Harcèlement scolaire ? Mon enfant ne veut plus aller à l’école

"Mon enfant ne veut plus aller à l'école et je m'interroge. Mon enfant a-t-il un problème de harcèlement scolaire ? J'ai toujours pensé que l'école était indispensable, même si je trouve souvent que l'école est limite. Dois-je continuer comme tout le monde me le dit ? On me dit que mon enfant doit apprendre à se battre, à vivre en société et à se sociabiliser. Mais le problème c'est qu'il est mal tous les matins, je sens une gêne, il n'est pas très bien. Est-ce du harcèlement ?"

"Moi, c'est pire: ma fille pleure le matin." "Mon fils est malade le dimanche soir, il a peur du lundi matin."

Dans ce type de situation, discernons. Le symptôme, c'est souvent une phobie (et si c'est ce que vous soupçonnez, allez voir l'article). Le diagnostic, c'est peut-être du harcèlement scolaire. De toute façon, votre enfant subit quelque chose.

Discerner ce qu'il faut faire en cas de harcèlement scolaire soupçonné

2048x1536-fit_illustration-harcelement-ecole http://l-ecole-a-la-maison.com harcèlement scolaire Si votre enfant ne veut pas aller à l'école depuis plus de trois jours consécutifs, vous devez vous mettre en alerte. Trois jours, c'est un cas grave. Harcèlement scolaire, problème avec un enseignant, sentiment d'être nul, pression du groupe... Il y a une raison. Ce n'est PAS un caprice. Il y a une souffrance.

Si l'enfant est visiblement mieux durant les périodes de vacances, vous avez un indice puissant qu'il y a un problème à l'école.

Discuter avec l'enfant ? Pas sûr

En cas de malaise au sujet de l'école, discuter avec l'enfant est très bien mais ne vous apportera que rarement des éléments. Vous n'aurez certainement pas la réponse à la question: pourquoi va-t-il mal ?

Car si c'est du harcèlement, l'enfant a généralement honte ou peur et dans les deux cas, il refuse d'en parler. En ce cas, inutile de le forcer ou de le brusquer.

Si c'est un problème avec un enseignant, même chose: une conversation ne servira pas à grand chose. Pourquoi ? Parce que dans la quasi-totalité des cas, l'enfant pense que les adultes sont d'accord entre eux; il pense que vous serez plutôt du côté du prof. Il ne dira donc rien de probant. En tous cas certainement pas tout de suite, à chaud. Il faudra du temps et vous n'avez pas de temps, vous, pour prendre une décision.

Mais ce n'est pas parce qu'un enfant ne parle pas qu'il n'y a pas de problème ou que le problème est mineur.

Pis encore: plus le problème est grave, moins l'enfant a tendance à parler. Les cas d'attouchements ou même de viols sont bien connus à cet égard: l'enfant est muet comme une tombe.

Par conséquent, vous ne devez vous fier qu'aux symptômes.

Savoir ce qui s'est passé n'est pas fondamental

Il n'est pas très important de savoir ce qui s'est passé. Et même, si vous insistez trop, vous risquez de retourner le couteau dans la plaie. Vous ne devez pas perdre de vue que la guérison vient avec le temps: la nature fait son travail. Prenez donc votre mal en patience et passez à la suite: faire cesser le problème; cela seul compte. Vous apprendrez plus tard ce qui s'est passé, quand il ira mieux.

Pour faire cesser le problème, vous allez prendre des décisions.

Quelle décision prendre ?

Si le problème existe depuis plus de trois jours, c'est-à-dire si le mal-être, les pleurs ou la crainte d'aller à l'école ont plus de trois jours : vous retirez immédiatement l'enfant de l'école. Cela vous fait peur ? regardez "la liberté retrouvée des parents", vidéo sur cette page.

Bullying_on_Instituto_Regional_Federico_Errázuriz_(IRFE)_in_March_5,_2007 harcelement http://l-ecole-a-la-maison.comC'est en effet un cas sérieux. Un enfant peut pleurer le premier jour de l'école parce qu'il n'est pas habitué à vous quitter. Mais après trois jours, c'est qu'il y a autre chose. L'enfant est entré en souffrance.

Et cela, vous ne DEVEZ PAS le tolérer. Un enfant qui souffre ne le dit pas clairement. Il souffre plus qu'un adulte; la souffrance enfantine ou adolescente est donc souvent atroce. Vous ne devez pas la prendre à la légère. Votre devoir premier est de faire cesser la souffrance. Première mesure: vous retirez l'enfant de l'école.

  • Vous n'avez pas à justifier votre choix. Si l'école vous oppose son refus, passez outre, elle n'a pas le droit de s'opposer à un retrait. Vous pouvez évoquer une éventuelle plainte car vous devez savoir que tout ce qui arrive à votre enfant à l'école relève de la responsabilité de l'école (toutes les infos sur ce site, inscrivez-vous pour effectuer les démarches tranquillement dans le formulaire de bas de page).

Discuter avec l'école n'a aucun intérêt dans la plupart des cas

C'est vrai, dans la plupart des cas, discuter avec l'école n'a aucun intérêt. D'une part, l'école nie les faits dans la majorité des cas. Ensuite, même si elle reconnaît les faits, elle ne changera rien. L'école n'est donc pas votre recours. Vous vous retrouvez seul(e). Enfin, pas tout-à-fait car il existe des gens dont la spécialité est de vous aider. Dont nous (avec plus de 8.000 familles suivies, nous savons comment vous aider. Là encore: inscrivez-vous dans le formulaire en bas de page pour avoir des éléments jour après jour).

Maintenant, nous vous demandons votre attention. Ayant retiré l'enfant de l'école, vous  dites à votre enfant que vous le garderez plusieurs jours à la maison.

Deux cas:

1/ S'il réagit bien, vous lui dites que vous envisagez de le retirer définitivement de cette école, mais que ce n'est pas encore sûr. Puis, vous observez si la situation s'améliore.

  • Si l'enfant se sent mieux au bout de deux-trois jours, c'est qu'il y a eu un problème grave à l'école. Vous devrez donc désormais trouver une solution. Vous devrez soit changer d'établissement, soit faire l'école à la maison. Pour prendre une décision, nous vous invitons à consulter le "nuage de solutions" que nous avons conçu et auquel vous accéderez gratuitement en vous inscrivant dans le formulaire en bas de page (vous pouvez aussi aller sur la page d'accueil, visionner la vidéo et vous inscrire là).
  • Si l'enfant ne se sent pas mieux lorsque vous lui dites que vous envisagez de le retirer de l'école définitivement, vous avez deux cas: il a un problème de santé et cela, vous n'avez besoin de personne pour commencer à le résoudre: vous imposerez désormais un coucher tôt (pas après 22H00) et vous regarderez mieux l'alimentation (nous y consacrons plusieurs chapitres dans l'abonnement; cesser ou diminuez très fortement le sucre en particulier, sodas totalement ravageurs, pizzas du commerce, kebabs...).

Inutile d'aller voir un spécialiste à ce stade, vous attendez trois semaines et regardez si les symptômes de mal-être persistent.

2/ S'il réagit mal, vous avez plusieurs cas. Harcèlement scolaire, dépendance, ou relations avec l'un de ses proches.

Harcèlement scolaire ?

Si les symptômes persistent, le problème vient peut-être d'activités en-dehors de l'école. Quelles sont ses fréquentations ? Soyez intransigeant à ce sujet: pas d'amitiés douteuses ! Il y a peut-être là un harcèlement dont vous n'aviez pas conscience une seule seconde.

Mal-être, tout simplement

Et même s'il ne s'agit pas de harcèlement scolaire, un mal-être profond peut être tout aussi ravageur. Près de la moitié des enfants à l'école souffrent. Tous ces cas devraient être concernés par la possibilité de sortir du schéma classique. L'école n'étant pas le lieu de passage obligé, n'étant pas non plus "une école de la vie", réfléchissez à autre chose. L'enfant peut vivre sans école et même sans "scolarité" au sens classique du terme.

On dit souvent que si l'école n'est pas obligatoire, la scolarité l'est. Mais... c'est faux. Ni l'école ni la scolarité ne sont obligatoires ! La seule obligation légale (dans la loi), c'est l'obligation que l'adulte a d'instruire l'enfant. Or, à l'école, ce n'est plus le cas, comme vous le savez. Un enfant de 14 ans écrit à son père, par mail : "Salu sa va tres bin et toi on va a la plage samusé et toi tu fé coi ? " Consternant, n'est-ce pas ?

Un niveau faible, une absence de connaissance conduisent aussi au mal-être: l'enfant a soif d'apprendre. Cela vous concerne aussi, parents qui faites l'école à la maison: émerveillez davantage votre enfant, donnez-lui de quoi se nourir intérieurement.

Et vous ?

Si le problème ne vient pas de là, voyez si ce n'est pas vous le problème (vous êtes trop exigeant(e), trop dur(e)...). Si vous sentez que c'est vous qui mettez à mal votre enfant, vous devez vous former pour changer d'attitude. Nous pouvons vous y aider. Sachez que les parents les plus exigeants ont souvent des enfants à souci et nous vous expliquerons pourquoi; et comment arranger ce problème.

Si ce n'est pas en-dehors de l'école et si ce n'est pas vous, serait-ce un proche ?

Si ce n'est personne, alors vous pouvez consulter un médecin. Vous refuserez les médicaments qu'il vous prescrira, il y a toutes les plantes nécessaires; seuls nous intéressent les diagnostics.

Un peu de temps ayant passé, vous pouvez maintenant avoir une conversation avec lui afin de savoir quel problème il y a eu en le questionnant: as-tu eu un problème avec un prof ? Avec un autre élève ? D'autres élèves ?

En vacances

Très souvent, l'enfant va beaucoup mieux durant les vacances. Certes, les vacances aident à aller mieux. Mais attention: si la différence est très importante (il ou elle retrouve le sourire, inexistant durant le temps scolaire), alertez-vous. Il y a un mal-être à l'école et la question de changer de direction doit aussi se poser. Là encore, ne laissez pas votre enfant végéter dans son mal. Inscrivez-vous impérativement ci-dessous si ce n'est déjà fait, nous vous enverrons de quoi comprendre mieux ce qui se passe et faire votre propre diagnostic.

Pour savoir s'il faut attendre pour faire l'école à la maison, allez ici. Sur l'idée selon laquelle l'enfant doit apprendre à se battre, voyez ceci. Pour ce qui est de la "désocialisation", allez là.

Harcèlement http://l-ecole-a-la-maison.com

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Un exemple de contrat moral avec l’enfant

Vous trouvez ici un exemple de contrat moral. Il est imparfait. Pourquoi ? Parce qu'il est parfois trop généraliste. Si vous demandez à un enfant de s'engager à se coucher tôt, précisez l'heure. Si vous souhaitez qu'il soit serviable, précisez les tâches qui lui sont fdévolues et précisez que vous en ajouterez éventuellement quand vous le souhaiterez.

Enfin, essayez de ne pas faire signer un enfant, sauf par jeu. Mais vraiment, il faut que la relation avec la maman soit préservée, vous n'êtes pas le banquier ou le juge. Une signature engage trop l'enfant, c'est une contrainte trop lourde.

Cette maman a fait un mémo de la conversation qu'elle a eue avec ses enfants. Cela peut vous inspirer.

Elle explique que ça l'a aussi aidée à fixer ses objectifs, ce qu'elle veut, elle !

Mon collège at home

Aller doucement au départ. Progresser depuis là où j'en suis

Quand j'aurai trouvé une bonne méthode de travail qui me fait progresser agréablement, je la garde jusqu'à ce qu'elle ne convienne plus

Bien me reposer pour être en forme intellectuellement pour mes apprentissages, je fais attention à mon sommeil. Je me couche tôt

Prévoir d'être chaque jour bien concentré un temps donné pour apprendre des choses nouvelles

Prendre du plaisir. Car le plaisir est un bon indice de progrès

😉 Accepter de ne pas y arriver ! Me laisser du temps, comprendre que mon esprit, ne peut pas tout savoir tout de suite. Je vais me tromper ! Je vais faire des erreurs, c'est naturel et logique. La répétition le temps en persévérant permet de tout apprendre

En cas de ras-le-bol, je fais une pause, je demande de l'aide, j'en parle. Car je sais changer de lieu, de matière, d'horaire, de méthode

Savoir : pourquoi est-ce que j'apprends chacune de ces matières ? Savoir à quoi elles servent

Mon avenir et non "faire plaisir à maman"

Pensez que ce que je fais pour avoir des connaissances, c'est pour MON avenir

Être fier de prendre en main comme un grand mes cours et mes progrès 🙂

Aider ma sœur/mon frère si besoin dans la compréhension des leçons

Eviter de me comparer aux autres

Essayez de me mettre au travail seul, grandir en autonomie

Écouter de la musique si elle m'aide à me concentrer, et uniquement du classique ou rien de préférence

Faire du sport

Laissez mon portable dans la cuisine durant la semaine et pas d'ordinateur car il ne développera pas mon cerveau à ma place

Etre équilibré dans le temps que je veux prendre pour les films et les jeux vidéo, j'ai pour ça un contrat moral avec mes parents

Rien n'est figé, si je suis en difficulté, je le constate calmement puis j'en parle à maman

Je comprends cependant qu'elle a aussi ses activités et donc je ne la dérange pas pour rien, sans avoir réfléchi et cherché seul suffisamment longtemps

Je ne laisse pas les difficultés s’accumuler. Que ce soit scolaire, affectif, physique, moral, spirituel ou mental si j'ai trop de soucis, je me fais aider pour ne pas être mal. Je suis humble, maman est là pour moi.

Certains jours, j'aurai plus envie d'apprendre que d'autres mais je sais que 1 seule heure de travail vaut mieux que pas de travail du tout. Donc, le mieux que je puisse tous les jours, c'est le secret !

Je multiplie les façons d'apprendre : car je peux me faire ma leçon moi-même !

Images, audition, chant, écriture, recopiages, notes, taper à l'ordi, écrire sur une feuille, lire dans la tête, lire à voix haute, réciter à quelqu'un, partager mon savoir, apprendre en jouant...

Je prends conscience que grâce au collège in home, je peux passer plus de temps avec ma famille, ma mère mon petit frère ma sœur/ mon frère ; j'ai plus de temps pour jouer ! ;-))

Ma mère est très fière de moi, je suis fier de moi, je suis un enfant libre !

Et au jour le jour

  • Je ne ferai de l'ordinateur qu'en week-end
  • Je me rends utile en regardant si le couvert est mis
  • J'essaie de voir comment je peux aider papa et maman

Voilà ce que peut être un exemple de contrat moral avec l'enfant.

Nous en avons parlé dès le départ, dans "vos premiers pas".

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Amour fusionnel

Amour fusionnel, où en suis-je ?

Partons d'un cas parmi d'autres mais qui vaudra pour tous. On nous écrit:

"Nous avons développé avec notre enfant une relation forte et intime et nous pensons que de passer de longues journées sans le flux d’amour et d’émotions auquel il est habitué finit par trop lui peser" (de jeunes parents)

Un message qui sonne pour nous comme une alerte. Tout ici témoigne de dérives qui nuisent à l'enfant.

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Amour fusionnel: quel est le risque ?

Voilà une maman qui estime que son enfant est "habitué à un flux d'amour et d'émotions". On espère qu'il a le temps de souffler quand même ! Un flux d'émotions ? Préservez-en votre enfant, de grâce. Une belle émotion par jour, c'est déjà beaucoup. Franchement, si vous pensez que votre enfant reçoit "un flux", il est temps de réfléchir à changer de vie pour lui, car d'une part ses sentiments vont finir par s'user, mais d'autre part vous le mettez en situation de danger. Les émotions mettent l'enfant en situation de danger parce qu'il est "à cœur ouvert". Une émotion doit couronner des situations sécurisées et suffisamment rares. Vous voyez bien la différence qu'il y a entre boire un excellent vin lors d'un repas et en boire toute la journée à jeun. Il en va de même pour les émotions. Donc, non, votre enfant n'a pas besoin d'un flux d'émotion.

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L'amour fusionnel vu comme un merveilleux jardin d'amour...

Cette maman dit que ce manque affectif "finit par trop peser" à l'enfant. Oui, forcément. Mais en même temps, ne pensez pas que c'est un fardeau écrasant pour lui. L'enfant fera naturellement du ménage dans son cœur et aura tendance à être moins affectif en grandissant. Sauf si on le maintient dans une situation d'immaturité affective. Voilà pourquoi vous devez apprendre, vous parent, la juste distance qui nous est chère.

Mais ne soyez pas dans la crainte d'un surpoids affectif. Les parents aimeraient que la situation affective soit extrêmement intense et "belle" à leurs yeux (c'est une proposition qui arrive chez de jeunes parents) tout en redoutant un lien trop fort. Ils ont tort d'avoir cette crainte. Pour plusieurs raisons.

Une fois qu'on a fait le plein, il n'est plus à faire... avant d'avoir épuisé la réserve. Si l'enfant a reçu sa dose d'affection, il ne peut être en manque. Il le sera s'il est en état de dépendance, d'addiction. Il faudra alors le sevrer progressivement.

Autre symptôme : "le flux d’amour et d’émotions auquel il est habitué". On ne s'habitue pas à l'amour, on s'habitue à l'affection. On s'habitue aux émotions qui se répètent. Et à force d'habitude, à terme, l'enfant sera attiré par autre chose, naturellement. Vous aimeriez que ça dure, lui pas. Et c'est normal: il a besoin d'être indépendant affectivement. Si, au contraire, il persistait à souhaiter un rapport affectif très dense avec vous, il est probable qu'il serait  dans un rapport de dépendance affective. Ce qu'on ne peut souhaiter: et oui, chères mamans, vous devez souhaiter que votre enfant vous quitte un jour ! L'enfant a besoin de diriger lui-même ses sentiments pour atteindre l'âge adulte. Il doit s'envoler d'abord affectivement avant de pouvoir le faire physiquement.

Comment faire face au manque d'amour ?

En le rassasiant. Le manque d'affection perturbe un enfant jusqu'au moment où il en est rassasié. Beaucoup de nos mamans expliquent que leur petit enfant est toujours collé à elles. C'est normal. S'ils vont à la crèche ou chez une nounou, s'ils vont à l'école, ils sont en manque de vous. Vous les avez donc toujours "dans les jambes" quand ils sont à la maison. Tout ça est normal. Ils ont besoin de faire le plein d'autant plus qu'ils ont été privés. Par ailleurs, ils viennent auprès de vous "faire le plein" plus souvent, on pourrait dire que leur 'réservoir' est plus petit, de même qu'ils ont besoin de plus de sommeil. Vous leur donnez donc autant qu'ils en ont besoin. Quand n'en ont-ils plus besoin ? Lorsqu'ils se détachent de vous par eux-même. Ils vous le manifestent inconsciemment en allant voir plus loin.

Les mamans qui font l'école à la maison ont leur enfant beaucoup moins dans les jambes, par conséquent. Ne craignez donc pas de faire l'école à la maison au motif que l'enfant sera toujours là, ce sera le contraire. Mais nous l'avons dit.

Aimer, c'est d'abord permettre d'être

Plus vous satisferez les besoins affectifs de l'enfant, plus il sera capable de s'éloigner et d'être autonome, mais aussi de conquérir son horizon, de gagner en expériences etc.

Car aimer, c'est d'abord permettre d'être. Et être, c'est aussi devenir.

Donnez un bon moment, le juste moment. N'allez pas plus loin. Souvent, le petit enfant vient vers nous: il a besoin de "faire le plein". Mais ça ne dure pas éternellement: viendra le moment où il s'éloignera de lui-même. Pour revenir plus tard refaire le plein. C'est ainsi que vous devez voir les choses. Ce n'est pas parce qu'il s'éloigne de vous de 10 mètres qu'il ne vous aime plus ou qu'il manque d'affection: il a autre chose à faire dans la vie, et notamment développer ses facultés, rassasier sa curiosité etc.

Parfois aussi, un enfant pleure parce que vous partez en course. Donnez-lui un baiser, cela suffit le plus souvent à "faire son plein" d'affection. Il a aussi besoin de vous voir vous éloigner, c'est un apprentissage. Il ne doit pas être "en fusion" avec vous, mais en communion. Ce n'est pas du tout pareil.

Le manque d'affection n'est pas ce qui perturbe, dès lors que vous lui donnez ce dont il a besoin et non ce dont vous avez besoin. Un enfant ne vit pas en permanence dans ce type de relations avec ses parents, il a besoin d'autre chose aussi et il revient aux parents de ne pas rechercher une relation fusionnelle qui va léser l'enfant.

Evitez à tout prix l'amour fusionné

En fait, évitez à tout prix cet amour fusionnel et préférez un amour de communion, ce qui est très différent. Communiez avec votre enfant, partagez, mais ne cherchez pas à être lui et lui à être vous, ni vous en lui ni lui en vous. Chassez cette tentation qui ne vient que de vous. C'est un besoin fréquent chez les mamans en manque d'affection qui attendent de leur enfant qu'il pourvoie à ce manque, tout en disant que c'est l'enfant qui en a besoin. Un enfant équilibré a besoin d'une "quantité" raisonnable d'affection et quand il sera ado, il aura surtout besoin que vous vous mainteniez à distance. De même que le fruit se détache de l'arbre. Il faut atteindre l'âge de la maturité adulte avant de maîtriser ses sentiments et ses affections, et c'est alors que l'enfant peut revenir vers ses parents, sur un mode de relation équilibrée, sans dépendance.

Si vous avez le sentiment d'être dans une relation fusionnelle, attention donc à ne pas vous tromper et y mettre un terme, laisser-lui la possibilité de s'épanouir. Nous avons trop de cas d'enfants très déséquilibrés à cause d'une enfance fusionnelle. Vous devez en ce cas apprendre la juste distance, lui permettre de voler de ses propres ailes et vous dire que le but n'est PAS que l'enfant vous aime. On ne cherche pas à être aimé de son enfant.

Vous avez gardé l'enfant une semaine et ça allait mieux: l'enfant était plus heureux. Le problème était à l'école. Il n'y était pas bien. Ce n'est pas l'absence d'amour de votre part qui pose problème puisque vous le lui donnez tous les soirs, c'est la présence de quelque chose à l'école. Il se sent certainement angoissé, dévalorisé, quelque chose cloche.

Vous avez raison d'étudier l'environnement de l'enfant, ce sont des facteurs déterminants.

"Y a-t-il des modes de garde auxquels nous n’aurions pas pensé ?"

C'est votre manière de le garder qui doit changer pour vous permettre d'avoir le temps et c'est ainsi que font tous les parents (les mamans) qui réussissent. Il est possible que vous n'imaginiez pas d'avoir votre enfant avec vous sans vous en occuper directement. Ce serait pourtant ce qu'il faudrait faire: vaquer à vos occupations sans vous occuper de lui, le laisser à lui-même, de façon à ce qu'il développe progressivement ses facultés d'autonomie... et ainsi vous avez de moins en moins besoin d'être sur lui. Nous avons le sentiment qu'il y a trop d'adultes autour de lui, et spécialement trop de présence féminine. Une omniprésence féminine polarise fortement l'enfant, de même qu'une omniprésence masculine (plus rare mais on va y arriver avec les couples homos).

Juste distance

Le fin mot de l'histoire, c'est la juste distance que nous enseignons depuis des années. Cette juste distance vaut aussi bien en cours de scolarité que dans votre vie professionnelle avec vos collègues: ne soyez pas trop proche, c'est la tentation actuelle du copinage qui débouche sur des procès en série. Chaque être humain a une place; à lui de la conquérir et de la garder. Cette place peut évoluer, grandir en responsabilités, mais votre place n'est jamais "à la place d'autrui". Votre enfant n'est pas vous, il ne vous doit rien sur le plan affectif, vous ne pouvez le comprendre entièrement, vous ne pouvez comprendre ses sentiments, vous ne pouvez pas les analyser. Vous ne pouvez pas garder contre vous "votre gros bébé d'amour." Il y a eu un temps pour ça, c'était le temps de la petite enfance.

Vouloir maintenir avec son enfant une relation fusionnelle est tout simplement un attentat contre l'intégrité de votre enfant. Quand nous lisons "Nous avons en effet développé avec lui une relation forte et intime", nous redoutons la glissade. L'intimité de votre enfant est son trésor, il ne vous appartient pas d'y faire irruption. Elle ne vous regarde pas et si elle vous a été confiée quand l'enfant était petit, il faut aussi vous dire qu'elle était moins fragile parce que moins développée. Au fur et à mesure que l'enfant grandit, l'intimité grandit avec lui et elle devient sensible. Gardez-vous à l'écart.

La juste distance sera pour vous une recherche permanente où les principes qui doivent vous guider sont "respect", "discrétion", "tact", "vigilance", parfois "courage" et "énergie" quand il faut intervenir, ainsi qu"humour" et "quant à soi".

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La dysorthographie: la vaincre chez soi, à la maison, sans spécialiste

Guérir

La première des choses dont les parents veulent entendre parler, c'est de guérir la dysorthographie de leur enfant.

Si c'est de la dyslexie que vous vous inquiétez, c'est ici.

Partout, on trouve des constats sur ce "trouble" mais on a bien du mal à le guérir sans... mettre la main au portefeuille. Et la plupart du temps, on recolle quelques morceaux sans un résultat très brillant. Il faut payer des spécialistes plus chers.

Bref, l'école qui est censée être gratuite redevient coûteuse.

Or, la guérison de la dysorthographie est possible. Et dans cet article, nous allons vous dire comment.

Encore faut-il faire une mise au point au sujet de la dysorthographie.

P11007682 La dysorthographie, la vaincre chez soi
La dysorthographie provient à certains enfants et pas d'autres. Pourquoi ?

Constatée de plus en plus fréquemment, on la combat sans dire en réalité son origine. Si un enfant ne sait pas conjuguer, poser un pluriel ou écrire correctement des mots composés, c'est, dit-on, de sa faute, il a un problème. Partout, on reprend le discours culpabilisant de l'Education Nationale :

"La dysorthographie est un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe", lit-on sur un site parmi d'autres." Il affecte principalement l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème‑graphème (correspondance de l’unité sonore à son unité écrite) ainsi que la capacité à se représenter visuellement l’orthographe des mots." (sic !)

On ne voit pas bien de quoi l'orthographe peut être d'autre que celle des mots mais passons. On note les barbarismes: "phonème‑graphème (correspondance de l’unité sonore à son unité écrite)". Nous dirons plus simplement les lettres et les sons.

Mais vous l'avez noté: votre enfant a un trouble, c'est lui qui a un problème.

Les choses vont s'aggraver:

Comme la dysgraphie, la dyslexie ou la dyscalculie, la dysorthographie : c'est un trouble du langage écrit et scolaire (sic).

Voilà que votre enfant est malade.

Et la solution miracle:

Les difficultés d'écriture qu'elle entraîne peuvent être diagnostiquées et traitées par l'orthophonie, par le biais d'une rééducation.

Rééducation, le mot est lancé. Mais, s'il y a rééducation, c'est qu'il y a eu éducation ? Aurait-elle été mal faite ? Ou n'aurait-elle tout simplement pas eu lieu ?

On nous dit encore:

La dysorthographie se définit comme un trouble de l'acquisition de l'orthographe.

Là, c'est l'aveu: un enfant n'est pas censé savoir comment acquérir: c'est aux adultes de mettre à sa disposition une méthode qui ne lui pose aucun problème. Imaginez que votre garagiste vous dise: "Vous avez un trouble d'acquisition des méthodes d'entretien de votre véhicule, qui est en panne maintenant." Vous en ririez: personne ne vous a montré comment faire et d'ailleurs, vous pensiez que le véhicule vous avertirait lui-même de ses éventuelles pannes. Le garagiste est censé réparer et puis c'est tout, il n'a pas à vous juger. C'est pourtant ce que fait l'école: elle juge votre enfant qui est censé savoir apprendre alors qu'en principe, c'est à l'école de savoir enseigner.

Cette nuance est fondamentale.

On a donc clairement un faux diagnostic: ce n'est pas l'acquisition par l'enfant qui pose problème mais la méthode que les adultes ont employée pour que l'enfant acquière l'orthographe. Nuance de taille !

Ce problème d'apprentissage se traduit à l'écrit par des difficultés :

  • à respecter l'orthographe des mots :
    fautes d'orthographe ;
    découpages anarchiques des mots avec des mots collés (« unabit » pour « un habit ») ;
    disparition ou transformation de certains sons (« fagile » pour « fragile ») ou syllabes (« vragile ») ;
    ajout de lettres ou de syllabes ;
    inversion (« fargile »).
  • à recopier un texte.
  • à conjuguer et à faire l'accord correctement dans le groupe nominal et le groupe verbal.
  • à organiser des phrases syntaxiquement correctes.

Voilà du constat, qui est exact d'ailleurs.

Avec le système, vous ne saurez donc pas d'où vient le problème

Vous avez remarqué, on ne vous dit nulle part d'où vient le problème. On ne sait pas. On vous propose des spécialistes, qu'il va falloir payer, mais on ne vous dit pas comment éviter le problème pour votre enfant suivant. Il y a une fatalité. C'est comme ça, c'est inexplicable.

On peut prendre en charge votre enfant mais pas vous dire ce qui s'est passé.

On vous dit qu'il faut:

Diagnostiquer la dysorthographie

La dysorthographie est un trouble de l'apprentissage qui ne peut être diagnostiqué qu'à la suite d'un bilan orthophonique complet.

Bref, préparez votre chéquier.

Il faut en effet que l'orthophoniste procède à l'évaluation approfondie d'un patient afin de s'assurer que celui-ci ne souffre pas.

"Qu'il ne souffre pas"... vous faire peur ne fera pas de mal... au business.

Ces difficultés entraînent notamment une écriture lente, irrégulière et maladroite. Les rédactions sont anormalement pauvres.

Voilà qui nous fait sourire: on ne fait plus de rédaction à l'école (c'est un exercice "humiliant" voir "réactionnaire" et "archaïque"), comment l'enfant pourrait-il aller vite ?

Nacelle_d’un_ballon-poste La dysorthographie, la vaincre chez soi
Au temps de Jules Verne, aucun "trouble de la dysorthographie". L'enfant pouvait s'envoler vers des sommets en français...

On vous dit encore:

La dysorthographie est un trouble persistant.

Faux. Il n'y a aucune dys qui ne puisse être guérie, nous en avons fait souvent la démonstration. Toutes les dyslexies, dyspraxies ou dysorthographies peuvent être soignées intégralement. Votre dyspraxie du karaté qui vient de ce que vous n'avez jamais appris le karaté, va être guérie miraculeusement grâce à quelques cours de karaté...

Viennent ensuite des propositions fallacieuses:

Ce bilan est complété par une évaluation neuropsychologique qui détermine les éléments à mettre en œuvre pour venir en aide à chaque patient en fonction de ses difficultés propres.

Votre enfant est maintenant en lisière du monde psychiatrique. Il n'y a plus qu'un pas à faire pour le mettre sous Ritaline, voire en établissement spécialisé. Plus tard, il dira: "Quand j'étais petit, j'avais des problèmes mentaux." C'est grave. Et là aussi, c'est faux.

On met ici le doigt sur un système qui sévissait en Union soviétique: la psychiatrisation de l'individu. Comme on n'a pas parfaitement réussi à faire de vous de gentils consommateurs, on va vous psychiatriser et vous dire fou.

Cette évaluation neuropsychologique étant dépourvue de scanner cérébral (IRM), elle sera une vague série de tests qui ne sera jamais en mesure de dire s'il y a, formellement, un problème cérébral, à défaut de constater un trauma dont, d'ailleurs, la science a toutes les peines à les interpréter (il y a des traumas qui ne laissent aucune trace et des traumas qui laissent des effets secondaires). Mais le pire, c'est que 999 fois sur 1000, on vous donnera des résultats de tests sans avoir passé d'IRM ! Ce qui est scandaleux là aussi car on ne peut rien affirmer sans savoir. On ne connaît pratiquement pas le cerveau. Les gens qui font des diagnostics définitifs sont donc tout simplement, unanimement, des faussaires. Nous le disons avec toute la communauté scientifique sérieuse.

Vient ensuite, avec ce diagnostic faux, la "prise en charge" et même, on vous proposera de l'argent ou des avantages...

Prise en charge de la dysorthographie

Le traitement de la dysorthographie passe par la rééducation orthophonique. Cette prise en charge est personnalisée et, grâce à elle, l'enfant apprend à faire face à ses difficultés.

D'autres professionnels peuvent venir compléter l'approche orthophonique. Les ergothérapeutes sont souvent les mieux placés pour venir en aide aux enfants dysorthographiques.

Aménagements scolaires en cas de dysorthographie

Les enfants présentant une dysorthographie auront de très grandes difficultés scolaires.

Dans le cadre scolaire, pour ne pas les pénaliser et augmenter leur dévalorisation mais plutôt les aider à progresser efficacement en parallèle d'un travail orthophonique, les enfants souffrant de dysorthographie peuvent, suite au bilan neuropsychologique, bénéficier de certaines aides :

davantage de temps pour les productions écrites (tiers temps supplémentaire au baccalauréat, par exemple) en ayant été entraîné à faire plusieurs relectures.

réduction d' un exercice (ne demander à en faire que la moitié) ; autorisation d'avoir sous les yeux des règles d'orthographe écrites ;

correction assouplie qui tient compte du handicap...

Voilà: votre enfant bénéficiant d'avantages, on a réglé le problème. Sauf que... l'absence de bonne méthode fait que son niveau va encore baisser et les troubles s'aggraver. On facilite son travail ? C'est comme pour un champion de diminuer ses entraînements: il va encore baisser. Mauvaise solution.

Alors maintenant, voyons d'où vient la dysorthographie et comment allez-vous pouvoir arranger les choses ?

En faisant ce que l'école ne fait plus.

Voulez-vous un preuve que la dysorthographie est un problème de l'école ?

Les dysorthographies, comme les dyslexies, les dyspraxies de toutes sortes, les dyscalculies, les dysécolies, les dysmathies etc. n'existaient pas il y a quarante ans.

L'école vous dit "C'est parce qu'on avait pas les moyens de les détecter." C'est faux. Les moyens actuels sont exactement les mêmes que ceux des enseignants de jadis : au quotidien ou lors de bilans. Il n'y a eu aucun outil nouveau dans les écoles pour détecter ce problème, on n'a pas installé de scanner et les profs ne sont pas plus capables de dire qu'un enfant a du retard, au contraire, leur propre niveau ayant chuté, ils sont moins capables en moyenne de détecter le problème chez l'enfant. L'institutrice de 1950 découvrait tout de suite le problème et le résorbait en quelques cours grâce à des exercices appropriés.

En fait, ces pseudo-troubles n'existaient pas parce que l'école à cette époque-là utilisaient encore les bonnes méthodes. Dans les écoles où on utilise les bonnes méthodes, il n'y a pas de dysorthographies, ni de dyslexies, ni de dyspraxies. C'est net, carré, imparable. Ce n'est pas que les enfants soient différents: les enfants réagissent de la manière dont ils sont sollicités.

Au Japon ou dans les bonnes écoles, point de dys, ou pratiquement pas. Preuve éclatante du diagnostic faux fait en Occident.

Dysorthographie = mauvaise école

L'enfant rend ce qu'on lui a donné, il reflète la manière dont on l'a éduqué. Si on ne lui apprend pas bien, il ne saura pas. Ce n'est pas qu'il ait un "trouble", c'est qu'il ne sait pas, tout simplement. Par conséquent, l'échec d'un enfant détecte l'échec d'une école ou au moins d'un enseignant. La dyslexie, quelle que soit sa forme, par exemple une dysorthographie, est la preuve que l'enseignement n'a pas été bon.

Comprendre le cerveau

Ce qu'il faut comprendre, c'est que le cerveau fonctionne de manière naturelle et qu'il ne produit de résultat que parce qu'il a été entraîné. C'est cela qu'on sait sur le cerveau, et non où se loge tel trauma ou telle "dyslexie". On sait quelles sont ses réactions, c'est à peu près tout. Donc, on sait quelle méthode fonctionne. La bonne méthode est une question de pratique. Comme le corps. Vous ne pouvez réussir physiquement ou intellectuellement que si vous avez été entraîné, sollicité judicieusement. Quand vous avez compris ça, vous avez tout compris. Il n'y a strictement rien de plus savant que ça. N'importe quelle maman peut le comprendre: elle a tous les éléments à sa disposition pour réussir.

Expérience: nous montrons que... tous les profs sont dyspraxiques

Nous faisons souvent une petite expérience avec les profs qui nous disent que leur élève est dys: nous l'invitons chez nous, et nous le conduisons au dojo. Là, nous lui montrons un kata de karaté du niveau 1er Dan, trois fois. Ensuite, nous lui demandons de le faire. Il fait deux mouvements et s'arrête. Nous lui disons alors: "Vous êtes dyspraxique." Naturellement, il proteste: "Pas du tout; vous ne m'avez pas bien montré, je n'ai pas eu le temps de m'exercer !" A ce moment-là, nous lui disons: "Voilà, vous avez compris. Pourtant, c'est exactement ce que vous faites avec vos élèves." Cela donne à réfléchir et l'enseignant repart de cette expérience avec un état d'esprit totalement différent.

Qu'en est-il de ce "trouble de la dysorthographie" ?

En réalité, vous l'avez compris maintenant, ce trouble est d'abord celui de l'école. C'est l'école qui a un problème car elle n'a pas su enseigner l'orthographe à votre enfant. Plus l'école est mal classée... plus le nombre de dys est élevé. Le "trouble" apparaît là où on ne sait pas montrer à l'enfant les choses simplement. La dysorthographie n'existe pas, par exemple, dans les écoles qui pratiquent la dictée chaque semaine. Quand vous aviez des dictées régulières à l'école, vous n'aviez pas ce trouble vous-même.

L'école est un "repaire de khmers rouges", comme on le voit dans cet article : "De grands chercheurs, comme Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et spécialiste du cerveau, expliquaient que les méthodes courantes de lecture constituaient un « déni de la réalité scientifique ». Ils étaient ignorés. Ou traités de « réacs »."

Deux chercheuses publient une enquête expliquant les raisons du désastre de l’enseignement de la lecture. Et démontrent qu’elles ont la solution pour en finir avec ces 40 % d’écoliers entrant en sixième [6e année de scolarisation, fin du primaire] sans maîtriser le français.

Elles auraient dû être saluées en héroïnes par la ministre de l’Éducation et les syndicats d’enseignants. Qui les ont ignorées. Parce que leur conclusion est inaudible : l’enseignement de la lecture est catastrophique parce que les méthodes pédagogiques utilisées depuis trois décennies sont catastrophiques."

C'est ce que nous disons depuis toujours.

Parfois, une erreur revenait, comme le raconte Chemin:

Ah ! Les dictées quotidiennes! D’abord on les écoutait attentivement. Le maître les lisait en faisant chanter les terminaisons des verbes, les pluriels des noms,des articles, les doubles consonnes…  La dictée se faisait ensuite dans un grand silence attentif. Le maître la relisait normalement. Il nous disait de faire attention aux pluriels, aux personnes des verbes conjugués. Après avoir nous-mêmes relu nos écrits, le maître retournait le tableau où la dictée était écrite d’une belle écriture, sans aucune faute. Plus de cinq fautes: zéro. Et on la recopiait. J’avais eu 500 fois à copier le mot 'moitié' car j’y ajoutais invariablement un r à la fin. Au bout d’une centaine de mots le r était réapparu ! Alors le maître a haussé les épaules. Cet haussement d’épaules est inoubliable pour moi. J’en frémis encore ! Ce maître ? Je le vénérais ! Il y a de cela plus de quarante ans !!

Autrement dit, l'école, avec l'aide des professionnels ont décidé d'étiqueter votre enfant d'un trouble alors que c'est elle qui ne sait pas enseigner, qui n'est pas compétente.

Mais comme elle refuse de reconnaître son incompétence, elle préfère accuser votre enfant: c'est lui le coupable.

Et pour ce faire, elle invente des mots: dysorthographie, dyspraxie, dyslexie, dysmathie, dyspraxie et même maintenant dysécolie. De tels mots donnent un air savant au diagnostic. Ne vous laissez pas tromper.

L'école et les professionnels sous-entendent que votre enfant est le responsable de ses maux et qu'il est malade.

Tout cela est faux.

Nous expliquons à longueur d'année que la dysorthographie est le résultat de mauvaises méthodes. Nous montrons que la dysorthographie, comme la dyslexie générale, la dyspraxie ou la dyscalculie, se résorbent aisément.

En quelques jours, la dysorthographie de Cédric a disparu, en pratiquant les dictées que vous nous conseillez, il s'amuse beaucoup en plus (Sylvie et Eric Rodriguez)

Nous avions ce problème de dysorthographie avec L. mais maintenant je dois avouer que c'est un problème derrière nous. Nous avons suivi vos conseils en laissant tomber l'orthophoniste qui certes a fait un travail intéressant mais nous pouvions le faire nous-même à la maison et ça a marché à merveille (Nathalie et Jean-Michel Val)

La dysorthographie de Javier est un cauchemar terminé et il est même fier maintenant d'être plutôt fort en dictées nous faisons souvent des dictées de Pivot et nous nous amusons tous comme des fous. Merci Rémy et Cécile ! (Jean-Marc et Adeline Bouchard)

Et juste ce matin:

En fin d’année de CE2 la maîtresse de ma fille m a parlé d une éventuelle dysorthographie. Je suis allée voir 2 orthophonistes qui m ont confirmé la dysorthographie de ma fille. Comme elles n avaient pas le temps de m expliquer comment elles allaient aider ma fille et que mes questions les ennuyées, je me suis donc mise à la recherche d informations sur les dys, et j ai bien fait. J ai trouvé le merveilleux livre de Mme Nuyts, Dyslexie, Dyscalculie, Dysorthographie, Troubles de la mémoire : Préventions et remèdes, que j ai dévoré. Il m a fait comprendre pourquoi ma fille faisait des fautes d orthographe, pourquoi certaines leçons n étaient pas comprises , pourquoi m a fille pensait savoir une leçon et finalement elle ne savait pas vraiment et pourquoi elle se sentait nulle. Tout ça parce qu il n y a pas d explications à l école, que les enfants travaillent sans se parler, qu on balance des leçons et des exercices et qu après on passe à autre chose. Cela m a même permis de découvrir pourquoi je me sentais si nulle à l ecole je suis comme ma fille incapable de reproduire quelque chose que je n ai pas compris, besoin de réflexions. J ai donc décidée d essayer les remèdes proposés dans le livre durant l été et ça a a marché (Karine)

Définition de la dysorthographie: trouble de l'orthographe se développant chez l'enfant qui n'a pas eu de bon enseignant.

 


Intelligences multiples et test d’intelligence

Le test d'intelligence, une mode qui va s'amplifiant

On fait faire beaucoup de tests aux enfants pour évaluer leurs capacités. Une mode déplorable.

Déjà, les tests sont souvent partiels et donc on passe souvent à côté de tas de choses. Les tests de QI par exemple ne prennent en compte que la logique mathématique, la capacité visuelle (formes et couleurs), la mémoire et du vocabulaire (autrement dit une capacité linguistique).

Howard Gardner a beaucoup travaillé sur les intelligences multiples. On peut en tirer le graphisme suivant (cliquez pour agrandir puis revenez en arrière pour poursuivre):

intelligences-multiples test d'intelligence : ils sont limités, ce graphisme montre peu de choses finalement
Intelligence multiple: c'est mieux, mais c'est encore loin d'être bien

Gardner distingue les champs suivants des facultés: visuel, linguistique, logique, kinétique, interpersonnel, intrapersonnel, musical, naturaliste. On pourrait y ajouter l'intelligence émotionnelle qui est un mieux, échappant aux catégories précédentes: l'émotion peut surgir dans tous les champs.

Test d'intelligence ou test... d'intelligence multiple

Intéressant. Mais nous restons sur notre faim.

Nous citons: "Comme souvent, lors des nouvelles découvertes, les intelligences multiples ont été présentées comme exclusives : on était bon soit en mathématiques soit en langues. En réalité, nous sommes tous plus ou moins bons dans les différentes formes d’intelligences et on peut parler de formes dominantes chez chacun de nous."

Il est évident que le parent aura tendance à voir chez son enfant une ou deux facultés dominantes, alors que toutes les facultés existent chez l'enfant, à des degrés divers.

Faisons une parenthèse pratique en disant que nous savons, sur ce site, que le développement de chacune de ces facultés dépendra de pratiques et de fréquentations : on devient ce qu'on fait et souvent, on fait ce qu'on aime.

C'est d'ailleurs dans ce qu'on aime que réside ce qu'on appelle l'inné: on est davantage poussé vers quelque chose qu'on se met à maîtriser progressivement. Les autres parlent alors de don. C'est un penchant qui a conduit à une fréquentation et une pratique. On n'a aucun enfant doué pour le dessin qui n'ait pratiqué.

Revenons maintenant au plus important.

Le manque essentiel

Howard Gardner lui-même, qui a distingué entre les diverses intelligences, ne prend pas en compte l'intelligence métaphysique, qui englobe l'intelligence philosophique.

Prenons une image: le spécialiste, qui cherche des facultés chez votre enfant, est comme le commentateur du match de foot qui évalue la performance des joueurs et leur capacité à mettre des buts. L'enfant métaphysique (c'est-à-dire au départ tous les enfants) se demandera: "Pourquoi ces gens courent-ils après un ballon, quel est ce rite ? Il y a deux camps, pourquoi pas trois ? Pourquoi pas un seul ?"

La métaphysique est cette qualité première de donner un sens qui relie les choses et les explique, ou les cherche. C'est le regard au-dessus des choses et qui les explique.

On ne trouve strictement jamais de tests métaphysiques, qui seraient beaucoup plus intéressants que les tests habituels car ils révéleraient  une dimension bien plus vaste de l'enfant. Il est certain que cela fait peur aux professionnels, qui ne sont pas eux-mêmes toujours capables de métaphysique. Notez bien ceci: le professionnel ne va tester que ce qu'il connaît, voilà pourquoi la société met tant de temps à déceler les capacités exceptionnelles. L'enfant parfois lui demande pourquoi il doit faire ces tests et le professionnel donne une raison spécieuse: il faut qu'on sache quelles sont tes facultés. Et il ajoute, bienveillant, que l'enfant ne sera pas jugé par ces tests. Mais il omet l'essentiel: ces tests ne testent rien d'important, ou peu de choses, à côté de ce que porte l'enfant. L'enfant est beaucoup plus grand que les tests. Alors que, remarquez-le, on soumet l'enfant aux tests. En lui expliquant qu'on recherche telle ou telle faculté de l'enfant, on attire son attention sur une chose spécifique, "en bas" de son être, en aval de ses plus hautes dimensions: on le fait descendre de la sphère métaphysique à la sphère contingente, rationnelle ou même matérialiste.

Le professionnel ne teste que ce qu'il connaît

De là, vous comprenez bien que ce qui échappe au regard du professionnel ne l'intéresse pas, c'est rejeté. L'enfant est incompris.

De véritables tests devraient donc impliquer que la société accepte que l'enfant soit autre chose qu'une machine évoluée, qui touche, entend, voit et goûte, raisonne, aime et ressent. C'est beaucoup plus que ça !

L'être humain est actuellement analysé selon des outils très limités.

Gardner le montre très bien: il élargit énormément le spectre de recherche mais reste lui-même dans un monde cartésien, philosophiquement et métaphysiquement presque vide. On a des facultés mais on n'a aucun sens. On a une fillette douée en dessin. Très bien. Quelques années plus tard, la faculté a disparu. Tant pis. On prend les informations sans leur donner de sens. On est en fait dans la technique psychologique. Comme le commentateur parle du poids du joueur de foot ou de sa blessure au ménisque. Combien d'entraîneurs n'obtiennent aucun résultat, parce qu'ils ne font qu'additionner des techniques ? De même, le chef d'orchestre qui fait travailler telle virtuosité, sans se demander quelle intention première va porter l’œuvre interprétée, est-il dans la performance facile, propre, et sans intérêt. On peut ainsi très bien ressentir une émotion puissante en écoutant un concert de 1935 alors qu'on s'ennuie avec le Dolby digital d'un orchestre impeccable d'aujourd'hui. C'est glacé. On dit que c'est "sans âme". On peut prendre aussi l'image de la maison techniquement parfaite, la maison d'architecte bio... sans âme, qui ne donne rien à ressentir. La vieille ferme de votre aïeule vous fait bien plus d'effet, vous vous y sentez bien.

De même avec l'enfant: on peut tester ses facultés, et même les travailler, mais s'il n'y a pas de sens profond, d'âme, c'est perte de temps, stress et dépenses inutiles.

Quel est le sens de telle faculté, qu'est-ce que cela manifeste, voilà la question supérieure qui élèvera le regard, et l'enfant.

La métaphysique est la première véritable intelligence du petit enfant.

La métaphysique est la première véritable intelligence, celle du petit enfant.

Vous avez des enfants qui ont une intelligence métaphysique sublime, qui se retrouvent plaqués au sol, ridiculisés, par des tests qui ne prennent en compte que leurs capacités cognitives basiques. Un test de QI peut très bien donner une note basse à un génie, en réalité.

Les croyants le savent très bien, qui considèrent que le Christ est là, dans l'enfant : va-t-on l'évaluer ? Non, bien sûr. On voit donc très bien que l'important n'est pas d'évaluer les capacités de l'enfant, mais de faire en sorte que l'enfant puisse les manifester, et cela porte une obligation: donner un sens, une perspective. Chez le jeune adulte, une vocation. Toutes sortes de choses combattues, interdites par la société psychanalytique et psychiatrique du monde de l'éducation.

Car nous mettons formellement en accusation ce monde de spécialistes, ce monde de l'éducation. Les tests sur l'enfant actuels, limités, n'ont de raison d'être que lorsqu'on cherche à corriger d'éventuelles carences physiques (ouïe, vision...); il est dangereux et même illégitime de rechercher des carences cognitives alors qu'on n'a pas fourni à l'enfant une pratique et une fréquentation du savoir mis en cause. C'est à l'école, aux parents, de faire en sorte que l'enfant fasse ses apprentissages, et là se situe 99% du problème. Mais surtout, les tests devraient, dans un avenir inconnu, rechercher les moyens supplémentaires de l'expression, du déploiement de l'enfant.

Nous verrons dans un prochain article comment élever le niveau métaphysique d'un enfant.

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Le regard des gens. « Le regard fait l’être. »

Rémy disait « Le regard fait l’être » dans l'un de ses articles et cela inspire Sonia. 

« Le regard fait l’être ».

On est influencé par le regard des gens

Regards bienveillants, admiratifs, aimants, qui nous enveloppent à la naissance et nous accompagnent pour la vie. Même si ces regards-là se sont éteints  depuis longtemps ! Pour les enfants aveugles c’est la voix qui intervient ; voix aux mille nuances, aux couleurs variées ; qui enveloppe, admirative, aimante. Voix qui ouvre la nuit. Si le regard et la voix sont chargés d’indifférence, de haine, de reproches infondés l’enfant est blessé. Certains restent blessés à vie, pour leur malheur  où pour celui des autres. Et nous-mêmes, les plus heureux que nous soyons, n’avons-nous pas gardé  au plus profond de nous certains regards de mépris, de découragement qui nous fragilisent encore ? Tout cela n’est pas de l’imagination… j’aime  votre réflexion et cette crainte que je soupçonne : « Quel regard je porte sur le monde et sur moi-même ?  Suis-je trop indulgent, pas assez ? » En tout cas, c’est toujours ma préoccupation.

D’autres regards existent,  salvateurs : des regards neufs, neutres, sans préjugés, les regards des personnes qui ont un a priori positif. Ils sont précieux pour qui veut refaire sa vie, recommencer. Tel enfant ayant eu des difficultés dans un établissement, pour des raisons variées, sera soulagé d’aller ailleurs, dans un endroit où aucune image ne lui colle encore à la peau, et là il fera souvent « peau neuve ».

Regard des autres au sein du groupe

regard des gens, colonies de vacances
Le regard des autres au sein du groupe, spécialement dans les lieux décontractés, représente une pression pour laquelle il faut s'aguerrir.

Notre directeur de colonie de vacances avait accepté un enfant à problèmes, ayant manifesté une grande agressivité dans une autre colonie l’année précédente et signalé par l’organisme dont dépendait la colonie.  Rien de cela n’avait été dit aux moniteurs. Les colons sont arrivés en car vers midi. Après le repas, avant de ranger les affaires dans les dortoirs, nous sommes allés « saluer la montagne », profitant du beau temps. En redescendant, j’ai avisé un colon un peu en peine, pas trop bien chaussé, avec un long imperméable pendu à son bras qui trainait sur le sentier. Je lui ai proposé de lui porter son imperméable.  Cassant une branche, un autre moniteur lui a fait un bâton de marche. Adorable gamin ! Il nous a parlé des ours, des aigles…  Par la suite ce petit garçon de dix ans a été bien apprécié par tout le monde. Il était assez peureux et moqueur. A la fin du séjour, nous avons su qu’il avait failli ne pas être accepté et qu’il était venu à l’épreuve avec « un dossier » ! Notre regard neutre l’avait sauvé, je pense : nous avait tous sauvés !

Lorsque le regard attendu n’est pas là l’enfant peut en ressentir du dépit, du chagrin et se démotiver.

Je prenais dans ma salle de rééducation Vincent et Joud enfants d’un CE2 chargé, très agités tous les deux et inattentifs. Mon projet était de les laisser entrer dans une activité et de les aider à la mener le plus loin possible, calmement.

Ces regards construisent leur image

Ce jour-là Joud faisait  une construction compliquée en mettant en équilibre des briques en plastique. Cela accaparait toute son attention. Vincent passait de la corde à nœuds à la balançoire puis remontait jusqu’au plafond en cherchant à trouver des manières différentes  de s’accrocher aux cordes, que je comptabilisais. Soudain, Vincent a laissé les cordes et a quitté la salle en claquant la porte. Il était sorti de la cour et se tenait près du portail qui donnait sur la place du village.

Très perplexe, j’ai décidé de ne pas intervenir et dit à la fillette interrogative de continuer sa construction. Au bout d’un long moment, Vincent est revenu dans la salle. Nous l’avons reçu  sans aucune réprimande et je lui ai demandé pourquoi il était parti. Alors plein de reproches il a dit à Joud : « Tu ne me regardes pas ! » Peine de cœur ?! Joud l’a assuré qu’elle était contente d’être avec lui. Il m’avait donné une clef. J’en ai parlé au maître. Il a su le  calmer chaque jour de quelques mots et quelques regards bienveillants.

Et le comportement de l’enfant s’est bien amélioré. Il n’a plus eu besoin de séances dans ma salle. (Une tout autre question : par la suite nous avons pensé que les équilibres  fragiles que la fillette affectionnait avaient un rapport avec l’angoisse de ne pas réussir. Le maitre avec qui j’ai eu un très grand plaisir de travailler a gradué soigneusement les exercices qu’il proposait pour que tous ses élèves puissent  y travailler sans échec total. C’était simple comme un bonjour et efficace !)

 Une palette de regards

Une palette de regards et de paroles fait l’être .Pour les enfants, reflets d’eux-mêmes dans les yeux des adultes, des pairs surtout, ces regards  construisent leur image.  Regards multicolores : interrogateurs, étonnés, provocants, froids, rieurs, complices… Mon Dieu ! Faites qu’il n’y ait pas de regards blasés de celle ou celui qui aurait tellement l’habitude de les regarder ! De celle ou celui qui les aurait toujours sous les yeux ? Toute la journée,  le regard d’un seul adulte suffit-il ? N’est-ce pas  un manque de l’école à la maison, cette absence de regards croisés ? Comment y suppléer ?

Puis, il y a les regards fuyants. Ce sont des frustrations, des interrogations, du froid pour ceux qui les subissent. « Il ne me regarde pas ! » disait une maman désespérée  en parlant de son petit enfant.  Un diagnostic d’autisme a été fait. Et, petit à petit l’enfant a appris à regarder. Son regard sur le monde s’est ouvert,  il accepte le regard des autres sans crainte. Ce mieux être qui s’exprime autour du regard nous montre l’importance que cette fonction un peu mystérieuse peut occuper.

Cependant, ayant fréquenté des personnes aveugles, j’ai pu constater chez certaines, leur rayonnement chaleureux, leur perspicacité, que beaucoup de voyants pourraient leur envier. C’est quoi  voir exactement ?

Notre commentaire:

Le regard des gens nous construit. Votre regard construit votre enfant. Il faut y prêter une grande attention. Chaque situation demande un regard particulier. Parfois même, le regard doit être neutre.

Il y a un grand secret: lorsqu'on pense très fort "je t'aime" en regardant notre enfant, il le sent.

On peut aussi conquérir sa propre personnalité rayonnante en travaillant son regard, en pensant à regarder les gens d'une manière appropriée lorsqu'on leur parle.

 

Un forum en parle (cité juste pour le référencement de la page)

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Aimer son enfant. La plus grosse erreur de l’école (vidéo)

Aimer son enfant consiste d'abord à ne pas suivre la logique de l'école, qui a décidé de ne pas aimer l'enfant. En effet, les institutrices apprennent à "ne pas aimer" l'enfant par peur d'être attachées à son sort affectif. Grossière erreur d'un système qui ne sait pas former des adultes à aimer, sans affectivité personnelle, sans esprit de retour, sans sensiblerie déplacée. On peut aimer et rester fort, même devant la souffrance, et sans perdre son cœur ni son âme. Comment faisaient donc ceux de 14 qui sont revenus en bon état moral, sinon ? Comment font les parents qui ont perdu l'un de leurs enfants ? Les managers savent cela. Les bons médecins, les bonnes infirmières aussi. Et bien sûr, les bons enseignants également.

Aimer son enfant, c'est lui donner d'abord tout ce qui le construit, fait de lui un être dans sa plénitude.

Comment faire ?

Comment aimer son enfant ?

Nous vous aiderons, jour après jour, à l'aimer. Il ne s'agit pas de lui faire des déclarations, de lui dire "je t'aime, je t'aime" à longueur de journée, mais de lui montrer, de lui donner, de lui parler, de lui présenter tout ce qui est possible et à sa portée. Mais c'est aussi lui interdire ce qui est néfaste, comme la vulgarité, la télé, la perte de temps, les mauvaises relations, la médiocrité, l'injure ou la médisance. Aimer, c'est donner et recevoir. Quel sorte de don, et comment recevons-nous ?

aimer son enfant On sait que les parents nous aiment

Un blog donne quelques idées ici.

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Apprendre à se battre ? S’endurcir ? Le vrai et le faux.

Il est très fréquent qu'une maman nous écrive pour nous dire que sa famille trouve normal que l'enfant pleure ou ne soit pas très heureux à l'école à cause des pressions, des rapports de force et des violences plus ou moins élevés à l'école. "Il faut bien apprendre à se battre" disent-ils.

Apprendre à se battre, s'endurcir : oui, mais...

"Ma famille me dit que cela fait mal mais il faut qu'il apprenne à se défendre et que se n'est pas à la maison qu'il saura et que je vais le détruire", nous écrit aujourd'hui cette maman confuse.

Plus récemment: "Le plus difficile pour moi va être de convaincre mon mari car il me dit que l'école a quand même des points positifs, comme devoir faire des choses que l'on a pas envie......que la vie n'est pas toute rose et qu'il doit se forger !"

Apprendre à se battre sur l-ecole-a-la-maison.com

C'est très classique comme propos.

Dire "il faut qu'il prenne des coups, il faut qu'il s'endurcisse", c'est ne pas avoir réfléchi suffisamment à la question.

Ce qui ne veut pas dire que nous allons "cocooner" l'enfant.

D'abord, un détecteur

Vous avez un détecteur: si votre cœur est déchiré à cause de la manière dont votre enfant supporte les choses, alors nous vous demandons instamment d'arrêter maintenant ce mode de vie pour votre enfant. Vous sentez quelque chose.

Faut-il ou non apprendre à se battre ?

Oui, l'enfant doit apprendre à se battre. On attend de l'enfant qu'il soit capable de se défendre, pour lui-même d'abord, ensuite pour les autres. Il sera un adulte: il devra protéger ses enfants.

Cela veut-il dire qu'il faut que l'enfant encaisse tout ?

Non.

Apprendre à se battre crash-test l-ecole-a-la-maison.comAvez-vous appris à conduire en faisant des accidents de voiture ?

Vous n'avez pas appris à conduire en faisant des tonneaux, des têtes-à-queue ou des crashs-tests ?

C'est le même chose pour les enfants: on ne leur apprend pas en les plongeant directement dans le bain.

La violence, dans les relations humaines, est normalement rare et on doit y être préparé. Ce qui veut dire apprentissage préalable, sans violence. Tous les experts authentiques savent que la maîtrise s'atteint progressivement et non brutalement. C'est en ce sens que rares sont les bizutages intelligents: ils traumatisent plus souvent qu'ils édifient (contrairement à ce qui se faisait de manière rituelle et intelligente il y a encore 30 ans).

Apprendre à se battre passe donc par des phases très progressives et bien encadrées.

On ne jette pas un jeune pompier dans un brasier le 15 août en plein maquis de la Drôme: il commence par éteindre un feu de palettes bien circonscrit. On n’envoie pas une jeune recrue en Afghanistan, on lui fait faire des exercices sans tirs réels. Il n'y a que l’Éducation nationale, qui n'a strictement aucun sens de ce que peut être l'éducation, pour envoyer de jeunes profs dans les quartiers violents. C'est très révélateur d'une manière de penser. On ne s'étonne pas que certains instits disent ensuite que l'enfant doive lui aussi subir le choc : "ça passe ou ça casse", "il faut l'endurcir", "la vie n'est pas comme ça madame", et toutes ces sortes de réflexions stupides.

C'est parce que ces profs le payent qu'ils entendent le faire payer; hélas, ça retombe sur les enfants, les êtres au monde les moins prêts pour ça. On n'envoie pas une jeune stagiaire présenter le bilan comptable de l'année, on n'envoie pas un mousse faire un quart sur un chalutier dans le canal trans-Manche. En fait, retenons ceci: pas de traumatisme. Or, le fait d'être exposé à une situation grave qui n'a pas été vécue et maîtrisée est traumatisante.

Qu'est-ce qu'un traumatisme ? C'est l'état de ce qui subit une sollicitation sans préparation. Ce n'est donc pas forcément violent dans sa manifestation.

Un coup de poing dans l'épaule d'un boxeur aguerri en guise de bonjour n'est pas un traumatisme. Dans l'épaule d'une jeune maman fluette, ça le sera.

Le spectacle d'un accident de voiture mortel sera un traumatisme pour des personnes qui n'ont jamais vu cela, ce ne sera pas un traumatisme pour le pompier professionnel.

Par conséquent, une fois de plus, tout passe par la fréquentation des choses, autrement dit par la pratique. Cela, vous le savez. C'est vrai aussi dans ce domaine.

Un enfant qui n'est pas préparé aux joutes verbales, et au combat physique ne doit PAS être exposé aux insultes et aux coups à l'école. C'est aussi simple que ça.

apprendre à sa battre chez les Aztèques
Les exercices pratiques, même les plus rudes, jouent un très grand rôle dans la formation militaire des jeunes Aztèques.

Un apprentissage raté, c'est une souffrance

Envoyer son enfant au feu, sans qu'il ait appris, c'est le faire souffrir. Ce n'est pas ce que vous voulez.

On se rappelle qu'il y a des âges. Un âge pour chaque apprentissage. Donc on n'apprend pas le combat au couteau à un enfant de 4 ans. Si c'est vrai dans le combat physique, c'est vrai aussi sur le plan moral et intellectuel: on n'expose pas un petit à une humiliation, une insulte permanente, un rejet même ! Un petit enfant ne doit pas être exposé au rejet d'une partie de sa classe. C'est traumatisant. Pour un adulte, ce n'est rien, ce qui lui permet d’ânonner : "Il faut qu'il s’aguerrisse", mais je lui dis aussitôt: "Êtes-vous prêt à prendre un couteau et m'affronter ?" Car le degré est le même. Une humiliation ou un rejet pour un petit, c'est comme un terrible procès ou un combat au couteau pour un adulte.

Le degré n'est pas le même: l'enfant a une sensibilité plus élevée, très élevée. Il ne s'agit pas de raboter cette sensibilité mais de la mettre à l'abri d'une âme et d'un corps solides.

Apprendre à se battre progressivement

C'est pourquoi, puisqu'on ne veut pas que cette sensibilité lui coûte, on la préserve en lui apprenant progressivement (seconde notion qui nous est chère) à se battre, dans des joutes qui respecte des règles.

Nous avons déjà raconté que nous organisons à la maison des combats rituels quand les enfants se disputent; ça aguerrit intelligemment, ça amuse aussi et le jeu permet d'intégrer une violence maîtrisée; ça crée une émulation, une assurance, une fierté, mais aussi une cohésion entre enfants. C'est ce que font toutes les espèces du règne animal : les lionceaux, les chatons, les chiots etc.

Un très bon article du Monde (une fois n'est pas coutume) dit avec nous qu'il va falloir réapprendre à ne pas trop protéger l'enfant et même à ne pas trop s'en occuper, d'arrêter d'être sur son dos. Notre filleul circule de manière assez ridicule en vélo avec casque, genouillères, coudières et pantalons épais parce que sa mère est épouvantée à l'idée qu'il fasse une chute; des parents surveillent et accompagnent leurs enfants partout, il leur paraît absolument scandaleux et digne de peine de prison de laisser un enfant dans une voiture plus de 5mn. De tout cela naît un excès, il y a un abus qui risque d'étouffer l'enfant et en faire un être veule, servile. Ne soyons pas sans cesse sur son dos. Respectons sa vie privée.

Sachons ne pas nous en occuper !

On ne voit plus d'enfant aller acheter seul du pain à la boulangerie, on n'en voit plus qui chasse seul les moineaux ou les belettes en forêt, on n'en voit plus beaucoup qui se fasse de cabane seul. L'article du Monde dit: "une étude britannique citée par le Guardian vient de révéler que les trois quarts des enfants anglais passent moins d’une heure par jour dehors, soit la durée de promenade recommandée par l’ONU pour… les détenus." « Laisser ses enfants sans surveillance deviendra bientôt légalement impossible… », s’inquiète Lenore Skenazy. Et, ce qui est très vrai: "Nous confions des enfants à un baby-sitter à l’âge où, autrefois, c’était eux qui gardaient les petits voisins." On ne risque pas d'avoir, à ce train-là, de grands aventuriers...

Les combats pour la justice

Les enfants qui se disputent fréquemment sont des enfants qui ne sont pas en cohésion parce qu'ils n'ont pas "souffert" ensemble, c'est-à-dire peiné ensemble; apprendre à se battre ensemble est alors primordial. Le combat rituel, organisé, et les tâches en commun, sont en cela de bons vecteurs (rappelons qu'il est bon que la génération des enfants se voit d'une certaine manière liée entre elle par rapport à la précédente, donc au lieu de nager dans une fausse communion inter-générationnelle qui ne peut survenir qu'à l'âge adulte, vous faites en sorte que les enfants s'entraident face à vous - il ne s'agit bien sûr pas de les maltraiter, mais vous userez d'une justice qui n'a pas toujours besoin de savoir le détail des choses; nous en avons déjà parlé).

Les gens qui ont été traumatisés dans leur enfance, brutalisés à l'école, rabotés dans leur sensibilité à l'école ne font pas de bons combattants. Ils font des gens conformistes, craintifs, soumis, fuyards (et leurs opinions politiques y sont associées). La violence contre l'enfance fait une société de la soumission.
La société d'autrefois était plus virile parce que les enfances étaient plus douces et plus éducatrices en même temps.

Les bons combattants ont été élevés à l'abri des grands traumatismes d'enfance et ils ont reçu une grande certitude en eux, par l'amour donné des parents. Cela, nous l'avons vérifié au karaté partout dans le monde, à la guerre, dans les armées, dans l'Histoire, dans la rue, dans les joutes verbales et intellectuelles.

Les pseudos champions violents et dominateurs que sont les gosses battus jouant les caïds, sont de très mauvais guerriers. Ce sont des petites terreurs mais lorsqu'une personne décidée s'oppose à eux, c'est la débandade rapide, en moyenne survenue avant la troisième rencontre. La petite terreur est douée pour le premier choc, c'est son élément, mais ce prédateur naturel est incapable de penser une quatrième épreuve. Il n'y a pas de structure, il n'y a que du spontané, et généralement sans maîtrise, avec juste de bons réflexes. Nous vous disons cela si vous êtes confronté à l'un de ces voyous.

Apprendre à se battre intelligemment

C'est ce qui explique que l'Occident a été pendant longtemps le plus fort: ses enfants étaient élevés solidement et sans traumatisme. Les armées de traumatisés sont dispersées à chaque fois ou presque. Le rapport de force est proportionnel au niveau d'instruction mais plus encore d'éducation dans la prime enfance.

Il s'agit donc de donner à l'enfant des combats dans des conditions favorables. Voilà pourquoi l'enfant, avec sa maman à la maison et des copains choisis, suffisamment doux et énergiques, sera plus tard un bien meilleur combattant.

Il en découle que, dans les faits, non, on n'envoie pas l'enfant à l'école "pour qu'il s'endurcisse"; la réalité étant qu'à l'école, il se ramollit. Les défaites et les traumatismes dévirilisent le garçon et "dé-féminise" la fille.

Indifférenciation, territoire

Nous en avons déjà parlé dans l'article sus-cité, mais pour rappel, outre les traumas, l'enfant à l'école va être déboussolé par deux facteurs: l'indifférenciation, l'un des plus sûrs destructeurs d'âme (autrement dit la barbarie) et le problème du territoire.

L'enfant a besoin de reconnaissance existentielle, de ne pas être dans l'indifférenciation, d'être reconnu, avec ses compétences (plutôt qu'avec son être parce que ça ne veut rien dire: comment fait-on pour reconnaître un être, on lui dit : "je te reconnais pour ce que tu es ?" La belle affaire, et ensuite ?).

En outre, il n'est pas chez lui à l'école et cela perturbe son apprentissage. C'est pour cette raison, entre autres, que les apprentissages se faisaient en lieux sacrés: dojo, temple... On est chez soi quand on est dans un site universel, divin. Une bonne école sera donc contrainte de rétablir un sentiment de confiance en créant un décor très rassurant, pratique, lumineux et si possible chargé de sens, de façon à donner à l'enfant le sentiment qu'il est en territoire ami. Il bon d'établir des signes de sacralité, et qu'une loi ad hoc soit adoptée. De cette manière, plutôt qu'une jungle agressive, l'enfant sera en zone paisible et fertile répondant à une loi qui dépasse les lois humaines subjectives: il n'y a pas de maître absolu en ce monde donc personne n'a à exercer "sa loi". Apprendre à se battre dans ces conditions est valable.

Ne pas aguerrir est aussi contre-indiqué

Vous ne pouvez pas non plus cocooner l'enfant, l'élever dans du coton et vous le sentez instinctivement si vous êtes une femme: vous savez que la capacité à se défendre et à défendre les autres est vitale, c'est ce que vous aimez en l'homme idéal. Si l'enfant, fille ou garçon, n'a pas du tout appris à se battre, il se trouvera tôt ou tard en situation d'être traumatisé. C'est pourquoi vous ne devez pas surprotéger l'enfant. Il doit apprendre. Les enfants des familles nombreuses apprennent naturellement; ce n'est pas suffisant. Vous pouvez le faire vous-même, ce qui vous évitera les conflits. L'être établi en lui-même doit l'être solidement.

Éventuellement mais franchement sans obligation, un forum en parle: https://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20101112010110AAZoVuS

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Le Très Grand Stratego: un jeu créé avec les enfants (vidéo)

Très Grand Stratego
Le Très Grand Stratégo (TGS) entièrement fait main. 270 pièces de chaque côté. 35 grades différents.

Le stratego de notre enfance...

Avec un peu d'imagination et peu de moyens, on peut fabriquer ses propres jeux. Nous l'avons fait avec un Stratego. C'est plus compliqué que de les acheter dans le commerce mais ceux que vous fabriquez, vous y tenez beaucoup plus. Les enfants aiment participer à ce genre d'entreprise. Rapidement, on voit s'esquisser les caractères: il y a celui qui a de nouvelles idées, celui qui aime les masses de tâches, celui qui observe les autres au travail et celui qui attend que tout soit fait parce qu'il ne se sent pas à la hauteur... En lui confiant une tâche, on le rassure. Quand on fabrique un jeu, on a toujours des petites tâches pas compliquées et valorisantes.

Stratego
Le Stratégo original, du commerce: belles pièces en formes de tours crénelées, mais en plastic.

Le Stratego m'a toujours passionné. C'est un jeu de plateau à deux joueurs (http://www.ultrastratego.com).

Mais vers 14 ans, je me suis dit qu'il était trop petit et sans grand intérêt, on avait rapidement atteint les limites et toutes les combinaisons possibles.

Aussi, je décidai de créer une version plus grande, avec 80 pièces chacun, soit le double. J'achetai des manches à balai que je découpais puis je peignais les pièces ainsi obtenues. La plaque de jeu était une simple planche de bois. Les premières versions comportaient des grades représentés grossièrement par des points, des tirets et des chevrons, comme sur les manches des militaires.

Mais avec mon grand frère qui, dès lors, se joignait à moi, en 1984, nous convînmes qu'il fallait améliorer visuellement les choses et nous commençâmes par esquisser des pièces plus évoluées. Il avait un beau coup de pinceau, il faut le dire, et nous étions émerveillés par le résultat. Mais nous n'étions jamais parfaitement satisfaits et cela ira au point que vous le verrez plus bas.

Les deux armées sont les Soviétiques et les Allemands, pendant la Seconde guerre mondiale. Les uniformes sont bien rappelés et quelques détails sont assez piquants, avec même une ou deux référence au cinéma.

Nous fîmes ainsi 4 versions successives en 4 couches successives qui existent toujours: les pièces actuelles cumulent plusieurs couches "géologiques".

Finalement, nous atteignîmes un résultat plus que sympa.

Nous avions aussi décidé d'affiner le nombre de chaque grade et d'en créer de nouveaux, afin d'augmenter les enjeux, les capacités tactiques. La défense et l'attaque pouvaient peser à l'excès, donc nous ajustions finement au fur et à mesure des parties en ajoutant ou en retranchant des pièces d'une fonction pour les déplacer sur une autre.

La tradition voulait que chaque été où nous étions disponibles, nous créions une nouvelle pièce. Cela nous donnait l'occasion de vives discussions sur les enjeux d'une attaque irrésistible ou d'une défense impénétrable. Pour les concepteurs que nous sommes, il s'agit de ne pas permettre une situation bloquée où toute attaque serait vaine ou toute défense inutile. Il faut rendre les choses fluides et tactiques. L’orientation générale privilégie l'attaque, mais une défense efficace peut en avoir raison et laminer l'adversaire, en attendant de l'écraser chez lui. On note que nous avons décidé de créer une capitale, le drapeau étant un peu seul et ridicule, comme trophée à prendre. Le drapeau est mobile, la capitale immobile, il faut prendre les deux pour gagner.

Notre Stratego était une réussite.

Mais 20 ans ont passé depuis que nous y avons joué pour la dernière fois, notre jeunesse s'était envolée.

Puis, cette année, 20 ans ayant passé, j'ai récupéré les boîtes contenant les pièces et une carte, mappemonde honorable mais trop encombrante. Il m'était arrivé régulièrement de repenser au Stratego, en imaginant qu'un jour, j'en ferais une version vraiment grande. Je m'y suis mis cette année: je voulais 270 pièces chacun pour une vraie grande bataille.

J'ai donc passé 2 mois, chaque soir, à découper, poncer, peindre une couche, deux, trois, quatre, cinq (pour un fini parfait), puis faire les miniatures.

Le Très Grand Stratego était né !

Il laisse toutes les chances à celui des deux adversaires qui aurait subi une situation désastreuse, en permettant jusqu'au dernier moment de se battre et de refuser la capitulation. Même avec un maréchal, un chef suprême et un général en moins, on peut gagner. Avec peu de pièces, on peut constituer des commandos très efficaces. Les bataillons sont faciles à constituer et les déplacements peuvent se faire par groupes de plusieurs pièces. Les règles sont remarquablement équilibrées. Cette année, nous avons établi l'observateur aérien, redoutable en reconnaissance, et une autre pièce dont je tairai le nom, absolument géniale.

La carte n'est plus carrée, cela devenait insupportable de se lever pour jouer en fond de carte. Elle est transversale, ce qui permet de rester assis de bout en bout. Le support est léger et pliable, vernissé pour éviter l'usure. Les grades sont rapportés sur le côté, en frise, avec les subordinations.

Le résultat est vraiment très enthousiasmant et les enfants aiment beaucoup.

Mais il y a une chose qui me reste chère: améliorer les figurines. Comme je ne pouvais peindre sur les dernières versions peintes par mon frère, je décidai de créer... deux nouvelles armées: les Italiens et les Japonais. Les images font 2.5 cm de haut, autant dire des miniatures. Il faut un pinceau de deux poils au bout de la mèche, on obtient cela grâce aux ciseaux. Je vous les montrerai ci-dessous si cela vous intéresse.

Voici les pièces des deux futures armées (tout n'y est pas, il faut 270 pièces je le rappelle).
Hauteur réelle: 2.5cm

Pour le private fun, le diplo n°4 est Miyamoto Musashi (donc une reproduction médiévale).

Japonais

Japonais2 Grand Stratego travail à la main

 

Italiens

Italiens Grand Stratego travail à la main

Nouvelles pièces (mai-juin 2014):

P10909623 Grand Stratego travail à la main

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Dans le même ordre d'idées, j'avais fabriqué à l'époque un jeu de billes, mais hélas les films ont été perdus. Il ne reste que ces fragments. Ce jeu était merveilleux, les enfants l'adoraient. Il avait même un système de balancelle: une bille était automatiquement transportée, la nacelle étant mise en mouvement par son poids, et un guichet automatique, derrière elle, interdisait l'accès à la bille suivante.
Un vrai plaisir.

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Maths en poche

Pour vous mettre les Maths en poche

Voyons maintenant la deuxième étape pour les maths. Rappelez-vous que, pour enseigner les maths, Rémy et Cécile vous ont donné une ligne directrice très claire dans cet article.

En voici les étapes principales :

Observer

Pratiquer

Questionner

Raisonner

Pour se rappeler ces 4 principes de bases qui vont permettre à l'enfant de se mettre les maths en poche, retenez ces quatre étapes ou pour ceux qui sont visuels, ils peuvent se rappeler "OPQR", comme dans l'alphabet, pour l'initiale de chacune des étapes.

Remy vous a aussi donné de bons conseils, je vous en rappelle quelques-uns ici (mais il y en avait d'autres, je vous invite à aller les revoir) :

Le calcul mental doit être souvent pratiqué, de plus il faut souvent répéter pour aider l'élève à comprendre les bases, et aussi éveiller la curiosité de l'enfant.

Plusieurs parents se demandent toujours...

"comment est-ce que j'enseigne ensuite, une fois ces bases bien maîtrisées ?"

Voyons ensemble quelle attitude adopter pour une éducation en mathématique réussie !

Je vous donne ici le trépied que j'utilise dans ma pédagogie :

1- Définir les objectifs

2- Évaluer pour réussir

3- S'adapter à l'enfant

Voilà comment je procède : je définis les objectifs mesurables a atteindre, avec les parents et l'élève, avant de commencer le soutien !

Ensuite je donne une batterie d'exercices pour estimer le niveau de l'élève et enfin, j'adapte la séance au niveau réel de l'enfant et je ne donne pas un cours au niveau théorique que l'enfant devrait avoir... même si, à terme, les deux niveaux vont se rejoindre.

Détaillons ces points pour votre séance de mathématiques que vous soyez pour ou contre les études à la maison...

I) Définir les objectifs :

Tout d'abord tout ce que je vais dire dépend des résultats que vous souhaitez pour votre enfant.

Il vous faut donc définir clairement le niveau que vous souhaitez et celui que l'enfant désir !

Vous seriez surpris de voir combien la discussion avec votre enfant, sera instructive et constructive pour l'avenir.

Sans ce préambule vous risquerez de ne pas pouvoir mesurer les progrès de votre enfant.

Si vous ne prenez pas le temps d'en parler, soit vous serez déçu, soit ce sera votre enfant qui le sera.

Pour ceux qui ont fait le choix de scolariser leur enfant à domicile, comment faites-vous pour définir le moment ou vous allez inscrire votre enfant pour le brevet ou pour le bac ?

Je vous conseille d'estimer son niveau en lui faisant faire des annales de sujets (je peux vous aider pour lui corriger), et si votre enfant est prêt (il a atteint l'objectif fixé ensemble), alors vous l'enregistrerez en candidat libre pour passer son épreuve.

Si au bout de l'année un enfant n'a vu "que" 70% du programme, qui est-ce que cela dérange ? VOUS ?

Pas si vous avez décidé d'avancer à son rythme, l'âge n'a plus d'importance, c'est la réussite qui est mise en avant dans cette approche d'adaptation. Il passera l'épreuve l'an prochain, qu'il continue de se préparer pour la suite de son projet professionnel, en attendant !

Faites-lui commencer le prochain niveau d'étude des qu'il a atteint l'objectif, jusqu'au moment de l'examen, il ne perdra pas son temps !

Oui, si par exemple vous visiez la moyenne, alors il est prêt, rappelez-lui l'objectif du 10/20 et inscrivez-le : tout dépend de l'objectif et l'orientation devient un jeu, d'enfant !

SCOLARISER VOTRE ENFANT A DOMICILE LUI PERMETTRA DE RÉUSSIR BRILLAMMENT DANS TOUTES LES MATIÈRES !

II) Évaluer pour réussir :

Viens ensuite la notation.

Tout d'abord je tiens a préciser que je ne préfère pas évaluer avant d'en avoir vraiment l'utilité.

Par exemple, préparer au brevet est une raison suffisante pour commencer a évaluer.

Oui, selon moi, c'est mieux de ne pas évaluer avant l'âge de 13 ans.

Je vous entend me dire "mais que faites-vous entretemps ?"

Rémy vous l'a déjà expliqué : vous jouez avec les concepts mathématiques.

Et si voulez ou devez mettre une note, faites-le quand votre enfant peut avoir 20/20 ou 100/100 ou A/A ou Très Bien, peu importe, pourvu que l'enfant développe une forte confiance en lui/elle !

Je ne vois qu'une seule façon d'évaluer intelligemment : c'est de le faire vous-même !

SCOLARISER VOTRE ENFANT A DOMICILE LUI PERMETTRA DE S'EPANOUIR ET DE PRENDRE CONFIANCE EN LUI !

Bien que chaque modèle éducatif ait ses points forts et ses points faibles, notez que le modèle éducatif finlandais passe très bien le test PISA qui classe les élèves en Europe.

Je relève que l'évaluation est proposée tardivement et qui plus est cette évaluation tardive est faite pour le succès et non pour l'échec.

III) S'adapter à l'enfant :

Parmi ceux qui choisissent de scolariser leur enfant à l'école plutôt qu'à domicile, certains souhaitent cependant l'aider à prendre confiance en lui.

Sans confiance, il vous faut beaucoup plus de compétences professionnelles pour discerner les lacunes de votre enfant et l'aider à remonter ses résultats.

Si vous êtes dans ce cas, je me réjouirai de vous aider a évaluer gratuitement le niveau réel de votre enfant. Et ainsi, vous saurez comment adapter le soutien à son niveau réel et pas lui donner un soutien inefficace ou inutile puisqu'il n'est pas adapté.

Mais réalisez bien que votre capacité à aider votre enfant est limitée en le scolarisant en dehors de chez vous et passe nécessairement par l'aide de professionnels de l'éducation, tant que vous continuerez de l'envoyer a l'école. Par contre, si vous scolarisez votre enfant à domicile, ou si vous lui donnez du soutien, vous avez toute la liberté de choisir l'approche d'adaptation :

Maths en pocheN'hésitez plus, scolarisez votre enfant à domicile pour lui permettre de reussir ses examens !

Voyons pourquoi !

Si votre enfant étudie chez lui, personne ne lui oblige de passer le brevet à un âge  précis !

Si je reprend le cas d'un soutien scolaire en math, si un enfant à des difficultés, et qu'il fait appel à un prof de math, il est souvent déjà très reconnaissant d'avoir 10/20 à l'épreuve finale, n'est-ce pas vrai ?

Mais savez-vous qu'en se fixant des objectifs précis et mesurables les chances de faire mieux que 10/20 sont proches de 90% ?

Alors même en ayant vu "seulement" 60 à 70% du programme, mais qu'un élève l'ait compris et assimilé, c'est largement possible de réussir l'épreuve avec la moyenne.

De plus, si l'enfant construit sur des bases de compétences non lacunaire, alors souvent

* Les résultats ne se font pas attendre.

* Si l'enfant n'a pas de pathologie, il construit son savoir par le jeu et par la répétition.

Le seul obstacle, c'est ce que l'on a fixé dans notre tête, les limites d'âge à respecter, les examens à telles dates, le programme doit être fini, etc ... remplaçons tout cela par la joie de voir s'épanouir un enfant qui a de bonnes notes, même si ces notes ne sont pas encore au niveau attendu, à un moment ou à un autre cela se produira.

Pour les parents qui scolarisent encore leur enfant au collège ou au lycée, j'ai développé un codage à trois valeurs (1, 2, 3) pour graduer le niveau de compétence de l'enfant, afin que les parents sachent si celui-ci correspond au niveau attendu (3), en cours de maitrise (2) ou s'il est dans la phase de la découverte (1). Fort de ces conventions, on peut aisément trouver un prof de maths qui pourra conseiller à l'enfant comment travailler ses révisions et dire aux parents une estimation de la note codée maximale correspondant à leur enfant. Cela veut dire que sa note maximum sera peut-être 12 et pas 20 (ce qui est par défaut), s'il en est au niveau de 12 dans son apprentissage.

Si l'enfant ramène un bulletin avec 09/20 en math (le 20 est par défaut), et que sa note codée maximale est 12, en fait, il ramène un 9/12, ce qui revient a 15/20, c'est un très bon résultat et un bon travail fourni par l'enfant. Les parents sont alors soulagés et peuvent féliciter leur enfant, au lieu de craindre pour le passage, car il construit son savoir.

Là est toute la différence.

Mais c'est tellement plus simple à gérer en étant à domicile. Vous n'aurez pas le bulletin qui vous rappelle sans cesse que votre enfant apprends moins vite et puisqu'il garde ce 9/20, il ne sera pas encouragé par ce résultat. Or, le comportement de l'enfant dépend de ses résultats, sa motivation aussi, et de bien d'autres facteurs émotionnels complexes. En lui donnant la chance de l'évaluer à domicile, vous auriez tant de possibilité de construire un enfant sain et bien dans sa tête et son corps.

Bonne continuation quel que soit votre choix !

N'hésitez plus à accompagner votre enfant sur ce beau chemin de l'apprentissage, et il y aura toujours quelqu'un pour vous soutenir, je me tiens aussi à votre disposition pour vos questions en mathématiques, mais n'oubliez pas de fixer vos attentes et les adapter à votre enfant et dites "non" aux exigences vagues, imposées par des intellectuels de l'éducation, et peut-être inadaptées à votre enfant : choisissez de vous mettre en route sur ce chemin avec votre enfant, vous construirez une vraie relation et il vous en sera toujours reconnaissant.

N'oubliez pas de 

1- Définir les objectifs, 

2- Évaluer pour réussir, 

3- S'adapter à l'enfant, 

pour  une scolarité réussie en maths et dans beaucoup d'autres matières.

Et vous, racontez-nous comment vous faites pour la réussite scolaire de votre enfant.

Maths en poche, David RuggieriVotre Coach Télé-Mathématiques.
David RUGGIERI
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Cet ennui que l’enfant vit

Avant que nous oubliions, merci de cliquer sur J'aime ou un équivalent, quand vous lisez un article.

L'enfant seul ne s'ennuie pas, normalement, s'il a dans sa vie reçu ce dont il a besoin.

Parfois, il dit s'ennuyer. Mais il en a besoin, il ne fait rien et songe. Et ce n'est pas mauvais.

Parfois, il s'ennuie réellement parce que d'habitude, il a toujours mille choses à faire. Parmi ces choses, il y a des choses qui occupent son esprit, comme la télé par exemple, et comme son esprit n'a plus cette occupation, il se trouve ennuyé, il cherche la "nourriture" quotidienne, il cherche ce qu'il fait d'habitude.

Ennui que vit l'enfant par http://l-ecole-a-la-maison.comLe cerveau qui n'a pas l'occupation habituelle est perdu, la plupart du temps. C'est vrai chez l'adulte. Regardez comme il se plaint de ce qu'il vit, mais que fait-il pour changer ?

On le voit très bien sur le plan politique: les changements prennent beaucoup plus de temps non pas parce que techniquement c'est difficile, mais parce que le cerveau de millions de gens ne sont pas habitués à l'idée de ce changement.

Cet ennui que l'on voit surgir quand le cerveau n'est plus dans ses routines

L'enfant s'ennuie quand son cerveau ne fait plus ce qu'il a l'habitude de faire, ses routines. Il fait face à un vide, il n'est plus occupé.

Notez qu'il peut s'ennuyer aussi si ses routines sont trop exactement semblables. L'ennui de la répétitivité. On amène donc des variations suffisantes en fonction du besoin de l'enfant.

Le meilleur moyen de briser cet ennui, c'est bien sûr de donner à faire à l'enfant quelque chose qui lui fasse plaisir.

Mais il est bon aussi que l'enfant soit confronté à l'ennui, cela va lui donner l'envie de faire quelque chose pour rompre cette monotonie.

Vous pouvez lui faire le coup du menu chinois en lui disant: "Tu t'ennuies, d'accord, mais... et si tu faisais une collection de timbres, j'en faisais une à ton âge. J'ai aussi collé des feuilles d'arbre dans un cahier... je faisais des trous dans des morceaux de bois et je faisais passer des billes; j'avais toujours des choses à faire. Qu'est-ce que tu pourrais faire ?"

L'enfant va s'ennuyer sur une très courte période de temps si on lui donne de l'indépendance, une distance juste. Et ce pour plusieurs raisons. S'il ou elle est seul(e), il cherche par lui-même à se distraire et se concentre naturellement sur des jeux personnels, d'où le développement de l'imaginaire. Par l'imaginaire, l'enfant se distraira énormément plus.

Donc, le danger, c'est tout ce qui tue cet imaginaire et cette initiative. Ce sont les écrans; une fois qu'ils sont éteints, l'enfant s'ennuie; sans écran, l'enfant s'amuse seul.

L'autre danger: vouloir s'occuper de l'enfant tout le temps et ne pas le laisser développer son imaginaire et sa créativité. S'il ne faut pas abandonner un enfant des heures durant, il ne faut pas non plus l'assister en permanence.

Naturellement, il est bon et nécessaire de lui faire rencontrer d'autres enfants.

Par ailleurs, le fait d'être élevé seul n'a aucun impact sur la faculté d'apprentissage. Nous en reparlerons mais l'enfant élevé seul développe souvent beaucoup d'imaginaire et sait s'occuper seul.

On appelle souvent l'ennui la "panne de la curiosité". Pourquoi est-on en panne de curiosité ? Si l'on met de côté toute la partie sanitaire (fatigue, santé, forme), il y a le fait d'être blasé.

Ton ennui que j'accepte

Un enfant gâté, comme un adulte gâté, perd peu à peu sa sensibilité. Celui qui est démuni a davantage de curiosité, il est moins rassasié, le cerveau est plus en alerte, il y a chez lui d'excitabilité potentielle. On voit très bien la différence de réaction dans la rue entre les pauvres et les riches: les riches sont beaucoup plus indolents et moins vivants que les pauvres (quand, encore une fois, la santé le permet car il y a bien sûr beaucoup de pauvres complètement détruits physiquement).

Pour ne pas "pourrir" l'imaginaire et la capacité à se créer un monde, nous suggérons aux parents de ne pas le submerger d'objets. Il peut avoir beaucoup d'activité, mais peu d'objets. L'objet le dispense d'imaginer. Donc, laissez-le fabriquer son cahier avec vos feuilles de brouillon, son fusil avec un bout de bois, sa poupée avec trois chiffons, son bateau avec une bogue de marron.

Car outre l'imaginaire qui lui fait voir une chose dans une autre (et c'est merveilleux, c'est exactement ce que ressentait Méliès en créant le cinéma de fiction !), il va modeler de ses mains, ce qui lui apprend à composer à partir des choses existantes (et donc éviter la fantasmagorie déséquilibrée fréquente chez les enfants qui n'ont pas de jardins ou de campagne à disposition), et en outre, voyons-le bien, il va faire d'une chose une autre chose, c'est le pouvoir de transformation !

Pouvoir fabuleux s'il en est, c'est l'essence même de l'alchimie. L'homme qui transforme est le contraire de celui qui subit. Transformer, c'est changer.

A vous d'essayer !

Quelques trucs

Evidemment, vous cherchez parfois des trucs pour votre enfant.

Ce matin, une maman nous disait que son ado refusait de sortir dans la nature, à la plage, mais acceptait de sortir pour aller au cinéma, au bowling. Problème. Il cherche du frisson "jeune". Et "branché".

En ce cas, allez aussi haut qu'il l'espère: aller cacher un objet quelque part dans la région, revenez lui donner des indices et dites-lui d'aller le retrouver. Vous accepterez d'être son chauffeur pour l'occasion. Un bon moment de rapprochement en perspective, surtout si vous avez caché l'objet en question dans une administration et que, pour finir, vous lui dites que l'objet lui appartiendra !

D'autres idées: tapez "mon enfant s'ennuie" sur google, vous trouverez des tas de choses. Il y a des "jeux pour jour de pluie" qui fonctionnent aussi les jours de soleil...

Un article intéressant à ce sujet de nos chers amis "petits homeschoolers" : http://petitshomeschoolers.blogspot.com/2015/08/continuer-apprendre-pendant-les-vacances.html

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Distinguer pour mieux donner (vidéo)

On ne se rend pas suffisamment compte que l’adolescent, l’enfant, le bébé, accomplissent parfois de véritables exploits.

Même si vous n'avez que de grands enfants, ceci les concerne.

Mieux donner, c'est mieux comprendre

Lorsque bébé réussit à rapprocher une chaise d’une porte, à y monter, à atteindre la poignée de la porte, à la tourner et pousser la porte, tout cela lui demandant des semaines ou des mois d’un patient effort et d’une impatience frustrante, c’est pour lui un instant exceptionnel, éblouissant. Bien souvent, le parent, au lieu de saluer comme il conviendrait cet exploit, s’écrie alors : « Ah non ! ferme la porte... » révélant ainsi d’abord qu’il n’a pas compris que l’enfant a accompli quelque chose, ensuite qu’il pense naïvement — lui l’adulte —, qu’un bébé peut comprendre dans un ordre aussi bref qu’il lui est commandé de fermer une porte. Qu’est-ce que « la porte ! », cela veut-il dire quelque chose, que faire d’un tel ordre, et d’ailleurs est-ce un ordre ?

Il n’est pas anormal que le petit enfant soit sans réaction quand il entend de telles injonctions. Et naturellement, cela irrite l’adulte qui le rabroue : « Écoute ! C’est pas possible ! » et il ferme lui-même cette porte qui bouche un horizon que l’enfant avait découvert fièrement. Sa victoire lui est reprochée. Peut-on imaginer quelles conséquences ces incidents peuvent avoir dans un petit être en construction ? L’incompréhension se lira bientôt sur son visage et dans son corps, une suite d’incidents de ce genre l’enfermeront en lui-même.
L’adulte est souvent inadapté. Il ne réalise pas. Mieux donner à l'enfant, c'est être moins enfermé dans ses préoccupations et mois tendu, moins en "réflexe".

L'agitation ou les colères de l'enfant viennent d'abord d'une incompréhension.

Mais il réussit parfois à contrebalancer ces mauvaises réactions. Par exemple, lorsque dans une course, le papa ou la maman se laisse rattraper par le bambin qui trottine, et le félicitent, l’enfant vit réellement une grande joie intérieure qui lui donne goût à la vie.

Vous avez peut-être remarqué que, parfois, c’est l’enfant qui court devant et tente de vous échapper. Vous lui demandez de revenir, mais il refuse et poursuit sa route. C’est en fait qu’il a besoin de sentir qu’il est capable de vous distancer, et qu’il goûte à l’enivrante liberté. Souvent, il est rattrapé à ce moment-là et il se met en colère, ce que les parents ne comprennent pas. C’est tout à fait naturel : le nouveau bonheur auquel il a goûté, il ne veut pas le perdre, et il ressent comme un manque.

mieux donner Marc-Eloi 0373 2001 sur http://l-ecole-a-la-maison.comIl en va de même pour bon nombre de choses qui lui donnent de l'indépendance. Lorsqu’un petit enfant réussit à faire des choses tout seul, il en est extrêmement fier. Pourquoi vous imite-t-il, quand il prend le téléphone ou reprend certaines de vos expressions ? Parce qu'il veut grandir, ou plutôt croître. Ce sont des petites choses à vos yeux mais pour lui, ce sont des exploits. Ayons l’humilité de reconnaître que pour l’enfant tout cela est immense.

Il en va de même pour les grands enfants et les adolescents. C’est à un degré divers qu’ils vous montrent leurs réussites, parfois même pour vous défier ou vous provoquer, mais ce qu’ils montrent avant tout, c’est leur faculté de faire des choses. C’est pour cela qu’il faut discerner le fond et la forme.

Vous pouvez très bien avoir avec votre jeune des conversations qui distinguent, et lui dire :
— Je n’apprécie pas que tu aies réussi à changer tes notes sur le serveur de l’école car c’est une violation et une faute très répréhensible. Mais en même temps, je dois reconnaître que tu t’es montré habile. De quelle manière allons-nous te sanctionner ?

Ou :
— Il n’est pas acceptable de gifler ta sœur, même si je sais qu’elle avait commis une faute grave.

Il y a un équilibre qui parvient aux oreilles de l’enfant.

Bref, essayons :
— de ne pas réagir sur le champ.
— de distinguer le bien dans ce que fait l’enfant.

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L’ hyperactivité de l’enfant en question. Le TDAH

Hyperactivité de l'enfant ? Il n'y a pas de mauvais comportement. En fait, le mauvais comportement est une réaction - normale - de l'enfant qui nous dit à sa manière : "Alerte, ça ne va pas du tout pour moi !"

L'hyperactivité est un mot qui vient automatiquement à la bouche des professionnels de l'éducation lorsqu'un enfant est un peu plus vivant que d'habitude. Il en va un peu comme la dyslexie.

Confusion qui devient presque systématique. Là encore, il faudrait distinguer les pathologies et... l'énergie tout ce qu'il y a de plus naturelle. Nous verrons aussi que la piste de l'alimentation est à considérer. Il y a 500 ans, vous auriez été ravi d'avoir un enfant plein d'énergie se levant une heure avant vous et allant traire les vaches ou nettoyer l'étable.

L'énergie d'un enfant est belle ! On doit la désirer, vouloir qu'il soit vivant, joyeux, énergique. C'est le propre d'un enfant de s'exprimer par la parole et le geste, et il sera bien temps plus tard de canaliser, la société y conduira forcément. Mais apprenons à souhaiter plus de vie ! Voulons-nous des êtres morts, pâles, décharnés, amorphes, affligés, langoureux, mous, lâches, domestiqués, sans réaction ? Bien sûr que non. Il y a une grande beauté de l'énergie d'un enfant, d'une femme, d'un homme qui vit pleinement, que ce soit son art ou ses jeux, sa chorégraphie personnelle [s2If current_user_can(access_s2member_level1)](suite ci-dessous)

 

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Disons-le, un enfant qui est énervé, qui court partout, qui parle fort, mais qui s'endort très naturellement le soir, n'est pas un hyperactif, n'en déplaise au corps médical et aux institutrices peu formées.

L'enfant ne souffre pas d'hyperactivité en classe ou à la maison

C'est un enfant énergique, en fait. On trouve des médecins pour dire qu'il y aurait 3 à 5% qui souffriraient de "ce problème", en réalité relevant du TDAH (Trouble du déficit de l'attention et de l'hyperactivité)... Notons bien ce TDAH, on va le retrouver partout.

Notons aussi que ces médecins sont liés à BigPharma, autrement dit les labos qui leur donnent des avantages en nature.

3 à 5%, dites-vous ? c'est grave. Une cause nationale peut-être. Qui mériterait des subventions... Mais plus grave encore, l'école dénombre jusqu'à 15% de cas ! Un enfant bouge un peu, différemment des adultes, il agace et hop ! étiqueté TDAH...

Les médecins sont affirmatifs et y vont à grands coups de fourche, jugez plutôt : http://www.youtube.com/watch?v=DrztV3rIzKU

La réalité ? Elle est horrible : de 2010 à 2014 (en 5 ans), la quantité de comprimés vendus en pharmacie a augmenté de 56 %.

Québec, où au moins on a des chiffres (comparables en France), bat le record canadien de consommation des psychostimulants. En 2011, Québec compte 23 % de la population, mais consomme 35 % des psychostimulants (du Canada).

Les EHDAA (élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation) représentent maintenant 20 % de tous les élèves, contre 12 % il y a 10 ans.

On voit le désastre ! Les médecins ont des certitudes.

Ce serait une "maladie". Les "victimes" sont elles-mêmes dans l'acceptation.

Oui, mais... non. On n'a aucune trace d'une quelconque réalité neurologique et, évidemment pas ailleurs non plus, comme l'explique très bien Santé Nature Innovation à notre suite. "Il faut bien réaliser que, contrairement à d’autres maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer, il n’y a aucun test psychométrique, biologique ou physique, comme un scanner du cerveau par exemple, qui permette de diagnostiquer le TDA/H." Lisez l'article, il vous fera du bien, car il expose la réalité intestinale et biologique sous-jacente chez nombre d'enfants turbulents ou diagnostiqués "TDAH", tandis que l'on sait également que le mercure dans le poisson (voir plus bas) est un très possible agent.

En réalité, les enfants souffrant d'un réel excès de turbulence - qui sont des cas cliniques - sont peut-être 1 pour mille. Ils servent à accréditer la réalité d'un symptôme. C'est aussi ce que dit cet article.

Avec des exceptions, on fait une pandémie ! De cas isolés, on fait une généralité. Pratique: l'école se débarrasse d'un problème (ses enseignants ne sont aucunement formés pour faire face) et on entretient des intérêts financiers.

Faux diagnostics, donc ?

C'est ce que dit cet article depuis la parution de notre article: http://www.ledevoir.com/societe/education/319948/le-grand-nombre-de-faux-diagnostics-de-trouble-de-deficit-d-attention-inquiete

Dans les commentaires, Elodie nous dit:

si votre enfant est qualifié de TDAH, faites attention qu'il ne s'agisse pas d'un problème de surdité ou visuel (pas seulement l'acuité, mais la perception, la vision binoculaire, les problèmes de convergence)... ou autre chose.

En effet, plein de choses sont taxées de TDHA ou de dyslexies !

Et le traitement est...

Le traitement ? La Ritaline. Un médicament... qui entraîne des troubles du sommeil, notamment. Le genre de chose qu'on ne devrait JAMAIS donner à un enfant. Ou l'Aderall et le Concerta, "que le service américain de lutte contre les stupéfiants classe dans la même catégorie de drogues hautement addictives que la cocaïne, la morphine et l'opium."

Comme le dit encore Santé Nature Innovation, pour apaiser l'enfant, mieux vaudrait commencer par "diminuer fortement ou éliminer de son alimentation le sucre et en particulier le fructose", de même qu'il est impératif d'arrêter de consommer certains poissons (voir liste en fin d'article).

Il serait bon aussi de s'intéresser aux huiles essentielles. Un blog parle des troubles, de l'autisme et de l'efficacité de certaines huiles.

hyperactivité de l'enfant Falsification http://l-ecole-a-la-maison.com

Commençons par un tir de contre-batterie immédiat: quand un comportement est traité par un médicament et qu'on parle de maladie, il y a falsification du diagnostic. Un comportement n'est jamais soigné par un médicament. Il a toujours son origine dans le cerveau. Or, la Ritaline, ni aucun médicament actuellement prescrit, ne vise d'action directe sur le cerveau et a fortiori ne peut avoir d'effet bénéfique sur le cerveau. Il faut d'ailleurs PROSCRIRE toute médicamentation visant le cerveau (sauf spécification d'un neurologue de très haut vol, après examen par scanner).

Ce genre de saletés chimiques est à refuser radicalement. Ce type de médicament cause de grands dégâts dans le corps et le cerveau.

Contre l'hyperactivité de l'enfant en question, on donne des calmants...

Le comportement ne se traite pas par le médicament. Il a toujours une explication en amont, par l'environnement de l'enfant (sauf, comme toujours rappelez-vous, en cas de lésion ou de pathologie).

Cet environnement, c'est aussi sa famille, ses proches et son écologie, c'est-à-dire alimentation, sommeil etc. dont nous parlons abondamment dans notre accompagnement.

L'hyperactivité de l'enfant, disons l'énervement, sa turbulence ou son comportement odieux proviennent bien sûr très souvent, outre l'alimentation dont parle l'article de Santé Nature Innovation, des mauvaises conditions de vie au sein de sa famille et de mauvais traitements ou de manques d'attention de la part de proches, si fréquents, sont facilement décelables par les enseignants... sans qu'ils puissent pratiquement rien y faire d'ailleurs. Ce sont les autres enfants qui en payent les conséquences. Mais quant à lui, il n'a aucune issue: tant que son environnement est malsain, il est condamné, et plus cela dure, moins il aura de chance de s'en sortir aisément.

La réaction de l'enfant s'explique naturellement, par ce qu'il reçoit ou subit. Plus sa réaction est énergique, plus la pression est forte. Adultes: interrogez-vous, car c'est à votre niveau que se situe la difficulté, non à celui de l'enfant.

Autrement dit, si votre enfant n'a pas eu de lésion ou de pathologie, ce que seul un examen approfondi à l'hôpital et par des très grands spécialistes, avec des appareils de détection, peut révéler, on ne peut en aucun cas affirmer péremptoirement qu'il a un trouble.

Mais alors, qu'est-ce que cette histoire ?

"Le TDAH est un trouble mental bidon"

dit cet article, qui corrobore nos propres travaux.

Les TDAH, c'est une invention récente. On les a assimilés fallacieusement aux troubles moteurs qui ont des origines avérées dans le cerveau, ce que n'ont pas les "TDAH" sauf à prouver le contraire chez les 99% de diagnostiqués.

1987: les membres de l’APA (Association psychiatrique américaine) votent à main levée l’introduction dans le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) d’un nouveau trouble psychiatrique: le TDAH (Troubles déficitaire de l’attention/hyperactivité). En l’espace d’un an, 500 000 enfants américains reçoivent ce diagnostic. Aujourd’hui, étiquetés hyperactifs, plus de 6 millions d’enfants américains prennent le chemin de l’école après avoir avalé leurs pilules d’amphétamine (Ritaline, pour ne citer que la plus employée).

C'est aberrant !

On se retrouve entre les mains de "Big Pharma", comme on dit aux USA, c'est-à-dire l'industrie qui "fabrique une maladie par molécule au lieu de créer une molécule par maladie".
« Grâce au soutien vigoureux de l’établissement éducatif, l’incapacité à rester immobile une journée l’esprit engourdi d’ennui sous une discipline excessive s’est transformée en maladie. En psychiatrie, tout ce qu’il faut pour créer une nouvelle maladie, c’est de parvenir à un consensus sur le fait que certains comportements observables sont en réalité une maladie. Toute maladie entrant dans le manuel des diagnostics et statistiques n’en sort plus. » (in http://www.mondialisation.ca/big-pharma-ceux-qui-font-de-nos-vies-une-maladie/19092)

Regardons ce document aimablement transmis par une internaute, une étude : http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/140/?sequence=17

Exemple même de l'étude biaisée.

1/ le symptôme supposé concerne 1% (c'est ce que nous disons). Alors que le TDAH est diagnostiqué à environ 3% des enfants (4.5 millions) ! Supposé 1%, cela ne veut pas dire 1% non plus, loin s'en faut.
2/ Le diagnostic est totalement impossible sans scanner. Or, on parle ici d'études épidémiologiques... qui ne reposent que sur des diagnostics de médecins, c'est-à-dire sans IRM, sur simple déclaration de sa part. Or, le médecin généraliste n'y connaît rien. Bref, de l'opinion, rien d'établi. Surtout que l'écrasante majorité des médecins suivent les avis des gros labos (qui leur graissent la patte, en voyages et cadeaux divers...). Il vous suffit pour le savoir de leur demander s'ils reçoivent ce qu'ils appellent des "visites médicales". La cas échéant, badaboum ! un labo est là.

On a là le symptôme "H1N1", du nom de ce virus qui devait éliminer la moitié de la population mondiale et à cause duquel on a vacciné à tour de bras.

Mais, pourquoi cette amplitude ?

Une opération lucrative

hyperactivité de l'enfant Industrie pharmaceutique par http://l-ecole-a-la-maison.comC'est d'abord une opération lucrative. Le "TDAH" rapporte gros. C'est avant tout un paravent pour activités pétro-chimiques et pharmaceutiques, monde dans lequel on ne fait pas 40 ou 100 fois la culbute, mais où on la fait 700 fois, 2.000 fois, et jusqu'à 4.000 fois ! Le médicament est un business énorme et totalement amoral. Et croyez bien que nous savons ce que nous disons, pour avoir des parents très insérés dans les labos. D'ailleurs, nous sommes les descendants de fondateurs d'un laboratoire célèbre et la culture familiale en est marquée. N'oubliez pas que le médicament tue plus que la voiture.

Mais ce n'est pas qu'une question de produits à écouler. Le corps médical redoute la consultation au taux horaire du généraliste et se cherche des consultations spécialisées, autrement tarifées.

Depuis 100 ans, il n'y a plus vraiment de grandes maladies à vaincre dans de larges pans de la population, le corps médical s'est retrouvé avec moins d'activité, il s'est donc conduit à inventer de la maladie. Dans les couloirs des agences, on explique qu'il faut bien lutter contre le chômage des médecins !

Une opération de psychiatrisation

C'est aussi une énorme opération de psychiatrisation. Un faux et usage de faux. Dès lors que vous relevez d'un trouble, vous n'êtes plus "normal".

L'inventeur des TDAH (Troubles Déficit de l'Attention et de l'Hyperactivité) avoue que cette maladie n'existe pas. Le TDAH est "une maladie fictive" ! Le saviez-vous ? Pourtant, on enferme encore aujourd'hui, et chaque jour, des gens qui en sont atteints. Et des gens gagnent beaucoup d'argent avec ça, il y a des spécialistes qu'on consulte !

D'aucuns parlent d'arnaque en expliquant (en anglais) qu'il y a un manque d'esprit scientifique dans la communauté psychiatrique. Mais les gens sont impressionnés par les blouses blanches.

Quelque chose est en train d'émerger dans le monde libre, de l'autre côté du rideau de blouses. D'ailleurs, voyez cet article: http://www.cchrint.org/psychiatric-disorders/

Et si cela ne suffisait pas, rappelons-le: il y a un "mythe" des maladies mentales.

On enferme des gens pour un trouble qu'ils n'ont pas ?

Imaginez que nous inventions le TDS, Trouble de la Déficience de Scolarité, pour parents se posant des questions sur l'école, vous pouvez être sûrs que ce serait repris allègrement par des tas de "professionnels", comme autant d'escrocs se jetant sur les naïfs. Pour que l'opération ait du succès, nous serions soutenus par un gros labo. Ce labo aurait des journalistes amis et lancerait une campagne. On parlerait d'un cas anecdotique transformé en "phénomène de société". On sortirait des stats, sérieuses ou pas, peu importe en fait. En quelques années, ce serait établi solidement, même si quelques malheureux médecins honnêtes s'avisaient de clamer la vérité (c'est l'effet rouleau-compresseur). Au cas où l'un d'eux se ferait remarquer, on l'attaquerait sur le plan personnel, voire on le piègerait.

Pour finir, le "trouble" entrerait dans les mœurs. Les parents y croiraient, les "malades" aussi. Un jour, vous apprenez que votre enfant a un TDS, un trouble de déficience de la scolarité.

(entretemps, nous découvrons un article qui annonce un nouveau trouble ! Maintenant, il y a le trouble de ceux qui ne sont pas d'accord avec le système: http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/de-la-societe/science-du-controle/creativite-et-non-conformisme-desormais-une-maladie-mentale. Notre raillerie prophétique ?)

C'est ce qui s'est passé avec le TDAH !

L'hyperactivité de l'enfant est largement une création

On peut inventer un "trouble" à chaque fois qu'il y a un problème. TDM: Trouble du Doute des Médias, TEPI, Trouble de l'Envie de Payer ses Impôts, et si ça ne fait pas assez savant, ajoutons des mots: TCDOS, trouble compulsif de la dys-organie sensorielle (on mettrait dedans des gens qui ressentent moins le sens du toucher); ça le fait, non ? Quel patient va douter ? ça fait si scientifique, aucune maman ne va dire "qu'est-ce que c'est que cette histoire ?", non, elles vont (presque) toutes acquiescer sagement, s'incliner devant la science.

Les troubles de l'attention et de l'hyperactivité ont été inventés.

Le truc, c'est d'inventer des maladies, des pathologies. Vous bougez: on vous étiquette.

Regardez ces images, les premières que nous ayons filmées en numérique:

Evrard faisait le fou, et il le faisait souvent. Jamais nous n'avons pensé qu'il était hyperactif. A demi agité du bocal ça oui 😉 mais hyperactif, non. Sérieusement, un enfant, ça bouge !

Alors, qu'en est-il vraiment de l'hyperactivité de l'enfant ? Dans 99.9% des cas, on parle de gens à qui le système éducatif ou les parents n'offrent pas les moyens d'évacuer leur énergie et/ou imposent des conditions d'existence qui les pousse à réagir ou sur-réagir.

Autrement, nul trouble, nulle maladie, mais réaction naturelle.

Une fois encore, mettez 30 adultes dans une salle, interdisez-leur de bouger, demandez-leur de rester sagement. L'un d'eux finira par se lever, avant qu'une heure soit passée. C'est alors qu'on le déclarerait hyperactif. Nous avons vu des salles remplies d'adulte où après deux heures, on en venait à s'insulter copieusement. Seraient-ils schizophrènes, paranoïaques, hystériques ? Non. Ils sont enfermés dans une salle... Maintenant, maintenez ces 30 adultes dans une salle de classe pendant sept heures et ennuyez-les consciencieusement, comme on le fait à l'école avec les enfants. Nous vous faisons la promesse que vous aurez des bagarres et du chahut beaucoup plus vite qu'avec les enfants. Les enfants sont très patients, ils encaissent beaucoup.

Réaction convenue de l'institution scolaire...

Dès qu'un enfant bouge, l'institution scolaire dit qu'il a un problème. Tel cet enfant de cinq ans qu'on a accusé de harcèlement sexuel la semaine dernière dans le Colorado, alors qu'il a fait un baise-main à sa petite voisine. Tels ces nombreux enfants qu'on dit "hyperactifs" alors qu'ils ont simplement de l'énergie que l'école est incapable de prendre en charge, en tous cas en France, en Belgique, au Canada, en Espagne... Comment se fait-il qu'il y ait 15% d'hyperactifs dans un établissement et aucun dans un autre ? C'est tout simplement que certains établissements gèrent très bien l'énergie de l'enfant, d'autres très mal.

Mais ils ne peuvent pas lire si on ne leur a pas appris et ils ne peuvent se comporter bien si on les ennuie ou on les provoque. Le soir, si vous voulez que le petit dorme, il est clair que vous allez veiller à ce que le grand frère ne vienne pas l'énerver.

Et par conséquent, dire qu'ils sont dyslexiques ou hyperactifs est un scandale, une irresponsabilité et une preuve d'incompétence. Le danger n'est pas l'enfant, le danger est ce système qui peu à peu psychiatrise l'enfant. Soyons vigilants.

Notre promesse au sujet de "l'hyperactivité de l'enfant"

Nous vous faisons la promesse que votre enfant réussira brillamment si on utilise avec lui la bonne méthode. Et à ce moment-là, comme des centaines de parents qui parlaient de dys-bidule, vous direz: "J'y croyais, avant." Nous voulons vraiment vous transmettre ce message d'espoir: l'enfant peut réussir et dire qu'il a un problème fait exactement le contraire: ça ruine ses possibilités.

Nous avons connu plein d'enfants prétendument "hyperactifs". Aucun ne l'était en réalité ! Ils étaient concentrés par ce que nous leur racontions, très calmes et attentifs quand nous leur faisions cours, il était visible qu'ils n'avaient jamais eu de cours comme ça, simplement de bons cours avec un vrai contenu et une méthode honnête; et ils étaient satisfaits des pauses qui arrivaient au bon moment. Ils étaient tous plein de vie et leurs parents, la plupart du temps, les acceptaient très bien comme ils étaient, prenaient beaucoup de distance vis-à-vis du diagnostic médical. Ils étaient ravis d'apprendre que leur enfant allait bien, selon nous. Et, s'étant organisés comme il le fallait... le trouble a magiquement disparu. L'enfant fait un sport épuisant, il a des activités, et tout d'un coup il n'est plus "hyperactif".

Il y a enfin la dimension sanitaire du problème.

La santé, une piste

Dans cet article, plusieurs pistes sont proposées. L'auteur convient avec nous que le "TDAH" est tout autre chose que ce qu'en disent les profiteurs (sites nombreux, spécialistes etc.). C'est un article dans lequel vous aurez des conseils précis à suivre.

Les phosphates créent-ils les hyperactifs ?

Voici une lettre d'Augustin de Livois (abonnez-vous gratuitement ici), on apprend que les phosphates pourraient être partiellement responsable de l'hyperactivité de l'enfant. Cette piste est sans doute intéressante, de même que l'alimentation en général.

 Vous avez cette autre piste, également.

Le poisson

Une lettre effrayante de Projet Santé Coros Esprit dit: "les chercheurs ont montré que les enfants Inuit qui avaient dans leur sang un taux élevé de mercure et de plomb à leur naissance étaient trois fois plus nombreux à souffrir du syndrome d’hyperactivité et de déficit de l’attention. [7]

Puis, ils ont découvert que, parmi ces mêmes enfants, ceux qui avaient un taux de mercure élevé à la naissance avaient en moyenne un QI inférieur de 5 points [8] par rapport aux autres - ce qui prouve à quel point le mercure nuit au développement du cerveau du fœtus !

Et n’imaginez pas que ces enfants avaient des taux de mercure beaucoup plus élevés que chez nous. Les taux étaient globalement similaires à celui des populations occidentales qui mangent beaucoup de poisson. [9]

Voilà pourquoi je suis convaincu que les femmes enceintes devraient prendre des oméga-3 en gélule (comme la vitamine B9 qu’on leur prescrit systématiquement) et s’abstenir totalement de prendre des produits de la mer.

Et ce même conseil pourrait valoir pour tous ceux d’entre nous qui ont une santé fragile.

[...] sur la seule base de leur contamination au mercure, il me paraît évident :

  • Qu’il ne faut jamais manger du requin, de l’espadon, du thon rouge, du thon albacore ou du marlin : ils devraient tout simplement être retirés du marché, d’autant qu’ils regroupent des espèces en danger, à protéger ;
  • Qu’il n’y a aucune bonne raison de prendre le risque de consommer du thon, du mérou, du merlu, du bar, de la lotte, de la daurade, de la raie (sauf festivité ou occasion particulière), et encore moins de l’anguille et du brochet ;
  • Et qu’il faut limiter sa consommation de truite, crabe, hareng, saumon (sauf d’Alaska), merlan, sole et cabillaud.

[7] Prenatal Methylmercury, Postnatal Lead Exposure, and Evidence of Attention
Deficit/Hyperactivity Disorder among Inuit Children in Arctic Québec, Olivier Boucher et al, 2012 [8] Relation of Prenatal Methylmercury Exposure from Environmental Sources to Childhood IQ, Joseph L. Jacobson et al, Environmental Health Perspectives, 2015
[9] Par exemple les enfants new-yorkais de mère chinoise, comme l’indique l’article.

Présupposés sur le comportement de l'enfant

Dans un échange que nous avons eu récemment, nous disions:

"Pour réfléchir à cette question de l'école à la maison ou pas, il est bon d'abandonner un peu les présupposés. Votre enfant n'est pas une classe, et donc ce qui marche pour une classe manque de quelque chose qui va s'adresser plus particulièrement à l'enfant.

Oui, le "bon comportement" peut être bon pour l'enfant et la classe. Mais le "mauvais comportement" que l'on suppose en disant ça... n'existe pas. Il n'y a pas de mauvais comportement. En fait, le mauvais comportement est une merveilleuse réaction de l'enfant qui nous dit à sa manière "alerte, ça ne va pas du tout pour moi !"

Le pire que nous ayons à craindre, c'est que l'enfant ne réagisse plus, comme tous ces petits enfants qu'on met sous RISPERDAL ou autre. On peut dire que le mauvais comportement, c'est l'absence de comportement.

Nous ne cherchons pas à obtenir un "bon comportement" de l'élève, c'est une impasse, c'est comme d'essayer de faire en sorte que la bouteille ne roule pas sur le pont du navire. Nous cherchons à ce qu'il ne soit pas conduit à ce mauvais comportement.

Emmanuelle nous dit quant à elle:

je suis tout à fait d'accord ! nous avons vécu la même chose avec notre fils aîné : le médecin voulait le mettre sous risperdal ! comme ça, je cite "il pourra aller à l'école, rester assis et être content" j'ai refusé, en expliquant de l'environnement qui ne lui convenait pas et que malheureusement, le fait d'avoir donné des antidépresseurs ou des antipsychotiques aux employés dépressifs d'EDF, ne les avait pas tous empêchés de se suicider. nous avons donc déscolarisés notre fils et au bout de quelques semaines, il avait retrouvé le sourire, sa joie de vivre, s'etait remis à grandir et à prendre du poids ! ils étaient contre la déscolarisation mais sont revenus sur leur jugement quand ils ont vu les bienfaits sur mon fils...

"Votre fils n'est pas trop énergique, lui avons-nous répondu, il est comme il est, et son énergie est merveilleuse. Imaginez-le amorphe devant une télé ou allongé dans le coma, à l'hôpital, et alors vous regretteriez son énergie. Imaginez qu'il ait 18 ans et que la maison brûle, ne seriez-vous pas fier qu'il vous emporte hors de la maison en fracassant du pied une porte bloquée ?

Imaginez-le autrement en fait: vous n'en seriez pas réellement heureuse, car vous savez au fond de lui que c'est VOUS qui lui avez donné cette énergie.

L'énergie est ce dont l'homme manque le plus. C'est grâce à elle que les grands progrès sont possibles, il faut énormément d'énergie pour inventer, créer, affronter les adversités.

Votre fils a de l'énergie, il a un trésor, il vous emmènera au bout du monde si vous lui en donnez la chance. On a besoin d'hommes, il en sera un.

Donner ce dont l'enfant a besoin

L'enfant à qui on donne ce dont il a besoin a un super comportement. C'est aussi simple que ça.

Un enfant qui va mal dit par son comportement: "l'adulte qui s'occupe de moi ne comprend pas". Autrement dit, le travail est à faire sur l'adulte.

Ce n'est pas facile quand on n'y a pas réfléchi et qu'on ne s'est pas exercé. Un grand pédagogue est un pédagogue qui a exercé son savoir et qui a aussi du talent, de la créativité, c'est vrai, et ce n'est pas donné à tout le monde.

Voilà: si votre fils ne cadre pas à l'institution, soit l'institution comprend et change, soit vous devez trouver une autre solution.Nous espérons que cela vous apporte de la réflexion.

Amitié"

La réponse de la maman:

"Merci infiniment pour votre réponse rapide et avisée. J'ai toujours su que la vivacité et l'énergie de mon enfant était une richesse et à force de convertir cela en pénibilité, j'ai commencé à ressentir une profonde culpabilité : suis je une bonne mère ? Je pense que mon enfant doit vivre sa vie d'enfant et que si certains membres de l'institution ne peuvent pas faire preuve de créativité et de pédagogie car il en faut pour captiver un enfant, alors je prendrai d'autres mesures. Je vois bien que l'école ne l'épanouit pas. L'année dernière, il a eu un professeur de talent qui a su faire preuve de discernement, sachant faire la part des choses. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.

Merci encore pour votre vision des choses on ne peut plus positive et enrichissante.

Très cordialement."

En conclusion, voici un témoignage parlant, ici-même, sur notre site:

Bonsoir, il y a un an nous retirions notre fils de l'école, lui aussi était soi disant tdha (maladie qui ne mérite pas de lettre majuscule) nous avons refusé de le médicaliser davantage. Nous avons tout d'abord cédé (test QI,examen chez l’ophtalmologiste +Orl: tout va bien!

Donc si tout allait bien ce n'était pas notre enfant qui avait un problème mais les méthodes de l'école ! Aujourd'hui, il a en largement rattrapé son retard et pas grâce à l'école mais grâce aux bonnes méthodes (cours par correspondance de qualité et surtout à notre amour et à notre confiance en lui !) évidemment ce n'est pas immédiat, il faut être patient et ne pas vouloir calquer son enfant sur les autres, attitude que nous avons en bons débutants formatés et fragilisés que nous étions tout autant que notre enfant.

C'est votre enfant, enlevez lui tout de suite cette idée qu'il y a quelque chose qui cloche chez lui !

Souvenez- vous! Avant son entrée à l'école,votre enfant était formidable,merveilleux, unique! Continuez de le regardez comme vous l'aimez et faites lui l'école à la maison, à son rythme. Nous sommes heureux d'avoir pris cette décision il y a un an. Ces maladies inventées sont des offenses a la nature sacrée de l'enfance. Soyez courageuse et faites vous confiance. Vous pouvez également regarder la vidéo de Rémy traitant ce sujet.

L'enfance n'est pas un trouble mental !

C'est aussi ce que dit cet article.

Très bonne vidéo à voir: on y parle d'une "épidémie fictive":

Et puis, un psychiatre reprend ce que nous disons.

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***L'article de ReinformationTV:

L’hyperactivité : maladie mentale… ou non ? Une étude néerlandaise

hyperactivité maladie mentale étude néerlandaise

Une étude publiée par la prestigieuse revue scientifique The Lancet Psychiatry par une équipe de chercheurs néerlandais du Radboudumc l’affirme carrément : l’hyperactivité, volontiers désignée par l’acronyme anglophone d’ADHD, est une maladie mentale à part entière. Les troubles de déficit d’attention si souvent diagnostiqués chez les enfants dès le plus jeune âge relèveraient donc d’un traitement médical, si l’on veut bien pousser à bout les implications de cette étude néerlandaise. La presse aux Pays-Bas a donné un grand écho à l’affaire – mais à tort, affirme Laura Batstra, professeur d’orthopédagogie à l’université de Groningue, qui accuse aussi bien les chercheurs que les commentateurs médiatiques d’en avoir abusivement tiré des conclusions.

Il aurait été plus juste, signale l’universitaire, de présenter l’étude ENIGMA en ces termes : « Une étude hors de prix du cerveau et de l’hyperactivité ne donne aucun résultat. » Pas très vendeur !

Sa tribune, publiée par le quotidien néerlandais Trouw, s’ouvre sur un constat : il est plus facile de se faire publier par The Lancet sous un titre ferme en apportant une conclusion carrée. Est-ce pour cela que le Dr Martine Hoogman et ses 81 coauteurs tirent des conclusions hâtives de leur étude ? Le Pr Batstra en est persuadé. A quoi s’ajoute le fait qu’un grand nombre des auteurs ont des liens avec l’industrie pharmaceutique : « La liste des conflits d’intérêts sous leur article semble interminable ».

Selon une étude néerlandaise, l’hyperactivité se voit sur les scans du cerveau

L’étude ENIGMA a voulu répertorier « les différences sub-corticales » entre les personnes souffrant d’hyperactivité et les autres, de manière à démontrer que l’ADHD relève d’une perturbation cérébrale. Les auteurs estiment que cela est établi et encouragent médecins et autres responsables des soins à présenter la chose ainsi aux parents d’enfants affectés.

Les véritables conclusions auxquelles permettent de parvenir les données utilisées par l’étude sont tout autres, affirme le professeur de pédagogie. « Premièrement, des différences cérébrales entre les enfants porteurs d’un diagnostic hyperactivité et les autres sont si petites qu’elles sont négligeables, et deuxièmement, ces différences, déjà insignifiantes, semblent disparaître d’elles-mêmes lorsque les enfants deviennent adultes ».

Les chercheurs se sont appuyés sur les résultats de micro-études antérieures, souvent assez anciennes, ce qui leur a permis de comparer les données de 1.713 personnes diagnostiquées hyperactives avec celles d’un groupe témoin de 1.529 personnes non porteuses du diagnostic. Au niveau des groupes, on a constaté que cinq zones du cerveau des hyperactifs sont de quelque pourcents plus petites que la moyenne – sans que l’on puisse pour autant affirmer que cela est vrai des individus dans la plupart des cas. La différence de taille est également minime : la mesure de l’effet de taille (d de Cohen) des différences de mesures se situent systématiquement entre -0,19 et 0,19. « Concrètement cela signifie que si l’on doit déterminer sur la base d’un scan du cerveau si un enfant est hyperactif, les chances de tomber juste se situent à 1 à 2 % au-dessus de celles du pur hasard ». En clair : l’effet est nul ou négligeable.

L’hyperactivité, maladie mentale ? Sortons la Ritaline !

Cela n’a pas empêché la presse néerlandaise d’affirmer que l’on pouvait constater l’ADHD sur le scan du cerveau, « spécialement chez les enfants ».

L’hyperactivité n’est rien d’autre qu’une maladie mentale, titraient donc les journaux aux Pays-Bas, tandis que le site Internet de l’hôpital universitaire Radboud affirmait, le 16 février dernier : « L’ADHD est visible à cinq endroits du cerveau ».

La colère de Laura Batstra vient du fait que les enfants à qui l’on explique qu’ils ont une maladie mentale sont ceux qui en payent le prix, alors qu’il s’agit d’un « mythe biomédical ». Et non seulement ils se sentent stigmatisés, mais on les envoie chez le psychiatre au moindre trouble du comportement, le psychiatre se dépêchant alors de poser un diagnostic d’hyperactivité – affaire en plein essor aux Pays-Bas – et de prescrire des drogues psychoactives de type Ritaline, aux effets secondaires néfastes.

La croisade du professeur de Groningue ne date pas d’aujourd’hui : elle a beaucoup étudié et écrit sur l’hyperactivité qui selon elle est simplement le signe que les enfants ne sont pas tous pareils et que certains sont plus exigeants vis-à-vis de leur entourage que d’autres, ayant éventuellement besoin d’aide comportementale.

On pourrait ajouter le constat de professeurs, d’orthophonistes et autres soignants pour qui les méthodes pédagogiques globales contemporaines favorisent ce « désordre », qui disparaît comme neige au soleil lorsqu’on revient à un enseignement plus structuré et plus structurant.

Anne Dolhein

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L’enfant est-il « intelligent » ? suivi de Ce qu’est un « bon enfant ».

L’enfant est-il intelligent ?

Les jeunes parents ont beaucoup de bonne volonté au départ mais assez vite, ils en viennent à l’énervement. Parce que l’arrivée de l’enfant les a surpris, parce qu’ils ne sont pas habitués, ils sont anxieux (et c’est souvent le cas de la maman), ou parfois trop fiers (et c’est souvent le cas du papa). Ils sont sous pression. Leur enfant est en quelque sorte le reflet d'eux-mêmes, ils le savent. Mais leur première attitude est tout sauf sage: ils se jugent eux-mêmes à travers l'enfant.

En fait, ils jugent leur intelligence à travers leur enfant. Personne n'accepte d'être idiot aux yeux des autres. On accepte d'être idiot, à la rigueur, mais pas aux yeux des autres. Et pas aux yeux de son enfant. On a besoin de se sentir suffisamment intelligent.

Cette pression les conduit à un déni. L'enfant ne réagit comme ils l'attendent. Regardez, si vous en avez le temps, ces dessins animés célèbres où l'animal a un comportement qui n'a absolument rien d'enfantin, où il agit comme un adulte. Souvent, ces dessins animés sont faits par de jeunes adultes qui se font une certaine idée de ce que l'enfant a en tête. Ce sont ses idées qui font que le jeune adulte, et parfois de plus vieux adultes, se retrouvent en conflit avec la manière dont l'enfant réagit.

Rapidement, comme les choses ne se passent pas exactement comme ils s’y attendaient, ou comme ils le souhaiteraient, leur manière de parler à l’enfant change, naturellement. Une fois qu'il a un peu grandi et qu'ils lui ont transmis quelques principes ou habitudes, et qu'il est clair que l'enfant ne comprend pas le dixième de ce qu'ils veulent, ils arrêtent les discours et raccourcissent leurs phrases, leurs mots deviennent:

— Mange ! Va te coucher ! Dépêche-toi ! Ne te décoiffe pas.

Et, se rendant compte de leur brusquerie, ils en rajoutent :

— Je t’ai demandé trois fois d’aller te coucher. Combien de fois je te dire de te dépêcher ? Ça fait 50.000 fois que je te dis de manger.

l'enfant est-il intelligent ? par http://l-ecole-a-la-maison.comAu lieu de s’arrêter, tout simplement, les parents comblent le silence et leur incompréhension de toutes sortes de mots. Et le grand danger de ces mots, c’est qu’ils les convainquent. Mais pas seulement : ils insufflent dans l’esprit de l’enfant toute sorte de choses qui ne devraient pas y être. Notamment le sentiment de ne pas être à la hauteur. C'est de là que vient souvent son agitation, son refus de travailler, et d'autres choses encore, jusqu'à la cleptomanie, le mensonge, la dissimulation etc. En fait, cela vient du fait de l'impression qu'a l'enfant de ne pas être très intelligent.

Il a compris qu'il ne vous a pas compris.

Au lieu de prendre le temps, on a inconsciemment une image de « gosse réussi » et on se la donne en exemple ou on la donne à son propre enfant.

Il est très urgent de dire à ces jeunes parents qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu de modèle d’enfants. Il n’y a tout au plus que des modèles d’éducation. On ne peut pas appliquer les process industriels aux enfants.

Modèles

Il n’y a pas de modèle d’enfants parce que tous les enfants sont différents. Cela signifie que l’éducation de chaque enfant va différer de celle des autres. Nous ne disons pas que chaque enfant va recevoir une éducation sur-mesure, totalement différente : tous les enfants d’une même fratrie recevront les mêmes bases, mais le parent perspicace saura quel complément, ces petites choses spéciales, ce petit quoi qu'il va donner à chacun, souvent même en secret, en fonction de ses besoins et de ses aspirations.

L'enfant va grandir aussi parce qu'il aura reçu quelque chose de spécial et rien que pour lui. Parce qu'il aura été privilégié à un moment donné, il aura vécu un bonheur.

Parcours

L’enfant de parents ayant fait des études ne sera pas conduit à devenir un artisan, il sera spontanément conduit à faire des études, même si sa nature fera que ces études l’ennuieront et le rendront malheureux. L’enfant d’ouvriers sera sensiblement conduit à rester dans son quartier. En l’occurrence, ce n’est pas l’amour de l’enfant qui compte, mais une certaine forme d’égoïsme ou de peur des parents. Et derrière les parents, il y a l’ambition du groupe. Bref, ce n’est pas la recherche d’une voix juste mais simplement la routine.

Il y a des intelligences actives et d’autres passives; certaines sont vives et d’autres sont lentes; certaines sont pusillanimes et volètent partout, d’autres au contraire sont persévérantes et s'accrochent à une seule chose longtemps; certaines sont soumises et d’autres sont dominatrices; certaines sont créatrices, d’autres sont conformistes. Il existe des mémoires exceptionnelles et d’autres médiocres, une habileté à se servir des connaissances ou le goût pour l’hésitation. Il existe des croissances précoces et d’autres qui sont attardées, il existe des passions et des curiosités.

Dans chacun de ces types, et dans tous les autres, dites-vous qu'il y a eu au moins un génie ou un saint dans l'histoire de l'Humanité. Il n'y a pas de tempérament privilégié, contrairement à ce que vous rabâche la presse à gros tirage et les syndicats d'enseignants, de type d'enfants plus intelligents que les autres.

À force de résignation, les parents n’ayant pas réussi exactement ce qu’ils comptaient obtenir, en viennent à se dire : pourvu qu’il ait son brevet des collèges, ce sera toujours ça.

L’école agit de la même manière ; de même, toute la société. On propose à l’enfant des voies qui existent déjà, sans jamais lui demander si lui ne pourrait pas en inventer une autre. C’est assez remarquable si l’on songe que 50 % des métiers actuels n’existaient pas il y a 10 ans : des métiers inventés par des gamins à qui on a dit: "Lancez-vous !" dans les grandes entreprises américaines, canadiennes, chinoises ou indiennes, et même en-dehors des entreprises, à la sortie de la fac, ou en ayant raté la fac. Il est indiscutable qu’il y aurait dans chaque génération 10 fois plus de candidats à l’artisanat qu’on ne le pense, si l'on songeait que la créativité actuelle des plus grosses entreprises mondiales passe par un énorme travail artisanal de haute technologie. Notre société aurait pu y songer avant de conduire tant de jeunes vers le chômage en passant par les diplômes (dont nous avons déjà parlé).

Voici notre conclusion:
Il ne s’agit pas de se demander : « est-il intelligent ? », Mais « comment est-il intelligent ? »

Ce que nous voudrions aujourd’hui, c’est de méditer cette question. Nous avons appris ensemble, depuis que vous êtes abonné à ce blog, à poser des questions plutôt qu’à faire des affirmations. Vous avez beaucoup gagné. Voudriez-vous prendre l’habitude, avant d’affirmer quelque chose, d’essayer de poser la question à l’enfant ?

Tenez, au lieu de lui dire: "Tu me casses les pieds", demandez-lui "comment est-ce que tu pourrais me casser les pieds autrement ?" ça l'amusera, vous aussi, et nous vous envoyons 10€ par Paypal s'il ne change sur le champ...

Plus vous économiserez vos paroles, mieux l’enfant vous écoutera. Plus le rapport de vos relations sera intelligent.

Ce qu'est un "bon enfant"

Demandons-nous ce qu’est un bon enfant.

« Bon » peut signifier beaucoup de choses pour les parents. Tout petit, ce sera un enfant qui ne nous réveille pas la nuit, plus tard ce sera un enfant qui restera sage, ne bougera pas trop, plus tard ce sera un enfant qui ne parlera pas trop, ou dira des choses admirables, un enfant qui attendra qu’on ait fini de téléphoner pour nous adresser la parole, qui sera toujours serein et confiant, qui ne pleurera pas sans cesse, qui rendra service fréquemment.

Pénible sera l’enfant capricieux, qui crie sans que l’on sache pourquoi, et qui fait vivre à sa mère tant de moments désagréables.

Par nos agacements, nos emportements et nos colères, qui sont naturelles, nous nous façonnons une certaine image de l’enfant idéal.

Il y a deux choses que nous faisons inconsciemment. La première consiste à guider l’enfant vers de plus grandes maîtrises. La deuxième vers laquelle nous sommes conduits malgré nous, c’est de vouloir changer sa nature. L'une est souhaitable, l'autre fort malencontreuse.

Un enfant qui dort mal, qui a des mouvements vifs, qui pleure, qui s’énerve rapidement, qui parle trop vite, qui est maladroit, qui entre dans votre chambre sans prévenir (et cela pour la 5e fois), bref un enfant qui fait ces choses que vous détestez, a certes grand besoin d’être guidé vers plus de maîtrise, mais n’a surtout pas le besoin de changer en profondeur. Car tout ce qu’il fait, tout ce qu’il manifeste, est l’écho de son tempérament profond. Tous ces défauts insupportables sont les viviers de ses futures qualités. Il a besoin d'une soupape de sécurité. Réjouissez-vous qu’il fasse toutes ces erreurs à la maison, dans sa jeunesse, car tout cela constitue son apprentissage et lui évitera de les faire dans l’âge adulte. Ne soyez donc pas tant pressés de le sermonner, de le corriger et encore moins de le juger.

Ne soyez pas pressées, mamans, de le condamner au nom de votre fatigue. C'est vrai que l'agitation des enfants nous épuise, souvent on attend le lundi avec impatience, ou la rentrée.

Mais on a vu plein d’enfants qui étaient particulièrement énergiques dans leur famille, se révéler plus tard des adultes atones, silencieux, apathiques. C’est ce qui arrive à un enfant dont on a excessivement bridé l’énergie. De même, si vous sanctionnez trop sévèrement une audace, un culot, vous risquez de faire un enfant lâche.

L'intention n'y est pas

En réalité, il y a très peu de chances que l’enfant fasse du mal. Pour ce qui est de l’agitation, de la maladresse, de la distraction quand il entre dans la chambre sans frapper, du bavardage, tout cela n’est pas intrinsèquement mauvais, c’est simplement gênant, cela demande l’apprentissage de la maîtrise.

Prenons même le cas où l’enfant est grossier. Bien souvent, l’enfant utilise des mots grossiers non pas dans le but d’exploiter le mauvais ressort de ces mots - l'intention n'y est pas -, mais dans le but de se faire remarquer, de paraître plus grand, de paraître aguerri, ou simplement de manifester un agacement. Or, bien souvent, nous prenons ces mots en tant qu’adultes, c’est-à-dire comme des insultes faites pour blesser. On voit, dans cet exemple, que c’est nous qui donnons à tous ces petits événements de la vie de l’enfant une dimension qu’ils n’ont pas forcément.

Vous le comprenez très bien quand un tout petit enfant de quatre ans dit le mot « connard » : ce serait très maladroit de le sermonner. Il suffit juste de lui indiquer qu’il ne faut pas dire ce mot. En fait, il a employé parce qu’il l'a entendu et qui lui a semblé que ce mot était un mot de grands ; il est évident qu’il n’a voulu faire de mal à personne. Eh bien, à un degré divers, c’est la même chose pour des adolescents. En utilisant un vocabulaire si possible détestable, ils sont beaucoup moins dans l’intention de vous blesser que dans l’intention de se faire remarquer, de paraître plus vieux, plus modernes, décomplexés, libres. C’est à vous à leur apprendre que tout ce qu’il souhaite atteindre en l’occurrence, il l’obtiendront mieux en parlant bien. C'est à vous à avoir fait tout le nécessaire pour que l'intention de vous nuire ne lui soit même pas venue à l'esprit. Parce que vous avez dosé votre amour avec une juste dose d'autorité et que les deux, ensemble, font que l'enfant vous respecte énormément.

Bref, enseignons la maîtrise, et ne cherchons pas à modeler le tempérament.

Dans cet article sur l'intelligence, on voit à nouveau que l'intelligence reflète l'activité du cerveau et qu'on peut être très fort sur un domaine et très faible sur un autre: simple question d'entraînement, comme nous l'expliquons tout le long de ce blog.

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La cigarette et le haschich

Ce matin, j’ai une discussion avec une responsable des classes de première de l’école de mon grand fils, l'un de mes enfants qui va à l'école. Une discussion qui me laisse pantois.

Figurez-vous que ce garnement a été pris à fumer. Misère ! Cette responsable nous en a prévenus hier. Apparemment, c’est la fin du monde. Et, ajoute-t-elle, il fumerait du haschisch « selon la rumeur ». De la marie-jeanne, en français. Marijuana en espagnol ou plutôt en colombien. Et même de la "beuheu", dans les zones sans plus vraiment de langage.

Le haschich dans le bec de mon doux bambin ?

Je me dis que le tabac, c'est une bêtise possible. Mais le haschisch, j'en doute très fortement. Nous avons assez défendu le cerveau pour accepter que notre fils détruise le sien et il le sait. Donc, doute.

Cécile en est toute retournée, de ces cigarettes (elle exclue aussi la marie-jeanne, mais nous en aurons le cœur net le soir-même). Pour moi, je me doutais que ce genre de chose arriverait un jour. A l'école, on est sous influence. On a besoin d'oser, de se procurer des sensations fortes.

Je vois mon fils le soir, convoqué dans mon (petit) bureau.

Il avoue : il fume en cachette, en effet, depuis un mois.

Je lui dis que je l’interdis. Je le regarde d’une manière qui ne laisse pas la place au débat. J’interdis de fumer, c’est simple.

—  Je te l’interdis. Tu ne recommences pas. C’est clair ?

Il me regarde, piteux et dit :

—  Oui.

le haschich Marie-jeanneJe lui demande s’il a essayé le haschich.

—  Oui, j’ai essayé. Mais je n’aime pas ça.

—  Et bien tant mieux parce que si tu t’y mettais, tu te souviendrais de la manière dont je m’occuperais de toi.

Il a compris. C'est ce que je pensais. Il a fumé et il a essayé la feuille marocaine. Il sait qu'il a fait une bêtise. L’affaire est close. Il est pardonné.

Voilà. Pour moi, l’affaire est close, nous serons juste vigilants dans les prochaines semaines.

Mais attendez la suite. Le lendemain, la responsable du collège m’appelle.

— Bonjour monsieur.

— Bonjour madame.

Je lui explique exactement comment nous avons pris l’affaire en main.

Et voici le discours que j’entends :

— Bon, très bien, alors ce que je vous propose, pour votre bien et pour celui de tout le monde, c’est une proposition qui a été faite aux autres parents, voyez-vous, pour mettre un terme aux rumeurs, ce serait de faire faire des analyses d’urine à votre fils.

Je lui réponds :

— Ça, madame, c’est hors de question.

— Ah bon ?

— Si on fait faire des analyses, on change de registre. Faire ça, c’est changer les choses, si l’on commence à entrer dans des processus de ce genre, on va dramatiser et criminaliser ce qui n’est pour l’instant qu’une bêtise. L’enfant qui le supportera sera au fond de lui mis en accusation, celui qui ne l’acceptera pas sera conduit à accentuer son attitude de refus des adultes. On rend très grave une chose qui ne l’est pas tant que ça, pas au point de devoir faire comparaître un enfant devant une commission d’expertise ou des médecins en blouses blanches. Une bêtise a été commise, l’enfant a été pris la main dans le sac et il a été sermonné, il ne recommencera plus.

— Ah ! oui mais voyez-vous, en tant que responsables, nous devons combattre cette rumeur.

— Je ne crois pas. Des rumeurs, il y en aura tout le temps, les enfants doivent apprendre à grandir et les affronter. Notre devoir en tant que responsables, surtout de chrétiens, c’est d’aider les enfants, de les aider à grandir et de leur pardonner. Pas d’enquêter de cette manière en les impliquant et en aggravant. Pas de combattre des rumeurs que ni vous ni moi n’empêcheront jamais.

—  Bon, c’est votre point de vue, vous n’êtes pas obligé. Mais bon, les autres enfants feront des analyses et pas votre fils.

— C’est très regrettable et à mon avis, pas avantageux pour les enfants. C’est une manière de les mettre sous contrôle, de les domestiquer. Donc, non, pas mon fils. Mon fils ne sera pas livré à la machinerie, il n’entrera pas dans ce processus qui est un processus de mise en accusation et de médicalisation d’un comportement complètement prévisible et naturel : l’enfant fait des bêtises. La seule chose qui compte, c’est qu’elle n’ait pas de suite. En médicalisant, en dramatisant, on le pousse soit à s’enfermer en lui-même, avec la honte et la culpabilité, soit à s’opposer à la société, entrer dans la clandestinité, se cacher et être encore plus dur, à aller plus loin. C’est un processus soviétique.

—  Oui mais il faut bien qu’on fasse notre travail…

—  Je ne sais pas, je ne suis pas sûr. Il faut surtout une parole d’autorité. On n’a pas besoin de médecins en l’occurrence, mais d’un homme ou d’une femme d’autorité. Avec une parole d’autorité, vous mettez un terme tout de suite et vous pardonnez. Avec le processus soviétique, vous dramatisez, vous aggravez et vous multipliez le problème.

Je sens qu’elle a très envie de raccrocher, tout ça bouscule les habitudes, les procédures. C’est si difficile de se poser des questions sur « quel bien donner à mon enfant ? »

— Oui, bon, d’accord. Allez.

Un "allez" qui n’ose pas aller jusqu’à « au revoir ». Je l’aide :

—  Au revoir, madame.

Et je raccroche.

D’un côté on a des lycées ouverts à tous les vents, qui flambent et où les instituteurs se font poinçonner à coup de cutter ou de couteaux, de l’autre on a des simili-prisons où l’on met en place des processus normatifs. En fait, les lycées qu'on laisse brûler  favorisent la mise au pas des autres établissements. Comme par un fait exprès. La tentation totalitaire surgit du chaos. Pour les stratèges qui nous gouvernent, on voit que le chaos a toute son utilité.

Dans le guide, nous racontons comment un petit garçon de 5 ans qui a soulevé une jupe a été entendu par des gendarmes, en Haute-Garonne, il y a quelques temps. C'est justement cela que nous devons absolument éviter: traumatiser, aggraver, domestiquer l'individu, lui briser l'échine. Faire une enquête est PIRE que de soulever une jupe, faire faire des analyses d'urine est PIRE que de fumer de la marijuana une fois.

J'ajoute deux éléments : d'abord, une analyse ne dira rien de précis. Quel que soit le résultat, on ne pourra dire si votre enfant a fumé une fois ou plusieurs fois, puisque cela dépend de divers facteurs, tel que l'appétit.

Par ailleurs, une fois que l'enfant a subi ces tests, il ne pourra plus embrasser une carrière militaire ni se présenter dans la police, du seul fait qu'il aura été suspecté de s'être drogué (incroyable quand on pense au nombre de policiers fumeurs de joints...). J'ignore si la dame y a songé, mais ce test peut détruire un espoir de carrière. J'ai appris que, dans l'école, un enfant ne pourra pas devenir militaire comme il le souhaitait. Consternant et grave.

Quelques jours passent et, bonne nouvelle ! la dame que j'ai eue au téléphone dit à mon fils qu'elle a été heureuse d'avoir cette conversation avec moi, que cela lui a apporté un réflexion et, semble-t-il, que mon fils a de la chance de m'avoir pour père. Deo gratias...

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De la théorie du genre à l’école, les sectes (vidéo)

La théorie du genre à l'école, elle y entre à votre insu

Et si quelqu'un entrait dans l'école et allait expliquer à votre enfant qu'en fait, il n'est pas forcément un garçon ou une fille ?
Et si cette personne lui expliquait qu'en fait, il est peut-être homosexuel, et même sûrement homosexuel, mais que la pression sociale et ses parents font qu'ils ne pourra pas profiter pleinement du sexe avec un garçon ou une fille ?

Voilà le programme que proposait M. Peillon, ministre franc-maçon, à l'appui du rapport d'un psychiatre et sans concertation avec les enseignants ni les parents. Une théorie qui ne naît pas spontanément en France, d'un ministère ambitieux. Le psychiatre reprend des textes mondiaux. Car il s'agit d'une théorie née aux Etats-Unis dans des cercles influents, élaborée par "l'institut Kinsey", un nom pompeux pour un endroit où le dénommé Kinsey faisait subir des expériences sexuelles à des bébés durant 72 heures non stop, des bébés mis entre les mains de pédophiles ! Le soi-disant institut pilote la section de l'ONU consacrée à la question. Ces cercles proches des pouvoirs financiers ont décidé de passer à l'offensive contre l'identité même de la personne humaine. Peillon ou Hamon ou Najat, c'est l'ONU, et l'ONU en l'espèce, c'est Kinsey. Les enseignants devront s'y plier. Et cela se produit de la même manière exactement dans le monde entier.

Finie la beauté de la relation homme-femme ? Finie la grandeur et l'universalité de leur complémentarité ? difficile à dire car la résistance sera sérieuse. L'homme tient à rester homme et la femme tient à rester femme.

Une théorie du genre rejetée

Même si certains se font déjà opérer pour changer de sexe, ce qui conduit pour l'instant à 100% de drames divers (mal-être, suicides etc.), que d'autres opèrent leur enfant parce que son sexe ne leur convient pas (abomination s'il en est), les peuples du monde ne veulent pas entendre parler de cette nouvelle théorie du genre, purement intellectuelle, et qui rencontre un rejet de la nature, comme l'explique les scientifiques.

Il semble qu'on aime la nature quand ça arrange, mais qu'on veuille la contraindre à d'autres moments.

Ces lobbies de l'ombre tentent par tous les moyens d'imposer à tous les peuples du monde cette nouvelle théorie qui leur facilitera la tâche d'un contrôle plus aisé de la population.

Farida_Belghoul Théorie du genre à l'école sur http://l-ecole-a-la-maison.comEt si cette théorie du genre, vous n'aviez aucun droit à la contester ?

Que diriez-vous ? Que feriez-vous ?

D'ailleurs, pensez-vous qu'on ait le droit et le devoir de parler de sexualité à des touts-petits à l'école ?

Plus grave encore, le ministre (demi-fou) souhaite qu'on parle masturbation aux plus petites classes.

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Accueillir les sentiments de l’enfant

Poursuivons avec

l’accueil des sentiments de l’enfant

Au moins une fois par semaine, essayez d’avoir une conversation en essayant d’accueillir le sentiment de l’enfant et écoutez bien tout ce qui est dit : ses mots et les vôtres.

Puis, écrivez-les ici (vous verrez que c'est très difficile au début de se rappeler les mots exacts).

L’enfant a dit que :

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Vous avez répondu d’abord :

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Il a dit :

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_______________________________________________________________
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Vous :

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Lui :

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Vous :

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Lui :

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_______________________________________________________________
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(vous n'êtes pas obligé d'imprimer ce document, vous pouvez le recopier à la main)

Faisons donc un rappel. Voici les étapes:

1. Vous écoutez en silence, tourné vers l’enfant.

2. Vous accueillez ce que l’enfant vient de vous dire d’un mot :
— Oh ! / Hum, je vois / Ah bon ?

3. Nommez le sentiment :
— Tu as faim, je n’aime pas quand j’ai faim / Ça a l’air frustrant / Quand ça m’arrive, ça me met tellement en colère.

4. Utilisez votre imagination :
— Tu sais quoi ? J’aimerais avoir un camion de bonbons, je lèverais la benne et je renverserais tout dans la jardin, ce serait bien, non ? / Si j’avais le temps, ce n’est pas une crêpe que je te ferais, c’est 100 crêpes, et j’en mangerais aussi, j'en mangerais plein, au chocolat, au sucre, à la glace, je m’en mettrais partout, sur la tête, sur ta tête, je mettrais plein de beurre et je te la collerais sur la figure, et je te ferais un chapeau avec (séquence qui donne le temps à l’enfant d’oublier ou relativiser son désir premier).

5. Si les choses ont dépassé la normale, mettez des limites faciles à comprendre :
— Si tu as des choses à dire à ton frère, dis-lui avec des mots, pas avec tes poings. / Écrire sur le mur n’est pas vraiment ce que j’aime que tu fasses car cela oblige papa et moi à repeindre et c’est très ennuyeux pour nous. / Comment est-ce que tu aurais pu faire autrement avec Maxime, pour que ça se passe bien ? / Comment tu vas obtenir ça, si c’est si difficile, si tu le désires tellement ?

6. Parfois, l’enfant veut quelque chose qui est apparemment impossible. Les questions les plus efficaces :
— Pourquoi est-ce important pour toi ? Qu’est-ce qui est le plus important pour toi ?

Faut-il être toujours dans l’empathie avec l’enfant ?

Passons sur le mot d'empathie dont nous avons dit ce que nous pensions dans cet article. Faber et Mazlich écrivent fort justement :
— Non. Si un enfant vous dit "Maman, j’ai décidé d’aller chez David après l’école", il n’est pas nécessaire de répondre "Ainsi tu as pris la décision d’aller chez ton ami."

Ce serait ridicule, n'est-ce pas ?

Nous ajoutons que dire : « Tu dois être bien content car l’amitié est très importante pour toi », ce serait franchement bizarre. Imaginez la tête de l’enfant, il se dirait que vous êtes dingo. Dites simplement : « Merci de m’avoir prévenue. »

Ce sont surtout les émotions négatives qui sont délicates à « gérer ». Nous devons éviter de les nier, d’en tenir compte, de les disséquer, de vouloir les expliquer (psychanalytiquement par exemple, à éviter), de les moraliser, de les culpabiliser. Voyons ça car c’est une gageure !

Faut-il essayer de comprendre ?

Accueillir les sentiments de l'enfant, une tâche délicate
Victoire en larmes. Accueillir les sentiments de l'enfant, une tâche délicate

Accueillir le sentiment de l'enfant n'est pas forcément le comprendre ! Demander à un enfant « pourquoi tu es en colère ? / pourquoi tu l’as fait alors ? / Pourquoi tu pleures ? » l’oblige à analyser des sentiments qui déjà ne lui font pas plaisir.

Si l’enfant a le sentiment qu’il pleure pour quelque chose qui n’est pas grave pour le parent, il en aura honte et refusera de parler. Le « pourquoi ? » n’est pas adroit. Il va penser que vous pensez : « Tu pleures pour ça ? »

Mieux vaut faire un constat : « Je vois que tu es triste. Je le vois. » C’est plus facile pour l’enfant que d’entendre « que s’est-il passé ? Pourquoi te sens-tu comme ça ? » Un enfant a moins de facilité à répondre à un adulte qui le presse de questions. Il cherche l’adulte qui l’accueille.

Et puis, vous n'allez pas en rester sur le passé, vous allez rebondir.

Accueillir les sentiments de l'enfant, c'est aussi rebondir

C'est-à-dire recréer une situation plus heureuse. Métamorphoser les choses plutôt que d'en rester là. Et cela, si l'enfant ne réagit pas de lui-même.

Car bien souvent, l'enfant ne vas PAS vous dire les mots magiques. Ce sera à vous de prendre la main, après un silence qui montre qu'il est à court.

Vous pouvez par exemple dire que vous aussi un jour vous avez vécu ça et vous racontez une histoire qui vous permet de livrer une conclusion plus heureuse. Ou proposer de faire quelque chose qui permettra d’oublier l’incident.

Mieux encore, vous pouvez l’inviter à proposer un rebondissement plaisant.

Accueillir à faux

Votre enfant vous annonce « la prof nous a mis un DS alors qu’elle savait très bien qu’on n’avait pas eu le temps de réviser, quelle peste ! ». Si vous dites « tu as raison, ça n’a pas dû te faire plaisir, elle a eu tort », la conversation s’achève certes sur une concordance de sentiments, mais vous n’avez rien résolu et en plus, vous avez créé un problème contre cette enseignante.

Dans ce genre de cas, vous accueillez le sentiment mais vous ne l’adoptez pas. Exemple :
— Tu n’avais pas eu le temps de réviser ; ce n’est pas commode…
— Elle nous dit ça la veille !
— (écoute)
— Thomas, il le savait, il nous a rien dit. Elle nous a dit que le but, c’était pas de nous faire sortir ce qu’on a appris mais juste de savoir ce qu’on avait retenu depuis le début de l’année sans apprendre par cœur.
— Ah ! je vois.
— C’était pour voir si on est attentif. Je pense que personne n’est attentif. Enfin bon, moi, j’écoute la plupart du temps. Mais Alice arrête pas de me raconter sa vie. Tu crois que je peux changer de place ? Et puis, ça t’embêterait de me faire réviser ce soir, au cas où ?

Conclusion : un enfant n’a pas besoin qu’on aille forcément dans le même sens que lui, il a surtout essentiellement besoin qu’on reconnaisse son sentiment, qu’on l’accueille. Une personne qui est en souffrance n’a pas besoin de questions, d’analyse, de suppositions, d’hypothèses, elle veut juste qu’on reconnaisse ce qu’elle est en train de vivre.

Essayez dès maintenant de mettre en pratique ce que nous avons vu là et notez juste après la conversation telle qu'elle s'est déroulée. Au début, ce ne sera pas simple. Mais peu à peu, vous allez trouver d'excellentes répliques et une attitude plus agréable pour tous les deux.

http://intrinsek.over-blog.com/article-communication-non-violente-vue-par-faber-et-mazlich-66410619.html

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La pratique, secret ultime

Secret de la maîtrise: la pratique

Pratiquez, pratiquez, pratiquez. En enseignement mais aussi en parlant mieux à l'enfant. En éduquant jour après jour, en perfectionnant vos techniques. En vous évaluant vous-même. Sur quoi progressez-vous ? Sur quoi régressez-vous ? Sur quoi calez-vous ? Reprenez le fil, la réponse est sous votre nez, 9 fois sur 10.

Bref, pratiquez.

"L’élève, l’homme ou la femme en pratique, seront toujours les plus éloignés de l’idéologie et de la vanité, son corollaire", dis-je dans l'un de mes romans.

Les sociétés les plus pacifiques et les plus fortes sont des sociétés de gens en pratique. Les peuplades qui font encore notre admiration par leurs capacité à vivre au sein du monde réel sont dans cette pratique de la vie au quotidien. Les gens de maîtrise, les gens qui ont une autorité, sont des gens qui pratiquent.

Pratiquons, sans cesse confrontons-nous à l’épreuve, cela renforce, cela rend humble et construit ; car cela enseigne aussi la logique secrète contenu en chaque matière. Seule la pratique permet de trouver le chemin juste dans la spéculation intellectuelle. Le langage en paraboles du Christ, ou même celui des taoïstes, ou des contes et légendes ancestraux, révèle des vérités profondes : tous les mystères se trouvent tapis autour de nous, dans le réel. Les secrets de l’invisible que poursuivent les scientifiques sont autour de nous.

J’ai appris le japonais au Japon et en France. J’ai retenu 90 % de ce que j’ai appris au Japon et 10 % de ce que j’ai appris en France. Au Japon, on pratiquait : oral, écrit, oral, écrit. Une fois que c’était assimilé, on recommençait la leçon. Oral, écrit. Des dizaines de fois.

la théorie et la pratique sur http://l-ecole-a-la-maison.comEn France, de la théorie, beaucoup d’heures de théorie, des semaines très chargées. Avec des tas de choses qu’on trouve en 5 minutes dans un livre ou sur Internet. La structure de ceci ou la grammaire de cela. En deux ans de toute cette théorie, pas un seul étudiant n’est capable de parler le japonais. (...) la suite est à découvrir (abonné, connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).