Ecole à la maison prix

Soyons directs: vous pouvez faire l'école à la maison pour moins de 240€ tout en ayant

  1. les cours (livres, exercices...)
  2. en étant tranquille au niveau des démarches administratives
  3. et accompagné jour après jour !

Cela veut dire qu'aujourd'hui, en France, en Belgique, au Canada ou n'importe où ailleurs dans le monde (sauf pays où l'école à la maison est interdite), vous pouvez

  • avoir des cours complets officiels et des cours complémentaires gratuits,
  • être parfaitement en règle quelle que soit votre situation précédente et votre académie ou la relation avec l'école, même si vous êtes menacé, si quelqu'un vous a parlé de lancer une procédure ou une dénonciation etc.
  • et vous appuyer sur des accompagnateurs pour résoudre votre cas particulier, des accompagnateurs que vous pouvez joindre, tout comme des centaines de familles qui pratiquent autour de vous.

Ecole à la maison prix à payer

Et ce prix de 240€, vous ne le payez qu'une fois: le cours sera valable jusqu'au Bac et l'accompagnement sera à vie, pour un ou plusieurs enfants.

"Pas besoin ! prends des cours gratuits en ligne !"

Le commentaire classique que vous trouvez sur les forums où des gens se chargent de vous donner des conseils sans trop savoir de quoi ils parlent. Vous connaissez l'adage: conseilleur mais pas payeur.

Certes, il y a des cours gratuits, mais l'académie ne les reconnaît pas. Pas de cours bien choisis = ennuis probables (et nous avons fait une liste de cours recommandés, certains très peu chers).

Questions: ces outils gratuits seront-ils complets ? Comment le saurez-vous ? Ces outils seront-ils de qualité ? Idem, comment le saurez-vous ? Et quand ils seront d'une qualité acceptable, comment allez-vous vous en servir ? Saurez-vous ? Car c'est bien d'avoir un outil, mais il faut surtout avoir la technique ! Devant un superbe catamaran, seriez-vous sûr de savoir l'emmener de l'autre côté de l'océan ? Ou avec de très bonnes chaussures de marche et une tente, saurez-vous monter en haut du Mont-Blanc ? Soyons clairs: l'outil ne fait pas l'artisan.

Qui vous assistera pour faire les démarches et vous donnera une lettre-type, quelqu'un dont vous serez sûr à 100% et qui s'occupe déjà de milliers de gens, qui ne se défilera pas en vous disant: "Je vous ai donné ce conseil sur le forum mais je ne suis pas votre avocat" (citation glanée sur un forum d'association "IEF") ?

Et si pour quelques euros vous aviez tout ça: un conseil permanent, des cours gratuits ou non complets avec la méthode pour s'en servir au jour le jour, des horaires, tout cela de qualité ? Est-ce que ça vaut la peine de tout réinventer ?

En général, on achète la gazinière, on ne la fabrique pas soi-même: d'autres ont accumulé le savoir-faire et vous en font profiter. De même, cousez-vous tous vos vêtements et sous-vêtements ? Fabriquez-vous votre voiture ? Avez-vous appris à conduire sans auto-école ?

Un argent qu'on récupère

Cet argent que vous allez investir, vous allez le récupérer de diverses manières. Car c'est un investissement. Par exemple, les 7 enfants de Cécile et Rémy réussissent à l'école. Les trois premiers ont passé le bac avec un an d'avance. Ils ont bénéficié de bourses d'étude grâce à leurs bons résultats obtenus grâce à l'école à la maison. Ils ne s'y attendaient pas et n'ont jamais compté dessus mais ils n'ont pas non plus dit non.

Nous verrons dans le prochain article (en bas de page), qu'on récupère l'argent de bien d'autres manières. On en gagne même.

Ecole à la maison prix gagnant

Et tout ça en gardant la CAF.

240€, une somme tout de même négligeable pour le meilleur investissement de votre vie. Avec l'aide d'autres parents qui, étant passés par là, ont cotisé pour vous permettre de le faire en douceur et sans casser le petit cochon rose de la tirelire.

Le prix que vous payez à l'école

Vous payez plus à l'école. Le saviez-vous ?

ecole a la maison prix

Ce tableau ne compte pas la cantine, les déplacements, les sorties. Vous voyez déjà que la somme va dépasser allègrement le prix que vous paierez pour l'école à la maison.

Sans parler du reste

Sans parler du reste dont nous allons parler dans quelques instants dans l'article suivant. Et sans compter l'énervement du matin à choisir les vêtements, le petit dernier à réveiller alors qu'il dort si bien, les maladies qu'on attrape à l'école, les kilomètres, les vêtements qui ne sont pas à la mode ou pas assez bien pour l'enfant qui se sent regardé à l'école.

Avez-vous évalué ce que coûte ces fatigues et pertes de temps à votre parcours professionnel ? Etes-vous optimisé avec cette scolarité qui vous donne tant à réfléchir ?

Et puis, le coût de l'assurance qu'on est obligé de prendre, celui des cartouches d'encre de l'imprimante car depuis quelques années, l'école vous demande d'imprimer des documents (alors qu'elle le faisait jadis; désormais elle vous fait payer - elle décide que vous avez une imprimante alors que vous n'êtes pas censé en avoir)...

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Que pensez-vous de l'attente à la sortie de l'école, l'enfant énervé, le niveau passable, l'institutrice, les frais divers, du coût des vacances, les intervenants qui entrent en classe pour raconter des choses douteuses aux enfants, la certitude que l'enfant en passera par Pôle-emploi, l'école ne le préparant pas à la vie réelle... Et les bousculades ? Et le harcèlement ? Et le peu d'heures passées avec votre enfant ? Et l'embrouillamini des AVS, des sulfureux CMP ou ASE (dont nous reparlerons), et que dire des coûts pour l'orthophoniste ou la psy ?

 Ecole à la maison prix peu élevé pour des résultats de qualité

Notez qu'avec l'école à la maison, vous partez quand vous le voulez en vacances et pour deux fois moins cher (puisque hors période scolaire).

240€, vous êtes sûr ?

Avec 240€ tout compris, vous avez tout ça et assurez un avenir à votre enfant tout en câlinant votre présent. Et ce, sans y passer 5 heures par jour ou sans avoir le niveau d'un prof. En douceur, quand vous le voulez, à votre rythme, les jours où ça vous dit 🙂

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Le caddie de frais scolaires n'est pas remboursé...

"Je travaille et ne peux me permettre de m'arrêter"

Pas si sûr ! des dizaines de mamans qui sont sur ce blog se sont arrêtées. Certaines ont même réalisé qu'elles pouvaient avoir une carrière plus intéressante que de courir jusqu'au travail, en développant leur propre activité sur le net, comme nous le leur montrons (et nous y encourageons car c'est bon pour l'enfant).

Je pensai vraiment qu'en m'arettant, je n'y arriverai pas financierement. Mais les enfants passaient devant tout. Surprise hi hi ! je me suis aperçu que l'école me coutait plus cher finalement si je prenai en compte les frais cachés (Emilie)

Nous économisons environ 70€ par mois par rapport à l'école, en fait nous n'avions jamais calculé les coûts et nous aurions dû nous réveiller bien plus tôt. Quel regret... (Julie)

Nous montrons ici que l'école à la maison coûte en moyenne moins cher, contrairement à une idée répandue, si vous comptez tous les frais cachés, ceux que vous n'aurez pas avec l'école à la maison, par exemple l'essence et le temps consacrés aux visites chez le médecin pour cause de gastro (et il y en a plein d'autres, de ces frais malicieux) !

Et puis un enfant à la maison est moins gourmand en dépenses, en objets à la mode: à compter, ces cadeaux que les copains ont et qui, à Noël, pulvérisent la cagnotte.

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Si votre enfant est prochainement en âge de faire la maternelle (nous en reparlerons également), qui demande pas mal de ressources matérielles, vous avez des packs très bon marché et, du reste, vous n'avez pas besoin d'acheter grand chose car comme autrefois, on peut faire cours avec les objets usuels de la maison.

Vous travaillez ? Pourquoi ne pas réfléchir à une pause professionnelle, d'ailleurs très fertile: les parents qui s'arrêtent quelques temps pour élever leur enfant en tirent toujours de grandes satisfactions professionnelles.

Mais vous pouvez aussi prendre une jeune fille avec un chèque-emploi-service ou équivalent; de même que quelqu'un peut vous aider à faire votre ménage.

"J'ai peur d'avoir mon enfant dans les pattes"

Nous expliquons que c'est le contraire: un enfant qui est sans cesse dans vos jambes est un enfant qui manque de vous. Lorsqu'il sera à la maison, il en aura vite assez et aura fait le plein d'affection plus vite. Il prendra une juste distance avec vous, il s'occupera beaucoup mieux. Nous l'aiderons à se sentir plus en sécurité en lui donnant des temps d'affection plus denses et des activités qui lui donneront confiance en lui.

Comment vérifier tout ce que vous dites ?

En allant sur la page témoignages. Vous verrez que tout cela est une réalité accessible, dès demain !

Allons plus loin et voyons le chapitre 2 des coûts comparés de l'école à la maison et de l'école classique.

Cliquez like ci-dessous Ecole à la maison prix

Les grands principes de l’Etat: une page maladroite du gouvernement

Les grands principes de l'Etat sont en fait une suite d'invocations et de déclarations d'intentions fondés sur une propagande dont il n'est pas difficile de montrer qu'elle est entièrement fausse. Rien ne résiste en fait à l'examen.

Histoire réécrite, 2.000 ans niés, inventeurs oubliés, la page de l'Etat dans sa section education.gouv est un modèle de tromperie. On a beau tenter d'y trouver de justes raisons, on s'y casse les dents.

Que peut donc devenir un Etat de cette sorte ?

grands principes de l'etat

La loi en résumé

Rappel de loi avant enquête sociale

Si vous avez à préparer un contrôle ou voulez en savoir plus sur ce que peut vous demander l'inspection académique, c'est sur cette page.

Nous faisons un rappel des textes de loi et d’informations relatif aux contrôles sociaux.

Les citoyens dans leurs relations avec les administrations peuvent se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de leur choix.

Article 24 de la Loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations

« Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application des articles 1er et 2 de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. L'autorité administrative n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre, leur caractère répétitif ou systématique. [...] »

Article L112.4 du code de l’action social et des familles

« L'intérêt de l'enfant, la prise en compte de ses besoins fondamentaux, physiques, intellectuels, sociaux et affectifs ainsi que le respect de ses droits doivent guider toutes décisions le concernant. »

Protection du domicile

La propriété est un droit inviolable et sacré.

Le domicile est protégé par la constitution de 1958, préservant les libertés fondamentales d'un individu. En conséquence toute personne peut refuser une visite domiciliaire.

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (DDHC)

« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. »

« La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité. »

Article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (DUDH)

« Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »

Article 16 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE)

« Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. L'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »

Article 8 de la convention Européenne de sauvegarde des droits de l'homme :

« Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la Loi. »

Si le contrôleur est vraiment trop insistant, il faudra lui rappeler que s'il entre sans notre consentement, il s'agira d'une violation de domicile et que les informations qu'il obtiendra seront nulles et non avenues. Art. 432-8 du Code Pénal

"Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, de s'introduire ou de tenter de s'introduire dans le domicile d'autrui contre le gré de celui-ci hors les cas prévus par la loi est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende."

L’entretien seul avec l’enfant :

Article 9 de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant)

« Les états parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré [...] »

Article 12 de la même convention

« Les états parties garantissent à l'enfant qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, les opinions de l'enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. »

Article 13 de la même convention

« L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l'enfant. »

Confidentialité du dossier médical

Le dossier médical regroupe toutes les informations relatives à la santé d’une personne. Les professionnels de santé constituent et conservent un dossier médical pour chacun de leurs patients.

Ils n'ont pas le droit de divulguer des informations relevant de la santé qui sont privées. Ils doivent respecter les droits de la personne ainsi que son intimité.

Par conséquent, si la personne qui effectue l’enquête vous demande des informations concernant la santé de l’enfant ou de la famille ou le carnet de santé vous n’avez pas à donner ces informations.

Article L1110-4 du code de la santé publique

« Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. »

Article R.4127-4 du même code

« Le secret professionnel, institué dans l'intérêt des patients, s'impose à tout médecin dans les conditions établies par la loi. Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris. »

Article L2132-1 alinéa 3 du code de la santé publique

« Le carnet est établi au nom de l'enfant. Il est remis aux parents ou aux personnes titulaires de l'exercice de l'autorité parentale ou aux personnes ou aux services à qui l'enfant a été confié. Ils doivent être informés que nul ne peut en exiger la communication et que toute personne appelée, de par sa fonction, à prendre connaissance des renseignements qui y sont inscrits est soumise au secret professionnel. »

Obligations du fonctionnaire

Le devoir de neutralité

La jurisprudence constante du Conseil d’Etat précise que les agents publics doivent, dans l’accomplissement de leur tâche, respecter le devoir de neutralité qui s’impose à tout agent collaborant à un service public. Cela signifie que l’agent doit adopter vis-à-vis des administrés un comportement indépendant de ses opinions politiques, religieuses ou philosophiques. Cette obligation trouve sa source dans le principe d’égalité des usagers devant le service public et son corollaire dans le principe de laïcité.

L'Obligation de réserve

L’obligation de réserve est une limite à la liberté d’opinion consacrée à l’article 6 du Statut général des fonctionnaires (loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires).

Elle concerne l’expression des opinions personnelles du fonctionnaire, c'est-à-dire sur la manière dont elle est exprimée. Elle s’impose à tout agent public avec une rigueur plus ou moins forte compte tenu des fonctions occupées et de la place dans la hiérarchie.

La présomption d'innocence

Article 9-1 du code civil

« Chacun a droit au respect de la présomption d'innocence. »

Textes de loi et autres informations relatives aux contrôles dans les familles

Déclaration universelle des Droits de l’Homme, article 26-3 :

« Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »

Protocole additionnel à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, article 2 :

« Nul ne peut se voir refuser le droit à l’instruction. L’Etat, dans l’exercice des fonctions qu’il assumera dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, respectera le droit des parents d’assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2002), article 14-3 :

« La liberté de créer des établissements d’enseignement dans le respect des principes démocratiques, ainsi que le droit des parents à assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectées selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. »

http://vosdroits.service-public.fr/F23429.xhtml

Niveau de l’école: comment faire pour l’évaluer

Pour évaluer le niveau de l'école, vous avez aujourd'hui un outil extrêmement pratique: ce site. Et plus précisément cette page.

Pour savoir quel est le niveau de l'établissement, voici comment vous y prendre.

Vous verrez, vous n'avez besoin d'aucun outil et cela sera instantané. N'est-ce pas formidable ?

Niveau de l'école
Le bonnet d'âne a changé de têtes : maintenant, c'est les profs !

Mais pourquoi évaluer le niveau de l'école ?

Parce que c'est mon enfant et que je ne veux pas qu'il perde un an de sa vie à ne rien apprendre. Et comme la Constitution me fait l'obligation d'assurer une instruction à mon enfant...

La méthode éprouvée

Pas besoin d'avoir de trucs ni de faire de stage. Il y a un truc simple.

Vous êtes prêt ? Alors voilà: demandez tout simplement à l'enseignant... ce qu'il compte faire le prochain trimestre avec ses élèves.

Il ne s'y attendait pas ! Question redoutable qui risque de le faire chanceler. Ne restez pas trop près de lui, il y a risque de chute.

Voyons maintenant les réactions.

Réactions à la question du niveau: Les différents cas

Commençons par CE1, CE2, CM1 et CM2.Ce qu'on appelait il y a peu le primaire.

Si l'enseignant vous fait une réponse floue, c'est que le niveau est quasi-proche de zéro. En effet, ce qui ne se sait pas s'énonce en langage flou, approximatif et semi-incompréhensible tandis que ce qui est su s'énonce en langage clair (et cela, ce n'est pas nous qui l'inventons, c'est un sieur qui s'appelait Boileau dont la célèbre phrase traduite en anglais donne : "Whatever is well conceived is clearly said, And the words to say it flow with ease").

L'enseignant sort des choses qui vous feraient penser que vous n'y connaissez rien. Vous pourriez passer pour un(e) ignare si vous ne saviez pas que ce jargon inintelligible n'était le fait d'une imposture: l'Education nationale compense l'incompétence par un discours compliqué.

En ce cas, l'enseignant(e) parlera d'acquisitions, de pédagogie et de diverses choses avec des mots peu clairs: le fameux jargon Education nationale. N'ayez aucune crainte: si c'est impressionnant, ce n'en est pas moins totalement inoffensif.

Plus agaçant, il peut aussi arborer un sourire un tantinet impertinent, comme si c'était lui votre patron, et non le contraire. Vous percevez dans ce sourire quelque chose qui ressemble à : "Ma brave petite dame / mon petit monsieur, ici, c'est moi qui sait, pas vous."

Vous mettrez un holà et lui demanderez sans ambage si l'enfant saura lire, s'il fera des rédactions, des dictées, s'il apprendra des poèmes, s'il fera les opérations mathématiques (et lesquelles), s'il verra l'Histoire et quelles périodes.

Si l'enseignant répond un peu à côté de la plaque en vous disant: "Bien sûr, mais nous ne disons pas les choses comme ça, nous voyons l'Histoire de manière thématique et nous abordons blabla...", c'est que l'enfant n'apprendra rien ou presque. C'est, pour le dire en mots simples, du pipeau !

En revanche, s'il semble intéressé soudain et vous avoue à mi-voix que c'est exactement ce qu'il veut faire, voir les matières réellement et non le programme, alors vous tenez peut-être un bon enseignant. Le cas se présente mais ne préjuge de rien: encore faut-il que l'EN le laisse faire.

S'il s'agit du secondaire, même question, même traitement : discours clair ou discours confus à base de jargon typique de l'Education nationale. Si c'est clair, vous avez peut-être un bon enseignant, sinon c'est un très classique imposteur, formé à l'IUFM ou dans une "Espé".

Si toutefois vous avez encore un doute, vous pouvez poser une question plus directe: "comment accorde-t-on le participe passé" ou "qui était Bismarck". Si l'enseignant sait, vous le verrez tout de suite. S'il évite de répondre, c'est qu'il ne sait pas.

Vous voyez que les choses sont devenues extrêmement simples !

En résumé et ce qu'il faut retenir: A programme clair, discours clair. A programme proche de zéro, discours zéro.

Voilà comment les temps modernes sont devenus pratiques et vous permettent de gagner du temps 😉

PS: l'enseignant qui refuse de répondre (sur le mode "madame, je n'ai pas à subir à interrogatoire") a, pourtant, la même manière de choisir son garagiste ou son boulanger, n'ayez donc aucun scrupule, il fait pareil. Et de toute façon, il s'agit de votre enfant. Qui plus est, il ne se gênera pas lui-même pour faire subir des tas d'interrogatoires à votre enfant dans l'année. En ce cas, soyez simple et dites: "Je vois que vous n'êtes pas compétent, merci de m'avoir renseigné(e)" et vous vous préparez à faire l'école à la maison.

niveau de l'école: sachez tirer un scud
Scud au décollage

PPS: il est fréquent que l'enseignant soit très sympathique. Ce n'est pas un critère à prendre en compte. Toute la gentillesse du monde ne fait pas une compétence. Certains très bons profs ne sont pas aimables. Ce n'est donc pas le critère à retenir. Notre expérience montre que les meilleurs enseignants sont parfois maladroits avec les adultes tout en étant excellents avec les enfants.

Pour mieux comprendre pourquoi cet article, nous vous livrons ce courrier édifiant, émané de SOS Education:

______________________

Chère amie, cher ami,

Lors du déjeuner de Noël que nous avons organisé à SOS Éducation, un invité a lancé cette curieuse et intéressante question :

« Quand le naufrage de l'école a-t-il précisément commencé ? »

Autour de la table, nous n'étions pas tous du même avis.

Certains considéraient que c'est en mai 68, avec la remise en cause complète de l'idée d'autorité, qu'on a commencé à saper la possibilité même de la transmission.

D'autres soulignaient les effets délétères de la Loi Haby sur le collège unique, en 1975, pour les enseignements disciplinaires.

Pour ma part, j'ai vraiment vu les choses changer... à partir de 1989.

Cette année-là, en effet, des idéologues connus sous le nom de pédagogistes ont réussi à s'emparer des Écoles normales d’instituteurs pour les transformer en Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM), inspirés par le modèle des camps de rééducation communistes.

Lionel Jospin, qui était alors ministre, a en effet promulgué une Loi d’orientation sur l’école qui leur a permis de verrouiller dans ces IUFM l’accès à l’Éducation nationale, et de s’assurer que tous les nouveaux enseignants seraient désormais soumis à leur idéologie.

On appelle maintenant ces IUFM des ESPÉ (pour École supérieure du professorat et de l'éducation), mais le principe est resté exactement le même : leur but est que si certains étudiants se montrent indociles, critiques, ou même simplement dubitatifs vis-à-vis des dogmes pédagogistes, on puisse les éliminer avant leur titularisation.

Dans ces ESPÉ, les futurs professeurs ne sont plus formés à la discipline qu’ils se préparent à enseigner, mais conditionnés suivant les principes des « sciences de l’éducation ».

Les « sciences de l’éducation » se divisent en deux parties.

La première partie rassemble toutes les théories politiques et sociologiques qui justifient le bouleversement de l’école organisé par les pédagogistes. Il s’agit donc d’un endoctrinement idéologique.

La seconde partie des « sciences de l’éducation » concerne les activités que l’enseignant doit animer en classe avec ses élèves au lieu de faire cours, car selon les pédagogistes, il faut que les élèves « construisent eux-mêmes leurs savoirs ».

Puisque l’enseignant n’est plus là pour transmettre des connaissances, il ne sert à rien qu’il connaisse sa discipline. En revanche, il est nécessaire qu’il sache pourquoi il ne doit plus faire cours, et comment il doit occuper ses élèves pendant qu’il sont avec lui.

Comme tous les camps de rééducation, les ESPÉ sont organisés pour briser la personnalité des étudiants, puis les façonner en fonction des besoins de l’institution. Une fois accomplie cette besogne, on vérifie que le futur professeur est bien formaté en lui demandant d’écrire un mémoire, dont le but est de mesurer sa capacité à reformuler dans ses propres termes les dogmes du pédagogisme.

De nombreux ouvrages ont décrit les exercices absurdes et humiliants auxquels les étudiants des ESPÉ doivent se plier. Par exemple, on demande à de futurs professeurs de littérature de mélanger les mots d'une scène de tragédie classique, puis de la reproduire avec des Playmobiles dans une boîte à chaussures.

La formation en ESPÉ joue aussi sur les privations de sommeil, par le système des stages, choisis par l'administration de manière à imposer le maximum de trajets aux étudiants.

Les étudiants d’ESPÉ témoignent souvent du dogmatisme exceptionnel de leurs formateurs. Bien que la plupart n’aient plus vu un élève depuis des années, parfois même des dizaines d’années, ils ont une foi aveugle dans leurs théories éducatives, qui s’accompagne toujours d’un mépris complet des professeurs du terrain.

La baisse dramatique du niveau des nouveaux enseignants, qui sont maintenant recrutés avec 4/20 de moyenne au concours, est largement amplifiée par cette formation délirante.

Or une étude menée par la prestigieuse université de Yale aux Etats-Unis a démontré que le niveau des élèves dépend avant tout du niveau du professeur. Ni le diplôme des parents, ni leur niveau de revenu, ni le lieu d’habitation, ni aucun facteur socio-culturel ne pèse autant dans la balance que le niveau du professeur.

C’est une évidence pour les connaissances de base, comme la lecture, l’écriture. Si l’instituteur ignore l’orthographe et la grammaire, s’il fait des fautes à chaque ligne et forme mal ses lettres, comment apprendra-t-il aux enfants à lire et à écrire ?

Mais le problème est tout aussi grave dans les classes supérieures : un professeur d’histoire qui ne fait que proposer à ses élèves des comparaisons de documents choisis pour leur degré de repentance mémorielle ne suscitera pas l’intérêt. Son « cours » ne s’inscrivant pas dans un ensemble vivant et concret pour lui-même, il paraîtra d’autant plus abstrait et terne aux enfants.

Cette évidence est contestée par les pédagogistes. Selon eux, les grands savants sont presque toujours perdus dans les hautes sphères de la pensée. Comme le Professeur Tournesol, ils seraient bien incapables d’enseigner quoi que ce soit à des enfants. Les enseignants, eux, n’ont pas besoin d’en savoir trop. De cette manière, il ne risquent pas de se couper de leur public.

Mais, toujours selon les pédagogistes, le problème de l’Éducation nationale est que la plupart de ses professeurs sont d’anciens « bons élèves ». Ils ne peuvent pas comprendre les difficultés des mauvais élèves, puisqu’ils ne les ont jamais vécues eux-mêmes. De là leur volonté - personne n’avait eu cette audace avant eux - de chercher à recruter les futurs professeurs parmi les mauvais élèves, car ils seront plus proches des élèves en difficulté.

Proches par leur niveau intellectuel, leurs goûts, leurs habitudes de travail.

Ainsi les pédagogistes espèrent-ils arriver enfin à créer la classe idéale : une classe où le professeur ne serait plus au-dessus des élèves. Il serait au milieu d’eux, il collaborerait avec eux pour élaborer des solutions et inventer des réponses à leurs questions. Le professeur doit se persuader qu’il a autant de choses à apprendre de ses élèves que l’inverse. Il doit se mettre à leur écoute. C’est la condition pour que la classe devienne un lieu de collaboration, un laboratoire où les élèves et l’enseignant-médiateur découvrent le « vivre-ensemble ».

Qu'une poignée de fanatiques puissent souhaiter ça pour leurs enfants, on peut le déplorer, on ne peut malheureusement pas l’empêcher (et encore faut-il voir où les pédagogistes scolarisent leurs enfants).

Mais qu’un pays évolué comme le nôtre se laisse dicter une politique aussi délirante de recrutement et de formation de ses professeurs, ça, non, c’est impensable.

C'est la raison pour laquelle de nombreux professeurs, parents et grands-parents d'élèves ont rejoint les rangs de SOS Éducation.

Nous militons pour que les professeurs soient recrutés à un haut niveau d'exigence académique, et pour qu'ils soient bien formés, avec des méthodes éprouvées.

Nous militons également pour que l'on remette la transmission des savoirs au cœur de la mission de l'école.

Et nous formons nous-mêmes, dans nos ateliers, plusieurs centaines de professeurs tous les ans.

Si vous souhaitez participer à cette grande entreprise de redressement, et j'ose même dire de résistance, alors n'attendez plus un seul instant : vous pouvez nous soutenir en faisant un don ici d'un simple clic.

Des milliers de personnes courageuses comme vous le font chaque année : et c'est grâce à leur générosité que nous pouvons être libres dans notre paroles, efficaces dans nos combats, exigeants dans les formations que nous dispensons gratuitement à tous les enseignants qui le souhaitent.

Cette année, par exemple, nous avons proposé les formations suivantes :

* Enseigner la graphie et l'écriture au CP * Apprendre à compter avec un boulier * L'apport des neurosciences pour les apprentissages * Gérer les intelligences multiples * Apprendre à l'enfant à se concentrer * Enseigner les mathématiques avec la méthode de Singapour...

Et bien d'autres !

Nous comptons bien élargir nos propositions l'an prochain, et notamment utiliser les outils numériques pour proposer ces formations gratuitement à tous les professeurs de France.

Chère amie, cher ami, en cette dernière semaine de l'année, pouvez-vous nous aider ?

Faites un don à SOS Éducation en cliquant sur ce lien, et soutenez notre combat contre les pédagogistes aux manettes dans les ESPÉ.

Les enseignants sont pour la très grande majorité de bonne volonté : si vous me donnez le moyen de les contacter et de les former, nous pouvons ensemble faire un pas décisif pour le redressement de l'école.

J'ajoute que SOS Éducation étant une association d'intérêt général, vous bénéficierez de 66% de réduction d'impôts sur le montant de votre don. Si vous souhaitez minimiser votre impôt sur vos revenus de 2016, c'est vraiment le moment de le faire ! Cliquez sur ce lien pour accéder à notre formulaire de don sécurisé : soseducation.org/dons

Par avance, merci de votre générosité.

Claire Polin
Présidente de SOS Éducation

PS. Dans son excellent ouvrage Les Déshérités, un jeune professeur de philosophie, François-Xavier Bellamy, raconte que ses formateurs en IUFM ne lui répétaient qu'une seule chose : « Vous n'avez rien à transmettre. » Il montre ainsi comment l'Éducation nationale produit, par le conditionnement de ses nouveaux enseignants, une nouvelle sorte de nihilisme qui est le terreau fertile de toutes les propagandes et de tous les fanatismes. Si nous continuons sur cette lancée, nous allons tout droit vers l'effondrement économique et culturel de notre pays, et peut-être même vers la guerre civile

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Socialisation primaire, insertion à l’école… L’école intègre moins bien que tout

Encore la "socialisation" ? C'est vraiment le mot qui revient avec insistance. Voilà qui nous permet de creuser notre sentiment.

On nous dit que l'école est impérative pour "socialiser" les enfants.

Au début, nous disions que l'école n'était pas forcément le vecteur idéal de la sociabilisation et le démontrions.

Mais maintenant, nous dirions davantage.

L'instauration de l'école obligatoire dans le monde moderne correspond aussi, est-ce un hasard, à la montée des violences et des guerres.

Les guerres mondiales datent de l'école obligatoire

Y a-t-il un lien ?

Nous le pensons. Car l'école obligatoire correspond à un changement de pensée, de civilisation. Auparavant: liberté éducative. Avec l'école obligatoire: embrigadement idéologique.

Insertion à l'école ? historiquement, c'est le contraire, l'école sépare

Avant l'école obligatoire, il n'y a que des armées de métiers, c'est l'époque des sujets, du roi et des colons, des armées réduites de volontaires ou de mercenaires. En fait, on ne se bat que si l'on trouve un intérêt direct: argent ou défense de ses biens.

Dans les écoles d'antan, on a une méfiance des Anglais, éternels adversaires, et plus tard des Prussiens puis des Allemands. Ce n'est qu'avec la Révolution que naît une idéologie, qui créée artificiellement un ennemi extérieur et, bien sûr, un ennemi intérieur : quiconque n'est pas d'accord avec la République mérite la colère populaire, la haine et, finalement la mort.

Les bataillons d'égorgeurs de 1792, les violeurs de religieuses de la Terreur ne sont pas possibles sans l'école. Marat ou Danton sortent de l'école, ils y ont éprouvé, avouent-ils, une haine des aristocrates, plus riches et mieux éduqués. Ne parlons pas de la haine des religieux qui était fort à la mode dans les milieux jacobins et chez les universitaires, depuis des décennies. Marion Sigaut l'explique fort bien. C'est à l'école que naît la lutte des classes qui ensanglantera le XXème siècle.

Avec l'école naît l'idéologie. C'est un fait patent que c'est l'école qui amène des modèles basés sur des opinions. Cela n'existe pas avant. Les peuples sont ruraux et ne se mêlent pas d’opinions. L'école amène des problèmes ségrégationnistes, raciaux, nationalistes, patriotiques, athées, matérialistes  ou universalistes.

D'un peuple européen de ruraux n'ayant aucune conception guerrière, on a fait des individus ayant des opinions sur tout.

Le pacifique Bavarois de 1912, occupé de ses champs et de son houblon, est devenu un universitaire fasciné par l'hégémonisme de Bismarck.

Le vigneron provençal qui consacrait tous ses loisirs à ses ruchers et la fête du village, est devenu l'instituteur convaincu de la supériorité de la science sur la nature, de la République sur le second Reich, et de la revanche nécessaire pour reprendre l'Alsace et la Lorraine.

"socialisation primaire" flic-civil-ecole-desocialise Insertion à l'école ? L'école intègre moins bien que tout
Des policiers... passés par l'école

Qu'on nous dise, les yeux dans les yeux, que cette transformation métaphysique de l'individu n'a eu aucune conséquence sur la montée des conflits.

Socialisation primaire ? Plus que primaire...

Il n'y a jamais eu autant de morts violentes que depuis l'école obligatoire. Certes, l'école ne fait pas tout. Mais l'école était dès le départ perçue comme un moyen d'embrigader la conscience, il suffit pour s'en convaincre de lire Danton, Marat, Robespierre. Ou Valls et Peillon, aujourd'hui.

Et pensons au petit berger kabyle sous son soleil qui est devenu un chômeur de zone "prioritaire", pensons au savetier paisible des hauts plateaux d'Anatolie qui, passé par le rêve progressiste et matérialiste que produit l'école, s'est échoué en banlieue lilloise où il doit mendier des aides sociales : êtes-vous bien sûr que cet arrachage n'a pas aidé à le déstabiliser, à produire du conflit ?

Toute l'Afrique est encore baignée de cette conviction qu'il faut envoyer l'enfant à l'école. Ces vieilles lunes sont encore là. On n'a pas encore suffisamment fait le lien entre la modernisation des esprits et la famine ou la guerre.

Socialisation primaire

La socialisation à l'école est bel et bien primaire. L'école met les uns sur les autres des gens qui n'ont pas forcément ni envie ni besoin de se croiser. Imaginez d'être pendant un an dans une pièce avec 25 autres personnes, seriez-vous épanoui ? Les adultes n'y parviennent pas plus de quelques heures, ensuite ce sont les conflits. On ne fait ça dans aucune entreprise parce qu'on sait que ça ne marche pas. On sait que la promiscuité n'est pas un faveur de sociabilisation.

Sociabiliser un enfant, c'est lui faire rencontrer un ou plusieurs autres enfants (un seul ami suffit par période) avec lequel il va effectivement donner et recevoir de lui-même. Rien ne prouve jusqu'aujourd'hui que le travail en groupe est meilleur que le travail en solitaire ou en petit nombre, les études ne montrent aucune prédominance. Cela dépendra du travail, de la mission, du cadre etc. Il y a un moment pour le travail en groupe, à notre avis réduit, autour de 5% du temps, et un moment pour le travail en solitaire, puis avec son mentor/maître/parent, le reste du temps. Nous voulons que l'enfant soit capable de travailler avec d'autres, mais on y arrive parfaitement depuis la maison. On aime bien mieux le groupe en restant à une distance raisonnable de lui la majorité du temps.

On évite aussi de tomber sous la coupe d'une école qui jamais, depuis son origine, n'a été aussi idéologisée, provocatrice, intransigeante, immorale, anti-famille, anti-culture, anti-savoirs, areligieuse, désacralisatrice, matérialiste, irresponsable, dénuée de sentiments, normalisatrice, disciplinaire à l'envers, grégaire et surtout ennemie de l'identité humaine, masculine et féminine, souveraine et libre. On pourrait inventer le mot d'ananthropologie, c'est-à-dire de système anti-humain.

On finit par haïr autrui quand on y est sans cesse confronté; surtout aux époques obscures où l'éducation s'est effondrée et que les personnels enseignants ne bougent pas le petit doigt pour défendre un enfant agressé (et ceci est un fait non plus marginal mais majeur dans le parcours scolaire). C'est vrai aussi puisque les études montrent que les enfants qui ont fait l'école à la maison sont mieux insérés dans le monde du travail et associatif.

Par conséquent, nous pouvons maintenant affirmer haut et clair: l'école désociabilise plus que tout autre expérience et produit mille fois plus de conflit que n'en produisait la communauté familiale et locale.

Devons-nous conclure qu'il faut en finir avec l'école ? Nous ne le disons pas mais l'Education Nationale, elle, le pense certainement, tant elle s'empresse de dissoudre ses derniers restes. L'ennui est que, sous ses décombres, gisent des enfants...

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Contestation de l’enfant. Démolir l’égo, démolir le jugement

La contestation est dans la culture maladive de la société française (et occidentale): au lieu que l'enfant soit mis au travail, il parle, il discute, il se regarde lui-même, il juge son travail, son apprentissage. On l'a amené à tout repenser. A parler, au lieu de faire.

Alors, en préalable, disons qu'il est excellent et nécessaire que l'enfant s'exprime. Un petit enfant qui conteste a des choses à dire.

Mais pour autant qu'il ne s'agisse pas d'un déni.

Il ne faut pas confondre discussion et contestation. Distinguez. Il en va de la santé intérieure de votre enfant. Freud arrive dans la société occidentale après la première Guerre mondiale et c'est à partir de là qu'on a le suicide de masse. Certes, il y a d'autres facteurs. Mais la révolte intérieure, la perte d'une sagesse naturelle, d'un équilibre tranquille, y sont pour quelque chose. On commence à se disséquer intérieurement. Et c'est forcément désespérant si l'on a pas... d'espérance, justement.

Obtenir de votre enfant qui est dans l'intellectualisation et l'analyse permanente est devenu une torture. Pour vous mais pour lui aussi. Parce qu'il passe par la case mentale "validation" ce qui devrait être naturel.

On arrête l'enfant dans son élan lorsqu'on parle de ce qu'on est en train de faire. Faisons sans débattre.

Nous avons amené l'enfant dans le monde fou de Freud. L'enfant psychotte. Et nous avec lui.

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Quand cela a-t-il commencé ? Quand vous-même avez amené des débats intérieurs. Par exemple, en disant à l'enfant qu'il a un problème, vous avez jugé votre enfant. Ce n'est pas votre faute, c'est dans la culture. En Occident, on est beaucoup trop dans l'égo, le regard sur les gens, sur soi.

Les bons maîtres de karaté, jadis, ne permettaient jamais qu'on discute. Ils imposaient. On exécutait mille fois et ensuite, éventuellement, dans les vestiaires, on pouvait causer 1 minute ou deux. Mais le reste du temps: au boulot et en silence ! Pas un mot sur le tatami.

Au lieu d'exécuter simplement et sans contestation préalable, il y a débats, négociations, justifications. On commet cette erreur dramatique de confier le choix à l'enfant. Il le porte sur lui et ça l'écrase. Pensez à vos hésitations devant un étal de supermarché où il y avait trop de choix: vous avez remué des pensées confuses, ce n'était pas clair. L'enfant dans ce cas a des blocages, qu'il résout en choisissant la solution de facilité dans 99% des cas.

Les adultes font la même chose. Ils vont plus facilement faire un procès à leur employeur que d'aller le trouver une fois, deux fois, trois fois, pour essayer de s'entendre, pour essayer de lui pardonner; trop dur pour eux. Ils vont plutôt se retrouver dans un procès qui leur coûtera 5 ans de vie et 15.000€. On choisit une voie de facilité qui en fait complique tout.

La vraie facilité, c'est l'effort. C'est lui qui va vous libérer. L'effort ne coûte que quelques instants. Regardez l'image de l'accouchement. Vous préféreriez que l'accouchement dure un an, avec des douleurs plus étalées, ou qu'il ait lieu en quelques instants et qu'on en finisse ?

Eh ! bien, les contestations et les remises en cause ne font que reporter le problème, diluer mais sans rien arranger. Ce serait bien plus simple de faire les choses en se déconnectant. Quand vous passez l'aspirateur, ne vous dites pas "je passe l'aspirateur et je déteste ça", déconnectez-vous en faisant les choses tranquillement. Sans essayer d'aller vite.

De même, déconnectez l'enfant. Qu'il ait totalement l'habitude de s'y mettre.  Discuter bousille tout.

Les petits Chinois ou les petits Japonais ne connaissent pas ça. Ils apprennent cent fois ce que les petits Occidentaux apprennent sans se poser de question. Ils sont dispos, leur cerveau est dispo, ils reçoivent comme des vases. Nous, on a des enfants bouchés. On a des petits syndicalistes à la maison. On leur a appris à "penser" et ils ne font plus.

Tous passe par le mental. Au lieu de dessaisir, de lâcher prise, on implique son mental, sa fierté, son bon-vouloir. C'est là que ça devient la guerre. Pourquoi l'Occident est-il belliqueux et fait-il la guerre à tout le monde ? Parce qu'on commence par le bon-vouloir des bambins. Il a un choix là où il ne devrait pas forcément l'avoir. Non pas que la discussion ou le choix soient néfastes en eux-mêmes, ils le sont au mauvais endroit: on discute de "comment vais-je étudier l'Histoire de Marie Curie" et non de "vais-je étudier Marie Curie ?" Il y a des questions qui ne se posent pas. De même qu'on ne discute pas gentiment de "est-ce que je vais essayer la cocaïne ?" Il y a des choses irrémédiables.

Où admettre la contestation ?

Il peut y avoir une contestation au sujet de la présentation d'un problème ou d'un interprétation historique: cela n'en enrichit que plus l'enseignement. Mais pas sur le fait d'enseigner ou d'apprendre. Ou de suivre des consignes.

Les discussions ne peuvent donc exister que dans l'acceptation initiale: oui, je me dois de travailler, d'apprendre, d'avancer, de découvrir. Et cette acceptation ne doit pas recommencer chaque matin. C'est ancré, c'est acquis. Le parent doit le considérer comme totalement acquis. C'est dès la racine du mal, dès que l'enfant tente une esquisse d'essai de brouillon de schéma de semblant de remise en cause, que vous devez être là et dire: "Non !" N'attendez pas qu'il ait dit les mots fatals: "Je ne veux pas travailler !"

Alors, s'il en est là, sans doute savez-vous aussi que votre méthode n'est plus adaptée. Nous en parlons par ailleurs.

Mais nous en sommes maintenant à un stade avancé où vous devez être à un bon niveau et où il n'y a plus de remise en cause, de révolte totale. Il peut ne pas être très en forme ou rechigner, mais tout remettre en cause, non.

Imaginez que vous êtes partis en famille en haut de la montagne. Il est normal, une fois arrivés à 20 mètres du sommet, que l'enfant dise: "Je n'en peux plus, on fait une pause" mais il serait anormal qu'il dise "Je ne veux pas faire cette ballade !" Voyez-vous ?

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Imposez ! Soyez le capitaine du navire et non pas le délégué syndicaliste qui amène la division à la maison avec des bons sentiments. Les bons sentiments amènent le conflit, nous vous le disons souvent. Il vaut mieux être net que gentil. La vraie bonté n'est pas gentille. On n'est pas là pour juger et sentimentaliser ce qu'on fait mais pour faire. L'enfant a besoin d'avancer. La pratique, c'est la main, pas la bouche.

Imposez avec joie et plaisir, bien sûr, mais imposez. Nous vous montrons comment faire tout au long de l'accompagnement. Comme l'enfant en vient à apprendre vraiment et avec plaisir.

Vous allez faire du propre. Chasser tout ce qui est psy et autocontemplation. Chasser les bavardages et les négociations.

Que de blabla en Occident !

On préfère le blabla à la discipline, les classes sont des champs de bataille, hors de question de faire de la discipline ! Mieux vaut que tel bambin se fasse harceler que d'intervenir. S'il se suicide, pas grave, personne ne sera inquiété, les encadrants ne sont jamais responsables (incroyable tout de même de leur confier nos enfants, non ?). On a évacué l'ordre, l'autorité, le respect, les règles, et donc très vite la grammaire, l'orthographe (c'est si douloureux, vous comprenez...) et tout le reste. Les Chinois et les Japonais apprennent des dizaines de milliers de cas particuliers mais nos enfants, après en avoir appris 10, les pauvres, ils ont besoin de vacances. Surtout ne rien demander de trop.

Et même dans le monde de l'éducation alternative, on s'y met: ne plus rien imposer, se laisser bercer par le plaisir de l'autosatisfaction de n'être plus un maître, le plaisir de ne rien imposer: c'est de l'orgueil. L'enfant ne compte plus, on se fait plaisir avec ces méthodes, en réalité. Beaucoup d'éducations dites alternatives ne sont que de l'autopromotion égoïste de méthodes dites nouvelles (en fait éculées depuis les années 60) où l'on ne demande plus rien à l'enfant pour satisfaire un libéralisme total et stérile. Il y a là une influence américaine, une fois de plus.

Comme le dit cette maman, vous croyez que la maman lionne fait douze fois le tour de la savane pour expliquer pourquoi on croque les gazelles à ses petits, et comment on le fait ? Ou qu'elle leur dit: "Les pauvres, c'est malheureux, mais on est bien obligé !" ou "Débrouille-toi ! Quand tu auras faim, ça te viendra tout seul." Eh bien ! non, figurez-vous, elle emmène les petits et attrape la gazelle devant eux. Elle fait. Elle exécute. Et ils s'y mettent dare-dare sans causer. Ils font leur boulot. Faites votre boulot. Apprenez à l'enfant à faire son boulot. La causette, ce sera la récompense.

Que fait l'école, royaume du blabla et du désastre éducatif ? Du blabla. On a établi le blabla du consensus hypocrite et, bien sûr, les diagnostics, qui sont encore et toujours du blabla. L'enfant ne sait pas la conjugaison ? C'est qu'il est dys. Voilà comment on sauve les apparences.

Voilà la réalité de 99.99% du système scolaire. Une imposture.

Nous nous occupons d'enfants qui ont des 16 et des 17 à l'école et qui ne savent absolument RIEN ! Rien de rien.

La faute à qui ? Ils sont dans une culture de l'autocontemplation, de l'autosuggestion, de la critique, de la révolution, de la psychanalyse totalement infertile. Tout ça appartient au même monde: c'est un poison qui vient de la politique et du monde médical. Le monde politique psy a amené la frigidité générale.

Moi, je. Moi, je ! On demande aux enfants de venir à l'école, d'être là, et de "communiquer". Pas de savoir quoi que ce soit ou d'accomplir une vraie tâche, ni de faire quoi que ce soit de sérieux. Du moment qu'ils parlent, tout va bien.

Et vous faites pareil !

Mon fils est ci, ma fille est ça. Mon fils n'arrive pas à faire ceci et ma fille n'arrive pas à faire cela.

Stop ! Comment le pourraient-ils ? Qui le leur a appris ? Nous voulons dire: sérieusement appris ? On juge en permanence. Mon enfant a telle maladie. Vous direz que votre enfant est dysorthographique quand il aura fait 500 dictées. Combien en a-t-il fait ? 12. Peut-être 20. Ne dites pas qu'il en a fait 500, c'est inexact. Alors, ne dites pas qu'il est dysorthographique. D'ailleurs, voyez ceci:

Dyslexie dysorthographie et autres dys, la réalité (vidéo)

Et on dit: "Il est dysorthographique." C'est du jugement. Vous faites comme la police politique. Vous le psychiatrisez.

Ne plus arrêter à un instant T

Diagnostiquer, c'est juger. On arrête tout à un instant T et on observe. Non ! Vous n'avez pas à arrêter. La vie, c'est un déroulement, c'est une série de réussites et d'échecs. Vous n'avez pas à arrêter l'enfant et à le juger. Regardez-le en mouvement, en perspective, voyez ses progrès. Ne le disséquez pas.

On juge. Or, il est dit: "Tu ne jugeras point." Et pourquoi donc le Christ dit-il ça ? C'est parce qu'il ne faudrait pas avoir ce regard accusateur sur l'autre, dit le judaïsme hébraïque qui limite tout. Non. Cela n'a rien à voir avec le problème, ou si peu ! Le problème, c'est qu'on regarde l'être pour ce qu'il est et non pour ce qu'il fait, pour ce qu'il donne et donnera, pour ce qu'il produit et produira. On arrête le temps, comme Dieu, on se pose en juge supérieur, on se veut Dieu en disant: "Qui es-tu ?" C'est la question que Pilate pose. Question que seuls peuvent se permettre les héros de l'Olympe.

Or, on est d'abord par ce qu'on fait. On juge l'arbre aux fruits. Et pas aux fruits verts. Aux fruits de la maturité.

Comment l'école ose-t-elle juger les enfants ? Comment ose-t-elle, elle qui refuse qu'on la juge ?

"Pas de l'avoir mais de l'être ?" Même pas !

Les philosophes humanistes ne cessent de clamer "Vous jugez à l'avoir, jugez à l'être !"

Non plus ! Jugez aux œuvres plutôt et fichez la paix aux êtres. Sentimentalistes béats, autosatisfaits, égocentriques maladifs ! Vous êtes dans le culte de vous-mêmes. Cessez de leur fouiller les entrailles, de les sonder, de regarder le bout de leur nez, de les dévêtir à la manière de Freud, ce grand malade mental dont Jung disait qu'il se comportait comme un enfant de 3 ans.

On l'a dit, mais il faut cesser de se concentrer sur l'être. L'être n'a en fait aucune importance. Il y a des milliards de gens et il en vient d'autres milliards. Arrêtez de vous regarder le nombril. Les œuvres seules comptent. Est-ce que votre grand-mère vous jugeait ainsi ? Passait-elle son temps dans les officines des "spécialistes" ?

Ainsi, vous voudriez juger l'enfant. Mais il n'a encore rien fait ! Aussi, nous disons aux mères: cessez de juger l'enfant à sa maladie et la couleur de son eczéma: l'enfant guérit de tout par l'envie de ce qu'il va faire. Quelle envie lui donnez-vous ? Que lui proposez-vous de faire ? Pouvez-vous cesser de tout arrêter à l'instant présent ? Laissez la vie continuer ! Pouvez-vous faire cesser cette auto-contemplation suicidaire ? Cette auto-contemplation dont l'enfant se fout, parce qu'il a des rêves. L'enfant ne se sauve que par ce qu'il va faire.

Envoyez promener vos jugements, donnez du projet, parlez de demain et ne vous arrêtez que le jour où il y a un pleur. Une minute ou deux. Vous, seul avec lui. Et personne d'autre. Ensuite, reprenez le chemin. Parce qu'on guérit de tout, oui, de tout, si l'on veut bien laisser faire la nature qui recommence tout, qui panse tout, qui rebâtit tout (exactement comme elle recoud la plaie faite à la main).

Démolissez vos jugements et vos égos.

Ne laissez pas l'égo posséder votre enfant en l'habituant au jugement. Soyez bon: fichez-lui la paix, gardez vos distances, envoyez paître les psys, éloignez les médecins et tous les polluants à deux pattes.

Donnez à faire et à accomplir.

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Ecole a la maison maternelle, quel genre d’enseignement ?

Comment faire l'ecole a la maison maternelle ? Comment, moi qui n'ai pas été formée, je pourrais enseigner à mon enfant qui est si jeune ? Je n'ai pas les compétences !

En fait, vous n'avez pas besoin de suivre un cursus d'enseignant pour élever et même instruire votre enfant.

Pour tout ce qui concerne l'éducation, être maman ou papa est le meilleur diplôme, pourvu qu'on soit aimant.

Il est d'ailleurs anormal que le ministère s'appelle "ministère de l'éducation" car l'éducation est le domaine réservé des parents et de la famille.

Mais pour l'instruction, je peux y arriver très bien aussi, comme des milliards de parents avant moi dans l'Histoire ! Car la "crèche" ou la maternelle, c'est récent !

Ecole a la maison maternelle, comment s'y prendre ?

Alors, comment dois-je m'y prendre ? Nous avons abordé ce sujet dans un article qui s'intitule: http://l-ecole-a-la-maison.com/commencer-a-enseigner-mon-enfant/

Rappelons-nous que le niveau selon l'école ou la date de rentrée ne nous intéressent pas vraiment. Nous faisons les choses à notre rythme.

La maternelle n'est surtout pas le moment d'asseoir l'enfant 5 heures par jour ! Il y a des tas de choses à faire qui s'accordent mieux avec son envie de bouger.

en maternelle Ecole a la maison maternelle

Quant au matériel dont vous pourriez avoir, besoin, vous expliquons comment faire avec peu de moyens et... peu d'encombrement.

Pour ce qui concerne le temps à y passer chaque jour, vous verrez qu'il ne faut ni occuper l'enfant tout le temps, ni le laisser à l'abandon.

Le jeu et la surprise, la magie ou l'émerveillement sont les ressorts les plus puissants, de même que la narration (l'histoire racontée).

Bref, vous n'aurez pas de souci particulier pour faire l'Ecole a la maison maternelle.  En revanche, que de satisfactions, que de joie à voir l'enfant grandir dans l'amour et la bienveillance, aller de réussite en réussite et de découverte en découverte ! Vous en serez transformé(e) vous-même.

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Harcèlement scolaire ? Mon enfant ne veut plus aller à l’école

"Mon enfant ne veut plus aller à l'école et je m'interroge. Mon enfant a-t-il un problème de harcèlement scolaire ? J'ai toujours pensé que l'école était indispensable, même si je trouve souvent que l'école est limite. Dois-je continuer comme tout le monde me le dit ? On me dit que mon enfant doit apprendre à se battre, à vivre en société et à se sociabiliser. Mais le problème c'est qu'il est mal tous les matins, je sens une gêne, il n'est pas très bien. Est-ce du harcèlement ?"

"Moi, c'est pire: ma fille pleure le matin." "Mon fils est malade le dimanche soir, il a peur du lundi matin."

Dans ce type de situation, discernons. Le symptôme, c'est souvent une phobie (et si c'est ce que vous soupçonnez, allez voir l'article). Le diagnostic, c'est peut-être du harcèlement scolaire. De toute façon, votre enfant subit quelque chose.

Discerner ce qu'il faut faire en cas de harcèlement scolaire soupçonné

2048x1536-fit_illustration-harcelement-ecole http://l-ecole-a-la-maison.com harcèlement scolaire Si votre enfant ne veut pas aller à l'école depuis plus de trois jours consécutifs, vous devez vous mettre en alerte. Trois jours, c'est un cas grave. Harcèlement scolaire, problème avec un enseignant, sentiment d'être nul, pression du groupe... Il y a une raison. Ce n'est PAS un caprice. Il y a une souffrance.

Si l'enfant est visiblement mieux durant les périodes de vacances, vous avez un indice puissant qu'il y a un problème à l'école.

Discuter avec l'enfant ? Pas sûr

En cas de malaise au sujet de l'école, discuter avec l'enfant est très bien mais ne vous apportera que rarement des éléments. Vous n'aurez certainement pas la réponse à la question: pourquoi va-t-il mal ?

Car si c'est du harcèlement, l'enfant a généralement honte ou peur et dans les deux cas, il refuse d'en parler. En ce cas, inutile de le forcer ou de le brusquer.

Si c'est un problème avec un enseignant, même chose: une conversation ne servira pas à grand chose. Pourquoi ? Parce que dans la quasi-totalité des cas, l'enfant pense que les adultes sont d'accord entre eux; il pense que vous serez plutôt du côté du prof. Il ne dira donc rien de probant. En tous cas certainement pas tout de suite, à chaud. Il faudra du temps et vous n'avez pas de temps, vous, pour prendre une décision.

Mais ce n'est pas parce qu'un enfant ne parle pas qu'il n'y a pas de problème ou que le problème est mineur.

Pis encore: plus le problème est grave, moins l'enfant a tendance à parler. Les cas d'attouchements ou même de viols sont bien connus à cet égard: l'enfant est muet comme une tombe.

Par conséquent, vous ne devez vous fier qu'aux symptômes.

Savoir ce qui s'est passé n'est pas fondamental

Il n'est pas très important de savoir ce qui s'est passé. Et même, si vous insistez trop, vous risquez de retourner le couteau dans la plaie. Vous ne devez pas perdre de vue que la guérison vient avec le temps: la nature fait son travail. Prenez donc votre mal en patience et passez à la suite: faire cesser le problème; cela seul compte. Vous apprendrez plus tard ce qui s'est passé, quand il ira mieux.

Pour faire cesser le problème, vous allez prendre des décisions.

Quelle décision prendre ?

Si le problème existe depuis plus de trois jours, c'est-à-dire si le mal-être, les pleurs ou la crainte d'aller à l'école ont plus de trois jours : vous retirez immédiatement l'enfant de l'école. Cela vous fait peur ? regardez "la liberté retrouvée des parents", vidéo sur cette page.

Bullying_on_Instituto_Regional_Federico_Errázuriz_(IRFE)_in_March_5,_2007 harcelement http://l-ecole-a-la-maison.comC'est en effet un cas sérieux. Un enfant peut pleurer le premier jour de l'école parce qu'il n'est pas habitué à vous quitter. Mais après trois jours, c'est qu'il y a autre chose. L'enfant est entré en souffrance.

Et cela, vous ne DEVEZ PAS le tolérer. Un enfant qui souffre ne le dit pas clairement. Il souffre plus qu'un adulte; la souffrance enfantine ou adolescente est donc souvent atroce. Vous ne devez pas la prendre à la légère. Votre devoir premier est de faire cesser la souffrance. Première mesure: vous retirez l'enfant de l'école.

  • Vous n'avez pas à justifier votre choix. Si l'école vous oppose son refus, passez outre, elle n'a pas le droit de s'opposer à un retrait. Vous pouvez évoquer une éventuelle plainte car vous devez savoir que tout ce qui arrive à votre enfant à l'école relève de la responsabilité de l'école (toutes les infos sur ce site, inscrivez-vous pour effectuer les démarches tranquillement dans le formulaire de bas de page).

Discuter avec l'école n'a aucun intérêt dans la plupart des cas

C'est vrai, dans la plupart des cas, discuter avec l'école n'a aucun intérêt. D'une part, l'école nie les faits dans la majorité des cas. Ensuite, même si elle reconnaît les faits, elle ne changera rien. L'école n'est donc pas votre recours. Vous vous retrouvez seul(e). Enfin, pas tout-à-fait car il existe des gens dont la spécialité est de vous aider. Dont nous (avec plus de 8.000 familles suivies, nous savons comment vous aider. Là encore: inscrivez-vous dans le formulaire en bas de page pour avoir des éléments jour après jour).

Maintenant, nous vous demandons votre attention. Ayant retiré l'enfant de l'école, vous  dites à votre enfant que vous le garderez plusieurs jours à la maison.

Deux cas:

1/ S'il réagit bien, vous lui dites que vous envisagez de le retirer définitivement de cette école, mais que ce n'est pas encore sûr. Puis, vous observez si la situation s'améliore.

  • Si l'enfant se sent mieux au bout de deux-trois jours, c'est qu'il y a eu un problème grave à l'école. Vous devrez donc désormais trouver une solution. Vous devrez soit changer d'établissement, soit faire l'école à la maison. Pour prendre une décision, nous vous invitons à consulter le "nuage de solutions" que nous avons conçu et auquel vous accéderez gratuitement en vous inscrivant dans le formulaire en bas de page (vous pouvez aussi aller sur la page d'accueil, visionner la vidéo et vous inscrire là).
  • Si l'enfant ne se sent pas mieux lorsque vous lui dites que vous envisagez de le retirer de l'école définitivement, vous avez deux cas: il a un problème de santé et cela, vous n'avez besoin de personne pour commencer à le résoudre: vous imposerez désormais un coucher tôt (pas après 22H00) et vous regarderez mieux l'alimentation (nous y consacrons plusieurs chapitres dans l'abonnement; cesser ou diminuez très fortement le sucre en particulier, sodas totalement ravageurs, pizzas du commerce, kebabs...).

Inutile d'aller voir un spécialiste à ce stade, vous attendez trois semaines et regardez si les symptômes de mal-être persistent.

2/ S'il réagit mal, vous avez plusieurs cas. Harcèlement scolaire, dépendance, ou relations avec l'un de ses proches.

Harcèlement scolaire ?

Si les symptômes persistent, le problème vient peut-être d'activités en-dehors de l'école. Quelles sont ses fréquentations ? Soyez intransigeant à ce sujet: pas d'amitiés douteuses ! Il y a peut-être là un harcèlement dont vous n'aviez pas conscience une seule seconde.

Mal-être, tout simplement

Et même s'il ne s'agit pas de harcèlement scolaire, un mal-être profond peut être tout aussi ravageur. Près de la moitié des enfants à l'école souffrent. Tous ces cas devraient être concernés par la possibilité de sortir du schéma classique. L'école n'étant pas le lieu de passage obligé, n'étant pas non plus "une école de la vie", réfléchissez à autre chose. L'enfant peut vivre sans école et même sans "scolarité" au sens classique du terme.

On dit souvent que si l'école n'est pas obligatoire, la scolarité l'est. Mais... c'est faux. Ni l'école ni la scolarité ne sont obligatoires ! La seule obligation légale (dans la loi), c'est l'obligation que l'adulte a d'instruire l'enfant. Or, à l'école, ce n'est plus le cas, comme vous le savez. Un enfant de 14 ans écrit à son père, par mail : "Salu sa va tres bin et toi on va a la plage samusé et toi tu fé coi ? " Consternant, n'est-ce pas ?

Un niveau faible, une absence de connaissance conduisent aussi au mal-être: l'enfant a soif d'apprendre. Cela vous concerne aussi, parents qui faites l'école à la maison: émerveillez davantage votre enfant, donnez-lui de quoi se nourir intérieurement.

Et vous ?

Si le problème ne vient pas de là, voyez si ce n'est pas vous le problème (vous êtes trop exigeant(e), trop dur(e)...). Si vous sentez que c'est vous qui mettez à mal votre enfant, vous devez vous former pour changer d'attitude. Nous pouvons vous y aider. Sachez que les parents les plus exigeants ont souvent des enfants à souci et nous vous expliquerons pourquoi; et comment arranger ce problème.

Si ce n'est pas en-dehors de l'école et si ce n'est pas vous, serait-ce un proche ?

Si ce n'est personne, alors vous pouvez consulter un médecin. Vous refuserez les médicaments qu'il vous prescrira, il y a toutes les plantes nécessaires; seuls nous intéressent les diagnostics.

Un peu de temps ayant passé, vous pouvez maintenant avoir une conversation avec lui afin de savoir quel problème il y a eu en le questionnant: as-tu eu un problème avec un prof ? Avec un autre élève ? D'autres élèves ?

En vacances

Très souvent, l'enfant va beaucoup mieux durant les vacances. Certes, les vacances aident à aller mieux. Mais attention: si la différence est très importante (il ou elle retrouve le sourire, inexistant durant le temps scolaire), alertez-vous. Il y a un mal-être à l'école et la question de changer de direction doit aussi se poser. Là encore, ne laissez pas votre enfant végéter dans son mal. Inscrivez-vous impérativement ci-dessous si ce n'est déjà fait, nous vous enverrons de quoi comprendre mieux ce qui se passe et faire votre propre diagnostic.

Pour savoir s'il faut attendre pour faire l'école à la maison, allez ici. Sur l'idée selon laquelle l'enfant doit apprendre à se battre, voyez ceci. Pour ce qui est de la "désocialisation", allez là.

Harcèlement http://l-ecole-a-la-maison.com

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Un exemple de contrat moral avec l’enfant

Vous trouvez ici un exemple de contrat moral. Il est imparfait. Pourquoi ? Parce qu'il est parfois trop généraliste. Si vous demandez à un enfant de s'engager à se coucher tôt, précisez l'heure. Si vous souhaitez qu'il soit serviable, précisez les tâches qui lui sont fdévolues et précisez que vous en ajouterez éventuellement quand vous le souhaiterez.

Enfin, essayez de ne pas faire signer un enfant, sauf par jeu. Mais vraiment, il faut que la relation avec la maman soit préservée, vous n'êtes pas le banquier ou le juge. Une signature engage trop l'enfant, c'est une contrainte trop lourde.

Cette maman a fait un mémo de la conversation qu'elle a eue avec ses enfants. Cela peut vous inspirer.

Elle explique que ça l'a aussi aidée à fixer ses objectifs, ce qu'elle veut, elle !

Mon collège at home

Aller doucement au départ. Progresser depuis là où j'en suis

Quand j'aurai trouvé une bonne méthode de travail qui me fait progresser agréablement, je la garde jusqu'à ce qu'elle ne convienne plus

Bien me reposer pour être en forme intellectuellement pour mes apprentissages, je fais attention à mon sommeil. Je me couche tôt

Prévoir d'être chaque jour bien concentré un temps donné pour apprendre des choses nouvelles

Prendre du plaisir. Car le plaisir est un bon indice de progrès

😉 Accepter de ne pas y arriver ! Me laisser du temps, comprendre que mon esprit, ne peut pas tout savoir tout de suite. Je vais me tromper ! Je vais faire des erreurs, c'est naturel et logique. La répétition le temps en persévérant permet de tout apprendre

En cas de ras-le-bol, je fais une pause, je demande de l'aide, j'en parle. Car je sais changer de lieu, de matière, d'horaire, de méthode

Savoir : pourquoi est-ce que j'apprends chacune de ces matières ? Savoir à quoi elles servent

Mon avenir et non "faire plaisir à maman"

Pensez que ce que je fais pour avoir des connaissances, c'est pour MON avenir

Être fier de prendre en main comme un grand mes cours et mes progrès 🙂

Aider ma sœur/mon frère si besoin dans la compréhension des leçons

Eviter de me comparer aux autres

Essayez de me mettre au travail seul, grandir en autonomie

Écouter de la musique si elle m'aide à me concentrer, et uniquement du classique ou rien de préférence

Faire du sport

Laissez mon portable dans la cuisine durant la semaine et pas d'ordinateur car il ne développera pas mon cerveau à ma place

Etre équilibré dans le temps que je veux prendre pour les films et les jeux vidéo, j'ai pour ça un contrat moral avec mes parents

Rien n'est figé, si je suis en difficulté, je le constate calmement puis j'en parle à maman

Je comprends cependant qu'elle a aussi ses activités et donc je ne la dérange pas pour rien, sans avoir réfléchi et cherché seul suffisamment longtemps

Je ne laisse pas les difficultés s’accumuler. Que ce soit scolaire, affectif, physique, moral, spirituel ou mental si j'ai trop de soucis, je me fais aider pour ne pas être mal. Je suis humble, maman est là pour moi.

Certains jours, j'aurai plus envie d'apprendre que d'autres mais je sais que 1 seule heure de travail vaut mieux que pas de travail du tout. Donc, le mieux que je puisse tous les jours, c'est le secret !

Je multiplie les façons d'apprendre : car je peux me faire ma leçon moi-même !

Images, audition, chant, écriture, recopiages, notes, taper à l'ordi, écrire sur une feuille, lire dans la tête, lire à voix haute, réciter à quelqu'un, partager mon savoir, apprendre en jouant...

Je prends conscience que grâce au collège in home, je peux passer plus de temps avec ma famille, ma mère mon petit frère ma sœur/ mon frère ; j'ai plus de temps pour jouer ! ;-))

Ma mère est très fière de moi, je suis fier de moi, je suis un enfant libre !

Et au jour le jour

  • Je ne ferai de l'ordinateur qu'en week-end
  • Je me rends utile en regardant si le couvert est mis
  • J'essaie de voir comment je peux aider papa et maman

Voilà ce que peut être un exemple de contrat moral avec l'enfant.

Nous en avons parlé dès le départ, dans "vos premiers pas".

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Placement abusif par l’Ase

Enlèvement d'un enfant par l'ASE: de plus en plus fréquent. Comment faire pour que ça n'arrive pas

Jadis, c'était les gangsters qui enlevaient les enfants. Aujourd'hui, ce sont les Etats. Ainsi, on a environ 100.000 cas par an rien qu'en France.

Il nous semble que tout d'abord vous devez avoir vu cette page qui rappelle en résumé les textes de lois qui entourent l'école à la maison et les contrôles.

http://lesabusdesservicessociaux.e-monsite.com/pages/les-juges-enfin-sanctionnables.html

18 juin

"Bonjour Cécile et Rémy, bonjour à tous.

Je viens vous remercier pour tout ce que vous faîtes et pour votre belle énergie en connexion. je me suis abonnée en début de mois. J’ai commencé à donner des cours et des révisions à la maison à mon fils J. âgé de 9 ans qui était scolarisé en CM1 dans une école de quartier à côté de la maison. On nous avait dit beaucoup de bien lors de notre déménagement, sur cette école (quand je dis « on », c’est essentiellement le SESSAD ITEP (un centre médico social mis en place par l’état pour les cas des enfants scolarisés et en handicap..J. est atteint du trouble de l’apnée sévère du sommeil chez l’enfant et de troubles de comportement reconnu par la MDPH à 49%). Nous avions donc confiance, malgré depuis, plusieurs agressions et rackets… enfin passons, même si on signale, personne n’en tient compte de nos jours.

Et par expérience, encore moins l’état et l’école. Ils ont d’autres pré occupations. Et donc nous, en tant que parents responsables, nous nous rendons compte de plusieurs faits assez surprenantes et bizarre pour un cerveau humain en devenir. En effet, de nos jours, soit on nous « accuse » de ne pas nous occuper assez ou pas de la bonne manière, des nos enfants, soit on nous « accuse » de trop vous investir et de trop protéger nos enfants , ou d’avoir des points de vues ,un ressenti , différents et de vouloir être libres et acteur de sa vie et d’agrandir sa zone de confort et de vivre avec ce que la nature nous donne sans toujours vouloir tout contrôler et tout détruire….

Je me permet donc, après cette courte présentation, de partager avec vous notre expérience à ce jour de l’école à la maison.

Donc, suite à presque une année scolaire (juste avant que J. ne développe une petite dépression et une angoisse de l’école, voir une phobie, bien qu’il adore aller à l’école et voir ses copains…il stress toujours la veille (maux de ventre, voit des « fantômes », … il a souvent des crises d’angoisses)… Il dit souvent : » Oh non, demain il y a de l’école, je vais encore devoir supporter ma maîtresse… » Sa maîtresse lui donnait des coups de pieds (il a des bleues pleins les jambes) , le poussait contre le mur, le punissait tous les jours de classe en classe… lui disait « tu ne vaut rien, tu n’es rien, tu es un merdeux…. » (J. a fait le test de précocité par 3 fois et il est dit que c’est un enfant précoce.).

Tout a été signalé à la maîtresse (elle dit à l’enfant « de toutes façons personne ne croira ce que tu dis, tu mens. Et tout le monde est d’accord pour dire que tu mens ».). Elle nie tout en bloc et ne laisse pas les gens parler. Elle dit que on en veut à ses compétences , alors que en fait ce n’est que pour bien communiquer , trouver des solutions pour le bien de l’enfant.

Donc après et pendant tous ces péripéties , toutes autant rocambolesques que loufoques , Et au vu de l’état de santé de J. et du danger qu’il encourt si je laisse traîner la situation, Avec le médecin, nous avons décidé de lui faire l’école à la maison.

L’enfant était ravi. Nous avons suivit les conseils de Rémy et Cécile pas à pas et à notre rythme.

Nous avons testé la méthode singapour dans la librairie des cours gratuits, c’est super génial!

Je me redécouvre une âme d’écolière et une forte envie d’apprendre et d’avancer encore plus pour apprendre à m’aider et à aider d’autres personnes dans les mêmes problématiques.

Et on a commencé à faire des vidéos de partages sur you tube et un blog…

Et des révisions. J. était enthousiaste, il en voulait toujours plus. On s’est organisé, on a fait les cadrages nécessaires et J. était d’accord . Il demandait à quelle heure il devait mettre le réveil pour commencer sa journée avec l’école à la maison avant d’aller au lit, se levait, s’habillait et préparait son petit déjeuné, impatient de commencer à travailler avec son cahier et son stylo à la main, impatient et content. Il donnait même des idées et son avis pour qu’on puisse bien avancer ensemble dans cette nouvelles aventure enrichissante main dans la main,un travail d’équipe dans la joie, le partage et la bonne humeur, la complicité, l’amour inconditionnel (Tout ce que nous avions égaré en cours de route depuis sa scolarisation classique). J’ai remercié le divin.

Nous avons eu notre solution et notre moment de bonheur partagé.

J’étais entrain de me concentrer sur le choix d’un cours par correspondance sur ce site,

Et je reçois un appel. Je décroche, un monsieur, le chef de service de l’aide à l’enfance de la SSP de… me dit que je suis « invitée » à me rendre … afin qu’il me remette….

Donc après avoir découvert tous les bienfaits de l’école à la maison et sur le chemin de la guérison,

Je me concentre pour choisir une bonne école par correspondance qui serai bien adaptée à nos besoins et aux besoins de l’enfant.

Et, cet appel, et du monde devant la porte de notre maison.

3 personnes, puis 5 personnes, la SSP, La MDS… et j’en passe… Le monsieur le responsable,chef de service de la SSP qui me tend un papier tout mouillé (orages et pluies violents, alerte rouge, annonciateurs de dangers. Il faut se mettre à l’abri). Et bien non, pas le temps, il faut que je prépare les affaires du petit et il faut faire sortir au plus vite l’enfant du domicile familial, de son domicile. J. pleurait écroulé et paniqué.

Enlèvement d'un enfant devant sa mère

Voici le contenu du papier:

« Ordonnance de placement provisoire »

« Le procureur de la république près le tribunal de Grande Instance de Meaux

Vu les renseignements recueillis et les pièces jointes,

Vu les articles 375 et suivants du Code Civil,

Attendu que la santé, la sécurité, la moralité ou les conditions d’éducation de :

– C… J., né………

sont compromises en ce que J. est au coeur d’un important conflit de loyauté;

Que de surcroît, J. présente de gros problèmes de comportement qui ont motivé son orientation en ITEP; Que toutefois, Madame C… refuse tout soin pour son fils malgré les préconisations des intervenants ; Qu’en outre, l’ensemble du travail des services éducatifs

est menacé par la volonté de Madame C…de partir précipitamment en Martinique (prévue le 21/06/2016) où aucun inscription n’a encore été effectué pour J.;

ORDONNE que ce mineur soit provisoirement confié à l’Aide Sociale à l’enfance de…. jusqu’à qu’il en soit autrement ordonné par le juge des enfants que nous saisissons ce jour par acte séparé.

Fait au parquet……. »(…)

Et comme le disait A. Einschtein :

« Il est plus facile de désintégrer un atome que des préjugés »

En bref, je me remets doucement de tout ça et je continue à avancer du mieux possible.

Et j’ai pensé : « je vais écrire à Cécile et Rémy pour suspendre mon abonnement …. »

Dans l’action de cette pensée, c’est comme si ils ont déjà entendu ma demande, voici ce que je lis dans ma boite mail dans un de leur message de suivi :

… « Alors, nous voulions vous dire ceci: même si notre démarche ne correspondait pas à ce que vous aimez, même si vous aviez renoncé à l’école à la maison ou pensiez ne pas aller plus loin, même si d’ailleurs vous n’aviez pas d’enfant en âge, il serait bon de rester inscrit : nous vous enverrons dans les temps prochains, lentement mais sûrement, un énorme ensemble documentaire qui est unique au monde qui abordera des questions sans lien direct avec l’école. »

Alors je maintient mon inscription avec l’école à la maison. Et je fait la prière que le dernier enfant que j’ai mis au monde se porte bien. Je n’ai plus de contact avec lui jusqu’à que….quand..???

Bon courage à tous et je vous remercie pour votre honorable lecture et commentaires.

Cordialement LydieC"

Il y a là un cas magistral

Voyons :

"Attendu que la santé, la sécurité, la moralité ou les conditions d’éducation de :

– C… J., né………

sont compromises en ce que J. est au coeur d’un important conflit de loyauté;"

Ceci est proprement délirant. Si tous les enfants de parents en désaccord devaient être placés, cela ferait du monde ! L'Etat se mêle de la vie d'une famille, ce qui est entrer ouvertement dans le totalitarisme.

"Que de surcroît, J. présente de gros problèmes de comportement qui ont motivé son orientation en ITEP;"

Affolant ! Le comportement d'un enfant ne peut en aucun cas motiver impérativement un placement tant qu'il n'est pas délictuel, sans quoi cela est associé à de la séquestration ou de la déportation. Où est-il dit qu'un "ITEP", établissement où l'incompétence le partage aux préjugés ducatifs les plus violents, pouvait bénéficier d'une confiance publique automatique ?

" Que toutefois, Madame C… refuse tout soin pour son fils malgré les préconisations des intervenants"

Hallucinant là encore. Ces "intervenants" seraient donc comme des délégués du Soviet suprême dont la parole serait d'or et définitive ? Où sont les contre-expertises ? Nous connaissons une multitude de cas d'incompétence évidente. Ces intervenants décident donc de la vie et de l'incarcération d'un enfant (ou d'un "placement" ce qui revient à arracher l'enfant à sa mère et le mettre aux mains d'inconnus plus ou moins formés !) Où est-ce écrit dans la loi ?

Cette dame prodigue tous les soins qu'elle peut à son fils, elle a encore le droit de ne pas suivre les indications éventuelles des médecins. Ce n'est pas le cas en l'occurrence.

"Qu’en outre, l’ensemble du travail des services éducatifs

est menacé par la volonté de Madame C…de partir précipitamment en Martinique (prévue le 21/06/2016) où aucun inscription n’a encore été effectué pour J.;"

Ça, c'est le pompon ! Le "travail des services éducatifs"... déjà est fallacieux, c'est à la famille d'éduquer, pas à un service. Mais leur "travail", c'est-à-dire deux ou trois réunions où le conformisme le plus établi s'impose pour ne pas froisser les carrières, devrait être suivi à la lettre ?

Sauf à supposer que la mère mente et cache des éléments, ce jugement est contraire à la loi et au simple bon sens. Nous n'admettrions de "placement" que si le tribunal excipait de: violences ou maltraitance, absence absolue d'instruction, refus total de la mère de communiquer, désaccord formel du père. Le tribunal ne dit pas cela. Il est DONC DANS UN ABUS MANIFESTE.

17 juin 2016

Sur la page Facebook:

Nous avons un nouveau cas qui change beaucoup de choses pour nous.

Nous savons tous que la dictature se met en place, ce n’est plus discutable maintenant.

Des parents - dont l'enfant va à l'école - viennent d'apprendre que leur fille a été enlevée par l'Etat, dans le collège.

Il y a lieu de lancer une ALERTE ENLEVEMENT. Nous prenons contact avec l'OFPRA, ces gens étant des réfugiés.

Leur cas n'est pas si spécial que cela:

- Il s'agit d'un couple remarié, le père naturel étant décédé, de gens venant d'un pays de l'Est. Ils ne travaillent pas. Ils sont en situation régulière de réfugiés politiques protégés par l'OFPRA. La maman est très malade depuis des mois et vient de subir une intervention chirurgicale. C'est le moment choisi par l'Etat pour agir.

Le tribunal de Bobigny a pris cette décision totalement contraire aux Droits les plus basiques. Il argue d'une nécessité de "protéger l'enfant". L'enfant est parfaitement protégée à la maison, nous connaissons cette famille.

Nous conseillons donc désormais pour les gens dans ce cas:

- Dès lors qu'une assistante sociale demande à vous voir de manière insistante, n'envoyez plus votre enfant à l'école et préparez la sortie du territoire sans délai. Vous ne pouvez emmener d’enfant que si le second parent est d’accord, évidemment, sans quoi vous commettriez un contre-enlèvement. Eventuellement, une fois à l'étranger, mettez-vous sous la protection d'Interpol. Le délai constaté entre la demande insistante de l'assistante sociale en l’occurrence et l'enlèvement a été de deux semaines, vous devez donc faire vite.

Enlèvement d'un enfant, Dérive totalitaire des Etats

- N'envoyez plus jamais un enfant à l'école après avoir annoncé que vous feriez l'école à la maison. Il est plus aisé pour l'Etat d'enlever un enfant dans un lieu public qu'à domicile, le domaine privé demandant des semaines de procédure. Vous saurez qu’il y a un risque (dépendant de la mentalité plus ou moins totalitaire du tribunal local) en fonction de l’insistance des services sociaux à vous contacter et vous voir. Au bout de trois coups de fil, vous pouvez estimer que vous êtes dans le collimateur et donc :

- Préparez dès à présent un déménagement hors de France, du Canada ou de la Belgique afin de gagner un pays libre (pour rappel, la France n'est pas considérée comme une démocratie mais comme une "démocratie imparfaite" dans le classement international de "l'Indice de démocratie"). Ce qui se passe en ce moment pourrait lui faire perdre encore quelques points. En Allemagne, chacun sait que la dictature anti-enfants est complètement en place (http://reseauinternational.net/allemagne-letat-vole-toujours-plus-denfants-dans-la-violence/). Soyez toujours prêts, vendez vos biens. Nous avons à Londres une maman, ancienne gradée de l'armée française, qui a fui la police française et le tribunal, ayant récupéré son enfant manu militari (à notre instigation, c'est nous qui l'avons convaincue de reprendre son enfant sans attendre). La police londonienne est venue la voir dans les 48 heures, elle s'est expliquée. A la fin de la discussion, la police a conclu: "Ils sont fous, en France" et lui a offert sa protection entière. Interpol a rejeté les demandes de la Justice française, jugées aberrantes.

- Les cas d'enlèvement par l'Etat ne concernaient jusqu'ici en France que les cas où l'enfant était maltraité et/ou sans aucune instruction donnée et/ou lorsque les parents naturels étaient en désaccord sur le choix de l'instruction. Il appert avec ce cas d'école qu'une enfant scolarisée, allant à l'école chaque jour, dont les parents n'ont fait qu'annoncer le souhait de faire l'école à la maison, peut être kidnappée. Au Canada en revanche, avec la tristement célèbre DPJ, coupable de maints abus sur les enfants, l'enlèvement par l'Etat est couramment pratiqué. La Belgique suivra la France, comme d’habitude. Vigilance absolue donc.

- Votre priorité, si l'enlèvement a eu lieu, est de récupérer votre enfant par toutes voies moralement défendables, prévues par la loi ou non: la sauvegarde d'un enfant séquestré est toujours prioritaire en droit constitutionnel. Vous alerterez vos amis, la presse, manifesterez publiquement ou choisirez une option plus discrète visant à exfiltrer l'enfant au moment opportun. Nous n'en disons pas plus mais ce moment se présente toujours, l'Etat étant obligé de vous restituer régulièrement l'enfant. Comprenez ce que nous disons là.

- N'acceptez jamais un enlèvement par l'Etat, résistez préventivement par tous moyens à votre convenance. Constituez-vous en groupes le jour où l'enlèvement est prévu. Si l'autorité publique est en minorité, elle reculera. Notez le nom et toutes les coordonnées de chaque intervenant, récoltez le maximum d’informations pertinentes à leur sujet.

- Prévenez les institutions mondiales ou nationales: les divers Observatoires de la démocratie tels que l'Observatoire mondial des droits de l’homme, IDEA, The Economist Group (qui a créé l'Indice de démocratie sus-mentionné) etc., il existe diverses pages Facebook où prendre des contacts (telles que deux pages intéressantes "Democracy International"), l'Unicef (L'Observatoire National des Droits de l'Enfant - Unicef); en Belgique vous avez des équivalents tels que l'OEJAJ. Il y en a des centaines; choisissez les organisations qui ont pignon sur rue et accès aux institutions. Fouillez du côté du Parlement européen, de la Cour européenne de Justice, de l'Assemblée nationale, tapez des requêtes google type "droits de l'enfance", "droit des familles", « appel de décision de Justice abusive ». Les associations sont moins performantes et souvent peu disponibles. Il n'est pas inutile d'aller secouer le Ministère de la Justice en appelant le cabinet du ministre lui-même, il y aura des retombées. Donnez des noms. Appelez les télévisions, elles doivent régulièrement avoir des demandes de ce genre et cela pourrait déclencher une émission. Contactez certains sites dissidents et donnez des interviews.

Nous précisons que la plupart des organismes répondrons d'emblée qu'ils ne peuvent rien mais passez outre, écrivez, relancez, insistez, harcelez (jusqu’au point légal critique), arrangez-vous pour que l'information circule et s'ajoute aux autres. Il s'agit d'obtenir une remontée de ces informations dans les statistiques les plus importantes. Les organisations sont obligées d'enregistrer les communications, l'important est que l'information aboutisse dans le service qui enregistre. Vous recevrez alors un accusé de réception. Muni de ces éléments, vous pourrez alors aller voir les médias, votre avocat etc. Et vous entamerez vos recours, si vous le jugez utile, en portant plainte pour enlèvement et saisirez le Médiateur de la République (étant saisissable dès le départ puisqu’un tribunal a pris une décision et que le médiateur est saisissable après une décision de tribunal).

- Il s'agira à l'avenir de prévenir les réfugiés que la France n'est pas une destination à choisir.

- Nous signalons ce cas aux institutions sus-mentionnées.

- Vous pouvez indiquer ci-dessous les liens que vous connaissez vers les organisations crédibles et indépendantes des pouvoirs nationaux.

Conclusion: au lieu d'instruire paisiblement nos enfants, nous en venons à être un site de défense des droits... Nous accusons l'Etat de tyrannie caractérisée, de viol manifeste de la Constitution et d'atteinte aux droits individuels; et invitons chacun à résister dans les petites comme dans les grandes choses.

Le pire exemple: l'Allemagne.

« Comment apprendre à penser librement si l’apprentissage est imposé ? » La contrainte

Si l'apprentissage est imposé

Aujourd'hui, deux nouvelles questions d'une maman perspicace:

"Bonjour, je me pose deux questions :
- comment apprendre à penser librement si cet apprentissage est imposé?
- la qualité de l'apprentissage n'est-elle pas moins bonne quand celui-ci est imposé, même s'il est imposé avec enthousiasme et avec des méthodes originales?

Questions passionnantes qui se rejoignent.

Posons deux temps 1/ Ce n'est pas la contrainte qui prive de liberté 2/ mais la manière dont elle est vécue, pourvu bien sûr qu'elle demeure suffisamment saine.

1/ Ce n'est pas la contrainte qui prive de liberté et au contraire, la contrainte crée davantage d'activité cérébrale et émotionnelle. Par nécessité, l'être humain doit trouver des sorties, des solutions. On le voit très bien dans les pays de l'Est à l'époque communiste: on y trouve une foison de réflexion sociale dissidente. Au contraire, à l'Ouest, dans la permissivité, le niveau de réflexion s'effondre au niveau presque zéro. On peut comparer la littérature russe et française dans les années 80, c'est édifiant.

Même si l'apprentissage est imposé, La contrainte ne prive pas de liberté http://l-ecole-a-la-maison.com
De même, l'entraîneur emploie une contrainte qui tire le sportif (l'enfant par exemple) vers le haut et lui donne la liberté de ses nouvelles performances.

Car on est plus libre en sachant plus. Si l'enfant apprend l'anglais, il a la nouvelle liberté de l'anglais. C'est très important car cela rompt avec la liberté de choix qui elle diminue le développement. La liberté authentique est un horizon où l'on se déploie et non un choix entre quelques plus ou moins bonnes solutions.

C'est ainsi que nos démocraties, par exemple, ne sont pas des sociétés de liberté. Le choix, c'est l'illusion. Ce qui intéresse l'individu, c'est l'illimité de ses propres possibilités une fois qu'elles seront développées.

Cela signifie que l'enfant, ne connaissant pas ses propres possibles, ne peut pas guider sa propre éducation. Il peut guider le progrès vers la prochaine étape, mais il n'a pas la perspective générale. Sa maman verra en lui une capacité à marcher beaucoup par exemple et pensera à l'emmener en montagne mais lui-même n'en est encore qu'à espérer aller jusqu'au bout du parc seul.

Vous voyez quel principe nous exposons là ? L'idée actuelle que l'enfant peut se guider seul intégralement donne ce que nous voyons fréquemment: des enfants extrêmement limités à 20 ans. A 5 ans, ils sont éblouissants parce qu’ils n'ont pas été écrasés par de mauvaises contraintes, c’est vrai, mais ensuite ils ne peuvent pas concevoir... ce qu'ils ne connaissent pas. L'un de mes enfants me disait il y a un an: "Je ne sais pas ce que je veux faire plus tard, je n'aime rien." Il ne connaissait pas le millième des métiers, comment pouvait-il aimer quoi que ce fût ?

Nous lui disions: "Eh bien ! que dirais-tu d’être sauveteur en mer au Canada, ou pilote d'hélicoptère au-dessus des mines d'or africaines, ou archéologue sur les contreforts de l'Himalaya ?" Aussitôt, dans l'esprit de l'enfant, c'est une explosion d'impressions, de curiosité: son esprit s'engouffre dans des mondes inconnus et réalise qu'il ne connaissait pas des panoramas variés. C'est ce que le coaching appelle "les propositions en menu chinois": une liste de choses auxquelles la personne ne pensait pas avant. Cette liste favorise la réflexion, elle n'est que proposition.

Nécessaire contrainte

2/ La manière dont la contrainte est vécue: cela inclut le fait qu'une contrainte soit exclusive et prive d'horizon. Une contrainte qui fait mal à l'enfant, sans rien d'autre à côté, limite l'enfant. C'est ce que fait l'école; l'esprit n'a pas d’échappatoire, il n'y a pas d'horizon de secours. Et l'autre catégorie, ce sont les contraintes qui vont à l'encontre de sa nature, et qui sont néfastes. Mais si une contrainte, qui éventuellement est douloureuse, est accompagnée d'un chalenge par exemple ("Encore un effort, nous arrivons au col dans 300 mètres et de là on verra la mer et même l'Afrique !"), elle grandit l'enfant; on fera ici appel au discernement: si l'enfant est à bout, c’est une contrainte contre-nature, il faut que l'enfant ait la capacité de réaliser cette contrainte. Quant aux contraintes contre-nature, qui consistent par exemple à demander à un enfant de faire un exercice alors qu'il en est incapable, elle s'assimile à de la torture douce.

On peut donc dire que la contrainte n'est pas le problème en soi dès lors qu’elle n'est pas contre-nature, et qu'elle peut être un formidable moteur s'il y a en contre-partie un objectif.

Alors certes, Emmi Pikler professe fort justement la liberté motrice; il n'y a là aucun problème, cela s'adresse au bébé. Cela va devenir différent quand il s'agira de développement intellectuel et psychique. Non pas que le principe soit abandonné. Mais il va être complémenté avec ce que nous aimons appeler le challenge. L'enfant qui n'est pas sollicité tourne en rond. Comme la plante sans lumière.

Janus Korczack fait partie des grandes lumières qui nous aident. Mais lui-même employait des contraintes: tout est relatif. Une proposition elle-même contraint l'esprit à s'y intéresser. De plus, la contrainte donne à l'enfant cette liberté extraordinaire de l'auto-sollicitation, le quant-à-soi: il se défie de l'adulte et c'est aussi très important. L'adulte ne doit pas être pour l'enfant le référent absolu et ses erreurs sont très utiles ! C'est ce que nous expliquons. Ne sombrons pas dans la déprime parce que nous avons été injustes avec l'enfant, que nous avons dérapé. Certes, ce n'est pas génial, on va essayer de le corriger. Mais il y a là un profit immense pour l'enfant ! Il se dira: "Je ne suis pas comme eux, je suis différent." Et c'est un trésor, c'est un vivier vital.

L'adulte a peur de se tromper avec l'enfant

Vous remarquerez que presque tous les échecs éducatifs basés sur l’affection viennent du fait que l'adulte croit qu'il ne doit pas se tromper, se veut excellent en éducation et bute infailliblement sur le rejet naturel de l'enfant... qui a besoin, pour exister, de proposer un modèle différent. C’est ainsi que presque tous les parents pleins de bons sentiments et d'amour enveloppant se retrouvent échoués, avec des enfants qui vont exactement dans le sens opposé à ce qu'ils professent.

La nature n'est pas peace and love: elle a besoin de survie et d'affirmation. Survivre est plus important que d'être juste, bon ou généreux. La nature sauvera l'enfant de toute façon, et peut-être sur une mauvaise pente, s'il a l'impression qu'il est trop nul par rapport à ses parents. Voilà pourquoi il vaut bien mieux que les adultes se trompent et cela arrive de toute façon, et parfois volontairement et solidairement, pour que l'enfant puisse développer son sens de l'injustice et de la justice, son autonomie intellectuelle, morale et spirituelle.

Le père de Jean-Sébastien Bach lui interdisait de toucher au clavecin et se réjouissait d'entendre son fils aller pianoter discrètement la nuit. L'exemple de la "perfection" parentale et le désir d'amour parfait des parents est un désastre s'il n'y a pas d'une part une humilité puissante et d'autres part des propositions vers l'extérieur, qui orientent l'enfant vers d'autres modèles. L'enfant n'a pas besoin que de relations aimables.

Pour la contrainte donc, nous devons voir les choses non pas en blanc ou noir ("contrainte ou pas contrainte") mais en degré entre 100 et zéro. Une contrainte saine, à 10% avec une bonne motivation et du plaisir est excellente. Une contrainte à 90% est mauvaise. Korczak employait toujours des contraintes acceptables, c'est-à-dire en-dessous d'un seuil, parce qu'il avait besoin, dans son orphelinat, que des choses soient faites.

L'étape suivante, c'est: quel degré de contrainte pour quelle vitesse de progrès ? Une contrainte vaincue permet une contrainte suivante plus élevée. Pas forcément tout de suite, pas de manière régulière car l'être humain n'est pas une machine. Mais un jeune qu'on a emmené grimper un 1300 mètres pourra aux vacances suivantes faire un 1500m.

De même, un enfant qui réussit 10 fois de suite un exercice de maths pourra aborder un exercice plus difficile. Comme le philosophe qu'on compare à l'éléphant qui n'avance que d'une patte à la fois. De même, quand on grimpe en montagne, on apprend qu'on garde toujours trois points d'appui. Qu'on ne demande pas à un enfant de faire quelque chose qu'il ne peut pas faire. Et qu'il ne veut éventuellement pas faire parce que sa maman est trop parfaite et semble inatteignable, ou parce qu'il est fatigué par il s'est couché trop tard etc.

Tout cela, nous en parlons en détail dans la formation. Le degré et la progressivité sont fondamentaux pour permettre des challenges nouveaux et un progrès. Mais vous le verrez, c'est une formation qui amène énormément de choses, qu'on ingère progressivement, par la pratique. La pratique est le secret central.

"la qualité de l'apprentissage n'est-elle pas moins bonne quand celui-ci est imposé, même s'il est imposé avec enthousiasme et avec des méthodes originales? "

Si cette proposition était vraie, et qu'on laissait l'enfant choisir intégralement ses matières et son rythme, vous auriez ce qu'on connaît bien et qui est de plus en plus courant: un jeune en-deçà de ses possibilités, n'ayant pas connaissance de ses limites et n'étant pas capable de faire face à des chalenges imposés.

Vous savez, on pense réinventer les choses mais tout ce que nous disons est connu depuis des milliers d’années. Ce n'est peut-être pas popularisé depuis toujours mais on le sait depuis toujours. On a une idée fausse de l'éducation de jadis, de l'éducation médiévale ou antique, on croit qu'on se trompait et qu'aujourd'hui, on a de meilleures pistes. C'est précisément la preuve d'une chute de l'éducation. Certes, ce jeune paraît meilleur que ceux de l'école, mais c'est parce que l'école est dans le non-enseignement et la contrainte bête, avec des jeunes éteints.

On réinvente aussi l'éducation parce qu'il y a un individualisme qui se développe. Le pacte social est détruit. On veut le meilleur pour son enfant mais pas pour tous les enfants, on pense au sien. On élève son enfant selon ses propres convictions. On se coupe des autres, de la société. On a perdu le lien aux autres. On pense que l'enfant doit grandir sans contrainte: cela est un aveu que le pacte social, c'est-à-dire l'amour d'autrui, est inexistant.

Il y a là une blessure parce qu'on a été blessé dans sa vie, un rejet des politiques ou du fisc, et pour finir l'ébauche d'une rébellion contre la société. On n'est plus dans la société rurale où chacun était indispensable à l'autre, où le chaudronnier était utile au charron et le boulanger au rémouleur. On vit d’allocs qui dispensent de se rendre utile à son voisin. C'est catastrophique. Aujourd'hui, on peut élever son enfant et vivre sans lien aux autres. Mais c'est grave ! C'est très néfaste pour l'individu.

On ne manipule pas son enfant dans une perspective politique. C'est très courant chez les IEF: l'enfant participe d'une lutte sociale, lutte qui conduit à s'isoler avec d'autres personnes du même genre, c'est-à-dire à se communautariser. L'amour d'autrui, qu'on appelle le devoir, a sa dimension fondamentale aussi, dans l'accomplissement de l'enfant. L'enfant n'est pas en soi et par soi le but exclusif, son identité est à la fois une intégrité et une communion avec l'autre. Avec tous les autres, même les inconnus, même les plus lointains. Il a une responsabilité vis-à-vis de son prochain. L'idée qu'on élève un enfant sans contrainte jusqu'à 18 ans est totalement impossible en Inde, en Chine ou au Japon parce qu'il y a un lien social. Or, le lien social implique des contraintes.

Par conséquent, nous ne disons pas que l'éducation n'est que contrainte mais que la contrainte est un art à doser savamment; il y a un pourcentage de proposition et un pourcentage de contrainte, et il y a aussi un pourcentage de propositions de la part de l'enfant, et il y a un pourcentage de rien, car l'enfant a aussi besoin qu'on ne lui demande rien et qu’il ne fasse rien, il a besoin de solitude et de contemplation.

Voilà ce que votre beau message nous inspire, il pose des questions et fait des suggestions très riches.

http://educationbienveillante.org/

Et si mes enfants passaient à côté de plein de choses ?

Bonjour,
(...) j'ai un souci qui me preoccupe regulierement: et si mes enfants passaient a cote de plein de choses chouettes que tous les autres enfants du village font a l'ecole? (...)
chaleureusement
L.

Bonjour L.,

Posons une question qui pour nous résonne de la même manière: Et si les adultes passaient à côté de leurs amis ? Et si vous restiez enfermée toute votre vie dans la cave ?
C'est la même chose: qui décide ? Laisserez-vous les choses en plan ou prendrez-vous en main votre destin ? C'est vous qui prendrez en main la vie relationnelle de vos enfants.

Si vous attendez qu'un autre le fasse, comme l'école, vous prenez le risque de tomber sur des enfants qui ne sont pas compatibles avec le vôtre, ou que rien ne se passe d'intéressant.

Et si les enfants passaient par votre organisation ?

La clé, c'est vous ! C'est donc par vous que tout va se passer. Avec notre aide s'il le faut et ces quelques conseils.

Organisez-vous. Vous allez faire la démarche en y consacrant une demi-journée. Et vous trouverez une personne ou deux. Un enfant suffit largement quand le lien d’amitié est fort. Découvrez la perle rare. Souvent, il s'agit d'un enfant d'une famille qui a quelque chose de plus. Le niveau d'éducation va compter pour vous, allez donc voir dans les milieux qui vous ressemblent: est-ce le club de voile, la paroisse, le terrain de foot ou de polo ? Allez-y simplement et présentez-vous. En 10mn, vous en savez largement assez pour prendre une décision. Il y a toujours un enfant extra dans un village/le quartier/le coin. Au moins un.

Ensuite, vous proposerez aux enfants de faire des maquettes ou autre chose, qui les liera en leur permettant d'exprimer leurs talents. C'est tout ce qu'il y a à faire. Il ne faut pas croire que l'enfant a besoin de 1.000 relations, c'est une croyance infondée. Comptez vos ami(e)s d'enfance !

Voyez notre vidéo qui parle de ce qu'on appelle la "socialisation" et qui vous propose des solutions.

Bien à vous,

Rémy et Cécile

et si mes enfants passaient a cote de plein de choses

Quoi faire avec les plus petits enfants ?

Pour les plus petits enfants, vous pouvez faire des tas de choses avec eux. Vous n'avez pas besoin de penser à des cours, au sens d'enseignement magistral (avec un maître), où il est assis et fait ce que vous lui demandez.

Vous avez auparavant à faire toutes sortes d'activités beaucoup mieux ajustées: l'enfant en bas âge a besoin de bouger, son énergie le secoue de la tête aux pieds et prolonge ses membres, elle pousse de l'intérieur. Vous ferez donc des activités telles que bouger (ne serait-ce que la marelle qui demande un début de jugeote; la corde à sauter, l'épervier etc.), mais aussi compter (en faisant la cuisine, les courses / poids, prix, additions; allumettes etc), parler (ce qui est très important, si on cherche à enrichir le vocabulaire, un mot par jour, c'est immense) et à développer des phrases de plus de 7 mots, puis 8, puis 9...

iraniankiddo Quoi faire avec les plus petits enfants ? http://l-ecole-a-la-maison.com

Lire, nous en parlons, et apprendre à aimer la lecture, ce qui est un ensemble de techniques que nous vous montrons d'ici quelques temps dans un document libre.

Observer, faire des expériences... Mélanger de l'huile et de l'eau...

Et puis s'ennuyer, nous le disons dans l'accompagnement. Oui, l'enfant doit aussi apprendre à créer son univers mental, son imaginaire, et ne pas toujours être dans l'action. Il ne faut pas meubler le temps de l'enfant à 100%. Vous ne vous occupez pas de lui ? Tant mieux, il faut aussi que cela arrive. Laisser rêver, laisser le petit enfant observer les fourmis sans lui dire tout de suite "debout, tu vas te salir". Nous parlons beaucoup de la juste attitude du parent qui est la source de tout.

Improviser une sortie, dans le jardin, ailleurs; il se passe un million de choses, dans la rue, dans la nature.

Tout peut être sujet d'un cours, d'une transmission. Vous n'avez besoin d'aucun matériel spécifique.

On voit souvent des enfants hyper entourés d'outils et de matériels, par exemple Montessori, devenir assez ternes dans l'adolescence. Cela parce que la sollicitation de départ a créé une demande qui plus tard n'a pas été satisfaite - il n'y a pas de matériels Montessori pour pré-ados et ados. Voilà pourquoi il importe de poursuivre la sollicitation par des activités qui prolongent la pratique antérieure.

Observez avec le petit enfant, demandez-lui s'il voit, ici, une lettre (l'initiale de son prénom par exemple), là un animal dont on entend le chant: c'est très difficile de voir la cigale sur le tronc, et pourtant on l'entend; c'est la faculté du camouflage. Où est l'oiseau qu'on entend ?

Nous répondons à une maman qui demande quel cours choisir pour son tout petit. Nous répondons à l'instant: "Certes, la Boîte à Bons points offre de bons supports. Cela dit, on peut faire cours en faisant de la cuisine, des courses, du bricolage, et même du repassage. Combien ai-je repassé de vêtements ? Peux-tu faire un tas pour chaque couleur ? Combien y a-t-il de tas ? Le tas rouge plus le tas bleu, ça fait combien de tas ? Et de vêtements ? Comment on appelle ce vêtement ? Et cette couleur ? Et si on se servait de ce vêtement pour faire un déguisement, ce serait quoi ? Quand est apparu ce vêtement à ton avis ? Histoire, maths, français... On peut tout faire avec des riens. Imaginez durant les courses : comme on peut instruire l'enfant ! Nous leur faisons même faire de l'observation des gens, des événements, c'est un peu de la sociologie ou de la philo!

Bref, ne vous précipitez pas sur le cours, sur l'enseignement magistral. On n’assoira l'enfant que peu à peu, pour des activités courtes, 5 à 10 minutes par jour au début.

A partir de 5 ans, on commencera à travailler plus fréquemment sur table.

Mais d'ailleurs, à partir de quel âge commencer ?

Enfant difficile : mon enfant bloqué ou peu capable ?

Nous vous avons fait un petit graphique pour répondre à cette question: "Enfant difficile ? Mon enfant est incapable de faire des choses difficiles".

Il en est incapable parce qu'il y a plusieurs facteurs qui ne sont pas réunis et les trois plus importants sont votre forme à vous et à lui et votre capacité à donner de l'émulation.

Voici donc un graphique simple :

Mon enfant est incapable de faire des choses difficiles Enfant difficile
Il n'y a pas d'enfant difficile, il n'y a que des enfants en situation de se comporter difficilement. La capacité de l'enfant est multipliée si trois critères sont réunis

 

On voit que ces trois facteurs permettent et démultiplient la capacité de l'enfant à affronter des choses difficiles.

Par conséquent, on peut dire que l'incapacité de l'enfant à faire les choses provient toujours de ce que l'un des critères n'est pas respecté. Soit il n'est pas bien, soit vous n'êtes pas bien, soit vous n'êtes pas formé; soit deux ou trois de ces critères ensemble.

Si les trois sont réunis, vous n'aurez aucun mal à introduire progressivement du challenge et du dépassement. De la réussite en un mot.

Et comme vous savez que la réussite est un facteur énorme d'émulation, elle entraîne encore plus de réussite. C'est le cercle vertueux.

Par ce schéma, nous avons voulu illustrer ce fait que l'enfant, une fois encore, n'est aucunement en cause sur le plan de la volonté. Il n'est pas le problème, une fois de plus. Sa volonté de bien faire ou mal faire ne vient que de ceci: il est fatigué, il est "mal" et/ou vous êtes fatigué, vous êtes "mal" et/ou vous ne savez pas vous y prendre, vous n'avez pas appris.

Pardonnez ce résumé, mais vous comprenez l'idée.

Avant tout, vous devez être tous deux en forme. Le sommeil est donc le facteur n°1, puis vient la santé générale, la forme, le moral, qui dépendent de plein de choses dont nous parlons et sur lesquelles il faut travailler (voir la page santé par exemple, et sa suite que nous améliorons chaque mois, deux pages absolument incontournables et très chargées !). On ne peut pas demander à une voiture dont le réservoir est percé de faire 100 kilomètres. Il faut être conscient de ce travail sous-jacent qu'il y a à faire.

La manière de faire: votre prestation, vos attitudes

Ensuite vient la question de la manière dont vous présentez votre cours ou votre enseignement, et cela revient à la question: ai-je été formé(e) ?

Vous viendrait-il à l'esprit d'acheter un billet pour un concert de musique où l'un des musiciens principaux n'aurait jamais appris à jouer ? Ou embarqueriez-vous sur un bateau qui doit traverser la mer avec un capitaine qui n'a jamais navigué ? Ou dans un avion dont le pilote n'a jamais tenu un manche de sa vie ? Non, bien sûr. Alors, comment pensez-vous que vous allez faire pour enseigner votre enfant ?

Il n'y a rien de plus difficile au monde que d'éduquer un être humain et l'enseignement est la moitié de l'éducation. Votre amour ne suffit pas, comme nous le disons souvent. Les ratages viennent tous de parents qui se sont dit: "Nous l'aimons, c'est le plus important." Réfléchissez à ceci: imaginez qu'un jeune pilote amateur prenne les commandes d'un avion et se dise: "Le plus important, c'est que j'aime mes passagers" ! Et ? ça n'a aucun sens.

Il faut un savoir-faire.

OK ! Supposons que vous réussissiez à piloter l'avion sans apprendre, car c'est possible, oui, on peut décoller, avec beaucoup de chance. Ne croyez-vous pas que vous éviteriez plein de stress, de fatigue, de complications et plein de risques d'accidents en recevant un minimum de formation ? Nous n'aimerions pas être à bord d'un tel appareil. Et votre enfant n'aime pas être à bord non plus.

Enfant difficile ?

Voilà pourquoi il ne veut pas travailler. Car ce n'est pas qu'il ne veuille pas travailler. Il n'aime pas ce que vous lui demandez. Il adorerait travailler, croyez-nous, la meilleure preuve c'est qu'à chaque fois que nous allons chez des parents, les enfants adorent travailler avec nous. Bon, nous n'aimons pas spécialement mettre sous le nez des parents le fait qu'ils n'ont pas la bonne méthode, mais en revanche, le fait de leur montrer que leur enfant peut très bien aimer travailler est super pour tout le monde !

Faites-nous confiance à ce sujet: l'enfant n'est pas le problème. C'est toujours nous. Nous aussi, nous essuyons des refus avec nos enfants. C'est toujours, à 100%, parce que nous nous y sommes mal pris.

Conclusion

Votre enfant est rétif ? Posez-vous ces questions dans l'ordre :

1/ Est-il en pleine forme ?

2/ Suis-je en pleine forme ?

3/ Suis-je formée pour lui faire cours de manière à ce qu'il aime beaucoup ça ?

Voilà 🙂

Ensuite, s'il y a des lacunes sur le plan scolaire, voyez cet article pour vous faire du bien.

Amour fusionnel

Amour fusionnel, où en suis-je ?

Partons d'un cas parmi d'autres mais qui vaudra pour tous. On nous écrit:

"Nous avons développé avec notre enfant une relation forte et intime et nous pensons que de passer de longues journées sans le flux d’amour et d’émotions auquel il est habitué finit par trop lui peser" (de jeunes parents)

Un message qui sonne pour nous comme une alerte. Tout ici témoigne de dérives qui nuisent à l'enfant.

amour fusionnel sur http://l-ecole-a-la-maison.com
Amour fusionnel: quel est le risque ?

Voilà une maman qui estime que son enfant est "habitué à un flux d'amour et d'émotions". On espère qu'il a le temps de souffler quand même ! Un flux d'émotions ? Préservez-en votre enfant, de grâce. Une belle émotion par jour, c'est déjà beaucoup. Franchement, si vous pensez que votre enfant reçoit "un flux", il est temps de réfléchir à changer de vie pour lui, car d'une part ses sentiments vont finir par s'user, mais d'autre part vous le mettez en situation de danger. Les émotions mettent l'enfant en situation de danger parce qu'il est "à cœur ouvert". Une émotion doit couronner des situations sécurisées et suffisamment rares. Vous voyez bien la différence qu'il y a entre boire un excellent vin lors d'un repas et en boire toute la journée à jeun. Il en va de même pour les émotions. Donc, non, votre enfant n'a pas besoin d'un flux d'émotion.

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L'amour fusionnel vu comme un merveilleux jardin d'amour...

Cette maman dit que ce manque affectif "finit par trop peser" à l'enfant. Oui, forcément. Mais en même temps, ne pensez pas que c'est un fardeau écrasant pour lui. L'enfant fera naturellement du ménage dans son cœur et aura tendance à être moins affectif en grandissant. Sauf si on le maintient dans une situation d'immaturité affective. Voilà pourquoi vous devez apprendre, vous parent, la juste distance qui nous est chère.

Mais ne soyez pas dans la crainte d'un surpoids affectif. Les parents aimeraient que la situation affective soit extrêmement intense et "belle" à leurs yeux (c'est une proposition qui arrive chez de jeunes parents) tout en redoutant un lien trop fort. Ils ont tort d'avoir cette crainte. Pour plusieurs raisons.

Une fois qu'on a fait le plein, il n'est plus à faire... avant d'avoir épuisé la réserve. Si l'enfant a reçu sa dose d'affection, il ne peut être en manque. Il le sera s'il est en état de dépendance, d'addiction. Il faudra alors le sevrer progressivement.

Autre symptôme : "le flux d’amour et d’émotions auquel il est habitué". On ne s'habitue pas à l'amour, on s'habitue à l'affection. On s'habitue aux émotions qui se répètent. Et à force d'habitude, à terme, l'enfant sera attiré par autre chose, naturellement. Vous aimeriez que ça dure, lui pas. Et c'est normal: il a besoin d'être indépendant affectivement. Si, au contraire, il persistait à souhaiter un rapport affectif très dense avec vous, il est probable qu'il serait  dans un rapport de dépendance affective. Ce qu'on ne peut souhaiter: et oui, chères mamans, vous devez souhaiter que votre enfant vous quitte un jour ! L'enfant a besoin de diriger lui-même ses sentiments pour atteindre l'âge adulte. Il doit s'envoler d'abord affectivement avant de pouvoir le faire physiquement.

Comment faire face au manque d'amour ?

En le rassasiant. Le manque d'affection perturbe un enfant jusqu'au moment où il en est rassasié. Beaucoup de nos mamans expliquent que leur petit enfant est toujours collé à elles. C'est normal. S'ils vont à la crèche ou chez une nounou, s'ils vont à l'école, ils sont en manque de vous. Vous les avez donc toujours "dans les jambes" quand ils sont à la maison. Tout ça est normal. Ils ont besoin de faire le plein d'autant plus qu'ils ont été privés. Par ailleurs, ils viennent auprès de vous "faire le plein" plus souvent, on pourrait dire que leur 'réservoir' est plus petit, de même qu'ils ont besoin de plus de sommeil. Vous leur donnez donc autant qu'ils en ont besoin. Quand n'en ont-ils plus besoin ? Lorsqu'ils se détachent de vous par eux-même. Ils vous le manifestent inconsciemment en allant voir plus loin.

Les mamans qui font l'école à la maison ont leur enfant beaucoup moins dans les jambes, par conséquent. Ne craignez donc pas de faire l'école à la maison au motif que l'enfant sera toujours là, ce sera le contraire. Mais nous l'avons dit.

Aimer, c'est d'abord permettre d'être

Plus vous satisferez les besoins affectifs de l'enfant, plus il sera capable de s'éloigner et d'être autonome, mais aussi de conquérir son horizon, de gagner en expériences etc.

Car aimer, c'est d'abord permettre d'être. Et être, c'est aussi devenir.

Donnez un bon moment, le juste moment. N'allez pas plus loin. Souvent, le petit enfant vient vers nous: il a besoin de "faire le plein". Mais ça ne dure pas éternellement: viendra le moment où il s'éloignera de lui-même. Pour revenir plus tard refaire le plein. C'est ainsi que vous devez voir les choses. Ce n'est pas parce qu'il s'éloigne de vous de 10 mètres qu'il ne vous aime plus ou qu'il manque d'affection: il a autre chose à faire dans la vie, et notamment développer ses facultés, rassasier sa curiosité etc.

Parfois aussi, un enfant pleure parce que vous partez en course. Donnez-lui un baiser, cela suffit le plus souvent à "faire son plein" d'affection. Il a aussi besoin de vous voir vous éloigner, c'est un apprentissage. Il ne doit pas être "en fusion" avec vous, mais en communion. Ce n'est pas du tout pareil.

Le manque d'affection n'est pas ce qui perturbe, dès lors que vous lui donnez ce dont il a besoin et non ce dont vous avez besoin. Un enfant ne vit pas en permanence dans ce type de relations avec ses parents, il a besoin d'autre chose aussi et il revient aux parents de ne pas rechercher une relation fusionnelle qui va léser l'enfant.

Evitez à tout prix l'amour fusionné

En fait, évitez à tout prix cet amour fusionnel et préférez un amour de communion, ce qui est très différent. Communiez avec votre enfant, partagez, mais ne cherchez pas à être lui et lui à être vous, ni vous en lui ni lui en vous. Chassez cette tentation qui ne vient que de vous. C'est un besoin fréquent chez les mamans en manque d'affection qui attendent de leur enfant qu'il pourvoie à ce manque, tout en disant que c'est l'enfant qui en a besoin. Un enfant équilibré a besoin d'une "quantité" raisonnable d'affection et quand il sera ado, il aura surtout besoin que vous vous mainteniez à distance. De même que le fruit se détache de l'arbre. Il faut atteindre l'âge de la maturité adulte avant de maîtriser ses sentiments et ses affections, et c'est alors que l'enfant peut revenir vers ses parents, sur un mode de relation équilibrée, sans dépendance.

Si vous avez le sentiment d'être dans une relation fusionnelle, attention donc à ne pas vous tromper et y mettre un terme, laisser-lui la possibilité de s'épanouir. Nous avons trop de cas d'enfants très déséquilibrés à cause d'une enfance fusionnelle. Vous devez en ce cas apprendre la juste distance, lui permettre de voler de ses propres ailes et vous dire que le but n'est PAS que l'enfant vous aime. On ne cherche pas à être aimé de son enfant.

Vous avez gardé l'enfant une semaine et ça allait mieux: l'enfant était plus heureux. Le problème était à l'école. Il n'y était pas bien. Ce n'est pas l'absence d'amour de votre part qui pose problème puisque vous le lui donnez tous les soirs, c'est la présence de quelque chose à l'école. Il se sent certainement angoissé, dévalorisé, quelque chose cloche.

Vous avez raison d'étudier l'environnement de l'enfant, ce sont des facteurs déterminants.

"Y a-t-il des modes de garde auxquels nous n’aurions pas pensé ?"

C'est votre manière de le garder qui doit changer pour vous permettre d'avoir le temps et c'est ainsi que font tous les parents (les mamans) qui réussissent. Il est possible que vous n'imaginiez pas d'avoir votre enfant avec vous sans vous en occuper directement. Ce serait pourtant ce qu'il faudrait faire: vaquer à vos occupations sans vous occuper de lui, le laisser à lui-même, de façon à ce qu'il développe progressivement ses facultés d'autonomie... et ainsi vous avez de moins en moins besoin d'être sur lui. Nous avons le sentiment qu'il y a trop d'adultes autour de lui, et spécialement trop de présence féminine. Une omniprésence féminine polarise fortement l'enfant, de même qu'une omniprésence masculine (plus rare mais on va y arriver avec les couples homos).

Juste distance

Le fin mot de l'histoire, c'est la juste distance que nous enseignons depuis des années. Cette juste distance vaut aussi bien en cours de scolarité que dans votre vie professionnelle avec vos collègues: ne soyez pas trop proche, c'est la tentation actuelle du copinage qui débouche sur des procès en série. Chaque être humain a une place; à lui de la conquérir et de la garder. Cette place peut évoluer, grandir en responsabilités, mais votre place n'est jamais "à la place d'autrui". Votre enfant n'est pas vous, il ne vous doit rien sur le plan affectif, vous ne pouvez le comprendre entièrement, vous ne pouvez comprendre ses sentiments, vous ne pouvez pas les analyser. Vous ne pouvez pas garder contre vous "votre gros bébé d'amour." Il y a eu un temps pour ça, c'était le temps de la petite enfance.

Vouloir maintenir avec son enfant une relation fusionnelle est tout simplement un attentat contre l'intégrité de votre enfant. Quand nous lisons "Nous avons en effet développé avec lui une relation forte et intime", nous redoutons la glissade. L'intimité de votre enfant est son trésor, il ne vous appartient pas d'y faire irruption. Elle ne vous regarde pas et si elle vous a été confiée quand l'enfant était petit, il faut aussi vous dire qu'elle était moins fragile parce que moins développée. Au fur et à mesure que l'enfant grandit, l'intimité grandit avec lui et elle devient sensible. Gardez-vous à l'écart.

La juste distance sera pour vous une recherche permanente où les principes qui doivent vous guider sont "respect", "discrétion", "tact", "vigilance", parfois "courage" et "énergie" quand il faut intervenir, ainsi qu"humour" et "quant à soi".

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« J’ai appris en tant que femme, en tant que mère »

La femme et la maman, conciliées en une personnalité

Nadia nous confie son témoignage en tant que femme et maman

Cette année, a été l’année, où je me suis retrouvée avec mes enfants, une renaissance, je partage leur quotidien, je suis à leur écoute, je leur apporte mon aide, ma richesse, mon expérience, et tout cela avec tout mon amour.

fonds-ecran-hd_paysages_09 femme, arbres, paysage sérénitéIl y a eu des journées géniales, des journées, très calmes; d’autres difficiles, en conflit, et d’autres encore à rigoler sans s’arrêter… Que de richesses et d’apprentissage! J’ai appris en tant que femme, en tant que mère, toute l’énergie qu'il y avait en moi, en chacun de nous. Je me suis rendue compte qu’il y avait une force en chacun de nous. En l’exploitant, je me suis libérée et appris à me connaitre encore mieux, j’ai aussi profité de le faire découvrir à chacun de mes enfants, ce que nous possédions tous, au fond de nous mêmes, et qu’il fallait seulement en avoir connaissance.

En retrouvant d’autres familles, des amies, je me suis aperçue, de nos méthodes d’éducation, d’apprentissages et de partage et tout ceci m’est reflété, j’ai découvert la sociabilité de mes enfants, leur aide auprès des autres, autour de moi des mamans me le faisaient remarquer. Ce sont des moments où nous sommes fiers du travail fourni de la petite équipe, enfants et parents 🙂

"Plus nous en apprenons plus l’on se rend compte qu’on ne sait pas grand chose", me disait mon grand.

J’admire tous ces parents qui prennent la peine de donner de leur temps à ceux qui leur sont le plus cher : leurs enfants, et j’encourage les autres parents à tenter, à faire le pas vers l’instruction en famille, ils ont tellement de richesses à apporter à leurs enfants, et verront s’effacer toutes les idées reçues, sur l’ief.

Voilà, 5 petites minutes d’une maman, heureuse, qui apprend et ne cesse d’apprendre avec et pour ses enfants.

Le chemin qui mène vers le bonheur...

Nadia

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Un article passionnant.

La dysorthographie: la vaincre chez soi, à la maison, sans spécialiste

Guérir

La première des choses dont les parents veulent entendre parler, c'est de guérir la dysorthographie de leur enfant.

Si c'est de la dyslexie que vous vous inquiétez, c'est ici.

Partout, on trouve des constats sur ce "trouble" mais on a bien du mal à le guérir sans... mettre la main au portefeuille. Et la plupart du temps, on recolle quelques morceaux sans un résultat très brillant. Il faut payer des spécialistes plus chers.

Bref, l'école qui est censée être gratuite redevient coûteuse.

Or, la guérison de la dysorthographie est possible. Et dans cet article, nous allons vous dire comment.

Encore faut-il faire une mise au point au sujet de la dysorthographie.

P11007682 La dysorthographie, la vaincre chez soi
La dysorthographie provient à certains enfants et pas d'autres. Pourquoi ?

Constatée de plus en plus fréquemment, on la combat sans dire en réalité son origine. Si un enfant ne sait pas conjuguer, poser un pluriel ou écrire correctement des mots composés, c'est, dit-on, de sa faute, il a un problème. Partout, on reprend le discours culpabilisant de l'Education Nationale :

"La dysorthographie est un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe", lit-on sur un site parmi d'autres." Il affecte principalement l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème‑graphème (correspondance de l’unité sonore à son unité écrite) ainsi que la capacité à se représenter visuellement l’orthographe des mots." (sic !)

On ne voit pas bien de quoi l'orthographe peut être d'autre que celle des mots mais passons. On note les barbarismes: "phonème‑graphème (correspondance de l’unité sonore à son unité écrite)". Nous dirons plus simplement les lettres et les sons.

Mais vous l'avez noté: votre enfant a un trouble, c'est lui qui a un problème.

Les choses vont s'aggraver:

Comme la dysgraphie, la dyslexie ou la dyscalculie, la dysorthographie : c'est un trouble du langage écrit et scolaire (sic).

Voilà que votre enfant est malade.

Et la solution miracle:

Les difficultés d'écriture qu'elle entraîne peuvent être diagnostiquées et traitées par l'orthophonie, par le biais d'une rééducation.

Rééducation, le mot est lancé. Mais, s'il y a rééducation, c'est qu'il y a eu éducation ? Aurait-elle été mal faite ? Ou n'aurait-elle tout simplement pas eu lieu ?

On nous dit encore:

La dysorthographie se définit comme un trouble de l'acquisition de l'orthographe.

Là, c'est l'aveu: un enfant n'est pas censé savoir comment acquérir: c'est aux adultes de mettre à sa disposition une méthode qui ne lui pose aucun problème. Imaginez que votre garagiste vous dise: "Vous avez un trouble d'acquisition des méthodes d'entretien de votre véhicule, qui est en panne maintenant." Vous en ririez: personne ne vous a montré comment faire et d'ailleurs, vous pensiez que le véhicule vous avertirait lui-même de ses éventuelles pannes. Le garagiste est censé réparer et puis c'est tout, il n'a pas à vous juger. C'est pourtant ce que fait l'école: elle juge votre enfant qui est censé savoir apprendre alors qu'en principe, c'est à l'école de savoir enseigner.

Cette nuance est fondamentale.

On a donc clairement un faux diagnostic: ce n'est pas l'acquisition par l'enfant qui pose problème mais la méthode que les adultes ont employée pour que l'enfant acquière l'orthographe. Nuance de taille !

Ce problème d'apprentissage se traduit à l'écrit par des difficultés :

  • à respecter l'orthographe des mots :
    fautes d'orthographe ;
    découpages anarchiques des mots avec des mots collés (« unabit » pour « un habit ») ;
    disparition ou transformation de certains sons (« fagile » pour « fragile ») ou syllabes (« vragile ») ;
    ajout de lettres ou de syllabes ;
    inversion (« fargile »).
  • à recopier un texte.
  • à conjuguer et à faire l'accord correctement dans le groupe nominal et le groupe verbal.
  • à organiser des phrases syntaxiquement correctes.

Voilà du constat, qui est exact d'ailleurs.

Avec le système, vous ne saurez donc pas d'où vient le problème

Vous avez remarqué, on ne vous dit nulle part d'où vient le problème. On ne sait pas. On vous propose des spécialistes, qu'il va falloir payer, mais on ne vous dit pas comment éviter le problème pour votre enfant suivant. Il y a une fatalité. C'est comme ça, c'est inexplicable.

On peut prendre en charge votre enfant mais pas vous dire ce qui s'est passé.

On vous dit qu'il faut:

Diagnostiquer la dysorthographie

La dysorthographie est un trouble de l'apprentissage qui ne peut être diagnostiqué qu'à la suite d'un bilan orthophonique complet.

Bref, préparez votre chéquier.

Il faut en effet que l'orthophoniste procède à l'évaluation approfondie d'un patient afin de s'assurer que celui-ci ne souffre pas.

"Qu'il ne souffre pas"... vous faire peur ne fera pas de mal... au business.

Ces difficultés entraînent notamment une écriture lente, irrégulière et maladroite. Les rédactions sont anormalement pauvres.

Voilà qui nous fait sourire: on ne fait plus de rédaction à l'école (c'est un exercice "humiliant" voir "réactionnaire" et "archaïque"), comment l'enfant pourrait-il aller vite ?

Nacelle_d’un_ballon-poste La dysorthographie, la vaincre chez soi
Au temps de Jules Verne, aucun "trouble de la dysorthographie". L'enfant pouvait s'envoler vers des sommets en français...

On vous dit encore:

La dysorthographie est un trouble persistant.

Faux. Il n'y a aucune dys qui ne puisse être guérie, nous en avons fait souvent la démonstration. Toutes les dyslexies, dyspraxies ou dysorthographies peuvent être soignées intégralement. Votre dyspraxie du karaté qui vient de ce que vous n'avez jamais appris le karaté, va être guérie miraculeusement grâce à quelques cours de karaté...

Viennent ensuite des propositions fallacieuses:

Ce bilan est complété par une évaluation neuropsychologique qui détermine les éléments à mettre en œuvre pour venir en aide à chaque patient en fonction de ses difficultés propres.

Votre enfant est maintenant en lisière du monde psychiatrique. Il n'y a plus qu'un pas à faire pour le mettre sous Ritaline, voire en établissement spécialisé. Plus tard, il dira: "Quand j'étais petit, j'avais des problèmes mentaux." C'est grave. Et là aussi, c'est faux.

On met ici le doigt sur un système qui sévissait en Union soviétique: la psychiatrisation de l'individu. Comme on n'a pas parfaitement réussi à faire de vous de gentils consommateurs, on va vous psychiatriser et vous dire fou.

Cette évaluation neuropsychologique étant dépourvue de scanner cérébral (IRM), elle sera une vague série de tests qui ne sera jamais en mesure de dire s'il y a, formellement, un problème cérébral, à défaut de constater un trauma dont, d'ailleurs, la science a toutes les peines à les interpréter (il y a des traumas qui ne laissent aucune trace et des traumas qui laissent des effets secondaires). Mais le pire, c'est que 999 fois sur 1000, on vous donnera des résultats de tests sans avoir passé d'IRM ! Ce qui est scandaleux là aussi car on ne peut rien affirmer sans savoir. On ne connaît pratiquement pas le cerveau. Les gens qui font des diagnostics définitifs sont donc tout simplement, unanimement, des faussaires. Nous le disons avec toute la communauté scientifique sérieuse.

Vient ensuite, avec ce diagnostic faux, la "prise en charge" et même, on vous proposera de l'argent ou des avantages...

Prise en charge de la dysorthographie

Le traitement de la dysorthographie passe par la rééducation orthophonique. Cette prise en charge est personnalisée et, grâce à elle, l'enfant apprend à faire face à ses difficultés.

D'autres professionnels peuvent venir compléter l'approche orthophonique. Les ergothérapeutes sont souvent les mieux placés pour venir en aide aux enfants dysorthographiques.

Aménagements scolaires en cas de dysorthographie

Les enfants présentant une dysorthographie auront de très grandes difficultés scolaires.

Dans le cadre scolaire, pour ne pas les pénaliser et augmenter leur dévalorisation mais plutôt les aider à progresser efficacement en parallèle d'un travail orthophonique, les enfants souffrant de dysorthographie peuvent, suite au bilan neuropsychologique, bénéficier de certaines aides :

davantage de temps pour les productions écrites (tiers temps supplémentaire au baccalauréat, par exemple) en ayant été entraîné à faire plusieurs relectures.

réduction d' un exercice (ne demander à en faire que la moitié) ; autorisation d'avoir sous les yeux des règles d'orthographe écrites ;

correction assouplie qui tient compte du handicap...

Voilà: votre enfant bénéficiant d'avantages, on a réglé le problème. Sauf que... l'absence de bonne méthode fait que son niveau va encore baisser et les troubles s'aggraver. On facilite son travail ? C'est comme pour un champion de diminuer ses entraînements: il va encore baisser. Mauvaise solution.

Alors maintenant, voyons d'où vient la dysorthographie et comment allez-vous pouvoir arranger les choses ?

En faisant ce que l'école ne fait plus.

Voulez-vous un preuve que la dysorthographie est un problème de l'école ?

Les dysorthographies, comme les dyslexies, les dyspraxies de toutes sortes, les dyscalculies, les dysécolies, les dysmathies etc. n'existaient pas il y a quarante ans.

L'école vous dit "C'est parce qu'on avait pas les moyens de les détecter." C'est faux. Les moyens actuels sont exactement les mêmes que ceux des enseignants de jadis : au quotidien ou lors de bilans. Il n'y a eu aucun outil nouveau dans les écoles pour détecter ce problème, on n'a pas installé de scanner et les profs ne sont pas plus capables de dire qu'un enfant a du retard, au contraire, leur propre niveau ayant chuté, ils sont moins capables en moyenne de détecter le problème chez l'enfant. L'institutrice de 1950 découvrait tout de suite le problème et le résorbait en quelques cours grâce à des exercices appropriés.

En fait, ces pseudo-troubles n'existaient pas parce que l'école à cette époque-là utilisaient encore les bonnes méthodes. Dans les écoles où on utilise les bonnes méthodes, il n'y a pas de dysorthographies, ni de dyslexies, ni de dyspraxies. C'est net, carré, imparable. Ce n'est pas que les enfants soient différents: les enfants réagissent de la manière dont ils sont sollicités.

Au Japon ou dans les bonnes écoles, point de dys, ou pratiquement pas. Preuve éclatante du diagnostic faux fait en Occident.

Dysorthographie = mauvaise école

L'enfant rend ce qu'on lui a donné, il reflète la manière dont on l'a éduqué. Si on ne lui apprend pas bien, il ne saura pas. Ce n'est pas qu'il ait un "trouble", c'est qu'il ne sait pas, tout simplement. Par conséquent, l'échec d'un enfant détecte l'échec d'une école ou au moins d'un enseignant. La dyslexie, quelle que soit sa forme, par exemple une dysorthographie, est la preuve que l'enseignement n'a pas été bon.

Comprendre le cerveau

Ce qu'il faut comprendre, c'est que le cerveau fonctionne de manière naturelle et qu'il ne produit de résultat que parce qu'il a été entraîné. C'est cela qu'on sait sur le cerveau, et non où se loge tel trauma ou telle "dyslexie". On sait quelles sont ses réactions, c'est à peu près tout. Donc, on sait quelle méthode fonctionne. La bonne méthode est une question de pratique. Comme le corps. Vous ne pouvez réussir physiquement ou intellectuellement que si vous avez été entraîné, sollicité judicieusement. Quand vous avez compris ça, vous avez tout compris. Il n'y a strictement rien de plus savant que ça. N'importe quelle maman peut le comprendre: elle a tous les éléments à sa disposition pour réussir.

Expérience: nous montrons que... tous les profs sont dyspraxiques

Nous faisons souvent une petite expérience avec les profs qui nous disent que leur élève est dys: nous l'invitons chez nous, et nous le conduisons au dojo. Là, nous lui montrons un kata de karaté du niveau 1er Dan, trois fois. Ensuite, nous lui demandons de le faire. Il fait deux mouvements et s'arrête. Nous lui disons alors: "Vous êtes dyspraxique." Naturellement, il proteste: "Pas du tout; vous ne m'avez pas bien montré, je n'ai pas eu le temps de m'exercer !" A ce moment-là, nous lui disons: "Voilà, vous avez compris. Pourtant, c'est exactement ce que vous faites avec vos élèves." Cela donne à réfléchir et l'enseignant repart de cette expérience avec un état d'esprit totalement différent.

Qu'en est-il de ce "trouble de la dysorthographie" ?

En réalité, vous l'avez compris maintenant, ce trouble est d'abord celui de l'école. C'est l'école qui a un problème car elle n'a pas su enseigner l'orthographe à votre enfant. Plus l'école est mal classée... plus le nombre de dys est élevé. Le "trouble" apparaît là où on ne sait pas montrer à l'enfant les choses simplement. La dysorthographie n'existe pas, par exemple, dans les écoles qui pratiquent la dictée chaque semaine. Quand vous aviez des dictées régulières à l'école, vous n'aviez pas ce trouble vous-même.

L'école est un "repaire de khmers rouges", comme on le voit dans cet article : "De grands chercheurs, comme Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et spécialiste du cerveau, expliquaient que les méthodes courantes de lecture constituaient un « déni de la réalité scientifique ». Ils étaient ignorés. Ou traités de « réacs »."

Deux chercheuses publient une enquête expliquant les raisons du désastre de l’enseignement de la lecture. Et démontrent qu’elles ont la solution pour en finir avec ces 40 % d’écoliers entrant en sixième [6e année de scolarisation, fin du primaire] sans maîtriser le français.

Elles auraient dû être saluées en héroïnes par la ministre de l’Éducation et les syndicats d’enseignants. Qui les ont ignorées. Parce que leur conclusion est inaudible : l’enseignement de la lecture est catastrophique parce que les méthodes pédagogiques utilisées depuis trois décennies sont catastrophiques."

C'est ce que nous disons depuis toujours.

Parfois, une erreur revenait, comme le raconte Chemin:

Ah ! Les dictées quotidiennes! D’abord on les écoutait attentivement. Le maître les lisait en faisant chanter les terminaisons des verbes, les pluriels des noms,des articles, les doubles consonnes…  La dictée se faisait ensuite dans un grand silence attentif. Le maître la relisait normalement. Il nous disait de faire attention aux pluriels, aux personnes des verbes conjugués. Après avoir nous-mêmes relu nos écrits, le maître retournait le tableau où la dictée était écrite d’une belle écriture, sans aucune faute. Plus de cinq fautes: zéro. Et on la recopiait. J’avais eu 500 fois à copier le mot 'moitié' car j’y ajoutais invariablement un r à la fin. Au bout d’une centaine de mots le r était réapparu ! Alors le maître a haussé les épaules. Cet haussement d’épaules est inoubliable pour moi. J’en frémis encore ! Ce maître ? Je le vénérais ! Il y a de cela plus de quarante ans !!

Autrement dit, l'école, avec l'aide des professionnels ont décidé d'étiqueter votre enfant d'un trouble alors que c'est elle qui ne sait pas enseigner, qui n'est pas compétente.

Mais comme elle refuse de reconnaître son incompétence, elle préfère accuser votre enfant: c'est lui le coupable.

Et pour ce faire, elle invente des mots: dysorthographie, dyspraxie, dyslexie, dysmathie, dyspraxie et même maintenant dysécolie. De tels mots donnent un air savant au diagnostic. Ne vous laissez pas tromper.

L'école et les professionnels sous-entendent que votre enfant est le responsable de ses maux et qu'il est malade.

Tout cela est faux.

Nous expliquons à longueur d'année que la dysorthographie est le résultat de mauvaises méthodes. Nous montrons que la dysorthographie, comme la dyslexie générale, la dyspraxie ou la dyscalculie, se résorbent aisément.

En quelques jours, la dysorthographie de Cédric a disparu, en pratiquant les dictées que vous nous conseillez, il s'amuse beaucoup en plus (Sylvie et Eric Rodriguez)

Nous avions ce problème de dysorthographie avec L. mais maintenant je dois avouer que c'est un problème derrière nous. Nous avons suivi vos conseils en laissant tomber l'orthophoniste qui certes a fait un travail intéressant mais nous pouvions le faire nous-même à la maison et ça a marché à merveille (Nathalie et Jean-Michel Val)

La dysorthographie de Javier est un cauchemar terminé et il est même fier maintenant d'être plutôt fort en dictées nous faisons souvent des dictées de Pivot et nous nous amusons tous comme des fous. Merci Rémy et Cécile ! (Jean-Marc et Adeline Bouchard)

Et juste ce matin:

En fin d’année de CE2 la maîtresse de ma fille m a parlé d une éventuelle dysorthographie. Je suis allée voir 2 orthophonistes qui m ont confirmé la dysorthographie de ma fille. Comme elles n avaient pas le temps de m expliquer comment elles allaient aider ma fille et que mes questions les ennuyées, je me suis donc mise à la recherche d informations sur les dys, et j ai bien fait. J ai trouvé le merveilleux livre de Mme Nuyts, Dyslexie, Dyscalculie, Dysorthographie, Troubles de la mémoire : Préventions et remèdes, que j ai dévoré. Il m a fait comprendre pourquoi ma fille faisait des fautes d orthographe, pourquoi certaines leçons n étaient pas comprises , pourquoi m a fille pensait savoir une leçon et finalement elle ne savait pas vraiment et pourquoi elle se sentait nulle. Tout ça parce qu il n y a pas d explications à l école, que les enfants travaillent sans se parler, qu on balance des leçons et des exercices et qu après on passe à autre chose. Cela m a même permis de découvrir pourquoi je me sentais si nulle à l ecole je suis comme ma fille incapable de reproduire quelque chose que je n ai pas compris, besoin de réflexions. J ai donc décidée d essayer les remèdes proposés dans le livre durant l été et ça a a marché (Karine)

Définition de la dysorthographie: trouble de l'orthographe se développant chez l'enfant qui n'a pas eu de bon enseignant.

 


Attention danger école

Danger école !

L'Education nationale pose problème. Si vous souhaitez que votre enfant réussisse, elle n'est pas indiquée, disons-le clairement.

L'école à la maison est à votre portée. Vous n'avez pas besoin d'énormément de temps. Vous n'avez pas besoin d'avoir le niveau.

En revanche, ce n'est pas votre enfant, c'est vous qui décidez. Certains parents renoncent à l'école à la maison parce que leur enfant aime l'école. Pour le choix de quitter l'école et d'instruire à la maison, ce sont les parents qui décident car l'enfant n'est pas conscient de la qualité relative du cours.

Je veux me former dès maintenant pour faire l'école à la maison

L'école a longtemps été le lieu d'un progrès, d'une ascension sociale. C'est maintenant le contraire: l'école non seulement ne donne plus à l'enfant le bagage nécessaire à son progrès et son avènement social, mais en plus elle dénature l'enfant et lui retire les qualités qu'il a dès le départ.

L'école du XIXème était un outil qui assurait plus ou moins une position, car le modèle fonctionnait à peu près, sur quelques postulats simples: on vous donnait une instruction qui vous servait dans la vie professionnelle. Mais ce modèle ne fonctionne plus. La moitié des métiers actuels n'existaient pas il y a 10 ans. Par conséquent, l'école qui en est encore à former les élèves avec du Sartre ou du Camus ou des maths antédiluviennes, ne peut plus donner à l’enfant ce dont il aura besoin.

La créativité est une qualité devenue indispensable dans la plupart des domaines. La spontanéité aussi. La culture reste utile. La capacité à anticiper l'est également. Tout cela a disparu de l'école ou n'y est jamais entré.

Amazon ImageEt vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ! Marc Le Bris, on ne présente plus l'ouvrage ?

Vous retrouvez de nombreux livres sur la page des livres que nous recommandons.

Warning danger école

Marc le Bris décoré par Darcos, ça a failli se faire... C'était sans compter les syndicats étudiants et les patrons européens de l'Education nationale.

Une grande envolée vers la Vie

Je m'appelle Claire. J'ai 40 ans.

Depuis l'enfance, je savais que les enfants auraient une place importante dans ma vie sans savoir de quelle façon.

Après un ennui profond et un stress infini à l'école jusqu'au bac difficilement obtenu à cause du brouillard dans lequel je vivais à cette période, alors que j'avais toujours été une excellente élève au regard du système... mais qui ne savais plus ce qu'elle faisait là... "plantée" malgré tout une première fois au bac, par une examinatrice pas à sa place dans ce rôle, à l'écrit et au rattrapage... je poursuis des études de médecine (2 ans) dans l'idée de faire de la pédiatrie et d'apporter par ce biais ma part de lumière au monde, et j'arrête, me rendant compte que ce n'était pas ma place. Ce n'était pas la place en accord avec mon cœur pour moi sur cette terre. C'était évident. J'entame alors des études d'ostéopathie... processus de transformation et d'épanouissement pour moi... je me découvre dans mes qualités... j'apprends à habiter ce corps physique dans le relâchement, dans l'écoute de moi et de l'autre, dans la bienveillance.

Autant dire que c'est une nouvelle vie qui commence enfin à 21 ans !

ces études m’auront aussi menée vers mon futur mari, mon alter égo sous forme masculine.

Et j'entame alors (je ne pensais pas que c'était humainement possible) un processus de vie à deux: mariage, deux magnifiques petites filles, tout pour être heureux... et l'enfer quotidien du noir qui nous assaillit pendant dix années. J'ai tout eu: la malveillance, la manipulation, la méchanceté, la jalousie, la peur, jusqu'à la maladie...

Grande envoléePourtant quelque chose en moi au fond de mon cœur me guidait sans cesse en arrière plan vers une envolée vers la Vie, je ne me suis jamais sentie victime, sans savoir quand tout cela s’arrêterait, me forçant à faire confiance à mon cœur, à la vie et à l'amour chaque minute, que je sois dans dans le plus grand désarroi émotionnel ou psychologique, ou au fond de mon lit à ne plus pouvoir bouger le petit doigt parce que les traitements de cette médecine avec laquelle je n'ai aucune affinité vous soigne parfois et vous affaiblissent énormément toujours... 

Ce quelque chose me poussait à trouver du sens à l'insensé, à accepter et dépasser l'insensé, mes deux filles sous les yeux que je ne pouvais laisser vivre ce que j'avais vécu jusque là, qui avaient besoin de leur maman. Il me fallait passer à autre chose. Pour moi. Pour elles. Pour mon mari qui avait vécu trop de malheurs et à qui je devait démontrer que mon cœur avait raison et que la confiance en la Vie sauvait toujours. 

Pendant que j'étais "malade" nos deux filles de 3 et 5 ans allaient à l école. l'aînée avait fait le programme de la classe supérieure et la plus jeune demandait à lire... 

En 2013, l'aînée était en CE2 bilingue et s'ennuyait, la plus jeune finissait son année de CP en pensant qu'elle ne saurait jamais lire et que si elle n'avait pas d'amis dans la cour c'était de sa faute...et ce malgré les rendez-vous avec l'instituteur (fraîchement diplômé, très sûr de lui) chaque quinzaine et tout le travail de soutien que je faisais chaque jour  avec elles, je ne faisais plus le poids, après tout ce que nous avions traversé et dépassé, la lumière au cœur dans l'adversité, il fallait que je me rende à l'évidence: l'école était en train d'abîmer mes enfants si joyeuses si pleines de vie et si créatives... j'avais espéré que non... mais si.

La santé recouvrée, je venais de reprendre une activité professionnelle en Janvier et nous étions en Mai... Mon mari était pétrifié, ne pouvais plus demander conseil à sa maman institutrice alors décédée et ne sachant pas ni comment ni avec quels moyens, ni si ce serait avec le soutien de mon conjoint, j'ai enlevé ma cadette de l'école certificat médical de mon homéopathe de famille à l'appui, dans une nouvelle envolée vers la Vie... bien décider à ne pas réinscrire l'aînée à la rentrée non plus.

Ça c'était fait, mon cœur de maman savait que c'était juste... et tout restait à faire. Réparer ce qui l'avait été, se retrouver, étaient les essentiels de cette nouvelle vie pour les enfants, vivre vraiment, désengrammer les fausses idées véhiculées par le système ( la moquerie est normale, ta valeur est dictée par les notes, pour bien apprendre il faut se concentrer même si le sujet ne te plaît pas) stop au gavage!!!

j'ai tourné dans ma tête et sur internet pendant deux mois avant d'enfin trouver une personne qui me réponde:" vos enfants correspondent au profil de ce qui est décrit par Ronald Davis renseignez-vous".

Je trouve des sites expliquant cette méthode: Ron Davis explique comment par son vécu personnel (il est parti d'enfant étiqueté autiste pour devenir ingénieur chef d'entreprise et sculpteur) il a mis au point la méthode qu'il enseigne pour aider "ceux qui pensent en images" en leur faisant prendre conscience de leur talent et en leur donnant les outils adaptés pour bien apprendre.

J'avais la méthode !

Aujourd'hui, deux ans après, tout juste, j'ai fait un stage avec quelqu'un certifié Davis pour ma cadette fin 2013, j'ai laissé le temps à chacun de reprendre ses marques, de dire ce qu'il avait à dire, de s'exprimer à son rythme en respectant les autres.

Mon mari et moi finissons la formation pour être facilitants de la méthode Davis. Nous avons appris énormément sur nous même et sur comment soutenir les autres qui le demandent, comment surtout guider nos enfants dans leurs apprentissages, à grandir en elles-même en confiance, à apprécier de participer à tous les aspects du quotidien d'une famille, dans le calme, dans l'ordre...

Elles sont heureuses, elles apprennent bien, elles grandissent en sachant qui elles sont et en découvrant chaque jour de nouvelles facettes de leur talent, elles sont très sociables et bienveillantes, ont une compréhension des comportements humains surprenante, expriment leur talent dans le sport (escalade, danse, poney...) la musique et la création libre, le jardinage et apprennent le sens des responsabilités de façon sereine et heureuse, en harmonie, dans la dynamique de la Vie sans cesse nourrie et respectée.

Il y a deux ans, c'était tout noir derrière, c'était tout blanc devant, je n'avais aucune image de ce qui nous attendait... j'ai fait en faisant confiance à mon cœur dans une grande envolée vers la Vie.... aujourd'hui la lumière est dans tous les cœurs chez nous et l'exemple a motivé ma sœur à mettre ses enfants dans une école respectueuse de l'Etre et à s'occuper plus d'elle, à se former pour faire l'ief dès que la situation matérielle le lui permettra.

Même ceux de notre entourage farouchement contre l'ief  en 2013, nous regardent maintenant avec envie et un certain respect.

La vie m'a fourni la ressource intérieure pour faire face, j'ai simplement fait confiance...

Merci de m'avoir lue.

Claire

Projet parental ?

L'expression "projet parental" est peut-être l'un des pires poisons de notre époque. Derrière l'idée qu'on va préparer une venue, se cache une volonté de planifier les naissances et d'encadrer l'enfant, nature sacrée, dans un cadre matériel.

Danger: manipulation.

Le projet parental est-il vraiment un projet des parents ?

Qu'il y ait un projet parental matériel, agrandissement du cadre de vie ou déménagement, très bien. Un enfant va venir, on se prépare un minimum.

Mais dans la bouche des acteurs de la société (assistance sociale, planning familial, médecins, obstétriciens, gynécologues, médias, politiques...), l'expression "projet parental" dérape, et vous le sentez dès le premier rendez-vous avec le gynécologue. On le touche du doigt dès la fameuse question, parfaitement abominable: "Voulez-vous le garder ?" Ouvertement, le gynécologue propose aux parents de commettre un meurtre, le meurtre de leur propre enfant ! Du jamais vu dans l'Histoire des Hommes.

Le projet parental, en réalité, recouvre l'enfant lui-même: combien en avoir, quand l'avoir puis... le garder ou pas. Si l'enfant n'entre pas dans ce projet, hop ! on l'élimine. Et on met la pression sur les parents, spécialement en leur faisant peur: "Votre enfant pourrait être trisomique, vous êtes sûrs ?" "Vous avez plus de 38 ans, c'est risqué, vous devrez nous signer des papiers."

Autrement dit, de l'idée de préparation matérielle innocente, on est est arrivé à une planification eugéniste, un plan de destruction massive des bébés.

Nous disons massive parce que près de 100% des enfants dont on suppute une possibilité de handicap sont tués. Massive, parce que 200.000 enfants sont tués chaque année rien qu'en France depuis la loi Veil, soit plus de 8 millions de victimes. Et tout cela vient moins des gamines qui se retrouvent enceintes au lycée que des mères qui vont tout naturellement voir leur gynécologue (ce qui n'est pas conseillé s'il n'y a pas de problème grave, la sage-femme suffit). C'est le gynécologue qui provoque le plus grand nombre d'avortements.

D'ailleurs, l'expression "projet parental" est révélatrice: c'est le projet des parents, pas celui de l'enfant à naître. Or, l'enfant est 99% du projet. Vos plans, votre maison, votre niveau de revenus, votre "projet", c'est 1%. Au mieux.

Si l'enfant n'appartient pas à un "projet parental" dont la notion est très floue, l'enfant peut être supprimé. On a là une situation bien pis que ce qu'on dit du nazisme supposé, qui pourtant n'allait pas aussi loin. Ce ne sont pas que quelques individus ou une race qui est concernée, c'est tout le monde ! On ne se rend pas compte que nos sociétés sont infiniment pis ! Combien de gens pensent que l'embryon n'est pas un enfant, de même que des nazis, dit-on, pensaient que les Juifs n'étaient pas des hommes ? C'est tout le regard sur l'Humanité qui est remise en cause. On est saturé de voir des gens. On ignore la merveille de l'Humanité et la rareté de la vie dans l'Univers. On est comme le cloporte dans le noir qui se cogne aux autres cloportes.

L'idée qu'un enfant va correspondre à un "projet parental" est une aberration, il suffit d'y réfléchir. Cette notion sent le monde commerçant: on a le projet d'un bébé, comme on a le projet de vacances ou d'une maison. Il faut que le bébé entre dans des cases.

Certes, vous ne l'entendez pas ainsi, comme le dit Dina ci-dessous: "je ne le perçois pas dans ce sens là. Je parlerai plus de vision. Tous les parents souhaitent le meilleur pour leurs enfants (à moins d’être déséquilibré…). Faire des plans en tant que parents pour que la vision se réalisent est importante pour moi. En tant que parent je suis responsable de mes enfants et je veux, pour ne pas dire « je dois », contribuer grandement à leur épanouissement en faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour les aimer , prendre soin d’eux."

En effet: vous mettez dans cette expression un tas de bonnes choses sur lesquelles nous reviendrons. Mais la société, elle, y voit tout autre chose.

On joue aussi sur l'inquiétude de la mère, qui ne veut pas se rater: l'enfant est sa raison d'être, d'une certaine manière. Il faut que ce projet soit parfait. On joue sur sa peur.

De là, si le bébé n'entre pas dans le "projet sociétal", on fait tout ce qu'il faut pour l'éliminer - et c'est la situation dans laquelle on est en Europe et qui va causer la perte irrémédiable de ce continent puisqu'il va désormais au-devant d'un crash démographique, c'est-à-dire un effondrement de sa population.

Revenons au projet parental.

Ce "projet parental" rejoint l'école et son "projet scolaire" ou "projet d'établissement", c'est exactement  le même raisonnement. L'enfant doit là aussi y entrer.

Faisons le compte du parcours du combattant du bébé:

A chaque étape à partir du moment de la création de l'embryon, des enfants meurent. Pilule, Pilule du lendemain, Embryons surnuméraires, Maltraitance de la mère enceinte, Tabac, Alcool, Malbouffe, Avortement I, Avortement II hors-délai, Avortement III post-natal, Violences gynécologiques et cliniques liées à la naissance, Lavages avant le huitième jour + microbes hospitaliers, Séparation forcée de la mère, Vaccins, Bruit, Mal-nutrition (pots industriels, légumes toxiques, fast-food, glaces, sucreries), Pollution environnementale, Maltraitance, Crèche, Ecole enfin.

Incroyable ce que l'enfant d'aujourd'hui vit comme risques ! Au XVIIIème siècle, l'enfant était peut-être désocialisé, mais il vivait et vivait bien, sans risquer d'être tué chaque semaine de sa vie !

Selon ce principe, désormais des gens refusent un bébé qu'ils ont obtenu par GPA, parce qu'il ne correspond pas au projet, à la commande passée: il n'est pas de telle couleur, il n'est pas un garçon ou pas une fille, donc on le refuse.

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Mais quelle horreur ! L'enfant est alors une marchandise une bonne fois pour toutes. Cela commence exactement quand le pédiatre vous demande: "Quel est votre projet parental ?"
Nous voudrions vraiment nous attaquer au principe dès la racine. Car il y a une anti-anthropologie derrière cette expression.

L'idée que les parents aient un "projet" d'enfant a quelque chose d'atroce, et on ne s'en rend pas compte.
L'enfant n'est pas le projet des parents. L'enfant ne correspond d'ailleurs jamais à une idée préconçue: il nous surprend toujours.

Il y a un projet autour de l'enfant mais il n'y a JAMAIS un enfant dans un projet.

Nous avons eu 7 enfants, et jamais nous n'avons eu de "projet parental". Quand nous avons entendu cette expression pour la première fois, nous avons tiqué. Quelque chose ne clochait pas.

Projet parental

"Quel est votre projet parental ?" nous a demandé une gynécologue.
- Un projet quoi ? Nous n'avons pas de... projet parental, nous attendons un enfant, c'est tout.
- Oui, mais quel est votre projet de vie avec lui, comment vous voyez les choses ?
- Déjà, ça ne regarde que nous. Ensuite, sur le plan que vous dites, le plan matériel, nous ne voyons rien du tout. Pour nous, le plus important se situe sur un autre plan. Un enfant va arriver et c'est merveilleux, ce n'est pas prévu, ce n'est jamais prévu, c'est souhaité mais nous n'avons rien fixé. C'est à la grâce de Dieu. L'enfant est sacré.
Vague mépris dans le regard de la gynécologue: "Ces gens n'ont pas de projet parental, de pauvres gens..." Elle a entendu mais rien compris. Situation classique.

Oui, madame, vous pouvez le penser: nous sommes de pauvres gens, et c'est en pauvres que nous recevons ce cadeau de la vie, émerveillés, considérant que c'est notre seule richesse.
Non, madame, nous n'avons pas de projet parental. Nous avons reçu nos 7 enfants comme des cadeaux du ciel, pas comme des projets que NOUS aurions initié ou préparé. Nous n'avons rien prévu, rien organisé. Nous ne savions même pas le sexe. On avait des vêtements et une poussette, c'est tout. Il n'en faut pas davantage. Nous ne nous sommes jamais dit: "Nous sommes trop pauvres, nous ne pouvons pas avoir plus d'enfants."

L'idée qu'on évitera des problèmes d'argent en n'ayant pas d'enfant est stupide: on n'a jamais assez d'argent. De même qu'on n'a jamais assez de place dans une maison. Nous employons souvent l'image de la table. Vous manquez de place, vous achetez une table. Au bout de trois semaines, la table est encombrée et vous n'avez plus assez de place. L'enfant qui vient, c'est la même chose. On n'a jamais vu une famille mourir de faim à cause de l'arrivée d'un enfant. L'Inde avait faim avec 250 millions d'habitants, elle est riche avec un milliard. Votre situation financière ne va pas être plombée par l'enfant, au contraire, vous allez trouver des moyens nouveaux. Nous étions pauvres, étudiants, sans un centime, et nous n'avons jamais pensé une seconde que nous tuerions notre enfant.

Quand on préempte l'avenir avec un projet parental faussé

Comment réagissez-vous quand votre enfant, à un anniversaire, vous dit que votre cadeau ne correspond pas à ce qu'il attendait ? Imaginez: "Je pensais que vous alliez m'offrir une voiture, pas un livre. Votre livre, ce n'est pas -mon- projet". C'est quelque chose de profondément injuste et faux: c'est celui qui donne qui choisit. Il y a là une revendication autocentrée. On ne planifie pas le cadeau qu'on va recevoir, non.

Bannissons ces expressions, ne nous laissons pas piéger par cette vison consumériste de l'enfant.

Soyons juste reconnaissants qu'un enfant nous soit confié, totalement différent de nos préconceptions, et tellement au-delà de nos pauvres attentes.

Naturellement, vous préparez la venue de l'enfant en achetant un nouvel appartement, vous faites quelques préparatifs si c'est utile. Il y a une préparation à faire, spécialement une préparation spirituelle des parents, qui vont changer de rôle. Mais vous ne conditionnez pas l'enfant à des choses, car ce serait conditionner le sacré au matériel. Toute société qui conditionne le sacré au matériel est condamnée à la mort, et c'est le cas de beaucoup de sociétés occidentales. Lorsque vous recevez des billets d'avion gratuits pour le Costa-Rica, hôtel payé, vous ne l'annulez pas au motif que vous n'avez pas de short à fleur. De même qu'on n'annule pas un enfant parce qu'on n'a pas l'argent ou l'appartement. On annule pas 99% d'un projet parce qu'il manque 1%.

La personne qui pense que sans argent, il ne peut pas avoir d'enfant est une personne pour qui l'argent est d'importance telle que l'enfant y passe, tout simplement. Imaginez que votre maman ait suspendu votre existence à de l'argent, qu'en diriez-vous ?

Faire entrer l'enfant dans un projet, quel qu'il soit, c'est comme de réduire un anniversaire au seul gâteau. Imaginez de dire: "Nous n'inviterons pas Michel et Marie parce que nous n'avons pas assez de part de gâteau." Est-ce cela, un anniversaire ?

On ne fait pas entrer l'enfant dans le projet. On fait entrer le projet dans la vie de l'enfant, aux conditions de l'enfant.

A cette condition-là, oui, nous voulons bien d'un projet parental. Encore que.

Une autre idée de projet

Plutôt qu'un "projet parental", faites donc plutôt un "projet de naissance". Un projet de naissance, c'est faire tout ce qu'on peut pour l'enfant. Et non pas pour les parents. Il y a des tas de gens qui peuvent vous y aider.

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Elever le niveau

P11007682 Elever le niveauNous avons abordé cette question dans un article précédent au sujet des tests à faire ou pas sur l'enfant.

Voici l'enjeu: Comment faire en sorte que l'enfant ne perde pas la flamme avec les années ?
Et même avant cela, l'enfant s'énerve, il est agité, il ne tient pas en place, il désobéit, il est ailleurs, il ne vous semble pas concentré (il l'est mais ailleurs en fait, nous l'avons vu), comment faire pour que ça change ?

L'une des solutions, c'est d'élever le niveau. L'enfant recherche l'émerveillement.

Que veut dire élever le niveau ? L'enfant supporte très mal d'être "plaqué au sol" à des tâches domestiques, matérielles, prosaïques. Celles-ci seront d'autant mieux faites par l'enfant qu'il n'y aura pas que ça dans sa vie.

Comment faire alors ? Elever le niveau. C'est-à-dire permettre à son cerveau (qui est le régulateur en chef) de se déployer "vers le haut".

On va donc développer l'intelligence métaphysique de l'enfant, élever le niveau. Ce que nous vous disons là, ça vaut de l'or. C'est l'avenir, c'est là que ça va se passer.

Pourquoi ? Parce qu'on voit bien que la chute, la décadence des sociétés modernes devra s'arrêter un jour et que la seule solution sera de redonner une dimension supérieure aux individus. Il ne s'agira pas seulement d'idées puisque les idées ne contentent pas le cœur et l'esprit, mais de dimensions supérieures aux simples opinions: des dimensions où se déploient des questions fondamentales, des questions existentielles.

Parenthèse: vous voyez que nous parlons ici d'idées "fondamentales", ce qui fait penser à des fondations, ce qui est en-dessous, après avoir évoqué des questions supérieures, métaphysiques, qui semblent dans les hautes sphères. C'est notre cerveau qui est ainsi fait. Ce qui est supérieur s'écroule sans fondations. Donc, l'enfant ne peut enraciner son développement supérieur que s'il y a du "fondamental". Fin de la parenthèse, c'est un sujet à part entière.vol-22-no-3-Fdoyon Elever le niveau

L'enfant sera équilibré lorsqu'il y aura une solide charpente en lui: des fondations, une construction métaphysique valide et une poussée vers le haut, vers l'inconnu. Appelons ça la cathédrale intérieure.

Comment on fait pour développer cela ?

Comme tout, l'âme métaphysique peut se développer. Si vous la sollicitez, l'enfant grandira beaucoup plus vite et trouvera sa voie. Si vous la brimez, il sera trop en quête et finalement se dégoûtera, il renoncera et rentrera dans le comportement général, il rejoindra les troupes de la passivité.

Il faut donc nourrir. Mais sans gaver. S'il est gavé, s'il n'y a plus de questions, tout s'arrête.

Donnez donc des pistes mais pas des réponses définitives là où en réalité vous n'en avez pas.

Comment faire en pratique ?

L'enfant est fait pour comprendre, rechercher la source de toute chose. Pour l'y aider concrètement, (...) la suite est à découvrir dans votre formation, remplissez le formulaire ci-dessous (déjà abonné ? connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).  

- il faut savoir lui donner parfois une explication qui va au-delà de la surface, au-delà des causes et effets pratiques et matériels. Chères mamans, essayez ! Certes, vous faites des tâches ménagères et aimeriez que votre enfant vous comprennent. Mais ces tâches sont-elles sa vocation ? Qu'il les pratique, bien sûr, au contraire, il en a besoin. Mais que votre conversation ne l'y ramène pas tout le temps. Un enfant qui cherche l'explication à la lumière astrale va être démoli par un "tu as fait ton lit ?" tombant mal à propos. Au quotidien: vous êtes confronté à une personne mal élevée un jour dans la rue, l'enfant est surpris, vous lui dites par exemple : "Les pays, les civilisations sont comme le corps, elles grandissent, vieillissent, tombent malades et finissent par mourir s'il n'y a pas de nouvelles repousses saines. Ce monsieur montre très bien ce que c'est que la phase de maladie d'une civilisation. Qu'en penses-tu ?" Elargissez, faites des "ponts conceptuels" entre ce que vous voyez ensemble et d'autres choses. Il pleut, c'est l'eau de la vie ou de la noyade ? Il neige, que signifie cette blancheur ? Pourquoi l'eau emplit-elle le trou dans la terre ? Pourquoi les flammes sont de plusieurs couleurs, n'est-ce que pour des raisons chimiques, avez-vous une autre idée, et l'enfant, lui, a-t-il une autre idée ?

- il est judicieux d'employer des paraboles, des métaphores. "L'enfant qui ne veut pas demander de l'aide est comme le général qui veut aller faire la guerre tout seul". Ce type de rapprochement aide énormément l'enfant à comprendre d'une part et à élever sa pensée d'autre part. La parabole a l'avantage d'ouvrir sans refermer.

- le livre. Rien de tel que le livre pour développer l'esprit métaphysique. Mais choisissez, orientez vers de belles choses. Romans, essais, en particulier. Les ouvrages techniques viendront plus tard, ils concentrent l'attention sur des choses, ce qui n'est pas souhaitable trop tôt. A moins que l'auteur soit un peu métaphysicien, qu'il soit capable de faire des "ponts" entre matières et concepts. C'est très rare, on trouve cela dans les ouvrages d'autrefois, écrits par des esprits formés de manière vaste et non spécifique.

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Intuition pour l’enfant: signes révélateurs qu’il faut passer à l’action

Intuition pour l'enfant: témoignage

(...) depuis le début de sa rentrée il n'était pas bien et ne voulait pas aller en cours, il était toujours en retard (son collège est à 100 m de chez nous), en semaine il n'arrivait pas à dormir et se rattrapait le week-end (le lendemain il savait qu'il n'avait pas cours), il avait perdu beaucoup de poids, et ne voulait plus manger ce qui nous a beaucoup perturbé son père et moi ainsi que la fratrie complète ( j'ai 4 enfants), et on a décidé de le descolariser malgré le fait qu'il travaillait relativement bien (et sans se forcer, et en sachant qu'il pouvait mieux faire). Dès lors, on a beaucoup discuté avec nos enfants de "l'école à la maison" et on a pris notre décision (juste pour mon fils) et les deux petites soeurs (10 ans et 5 ans) ont insisté pour tenter l'aventure ! Aujourd'hui, je ne regrette cette décision pour rien au monde !!! Mes enfants ( leur père et moi-même aussi) sont épanouis, mon fils a pris 6 kg depuis novembre et si vous voyiez la différence d'écriture et de présentation de ses cahiers, le avant/après est impressionnant, on dirait que ce n'est pas la même personne qui a écrit ses leçons, jamais dans toute sa scolarité il n'avait écrit aussi bien et propre, (et avec de la couleur) ! En plus, il s'est mis à apprécier les livres ( qu'il choisit lui-même grâce à la bibliothèque), alors que pour lui la lecture était synonyme d'ennui le plus total ! Maintenant mes enfants ne veulent plus retourner à l'école, c'est vrai que je les sens beaucoup moins stressés et on sort plus qu'avant, on est plus libres !L'achat de votre livre dès le départ m'a beaucoup apporté, ainsi que vos différents articles, et je vous en remercie sincèrement.

L-intuition-et-léducation-des-enfants-e1421830059961 Intuition pour l'enfant

Nous avons choisi de faire un mot aussitôt que nous avons reçu ce témoignage et nous remercions la maman pour sa communication. Car il montre qu'une maman a eu le courage de son intuition. Une intuition ne ment presque jamais, en tous cas elle dit quelque chose, et il faut savoir l’interpréter. Comme cette maman voulait en avoir le cœur net, elle en a parlé en famille et son idée s'est faite: son intuition a été renforcée. Elle est ensuite passée à l'action et son intuition a été confirmée.

Vous avez d'autres signes qui peuvent être parlants: irritabilité de l'enfant, agressivité, violence nouvelle, mutisme (l'enfant parle beaucoup moins), jalousie, désintérêt, envie d'écrans (télé, ordinateur), exigence de téléphone, santé déficiente.

Vous remarquez qu'elle fait une liste de ce qui ne va pas chez l'enfant, c'est ce que nous vous invitons à faire, en prenant feuille et crayon. Il y avait une intuition pour l'enfant, pas grand chose séparément, mais tout ensemble, c'est devenu parlant. Ce site peut vous aider grandement à avoir des pistes. Ensuite, vous en parlez avec votre conjoint, éventuellement avec les enfants (si vous savez ne pas dire ce qu'il ne faut pas). Enfin, il vous reste un choix à exécuter. C'est la dernière phase qui vous demandera souvent une mise à plat de vos moyens et disponibilités (en temps). Nous pouvons vous y aider, là aussi.

Un article qui est assez intéressant: http://www.maman-modedemploi.fr/super-maman/lintuition-maternelle-au-service-de-leducation

Intelligences multiples et test d’intelligence

Le test d'intelligence, une mode qui va s'amplifiant

On fait faire beaucoup de tests aux enfants pour évaluer leurs capacités. Une mode déplorable.

Déjà, les tests sont souvent partiels et donc on passe souvent à côté de tas de choses. Les tests de QI par exemple ne prennent en compte que la logique mathématique, la capacité visuelle (formes et couleurs), la mémoire et du vocabulaire (autrement dit une capacité linguistique).

Howard Gardner a beaucoup travaillé sur les intelligences multiples. On peut en tirer le graphisme suivant (cliquez pour agrandir puis revenez en arrière pour poursuivre):

intelligences-multiples test d'intelligence : ils sont limités, ce graphisme montre peu de choses finalement
Intelligence multiple: c'est mieux, mais c'est encore loin d'être bien

Gardner distingue les champs suivants des facultés: visuel, linguistique, logique, kinétique, interpersonnel, intrapersonnel, musical, naturaliste. On pourrait y ajouter l'intelligence émotionnelle qui est un mieux, échappant aux catégories précédentes: l'émotion peut surgir dans tous les champs.

Test d'intelligence ou test... d'intelligence multiple

Intéressant. Mais nous restons sur notre faim.

Nous citons: "Comme souvent, lors des nouvelles découvertes, les intelligences multiples ont été présentées comme exclusives : on était bon soit en mathématiques soit en langues. En réalité, nous sommes tous plus ou moins bons dans les différentes formes d’intelligences et on peut parler de formes dominantes chez chacun de nous."

Il est évident que le parent aura tendance à voir chez son enfant une ou deux facultés dominantes, alors que toutes les facultés existent chez l'enfant, à des degrés divers.

Faisons une parenthèse pratique en disant que nous savons, sur ce site, que le développement de chacune de ces facultés dépendra de pratiques et de fréquentations : on devient ce qu'on fait et souvent, on fait ce qu'on aime.

C'est d'ailleurs dans ce qu'on aime que réside ce qu'on appelle l'inné: on est davantage poussé vers quelque chose qu'on se met à maîtriser progressivement. Les autres parlent alors de don. C'est un penchant qui a conduit à une fréquentation et une pratique. On n'a aucun enfant doué pour le dessin qui n'ait pratiqué.

Revenons maintenant au plus important.

Le manque essentiel

Howard Gardner lui-même, qui a distingué entre les diverses intelligences, ne prend pas en compte l'intelligence métaphysique, qui englobe l'intelligence philosophique.

Prenons une image: le spécialiste, qui cherche des facultés chez votre enfant, est comme le commentateur du match de foot qui évalue la performance des joueurs et leur capacité à mettre des buts. L'enfant métaphysique (c'est-à-dire au départ tous les enfants) se demandera: "Pourquoi ces gens courent-ils après un ballon, quel est ce rite ? Il y a deux camps, pourquoi pas trois ? Pourquoi pas un seul ?"

La métaphysique est cette qualité première de donner un sens qui relie les choses et les explique, ou les cherche. C'est le regard au-dessus des choses et qui les explique.

On ne trouve strictement jamais de tests métaphysiques, qui seraient beaucoup plus intéressants que les tests habituels car ils révéleraient  une dimension bien plus vaste de l'enfant. Il est certain que cela fait peur aux professionnels, qui ne sont pas eux-mêmes toujours capables de métaphysique. Notez bien ceci: le professionnel ne va tester que ce qu'il connaît, voilà pourquoi la société met tant de temps à déceler les capacités exceptionnelles. L'enfant parfois lui demande pourquoi il doit faire ces tests et le professionnel donne une raison spécieuse: il faut qu'on sache quelles sont tes facultés. Et il ajoute, bienveillant, que l'enfant ne sera pas jugé par ces tests. Mais il omet l'essentiel: ces tests ne testent rien d'important, ou peu de choses, à côté de ce que porte l'enfant. L'enfant est beaucoup plus grand que les tests. Alors que, remarquez-le, on soumet l'enfant aux tests. En lui expliquant qu'on recherche telle ou telle faculté de l'enfant, on attire son attention sur une chose spécifique, "en bas" de son être, en aval de ses plus hautes dimensions: on le fait descendre de la sphère métaphysique à la sphère contingente, rationnelle ou même matérialiste.

Le professionnel ne teste que ce qu'il connaît

De là, vous comprenez bien que ce qui échappe au regard du professionnel ne l'intéresse pas, c'est rejeté. L'enfant est incompris.

De véritables tests devraient donc impliquer que la société accepte que l'enfant soit autre chose qu'une machine évoluée, qui touche, entend, voit et goûte, raisonne, aime et ressent. C'est beaucoup plus que ça !

L'être humain est actuellement analysé selon des outils très limités.

Gardner le montre très bien: il élargit énormément le spectre de recherche mais reste lui-même dans un monde cartésien, philosophiquement et métaphysiquement presque vide. On a des facultés mais on n'a aucun sens. On a une fillette douée en dessin. Très bien. Quelques années plus tard, la faculté a disparu. Tant pis. On prend les informations sans leur donner de sens. On est en fait dans la technique psychologique. Comme le commentateur parle du poids du joueur de foot ou de sa blessure au ménisque. Combien d'entraîneurs n'obtiennent aucun résultat, parce qu'ils ne font qu'additionner des techniques ? De même, le chef d'orchestre qui fait travailler telle virtuosité, sans se demander quelle intention première va porter l’œuvre interprétée, est-il dans la performance facile, propre, et sans intérêt. On peut ainsi très bien ressentir une émotion puissante en écoutant un concert de 1935 alors qu'on s'ennuie avec le Dolby digital d'un orchestre impeccable d'aujourd'hui. C'est glacé. On dit que c'est "sans âme". On peut prendre aussi l'image de la maison techniquement parfaite, la maison d'architecte bio... sans âme, qui ne donne rien à ressentir. La vieille ferme de votre aïeule vous fait bien plus d'effet, vous vous y sentez bien.

De même avec l'enfant: on peut tester ses facultés, et même les travailler, mais s'il n'y a pas de sens profond, d'âme, c'est perte de temps, stress et dépenses inutiles.

Quel est le sens de telle faculté, qu'est-ce que cela manifeste, voilà la question supérieure qui élèvera le regard, et l'enfant.

La métaphysique est la première véritable intelligence du petit enfant.

La métaphysique est la première véritable intelligence, celle du petit enfant.

Vous avez des enfants qui ont une intelligence métaphysique sublime, qui se retrouvent plaqués au sol, ridiculisés, par des tests qui ne prennent en compte que leurs capacités cognitives basiques. Un test de QI peut très bien donner une note basse à un génie, en réalité.

Les croyants le savent très bien, qui considèrent que le Christ est là, dans l'enfant : va-t-on l'évaluer ? Non, bien sûr. On voit donc très bien que l'important n'est pas d'évaluer les capacités de l'enfant, mais de faire en sorte que l'enfant puisse les manifester, et cela porte une obligation: donner un sens, une perspective. Chez le jeune adulte, une vocation. Toutes sortes de choses combattues, interdites par la société psychanalytique et psychiatrique du monde de l'éducation.

Car nous mettons formellement en accusation ce monde de spécialistes, ce monde de l'éducation. Les tests sur l'enfant actuels, limités, n'ont de raison d'être que lorsqu'on cherche à corriger d'éventuelles carences physiques (ouïe, vision...); il est dangereux et même illégitime de rechercher des carences cognitives alors qu'on n'a pas fourni à l'enfant une pratique et une fréquentation du savoir mis en cause. C'est à l'école, aux parents, de faire en sorte que l'enfant fasse ses apprentissages, et là se situe 99% du problème. Mais surtout, les tests devraient, dans un avenir inconnu, rechercher les moyens supplémentaires de l'expression, du déploiement de l'enfant.

Nous verrons dans un prochain article comment élever le niveau métaphysique d'un enfant.

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La phobie scolaire que faire ? que croire ? (vidéo)

Phobie scolaire que faire ? Que croire ?

La phobie scolaire est dans toutes les bouches. Un enfant n'aime pas l'école: il souffre de phobie scolaire. Cette affirmation est l'une des plus célèbres tromperies dans le monde éducatif.

Mais commençons par redire ce que nous disons ici: lorsqu'un enfant ne veut plus aller à l'école de manière répétée, vous ne devez plus envoyer votre enfant. Car il est en souffrance avancée. C'est plus dangereux que la cigarette et pourtant vous réagirez vivement s'il fumait. Il faut réagir avec la même énergie, et même plus. Certains signes commandent d'agir immédiatement. Des vomissements, des maux de ventre, des pleurs vous disent: "tout de suite, sans discussion, même si vous ne pouvez pas/voulez pas/souhaitez pas/n'avez pas les moyens/voulez y réfléchir." En un tel cas, parce que la vie est sacrée, votre enfant passera avant vos emplois du temps, moyens, envies. Nous vous aiderons à y parvenir car toutes vos objections ont déjà trouvé des réponses, des solutions.

Maintenant, analysons bien. La phobie, c'est une peur. L'enfant a peur de l'école, il n'y est pas bien, il ne s'y sent pas bien. Il souffre à l'idée d'y aller. Pourquoi ?

L'école dit que l'enfant est malade, qu'il a un problème. C'est lui, le problème.

Mais je pose une question: vous avez déjà entendu parler de phobie cinématographique, c'est-à-dire d'enfant qui ait peur d'aller au cinéma ? Nous, jamais. Les enfants adorent aller au cinéma.

Alors, pourquoi phobie scolaire ? Est-ce que l'enfant a un problème spécial qui mérite un traitement ?

Phobie scolaire: faut-il un traitement ?

Non. Si l'enfant n'aime pas aller à l'école, c'est qu'il y a un problème à l'école.

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Type même d'image trompeuse: la "phobie scolaire" n'est ni un trouble, ni un handicap de l'enfant: c'est une incompétence de l'école.

Donner un médicament à l'enfant, c'est le réflexe. Réflexe malsain. L'enfant n'a pas besoin de traitement. Il a besoin que son problème disparaisse.

Et, qu'il s'agisse d'un mauvais enseignant ou d'un problème avec d'autres enfants, cela revient au même: c'est du ressort du directeur de l'établissement et des enseignants, c'est eux les responsables. Autrement dit, à chaque fois qu'il y a une phobie scolaire, il y a un problème de compétence. Ou si vous préférez, une phobie scolaire est le symptôme d'une incompétence.

Vous comprendrez donc que lorsque ces gens diagnostiquent une phobie scolaire, alors qu'ils ne remettent pas en cause leur responsabilité, on a le droit de les envoyer promener. N'écoutez pas ces gens qui vous disent: "Votre enfant a une phobie scolaire."

Un exemple pour comprendre la phobie scolaire

Imaginez qu'on vous mette dans une cave, enfermée, attachée avec une chaine, et que de temps en temps on vienne vous insulter et vous maltraiter; imaginez qu'ensuite on fasse venir un médecin qui vous dise: "Vous avez un problème, vous ne supportez pas cet endroit, vous êtes claustrophobe. Et comme vous n'aimez pas cette cave, vous êtes cavophobe" qu'en diriez-vous ? Vous diriez: "Mais non, c'est juste que je ne supporte pas cette situation. Qu'on me sorte d'ici !"

Eh bien, cette situation est celle de l'enfant dont on ose dire qu'il a une "phobie scolaire". Il n'a rien du tout en réalité, il n'aime pas l'école parce qu'il y a un problème, et ce problème relève de la responsabilité du corps enseignant.

Alors que faire ? Eh bien, un enfant qui souffre à l'idée d'aller à l'école, vous ne l'y mettez pas. Vous le gardez avec vous, vous le faites garder, vous faites ce que vous voulez, ça n'a pas d'importance, le tout est de faire cesser cette souffrance. On a davantage besoin d'aller bien que de recevoir de l'instruction, et comme l'école n'enseigne pratiquement plus rien, l'enfant n'y perdra rien.

Ne vous en faites pas pour ce que dira l'administration, vous avez parfaitement le droit de garder votre enfant à la maison. L'école n'est pas obligatoire, quoi que dise la directrice de l'école ou l'inspection académique.

Et inscrivez-vous sur ce site, nous vous donnerons tous les trucs.

Nous parlions déjà de cette prétendue phobie scolaire ici.

C'est un business, comme on le voit ici.

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Mémorandum: quand on démarre l’école à la maison, à quel niveau commencer ?

Question de parent:

"Une précision me manque actuellement: comment évaluer le niveau d’un enfant afin de lui proposer la bonne classe lorsqu’il intègre un cours par correspondance? L’écart de niveau est tel, parfois! Notre ainé (5 ans 1/2) a un niveau de troisième trimestre de CP EN mais ne sera pas prêt pour le CE1 Ste Anne en Septembre."

Quand on démarre l'école à la maison, à quel niveau commencer ?

Si vous voulez savoir à quel âge commencer, allez plutôt sur cet article.

Déjà, le niveau de l'école n'est pas un repère: on déclare ayant tel niveau un enfant qui ne l'a pas, loin s'en faut. On va donc parler désormais uniquement du niveau du cours par correspondance, donc un vrai CE1, un vrai CE2, un vrai CM1 etc.

Comment évaluer, où démarrer ? Faisons ici un mémorandum qui va vous permette d'avoir l'esprit clair.

démarre l'école à la maison niveau démarrer école maison

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Sur le plan spirituel, que dois-je enseigner à mon enfant ?

Parce qu'un dessin vaut parfois mieux qu'une explication...
Sur le plan spirituel, que dois-je enseigner

Expliquons un peu quand même: on ne doit pas se contenter d'interdits et d'obligations en éducation. C'est la part minimale, de base, qui ne suffit pas. Ce sont les pieds pour se tenir debout, mais sans les jambes pour marcher. L'être humain n'avance pas selon des commandements, il se garde de chuter grâce à eux, durant son voyage. Il faut donc voyager, avancer. Pour cela, il est indispensable de découvrir ce pour quoi on est véritablement fait. C'est ce qu'on appelle la vocation, qui ne se découvre pas selon une simple envie, une soirée sympa ou un stage. C'est un appel profond, celui d'une vie, celui qui vous fera mettre en marche vos talents particuliers.

Plan spirituel ?

Le parent fait donc gravement fausse route en se contentant de discipliner son enfant.

Hier, un parent d'élève se montrait satisfait que les enfants de la classe se tiennent sages: "C'est bien, il faut qu'ils apprennent à se tenir."

Cette philosophie très basique, qui en effet donne une apparence de politesse et un comportement correct, flatte le parent qui satisfait là pour un tiers un agacement superficiel, pour un tiers son propre égo (l'image qu'il veut donner de sa famille), et pour un tiers l'envie égoïste d'être tranquille. Eduquer, c'est autre chose. L'enfant doit aussi apprendre sa vocation, que personne ne peut comprendre réellement en-dehors de Dieu. Il faudra donc nécessairement qu'il brise des conventions.

Il va devoir un jour savoir faire "exploser" les conventions.

Il faut savoir être correct, mais il faut plus encore ne pas se contenter d'être correct.

La vie authentique, et non encadrée poliment et domestiquée, offre des possibles beaucoup plus vastes que ce que les autres attendent de nous. Faire ce que les autres attendent de nous, c'est gaspiller sa vie, soyons-en conscients. Votre enfant doit aller bien au-delà de ce que vous pensez de lui.

Sa vocation échappera à vos "commandements" ou vos textes sacrés, et votre rôle est de l'accepter. Vous lui apprenez à faire du vélo, mais il ira où il voudra. Mieux vaudrait qu'il aille là où il est le mieux qu'il aille et pour cela, il importe de manière cruciale que vous lui ayez permis de découvrir ses talents, sa vocation, sa liberté intérieure.

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A quoi ça sert ?

A quoi ça sert ?

Il est fréquent qu'une maman nous dise, comme on le voit dans le reportage qui a été fait sur notre famille : "On bourre la tête des enfants avec des choses dont ils n'ont rien à faire."

Ecole Salle de classe A quoi ça sert http://l-ecole-a-la-maison.com

Beaucoup dépend de votre manière de présenter les choses, vous le savez. Est-ce qu'un film est "utile" ? Non, et pourtant les enfants passent en moyenne plus de temps à regarder des films qu'à apprendre des dates et les parents ne demandent pas "à quoi ça sert d'apprendre ce qu'il y a dans les films ?"

Y a-t-il des savoirs inutiles ?

C'est une question qui est souvent posée dans le public. Il faut distinguer: il y a un savoir qui aide à apprendre, à mémoriser, qui construit l'enfant et lui donne des repères, et il y a des savoirs inutiles.

roret menuisier A quoi ça sert http://l-ecole-a-la-maison.com
Les savoirs spécialisés, même s'ils sont magnifiques, n'ont pas leur place dans la scolarité. L'école en impose pourtant beaucoup.

Il faut des savoirs mais pas n'importe quoi. Nous expliquons que le FMI ou Jean Jaurès n'ont aucun intérêt pour construire l'enfant. Or, l'école ne présente que cela: de l'information, énormément d'information, qui ne construit pas. Nous le voyons par ailleurs quand nous parlons des savoirs utiles. Il y aurait plein de sujets à supprimer à l'école, dans les programmes.

En revanche, c'est très emballant pour un enfant de savoir par exemple que son pays a connu des périodes de grandeur, de vitalité. Il se dit que tout n'a pas toujours été triste ou battu d'avance, comme l'est notre société grise.

De même, l'explication du fonctionnement d'une clepsydre peut être géniale pour éveiller l'enfant ou le jeune.

Le cerveau a besoin d'autre chose que seulement le français et les maths, qui sont bien sûr fondamentaux.

Prêt ou pas ?

" J'ai l'impression que parfois on force la nature en voulant faire apprendre aux enfants des choses qu'ils ne sont pas encore prêts à apprendre ."

C'est une autre manière de le dire. Oui et non. Oui, pour les choses inutiles. Pour les choses utiles, c'est une question de méthode. Si on n'a pas la bonne méthode, ce sera toujours trop tôt ou trop tard.

"Du coup on doit trouver des stratégies , des méthodes ...  qui demandent de l'énergie et du temps. Alors que si l'enfant avait appris et consolidé seulement les fondamentaux les premières années et qu'on attende qu'il soit plus âgé et donc plus mature pour le reste , il l'intégrerait sûrement plus facilement et plus vite. Il aurait la capacité de s'en servir dans sa réflexion (je le vois très bien avec A. qui retient très facilement tout ce qui l'intéresse ou une réponse à une propre interrogation). Avant ça il aurait eu le temps de développer ses autres intelligences qui sont vraiment laissées de côté dans le système scolaire ."

C'est vrai mais attention. Les "autres intelligences" peuvent se déployer au travers des matières classiques ! Si vous pensez à la créativité par exemple et à la curiosité qui sont bannis à l'école, eh bien, vous pouvez très bien les faire vivre en faisant de la géo ! Cela dépend de votre manière de les présenter.

Vous pouvez aussi, au contraire, faire un cours absolument sans créativité sur l'art. Ce n'est pas la matière qui développe les "autres intelligences", c'est la manière de faire. Alors certes, c'est plus facile avec l'art de développer la créativité, mais un bon mathématicien saurait le faire. Nous pourrions faire un spectacle très créatif avec Louis XIV ou la rotondité de la Terre. Vous voyez ?

"Apprendre est un besoin humain fondamental que la curiosité naturelle permet de satisfaire , alors pourquoi ne pas ce servir de ce formidable moteur ?" Vous avez en partie raison. Voilà pourquoi d'une part il ne faut pas lasser ce sentiment et pourquoi d'autre part il ne faut pas l'abimer en ne donnant pas à l'enfant ce qui va le nourrir. Un enfant qui ne reçoit pas de géo ou d'histoire risque de ne pas développer certaines intelligences.

C'est à bien peser. Nous sommes de toute façon très loin de la méthode de l'école, parce qu'en fait l'école a détruit ces matières. Nous les utilisons parce que nous savons qu'elles recouvrent la plus grande part des intelligences humaines: logique, objectivité, subjectivité, imaginaire, anticipation, mémoire, créativité, recherche etc.

Voyez-vous ?

Un enfant peut tout faire. A nous de ne pas l'épuiser mais de ne pas non plus lui donner trop peu car le cerveau fonctionne en fonction de ce qu'on lui donne. On peut devenir nul, stupide. L'enfant est entre 0 et 15 ans dans une capacité à ingérer qui est phénoménal, l'adaptabilité de son cerveau est totale.

Ne pas se contenter de croire que l'enfant va s'y mettre seul

La curiosité, dont vous parlez, n'est pas un moteur extraordinairement puissant, parce qu'elle s'épuise dès que le mystère est découvert, que le secret est rompu. Pas plus que vous, l'enfant n'ira seul vers le savoir ou l'apprentissage, il ira modérément, même très modérément. Avec une curiosité qui s'épuisera vite, en fait. Et à 7 ans, sur le piano familial, il pianotera quelques notes amusantes et sans grand intérêt. Pour qu'il soit plus performant, il est évident qu'il lui aura fallu davantage.

Une question pour vous: est-ce que vous avez commencé à apprendre le chinois et le sanscrit cette année, seul ? Non. Parce que personne ne vous y a poussé; vous auriez bien eu la curiosité, mais ça n'aurait pas suffi à vous y mettre vraiment. Pourquoi voulez-vous que l'enfant en fasse plus que vous ? Il est nécessaire qu'il y ait une sollicitation. L'enfant n'apprendra pas seul, sur la durée. Et quant à la curiosité, il faut la cultiver et l'inciter à vouloir davantage que le premier secret.

Performance

"Avec l'école à la maison , je ne recherche pas la performance dans tous les domaines " Vous avez tout à fait raison mais vous devez savoir une chose: toutes les mamans qui font l'école à la maison disent ça. Personne ne veut torturer son enfant en le forçant à ingérer à l'excès, soyez tranquille.

Ce n'est pas pour autant que nous considérons que notre enfant se fatigue comme nous ou qu'il a froid quand nous avons froid. L'enfant est, du point de vue de l'apprentissage, beaucoup plus performant que nous. Il ne faut pas projeter ses propres fatigues sur l'enfant.

"Pourquoi être pressé ?" Vous avez encore raison. Nous ne le sommes pas. Nous voulons que l'enfant ne rate rien car ne pas savoir, ne pas comprendre, c'est faire naître tous les problèmes.

"Quel sens peuvent-ils trouver dans le fait de savoir ça si jeune ?" De quel âge parle-t-on ? Faire cours à 4 ans, c'est trop tôt. Apprendre la frise historique en 6ème, c'est trop tard. C'est vous qui pouvez discerner.

 http://livresanciens-tarascon.blogspot.fr/2013/10/nouveau-manuel-du-menuisier-de.html

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On devient ce qu’on fait

Nous travaillons sur le parent plus que sur l'enfant. Car il sera tel que vous le solliciterez.

On devient ce qu'on fait

De même qu'on devient ce qu'on mange ou ce qu'on pense. Si votre journée, c'est 80% du temps dans le calme, votre esprit sera calme. Si votre journée, c'est du bruit et de l'agitation, tel sera votre esprit et vous tomberez rapidement malade.

La criminalité des chanteurs lyriques est pour ainsi dire inexistante alors qu'elle est élevée chez les politiciens ou les gérants de boîte de nuit. C'est simplement que l'on est à l'image du monde et des idées dans lesquels on évolue. C'est inéluctable.
Que ferez-vous désormais pour vous éviter le feu ?

rhododendron en fleurs On devient ce qu'on fait http://l-ecole-a-la-maison.com
Mais encore.
Beaucoup de parents commencent à réfléchir à l'école à la maison et se demandent ce qu'il faut donner à l'enfant. Le fait est donc qu'ils ne le savent pas.
Or, l'enfant peut devenir bon ou mauvais, instruit ou ignorant, ouvert ou fermé, drôle ou triste, hypocondriaque ou équilibré. Comment le devient-il ?
En fonction de ce qu'on lui donne ou pas. Ce n'est pas un hasard ou des gênes qui vont déterminer ce qu'il sera, c'est vous, essentiellement. Les différences entre deux codes génétiques de deux enfants sans liens familiaux est aussi infime que l'est la fatalité ou la prédétermination.

Il adviendra en fonction de vous

Votre enfant sera tel que vous le solliciterez, vous, et son entourage, sa vie, ses expériences, ses goûts, ses bonheurs, ses défaites, ses tristesses, ses réussites etc.

Quelle responsabilité ! Comme l'on peut se retrouver à culpabiliser ou s'angoisser !

Mais non. Car, soyons logique, si vous en êtes angoissé ou préoccupé, c'est que vous voulez déjà bien faire, et que cette intention préserve déjà l'enfant du désastre. Si vous vous en fichiez, là, il y aurait à craindre pour votre enfant. Rappelez-vous que tant que vous tenterez de faire au mieux, vous ferez 100 fois mieux que les autres.
Alors, certes, ce n'est pas tout à fait assez de vouloir faire au mieux. On peut essayer de conduire au mieux une formule 1, on n'est pas assuré d'arriver à faire un seul tour de piste vivant !

Il y a à apprendre

Plus une aventure est périlleuse et délicate, plus il faut apprendre.
Vous voyez donc que tout - du moins, l'essentiel - repose sur vous. Si vous êtes triste, incapable de faire un cours intéressant, blasé, occupé à autre chose, agacé, nerveux, mal dans votre peau et votre vie, vous avez notre promesse solennelle que votre enfant n'aimera pas vos cours, sera pénible, n'apprendra pas ou mal. Il regardera ailleurs, réclamera sans cesse, sera perturbé, "hyperactif" ou "dys". Oui, oui, ne cherchez pas midi à 14.00h, un enfant devient dys à cause des sollicitations médiocres qu'il reçoit. Ce n'est pas à la naissance. Il n'y a pas de diagnostic "dys" à la naissance.

Donc, ce cours sera insupportable pour vous comme pour lui. Moins désastreux que l'école, sans doute, mais très pénible.
En revanche, si vous êtes équilibré, bien dans votre vie, organisé, capable de distinguer le cours du jour et le reste de votre vie, que vous êtes bien accompagné et avec un bon programme, nous vous promettons la réussite. Et si vous êtes joyeux d'apprendre, émerveillé, capable de découvrir avec l'enfant (et non tout le temps avant lui), si vous recourrez à quelques ficelles de magicien, le résultat sera brillantissime.
Tout dépend de vous.

Nous travaillons donc plus sur vous que sur l'enfant. L'enfant n'a qu'à apprendre, ce n'est rien. Vous, vous avez à vous transformer. Avec beaucoup d'amitié et d'affection, ça marche mieux. Mais nous sommes aussi impitoyables, comme des entraîneurs de compétition. Jour après jour, progressivement. Il y a une exigence. A la fin, vous avez un niveau très très au-dessus des profs. Parce que c'est votre enfant qui est en jeu, et non l'Education dite nationale.
Nous travaillons sur vous. On transforme la matière courante en matière précieuse.
L'enfant sera le reflet de vous-même. Vous le solliciterez mieux. Il deviendra ce qu'il fera.
Car, réellement, on devient ce qu'on fait.

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Victoire inespérée

"Question de Foi. Je ne l'ai pas. Pensez-vous que ce point puisse rendre la communication entre nous impossible ?"

Quand même, quelle question ! Et quelle belle question ! D'abord, croyez-vous que notre Foi, quand bien même elle affleurerait dans nos propos, puisse nuire à une communication ?

Ce serait une bien triste Foi que celle qui ne donne pas l'esprit ou l'énergie de parler à tous, de manière universelle (vous savez sans doute comment se dit universel en grec ?).

N'imaginez-vous pas que des milliers de parents nous écrivent, et de tous bords imaginables (il y aurait là-dedans des anthropophages, que nous n'en serions pas étonnés).

Croyez-le, vous ne serez pas les plus étrangers. Par ailleurs, puisque vous nous posez cette question, il faut bien dire que ce que nous pensons et vivons, et que vous approuvez, naît de ces principes. Vous ne pouvez nous en séparer. Nous avons opéré notre conversion.

Mais nous nous gardons bien de le mettre sous le nez de nos aimables visiteurs en disant: "C'est notre Foi ou rien". Il est curieux qu'on nous parle de notre Foi car nous avons l'impression de n'en parler jamais. S'il fallait en parler, ces 300 articles n'y suffiraient pas et croyez bien que votre mari serait sacrément secoué, car tout le reste, c'est du léger pour le public, en comparaison. Ce serait la différence qu'il y aurait entre aller au cinéma et jouer dans le film avec ces acteurs qu'on adore.

On n'a pas la Foi en naissant. Elle vous arrive parce que des choses se produisent. Et plus vous avez reçu, plus ces choses sont capables de vous ébranler. Il faut plus d'énergie pour ouvrir une plus grosse fleur.

La Foi ou la philo n'ont de raison d'être qu'en tant qu'arbres qui donnent du fruit, n'est-ce pas ?

"J'ai peur que mes filles n'apprennent pas bien. La plus grande va être gênée par les deux autres, sa sœur et son frère, déjà cela m'exaspère. Cela dit, je suis exaspéré par pas mal de choses, notamment ces allers et retours entre la maison et l'école."

Vous exposez des difficultés d'apprentissage et de relations entre enfants. Problème: la plus grande va être gênée par les deux autres. Question: comment vais-je faire pour que cette exaspération n'apparaisse pas ? Vous voyez, c'est beaucoup plus facile ainsi. C'est déjà réglé car vous savez, si nous vous posons la question, comment vous allez la résoudre. Question de temps, de silence, de réflexion. Une attitude conquérante, positivement engagée, concentrée, résout tout.

Ne croyez-vous pas que 10.000 mamans n'aient pas eu ce problème (et tous les autres imaginables) et n'y aient apporté aucune réponse ? Avec votre culture, vous devez savoir une chose: toutes les réponses ont été apportées. Il n'y a que la connaissance de ces réponses qui manquent. De même que Colomb est parti sans rien savoir des vitamines, parfaitement connues des Romains: le scorbut n'est rien d'autre qu'un oubli.

Vous allez faire autre chose, s'il vous plaît, de vos journées, que des allers-retours stériles pour constater que l'école, ce n'est pas ce que vous vouliez pour vos enfants. Nous ne disons pas cela à toutes les mamans; nous le disons à celles qui nous expriment autant de peine que vous le faites, sans vouloir le faire. Ou alors, vous vous retournerez sur votre parcours, un jour, et murmurerez: ce n'était pas ce que je voulais. Et là, il n'y aura que vous à blâmer car, figurez-vous, nos difficultés nous ont été données de manière spécifique, rien que pour nous, pour nous édifier. Ce que vous supportez, personne ne le supporterait à votre place et pour rien au monde, vous ne prendriez pas les difficultés de telle autre maman qui va chaque jour à l'hôpital pour son aîné qui est sous poumon artificiel depuis 10 ans.

La vie. Déjà une victoire inespérée

Vous avez une vie, n'est-ce pas ? il suffit de vous lire. Vous avez tout ce qu'il faut, c'est à l'intérieur. Alors, bien sûr, vous pouvez très bien dire "je n'y peux rien" et attendre de rencontrer cette Vérité absolue qui vous dira: "Regarde, et vois si je ne t'ai pas donné toutes les armes, pour mener tes combats. Mais toi, qu'en as-tu fait ? Est-ce moi qui suis à dédaigner et à blâmer ? Ce n'est pas ce que je voulais pour toi, d'ailleurs, tu te souviens, tel jour, où je t'ai donné tel signe. Et cet autre ? Et cet autre encore ? Cent fois, je t'ai appelé, je t'ai montré tes armes, mais tu es restée là. Tu pouvais vaincre le monde."

Parabole des talents. Vous voulez enfouir le talent au sol et attendre au lieu de le multiplier ? Vous en avez le droit, personne ne vous en blâmera, on vous félicitera pour ne pas sortir du sentier battu, de ne pas faire de vague, d'être une bonne épouse bien convenable et ne cherchant pas à perturber la paix sociale, la Sécurité-sociale vous enverra peut-être un certificat de bonne conduite, ou le ministère, qui sait. Et vous aurez dans la main gauche le diplôme, et dans la main droite la main de votre enfant, froide.

Main maman enfant victoire inespérée

Vous avez tout ce dont on a besoin, vous avez la santé, suffisamment en tous cas, pour commencer. Connaissez-vous une seule histoire magnifique qui ne soit pas une victoire inespérée ? Tenez, voilà qui mérite qu'on en fasse un article... Nous vous embrassons en attendant votre lettre.

Cécile, Rémy et les parents de l'Ecole à la maison

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Comment ne pas aider un enfant

Cette fois, nous retournons le soc de la charrue et disons qu'il faut apprendre à... ne pas aider l'enfant. On vous dit partout (essayer de taper sur le net) qu'il faut aider l'enfant. Oui et non. L'aider quand il en a besoin, lui montrer, lui donner un coup de main dans une tâche, oui. Mais ne pas se suppléer à lui. Ne pas le remplacer.

Ne pas aider, pourquoi ?

Voici une maman qui se plaint: ses enfants ne mettent jamais la table eux-mêmes, ils ne font pas le ménage, ils ne rangent pas. Quand il le font, c'est "mal fait".

C'est mal fait, certes, mais parce qu'ils ne le font pas assez. Vous ne les laissez pas faire et donc ils ne peuvent apprendre à faire mieux, c'est logique. Donc, s'ils ne savent pas bien faire, c'est tout simplement qu'ils n'ont pas assez pratiqué. Ils ne l'ont pas assez fait. Parce que, peut-être, vous avez préféré le faire à leur place, par esprit de perfection ou parce que "ce n'est pas à eux de le faire, ils auront bien assez le temps d'en baver dans la vie". Mauvaise idée. Plus tôt ils apprennent, mieux ils savent et moins c'est dur pour eux. Et acceptez que les choses soient mal faites, le temps de l'apprentissage. Dites-leur que c'est pas mal du tout si c'est mal fait. Ne leur dites ni que c'est mal fait ni, non plus, que c'est très bien fait.

Déléguez: ainsi vous aurez moins à faire et l'enfant sera plus apte, il fera plus volontiers, cela viendra plus facilement de lui naturellement. Pourquoi les enfants faisaient-ils plus facilement les choses il y a 100 ans ? Parce qu'on leur donnait à faire plus souvent, ils étaient moins dorlotés, ils étaient moins domestiqués et plus responsabilisés. Ils acquéraient des savoir-faires, peu à peu, et cela les responsabilisaient. Voilà un grand secret des sociétés évoluées.

On se rendait plus service mais on assistait moins.

Il y a tout une littérature, dont les Misérables, sur le travail des enfants. Affreux travail des enfants, à la filature, ou chez les Thénardier. Certes. Mais ça ne veut pas dire que l'enfant doit être oisif: il aime donner de lui et son cerveau a besoin d'activités pratiques.

Il faut savoir ne pas aider un enfant

Eh oui ! Rendez moins service à votre enfant. Aidez-le moins si vous avez l'habitude de l'assister en permanence. Qu'il se débrouille. Certes, vous ne l'entendrez pas souvent, mais c'est un secret de sa maturité et de votre tranquillité. Prenez une distance juste. Vous n'avez pas à rendre service à votre enfant, vous avez à l'élever. C'est à lui à vous rendre service. Protégez-le, mais donnez-lui à faire, ne craignez pas qu'il soit fatigué si du moins vous le couchez tôt, c'est vous qui êtes fatiguée.

Nous employons le mot "domestiqué". C'est le mot juste, un mot terrible qui fait penser à un animal de la ferme, qui implique une dépossession: l'être est dépendant, il ne peut survivre seul, tout comme le chien de la ferme, il dépend d'autrui. C'est ce que font les institutions. Les États ont besoin que l'individu soit inopérant, hors de contrôle. Le problème, c'est que ça coûte très cher et vous avez là une explication de la moitié des déficits publics.

Une amie nous faisait remarquer les panneaux sur la route, au péage: "attention, nos hommes travaillent, protégez leur vie." C'est un exemple: "Attention, petits enfants, comportez-vous de telle manière". Vous avez remarqué les messages sur les paquets de cigarettes: "Fumer tue." Domestication. Qui ignore que fumer est dangereux pour la santé ? Personne. Mais on met un message qui dit en quelque sorte ce qui est bien et mal. On remplace la pensée personnelle par une pensée imprimée. Et le politique a l'air surpris ensuite qu'il n'y ait plus de conscience, que l'individu coûte cher à la société. Mais, messieurs, l'individu dépendant coûte plus cher ! Il est plus facilement irresponsable, plus souvent malade, plus souvent déréglé, plus coûteux pour vos budgets en un mot.

Ne pas aider l'enfant contribue à une meilleure société: le contre-exemple américain

La société américaine est un archétype de domestication. Dans quelle série américaine on ne voit ni hôpital, ni tribunal, ni poste de police ? Pratiquement aucune. L'institution présente partout fixe l'obéissance dans l'inconscient populaire, la vassalisation, la domestication. En France, dans quel journal ne parle-t-on pas quotidiennement des politiques, des institutions ? Aucun. La vérité humaine n'est pas dans les institutions ou les politiques, au contraire, mais le système de vassalisation est bien là.

Pourquoi, à ce train, ne pas mettre de mention "Le journalisme ment" sur les journaux, a-t-on besoin d'une telle mention ? Pourquoi ne pas mettre "les impôts vous rackettent" sur la déclaration fiscale ? Ou "Voter est un piège à gogo" sur les bulletins de vote. On en finirait plus. Est-ce qu'on n'a pas nos idées sur tout ça ? Est-ce qu'on a besoin qu'on nous dise quoi penser ? Non. On n'a pas besoin d'être prévenus comme... des enfants de 5 ans.

Des enfants de 5 ans ? Même pas ! Cessons de prendre en main l'adulte et l'enfant.

Par conséquent, rendre un enfant libre, c'est lui permettre d'exercer son geste, et sa pensée.

On n'aide pas un enfant en lui rendant toujours service. Un peu, rarement, c'est mieux

Nos enfants viennent nous voir et nous disent: "Je sais pas où est mon stylo". Réponse presque invariable: "Tu cherches, tu trouves." En réalité, on trouve souvent sans chercher et on ne trouve pas en cherchant. Mais c'est juste pour laisser l'enfant se débrouiller seul. Il en a besoin. A chaque victoire personnelle, il grandit.

ne pas aider
Une image apparemment simplette mais pas si mal: l'enfant porte une charge pas trop lourde et équilibrée: c'est sa charge, il la porte seul.

L'enfant ne grandit pas quand il est pris en main tout le temps. Vous prenez en main son sommeil et il dort avec vous: très mauvaise idée, il devient dépendant. Vous prenez en charge sa santé en lui donnant ses médicaments: est-ce que vous pouvez ne pas commencer à lui expliquer que telle plante guérit tel mal ? Vous faites son repassage: est-ce que vous ne pouvez pas lui faire faire, peu à peu ? Et le couvert, le ménage ?

C'est en déléguant que vous donnez une liberté à l'enfant et une liberté à vous-même.

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Il n’y a de réussite que là où il y a difficulté

Une maman nous dit:

"Je ne comprends pas: je suis vos conseils et je donne à mon enfant beaucoup de réussite. A chaque fois qu'il fait un travail, même s'il n'est pas parfait, je lui dit qu'il a bien réussi. Et ça ne marche pas du tout. Il me dit "tu me le dis à chaque fois !"

Bien sûr ! S'il réussit tout le temps, c'est qu'il ne réussit... jamais, dans son esprit.

Le besoin de réussite authentique

La réussite, c'est une victoire sur une difficulté, un adversaire. C'est exceptionnel ! Vous avez fait la fête ? Vous avez ouvert une bouteille (de jus de fruit), dansé ensemble, crié "Youhouou !" ?

Non. Vous avez dit: "Bravo, je suis fier de toi car tu as très bien réussi..." et vous lui avez fait un bisou sur la tête.

Pas génial. 🙁

Il faut qu'on voie que vous êtes super content(e) de cette réussite et donc que ça été un exploit, et donc qu'il y ait eu difficulté, effort ! Si c'est gagné facilement, ce n'est pas de la réussite, c'est de l'infantilisation. Et l'enfant déteste ça. Il veut de l'héroïsme.

Vous direz: "mon fils déteste l'effort ou n'y arrive pas". Mais l'effort peut avoir plusieurs visages. Si l'on vous propose de faire une randonnée au Kenya avec vos meilleurs amis et d'autres, de nouveaux, parmi lesquels des écrivains géniaux, ça vous donnera envie, et vous serez prêt à faire ce qu'il faut. Si on vous parle d'un trek en banlieue lilloise, seul, pas sûr que vous soyez conquis. Pour l'enfant, c'est pareil.

De l'émulation implique un entraîneur. Ce sera vous, l'entraîneur

L'effort, pour un enfant, est sympa s'il y a du challenge, de l'émulation, un entraîneur sympa, dur, exigeant et drôle, cool dans le fond mais super pro. L'enfant admire celui qui parle d'objectifs clairs. L'enfant déteste les phrases comme "fais deux ou trois exercices, on verra ensuite", il méprise "fais ce que tu peux" ou "essaye, tu verras bien". Soyez l'entraîneur !

de réussite Renaud-Lavillenie-médaille-d’or-JO-Londres-2012

"Nous avons une situation que je vais te décrire ainsi: tu as 7 minutes. Durant ces 7 minutes, je vais sortir de cette pièce par cette porte (oui, c'est plus pratique que par la fenêtre) et toi, pendant ce temps-là, tu dois trouver (attention écoute bien) les exercices 15, 18 et 23 de la page 45, je répète, 15, 18 et 23 de la page 45. Si tu ne l'as pas noté, tu auras perdu la mission. Ces exercices doivent tous être faits impeccablement comme si tu allais les présenter à (... son personnage préféré, Jules César, le pape... qui vous voulez). As-tu des questions ? Non ? Je t'ai formé pour ça, je sais que tu peux y arriver absolument seul. Tu es prêt ? Tu as bu un verre d'eau ? Bon. Très bien, top chrono ! (avec le geste)"

Autre formule, au cas où vous auriez à motiver l'enfant à l'avance :

"Demain, on va en baver, ça va être très dur. Tu n'y arriveras sûrement pas mais je crois que tu peux essayer. On commencera à 8 heures tapantes, que tu aies mangé ou pas. Tu n'auras pas le droit de sortir, strictement interdit. Tu ne pourras pas te lever de ta chaise. Cela durera une heure, on fera 5 exercices très durs. Tu auras juste un verre d'eau et rien d'autre, comme un prisonnier dans une prison qui devrait faire des exercices pour être libéré."

Voilà un exemple de défi.

Quand l'enfant manque de réussite

N'accordez pas la réussite à chaque fois. S'il s'est "planté", qu'il le sache. Ne masquez pas l'échec, sauf si l'enfant est dans une situation de fragilité (divorce récent, ou vous l'avez récupéré à la D.A.S.S ou il sort tout juste de l'école). Soyez capable de dire: "Ce n'est pas ça, les exercices sont faux à deux endroits. Alors voilà, je te donne 3 autres minutes et je ressors par cette porte, et toi tu les corriges. Je pense que tu n'en es pas capable car tu es encore mon gros bébé chéri et que tu n'y arriveras pas, tu es trop petit. Mais si tu y arrives, je serai assez surprise et ça vaudra la peine d'en parler à papa. Et on verra ce qu'on peut faire samedi, vers le parc de.... tu vois ce que je veux dire ? Chut ! au boulot et pas d'histoire. Top chrono !"

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Et bien sûr, il faut que les exercices soient à la fois suffisamment durs et suffisamment faisables. Trop faciles, ils servent au tout début à rendre une confiance ou à chaque fois que l'enfant sombre dans le manque de confiance. Plus difficiles, quand il est un peu trop sûr de lui. Mettez des indices si nécessaire. Rapprochez-vous de son niveau, de façon à ne pas le mettre en face d'un niveau supposé de classe d'âge. On s'en fiche, du niveau des autres, en tous cas au début, car on va rechercher l'enfant comme s'il s'agissait d'une brebis perdue: que les autres soient à l'étable ne nous importe pas, ce qui nous préoccupe, c'est de savoir où il est, lui.

Fréquence

Là aussi, discernez ! Ne faites pas l'entraîneur tous les jours, ça lasse. La réussite, c'est par exemple une fois par semaine. Vous pourriez faire comme un DS (devoir surveillé de l'école) et mettre en scène cette épreuve, avec récompense à la clé si vous voulez.

Quelle récompense ?

Modeste, toujours, ne faites pas de folie, sinon ça diminue la valeur des choses. Évitez la surenchère, car l'enfant prend le pli plus vite que vous. Rappelez-vous: ce que vous donnez à l'enfant, il l'exagère, l'extrapole. Si vous dites que vous n'aimez pas les fonctionnaires, il va les haïr. Soyez donc toujours mesuré. Avec les récompenses ou les manifestations des réussites, soyez dans le juste. Pour les petits, on donne une image, par exemple. Dans le cœur d'un enfant, c'est un trésor. Pour un plus grand, un tour en vélo avec papa. Pour plus grands encore, un ciné, ce que vous jugerez bien. "Chi va piano va sano", et "chi va sano, va piano."

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L’embarras du choix

Studio audio embarras du choix

L'embarras du choix nous met parfois dans cette situation du jeune artiste qui est invité dans un studio d'enregistrement et à qui on montre les milliers de possibilités de modulation du son: échos, effets de toutes sortes, voix synthétiques, boîtes à rythme... C'est le même sentiment quand on découvre un clavier d'orgue électronique évolué. On est perdu. On essaye un peu tout, on est estomaqué, on trouve une chose, on la prend. Plus tard, on aimera moins. On regrettera un peu ce choix. On s'est laissé prendre au jeu.

Un grand musicien a son disque en tête. Il sait exactement ce qu'il va y mettre. Il n'a besoin de rien. Il va directement aux effets dont il a besoin. S'il cherche quelque chose, il demande à l'ingénieur du son: "Je veux une voix métallique, mais pas une voix de robot, une voix de femme, trouve-moi quelque chose."

L'embarras du choix en matière d'éducation

Ainsi en est-il en éducation. Il y a mille sites, 10 méthodes, 1.000 livres, 25 gourous, 3 chaînes de télévision, des spécialistes dont tout le monde parle, plein de documents. Il y a avec fessée et sans. Il y a avec bienveillance, avec autorité, avec des légumes bio, avec des objets en bois, en faisant le tour du monde ou en faisant tous les musées d'Europe. Il y a un million de choses.

Mais voilà: qu'allez-vous faire, vous ? D'abord, vous allez vous sentir nul. Perdu. Vous n'avez rien fait de tout ça, ou plutôt, vous n'avez fait qu'une toute petite partie de tout ça. C'est à peine si vous osez en parler. Un musée l'année dernière. Et vous êtes même allée au McDo. Les autres mamans, elles font des tas de choses géniales, et pas vous. Voilà ce que vous vous dites.

Êtes-vous sûr ? C'est votre vie, pas celle des autres. D'abord, vous pourrez toujours faire désormais ce qui vous semblera possible, rien n'est fini. Ensuite, votre croix est votre croix, et les autres ont la leur. Vous ne prendriez pas la charge des autres et les autres ne prendraient pas la vôtre. Dites-vous que des millions de gens ont été élevés sans la méthode lambda et le cahier pédagogique bidule. Vous prendrez ce que vous pourrez et Dieu merci, il y a le net qui vous donne beaucoup. Mais vous ne culpabiliserez pas.

Au moment où je vous parle, la moitié des mamans qui faisaient des trucs géniaux se rendent compte qu'elles ne pourront plus les faire, par manque d'argent, par manque de temps, pour une raison ou une autre.

Vous n'avez pas les moyens ? Ce fut notre cas, durant des années. Eh bien, nous n'aurions jamais fait ce site si nous avions disposé de tous les outils et de l'argent pour faire les visites dans les musées. Le manque de moyen va vous pousser à faire des choses  sans moyen. Ce sera votre expérience et votre vie.

L'embarras du choix, c'est une illusion d'optique. Rassemblez ce qui vous ressemble.

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La place des graphiques dans le cours de géographie

On nous a demandé récemment un article sur la place des graphiques dans le cours de géographie.

Comme nous l'avons indiqué dans cet article sur le cours de géographie, il est central que l'enfant ait en permanence des illustrations graphiques, autrement dit des images sous les yeux.

L'image va permettre dans le cerveau d'ancrer durablement la notion dans la mémoire en s'associant à elle.graphique geographie

Selon le niveau, vous employez des images, des illustrations, des graphiques adéquats.

Que faites-vous avec ces images ? Dans un premier temps, vous laissez le temps à l'enfant de l'observer. Il a peut-être une question. Vous lui demandez ensuite de quoi il s'agit à son avis. Enfin, vous lui expliquez, en termes brefs, ce dont il s'agit. C'est encore pour vous l'occasion de dire des phrases à haute voix sans répétition, cafouillage, hésitation, vous y gagnez en élocution. Vous le savez maintenant, le cours va vous enrichir autant que votre enfant.

Les graphiques dans le cours de géographie sont donc des supports utiles

Vous pouvez préparer plusieurs pages de graphiques sur votre ordinateur si vous n'en avez pas sur papier. Des sites proposent des tas de données à jour.

Il y a quelques mois nous avions découvert un site qui proposait l'évolution des données mondiales, mais nous n'arrivons pas à le retrouver. Si l'un de nos lecteurs peut le retrouver, nous serions heureux de le partager. Sinon, nous vous indiquons ci-dessous le résultat de nos recherches de cartes, graphiques et données utiles en géographie.

Pour les cartes, vous avez ce site de l'université du Texas: http://www.lib.utexas.edu/maps/index.html.

Sur le site National Geographices, vous avez de bons éléments: http://www.nationalgeographic.com. (...) la suite est à découvrir (abonné, connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).  

Ci-dessous, nous vous laissons des liens vers des données qui peuvent enrichir votre cours:

  1. ACIER: Production, indicateurs
  2. AGRICULTURE: Statistiques des produits agricoles (FAO)
  3. AMERIQUE CENTRALE-ANTILLES: Caricom Statistics
  4. AMERIQUE LATINE: LatinFocus
  5. APEC: Statistiques des pays d'Asie et du Pacifique
  6. BANQUE MONDIALE (1): Geo.WorldBank
  7. BANQUE MONDIALE (2): Indicateurs
  8. CARTES-STATISTIQUES-(1): Cartes et graphiques
  9. CARTES-STATISTIQUES-(2): Worldmapper
  10. CARTES-STATISTIQUES-(3): Internet Mapping Project & World Web Maps
  11. CARTES-STATISTIQUES-(4): Cartographie et Graphiques
  12. CARTES-STATISTIQUES-(4): Knoema
  13. CARTES-STATISTIQUES-(5): ShowWorld
  14. CHIFFRES du MONDE: Encyclopædia Universalis
  15. CIS: Commonwealth of Independent States-Interstate Statistical Committee
  16. COMMERCE: OMC-Statistiques Commerce
  17. COMPARAISON ENTRE PAYS: IfItWereMyHome
  18. COUT de la VIE: Eardex
  19. DEA-ECO: Cours d'économétrie et d'analyse des données
  20. ECOLOGIE: Planetoscope, Statistiques écologiques en temps réel
  21. EDUCATION (1): Données mondiales de l'éducation-Unesco
  22. EDUCATION (2): Institut de Statistiques de l'Unesco
  23. ENCYCLOPEDIE-CIA Factbook: Célèbre banque de données
  24. ENCYCLOPEDIE-VILLETTE: Les Etats en chiffres
  25. ENERGIE-(2): Statistiques de l'EIA
  26. ENERGIE EOLIENNE: Statistiques de l'EWEA
  27. ENERGIE NUCLEAIRE: Centrales-Monde
  28. ENFANCE-(1): 2006-Situation des enfants dans le monde
  29. ENFANCE-(2): Statistiques-indicateurs
  30. ENFANCE-(3): Statistiques-population-indices
  31. ENVIRONNEMENT-(1): Esi, Indice environnemental du développement durable
  32. ENVIRONNEMENT-(2): Unep, différents indicateurs
  33. ENVIRONNEMENT-(3): Indice de performance environnementale
  34. FINANCES: FMI-World Economic Outlook
  35. FINDING DATA: pour trouver des statistiques sur internet
  36. FRANCE-(1): En faits et chiffres
  37. FRANCE-(3): Le SPLAF, site sur la population et les limites administratives de la France
  38. FRANCE-(4): le site de la La Société Française de Statistique (SFdS)
  39. FRANCE-AGRICULTURE: Agreste-Statistique agricole
  40. FRANCE-DEMOGRAPHIE: Entreprises implantées, profil de la population active de 36000 villes...
  41. FRANCE-INFLATION: Taux d'inflation depuis 1901
  42. FRANCE-TERRITOIRES: Tous les territoires français
  43. GEOHIVE: Statistiques globales
  44. GEOPOPULATION: Informations, données, classements, statistiques et cartes sur les pays du monde
  45. HEURE MONDIALE: et statistiques
  46. ILES-(1): Global Islands Network-Informations, liens
  47. INTERNET: Statistiques, utilisateurs dans le monde
  48. ISI: International Statistic Institute
  49. LATITUDE-LONGITUDE: de quelques villes situées dans le monde entier
  50. LUXEMBOURG: Portrait économique et social
  51. MEDIAS: Statistiques, médias français
  52. MIGRATIONS: Migrations Map
  53. MINES-(1): Informations et statistiques
  54. NATIONS UNIES-(2): Millennium Indicators Database
  55. NATIONS UNIES-(3): UNdata
  56. NATIONS UNIES-(5): Social indicators
  57. NATIONS UNIES-EUROPE: Statistiques diverses
  58. PACIFIQUE: Pacific Regional Information System
  59. PAYS ABREVIATIONS-(4): Suffixes par pays
  60. PAYS de A à Z: Statistiques par pays (Atlapedia)
  61. PAYS du MONDE-(1): BiblioMonde
  62. PAYS du MONDE-(2): Countries of the World
  63. PAYS du MONDE-(4): Country Reports
  64. PAYS du MONDE-(5): Country Studies
  65. PAYS du MONDE-(6): 1clic1planet, informations multiples
  66. PAYS du MONDE-(7): Information Please!
  67. PAYS du MONDE-(9): Country Ranks
  68. PAYS du MONDE-(10): Index Mundi
  69. PAYS du MONDE-(11): Country Profiles (Bbc-News)
  70. PAYS du MONDE-(12): NationMaster
  71. PAYS du MONDE-(13): Official Statistics on the Web
  72. PAYS du MONDE-(15): GlobalTower
  73. PAYS du MONDE-(19): Perspective Monde
  74. PAYS du MONDE-(20): Gapminder
  75. PAYS du MONDE-(21): 5 Continents, des fiches pour tous les pays
  76. PAYS du MONDE-(22): World Territories
  77. PAYS du MONDE-(25): Encyclopedia of the Nations
  78. PAYS du MONDE-(26): Pages du site (Wikipédia)
  79. POPULATION MONDIALE-(1): Population Data
  80. POPULATION MONDIALE-(2): PopulationMondiale
  81. POPULATION MONDIALE-(5): Ined
  82. POSTES: UPU-Administrations Postales-Statistiques
  83. PROBABILITES et STATISTIQUES: portail Wikipédia
  84. QUALITE de VIE: classement 2009
  85. RADIO TV: dans le monde
  86. RECHSTAT: Recherche de statistiques
  87. REFUGIES: Statistiques de l'UNHCR
  88. RESSOURCES-(1): Liens vers des Instituts nationaux
  89. RESSOURCES-(2): Liens vers des Instituts nationaux et internationaux
  90. RESSOURCES-(4): Organisation Internationale du Travail-Liens
  91. RESSOURCES-(5): Offstats
  92. RESSOURCES-(6): Statbel
  93. RESSOURCES-(10): Liste des instituts officiels de statistique
  94. RURAL POVERTY: Portail
  95. SANTE-(1): OMS-Statistiques Santé
  96. SANTE-(3): UnAids Données sur l’épidémie mondiale de SIDA
  97. SITUATION ECONOMIQUE: De quelques pays du monde
  98. STATISTICS: Comment en trouver sur Internet
  99. STATISTIQUES DIVERSES: 09Infos
  100. STATOSPHERE: Statistiques du web et d'ailleurs
  101. TELECOMMUNICATION: UIT-Statistiques-télécommunications
  102. TESTS: Tests statistiques
  103. THE LIST: Des statistiques diverses
  104. TRANSPORT AEROPORTS-(1): Codes
  105. TRANSPORT AEROPORTS-(2): Codes
  106. TRANSPORT AEROPORTS-(3): Codes
  107. TRAVAIL-(1): Organisation Internationale du Travail-Statistiques
  108. TRAVAIL-(2): Bureau of Labor Statistics-Etats Unis
  109. USA-(1): Population Reference Bureau
  110. VILLES DU MONDE-(1): Coordonnées
  111. VILLES DU MONDE-(3): World Gazetteer
  112. WORLD IN FIGURES: Tableaux récapitulatifs
  113. WORLD STATISTICS: Tableaux récapitulatifs
  114. WORLD WIDE WEB: Virtual Library-Statistiques
  115. WORLDOMETERS: Statistiques

Institut statistique de chaque pays: http://unstats.un.org/unsd/methods/inter-natlinks/sd_natstat.asp

Intégrale des statistiques de l'OCDE: http://www.oecd-ilibrary.org/statistics

Statistiques mondiales de l'Internet: http://www.internetworldstats.com/stats.htm

Le regard des gens. « Le regard fait l’être. »

Rémy disait « Le regard fait l’être » dans l'un de ses articles et cela inspire Sonia. 

« Le regard fait l’être ».

On est influencé par le regard des gens

Regards bienveillants, admiratifs, aimants, qui nous enveloppent à la naissance et nous accompagnent pour la vie. Même si ces regards-là se sont éteints  depuis longtemps ! Pour les enfants aveugles c’est la voix qui intervient ; voix aux mille nuances, aux couleurs variées ; qui enveloppe, admirative, aimante. Voix qui ouvre la nuit. Si le regard et la voix sont chargés d’indifférence, de haine, de reproches infondés l’enfant est blessé. Certains restent blessés à vie, pour leur malheur  où pour celui des autres. Et nous-mêmes, les plus heureux que nous soyons, n’avons-nous pas gardé  au plus profond de nous certains regards de mépris, de découragement qui nous fragilisent encore ? Tout cela n’est pas de l’imagination… j’aime  votre réflexion et cette crainte que je soupçonne : « Quel regard je porte sur le monde et sur moi-même ?  Suis-je trop indulgent, pas assez ? » En tout cas, c’est toujours ma préoccupation.

D’autres regards existent,  salvateurs : des regards neufs, neutres, sans préjugés, les regards des personnes qui ont un a priori positif. Ils sont précieux pour qui veut refaire sa vie, recommencer. Tel enfant ayant eu des difficultés dans un établissement, pour des raisons variées, sera soulagé d’aller ailleurs, dans un endroit où aucune image ne lui colle encore à la peau, et là il fera souvent « peau neuve ».

Regard des autres au sein du groupe

regard des gens, colonies de vacances
Le regard des autres au sein du groupe, spécialement dans les lieux décontractés, représente une pression pour laquelle il faut s'aguerrir.

Notre directeur de colonie de vacances avait accepté un enfant à problèmes, ayant manifesté une grande agressivité dans une autre colonie l’année précédente et signalé par l’organisme dont dépendait la colonie.  Rien de cela n’avait été dit aux moniteurs. Les colons sont arrivés en car vers midi. Après le repas, avant de ranger les affaires dans les dortoirs, nous sommes allés « saluer la montagne », profitant du beau temps. En redescendant, j’ai avisé un colon un peu en peine, pas trop bien chaussé, avec un long imperméable pendu à son bras qui trainait sur le sentier. Je lui ai proposé de lui porter son imperméable.  Cassant une branche, un autre moniteur lui a fait un bâton de marche. Adorable gamin ! Il nous a parlé des ours, des aigles…  Par la suite ce petit garçon de dix ans a été bien apprécié par tout le monde. Il était assez peureux et moqueur. A la fin du séjour, nous avons su qu’il avait failli ne pas être accepté et qu’il était venu à l’épreuve avec « un dossier » ! Notre regard neutre l’avait sauvé, je pense : nous avait tous sauvés !

Lorsque le regard attendu n’est pas là l’enfant peut en ressentir du dépit, du chagrin et se démotiver.

Je prenais dans ma salle de rééducation Vincent et Joud enfants d’un CE2 chargé, très agités tous les deux et inattentifs. Mon projet était de les laisser entrer dans une activité et de les aider à la mener le plus loin possible, calmement.

Ces regards construisent leur image

Ce jour-là Joud faisait  une construction compliquée en mettant en équilibre des briques en plastique. Cela accaparait toute son attention. Vincent passait de la corde à nœuds à la balançoire puis remontait jusqu’au plafond en cherchant à trouver des manières différentes  de s’accrocher aux cordes, que je comptabilisais. Soudain, Vincent a laissé les cordes et a quitté la salle en claquant la porte. Il était sorti de la cour et se tenait près du portail qui donnait sur la place du village.

Très perplexe, j’ai décidé de ne pas intervenir et dit à la fillette interrogative de continuer sa construction. Au bout d’un long moment, Vincent est revenu dans la salle. Nous l’avons reçu  sans aucune réprimande et je lui ai demandé pourquoi il était parti. Alors plein de reproches il a dit à Joud : « Tu ne me regardes pas ! » Peine de cœur ?! Joud l’a assuré qu’elle était contente d’être avec lui. Il m’avait donné une clef. J’en ai parlé au maître. Il a su le  calmer chaque jour de quelques mots et quelques regards bienveillants.

Et le comportement de l’enfant s’est bien amélioré. Il n’a plus eu besoin de séances dans ma salle. (Une tout autre question : par la suite nous avons pensé que les équilibres  fragiles que la fillette affectionnait avaient un rapport avec l’angoisse de ne pas réussir. Le maitre avec qui j’ai eu un très grand plaisir de travailler a gradué soigneusement les exercices qu’il proposait pour que tous ses élèves puissent  y travailler sans échec total. C’était simple comme un bonjour et efficace !)

 Une palette de regards

Une palette de regards et de paroles fait l’être .Pour les enfants, reflets d’eux-mêmes dans les yeux des adultes, des pairs surtout, ces regards  construisent leur image.  Regards multicolores : interrogateurs, étonnés, provocants, froids, rieurs, complices… Mon Dieu ! Faites qu’il n’y ait pas de regards blasés de celle ou celui qui aurait tellement l’habitude de les regarder ! De celle ou celui qui les aurait toujours sous les yeux ? Toute la journée,  le regard d’un seul adulte suffit-il ? N’est-ce pas  un manque de l’école à la maison, cette absence de regards croisés ? Comment y suppléer ?

Puis, il y a les regards fuyants. Ce sont des frustrations, des interrogations, du froid pour ceux qui les subissent. « Il ne me regarde pas ! » disait une maman désespérée  en parlant de son petit enfant.  Un diagnostic d’autisme a été fait. Et, petit à petit l’enfant a appris à regarder. Son regard sur le monde s’est ouvert,  il accepte le regard des autres sans crainte. Ce mieux être qui s’exprime autour du regard nous montre l’importance que cette fonction un peu mystérieuse peut occuper.

Cependant, ayant fréquenté des personnes aveugles, j’ai pu constater chez certaines, leur rayonnement chaleureux, leur perspicacité, que beaucoup de voyants pourraient leur envier. C’est quoi  voir exactement ?

Notre commentaire:

Le regard des gens nous construit. Votre regard construit votre enfant. Il faut y prêter une grande attention. Chaque situation demande un regard particulier. Parfois même, le regard doit être neutre.

Il y a un grand secret: lorsqu'on pense très fort "je t'aime" en regardant notre enfant, il le sent.

On peut aussi conquérir sa propre personnalité rayonnante en travaillant son regard, en pensant à regarder les gens d'une manière appropriée lorsqu'on leur parle.

 

Un forum en parle (cité juste pour le référencement de la page)

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Quelle réciprocité avec l’enfant ?

Une maman nous écrit un beau message où elle s'inquiète de la relation qu'elle va avoir avec son enfant. Une relation, c'est une réciprocité.

Réfléchir à cette relation n'est pas une très bonne idée: c'est une réflexion dont il ne sortira pas grand chose, en fait. Nous avons des trucs plus constructifs !

La question de la relation a une première réponse: c'est dans l'action, dans le rôle que chacun jouera que ça va se nouer le mieux. Sortir, faire des choses, apprendre, agir en un mot est bien mieux que se regarder les yeux dans les yeux ou même vivre l'un à côté de l'autre.

Ensuite, c'est vrai, il y a le quotidien, le temps passé ensemble. Pour cela, il faut une bonne connaissance de la juste distance, vous le savez maintenant si vous nous suivez.

Ce que l'enfant pense de nous ?

Il n'importe pas que nous sachions ce que l'enfant pense de nous. Il n'importe même pas qu'il nous aime consciemment (il nous aime de toutes façons): peut-être dira-t-il "je te déteste" tel ou tel jour. Comme le champion peut haïr son entraîneur, lorsque celui-ci semble solide et inflexible comme le roc. L'enfant peut avoir une haine passagère, mais ayant passé à travers ce feu purificateur de la colère, il trouvera ce roc où il pourra toujours s'amarrer. Car dans votre attitude, il voit certes l'infaillible exigence, mais aussi l'infaillible amour: vous l'aimerez toujours. De même que le touriste peut haïr le sherpa qui lui fait passer par des moments terribles, mais qui est garant d'une chose: il l'emmènera à son but et ne le laissera jamais tomber.

Réciprocité ?

Il faut écarter cette idée de "réciprocité" avec les petits, mais aussi d'une certaine façon avec les plus grands. La "réciprocité" est une attente en retour, elle est l'affirmation de l'adulte qui dit "moi aussi, je".

Alors, cette affirmation d'un adulte qui dit "moi, je", par exemple "j'ai une vie, j'ai une oeuvre, un métier, une vocation", nous verrons que cela viendra lorsque l'enfant aura 7-8 ans: l'enfant aura besoin de savoir que sa maman et son papa ont leur vie propre et leurs réussites indépendamment de lui. Il n'est pas le nombril du monde et vous n'avez pas été créé(e) rien que pour lui. Ce sera donc important que vous affirmiez votre parcours. Mais ce ne sera pas de la réciprocité. Il y aura réciprocité plus tard, quand l'enfant sera devenu ado et que vous établirez un pacte social, tacite ou, mieux, explicite: chacun a son rôle et attend que l'autre assume le sien, dans une relation aimante. C'est très juste.

Mais jusque là, jusqu'à ce stade de maturité où l'enfant atteint l'âge de comprendre ce pacte et de tenir solidement sa parole (ce qui est très difficile, il faut le comprendre), c'est une erreur car l’exigence de réciprocité implique des gens qui ont déjà reçu tout le nécessaire pour la respecter.

Ce ne sera donc pas réciproque. Ce sera « de vous à lui », essentiellement. A ce stade. Un jour, lorsque vous serez âgé, ce sera « de lui à vous ». Chaque étape en son temps. D’ailleurs, ce sera « de lui à vous » largement de la même manière que ç’a été « de vous à lui » : il vous donnera des choses de la nature de ce que vous lui avez donné.

Réciprocité : ce qu'il ne faut surtout pas oublier

On ne doit pas attendre d'un petit ce qu'on attend d'un grand et en croyant "responsabiliser l'enfant", on l'a beaucoup écrasé ces dernières années. Responsabiliser, oui, mais pas exiger un retour de la part d'un enfant qui est censé recevoir plutôt que donner. Une plante reçoit de l'eau, du soleil, des éléments nutritifs, avant de donner du fruit.

Qu'est-ce donc que responsabiliser un enfant ? C'est de l'ordre de la compréhension, pas de l'implication au quotidien. Il y a à distinguer la "capacité de l'enfant à comprendre" et la "capacité de l'enfant de s'impliquer". Il peut comprendre comme un adulte, il ne peut pas s'impliquer comme un adulte. Ayons bien cela en tête: votre enfant n'est pas censé respecter une parole, vous devez lui pardonner s'il change d'avis ou se "parjure". Vous allez l'y aider, mais progressivement. "Tu me l'avais promis !" est une expression que le petit enfant ne comprend pas et que le moyen n'est pas toujours absolument obligé de respecter, car il a peut-être changé d'avis, il a évolué. D'accord ? Au XIXème, on avait cette inflexibilité-là : c’était excessif.

N'attendez rien de votre enfant, la vie sera beaucoup plus facile. S'il ne donne rien en effet, vous ne serez pas désappointé. S'il donne, vous serez enchanté. Une fois donc qu'on ne pense qu'à un don à sens unique sans rien attendre en retour, les choses vont beaucoup mieux: on donne à l'enfant, notre identité est là, il reconnaîtra ce don. S'il nous donne, tant mieux, c'est une joie. Mais ce n'est, ni indispensable, ni forcément juste: l'enfant, comme la fleur en bourgeon, n'est pas encore arrivé à cet instant où il pourra donner. Donnons sans attendre en retour, n'ayons pas trop l'état d'esprit du bien-être où JE dois être bien autant que l'autre, et laissons de côté notre intérêt, quand on éduque. Il est fort probable que nous aurons, de la part de l'enfant, des retours âpres, sévères, critiques, qui, après des années, deviendront naturellement de la reconnaissance.

Pas de "retour sur investissement"

L'esprit du "retour sur investissement" est en filigrane dans la civilisation du "bien-vivre", du "bien-être", ça ne marche pas en éducation. Il faut une certaine « indifférence à son propre sort », une insensibilité des moines qui marchent sur les braises : peu nous importent les coups (abstraits bien sûr) de votre enfant; on va se restaurer par ailleurs, rassurez-vous, on va se dorloter, mais pas en sa présence. On peut dire que tout se passe beaucoup mieux quand on est indifférent à son propre sort, que le maître accepte les coups et les erreurs de son disciple et il n'attend pas de reconnaissance, dans les deux sens du terme.

Il y a toute une philosophie du don en réalité qui peut charpenter votre don à l'enfant, et qui donne une force et une précision extraordinaire. Marcel Légaut en est une très grande figure à la fois intellectuelle et paysanne.

Marcel Légaut Réciprocité sur http://l-ecole-a-la-maison.com
Marcel Légaut

Il est vrai que cela tranche avec notre époque qui compte le "moi" et la satisfaction pour beaucoup. Alors, cette satisfaction est indispensable, mais nous devons choisir le bon moment pour ça. Elle n'est pas juste vis-à-vis de l'enfant, nous n’avons pas le droit de lui dire « ce que je te donne, j’attends que tu me le donnes en retour ». Non.

De même que sa satisfaction à lui, l’enfant, n'est pas non plus à vraiment considérer: c'est secondaire. Nous ne cherchons pas à satisfaire ses désirs mais à satisfaire son besoin vital de grandir et de s'épanouir, et cela ne lui fait pas forcément plaisir. Nous cherchons pour lui bien davantage des réussites qui passeront par des combats (justes) pour aller vers des moments de joie.

Le don et la relation chez cet admirable penseur que fut chez Marcel Légaut

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Nos familles sont extras. Vos blogs, vos sites

Nos familles sont extras !

Dans cette nouvelle rubrique, nous mettrons les liens que vous nous transmettrez sur vos activités-phares !

Pre-scriptum: il y a aussi les blogs pros sur jecreemonblogpro, qui sont ici: http://jecreemonblogpro.com/vos-blogs-pro/

Cela vous aidera peut-être et aidera les familles qui ont peut-être besoin de voir d'autres réussir, entreprendre, essayer.

Il y a celui-ci qui ne parle que d'école à la maison (une maman super inventive).

Le blog pour aider les parents, spécialement les parents-solos.

Parent solo Nos familles sont extras. Vos blogs, vos sites

Et vous avez la page dédiée aux prouesses de vos enfants.

Il y a le blog d'une photographe.

Il y a le blog de votre enfant qui passe son Bac et a besoin de réussir son commentaire-composé.

Et si vous ne savez pas quoi dévorer ce midi, menu-de-la-semaine.com

Il y a le blog mode d'emploi des parents.

Et puis, les blogs de calendrier-lunaire.info.

Police-scientifique.science qui vous forme aux métiers de la police criminelle.

Une chose essentielle: ne soyez plus fatigué.

Votre ado passant le Bac doit maîtriser le commentaire composé.

Voici la page instagram de Marine avec des astuces pour les enfants.

Il y a la page FB d'une peintre: https://www.facebook.com/soucycreation

Divers objets faits mains, agréables et très peu chers: Feelymao.jimdo.com

Et si vous avez besoin de logos, charte graphique site web, support informatique ou même d'un antivirus maison: etolie@infonie.fr Cette maman vous aide spontanément !

6 comportements toxiques

Il y a des dizaines de comportements toxiques. Mais nous en avons distingué 6. Nous sommes témoins des dévastations que ces comportements provoquent sur les relations, la réussite professionnelle et le bien-être de l'individu.

Soyons réalistes - nous avons tous agi de manière préjudiciable, toxique, à un moment ou un autre (aucun de nous n'est immunisé). Mais certaines personnes réussissent à n'être concernées que plus rarement.

amanites comportements toxiques
L'amanite

Que votre comportement toxique soit un phénomène fréquent, ou une fois de temps en temps, il est essentiel pour votre bonheur et le succès de reconnaître quand vous vous comportez mal, et l'étouffer quand cela émerge.

Les six comportements toxiques les plus courants sont:

1. Prendre les choses trop personnellement.

- Les gens sont toxiques quand ils croient que ce qui se passe autour d'eux est une attaque directe contre eux ou les concerne personnellement: cela tourne autour de leur sujet. Ce que les gens disent et font est beaucoup plus à leur sujet, qu'au vôtre. Mais vous les prenez pour vous. Les réactions à ce que vous dites et faites dépendent de leurs filtres et leurs points de vue, des blessures et des expériences: ils ne sont pas malhonnêtes par définition mais subjectifs: vous ne devez pas attendre que leur subjectivité soit la même que la vôtre.

Par ailleurs, ils n'entendent pas la même chose que vous. Que les gens pensent que vous êtes le meilleur, ou croient que vous êtes le pire relève davantage de leur personnalité que de la vôtre. Non pas que nous devrions être narcissiques et ignorer toutes les évaluations d'autrui. Mais la majeure partie du mal, de la déception et de la tristesse dans nos vies vient que nous prenons les choses personnellement quand il est beaucoup plus productif et sain de laisser dire la bonne ou mauvaise opinion des autres.

Mieux vaut fonctionner avec notre gouvernail que selon le regard d'autrui. Plus vous êtes dans le vrai, moins l'avis d'autrui importe. Ainsi, si l'autre vous blesse ou si vous blessez l'autre intentionnellement par réaction, alors c'est que vous n'êtes pas bien établi en vous-même. Fonctionnez avec votre propre cœur, l'intuition et sagesse comme guide, cela vous débarrassera de l'opinion.

comportements Voeux 2012

2. Agir comme si vous étiez une victime.

- Un autre comportement toxique consiste à vous plaindre, cela alimente votre sens de la victimisation. Croire que vous êtes une victime, que vous n'avez pas de pouvoir à exercer et aucun sur la direction de votre vie, c'est une position toxique qui vous coince. Attendez-vous d'une certaine manière le sauveur, le chevalier merveilleux, le héros justicier, les amis qui penseront comme vous ? Mais croyez-vous que de telles personnes idéales s'intéresseront à vous, si vous cultivez cet art d'être victime ? Elles iront vers celui ou celle qui a décidé de se regarder en face, d'être courageux, volontaire, et qui ne passe pas son temps à se plaindre. Naturellement, nous pensons au Sauveur: Il vous veut déterminé à ne plus rester dans la jérémiade. "Aide-toi et je t'aiderai."

Le pouvoir de nos comportements

Nous avons accès à beaucoup plus de pouvoir, d'autorité et d'influence sur nos vies que nous ne le pensons. Lorsque vous arrêtez de vous plaindre, et refusez de vous considérer comme une victime malheureuse, vous voyez que vous êtes plus puissant que vous ne l'aviez réalisé, mais seulement si vous choisissez d'accepter cette réalité.

3. Pensée négative obsédante.

- Il est très difficile d'être entouré de gens quand ils parlent sans cesse des choses terribles qui peuvent arriver et ont lieu, ou les affronts qu'ils ont souffert, l'injustice de la vie etc. Ces personnes refusent de voir le côté positif de la vie et les enseignements positifs de ce qui se passe. Le pessimisme est une chose - mais rester perpétuellement enfermé dans des pensées négatives en est une autre: c'est le négativisme. Seulement de voir le négatif, et l'exploitation d'un point de vue selon lequel tout est négatif et contre vous, est une manière biaisée de penser et de vivre, et vous pouvez changer cela.

4. Manque de contrôle émotionnel

- L'incapacité à gérer vos émotions est toxique pour tout le monde autour de vous. Nous pensons à ces personnes qui explosent de colère et de larmes sur le plus petit hoquet ou problème. Crier à l'employé de l'épicerie pour la queue, enguirlander un employé pour une petite erreur, perdre votre sang-froid avec votre fille qui a renversé le jus de fruit collant sur le plancher.
Si vous trouvez que vous êtes trop émotif, vous avez besoin d'une aide extérieure pour vous aider à prendre le contrôle de vos émotions et à comprendre ce qui est à la racine de votre émotivité. Il y a plus que ce qui apparaît sur la surface. Un point de vue extérieur qualifié peut faire des merveilles.

5. Cruauté (ou manque d'empathie et de compassion)

- L'un des comportements les plus toxiques, c'est la cruauté, signe d'un manque total d'empathie, de préoccupation ou de compassion pour les autres. Nous le voyons tous les jours en ligne et dans les médias, certains sont terriblement cruels et nuisibles à d'autres simplement parce qu'ils en ont le pouvoir. Ils sont en fait lâches, en utilisant leur anonymat comme un bouclier; ou leur responsabilité comme droit (ce qui est exactement le contraire de la justice).

Cruauté, coups bas et rumeurs sont toxiques, tout comme la médisance si facile à une époque où l'on ne risque plus le duel à l'épée (les gens faisaient nettement plus attention à tenir leur langue quand ils risquaient des corrections; on voit parfaitement que les médias peuvent se permettre d'insulter les chrétiens qu'on sait pacifiques mais les mêmes n'osent jamais s'en prendre aux musulmans et aux juifs, tant mieux pour eux d'ailleurs). Mais cela vous fait mal aussi. Si vous vous trouvez poignardé par quelqu'un d'autre, changez de cap. Secouez la poussière de vos sandales et oubliez ces gens sans remords. Il convient de trouver la compassion dans votre cœur et de ne pas l'exposer à la malveillance. Nous sommes tous dans le même bateau.

Ces comportements liés au besoin abusif de reconnaissance

6. Avoir besoin de validation constante

- Last but not least, les gens qui recherchent constamment de la validation par les autres sont épuisants pour leur entourage. Ces hommes et ces femmes, qui sont dans la nécessité d'être approuvés veulent constamment l'aval et l'encouragement autour d'eux, sont involontairement toxiques. Sachez-le pour vous-mêmes. N'attendez pas tant des autres. Ils n'ont pas à vous valider surtout lorsque ce que vous leur donnez n'est rien en comparaison de ce qu'ils vous donnent. Sauf s'il s'agit de quelqu'un dont c'est le métier et que vous payez. Car, reconnaissez-le, vous vous êtes habitué à profiter des choses gratuitement ou sans faire de gros efforts.

Or, cela coûte toujours à quelqu'un. Il y a eu du travail pour faire ce blog par exemple, et non, Rémy et Cécile ne sont pas censés être nuit et jour à votre service dans la mesure où vous ne vous êtes pas engagés à suivre leur formation (lol). Non, l'administrateur de tel site n'a pas répondu à votre message car il a peut-être un énorme travail par ailleurs et qu'il ne vous doit rien (l'avez-vous chaleureusement remercié pour avoir mis à votre disposition l'énorme masse d'informations dont vous avez profité ?).

De même, le jeune commercial de la boutique n'est pas censé vous délivrer des conseils au-delà de son produit ou passer un quart d'heure à vous vanter les mérites d'un parfum sur lequel sa marge ne sera que d'un euro ! (c'est du vécu, croyez-nous !) Non, la boutique n'est pas censée gérer la file d'attente aussi facilement que ça et d'ailleurs, alors que vous râliez d'attendre il y a 5mn, vous faites perdre un temps fou aux clients derrière vous en traînant quand il s'agit de payer et sortir (qui n'a pas croisé des personnes qui se comportent ainsi ?)

Un ami, qui est gérant d'un grand magasin, nous racontait qu'il est fréquent que les gens soient d'une exigence folle avec lui au motif qu'il est commerçant, comme si c'était une race spéciale qui doit être soumise au bon vouloir. Alors que le commerçant est un miracle dans une société qui récompense si peu les efforts !

Comportements égocentriques, égoïstes

Vous exigez beaucoup de compréhension, peut-être même de félicitations : cela est toxique. Solidarité, oui, mais chacun a sa vie. Et priorité aux échanges loyaux. Vous attendez d'autrui ? Que lui donnez-vous ?

Et bien sûr, si vous êtes aux prises avec un de ces points, sachez que vous n'êtes pas seul: c'est notre cas à tous, tôt ou tard, à des degrés variables. Inscrivez-vous ci-dessous pour en sortir progressivement:

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http://www.evolute.fr/relations-enfants/parents-toxiques

Rester seul: faites-vous accompagner (vidéo)

Faites-vous accompagner car l'aventure à solitaire est risquée et beaucoup moins profitable.

Rejoignez-nous

Rester seul est impensable si on envisage de partir en haut de l'Everest. Faire l'école à la maison est une aventure aussi difficile.

Le fait de rester seul nuit à vos plans car en réalité, le fait d'être accompagné vous amène à faire mieux que d'habitude. On le voit aussi bien au dojo qu'au stade: vous ne feriez pas autant d'effort que lorsque vous êtes accompagné d'un groupe ou d'un coach, c'est évident. Eh bien, ceci est vrai également pour votre projet d'école à la maison. Sans compter que partir dans cette aventure seul(e), c'est comme grimper sur l'Everest en solitaire: c'est absolument interdit ! Les risques sont trop grands. On doit absolument être conseillé et secouru le cas échéant.

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Rester seul: une impossibilité d'avancer

Il y a un autre aspect que nous avons déjà abordé : les questions que vous vous posez depuis longtemps, vous ne pourrez les résoudre seul, sinon ce serait déjà fait ! Nous l'avons dit quand nous parlions de votre conjoint ou du travail du coach. Si vous avez un vieux problème, vous ne le résoudrez jamais seul. C'est très important à comprendre... et c'est du vécu, croyez-nous !

Seule la fréquentation de quelqu'un d'habile va vous débloquer. Parfois même, comme nous l'avons dit dans les conversations qu'on a avec un mari ou une femme qui n'écoute pas, le seul fait de parler provoque un changement, un déclic. Il n'y a pas de question insoluble, en fait, une question reste en suspends parce qu'on ne se la pose pas avec quelqu'un. On ne peut pas refaire le passé mais on peut redémarrer à zéro et changer la fin du film. Pour ce faire, il faut briser les vieilles certitudes. C'est vrai dans ce type de projet comme dans le domaine du sport ou de la santé, de l'apparence...

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L'importance de l'aide du conjoint

Les différentes étapes vers l’école à la maison (vidéo) et quelles démarches faire

Les différentes étapes vers l'école à la maison et les trois points-clés

Si vous voulez que l'aventure de l'école à la maison se passe bien, suivez ces différentes étapes. A la dernière étape, on aura respecté les 3 point-clés sans lesquels vous ne pourrez pas faire l'école à la maison ou alors en risquant d'avoir des ennuis.

Nous vous avons fait un canevas qui vous fait aller pas à pas. Suivez les étapes ici et sur les prochaines pages.

Tout d'abord, regardez la vidéo en page d'accueil du site si puis inscrivez-vous sur le formulaire "2 clics". De là, vous recevrez tous les éléments nécessaires à une bonne expérience d'école à la maison.

Ensuite, voyez ceci:

flèches

Si vous ne vous êtes pas inscrit sur le formulaire, faites-le dans celui ci-dessous pour recevoir tout le projet :

Mais pourquoi ne faut-il pas attendre ?

Réponse ici

Les 4 étapes

1. La première étape, c'est la conversation avec le conjoint.
2. Ensuite, on a une conversation avec l'enfant.
3. Puis, vous vous abonnez sur ce site pour être accompagné et voir quel cours choisir et comment vous inscrire auprès de l'académie, en évitant les ennuis. A cette étape, on aura vu les 3 points-clés et tout sera en ordre.
4. On commence la formation.

Maria montessori vers l'école à

Suivez ce canevas car l'école à la maison peut être une aventure merveilleuse à condition qu'on ait un guide et qu'on ne commette pas d'erreur. C'est comme de grimper au sommet de l'Everest, si vous y allez seul, vous risquez l'accident, la dépression, la chute, l'égarement; si vous prenez un sherpa qui vous guide, c'est beaucoup plus facile, rapide, sûr. Faites confiance à ceux qui ont l'expérience et connaissent à fond la question

flèchesVoyons les principales étapes qui vous conduisent vers l'école à la maison. Suivez le guide !

1. La conversation avec l'autre parent (cliquez)

Cliquez like ci-dessous

Déclaration à l’académie, certificat de scolarité ou attestation d’inscription + modèle de lettre

Aujourd'hui, on va faire la déclaration. Ou pas s'il vaut mieux ne rien dire (on verra en fin de texte).

Vous avez choisi ou vous êtes en train de choisir votre Cours par Correspondance. Lorsque ce choix est fait vient le moment d'écrire à l'administration.

Plus bas, nous vous donnons une lettre-type.

Tout d'abord, si vous ne l'avez pas vue, vous allez regarder rapidement cette page qui parle de la désinscription de l'ancienne école (la "radiation") et autres affirmations de l'administration. Revenez ensuite ici.


A présent, lisez bien cette page.

Voici tout ce que vous devez savoir pour éviter les ennuis avec l'administration. On va parler d'inscription et de certificat de scolarité.

Personne ne vous fera d'ennui si vous comprenez le système et savez vous en servir.

Comme nous vous l'avons dit, vous n'avez besoin de demander l'autorisation à personne pour faire l'école à la maison. Le certificat de radiation vous sera utile à la rigueur si vous changez d'école en cours d'année, par exemple si vous optez pour l'inscription dans un cours par correspondance; donc, si vous changez en cours d'année et si on vous en demande un dans le nouvel établissement (école ou cours par correspondance), vous demanderez un certificat de radiation à l'école que vous quittez. Mais si l'école refuse de vous le donner, ce n'est pas grave car ce certificat n'a aucune existence légale. On ne peut vous refuser l'inscription au motif que vous ne l'avez pas.

Cela dit, on peut vous le refuser dans une école privée, puisque c'est une entreprise libre. En ce cas-là, allez-y finement (nous en reparlerons).

Vous n'avez pas non plus besoin de l'autorisation de l'académie ni du CNED (Centre national d'enseignement à distance).

A partir de là, suivez bien notre pas à pas et ne restez pas seul. Restez avec nous, autant que possible, nous nous engageons à vous donner tout ce qu'il faut pour aller au bout de cette aventure.

Vous (...) la suite est à découvrir dans votre formation, remplissez le formulaire ci-dessous (déjà abonné ? connectez-vous dans la colonne de droite (en cas de souci, voir la FAQ). Remplissez ce formulaire:

Aimer son enfant. La plus grosse erreur de l’école (vidéo)

Aimer son enfant consiste d'abord à ne pas suivre la logique de l'école, qui a décidé de ne pas aimer l'enfant. En effet, les institutrices apprennent à "ne pas aimer" l'enfant par peur d'être attachées à son sort affectif. Grossière erreur d'un système qui ne sait pas former des adultes à aimer, sans affectivité personnelle, sans esprit de retour, sans sensiblerie déplacée. On peut aimer et rester fort, même devant la souffrance, et sans perdre son cœur ni son âme. Comment faisaient donc ceux de 14 qui sont revenus en bon état moral, sinon ? Comment font les parents qui ont perdu l'un de leurs enfants ? Les managers savent cela. Les bons médecins, les bonnes infirmières aussi. Et bien sûr, les bons enseignants également.

Aimer son enfant, c'est lui donner d'abord tout ce qui le construit, fait de lui un être dans sa plénitude.

Comment faire ?

Comment aimer son enfant ?

Nous vous aiderons, jour après jour, à l'aimer. Il ne s'agit pas de lui faire des déclarations, de lui dire "je t'aime, je t'aime" à longueur de journée, mais de lui montrer, de lui donner, de lui parler, de lui présenter tout ce qui est possible et à sa portée. Mais c'est aussi lui interdire ce qui est néfaste, comme la vulgarité, la télé, la perte de temps, les mauvaises relations, la médiocrité, l'injure ou la médisance. Aimer, c'est donner et recevoir. Quel sorte de don, et comment recevons-nous ?

aimer son enfant On sait que les parents nous aiment

Un blog donne quelques idées ici.

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Les cours gratuits (ou compléter son cours payant)

On peut fort bien créer ou compléter son cours.

Nous parlons de cours pour faire l'école à la maison et non de cours pour étudiants adultes, dons nous parlerons plus tard.

Pensez également aux fournitures utiles ou indispensables.

Nous ne conseillons pas de créer intégralement son cours et de le faire seul, sans cours par correspondance, sans inscription officielle, cela peut amener des ennuis, faites-le si vous avez l'expérience et tous les trucs. Si vous hésitez, regardez notre page qui en parle.

Quels sont ces cours gratuits ?

Tout d'abord, (...) la suite est à découvrir dans votre formation, remplissez le formulaire ci-dessous (déjà abonné ? connectez-vous. En cas de souci, voir la FAQ).

A chaque jour suffit sa peine

A chaque jour suffit sa peine

Nous en avions parlé dans cet article crucial qui vous donne tous les trucs en trois séances, mais nous voudrions vous dire aujourd'hui: sachez remettre au lendemain. A chaque jour suffit sa peine. C'est vrai, nous vous incitons souvent à ne pas "procrastiner", c'est-à-dire remettre au lendemain. Mais parfois, il faut savoir s'arrêter.

Se coucher tôt vaut mieux que "faire tout ce qu'on a à faire" et qui la plupart du temps n'est pas totalement urgent.

Nous n'allons pas nous étendre. C'est juste un mot pour vous apaiser.
Il faut discerner ce qui est à remettre et ce qui est à faire. Vous ne pouvez pas vous épuiser.

Nous disions qu'il fallait distinguer l'urgence et l'important en 4 catégories:urgent important A chaque jour suffit sa peine http://l-ecole-a-la-maison.com/bien-sorganiser-chapitre-3-voyage-dans-le-temps/

Faites-le régulièrement sur une feuille, en écrivant. Ce n'est jamais gagné.

Vous vous reporterez à cet article et aux suivants mais nous voulions aujourd'hui tordre le cou à une idée très répandue: la socialisation des enfants.

A chaque jour suffit sa peine et à chaque tête suffit sa quantité d'information. A chaque étape de la vie suffit aussi sa vérité. Et à chaque enfant suffit sa vie présente, simple, innocente.

Vous avez remarqué: on invente chaque année de nouveaux problèmes. Votre enfant représente de plus en plus un problème; en fait, il représente une source de revenus pour des tas de gens car ils savent que vous êtes prêt à vous saigner aux quatre veines pour lui.

Avec la socialisation, on est en plein dedans.

C'est le mot d'ordre obligatoire qu'on vous brandit à chaque contrôle scolaire. Mais c'est purement politique et normalement, ça ne devrait pas prendre place à l'école.

Nous avons beau y réfléchir, nous ne voyons personne parmi les gens que nous admirons dans l'Histoire qui ait été "socialisé".
Le Christ n'était pas socialisé.
St-Pierre non plus et pratiquement aucun saint.
Jeanne d'Arc était tout sauf consensuelle.
Louis XV était souverain, il n'avait pas à être socialisé.
Jean Bart était asocial. Surcouf et Tourville aussi.
Poincaré, Sommerfeld, Einstein et les autres étaient des marginaux.
Le Duc d'Aussonne était au-dessus de tout.
St-Exupéry ou Santos Dumont, Guynemer ; Darlan, Leclerc ou Bigeard; Chateaubriand, Balzac ou Céline n'étaient pas socialisés, ils étaient des fortes têtes et on aurait dit d'eux, aujourd'hui, qu'il seraient bi-polaires ou caractériels, ou malades mentalement.
Et cela, rien que pour notre histoire. On irait voir l'étranger, ce ne serait pas différent. Alexandre le Grand était un grand misanthrope, comme César ou Pompée. Et la liste continue.

A chaque jour suffit sa peine.
En fait, est-ce que quelqu'un a jamais été socialisé que nous puissions admirer et regarder comme exemple pour nos enfants ?

Apprendre à se battre ? S’endurcir ? Le vrai et le faux.

Il est très fréquent qu'une maman nous écrive pour nous dire que sa famille trouve normal que l'enfant pleure ou ne soit pas très heureux à l'école à cause des pressions, des rapports de force et des violences plus ou moins élevés à l'école. "Il faut bien apprendre à se battre" disent-ils.

Apprendre à se battre, s'endurcir : oui, mais...

"Ma famille me dit que cela fait mal mais il faut qu'il apprenne à se défendre et que se n'est pas à la maison qu'il saura et que je vais le détruire", nous écrit aujourd'hui cette maman confuse.

Plus récemment: "Le plus difficile pour moi va être de convaincre mon mari car il me dit que l'école a quand même des points positifs, comme devoir faire des choses que l'on a pas envie......que la vie n'est pas toute rose et qu'il doit se forger !"

Apprendre à se battre sur l-ecole-a-la-maison.com

C'est très classique comme propos.

Dire "il faut qu'il prenne des coups, il faut qu'il s'endurcisse", c'est ne pas avoir réfléchi suffisamment à la question.

Ce qui ne veut pas dire que nous allons "cocooner" l'enfant.

D'abord, un détecteur

Vous avez un détecteur: si votre cœur est déchiré à cause de la manière dont votre enfant supporte les choses, alors nous vous demandons instamment d'arrêter maintenant ce mode de vie pour votre enfant. Vous sentez quelque chose.

Faut-il ou non apprendre à se battre ?

Oui, l'enfant doit apprendre à se battre. On attend de l'enfant qu'il soit capable de se défendre, pour lui-même d'abord, ensuite pour les autres. Il sera un adulte: il devra protéger ses enfants.

Cela veut-il dire qu'il faut que l'enfant encaisse tout ?

Non.

Apprendre à se battre crash-test l-ecole-a-la-maison.comAvez-vous appris à conduire en faisant des accidents de voiture ?

Vous n'avez pas appris à conduire en faisant des tonneaux, des têtes-à-queue ou des crashs-tests ?

C'est le même chose pour les enfants: on ne leur apprend pas en les plongeant directement dans le bain.

La violence, dans les relations humaines, est normalement rare et on doit y être préparé. Ce qui veut dire apprentissage préalable, sans violence. Tous les experts authentiques savent que la maîtrise s'atteint progressivement et non brutalement. C'est en ce sens que rares sont les bizutages intelligents: ils traumatisent plus souvent qu'ils édifient (contrairement à ce qui se faisait de manière rituelle et intelligente il y a encore 30 ans).

Apprendre à se battre passe donc par des phases très progressives et bien encadrées.

On ne jette pas un jeune pompier dans un brasier le 15 août en plein maquis de la Drôme: il commence par éteindre un feu de palettes bien circonscrit. On n’envoie pas une jeune recrue en Afghanistan, on lui fait faire des exercices sans tirs réels. Il n'y a que l’Éducation nationale, qui n'a strictement aucun sens de ce que peut être l'éducation, pour envoyer de jeunes profs dans les quartiers violents. C'est très révélateur d'une manière de penser. On ne s'étonne pas que certains instits disent ensuite que l'enfant doive lui aussi subir le choc : "ça passe ou ça casse", "il faut l'endurcir", "la vie n'est pas comme ça madame", et toutes ces sortes de réflexions stupides.

C'est parce que ces profs le payent qu'ils entendent le faire payer; hélas, ça retombe sur les enfants, les êtres au monde les moins prêts pour ça. On n'envoie pas une jeune stagiaire présenter le bilan comptable de l'année, on n'envoie pas un mousse faire un quart sur un chalutier dans le canal trans-Manche. En fait, retenons ceci: pas de traumatisme. Or, le fait d'être exposé à une situation grave qui n'a pas été vécue et maîtrisée est traumatisante.

Qu'est-ce qu'un traumatisme ? C'est l'état de ce qui subit une sollicitation sans préparation. Ce n'est donc pas forcément violent dans sa manifestation.

Un coup de poing dans l'épaule d'un boxeur aguerri en guise de bonjour n'est pas un traumatisme. Dans l'épaule d'une jeune maman fluette, ça le sera.

Le spectacle d'un accident de voiture mortel sera un traumatisme pour des personnes qui n'ont jamais vu cela, ce ne sera pas un traumatisme pour le pompier professionnel.

Par conséquent, une fois de plus, tout passe par la fréquentation des choses, autrement dit par la pratique. Cela, vous le savez. C'est vrai aussi dans ce domaine.

Un enfant qui n'est pas préparé aux joutes verbales, et au combat physique ne doit PAS être exposé aux insultes et aux coups à l'école. C'est aussi simple que ça.

apprendre à sa battre chez les Aztèques
Les exercices pratiques, même les plus rudes, jouent un très grand rôle dans la formation militaire des jeunes Aztèques.

Un apprentissage raté, c'est une souffrance

Envoyer son enfant au feu, sans qu'il ait appris, c'est le faire souffrir. Ce n'est pas ce que vous voulez.

On se rappelle qu'il y a des âges. Un âge pour chaque apprentissage. Donc on n'apprend pas le combat au couteau à un enfant de 4 ans. Si c'est vrai dans le combat physique, c'est vrai aussi sur le plan moral et intellectuel: on n'expose pas un petit à une humiliation, une insulte permanente, un rejet même ! Un petit enfant ne doit pas être exposé au rejet d'une partie de sa classe. C'est traumatisant. Pour un adulte, ce n'est rien, ce qui lui permet d’ânonner : "Il faut qu'il s’aguerrisse", mais je lui dis aussitôt: "Êtes-vous prêt à prendre un couteau et m'affronter ?" Car le degré est le même. Une humiliation ou un rejet pour un petit, c'est comme un terrible procès ou un combat au couteau pour un adulte.

Le degré n'est pas le même: l'enfant a une sensibilité plus élevée, très élevée. Il ne s'agit pas de raboter cette sensibilité mais de la mettre à l'abri d'une âme et d'un corps solides.

Apprendre à se battre progressivement

C'est pourquoi, puisqu'on ne veut pas que cette sensibilité lui coûte, on la préserve en lui apprenant progressivement (seconde notion qui nous est chère) à se battre, dans des joutes qui respecte des règles.

Nous avons déjà raconté que nous organisons à la maison des combats rituels quand les enfants se disputent; ça aguerrit intelligemment, ça amuse aussi et le jeu permet d'intégrer une violence maîtrisée; ça crée une émulation, une assurance, une fierté, mais aussi une cohésion entre enfants. C'est ce que font toutes les espèces du règne animal : les lionceaux, les chatons, les chiots etc.

Un très bon article du Monde (une fois n'est pas coutume) dit avec nous qu'il va falloir réapprendre à ne pas trop protéger l'enfant et même à ne pas trop s'en occuper, d'arrêter d'être sur son dos. Notre filleul circule de manière assez ridicule en vélo avec casque, genouillères, coudières et pantalons épais parce que sa mère est épouvantée à l'idée qu'il fasse une chute; des parents surveillent et accompagnent leurs enfants partout, il leur paraît absolument scandaleux et digne de peine de prison de laisser un enfant dans une voiture plus de 5mn. De tout cela naît un excès, il y a un abus qui risque d'étouffer l'enfant et en faire un être veule, servile. Ne soyons pas sans cesse sur son dos. Respectons sa vie privée.

Sachons ne pas nous en occuper !

On ne voit plus d'enfant aller acheter seul du pain à la boulangerie, on n'en voit plus qui chasse seul les moineaux ou les belettes en forêt, on n'en voit plus beaucoup qui se fasse de cabane seul. L'article du Monde dit: "une étude britannique citée par le Guardian vient de révéler que les trois quarts des enfants anglais passent moins d’une heure par jour dehors, soit la durée de promenade recommandée par l’ONU pour… les détenus." « Laisser ses enfants sans surveillance deviendra bientôt légalement impossible… », s’inquiète Lenore Skenazy. Et, ce qui est très vrai: "Nous confions des enfants à un baby-sitter à l’âge où, autrefois, c’était eux qui gardaient les petits voisins." On ne risque pas d'avoir, à ce train-là, de grands aventuriers...

Les combats pour la justice

Les enfants qui se disputent fréquemment sont des enfants qui ne sont pas en cohésion parce qu'ils n'ont pas "souffert" ensemble, c'est-à-dire peiné ensemble; apprendre à se battre ensemble est alors primordial. Le combat rituel, organisé, et les tâches en commun, sont en cela de bons vecteurs (rappelons qu'il est bon que la génération des enfants se voit d'une certaine manière liée entre elle par rapport à la précédente, donc au lieu de nager dans une fausse communion inter-générationnelle qui ne peut survenir qu'à l'âge adulte, vous faites en sorte que les enfants s'entraident face à vous - il ne s'agit bien sûr pas de les maltraiter, mais vous userez d'une justice qui n'a pas toujours besoin de savoir le détail des choses; nous en avons déjà parlé).

Les gens qui ont été traumatisés dans leur enfance, brutalisés à l'école, rabotés dans leur sensibilité à l'école ne font pas de bons combattants. Ils font des gens conformistes, craintifs, soumis, fuyards (et leurs opinions politiques y sont associées). La violence contre l'enfance fait une société de la soumission.
La société d'autrefois était plus virile parce que les enfances étaient plus douces et plus éducatrices en même temps.

Les bons combattants ont été élevés à l'abri des grands traumatismes d'enfance et ils ont reçu une grande certitude en eux, par l'amour donné des parents. Cela, nous l'avons vérifié au karaté partout dans le monde, à la guerre, dans les armées, dans l'Histoire, dans la rue, dans les joutes verbales et intellectuelles.

Les pseudos champions violents et dominateurs que sont les gosses battus jouant les caïds, sont de très mauvais guerriers. Ce sont des petites terreurs mais lorsqu'une personne décidée s'oppose à eux, c'est la débandade rapide, en moyenne survenue avant la troisième rencontre. La petite terreur est douée pour le premier choc, c'est son élément, mais ce prédateur naturel est incapable de penser une quatrième épreuve. Il n'y a pas de structure, il n'y a que du spontané, et généralement sans maîtrise, avec juste de bons réflexes. Nous vous disons cela si vous êtes confronté à l'un de ces voyous.

Apprendre à se battre intelligemment

C'est ce qui explique que l'Occident a été pendant longtemps le plus fort: ses enfants étaient élevés solidement et sans traumatisme. Les armées de traumatisés sont dispersées à chaque fois ou presque. Le rapport de force est proportionnel au niveau d'instruction mais plus encore d'éducation dans la prime enfance.

Il s'agit donc de donner à l'enfant des combats dans des conditions favorables. Voilà pourquoi l'enfant, avec sa maman à la maison et des copains choisis, suffisamment doux et énergiques, sera plus tard un bien meilleur combattant.

Il en découle que, dans les faits, non, on n'envoie pas l'enfant à l'école "pour qu'il s'endurcisse"; la réalité étant qu'à l'école, il se ramollit. Les défaites et les traumatismes dévirilisent le garçon et "dé-féminise" la fille.

Indifférenciation, territoire

Nous en avons déjà parlé dans l'article sus-cité, mais pour rappel, outre les traumas, l'enfant à l'école va être déboussolé par deux facteurs: l'indifférenciation, l'un des plus sûrs destructeurs d'âme (autrement dit la barbarie) et le problème du territoire.

L'enfant a besoin de reconnaissance existentielle, de ne pas être dans l'indifférenciation, d'être reconnu, avec ses compétences (plutôt qu'avec son être parce que ça ne veut rien dire: comment fait-on pour reconnaître un être, on lui dit : "je te reconnais pour ce que tu es ?" La belle affaire, et ensuite ?).

En outre, il n'est pas chez lui à l'école et cela perturbe son apprentissage. C'est pour cette raison, entre autres, que les apprentissages se faisaient en lieux sacrés: dojo, temple... On est chez soi quand on est dans un site universel, divin. Une bonne école sera donc contrainte de rétablir un sentiment de confiance en créant un décor très rassurant, pratique, lumineux et si possible chargé de sens, de façon à donner à l'enfant le sentiment qu'il est en territoire ami. Il bon d'établir des signes de sacralité, et qu'une loi ad hoc soit adoptée. De cette manière, plutôt qu'une jungle agressive, l'enfant sera en zone paisible et fertile répondant à une loi qui dépasse les lois humaines subjectives: il n'y a pas de maître absolu en ce monde donc personne n'a à exercer "sa loi". Apprendre à se battre dans ces conditions est valable.

Ne pas aguerrir est aussi contre-indiqué

Vous ne pouvez pas non plus cocooner l'enfant, l'élever dans du coton et vous le sentez instinctivement si vous êtes une femme: vous savez que la capacité à se défendre et à défendre les autres est vitale, c'est ce que vous aimez en l'homme idéal. Si l'enfant, fille ou garçon, n'a pas du tout appris à se battre, il se trouvera tôt ou tard en situation d'être traumatisé. C'est pourquoi vous ne devez pas surprotéger l'enfant. Il doit apprendre. Les enfants des familles nombreuses apprennent naturellement; ce n'est pas suffisant. Vous pouvez le faire vous-même, ce qui vous évitera les conflits. L'être établi en lui-même doit l'être solidement.

Éventuellement mais franchement sans obligation, un forum en parle: https://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20101112010110AAZoVuS

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