On le voit clairement sur cette page.

Voilà pourquoi les parents qui font faire l'école à la maison à leurs enfants disent tous à peu près ceci:

"Ils sont confiants et épanouis. N'ont aucun problème d'adaptation aux diverses communautés enfantines (activités extrascolaires, colonies...). En plus, ils ont beaucoup de facilités dans la relation aux autres adultes. Ils sont également très autonomes et entreprenants. Tout cela,  je ne l'observe que très rarement avec des enfants scolarisés." (Véronique Q.)

Elsa, l'une de nos chères mamans :

"Nous avions observé que les enfants d'une famille amie, instruits en famille depuis des années, comptaient parmi les plus sociables et les plus épanouis que nous connaissions. L'école à la maison n'était donc pas un obstacle à la « socialisation », contrairement à ce que beaucoup veulent bien dire. Les enfants apprennent à s'ouvrir au monde et aux autres par le contact avec les adultes, pas en restant entre eux, confinés dans une « tranche » d'âge ! Le cloisonnement des âges empêche les enfants d'accéder à la personne des autres : ne les intéressent que les choses qui intéressent les autres, les personnes ne sont pas perçues comme une richesse indépendante de l'âge."

Des témoignages allant dans ce sens, nous en avons des centaines. Et le nôtre est sans appel: nos enfants sont spécialement bien sociabilisés et nettement plus que la moyenne des enfants de leur âge.

Pourquoi cette réussite ?

Déjà, s'il faut prendre le problème à l'envers, le fait d'être un peu à la maison donne énormément à l'enfant l'envie d'en sortir et d'aller voir ailleurs; ça lui donne envie de rencontrer des gens. L'enfant qui est à la maison veut voir autre chose, il est attiré vers l'extérieur. Sa vie sociale en sera d'autant plus facilitée, ce qui ne sera pas le cas d'un enfant qui est malheureux à l'école et ne pense qu'à rentrer chez lui... ou à rentrer en lui-même.

En outre, les parents qui font l'école à la maison ont des enfants mieux socialisés que les autres pour une raison que vous comprendrez : ils ont des exigences qualitatives, ils ont conscience de la valeur d'une vie bien construite et même souvent ils ont retiré leur enfant d'une école dont ils pensent qu'elle désocialisait les enfants.

Enfin, comme l'a dit Elsa, la rencontre de personnes d'autres tranches d'âge aide beaucoup mieux à la maturité des relations humaines. La cour de récré infantilise !

La préoccupation des parents IEF (instruction en famille)

Les parents IEF, c'est-à-dire qui font l'école à la maison, sont plus préoccupés que les autres, en moyenne, de la qualité des relations de leurs enfants. Ils prennent donc très souvent des décisions qui permettent à l'enfant de faire une ou des activités dans lesquelles non seulement ils s'épanouiront, mais où ils feront également des rencontres.

Isolés ?

Certains parents qui font le homeschooling, nom anglais de l'école à la maison, expriment au début qu'ils trouvent qu'ils sont trop isolés en tant que parents faisant l'école à la maison. Mais ils ne sont pas plus nombreux que les parents qui mettent l'enfant à l'école. Et cela témoigne qu'ils voudraient que ça change. Il n'est pas facile de rencontrer d'autres parents faisant l'école à la maison mais cela se fait quand même. Internet y aide.

Beaucoup de parents isolés qui mettent leur enfant à l'école ne se rendent pas compte qu'ils sont isolés et ne s'en préoccupent pas. On peut donc dire que le sentiment de l'isolement est signe d'un rapprochement des autres plutôt qu'une éloignement. Les parents qui se sentent isolés et qui en souffrent ne vont pas rester longtemps dans cette situation. C'est pour cela que s'organisent tant de piques-niques, de visites de musées ou de sorties entre parents, qui font l'école à la maison ou pas d'ailleurs.

C'est l'école qui désocialise les enfants

la désocialisation, vincent cassel n'en a pas souffert, il a pourtant fait l'école à la maison !
Vincent Cassel, désocialisé ? Il a fait l'école à la maison...

L'autre grand volet de cette question, c'est la responsabilité de l'école. En empêchant un enfant d’acquérir les savoirs indispensables pour réussir dans la vie, ou du moins faire son chemin, l'école désocialise des générations entières. Jamais on n'avait vu un tel naufrage social, avec des centaines de milliers de personnes à la rue, des centaines de milliers d'autres logées par l'Etat dans des hôtels réquisitionnés, comme en temps de guerre. Sur le marché du travail, il y a un décalage entre une offre de travail et une absence de candidats à ces postes.

Pourquoi ? Parce que l'école ne prépare plus vraiment les enfants à la société moderne. Elle les formate, certes, mais plus pour leur permettre de s'épanouir, comme c'était encore à peu près le cas il y a 30 ans. Car en 30 ans, l'école a changé de visage. Certes, elle est très bien pour les touts-petits, mais çà partir du CP, c'est le début de la fin ! Les méthodes ne sont pas les bonnes, résultats les dyslexies commencent à apparaître. Mais nous en parlons déjà par ailleurs. Bref, à de (trop) rares et notables exceptions près, l'école a oublié son rôle premier.

Jamais on n'avait vu non plus autant de solitude, signe le plus évident de désocialisation. Tous ces gens sont bien passés par l'école ?

Alors que ceux qui sont passés par l'école à la maison s'en tirent bien, et parmi eux on notera Vincent Cassel, Agatha Christie, Vincent Cassel, Anne Queffélec, Blaise Pascal, Brigitte Bardot, Bruno Cremer, Christine Ockrent, Christophe Dechavanne, Jean d’Ormesson, Luc Ferry, Jean-François Chiappe, Michel Polnareff, Michel Poniatowski, Patrick Dewaere, Pierre Curie, Pierre-Gilles de Gennes, Sylvain Augier, Thomas Edison, Véronique Sanson ! S'agit-il de gens désocialisés ?

D'où vient la désocialisation?

Les enfants désocialisés de notre société sont des enfants qui sont passés par l’école, donc l’école ne vous protège pas forcément de la désocialisation. Parfois même, au contraire, elle coupe votre enfant des autres à cause de fonctionnement rigides, à cause de la brusquerie qu'elle laisse faire entre enfants, à cause de programmes ou de méthodes qui portent atteinte à la pudeur ou la sensibilité de l'enfant.

Si nous regardons nos enfants, ainsi que tous ceux que nous avons accompagnés à la maison, ils ont plein d'activités, ils sont ouverts aux autres, et même délicats, attentionnés. Ils sont tout sauf désocialisés.

Le meilleur agent de la désocialisation, c'est la dyslexie. Et la dyslexie, c'est à 99% à l'école qu'elle s'attrape ! Elle s'attrape à cause des programmes qui ne sont pas adaptés à l'enfant. Nous en parlons dans cet article.

La désocialisation est-elle d'ailleurs un argument pertinent ?

On peut se poser la question. Les enfants qui font l'école à la maison ayant de bien meilleurs résultats scolaires que les autres, on ne voit pas comment ils pourraient se retrouver à la rue à cause de ça.

En revanche, il est question d'être élevé à l'écart des autres. En partie, car les enfants font aussi du sport en club, vont à des activités en associations etc.

Mais sur le fond, être élevé à l'écart est-il une tare ? Faut-il à tout prix faire partie du groupe (ou parfois du troupeau, quand on voit le comportement des foules ou même des groupes d'enfants). L'instinct grégaire est-il obligatoire ?

Nous ne le pensons pas. Peut-être même au contraire. Cette vision de faire partie obligatoirement du groupe fait penser à une obsession marxiste-léniniste: la masse serait supérieure à l'individu. C'est oublier que la masse n'est qu'une addition d'individus.

Car il est certain que les parents qui font l'école à la maison refusent souvent que leur enfant fasse partie de la masse.

Nous voyons là bien plutôt une tentative totalitaire des Etats modernes à fondre les esprits indépendants et créatifs dans le broyeur à personnalités. Les grands esprits novateurs sont presque tous indépendants, ils vivent loin de la foule. Ils n'ont pas l'instinct du supporter de foot qui se presse dans les stades.

Les moines sont éloignés du monde, dans leurs monastères. Ils ont permis de sauver la civilisation lors des périodes troubles des invasions barbares. Et des tas de gens ont vécu seuls, dans l'Histoire. Le Japon médiéval est plein d'ermites célèbres, le Tibet a compté une quantité de célèbres ermites aussi, sont-ils pour autant des gens méprisables ? Au contraire, ils furent les lumières de leur temps !

Dans le fond, qu'est-ce que cet argument de la désocialisation ? La socialisation est garante de quoi ? On peut avoir un emploi et se retrouver dans la rue. Aujourd'hui, au contraire, il y a une énorme quantité de propositions de travail pour les petits génies de l'informatique, et beaucoup d'entre eux sont des geeks qui ont beaucoup de mal à communiquer (ils sont passés par l'école); ça ne les empêche pas d'avoir un travail, souvent très bien rémunérés !

Sur le plan moral, le fait d'être élevé à l'abri des autres est plutôt bénéfique. La rue ou la cour de récréation n'offrent pas que des spectacles très réjouissants.

On considère souvent qu’il est indispensable que l’enfant se socialise et cette exigence devient extrême: on ne doit plus élever un enfant loin de la société. Pourquoi ? Il y a eu des milliers d’ermites, de petits bergers, dans l’Histoire. Un peu d’équilibre semble trop demander. Longtemps les enfants ont appris auprès de leurs parents et n’ont pas pour autant produit plus de générations d’incapables ou de barbares.

Mais le rapport à la société ne nous semble pas avoir autant d’importance que le prétendent les tribunaux qui affirment que la socialisation est absolument obligatoire. Certains tempéraments porteront des enfants à vivre une vie érémitique, ou celle de berger, ou de misanthrope et cette obsession de vouloir faire entrer l’enfant dans le groupe, assez nouvelle, paraît un impératif bizarre, qui fait fi de la variété des parcours, d’ailleurs fluctuants. Je ne citerai pas les personnages qui, ayant apporté beaucoup à la société, s’en sont détachés le plus souvent, ni ceux qui s’étant éloignés sont revenus, et inversement.
D’ailleurs ces impératifs produisent presque toujours le contraire de ce qu’ils affirment et on a rarement eu autant de solitude qu’aujourd’hui.

Nous vous invitons donc à laisser de côté un argument qui semble surtout plus politique que sérieux.

Reste que c'est l'argument qui revient automatiquement dans les bouches et c'est cela qui nous interpelle: comment cela se fait-il ? Comment la manipulation a-t-elle pu être aussi efficace ?

Pourquoi votre enfant à l’école ne réussit pas ?

enfant à l'école Tous les enfants peuvent réussir2 l-ecole-a-la-maison.com

L'enfant à l'école ne réussit pas et ce n'est en aucun cas sa faute, car tous les enfants peuvent réussir. Mais l'école, spécialement l'école publique française, n'a pas encore opéré sa remise en cause.On peut distinguer 10 raisons pour lesquelles votre enfant à l'école ne peut pas réussir et 3 parades à votre disposition.

Si votre enfant ne réussit pas, il y a des raisons et qui ne tiennent pas à lui. Tous les enfants peuvent réussir si on leur donne les bons outils. Tous.

Si vous vous êtes assuré qu'il ne regarde pas la télévision tous les jours (car les écrans tuent la réussite* et il semble qu'une heure de télé diminue votre espérance de vie de 20mn ! comme on le voit dans cet article) et qu'à la maison il reçoit ce dont il a besoin, mais que cependant son niveau reste faible ou qu'il a une difficulté, alors vous devez vos interroger sur ce qui se passe à l'école.

Un enseignant bien sympathique ne suffit pas à parler d'une "bonne classe" ni d'un bon enseignement.

Les enfants qui font l'école à la maison ont un meilleur niveau et réussissent mieux, comme on le constate.

A l'école, il est naturel que votre enfant à l'école ne réagisse pas bien dans un système qui ne lui permet pas de se développer, spécialement s'il est:

  • doué

L'Education nationale n'aime pas vraiment les élèves doués, ou les enfants qui sortent du lot. Elle est embarrassée et elle considère souvent que les enfants plus doués sont une gêne pour les autres. Ce qui est faux, mais les croyances sont tenaces. C'est un dogme aussi ridicule que manifeste: l'égalité est une obligation plus qu'un droit ! Dans les faits, le système scolaire ne peut pas et ne veut pas gérer des élèves qui passeraient "devant" les autres, alors que tout simplement ces enfants sont différents sur certains plans détectés. Tous les enfants ont des capacités mais le système scolaire n'est pas en mesure de toutes les détecter, si bien qu'il crée des niveaux d'évaluation arbitraires, ou au moins partiels. Les enfants qui n'entrent pas dans ces critères sont catalogués. enfant ne réussit pas

  • sensible

Le système scolaire est brutal par définition. Il met en contact des enfants qui certes s'apportent mutuellement la richesse des relations humaines des premiers âges, mais aussi de plus en plus de violences, de propos brutaux, d'idées fausses, d'atteintes à la sensibilité. Le temps des cours de récré pleine de bons sentiments sont révolus, certains enfants sont très "évolués", c'est-à-dire trop. Mais il n'y a pas que ça. Les programmes aussi sont brutaux...

L'enfant à l'école: trouver sa place ou non

L'article qui vous est offert sur fichier pdf vous dit pourquoi votre enfant ne trouve pas sa place à l'école. Il vous explique pourquoi les probabilités sont fortes que votre enfant à l'école ne réussira pas, et comment vous pouvez empêcher cela et au contraire le conduire vers sa réussite. Chacun a se réussite propre et il n'est pas juste qu'un enfant ne soit pas conduit sur son propre chemin.

Lisez tout de suite cet article en cliquant ici.

*Voir TV LOBOTOMIE - La vérité scientifique sur les effets de la télévision

Que faut-il penser de cet article ? Laissez votre réponse ci-dessous.


Fixer des limites. Les sorties victorieuses des cercles de l’éducation (vidéo)

Fixer des limites, c'est développer dans l'enfance des frontières qui s'écartent progressivement, en elipses hélicoïdales. Tout une symbolique très puissante de l'auteur, Rémy D. WIEDEMANN, grand pédagogue qui marque le début du XIXème siècle en proposant une formation aux parents qui désirent faire l'école à la maison.

Cet article vous est offert. Pour la suite, pensez à vous faire accompagner en nous aidant à mener ce combat pour la liberté de l'enseignement. Vous pourrez ainsi accéder aux autres matières.

Même si vous ne faites pas l’école à la maison mais seulement des cours de rattrapage pour votre enfant, ce que nous allons dire sur la lecture vous concerne aussi. Si vous suivez ces conseils, 1/ le niveau de votre enfant s’améliorera 2/ il s’en trouvera mieux.

Fixer des limites: le parent qui construit l'enfant

Attention cet article est de difficulté élevée. Il est très important pour comprendre ce que peut être exactement l'éducation au jour le jour. Mais nous y reviendrons pas étape.

On le dit souvent, il faut fixer des limites. L'absence de limite conduit l'enfant aux difficultés. Ce vide est source d'angoisse. L'enfant cherche les limites de son monde, il veut savoir ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas, ce qu'il a droit de faire et ce qu'il n'a pas le droit de faire, ne serait-ce, parfois, que pour repousser ces limites.

Un besoin de repousser les limites

L'enfant a besoin de savoir de quoi est fait son monde, le monde. Il cherche à savoir, par une curiosité saine qu'une limitation juste va empêcher de devenir indiscrétion. A chaque fois, on équilibre afin de ne pas faire descendre un être humain vivant, intéressé, plein d'énergie, dans un état "d'inanimation éveillée", de zombie comme dirait nos enfants, en lui interdisant tout, en brisant sa soif de découvrir: il n'est pas mauvais que l'enfant sache un peu transgresser les règles, car dans sa vie il lui faudra parfois dépasser la stricte application des lois. Si un jour sa femme perd les eaux, il lui sera moralement permis de griller un feu rouge sur la route. C'est de l'ordre du discernement dont tous les juges savent faire preuve.

De l'autre côté, on ne va pas non plus le laisser transgresser tout, il y aura des (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).

Impossible de faire autrement

Impossible de faire autrement sur http://l-ecole-a-la-maison.com/wp-content/uploads/2013/02/enfants-saiment.jpgIl est parfois impossible de faire autrement avec l'enfant. Vous vous rappelez peut-être ce témoignage laissé sur notre blog dans un commentaire, assez extraordinaire. Voici ce que raconte notre témoin :

"Voici un problème qui peut arriver rarement, mais !!... C’est l’histoire de deux enfants de grande section (disons Louis et Fleur) et leurs parents. C’est une histoire vraie.
Louis et Fleur étaient amoureux. Rien à dire jusque là.
En classe ils se tenaient la main, étaient assis à côté, se partageaient le goûter…C’était gentil.
Puis le soir ils avaient du mal à se quitter, ils pleuraient, s’agrippaient ! Les parents commençaient à trouver cela énervant.
Puis les enfants ont pleurniché les jours fériés, ils voulaient se voir !!! Ils faisaient même des cauchemars et se réveillaient la nuit.
Les enseignantes ont essayé de les séparer. Cela a provoqué des crises ! Les parents vraiment énervés ont commencé à distribuer des fessées ! Puis, comme ils n’étaient pas pour, tous les quatre ensemble ont pris un rendez –vous chez une psychologue.
La solution qu’elle a donnée aux parents et aux enseignantes est surprenante. Il faut les marier leur a-t-elle dit. Et un joli mariage avec maire (l’enseignante) témoins (les A.T.S.E.M.S) les quatre parents et les invités (la classe) a eu lieu dans la classe.(Les autres classes n’y ont pas assisté.)
Ils ont dansé, mangé des gâteaux…, A la sortie des classes, tout le monde est parti à la maison. Louis et Fleurs étaient contents. ET ils se sont enfin dès le lendemain séparés !
Cette histoire est arrivée il y a quelques années. Ce sont les parents de Fleur qui me l’ont racontée cet été. Fleur était là. Elle riait. Louis, elle le revoit de loin de temps en temps, ils n’ont aucune affinité m’a-t-elle dit."

Notre témoin demandait ensuite: "Comment expliquez vous ce revirement ?"

L'explication est assez simple mais elle va surtout vous servir en éducation.

Parfois, l'enfant a une idée fixe, un besoin puissant. Vous allez discerner les besoins qui ne font de mal à personne, comme celui-là, et les autres. S'il s'agit d'un caprice uniquement destiné à satisfaire un désir autocentré, vous n'êtes pas obligé de suivre le schéma qui vient d'être proposé en cédant à l'enfant car les enfants ont aussi des besoins inconscients tel que d'être cadrés. Ils sont alors à la recherche de votre "Non !" qui est une recherche d'ordre, de règles. Ils vous ont dit "si !" mais en fait au fond d'eux-mêmes sont satisfaits d'avoir trouvé la limite de leur monde, ils sont rassurés, ils ne vont pas tomber dans un précipice.

Mais s'il s'agit comme ici d'un élan très beau et généreux, mais évidemment quelque peu embarrassant ou ingérable, donnez à l'enfant ce dont il a besoin sur le moment, fictivement s'il le faut.
Le procédé rappelle les taoïstes chinois. Une fois rassasié, rassuré, l'enfant n'aura plus cette fixation. Sa faim sera apaisée. Il pourra alors naturellement s'en défaire. Ici, on a le cas typique d'enfants qui, une fois qu'ils ont obtenu cette certitude, lâchent prise.

De même que vous ne pensez plus au téléphone cellulaire dont vous avez rêvé, à partir du moment où vous l'avez acheté.
Les anciens Chinois savaient qu'ils suffisaient souvent de donner à celui qui désire ce qu'il voulait pour le rassasier et le ramener à la raison. Mais attention, cela ne marche que dans un seul cas: si l'enfant a des cadres. Donner à un enfant déjà rassasié de tout ne fait que dégrader son désir et l'enfler démesurément. Il doit s'agir d'un "oui", à côté de "non" successifs, et ce "oui" est libérateur pour l'enfant qui obtient l'objet de son profond et innocent désir.

Cliquez like ci-dessous

Le niveau à l’école

Le niveau à l'école est sans doute l'argument le plus fréquemment évoqué par les parents qui choisissent de faire l'école à la maison.

On s'aperçoit qu'à 6 ans, 7 ans, huit ans, les enfants ne savent ni écrire ni lire.

Regardez la vidéo:

Or, si nous nous rappelons ce qui se passait dans notre enfance, c'est-à-dire il y a très peu de temps, les enfants savaient lire et écrire à ces âges-là. Les enfants de 5 ans qui font l'école à la maison depuis plus d'un an savent lire et écrire, la plupart du temps. Ils ne sont pourtant pas sous pression et font moins d'heures de cours que les autres, qui sont à l'école.

Ce n'est pas surprenant: quand on fait les choses normalement, dans les temps, les enfants avancent très vite.

Quand on fait l'école à la maison, on constate une grande différence avec les autres enfants, pour lesquels les gens s'habituent à l'idée qu'ils prennent du retard. Le niveau à l'école est nettement plus faible qu'à la maison.

N'ayons pas peur et sachons donner à l'enfant. Tout travail sera mieux que de ne rien faire, dit Rémy, c'est-à-dire de laisser l'enfant comme à l'abandon, ce qui est souvent le cas à l'école où les plus petits font des tas de choses jusqu'à 5 ans mais où tout d'un coup, à partir du CP, c'est la carence, la pauvreté de l'enseignement. Alors que leur cerveau est en période de grande plasticité, où il peut ingérer de manière illimitée. On couve les petits en voulant leur épargner de trop grands efforts: on ne comprend pas ce qu'est un enfant. Un enfant souffre beaucoup plus de "sous-menage" que de surmenage !

niveau à l'école sur http://l-ecole-a-la-maison.com/wp-content/uploads/2013/02/brasse-coulée.jpgC'est à partir de là, vers 5 ans, que ça se gâte à l'école. Les apprentissages du plus jeune âge sont cruciaux. Or, on donne très peu de consistance à l'enseignement scolaire. Rater la période 4-8 ans, c'est conduire l'enfant vers une spécialisation "brasse coulée" dans sa vie intellectuelle et psychique. Et c'est aussi là que les parents qui font l'école à la maison tirent leur avantage car ils sont dans une proximité et dans une abondance, ils donnent du mieux qu'ils peuvent, et cela correspond parfaitement à l'attente de l'enfant. De plus, cette rencontre crée un lien, et ce lien est très propice à l'apprentissage. Alors qu'on apprend aux institutrices à "ne pas aimer les enfants" (sic).

Les enfants ont soif et faim de savoirs. Comme le dit le Christ dans une belle interpellation (Matthieu 25, 31-46): "J'avais faim, j'avais soif, j'étais nu !" et "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites !"

Que faut-il penser de cet article ? Laissez votre réponse ci-dessous.

Ecriture et développement personnel

ecriture et développement personnel sur http://l-ecole-a-la-maison.com/wp-content/uploads/2013/02/stylo.jpgEcriture et développement personnel ont beaucoup à voir

Dans cet article, l’écriture apparaît comme un véritable moteur de développement personnel. Des parents consacrent de véritables fortunes à envoyer leurs enfants vers des spécialistes, de grandes écoles, des établissements, des cours de rattrapage. Pourtant, ils ont à portée de main un moyen extrêmement simple et gratuit de développer les capacités de leur enfant sans limite : l’écrit. Associé à la lecture, l’écrit est le plus puissant vecteur d’intelligence, d’imagination, et in fine de réussite.

Ecrire est excellent, il est bon, chaque jour, de coucher, avec un bon vieux stylo et une feuille, quelques pensées, aussi simples soient-elles: le matin par exemple, ce que je vais faire dans la journée ; ou le soir, ce que je ferai le lendemain. Pourquoi avec un stylo ? Parce qu’on observe que le cerveau produit des centaines de milliers de connexions de plus lorsque la main écrit que lorsqu’elle pianote sur un clavier.

Les facultés mentales dont vous ne vous servez pas disparaissent. La lecture et l’écriture font travailler l’ensemble du cerveau. Or, le développement global du cerveau est le meilleur, plutôt que le développement d'une seule zone (ce qui se produit lorsqu'on ne fait qu'une seule activité). La construction de (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).

 

Ecriture et rédaction (vidéo)

Cet article vous est offert. Pour la suite, pensez à vous faire accompagner en nous aidant à mener ce combat pour la liberté de l'enseignement. Vous pourrez ainsi accéder aux autres matières.

Même si vous ne faites pas l’école à la maison mais seulement des cours de rattrapage pour votre enfant, ce que nous allons dire sur la lecture vous concerne aussi. Si vous suivez ces conseils, 1/ le niveau de votre enfant s’améliorera 2/ il s’en trouvera mieux.

Voyons aujourd'hui la rédaction.

Vous préfèrerez deux outils: le crayon de bois pour le brouillon et le stylo plume pour la recopie (sur copie propre). Proscrivez le stylo à bille et autre pointes feutres. Car un stylo à plume oblige à un certain soin, une prise en main bref, il provoque des connexions neuronales stimulantes et bien sûr, une coupure avec la banalité, un sens de la belle écriture. Un beau stylo (pas trop cher évidemment) est un bel objet à offrir à un enfant, pour commencer une année.

Écriture et rédaction demandent aussi qu’on y aille progressivement. Alors, comment y aller progressivement ?

Rémy au travail rédactionCommençons par choisir un sujet, un sujet qui va plaire à l’enfant. Il est important que l’enfant aime ce qu’il va faire. Vous savez ce qu’il aime, composez un sujet sur cette base. Ou alors, si vous êtes assez avancés, c'est lui qui compose le sujet, ou une variante du sujet.

Si c’est le tout début et que votre enfant n’a jamais composé une rédaction, commencez par des choses très courtes, demandez-lui simplement les mots qui lui viennent à l’esprit en rapport avec un sujet (ski à la montagne, ballade en forêt, invitation à aller jouer chez un copain, ballade en mer, découverte d'une grotte, d'une cave de château abandonnée, construction d'une cabane, déménagement, concours à la télévision, traversée de la forêt à pieds…). Il les dit d’abord, puis les écrit. Il va coucher ces mots, tout simplement. Et il trouvera ça facile.

Ecriture et rédaction sur http://l-ecole-a-la-maison.com
La fois suivante, comme il aura trouvé ça facile, il n’aura pas peur de ce cours, il le trouvera même plus libre que les autres, et ce sera une grande victoire pour vous ! C’est un moment décisif car là se déterminent ceux qui aiment écrire. Quand il sera prêt, demandez-lui trois phrases, toutes simples.

« Tu croises un monsieur étrange dans la rue, (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).  

Cliquez like ci-dessous

Lecture et santé: le lien (vidéo)

Parlons de la lecture. De préférence la lecture sur papier car la lecture sur écran peut entraîner une désorientation cognitive.

Méfiez-vous donc des écrans.

Lecture et santé lecture est bonne pour la santé sur http://l-ecole-a-la-maison.comNous en avons parlé déjà dans cet article et c'est un complément direct de ce que nous disions dans cet article : la lecture est bonne pour la santé et nous voudrions aujourd'hui développer cette question.

Peut-être que vous ne lisez pas assez. En ce cas, voyez ce sondage.

Outre les plaisirs que (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).  

Une bonne erreur (vidéo)

Dans cet article consacré à l'autorité, nous avons parlé de sagesse.
Il est bien établi depuis des siècles que l'erreur est utile et féconde.

Une erreur peut être une bonne erreur.

Les parents ne savent pourtant pas toujours comment accueillir cette erreur. L'enfant se trompe, la réponse du parent est souvent: "Non", ou "faux", et rien d'autre. L'enfant est invité à trouver d'autres réponses. Il arrive même que le parent s'agace, ce qui va amener l'enfant à noter qu'il détient le moyen d'agacer son parent et s'en servir.

On peut faire en sorte qu'une erreur sans gravité, juste sans intérêt, devienne une bonne erreur, passionnante.

La première des choses est de vous montrer très tolérant vis-à-vis d'une erreur. Une erreur violemment rejetée va avoir tendance à favoriser la dissimulation ou le mutisme chez l'enfant, pour ne pas subir vos foudres. Il va éviter de se retrouvé cloué au pilori par tous les moyens, et un enfant a beaucoup d'imagination: l'enfermement par exemple, ou la réponse délayée, ou la bonne excuse pour ne pas savoir etc. Évidemment, se faire sanctionner pour une erreur va aussi lui faire ressentir un déplaisir à travailler avec vous et cela va vous coûter plus d'efforts. Enfin, il ne va pas récolter les fruits succulents d'une erreur bien accueillie, autrement dit une bonne erreur ! Car une erreur devient bonne selon ce que vous en ferez du bien.

Accueillir l'erreur

Disons-le tout de suite, il y a lieu d'accueillir l'erreur. Sans ironie, avec joie.

une bonne erreur ou une absurdité ? Il y a lieu d'accueillir une bonne erreur. http://l-ecole-a-la-maison.com
L'enfant fait des erreurs, les adultes aussi.

Si c'est une simple erreur de date en histoire par exemple, il n'y a pas lieu de déboucher une bouteille de champagne, il n'y a pas grand chose à dire voire rien, évidemment. Il faut simplement indiquer que ce n'est pas la bonne réponse et attendre, voire donner des indices à l'enfant pour qu'il puisse la retrouver.

Mais si c'est une erreur de raisonnement ("la surface du triangle est égale à la somme de ses côtés" par exemple), une erreur historique ("le roi de France avait absolument tous les pouvoirs, c'est pour ça qu'on disait qu'il avait un pouvoir absolu"), ou une erreur conceptuelle ("l'être humain, ça sert à polluer la terre"), alors vous avez une merveilleuse occasion de faire progresser votre enfant. Il y a lieu, non pas de rejeter la proposition mais de l'accueillir: "Très intéressant", pouvez-vous dire, ou "je trouve ça très intéressant", et vous pouvez enchaîner par "Pourrais-tu développer cette réponse ?" ou "Je voudrais te poser une question..." avec une question ciblée pour l'inviter à reprendre son raisonnement depuis le point de départ. Ou depuis le point d'arrivée d'ailleurs, car aller jusqu'au bout d'un raisonnement est un excellent moyen de le démonter. Quand l'enfant dit que "les hommes ça pollue la Terre", demandez-lui s'il vaudrait mieux qu'il n'y ait plus d'hommes sur Terre, automatiquement il va dire "non, mais..." il va élaborer une réflexion qui va au-delà d'un énoncé un peu court.

Ensuite, vous allez laissez l'enfant, avec des indices, aller vers la bonne réponse (ou une bonne réponse). A ce moment-là, ne passez pas tout de suite à (...) la suite dans votre accompagnement-formation (cliquez ici) déjà accompagné ? connectez-vous dans la colonne de droite → (en cas de souci, voir la FAQ).